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  • MoĂŻse Katumbi se dit victime d’intimidations policiĂšres, le pouvoir dĂ©ment

    MoĂŻse Katumbi se dit victime d’intimidations policiĂšres, le pouvoir dĂ©ment

    MoĂŻse-Katumbi-En RDC, MoĂŻse Katumbi se dit victime d’intimidation du pouvoir, qui aurait envoyĂ© des forces de sĂ©curitĂ© jeudi Ă  son domicile, au lendemain de l’annonce de la candidature de l’ex-gouverneur du Katanga Ă  la prĂ©sidentielle. Le gouvernement dĂ©ment formellement ces allĂ©gations.

    L’ancien gouverneur du Katanga se dit victime d’intimidations de la part du pouvoir. Il affirme que des membres de l’ANR, l’Agence nationale des renseignements, et de la police, ont entourĂ© ce jeudi Ă  plusieurs reprises sa propriĂ©tĂ©. MoĂŻse Katumbi affirme que ces Ă©lĂ©ments se seraient repliĂ©s par deux fois, Ă  l’arrivĂ©e de la Monusco, dont il a sollicitĂ© la protection.

    « Le matin d’abord il y a eu des agents de l’ANR qui sont arrivĂ©s, avec des Jeeps, avec le directeur de l’ANR-ville, ”Monsieur Eric”. AprĂšs, j’avais appelĂ© la Monusco, la Monusco est venue, ils ont trouvĂ© les deux Jeeps de l’ANR qui Ă©taient lĂ , et aprĂšs, ces deux Jeeps, je ne sais pas ce qu’il s’est passĂ©, ils Ă©taient partis. La Monsuco est restĂ©e je crois jusque vers 11h30 ou midi. Quand la Monusco Ă©tait partie, on a vu des Jeeps de la police qui sont venues, donc quatre Jeeps, deux qui Ă©taient derriĂšre ma maison, et deux autres devant la maison. Et j’ai rappelĂ© la Monusco pour leur dire : Ă©coutez il y a maintenant quatre Jeeps de policiers, et la Monusco est revenue. Quand la Monusco Ă©tait en train d’entrer sur mon avenue, les Jeeps sont reparties. Et jusque-lĂ , la Monusco est encore sur mon avenue ».

    MoĂŻse Katumbi se dit dĂ©terminĂ© Ă  maintenir sa candidature Ă  la prĂ©sidentielle, malgrĂ© ce qu’il qualifie de tentative d’intimidation. Il demande Ă©galement une enquĂȘte internationale pour faire la lumiĂšre sur les accusations portĂ©es contre lui mercredi par le ministre de la Justice. Ce dernier a annoncĂ© l’ouverture d’une enquĂȘte concernant l’ex-gouverneur, accusĂ© d’avoir recrutĂ© des mercenaires Ă©trangers, notamment AmĂ©ricains.

    « Information complÚtement infondée »

    Faux, rĂ©torque de son cĂŽtĂ© le porte-parole du gouvernement, Lambert MendĂ©, qui prĂ©cise que si MoĂŻse Katumbi fait bien l’objet d’une enquĂȘte, celle-ci n’en est qu’Ă  ses dĂ©buts : « Je m’Ă©tonne parce que nous avons vĂ©rifiĂ© cette information, elle s’avĂšre complĂštement infondĂ©e, il n’y a aucune raison pour que des gens de l’ANR ou de la police aillent rĂŽder autour de la maison de Monsieur Katumbi. Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a demandĂ© au parquet d’entendre une sĂ©rie de personnalitĂ©s qui ont Ă©tĂ© citĂ©es dans l’affaire d’anciens militaires qui se sont retrouvĂ©s au Congo en violation de la lĂ©gislation sur le sĂ©jour. Monsieur Katumbi est parmi ces personnes, il y a des pasteurs, il y a des diplomates, il y a des commerçants, beaucoup de gens, mais Ă  ma connaissance il n’y a mĂȘme pas encore une invitation Ă  Monsieur Katumbi par le parquet. Donc je ne vois pas pourquoi des agents des services de sĂ©curitĂ© iraient rĂŽder, c’est assez Ă©tonnant ».

    De son cĂŽtĂ©, l’ambassade amĂ©ricaine Ă  Kinshasa s’est dite « profondĂ©ment prĂ©occupĂ©e » par les accusations du ministre de la justice. « Nous sommes au courant de la dĂ©tention le 24 avril d’un citoyen amĂ©ricain qui travaillait au Katanga comme conseiller en sĂ©curitĂ©. il n’Ă©tait pas armĂ© et les allĂ©gations selon lesquelles il est impliquĂ© dans des activitĂ©s mercenaires sont fausses », Ă©crit l’ambassade sur twitter.

    RFI

  • LES SOUPCONS D’INSURRECTION SUR KATUMBI SE CONFIRMENT

    LES SOUPCONS D’INSURRECTION SUR KATUMBI SE CONFIRMENT

    moise-CoachĂ© par des lobbies amĂ©ricains, l’ancien Gouverneur de l’ex-Katanga a recrutĂ© plus de 400 ex-marines amĂ©ricains et d’anciens militaires sud-africains pour prendre le pouvoir par la force. Il voulait prendre prĂ©texte sur le soulĂšvement de la population lushoise et ex-katangaise en provoquant la pĂ©nurie de farine de maĂŻs avec la complicitĂ© de certaines minoteries en Zambie pour lancer son insurrection.

     

    Son plan dĂ©voilĂ©, Katumbi vient de faire une fuite en avant en dĂ©clarant sa candidature Ă  la prochaine prĂ©sidentielle. En rĂ©alitĂ©, il vise Ă  se faire une couverture pour jouer Ă  la victimisation le moment venu, car un dossier judiciaire est, d’ores et dĂ©jĂ , ouvert Ă  son encore par le PGR.

    Depuis quelques temps, MoĂŻse Katumbi, ancien Gouverneur de l’ex-province du Katanga et transfuge de la majoritĂ© aujourd’hui alignĂ© dans l’opposition, faisait l’objet d’enquĂȘtes sur son implication Ă©ventuelle dans des entreprises de subversion et mĂȘme d’insurrection. Les diffĂ©rentes initiatives des services compĂ©tents Ă©taient plutĂŽt prĂ©sentĂ©es comme des actes de persĂ©cution d’un opposant par le rĂ©gime en place. L’intĂ©ressĂ© s’en servait pour jouer Ă  la victimisation avec un appui bien curieux de certains milieux occidentaux, principalement amĂ©ricains.

    Personne, en tous cas, jusque-lĂ , ne donnait le moindre crĂ©dit Ă  l’objectivitĂ© et la justesse du travail des services de sĂ©curitĂ©. Jusqu’à mercredi 04 mai 2016 lorsque le Ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba annonce avoir ordonnĂ© une enquĂȘte judiciaire sur «le recrutement de mercenaires» Ă©trangers proches de Katumbi.

    « J’ai donnĂ© injonction au Procureur GĂ©nĂ©ral de la RĂ©publique d’ouvrir un dossier judiciaire dans l’ex-province du Katanga », a dĂ©clarĂ© Thambwe Mwamba Ă  la presse, ajoutant que « Nous avons la preuve documentĂ©e que plusieurs anciens militaires amĂ©ricains qui se trouvent actuellement au Katanga sont au service de M. Katumbi ». Et de prĂ©ciser qu’ « une Ă©quipe d’enquĂȘteurs (qui) se trouve prĂ©sentement Ă  Lubumbashi, a commencĂ© des investigations qui vont toucher toutes les personnes qui seront concernĂ©es par ce dossier ».

    Selon le Ministre de la Justice, les services se sont intĂ©ressĂ©s Ă  Katumbi aprĂšs avoir observĂ© dans son entourage immĂ©diat, aprĂšs sa dĂ©mission de ses fonctions de Gouverneur, la prĂ©sence des gardes du corps d’origine Ă©trangĂšre. Une prĂ©sence pour le moins suspecte parce qu’en terme de garde rapprochĂ©e, il s’agit de « plus de 400 Ă©trangers, anciens marines amĂ©ricains et commando sud-africains (qui) seraient en situation irrĂ©guliĂšre au Katanga depuis novembre 2015 au lendemain de la dĂ©mission de Moise Katumbi en se faisant passer pour des agriculteurs dans la ferme de l’ancien gouverneur ».

    Certains membres de cette garde – 4 au total dont un amĂ©ricain – ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s le 24 avril dernier Ă  Lubumbashi Ă  l’occasion d’une manifestation de l’opposition dispersĂ©e par la police. Ces personnes ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©es Ă  Kinshasa.

    Sans dĂ©tour, le Ministre de la Justice a Ă©voquĂ© la piste d’une « épreuve de coup de force » au cas oĂč les Ă©lections ne se tenaient pas dans les dĂ©lais exigĂ©s par l’opposition. Et Thambwe Mwamba de rĂ©flĂ©chir Ă  haute voix : « Manifestement par rapport aux Ă©chĂ©ances Ă  venir, on peut se demander pourquoi des gens avec une telle spĂ©cialisation sur le plan militaire sont entrĂ©s de maniĂšre irrĂ©guliĂšre sur notre territoire. Il y a probablement une dĂ©marche qui pourrait faire croire que certains imaginent qu’ils pourraient passer par une Ă©preuve de force dans l’hypothĂšse oĂč on ne peut pas arriver au pouvoir de maniĂšre normale par des Ă©lections ».

     

    La fuite en avant de Katumbi

    Depuis longtemps, congovirtuel.net n’a eu de cesse de faire Ă©tat du fait que, dans le fond, les radicaux de l’opposition, dont le G7 auquel appartient MoĂŻse Katumbi, ne veulent pas des Ă©lections puisqu’ils sont inscrits dans une logique insurrectionnelle. Les faits se sont multipliĂ©s ces derniers temps pour le corroborer, notamment des formations des jeunes et des acteurs de la sociĂ©tĂ© civile Ă  des actions de subversion et d’insurrection, formations qui ont eu lieu Ă  Kinshasa et Ă  l’üle de GorĂ©e sous l’encadrement et le financement de lobbies occidentaux, principalement amĂ©ricains. A cela s’ajoute des pressions suspectes des milieux politiques amĂ©ricains toujours Ă  travers des dĂ©clarations qui, loin de conduire Ă  la conciliation pour un dialogue utile, ne contribuent qu’à pousser les protagonistes aux extrĂȘmes pour faire triompher la logique de la confrontation.

    Cette stratĂ©gie a sautĂ© aux yeux ces deux derniĂšres semaines lorsqu’on a vu monter au crĂ©neau des sĂ©nateurs et congressistes amĂ©ricains qu’on n’a jamais vu dans les dossiers sur la RDC qu’ils sont incapables de situer sur une carte gĂ©ographique. Tout simplement parce qu’il y a, derriĂšre toute cette mise en scĂšne une machine dĂ©cidĂ©e Ă  se passer des urnes pour installer un autre rĂ©gime au pouvoir par la force.

    Et le cheval de Troie dans cette opĂ©ration n’est autre que MoĂŻse Katumbi qui, dans une dĂ©marche de fuite en avant, vient de dĂ©clarer sa candidature Ă  l’élection prĂ©sidentielle. Curieuse coĂŻncidence, tout de mĂȘme, avec l’annonce de l’ouverture d’un dossier judiciaire Ă  son encontre au terme des enquĂȘtes qu’il avait vainement cherchĂ© Ă  tourner en persĂ©cution contre lui.

    Dans tous les cas, MoĂŻse Katumbi devra s’expliquer sur la prĂ©sence, dans son entourage immĂ©diat, d’anciens membres des troupes d’élite qui, de surcroit, se trouve en nombre plutĂŽt suspect et en situation irrĂ©guliĂšre sur le sol congolais sous prĂ©texte de mener des activitĂ©s champĂȘtres.

    En attendant, on retiendra que MoĂŻse Katumbi a recrutĂ© des mercenaires, non pas pour assurer sa garde, mais bien pour d’autres opĂ©rations d’envergure.

     

    Katumbi avait voulu affamer les Lushois pour les soulever

    Pour cela, il lui fallait un prĂ©texte. MoĂŻse Katumbi choisira ainsi la stratĂ©gie du soulĂšvement de la population qui pouvait permettre Ă  ses mercenaires d’entrer en action. Ses immixtions dans des affaires des partis politiques dont il n’est mĂȘme pas membre ne visaient que cela. C’est le cas de l’UNAFEC qu’il a utilisĂ© en faisant afficher ses effigies comme futur candidat Ă  la prĂ©sidentielle alors que lui-mĂȘme avait dĂ©clarĂ© rĂ©server encore sa dĂ©cision aprĂšs le dĂ©volu jetĂ© sur lui par le G7.

    Mais le plus grand coup que prĂ©parait Katumbi Ă©tait d’affamer les Lushois. Il a ainsi dĂ©libĂ©rĂ©ment provoquĂ© une pĂ©nurie de farine de maĂŻs dans la ville de Lubumbashi et ses environs avec la complicitĂ© des certaines minoteries zambiennes qui refusaient subitement de vendre leurs produits aux commerçants congolais qui les importaient ou aux Zambiens qui les exportaient vers la RDC. AccusĂ© dans cette affaire, le Gouvernement zambien, par le canal de son Consul gĂ©nĂ©ral Ă  Lubumbashi, dĂ©mentira son implication avant de passer un deal avec le Gouvernement congolais sur un troc de maĂŻs vers la RDC contre le manioc vers la Zambie.

    On comprend donc tout dans le comportement de Katumbi ces derniers temps. MĂȘme ses dĂ©clarations sur le renforcement de la sĂ©curitĂ© Ă  l’ex-Katanga avec des troupes et des Ă©quipements supplĂ©mentaires. A cette occasion, l’ex-Gouverneur de l’ex-Katanga, avait dĂ©clarĂ© que cette province, qui n’est pas en guerre, n’a pas besoin de nouvelles troupes mais de farine de maĂŻs. Ce disant, il savait ce qu’il Ă©tait en train de tramer.

     

    Appel aux vrais nationalistes

    Au demeurant, tous ceux des Congolais qui ont cru en un personnage plutĂŽt suspect sur l’échiquier politique national devront rĂ©flĂ©chir par deux fois s’ils sont des vrais nationalistes et patriotes. Au moins, congovirtuel.net se rĂ©joui d’avoir Ă©tĂ© Ă  l’avant-garde de l’alerte sur ce qui se tramait depuis quelques mois autour de MoĂŻse Katumbi. Sorti du nĂ©ant politique grĂące Ă  Joseph Kabila, l’intĂ©ressĂ© n’a jamais su capitaliser cette opportunitĂ©, prĂ©fĂ©rant se servir de ses fonctions de Gouverneur pour mener des activitĂ©s Ă©conomiques illicites. Une autre enquĂȘte sur ces crimes Ă©conomiques est en cours.

    Dossier Ă  suivre

    Pascal Debré Mpoko

  • Washington insiste sur la tenue des Ă©lections en RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo

    Washington insiste sur la tenue des élections en République Démocratique du Congo

    kabila-kerry-John Kerry persiste et signe : il faut respecter le calendrier électoral en RDC

    A New York, le 20 avril, en marge de la cĂ©rĂ©monie de signature de l’accord de Paris sur le changement climatique, le secrĂ©taire d’Etat amĂ©ricain John Kerry a eu des entretiens avec le prĂ©sident Joseph Kabila. M. Kerry lui a encore rĂ©pĂ©tĂ© qu’il faut en RDC des Ă©lections crĂ©dibles et Ă  temps. Il rappelĂ© qu’une transition pacifique en RDC permettrait au prĂ©sident kabila de consolider son hĂ©ritage.

    M. Kerry a aussi signalĂ© que Kinshasa devrait permettre aux citoyens congolais de s’exprimer librement sans intimidation. Le 20 avril, la police a usĂ© de gaz lacrymogĂšne pour disperser des manifestants de l’opposition Ă  Lubumbashi. Des dizaines de manifestants ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s dont 4 Ă©trangers par lesquels un AmĂ©ricain.

    Réponse de Kinshasa à Washignton

    Sur VOA Afrique, Lambert MendĂ© ministre de la communication et porte-parole du gouvernement dĂ©clare : “c’est un peu bizarre que le ministre des affaires Ă©trangĂšre d’un pays Ă©tranger demande au prĂ©sident de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, qui a prĂȘtĂ© serment de respecter la Constitution donc de respecter le calendrier Ă©lectoral qui sera publiĂ© par la CENI, de le faire. Comme s’il Ă©tait en charge de vĂ©rifier le respect par notre prĂ©sident de ses engagements constitutionnels ! C’est un peu bizarre. Mais enfin, il n’y a aucun problĂšme. Le calendrier Ă©lectoral sera scrupuleusement respectĂ©, c’est-Ă -dire le calendrier que la CENI va publier.”

  • La rumba congolaise, une espĂšce musicale menacĂ©e

    La rumba congolaise, une espÚce musicale menacée

    Papa Wemba
    Papa Wemba

    -AprĂšs la mort sur scĂšne de l’emblĂ©matique artiste congolais Papa Wemba Ă  Abidjan, l’un des chanteurs africains les plus populaires depuis plus de 40 ans, critiques et professionnels redoutent que la rumba “made in RDC” tombe dans l’oubli.

    Vivier de crĂ©ativitĂ© artistique depuis la colonisation, la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, berceau de la rumba, n’est plus que l’ombre d’elle-mĂȘme sur la scĂšne musicale, dĂ©trĂŽnĂ©e par ses pairs d’Afrique.

    “La musique congolaise est en rĂ©gression, elle a perdu sa compĂ©titivitĂ©” sur le continent, tranche Jeannot Ne Nzau Diop, critique musical congolais.

    Jossart Nyoka Longo, qui prĂ©side aux destinĂ©es de ZaĂŻko langa-langa, un groupe musical congolais fondĂ© avec Papa Wemba au dĂ©but des annĂ©es 70, se dit lui aussi inquiet du “danger que court” la rumba congolaise, estimant que “la relĂšve n’est pas vraiment assurĂ©e” et qu’aujourd’hui, nombre de jeunes atterrissent dans la musique par “aventure, aprĂšs avoir Ă©chouĂ© partout”.

    Le rayonnement musical du Congo date de la fin de l’Ă©poque coloniale. C’est au cours des annĂ©es 50 que l’attractivitĂ© culturelle de Kinshasa s’impose Ă  toutes les capitales africaines tandis que la rumba congolaise dicte sa loi.

    Le Congo belge est alors dotĂ© d’une infrastructure appropriĂ©e pour la production artistique, portĂ©e par des Juifs, des Belges et des Grecs mais plus particuliĂšrement des missionnaires catholiques, propriĂ©taires des studios d’enregistrement, maisons d’Ă©dition, et maĂźtres du circuit de distribution.

    “Toutes les nationalitĂ©s venaient apprendre la musique au Congo”, dĂ©clarent en choeur Ne Nzau et Joe Mondonga, expert en gestion collective de la propriĂ©tĂ© intellectuelle.

    En 1973, l’industrie est frappĂ©e par le choc Ă©conomique provoquĂ© par la zaĂŻrianisation, quand le dictateur Mobutu Sese Seko (1965-1997) dĂ©cide d’exproprier les Ă©trangers de leurs commerces pour les attribuer aux nationaux.

    Une musique importée

    “C’est la raison majeure de l’Ă©croulement de l’industrie musicale congolaise. Les repreneurs n’avaient ni connaissance ni expertise du circuit”, explique M. Mondonga.

    L’Ă©volution technologique des annĂ©es 1980 qui consacre le passagede l’analogique au numĂ©rique porte un coup fatal Ă  cette industrie dĂ©jĂ  amoindrie.

    “L’infrastructure au pays n’a pas suivi l’Ă©volution technologique”, dit Manda Tchebwa. ConsĂ©quence: tout se fait Ă  l’extĂ©rieur, de l’enregistrement Ă  la distribution.

    A l’inverse, “on commence Ă  importer la musique” au pays de la rumba, oĂč l’improvisation prend le dessus sur la composition musicale de qualitĂ©. “Pour cacher leurs lacunes, les chanteurs se lancent dans d’interminables dĂ©dicaces”,une pratique appelĂ© “phĂ©nomĂšne mabanga”, explique M. Ne Nzau, critique musical congolais.

    “La baisse qualitative a impactĂ© profondĂ©ment le rendement Ă©conomique de la rumba congolaise”, renchĂ©rit M. Mondonga. “Aujourd’hui, la musique congolaise c’est plus du bruit, un bruit qui occulte la mĂ©lodie et l’art”, juge-t-il.

    Sur le continent africain, de nouveaux pĂŽles de production musicale imposent dĂ©sormais leur loi, en CĂŽte d’Ivoire ou au Nigeria.

    DerniÚre épine dans le pied de la musique congolaise: la piraterie, qui sévit depuis prÚs de trois décennies en RDC, appauvrissant à la fois musiciens, éditeurs, producteurs et tous les intervenants de la chaßne. Paradoxalement, des musiciens congolais sont accusés de pirater leurs propres oeuvres.

    Avec AFP

  • Moise KATUMBI, l’escroc du siĂšcle ?

    Moise KATUMBI, l’escroc du siĂšcle ?

    katumbi-je prĂ©fĂšre faire mention de son nom connu du grand public, MoĂŻse KATUMBI CHAPWE, d’autant plus que l’homme est Ă©nigmatique et porte d’autres noms selon les circonstances et d’autres identitĂ©s. En effet, son identitĂ© est trĂšs complexe ! C’est ainsi que dans d’autres documents officiels on l’appelle MoĂŻse KATUMBI TSHAPWE, SARIONO Moses KATUMBI, tantĂŽt KATUMBI MoĂŻse D’AGNANO, ou D’AGNANO KATUMBI. Il y a lieu de constater que le recours Ă  ces doublons constitue une violation grave de la Constitution et de son Serment. MalgrĂ© les diffĂ©rentes identitĂ©s dont MoĂŻse KATUMBI CHAPWE ou TSHAPWE, SARIONO Moses KATUMBI, KATUMBI MoĂŻse D’AGNANO, D’AGNANO KATUMBI MoĂŻse, c’est la mĂȘme personne qui profitant de la pauvretĂ©, de l’inconscience, de la naĂŻvetĂ©, de l’ignorance et de la bonne foi de tout un peuple pour le faire croire qu’il Ă©tait millionnaire au moment oĂč rĂ©ellement il Ă©tait endettĂ© jusqu’au cou. Avec des procĂ©dĂ©s de racketage, d’intimidation, de menace de mort, de pillage, de dĂ©tournement, de blanchissement d’argent, d’incitation Ă  la haine tribale et Ă  la violence, de fraude douaniĂšre, de faux et usage de faux, systĂšme d’ingĂ©rence dans la justice, non respect aux valeurs humaines, de la corruption Ă  ciel ouvert dans son systĂšme ; l’homme est devenu soit disant le plus riche de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo et voire de la planĂšte et se fait respecter par des hommes crĂ©dibles et d’une intĂ©gritĂ© morale irrĂ©prochable au pays comme Ă  l’étranger. Il est important de souligner qu’avec la maffia et la corruption, Monsieur MoĂŻse KATUMBI utilise des personnalitĂ©s politiques congolaises et Ă©trangĂšres pour amĂ©liorer son image, et de bien maquiller ainsi, l’origine de sa fortune. La vĂ©ritĂ© finira par triompher et la justice rendue pour le peuple afin de mettre fin Ă  cette escroquerie du siĂšcle au moins pour la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo.

    NDLR : le document ci-dessous est un extrait de l’intervention que M. Jean Claude Muyambo avait faite devant les participants aux Concertations Nationales. Une copie de ce document, ainsi que des annexes auxquels nous n’avons pas encore eu accĂšs Ă  ce jour, avait Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e au bureau conjoint des Concertations Nationales.

    Sans prĂ©juger, Ă  ce stade, de l’authenticitĂ© des faits y rapportĂ©s, leur gravitĂ© nous a interpellĂ©s pour le soumettre au grand public afin que, le moment venu, les tĂ©moins de ces faits tĂ©moignent en toute indĂ©pendance pour les confirmer ou les infirmer afin de faire rentrer les Congolais dans leur droit.

    Je me suis rĂ©solu de mettre Ă  nue les magouilles du tout-puissant Gouverneur du Katanga, c’est parce qu’en lui Ă©crivant mes 15 lettres ouvertes,  qui constituent ma part de vĂ©ritĂ©, je pensais qu’il arrĂȘterait de faire souffrir la population du Katanga, de manipuler l’opinion tant nationale qu’internationale, et traiter de naĂŻve la population katangaise en particulier et celle de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo toute entiĂšre.

    Ceci dit et pour une bonne comprĂ©hension des faits, je prĂ©fĂšre faire mention de son nom connu du grand public, MoĂŻse KATUMBI CHAPWE, d’autant plus que l’homme est Ă©nigmatique et porte d’autres noms selon les circonstances et d’autres identitĂ©s. En effet, son identitĂ© est trĂšs complexe ! C’est ainsi que dans d’autres documents officiels on l’appelle MoĂŻse KATUMBI TSHAPWE, SARIONO Moses KATUMBI, tantĂŽt KATUMBI MoĂŻse D’AGNANO, ou D’AGNANO KATUMBI. Il y a lieu de constater que le recours Ă  ces doublons constitue une violation grave de la Constitution et de son Serment.

    Dans ma langue et au village, la sagesse populaire ne dit-elle pas que « Seul l’hippopotame connaĂźt l’état de santĂ© du crocodile ?». Cela veut simplement dire que l’hippopotame sait comment le crocodile se comporte et agit dans l’eau.

    I. QUI EST L’HOMME ?

    I.1. Son origine

    Le personnage de Monsieur MoĂŻse KATUMBI est plus complexe que l’image des tribuns populistes et populaires qu’il affectionne pour bien endormir toute la population katangaise en particulier et de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo en gĂ©nĂ©ral comme dit supra.

    DerriĂšre ses apparences d’agneau et du grand sourire sportif, se cache Ă  contrario un homme d’affaires avisĂ© et qui prend ses semblables pour des ignorants, des vaut-rien et qui n’a aucune estime vis-Ă -vis de ces concitoyens.

    Et d’aprĂšs son histoire, nous apprenons tous, ce dernier ne se gĂȘne pas de le dire Ă  qui veut l’entendre qu’il est l’hĂ©ritier d’une longue histoire familiale. Cependant, il vous appartient d’apprĂ©cier rĂ©ellement aprĂšs lecture de ce document, si on a affaire Ă  un homme d’affaires, Ă  un hĂ©ritier.

    D’aprĂšs ses dĂ©clarations dans la presse Ă©crite internationale, dans des interviews tĂ©lĂ©visĂ©es, et dans le documentaire du cinĂ©aste belge Thierry Michel, il est nĂ© le 26 dĂ©cembre 1964. Et son pĂšre est Nissim Soriano qui appartenait Ă  l’une de ces familles des juifs sĂ©farades, originaires de l’üle de Rhodes qui a eu Ă  immigrer au Katanga pendant les deux guerres mondiales pour fuir les nazis.

    L’üle de Rhodes Ă  cette Ă©poque Ă©tait sous la domination italienne. Ainsi, Monsieur MoĂŻse KATUMBI, juif italien de son Etat, a grandi au bord du lac Moero, Ă  la frontiĂšre avec la Zambie oĂč il prĂ©tend que son PĂšre s’est lancĂ© dans le commerce du poisson.

    Si son demi-frĂšre, Monsieur RaphaĂ«l KATEBE KATOTO s’est lancĂ© dans les affaires, ce n’était pas de sa propre volontĂ©. C’est puisque pendant la deuxiĂšme RĂ©publique, la GĂ©camines alimentait la RĂ©publique du ZaĂŻre Ă  l’époque Ă  75% et que les katangais Ă©taient pauvres sans moyens malgrĂ© la richesse de la Province, situation que les katangais continuent Ă  vivre mĂȘme prĂ©sentement.

    Le PrĂ©sident MOBUTU dans le but de crĂ©er une classe moyenne au Katanga qui lui Ă©tait hostile, demanda qu’on lui prĂ©sente quelques noms d’homme d’affaires katangais. C’est Ă  ce titre que certains noms lui seront prĂ©sentĂ©s dans ce but, dont ceux de Monsieur KATEBE KATOTO, Monsieur MAWAWA Samuel, Monsieur KABWEBU KAZEMBE, etc. Et Ă  cette Ă©poque, le PrĂ©sident DĂ©lĂ©guĂ© GĂ©nĂ©ral de la GĂ©camines Ă©tait l’IngĂ©nieur Gabriel UMBA KIAMITALA Ă  qui les services de sĂ©curitĂ© vont transmettre le message du PrĂ©sident MOBUTU pour leur remettre des montants consistants en compensation et avant toute fourniture et permettre ainsi Ă  ces Katangais de constituer le noyau d’une classe moyenne dans la Province du Katanga.

    Avec l’argent reçu de la GĂ©camines, Monsieur KATEBE se lance dans les activitĂ©s de pĂȘcherie, dans le Luapula oĂč il sera un grand fournisseur de poissons et de viande Ă  la GĂ©camines. Et comme il Ă©tait un recommandĂ© du PrĂ©sident de la RĂ©publique, il pouvait ou ne pas livrer mais il Ă©tait payĂ© par la GĂ©camines.

    Entre temps quel Ă©tait le rĂŽle de Monsieur MoĂŻse KATUMBI ? Un simple pĂȘcheur comme tout autre Ă  Kilwa.

    C’est ainsi que Monsieur MoĂŻse KATUMBI qui Ă©tait un pĂȘcheur, devint par la suite gĂ©rant des camions de Monsieur KATEBE qui quittaient Kilwa et Kasenga pour Lubumbashi, transportant du poisson Ă  fournir Ă  la GĂ©camines.

    Monsieur KATEBE a su ainsi s’imposer et crĂ©er son entreprise pendant la deuxiĂšme RĂ©publique. Il contrĂŽlait tout, de la politique Ă  l’appareil judiciaire et devint aussi entre temps le PrĂ©sident de l’équipe du Tout-puissant Mazembe.

    Pour preuve de son pouvoir, Monsieur KATEBE qui fut l’homme le plus fort du Katanga, pouvait faire nommer un magistrat et le faire rĂ©voquer Ă  la minute. Il pouvait aider un commerçant Ă  prendre de l’ascension ou le mettre en faillite.

    Il a ainsi créé son empire. Jusqu’à ce que ses adversaires ne se sont pas laissĂ© faire et il comprendra qu’il Ă©tait temps qu’il puisse se retirer et alla s’installer en Belgique, Ă  Brugge.

    Cependant, Monsieur MoĂŻse KATUMBI ayant vĂ©cu et Ă©voluĂ© dans le systĂšme de Monsieur KATEBE, deviendra aussi PrĂ©sident de l’équipe Corbeau de la 2Ăšme division qui Ă©tait considĂ©rĂ©e comme pĂ©piniĂšre de l’équipe de Mazembe. Et il profita des filiĂšres de son frĂšre pour crĂ©er ses relations avec les agents de la GĂ©camines. Ainsi, il commença aussi Ă  livrer avec ses complices cadres de la GĂ©camines des fournitures en dĂ©sordre sans tenir compte des normes Ă©tatiques Ă  gauche et Ă  droite.

    I.2. L’exil de Moïse KATUMBI CHAPWE

    Le 17 avril 1997, la ville de Lubumbashi tombe entre les mains des troupes de l’AFDL, Alliance des Forces DĂ©mocratiques pour la LibĂ©ration du Congo. Monsieur MoĂŻse KATUMBI est inconnu en ce moment-lĂ  il passe pour un affairiste. Et lorsque la ville de Kinshasa tombe le 17 mai 1997, feu PrĂ©sident Laurent DĂ©sirĂ© KABILA, cherche comment remĂ©dier Ă  la souffrance du peuple congolais. Et il eut l’idĂ©e de crĂ©er des cantines populaires. L’une des connaissances de Monsieur MoĂŻse KATUMBI qu’il avait connue lors d’un concert Ă  l’hĂŽtel Karavia va intĂ©resser celui-ci dans le dossier des cantines populaires et autres affaires.

    Etant donnĂ© que Monsieur KATEBE Ă©tait dĂ©jĂ  parti en Belgique, Monsieur MoĂŻse KATUMBI est devenu PrĂ©sident du Tout-puissant Mazembe avec comme Vice-prĂ©sident Monsieur Edo KASONGO. A la tĂȘte de l’équipe, il prit l’initiative de crĂ©er un groupe des jeunes gens volontaires pour la mobilisation et qu’il a dĂ©nommĂ© « cent pour cent ». Pourquoi « cent pour cent » ?

    Ces jeunes gens devaient obĂ©issance, loyautĂ©, sacrifice et dĂ©vouement Ă  lui et Ă  l’équipe de Tout-puissant Mazembe Ă  100%.

    Lorsqu’il y avait match de football, ils avaient l’obligation de chanter et d’animer du dĂ©but jusqu’à la fin. Et comme Monsieur MoĂŻse KATUMBI n’avait pas de moyens, il leur distribuait au dĂ©but, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, des sachets de bonbons comme rĂ©compense Ă  la fin du match.

    AprĂšs qu’il eut escroquĂ© le PrĂ©sident de la RĂ©publique M’zee Laurent DĂ©sirĂ© KABILA en matiĂšre de fourniture d’armes et de vivres, ce dernier demandera que l’escroc soit arrĂȘtĂ© immĂ©diatement. Mais, comme il avait des complices dans les services de sĂ©curitĂ©, Monsieur MoĂŻse KATUMBI sera informĂ© et va se soustraire et traverser la frontiĂšre zambienne.

    FauchĂ© et sans emploi, il va changer son identitĂ© et deviendra MoĂŻse KATUMBI CHAPWE ou TSHAPWE. Et comme il parle trĂšs bien la langue Bemba, ayant vĂ©cu Ă  cĂŽtĂ© de la riviĂšre Luapula, il va se faufiler dans l’entourage du Chef de l’Etat zambien, le PrĂ©sident FrĂ©dĂ©ric CHILUBA pour enfin demander en mariage la petite sƓur de la First Lady Vera, la femme du PrĂ©sident CHILUBA.

    I.3. Le retour de l’exil de Moïse KATUMBI CHAPWE

    Etant donnĂ© que Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE n’avait plus de moyens de survie et que le PrĂ©sident CHILUBA venait de perdre les Ă©lections en Zambie, il est allĂ© vivre dans une des villas de son demi-frĂšre, Monsieur KATEBE Ă  Santon en Afrique du Sud. Il va commencer Ă  faire des va-et-vient entre l’Afrique du Sud et la Belgique. Et lĂ , il va changer son identitĂ©, il deviendra tantĂŽt SARIONO Moses KATUMBI, tantĂŽt KATUMBI MoĂŻse D’AGNANO, ou D’AGNANO KATUMBI pour faire passer ses transactions financiĂšres avec ses complices restĂ©s au pays qui travaillaient pour son compte Ă  la GĂ©camines.

    En RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo entre temps Monsieur Joseph KABILA est devenu PrĂ©sident de la RĂ©publique et s’apprĂȘtait Ă  organiser les Ă©lections. Apprenant cela, Monsieur MoĂŻse KATUMBI, en profite pour faire croire aux proches du PrĂ©sident de la RĂ©publique qu’il pouvait jouer un rĂŽle primordial de faire Ă©lire le PrĂ©sident Joseph KABILA aux Ă©lections de 2006 avec l’appui des supporters de Mazembe au Katanga et dans tout le pays.

    Ainsi, les tractations ont commencĂ© pour son retour au Pays, Monsieur MoĂŻse KATUMBI avait une peur bleue pour rentrer et devait par tous les moyens chercher un sponsor. Il ne va mĂȘme pas se gĂȘner en me contactant par l’intermĂ©diaire de son ami et collaborateur GodĂ© YASUPA. En tant que son frĂšre bemba je devais m’a-t-il suppliĂ© l’aider Ă  retourner au pays.

    Pourquoi Godé YASUPA?

    C’est parce qu’il Ă©tait mon fournisseur de ciment pour mes constructions.

    DĂšs que le PrĂ©sident Joseph KABILA a Ă©tĂ© convaincu, il accepta que Monsieur MoĂŻse KATUMBI puisse retourner au pays. Il a eu Ă  contacter des hommes d’affaires, en Afrique du Sud et en Belgique s’ils pouvaient mettre des moyens afin qu’il rentre au pays, mais personne ne crut en lui parce qu’ils savaient Ă  qui ils avaient affaire. C’est ainsi qu’il contacta un homme d’affaire zambien mĂ©tis du nom de Monsieur Paul STEEL, qui sera convaincu parce que Monsieur MoĂŻse KATUMBI lui avait promis non seulement qu’on lui remettra cinq fois son argent qu’il aurait mis dans l’affaire, mais qu’il aura en plus le monopole de la vente de maĂŻs Ă  la GĂ©camines.

    Monsieur Paul STEEL va louer un jet privĂ© pour Monsieur MoĂŻse KATUMBI qui va atterrir Ă  l’AĂ©roport international de N’Djili puis il sera conduit chez le Chef de l’Etat. A son retour Ă  Lubumbashi dans les mĂȘmes conditions, une forte mobilisation des supporters de Tout-puissant Mazembe et de toutes les communautĂ©s Katangaises Ă©taient Ă  l’AĂ©roport international de la Luano pour l’accueillir.

    La mobilisation Ă©tait totale et la ville a vibrĂ© au retour de l’un de ses fils.

    Cependant, Monsieur Paul STEEL sera roulé dans la farine par son ami et frÚre Moïse KATUMBI CHAPWE et sera obligé de quitter la République Démocratique du Congo.

    Il appert que ce retour au Pays devait entrainer pour Monsieur MoĂŻse KATUMBI l’obligation d’adhĂ©rer officiellement au Parti du Peuple pour la DĂ©mocratie et le DĂ©veloppement, PPRD en sigle. Monsieur MoĂŻse KATUMBI devait, en plus, sensibiliser tous les Katangais Ă  adhĂ©rer Ă  ce parti politique.

    En sus, toutes les personnalitĂ©s de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo le voyant dĂ©barquer dans un jet privĂ©, ont tous cru qu’ils avaient affaire Ă  un homme d’affaires riche, alors que lui-mĂȘme savait qu’il n’avait que du vent dans sa poche. Moi aussi je le savais mais je l’ai laissĂ© jouer sa comĂ©die dans son escroquerie, vu son intransigeance. Raison pour laquelle j’étais en dĂ©saccord avec son systĂšme.

    Il a imposĂ© aux autoritĂ©s ses dĂ©sidĂ©ratas, pour son logement et le profil de garde du corps qu’il voulait. Et tout cela lui a Ă©tĂ© accordĂ© parce qu’on pensait qu’on Ă©tait en prĂ©sence d’un homme qui avait beaucoup de moyens, un partenaire noble et riche.

    I.4. Moïse KATUMBI, la Gécamines et ses dettes

    DĂšs qu’il rentre ainsi avec pompes Ă  Kinshasa comme Ă  Lubumbashi, Monsieur MoĂŻse KATUMBI impressionne toutes les autoritĂ©s ainsi que la population. Il fait croire Ă  n’importe qui qu’il avait des moyens.

    Il y a lieu de prĂ©ciser que ses complices au sein de la GĂ©camines sont des hauts cadres qui vont mettre tout un plan en marche comme les dĂ©montre les diffĂ©rents documents pour piller la GĂ©nĂ©rales des CarriĂšres et des Mines, GĂ©camines en sigle, une entreprise miniĂšre de l’Etat.

    Par contre, dĂšs qu’il est rentrĂ© de l’exil, et aussitĂŽt Ă  Lubumbashi, Monsieur MoĂŻse KATUMBI commence des manigances auprĂšs de la GĂ©camines et c’est confirmĂ© par le rapport de l’Ong RĂ©seau de lutte contre la corruption et la fraude, en sigle RELCOF, dans son rapport page 21 n°5/RELCOF/janvier 2005/RDC qui Ă©crit : « 
 Ă©prouvĂ©, la GĂ©camines assistera impuissante Ă  la destruction de son outil de production. C’est la naissance d’une maffia qui va s’implanter solidairement dans la Province. Des milliers de tonnes de cobalt, de cuivre et autres minerais juteux vont prendre le chemin de l’exportation sans que le pays y trouve son compte. Pour essayer de sauver ce qui pourrait encore l’ĂȘtre, la GĂ©camines lancera des appels d’offre et signera des contrats en joint-venture. Mais ni la province et encore moins le pays n’y tireront le moindre bĂ©nĂ©fice. Par contre sous prĂ©texte d’ĂȘtre un client insolvable, la GĂ©camines verra souvent ses produits saisis en Zambie pour contraindre ses crĂ©anciers d’honorer leurs dettes. Monsieur RaphaĂ«l KATEBE KATOTO et Monsieur MONOKANDILOS feront ainsi partie de la longue liste des crĂ©anciers qui s’illustreront dans ces recouvrements forcĂ©s, … ».

    Vous constaterez sur cette liste que le nom de Monsieur MoĂŻse KATUMBI ne se retrouve pas comme crĂ©ancier. Mais quel rĂŽle a-t-il jouĂ© lorsqu’il est allĂ© se rĂ©fugier en Zambie ? Il a pris la petite sƓur de la First Lady VERA de la Zambie en mariage et est devenu citoyen zambien et contactera son demi-frĂšre, Monsieur KATEBE  KATOTO qui vivait dĂ©jĂ  en Belgique pour ĂȘtre le lien familial pour tout transfert des crĂ©ances que la GĂ©camines lui devait. Monsieur KATEBE va accepter d’autant plus que son demi-frĂšre avait dĂ©jĂ  la nationalitĂ© zambienne. Mais Monsieur MoĂŻse KATUMBI comptait sur l’aide de ses complices qui travaillaient Ă  la GĂ©camines pour l’informer du jour, de l’heure, de la date et Ă  quel moment les camions devraient traverser la frontiĂšre pour la Zambie.

    Ce sont ses hommes susnommĂ©s, les complices de Monsieur MoĂŻse KATUMBI qui l’ont aidĂ© Ă  mettre la GĂ©camines ainsi que la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo Ă  genoux. Contrairement aux dires de Monsieur MoĂŻse KATUMBI dans le documentaire « Katanga Business », oĂč il dit clairement que la GĂ©camines est Ă  genoux Ă  cause du PrĂ©sident MOBUTU. Et lui quelle est sa part de responsabilitĂ© ?

    En sa qualitĂ© de mari de la petite sƓur de la First Lady VERA, tous les avantages lui sont accordĂ©s et fort de la confiance de Monsieur KATEBE, crĂ©ancier de la GĂ©camines, Monsieur MoĂŻse KATUMBI fera saisir les camions TRUCK transportant les minerais des produits GĂ©camines en Zambie Ă  son profit Ă©tant donnĂ© que la crĂ©ance KATEBE sur la GĂ©camines lui avait Ă©tĂ© cĂ©dĂ©e par ce dernier. Cette situation a créé une tension entre la Zambie et la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo. Des pourparlers pour dĂ©canter la situation seront engagĂ©s entre les deux pays au plus haut niveau.

    Le PrĂ©sident Laurent DĂ©sirĂ© KABILA sera intraitable, et comme les travailleurs menaçaient d’aller en grĂšve, le PrĂ©sident Laurent DĂ©sirĂ© KABILA finira par dĂ©cider d’envoyer Ă  Lusaka une commission de mĂ©diation conduite par son Conseiller spĂ©cial Monsieur KAZADI NYEMBWE. Cette commission comprenait le Ministre de la Justice MWENZE KONGOLO, et le Gouverneur de la Province du Katanga, Monsieur Augustin KATUMBA MWANKE. La situation sera dĂ©cantĂ©e et les camions TRUCK de la GĂ©camines seront libĂ©rĂ©s.

    Mais contre toute attente, lorsque Monsieur MoĂŻse KATUMBI est rentrĂ© de son exil, et cela avec tout l’appui de la population de Lubumbashi, il va imposer Ă  la GĂ©camines, cette vache nourriciĂšre du Katanga, toute une sĂ©rie de propositions avec ses complices dont un document intitulĂ© « ProcĂšs-verbal de la rĂ©union entre la GĂ©camines et le Groupe CHANI » tenu le 28 aoĂ»t 2003 Ă  Lubumbashi, dont photocopie en annexe. Ce document stipule ce qui suit :

    1.    IntĂ©rĂȘts judiciaires

    2.    Montant pour le remplacement de la chargeuse

    3.    Modalités de paiement des montants convenus. (voir document en annexe).

    1. INTERETS

    En ce qui concerne les intĂ©rĂȘts, les parties reconnaissent la dĂ©cision judiciaire ayant fixĂ© ces intĂ©rĂȘts Ă  2.524.000 USD.

    En considĂ©ration de la situation actuelle de la GECAMINES, le Groupe CHANI qui lui appartenait a manifestĂ© sa bonne comprĂ©hension et a concĂ©dĂ© de revoir ce montant qu’il fixe dĂ©sormais Ă  1.250.000 USD.

    2. REMPLACEMENT DE LA CHARGEUSE

    En ce qui concerne le montant de remplacement de la chargeuse, selon le Groupe CHANI, ce montant serait de 584.000 USD.

    GECAMINES reconnaĂźt avoir reçu cette chargeuse en date du 25 aoĂ»t 2000 et l’a utilisĂ©e jusqu’en octobre 2000.

    Le prix de remplacement a été fixé de commun accord à 200.000 USD et la GECAMINES en devient propriétaire.

    3. LES MODALITES DE PAIEMENT DES MONTANTS CI-DESSUS CONVENUS

    Les parties ont convenu que le paiement de ces montants se fera au moyen de revenus Ă  gĂ©nĂ©rer par le partenariat sur des projets Ă  long terme Ă  dĂ©velopper entre la GECAMINES et le Groupe CHANI ou avec les moyens propres de la GECAMINES lorsque cela pourra ĂȘtre possible.

    La GECAMINES a apprĂ©ciĂ© Ă  cette occasion la disponibilitĂ© de Monsieur MoĂŻse KATUMBI Ă  collaborer avec elle dans divers projets Ă©ventuels et d’avoir Ă©tĂ© sensible aux difficultĂ©s qu’elle traversait.

    Pour preuve, aprĂšs avoir signĂ© ce procĂšs-verbal de la rĂ©union entre ses complices et lui-mĂȘme, la GĂ©camines va reconnaĂźtre d’elle-mĂȘme la somme de 2.524.000 USD et comme si Monsieur MoĂŻse KATUMBI est un bon pĂšre de famille, il va revoir ce montant jusqu’à 1.250.000 USD (voir le document en annexe).

    Le ProcÚs-verbal a été fait et signé à Lubumbashi, le 28 août 2003.

    Si rĂ©ellement la GĂ©camines devait une dette Ă  Monsieur MoĂŻse KATUMBI, rien ne l’indique dans ce procĂšs-verbal et on ne sait d’oĂč viennent les intĂ©rĂȘts judiciaires ?

    Mais par contre, c’était une façon officielle de permettre Ă  Monsieur MoĂŻse KATUMBI de piller au vu et au su de tout le monde la GĂ©camines.

    Qu’en sus, Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE et ses comparses vont faire des montages financiers et miniers et vont cĂ©der Ă  MoĂŻse KATUMBI la gestion du four T1 au nom d’une sociĂ©tĂ© fictive ALPHAMETAL pour lui permettre de rĂ©cupĂ©rer ses crĂ©ances imaginaires.

    Entre temps pour solder sa dette, la GĂ©camines va lui concĂ©der l’exploitation du four T1 et le mettra au nom de ALPHAMETAL avec une adresse en Afrique du Sud, une sociĂ©tĂ© fictive.

    Ainsi, les dirigeants de la Gécamines vont écrire à ALPHAMETAL en ces termes :

    A Monsieur l’Administrateur

    Directeur Général de

    ALPHAMETAL Overseas Inc.

    BEN MORE 2010

    RSA

    Fax : 0027-11-784 8514

    N° 2270/DT/2003

    Lubumbashi, le 20 août 2003

    Objet : ALIMENTATION DU FOUR T1 (1450 KVA) DE LA FEP

    RĂ©fĂ©rence : – V/Lettre du 04 aoĂ»t 2003 – N/Lettre n° 2233/DT/2003 du 28 juillet 2003

    Monsieur l’Administrateur,

    En rĂ©ponse Ă  votre lettre ci-haut rĂ©fĂ©rencĂ©e, nous prenons acte de son contenu et vous informons que la GECAMINES vient effectivement de signer un contrat pour l’alimentation du four T1 en minerais riches en cobalt et non pas un contrat de gestion du four concernĂ©.

    Ce contrat a Ă©tĂ© prĂ©vu pour une durĂ©e de quatre mois et l’exploitation du four T1 sera faite par la GECAMINES indĂ©pendamment des deux autres fours de 3.000 KVA (T2 et T3).

    Concernant la vente des produits issus du four T1 qui se fera aux conditions commerciales de la GECAMINES, telles qu’appliquĂ©es par notre Direction Commerciale, la GECAMINES ne voit aucun inconvĂ©nient Ă  ce que ALPHAMETAL en soit le client, pour autant qu’il rĂ©ponde aux conditions exigĂ©es.

    Nous restons convaincus que seules les relations transparentes et harmonieuses peuvent contribuer efficacement Ă  l’atteinte des objectifs que nous nous sommes fixĂ©s et ne manquerons pas de privilĂ©gier la concertation en toutes circonstances.

    Veuillez agrĂ©er, Monsieur l’Administrateur Directeur GĂ©nĂ©ral, l’expression de notre parfaite considĂ©ration.

    Ainsi toute la production du cobalt produite au four T1 prend une destination inconnue, et aprĂšs avoir pillĂ© et s’appropriĂ© la mine de MBOLA, qui appartenait Ă  Monsieur KABASELE, en date du 06 juin 2006, tous les minerais extraits dans cette mine allaient alimenter directement le four T1.

    Pour bien maquiller son forfait, Monsieur Edmond MBANZ-A-MBANG de la Direction des Approvisionnements et Transports va entrer en jeu pour faire toute une sĂ©rie de commandes dont le Coke fin et grenailles, Tuyaux MĂ©tallurgiques 3/8’’, Tuyaux MĂ©tallurgiques 1/2’’, TĂŽles noires de 3 mm et des quantitĂ©s Ă©normes et Ă  des prix exorbitants Ă  une sociĂ©tĂ© WAVERLENGHTS LTD 13, Commercial Road, WADERVILLE en Afrique du Sud. Et qui rĂ©ellement n’est qu’une sociĂ©tĂ© miroir de Monsieur MoĂŻse KATUMBI (voir document en annexe) car toute les transactions bancaires se passaient Ă  la banque Belgolaise Ă  Bruxelles.

    Le Gouvernement Sud-Africain ne peut en aucun cas accepter qu’une sociĂ©tĂ© sud-africaine puisse ouvrir un compte Ă  l’étranger oĂč les responsables de cette sociĂ©tĂ© vont toucher l’argent Ă  la caisse de Belgolaise Ă  Bruxelles (voir documents en annexe). Il est important de souligner que la sociĂ©tĂ© WAVERLENGTHS est inexistante. Mais par contre, Ă  son adresse se retrouve un Shop qui est une sĂ©rie de magasins qui vendent des matĂ©riels Ă©lectroniques et qui signifie longueur d’ondes (WAVELENGTHS) qui opĂšre des retraits Ă  la banque Belgolaise, sans pour autant indiquer le nom de la personne qui reçoit l’argent pour le compte de la sociĂ©tĂ© WAVERLENGTHS.

    Qu’en date du 03 septembre 2003, il est clairement Ă©tabli qu’il y a eu mouvement bancaire dans les trois comptes bancaires dont celui de la sociĂ©tĂ© WAVERLENGTHS n° du compte 603-1051676-46, dans le compte de SARIONO MOSES KATUMBI n° de compte 603-4730282-24, et dans le compte de KATUMBI MOÏSE D’AGNANO n° compte 603-1052382-73. Ce mouvement dĂ©montre clairement que les trois comptes Ă©taient manipulĂ©s par une mĂȘme personne malgrĂ© les diffĂ©rentes identitĂ©s.

    Comment expliquer qu’une Entreprise Ă©tatique puisse signer avec un magasin, un contrat Ă  des contours flous de plusieurs millions de dollars ?

    I.5. La situation financiĂšre de Monsieur MoĂŻse KATUMBI

    MalgrĂ© les montages et les magouilles de Monsieur MoĂŻse KATUMBI avec les hauts responsables de la GĂ©camines susnommĂ©s, la situation financiĂšre de ce dernier de l’an 2000 Ă  l’an 2005 a Ă©tĂ© catastrophique et toujours Ă  dĂ©couvert. Et pour couvrir son comportement maffieux, MoĂŻse KATUMBI va utiliser deux noms Ă  la banque Belgolaise : SARIONO MOSES KATUMBI dont le compte est 603-4730282-24 oĂč il utilisait l’Euro, le Dollar amĂ©ricain et le Rand sud-africain.

    Ce compte au 03/09/2003 avait un déficit de 13.029,799 euros.

    Et au 12/09/2013, un déficit de 12.888,506 euros (voir le document en annexe).

    Un deuxiĂšme compte au nom de KATUMBI MOÏSE D’AGNANO dont le numĂ©ro est 603-1052382-73, et ce compte en date du 03/09/2003 avait un dĂ©ficit d’un solde global de 745.416,22 euros. Et en date du 12/09/2003, ce compte avait un dĂ©ficit de 855.255,91 euros.

    Comment pouvez-vous comprendre qu’une mĂȘme personne avec deux identitĂ©s et deux comptes diffĂ©rents fait-elle des transactions, le mĂȘme jour et Ă  la mĂȘme banque ? Et une sociĂ©tĂ© fictive WAVERLENGTHS puisse faire aussi des transactions Ă  la mĂȘme date et le mĂȘme jour ? (Voir documents en annexe).

    Comme si cela ne suffisait pas, Monsieur MoĂŻse KATUMBI va ouvrir un autre compte Ă  la banque Bruxelles Lambert (BBL) au nom de D’AGNANO KATUMBI MOÏSE dont le numĂ©ro de compte est 210-0432498-27 avec une adresse sur avenue Mahenge n°8 Ă  Lubumbashi. Et en date du 22/04/2003, Monsieur D’AGNANO avait un compte dĂ©ficitaire de 1827.91 dollars amĂ©ricains.

    Et une lettre de rappel lui a Ă©tĂ© adressĂ©e pour qu’il rĂ©gularise sa situation (voir document en annexe).

    La Banque Bruxelles Lambert (BBL) fait partie du groupe ING depuis 1998 et lors de la derniÚre assemblée extraordinaire du 17/04/2003, ses actionnaires ont modifié sa raison sociale à ING Belgique SA.

    Par ailleurs, il est important de préciser, que lorsque Monsieur Moïse KATUMBI CHAPWE ouvre le deuxiÚme compte à la banque Belgolaise, il va le faire sous une fausse déclaration et un faux nom de SARIONO MOSES KATUMBI au lieu de SORIANO qui est le nom de sa famille.

    Ainsi, les trois comptes de la Belgolaise sont protĂ©gĂ©s et contrĂŽlĂ©s par Monsieur ROBERTI, qui tantĂŽt fait des transactions pour le compte de WAVERLENGTHS, cette sociĂ©tĂ© fictive qui touche Ă  la caisse de la Belgolaise, tantĂŽt pour le compte de SARIONO MOSES KATUMBI ou tantĂŽt pour le compte KATUMBI MOÏSE D’AGNANO. Et ce qui est grave, Monsieur ROBERTI, opĂšre aussi des commandes pour le compte de la GĂ©camines au profit de Monsieur MoĂŻse KATUMBI. (sic)

    Pour bien maquiller tout ce qu’il faisait avec ses complices de la GĂ©camines, il va utiliser une sociĂ©tĂ© Ă  Bruxelles, Bretton Goods Sprl, situĂ©e sur l’avenue Paul Hymans, 105 bte 22 B-1200 BRUSSELS – BELGIUM oĂč il achetait des piĂšces de rechange pour la GĂ©camines (voir document en annexe). Ce qui est important de prĂ©ciser, le propriĂ©taire de Bretton Goods Sprl fut un agent de la Banque Belgolaise chargĂ© de transfert pour le Congo. Et cette sociĂ©tĂ© est l’un des sponsors officiels de l’équipe Tout-puissant Mazembe.

    DĂšs son retour de l’exil, MoĂŻse KATUMBI n’avait qu’une maison inachevĂ©e dans le quartier GOLF et comme il avait aidĂ© Monsieur KATEBE Ă  rĂ©cupĂ©rer son argent en Zambie, il va lui demander s’il pouvait lui vendre Ă  crĂ©dit tous les immobiliers qu’il avait laissĂ©s entre les mains de Monsieur LONGO LONGO un homme d’affaires Katangais. Dans un premier temps, Monsieur KATEBE va refuser, mais Monsieur MoĂŻse KATUMBI finira par le convaincre : ainsi, Monsieur MoĂŻse KATUMBI qui devient Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE va occuper la villa n°22 sur l’avenue LofoĂŻ aprĂšs un arrangement concernant le prix de vente de la villa fixĂ© Ă  400.000$ payables en 9 mensualitĂ©s.

    Etant donnĂ© que sa situation financiĂšre Ă©tait toujours catastrophique, Monsieur KATEBE va lui Ă©crire une lettre Ă  partir de Brugge en Belgique, en date du 18/03/2005 lui intimant l’ordre de payer le solde du montant restant soit 250.000 USD. Et en date du 30/03/2005, Monsieur RaphaĂ«l KATEBE va rappeler Ă  Monsieur MoĂŻse KATUMBI sa lettre du 18/03/2005 restĂ©e sans suite en le menaçant d’annuler simplement la transaction et considĂ©rer les acomptes comme un forfait locatif.

    Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE va prendre ces menaces au sĂ©rieux et il va rĂ©flĂ©chir de quelle maniĂšre sortir de ce bourbier. S’il est mis dehors de la villa n°22 de l’avenue LofoĂŻ, ce serait une honte pour lui et risquerait d’ĂȘtre dĂ©couvert. (Voir document en annexe).

    Et comme les Ă©lections prĂ©vues en 2006 pointaient Ă  l’horizon, en date du 06/06/2006 Monsieur MoĂŻse KATUMBI va faire une descente dans la mine MBOLA qui appartenait Ă  Monsieur KABASELE, un non-originaire du Katanga, accompagnĂ©s de quelques membres fidĂšles des « cent pour cent ». Il va inciter les creuseurs qui Ă©taient sur les lieux, d’abord Ă  la haine tribale et ensuite Ă  piller les minerais et les installations. L’argent et autres biens qui Ă©taient dans la mine ont aussi disparu. Ayant appris la nouvelle, je l’ai appelĂ© au tĂ©lĂ©phone pour savoir qu’est-ce que j’apprends au sujet de la carriĂšre de MBOLA !

    A son tour, il me dira « C’est notre terre », un KasaĂŻen ne peut pas s’enrichir chez nous. J’ai rĂ©torquĂ© en lui disant que je n’étais pas d’accord avec lui. Et le lendemain, il enverra Monsieur KAMWANYA son lieutenant pour aller rĂ©cupĂ©rer Ă  crĂ©dit tous les minerais pillĂ©s la veille et l’emmener au four T1 que la GĂ©camines leur avait donnĂ© en location et ensuite il s’imposera et la mine va lui appartenir. Ainsi, sa situation financiĂšre va s’amĂ©liorer.

    I.6. L’élection de 2006

    Etant donnĂ© que Monsieur MoĂŻse KATUMBI venait d’arracher la mine de MBOLA qui appartenait Ă  Monsieur KABASELE, les opĂ©rateurs miniers ont eu une peur bleue pour s’opposer Ă  lui. Ainsi, tout ce qu’il leur demandait lui Ă©tait versĂ© et avec tous les moyens en sa possession il va passer comme maillot jaune aux lĂ©gislatives pour la circonscription de la ville de Lubumbashi.

    Ayant remarquĂ© que ses ambitions ont rĂ©ussi, et que sa situation financiĂšre s’est beaucoup plus amĂ©liorĂ©e, il finira par convaincre les hauts cadres de son Parti le Parti pour la Reconstruction et le DĂ©veloppement (PPRD) pour qu’il se prĂ©sente comme candidat Gouverneur de la province du Katanga.

    II. L’INSTAURATION DE LA MAFFIA

    II.1. Avant les élections de 2006

    C’est en 2004 que les activitĂ©s de cuivre et d’argent de la sociĂ©tĂ© Anvil Mining Limited sont tombĂ©es sous les feux de l’actualitĂ© Ă  la suite des massacres des populations et des crimes de guerre commis Ă  Kilwa au Haut-Katanga. Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE se prĂ©sente, alors, comme le dĂ©fenseur d’Anvil Mining avec laquelle il a des relations commerciales pour l’exploitation miniĂšre. La complicitĂ© d’affaire amĂšne Monsieur MoĂŻse KATUMBI Ă  financer mĂȘme une manifestation politique contre la sociĂ©tĂ© civile qui dĂ©nonce les massacres. C’est la premiĂšre fois que MoĂŻse KATUMBI va utiliser sa milice, les « 100% » pour aller intimider, violenter, jusqu’à sĂ©questrer mĂȘme les membres de l’Ong ASADHO.

    En pleine journĂ©e, les « 100 %» ont semĂ© la terreur et l’autoritĂ© provinciale de l’époque s’est vue incapable d’intervenir par peur des reprĂ©sailles de l’homme fort MoĂŻse KATUMBI CHAPWE.

    En avril 2005, Anvil Mining acquiert la mine de KULU en partenariat avec la GĂ©camines Ă  Kolwezi et rachĂšte les droits d’un prĂ©cĂ©dent partenaire, la sociĂ©tĂ© de Monsieur JosĂ© Demourra. Mais une dispute surgit avec un autre acquĂ©reur, l’indien CHEMAF. Ils vont au tribunal. MoĂŻse KATUMBI CHAPWE intervient pour arbitrer le litige. Les intĂ©rĂȘts miniers et politiques sont dĂ©sormais exhibĂ©s au grand jour devant la place publique. MoĂŻse KATUMBI devient l’arbitre des conflits miniers, il juge en premier et dernier ressort selon le vent de ses intĂ©rĂȘts.

    II.2. Elu Gouverneur

    II.2.1. Dans le domaine des mines

    Une fois devenu l’arbitre des conflits miniers et Ă©lu Gouverneur de la province du Katanga, Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE va obliger la GĂ©camines Ă  lui cĂ©der la mines de KINSEVERE, TSHIFUFIA et NAMBULWA. Dans le rapport du rĂ©seau de lutte contre la corruption et la fraude, publiĂ©e en janvier 2005, Ă  la page 21, la RELCOF confirme que la mine de KINSEVERE Ă©tait dĂ©jĂ  occupĂ©e par Exaco, contrairement aux allĂ©gations de MoĂŻse KATUMBI publiĂ©es dans le documentaire Katanga-Business oĂč il prĂ©tend qu’il cherchait une mine inoccupĂ©e et dont le nom commençait par la lettre « K », et le Bon Dieu va l’inspirer pour tomber sur la mine de KINSEVERE. C’est de l’escroquerie au vrai sens du mot.

    Selon le rapport de la commission de rĂ© visitation des contrats miniers, il a Ă©tĂ© relevĂ© : « et Ă©tant donnĂ© que MoĂŻse KATUMBI travaillait en sous-traitance avec Anvil Mining, Ă©tant donnĂ© qu’on a mis MCK dans la catĂ©gorie B (contrat Ă   renĂ©gocier) : « AMCK Sprl (Anvil Mining Kulu Concentrate, KINSEVERE) ; Contrat d’amodiation entre GCM et MCK (PE 528 et 539) du 8/12/2005 ; Subrogation de MCK par AMCK ; Cession des droits amodiĂ©s Ă  AMCK par MCK ; Faible pas de porte (5.000.000 USD) par rapport Ă  la valeur des rĂ©serves (estimĂ©e Ă  plus de 2 milliards USD) ; Faible taux de loyer d’amodiation ; Avenant 2 au contrat d’amodiation ; DurĂ©e du contrat (25 ans) excĂ©dant la pĂ©riode de validitĂ© non Ă©chue des titres amodiĂ©s (cfr Art. 178 alinĂ©a 6 du Code Minier) ; Revoir Ă  la hausse le pas de porte et le taux du loyer en tenant compte de la valeur du gisement ; Exiger de AMCK la rĂ©alisation des actions sociales ; Ramener la durĂ©e du contrat Ă  la pĂ©riode de validitĂ© non Ă©chue des titres amodiĂ©s art 178 du Code Minier.

    En effet, incapable de rĂ©pondre aux exigences de l’amodiation obtenue sur des gisements, alors sous-Ă©valuĂ©s de KINSEVERE, MoĂŻse KATUMBI CHAPWE va violer dĂ©libĂ©rĂ©ment les lois de la RĂ©publique en subrogeant MCK par la multinationale Anvil Mining pour laquelle il est sous-traitant Ă  DIKULUSHI ? Une opĂ©ration dĂ©noncĂ©e fin 2006 par la presse internationale et par plusieurs autres opĂ©rateurs. »

    Comment MoĂŻse KATUMBI va-t-il jouer son jeu ?

    Monsieur MoĂŻse KATUMBI crĂ©e la sociĂ©tĂ© MCK (Mining Company Katanga) dont le Directeur GĂ©nĂ©ral est Monsieur Ignace KITANGU MANZEMBA, un ancien dirigeant de la GĂ©camines. Les bonnes relations au sein de la sociĂ©tĂ© et bĂ©nĂ©diction des autoritĂ©s font que la nouvelle sociĂ©tĂ© obtienne facilement trois importants gisements miniers de l’Etat Ă  Kinsevere, Tshifufia et Nambulwa, dans le Nord-est de la ville de Lubumbashi. Ces mines ont une valeur marchande de plusieurs milliards de dollars. Ses complices au sein de l’entreprise GĂ©camines possĂ©daient la situation et les caractĂ©ristiques de chaque mine aux alentours de la ville de Lubumbashi.

    Mais le dossier suit le schĂ©ma de pillage dĂ©sormais classique digne d’un film de Western. MoĂŻse KATUMBI obtient tout gratuitement en ne payant rien de sa poche. Mais l’Etat lui accorde un partenariat de 20% pour la GĂ©camines et 80% pour MCK. Par la suite, la GĂ©camines concĂšde Ă  MCK un contrat d’amodiation (location) de 25 ans et elle est retirĂ©e du projet. MCK qui n’a aucun passĂ© minier, peut dĂ©sormais se prĂ©senter comme opĂ©rateur minier dans l’exploitation des mines de cuivre et de cobalt.

    C’est dans cette confusion que Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE revend 70% de l’exploitation Ă  Anvil Mining. L’association MCK-Anvil est dĂ©sormais AMCK. Anvil Mining paie Ă  KATUMBI $2,3 millions. De cette somme, 1 million devraient revenir Ă  la GĂ©camines en 3 tranches : $800.000 Ă  la ratification du contrat d’amodiation par le Gouvernement, $100.000 Ă  la remise des gisements et $100.000 quatre mois aprĂšs le dĂ©but des opĂ©rations. Pendant le restant des 25 annĂ©es de location, la GĂ©camines percevra des royalties de 1,75%, variant entre $35 et $70 tonnes de cuivre. On retrouve les caractĂ©ristiques des contrats lĂ©onins. La GĂ©camines est minorisĂ©e Ă  l’extrĂȘme. Elle passe tour Ă  tour de 100% de la propriĂ©tĂ© des gisements Ă  20% du capital, pour finir avec une promesse de revenus de seulement 1,75%. De plus, la GĂ©camines se contente d’un paiement de 1 million de dollars, alors que, proportionnellement, Anvil Mining se paie $5,4 millions des avoirs du projet et que Monsieur MoĂŻse KATUMBI obtient 1,3 millions de dollars. Ce montant finance la campagne pour les Ă©lections lĂ©gislatives de juillet 2006. Monsieur MoĂŻse KATUMBI devient le recordman des voix rĂ©coltĂ©es par les dĂ©putĂ©s nationaux.

    Anvil Mining rachĂšte 10% Ă  Monsieur MoĂŻse KATUMBI. Le 31 juillet 2006, les parts d’Anvil Mining passent de 70% Ă  80%. Monsieur MoĂŻse KATUMBI reçoit la somme de $14 millions repartis en $10 millions en cash et $4 millions en titres boursiers. On est au lendemain du premier scrutin. Ce pactole est injectĂ© dans la campagne Ă©lectorale pour le second tour des prĂ©sidentielles et les Ă©lections provinciales. Les dĂ©penses Ă©lectorales prennent l’ascenseur.

    Incroyable mais vrai, Monsieur MoĂŻse KATUMBI arrose le Katanga, les Kivu, les KasaĂŻ et Kisangani. Il acquiert des immeubles et des engins miniers. Les engins miniers lui sont fournis par ses associĂ©s australiens de la compagnie BELL. Monsieur MoĂŻse KATUMBI est dĂ©sormais le Messie, l’homme providence. A ce stade, les gisements de l’Etat ont rapportĂ© Ă  Monsieur MoĂŻse KATUMBI $15,3 millions, mais la GĂ©camines n’a encaissĂ© que $1 million.

    En janvier 2007, Monsieur MoĂŻse KATUMBI s’offre des vols internationaux en jet privĂ©. Le 9 janvier, Anvil Mining annonce que les rĂ©serves minĂ©rales de la seule mine de Kinsevere sont augmentĂ©es de 450% et que la mine totalise dĂ©sormais 1,6 millions de tonnes de cuivre exploitables. Ces rĂ©serves sont immĂ©diatement comptabilisĂ©es comme augmentation de la valeur de AMCK.

    Le lendemain, Anvil Mining acquiert 15% des parts de Monsieur Moïse KATUMBI, et Anvil Mining passe désormais à 95% dans le projet AMCK. Les 15% sont payées à Monsieur Moïse KATUMBI pour $45 millions (dont $36 millions en cash et $9 millions en titres boursiers).

    En quelques mois, MoĂŻse KATUMBI a gagnĂ© $61,3 millions. La GĂ©camines et l’Etat propriĂ©taire des gisements n’ont eu droit d’encaisser que $1 million. Monsieur MoĂŻse KATUMBI devient ainsi aux yeux de l’opinion tant nationale qu’internationale le millionnaire congolais Ă  la surprise gĂ©nĂ©rale de la population congolaise.

    Monsieur MoĂŻse KATUMBI ne se gĂȘne pas, et il a eu Ă  le dĂ©clarer dans le documentaire du cinĂ©aste belge Thierry Michel (Katanga Business) 61 millions de dollars c’est quoi ? Une façon pour lui d’intimider ses adversaires pour leur faire croire qu’il est un hĂ©ritier et qu’il manipulait jadis les millions.

    VoilĂ  comment quelqu’un investi d’un mandat public, croit ĂȘtre au-dessus de Dieu et du peuple congolais. J’espĂšre, pour une fois, le peuple rĂ©unit en concertations devra lui demander des comptes et Ă  tous les Gouverneurs se trouvant dans le mĂȘme cas.

    II.2.2. Dans l’exercice de ses fonctions

    Une fois installĂ© dans son fauteuil de Gouverneur du Katanga, et aprĂšs avoir prĂȘtĂ© serment, Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE convoque les opĂ©rateurs miniers et les intimide en bloquant toute exportation des minerais vers l’extĂ©rieur si il n’y a pas de sociĂ©tĂ© qui soutienne son programme d’amĂ©lioration de la desserte en eau potable et en Ă©lectricitĂ© soi-disant pour le compte de la population de la ville de Lubumbashi. Cette opĂ©ration va lui procurer en moins d’une semaine plus de USD $30 millions qu’il va utiliser dans le cadre de ses business privĂ©s.

    Cependant, il va obliger Ă  toutes les sociĂ©tĂ©s miniĂšres pour qu’il soit actionnaire ou par personne interposĂ©e, ou par l’un des membres de sa famille, ou encore dans le cas oĂč c’est trĂšs compliquĂ©, qu’on lui donne le monopole de sous-traitance ou de dĂ©couverture avec les engins BELL en provenance d’Australie dont il est le reprĂ©sentant exclusif en RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo.

    Dans un rapport rĂ©cent d’un Ă©lu de la ville de Lubumbashi, publiĂ© au mois de juin 2013, celui-ci dĂ©montre clairement comment la fraude et la corruption sont entretenues de façon formelle dans la politique de la gestion commerciale de la GĂ©camines et des autres compagnies miniĂšres.

    En effet, Ă  la fin de chaque annĂ©e, la GĂ©camines Ă©value toutes les dĂ©penses effectuĂ©es avant de fixer les prix Ă  appliquer aux intervenants miniers. Les frais Ă  payer par les diffĂ©rents partenaires de la GĂ©camines et autres exploitants miniers sont de deux ordres : les frais sans reçus de caisse et ceux avec reçus de caisse. Et le flou entretenu dans la coexistence de ces deux frais ouvre la voie Ă  la fraude fiscale, Ă  l’évasion fiscale, Ă  la corruption, etc.

    Toute cette situation est entretenue dĂ©libĂ©rĂ©ment par Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE devenu l’homme le plus puissant de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo. Ainsi, il va instaurer au vu et au su de tout le monde, la corruption, la fraude douaniĂšre avec les agences de ses collaborateurs qui ont le monopole d’exportation et d’importation, de blanchiment d’argent, vente des produits prohibĂ©s dont l’uranium, pillage et expropriation des concessions miniĂšres, etc. (voir les documents en annexe).

    II.3. Gratification de ses collaborateurs maffieux

    Monsieur MoĂŻse KATUMBI devenu Gouverneur de la Province du Katanga a Ă©tĂ© reconnaissant vis-Ă -vis de ses complices hauts cadres de la GĂ©camines pour les aider Ă  se retrouver. Ainsi, Monsieur NZENGA KONGOLO qui fut Administrateur Directeur GĂ©nĂ©ral de la GĂ©camines, sera dĂ©signĂ© PrĂ©sident Provincial de la MajoritĂ© PrĂ©sidentielle ; KASWESHI MUSOKA, Administrateur Directeur Technique Ă  la GĂ©camines, sera dans un premier temps, son Ministre Provincial des Infrastructures Urbaines et Transport et finalement envoyĂ© Ă  Kinshasa pour le mĂȘme poste mais au niveau national. Monsieur Edmond MBANZ-A-MBANG qui fĂ»t Directeur de la Direction des Approvisionnements et Transport et son Ministre prĂšs le Gouverneur, c’est le numĂ©ro deux du Gouvernement Provincial sous le rĂ©gime de Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE. Monsieur KITANGU MANZEMBA, ancien Administrateur Directeur GĂ©nĂ©ral de la GĂ©camines, Ă©tait devenu Administrateur GĂ©rant de la SociĂ©tĂ© Mining Company Katanga. Monsieur Calixte MUKASA fut dans un premier temps Administrateur DĂ©lĂ©guĂ© GĂ©nĂ©ral Adjoint sous la direction de Monsieur FORTIN, Monsieur MoĂŻse KATUMBI fera tout pour que celui-ci devienne l’Administrateur DĂ©lĂ©guĂ© GĂ©nĂ©ral Ă  la GĂ©camines  au dĂ©triment de Monsieur FORTIN.

    II.4. La maffia dans le football

    Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE avait dĂ©jĂ  compris la force du football comme un instrument dont il pouvait se servir pour neutraliser et intimider ses adversaires. Et lorsqu’il va avoir le contrat du four T1, il va prendre tous les volontaires fanatiques de l’équipe Tout-puissant Mazembe communĂ©ment appelĂ© « cent pour cent » pour les mettre dans le hangar que la GĂ©camines avait mis en sa disposition, pour faire des hand-picking, c’est-Ă -dire chercher les produits riches en cobalt et en cuivre triĂ©s Ă  la main en les sĂ©parant du rĂ©sidu.

    Chaque « cent pour cent » qui travaillait dans cette opĂ©ration touchait Ă  la fin du mois 100 dollars. Il va commencer Ă  imposer et Ă  vendre obligatoirement des billets de match Ă  des entreprises miniĂšres, de tĂ©lĂ©communication, pĂ©troliĂšre et autres ; un jour avant le match on vous amĂšne x billets pour x montant. Que vous envoyiez ou non les gens afin d’assister au match, vous ĂȘtes assujettis au paiement et si vous ne vous exĂ©cutez pas, il bloque vos activitĂ©s.

    C’est ainsi qu’il a compris qu’il devait obliger les sociĂ©tĂ©s miniĂšres et autres Ă  sponsoriser l’équipe Tout-puissant Mazembe.

    Par exemple si Samsung sponsorise une Ă©quipe de football comme le FC Chelsea, cela voudrait dire que Samsung s’attend Ă  ce que les supporters de cette Ă©quipe consomment ses produits.

    Comment expliquer qu’une sociĂ©tĂ© miniĂšre ou une sociĂ©tĂ© pĂ©troliĂšre pour lesquelles aider la population locale est une obligation sociale et lĂ©gale, puisse aider seulement l’équipe de Mazembe Ă  des montants allant jusqu’à plus d’un million de dollars. Et ce, pendant que la population n’a ni eau, ni soins de santĂ©, ni Ă©lectricitĂ©. Et cela se passe avec des sociĂ©tĂ©s europĂ©ennes (françaises, belges et autres) pour les intĂ©rĂȘts d’un seul individu.

    Et pour signer ce genre de contrat de sponsoring, c’est son Ă©pouse qui signe pour le compte de Tout-puissant Mazembe et lĂ  elle n’est plus Carine KATUMBI, mais devient Carine NAHAYO.

    Dans un article publiĂ© par SELIM BATIKHY, se rĂ©fĂ©rant au documentaire le Tout-puissant Mazembe du français Lionel Boisseau, Lamine N’Diaye, Coach franco-sĂ©nĂ©galais s’étonnent que les 100% s’entrainent mĂȘme physiquement. Et d’ajouter ça n’existe dans aucun autre club au monde.

    III. Mode d’opĂ©ration vis-Ă -vis des ses adversaires

    III.1. Vis-Ă -vis de ses adversaires politiques

    Devenu Gouverneur de la province du Katanga grĂące Ă  l’appui des DĂ©putĂ©s de son parti politique le PPRD, MoĂŻse KATUMBI s’est retournĂ© tout d’abord contre les membres de son Parti qui Ă©tait sur la mĂȘme liste que lui, et considĂšre toute personne qui s’oppose Ă  lui non pas adversaire politique mais plutĂŽt ennemie qu’il faut dĂ©truire par tous les moyens. Il a dit tout haut Ă  tout celui qui veut l’entendre, que s’il est passĂ© comme DĂ©putĂ© de la ville de Lubumbashi, c’est Ă  cause des fanatiques de Mazembe, communĂ©ment appelĂ©s les 100%.

    Ainsi, il se considĂšre comme le seul caĂŻman qui doit contrĂŽler son marigot katangais en manipulant, intoxiquant et en corrompant les pauvres, en blanchissant de l’argent mal acquis. Pour distraire l’opinion tant nationale qu’internationale, il prĂ©tend avoir dĂ©tenu un gisement d’émeraude en Zambie d’oĂč provient sa richesse. Et il oublie parfois qu’il prĂ©tend aussi ĂȘtre devenu  riche Ă  cause de la pĂȘche.

    Cependant, en se rĂ©fĂ©rant aux opĂ©rations qu’il a effectuĂ©es en tant que SARIONO MOSES KATUMBI et KATUMBI MOÏSE D’AGNANO et D’AGNANO KATUMBI qui est une mĂȘme personne et qui reprĂ©sente la personne de MoĂŻse KATUMBI CHAPWE ou TSHAPWE n’avait que le vent dans sa poche. C’est-Ă -dire son porte-monnaie ne pesait pas les millions de dollars amĂ©ricains dont il ne s’empĂȘche d’étaler au grand jour.

    Mais par contre, c’est un enrichissement illicite que le monde ignore.

    Ainsi, toute personne qui ose lever son doigt, qu’il soit politicien, commerçant, homme d’affaires et que sais-je encore, pour critiquer les agissements, les comportements, la gestion du Gouverneur reçoit en retour le chĂątiment sĂ©vĂšre du tout-puissant Gouverneur de la Province du Katanga.

    Les affaires de Monsieur MoĂŻse KATUMBI bĂ©nĂ©ficient du traitement rĂ©servĂ© aux intouchables : par exemple au service du pĂ©age oĂč la rĂ©trocession de l’argent est gĂ©rĂ©e en secret d’Etat par celui qui a traitĂ© ces prĂ©dĂ©cesseurs des pauvres et dĂ©tourneurs.

    La télévision nationale RTNC/Katanga ainsi que sa télévision privée Nyota TV, diffusent des images de violence et de haine des fanatiques drogués et manipulés contre ses adversaires.

    A titre illustratif, ses camions TRUCK appelĂ©s « HAKUNA MATATA » qui transportent les minerais du Katanga vers l’extĂ©rieur traversent la frontiĂšre et vont directement dans l’ancien garage Renault au croisement des avenues Tabora et Mama Yemo ou Ă  ses autres entrepĂŽts situĂ©s au croisement des avenues Industrielle et Mahenge. Ou directement chez l’importateur. La personne qui ose dĂ©noncer ce genre de trafic subit une correction digne de son nom.

    L’EvĂȘque Pierre HonorĂ© KAZADI LUKONDA NGUBE NGUBE a estimĂ© en tant que serviteur de Dieu qu’il avait une lourde mission, celle de veiller sur le peuple en leur enseignant la Parole de Dieu, en les prĂ©parant pour le salut et la vie Ă©ternelle. Ainsi, il s’est permis au nom de la population dĂ©munie, appauvrie de la Province du Katanga de dĂ©noncer le trafic et l’exploitation frauduleuse de l’uranium, l’exploitation des pauvres creuseurs sans protection et mesures prĂ©ventives de sĂ©curitĂ©, etc.

    Et le tout-puissant Gouverneur de la Province du Katanga va dĂ©cider d’en finir avec lui. Il ira chez l’infortunĂ© avec des policiers Ă  une heure du matin, ils vont pĂ©nĂ©trer dans sa parcelle, les chiens seront abattus Ă  bout portant, la porte de la maison enfoncĂ©e, Monseigneur NGUBE NGUBE sera arrĂȘtĂ© et amenĂ© auprĂšs des  services de sĂ©curitĂ© oĂč il va passer plusieurs jours. Une fois libĂ©rĂ©, il a toujours pris son courage de dĂ©noncer le comportement maffieux du Gouverneur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE.

    Par ailleurs, dans un document intitulĂ© « Homicide des frĂšres et sƓurs Katangais, un jugement attend tous les trafiquants de l’uranium », le PrĂ©lat protestant s’insurge contre les dĂ©cisions crĂ©ant et annulant le rĂŽle de la Brigade anti-fraude Ă  Lubumbashi par le Gouvernement provincial de Monsieur MoĂŻse KATUMBI. Et le 16 novembre 2007, une enquĂȘte sera menĂ©e par les DĂ©putĂ©s provinciaux intitulĂ© « Rapport de la mission d’enquĂȘte parlementaire effectuĂ©e Ă  Likasi sur la pollution des riviĂšres MURA et PANDA par des produits radioactifs ». Ce rapport n’a jamais Ă©tĂ© rendu public, pourquoi ?

    Ce qui est grave, pour les Ă©lections du 28 novembre 2011, Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE mettra tous les moyens Ă  la disposition de la Commission Electorale Nationale IndĂ©pendante, CENI en sigle, afin que ses adversaires politiques, malgrĂ© leur popularitĂ© et le fait qu’ils Ă©taient Ă©lus, ne figurent pas sur la liste des DĂ©putĂ©s vĂ©ritablement Ă©lus puisqu’il entretenait dĂ©jĂ  des relations avec le PrĂ©sident de cette institution comme le dĂ©montre le document du 19 aoĂ»t 2003 oĂč Monsieur ROBERTI de la banque Belgolaise a fait des transferts au profit du PrĂ©sident de la CENI pour le compte de Monsieur MoĂŻse KATUMBI. (Voir document en annexe).

    Connaissant ses mĂ©thodes d’opĂ©ration pour le dĂ©nigrement, l’humiliation, les mensonges et les calomnies, Monsieur MoĂŻse KATUMBI fera appel en date du 28 novembre 2012, soit une annĂ©e jour pour jour aprĂšs les Ă©lections du 28 novembre 2011, Ă  Monsieur Jean NZENGA KONGOLO son complice de tout le temps devenu Coordonnateur Provincial de la MajoritĂ© PrĂ©sidentielle et de l’Honorable MWENGE MAFUTA (supplĂ©ant de Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE aux Ă©lections de la DĂ©putation provinciale de 2006), devenu aussi SecrĂ©taire ExĂ©cutif Provincial de la MajoritĂ© PrĂ©sidentielle dans le seul objectif de tout contrĂŽler.

    III.2. Vis-à-vis des opérateurs miniers

    Avant que Monsieur MoĂŻse KATUMBI ne soit Gouverneur de la Province du Katanga, une centaine de sociĂ©tĂ©s miniĂšres se trouvaient sur le sol katangais. Et Monsieur MoĂŻse KATUMBI commença Ă  les convoquer une Ă  une soit pour qu’on lui donne des parts sociales, pour les membres de sa famille ou par personne interposĂ©e, et souvent il utilise des sociĂ©tĂ©s contrĂŽlĂ©es par des expatriĂ©s qui ne sont que des prĂȘte-noms Ă  son service. Les sociĂ©tĂ©s miniĂšres qui ont eu peur, ont cĂ©dĂ© Ă  ses caprices.

    Ainsi, l’on remarquera que dans plusieurs carriĂšres et mines ce sont les engins de marque BELL de fabrication australienne, dont il est le reprĂ©sentant exclusif en RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, qui sont dans toutes les mines de la Province du Katanga. Ses associĂ©s australiens des engins BELL, jouissent des faveurs de leur associĂ© Monsieur le Gouverneur et fournissent officiellement ces engins au nom du soi-disant libĂ©ralisme Ă©conomique et du dĂ©veloppement de la Province du Katanga.

    Les engins de marque BELL qui arrivent d’Australie entrent directement au Katanga sans ĂȘtre dĂ©douanĂ©s, au motif qu’ils ont Ă©tĂ© commandĂ©s par le Gouvernement provincial du Katanga et un mois aprĂšs ils sont enregistrĂ©s au nom de la Mining Company Katanga, MCK en sigle, sociĂ©tĂ© qui appartient Ă  Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE.

    Les sociĂ©tĂ©s chinoises qui n’ont pas voulu obtempĂ©rĂ©es Ă  cette menace ont Ă©tĂ© carrĂ©ment mises dehors.

    Pour dĂ©courager les autres opĂ©rateurs miniers dont la plupart des chinois et des indiens qui ont installĂ© des fours artisanaux, il s’attaque Ă  eux soi-disant qu’ils polluent les nappes phrĂ©atiques et leur interdit l’exportation des minerais bruts. Au mĂȘme moment il favorise des sociĂ©tĂ©s miniĂšres oĂč il est actionnaire ou partenaire par la sous-traitance.

    Souvent, lorsqu’une sociĂ©tĂ© miniĂšre n’accepte pas que Monsieur MoĂŻse KATUMBI, ou un membre de sa famille ou un proche Ă  lui ne soit pas actionnaire, il utilise la pression des creuseurs artisanaux. Et ces derniers vont s’installer dans la concession pour creuser les minĂ©raux. Et pour les dĂ©loger, ladite sociĂ©tĂ© sera contrainte d’accepter la proposition du Gouverneur afin que le calme revienne. Et aprĂšs avoir atteint son objectif, Monsieur MoĂŻse KATUMBI se fait passer pour quelqu’un qui concilie les intĂ©rĂȘts des uns et des autres. Il rassure et garantit une stabilitĂ© aux investisseurs et veille Ă  ce que les creuseurs artisanaux ne soient pas les grands perdants suite aux pressions des multinationales. L’homme sait s’y prendre.

    Les sociĂ©tĂ©s miniĂšres ont l’obligation de sponsoriser d’une maniĂšre directe ou indirecte l’équipe de Tout-puissant Mazembe. Et Ă  chaque rencontre des matchs, le comitĂ© de Mazembe leur envoie des billets qu’ils sont dans l’obligation de payer. Monsieur MoĂŻse KATUMBI fait des appels de fonds Ă  but caritatif, qui passe en direct Ă  la tĂ©lĂ©vision, et il impose aux sociĂ©tĂ©s miniĂšres le montant Ă  donner Ă  son projet mais par la suite, elles n’en voient pas les rĂ©sultats. Et pour bien maquiller son forfait, il le fait parfois en prĂ©sence des Consuls GĂ©nĂ©raux rĂ©sidants dans la ville de Lubumbashi.

    Toutes les personnes invitĂ©es Ă  la cĂ©rĂ©monie de rĂ©colte des fonds, l’une ou l’autre devaient tĂ©moigner de l’importance du projet et de la magnanimitĂ© du Gouverneur MoĂŻse KATUMBI.

    En plus des taxes que les sociétés miniÚres paient, il leur oblige parfois de construire des routes, de réhabiliter des édifices publics.

    Monsieur MoĂŻse KATUMBI taxe lourdement les sociĂ©tĂ©s miniĂšres qui ne respectent pas les accords conclus. Il  bloque les camions d’autres opĂ©rateurs au motif que les conducteurs trichent sur la dĂ©claration en douane. Il permet ainsi, Ă  ses camions « HAKUNA MATATA » qui signifie en swahili « qu’il n’y a pas de problĂšme » de passer tranquillement sans dĂ©claration ni inspection. Et le douanier qui ose lever son petit doigt est Ă©crasĂ© comme une mouche.

    Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE veut faire voir qu’il fait respecter l’autoritĂ© de l’Etat alors que c’est lui le vĂ©ritable contrebandier, le maffieux ou le criminel financier qui se transforme en gendarme et en connaissance de cause. Le Katanga a eu Ă  connaĂźtre « les bombardiers et les cobaltistes », surnom qu’on donnait aux personnes qui volaient et  pillaient le cobalt de la GĂ©camines et volaient des Jeep 4×4 en Zambie  pendant la deuxiĂšme RĂ©publique.

    III.3. Vis-à-vis des opérateurs économiques

    Le plus grand scandale qu’on a vĂ©cu dans la ville de Lubumbashi, c’est lorsque Monsieur MoĂŻse KATUMBI a envoyĂ© des policiers menotter et tabasser Monsieur SENGA, PrĂ©sident Urbain de la FĂ©dĂ©ration des Entreprises du Congo, FEC en sigle, au motif que le terrain de Monsieur SENGA se trouve sur la grande route qui mĂšne vers l’AĂ©roport international de la Luano. Ce terrain devait ĂȘtre rĂ©cupĂ©rĂ©, soi-disant pour l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. MalgrĂ© l’intervention des autoritĂ©s judiciaires, et les documents en bonne et due forme que dĂ©tient Monsieur SENGA, Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE est passĂ© outre. La scĂšne d’humiliation de Monsieur SENGA fera la une dans toute la ville de Lubumbashi.

    Il favorise d’autres commerçants surtout les importateurs de poisson chinchard communĂ©ment appelĂ© « Mpiodi » en leur facilitant la fraude douaniĂšre afin de vendre leurs produits hors prix concurrentiel.

    Ainsi, il a ouvert plusieurs restaurants pour combattre ses concurrents et pour rafler la clientĂšle V.I.P.

    Les cĂ©rĂ©monies et les buffets officiels sont organisĂ©s dans ses restaurants. Au mois de janvier et mars 2013, il a empĂȘchĂ© d’autres opĂ©rateurs Ă©conomiques d’importer de la farine de maĂŻs tant que son stock Ă  lui n’était pas encore Ă©puisĂ©.

    Il a obligé les propriétaires des grandes surfaces de réhabiliter les écoles de la ville de Lubumbashi, malgré que la réhabilitation de ces écoles est prévue dans le budget du Gouvernement provincial. Les Députés provinciaux qui ont osé dénoncer ses magouilles et détournements de fonds, ont été copieusement corrigés. Malgré des plaintes à la justice, Monsieur Moïse KATUMBI est resté fort.

    IV.4. Vis-Ă -vis de la population

    La classe moyenne katangaise dont a rĂȘvĂ©e MOBUTU n’existe plus. Tous ceux qui ne sont pas avec lui sont traquĂ©s jusqu’à abandonner leur projet. La souffrance de la population ne lui dit absolument rien. A titre illustratif, dĂšs que la saison sĂšche commence dans la ville de Lubumbashi, beaucoup de jeunes gens pour survenir Ă  leurs besoins, ont coutume de fabriquer des briques cuites. Cependant, le tout-puissant Gouverneur vient de construire une briqueterie, et pour qu’il garde le monopole de vente des briques cuites, il a envoyĂ© des policiers arracher des moules Ă  cette pauvres population. Et quand il envie un terrain, il ne cherche mĂȘme pas Ă  nĂ©gocier, il arrache par la force. La population du quartier CRAA dans la ville de Lubumbashi a eu Ă  souffrir pendant plusieurs mois. La population du village KASANGIRI s’est vue rĂ©veiller Ă  quatre heures du matin pour assister impuissant Ă  la destruction de son village par les policiers par le seul motif que le tout-puissant Gouverneur voulait s’emparer de leur terrain ou village.

    Pour bien maquiller son forfait et se faire passer pour Saint Nicolas, ce qu’il n’est pas, le tout-puissant Gouverneur de la Province du Katanga devient magnanime. Il distribue des billets de 100$ par-ci par-lĂ  et fait des dons Ă  gauche Ă  droite. Il fait croire qu’il a achetĂ© des bus pour les Ă©tudiants de Lubumbashi, cependant, les recettes de transport sont versĂ©es pour son compte. L’homme sait ce qu’il fait puisqu’il sait Ă  quel moment endormir le peuple.

    L’exploit du tout-puissant Gouverneur de la Province du Katanga a traversĂ© les limites de sa province. Ainsi Ă  travers toutes les provinces, les gens parlent de la bienfaisance de Monsieur MoĂŻse KATUMBI, le katangais. A Goma, une ville situĂ©e Ă  l’Est de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, il donne 150.000$ pour un stade qui manquait la pelouse ; Ă  Mbuji-Mayi, son nom circule comme un petit pain ; Ă  Kananga et Ă  Kisangani mĂȘmement. L’ñme du charitable MoĂŻse KATUMBI soulage les nĂ©cessiteux en mettant la main dans la poche.

    Cependant, personne ne se demande d’oĂč vient l’argent et avec quelle banque opĂšre-t-il? D’autant plus qu’il dĂ©pense sans compter « Apesa atala te » comme on dit en lingala, une des langues nationales en RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, qui signifie « Il donne sans regarder ». La rĂ©ponse est claire, c’est l’argent qu’il rĂ©colte Ă  longueur des journĂ©es sans fournir beaucoup d’efforts. Et  lorsqu’il y a match de football de l’équipe nationale, Monsieur MoĂŻse KATUMBI ne se gĂȘne pas de narguer l’opinion, soi-disant en signe de motivation, il promet aux joueurs de l’équipe nationale une prime de 50.000$ pour chaque but marquĂ©. Et lorsque l’équipe nationale avait marquĂ© quatre buts, il leur a donnĂ© 200.000$. Cet homme est spĂ©cial dans le mensonge, la manipulation et les magouilles.

    Dans un rapport du Centre de Droits de l’Homme (CDH), une organisation de dĂ©fense des droits de l’homme Ɠuvrant au Katanga que j’ai eu aussi Ă  diriger, a dĂ©noncĂ© publiquement l’interfĂ©rence du Gouverneur MoĂŻse KATUMBI dans les dĂ©cisions judiciaires. Le CDH s’est appuyĂ© sur un conflit foncier qui oppose la Regideso (RĂ©gie de distribution d’eau) Ă  la famille KARERE. Un arrĂȘt de la Cour d’Appel de Lubumbashi, selon cette ONG, avait reconnu cette famille comme propriĂ©taire de la concession querellĂ©e oĂč est installĂ©e la station de distribution d’eau de la Regideso. Toujours selon cette ONG, le Gouverneur KATUMBI s’est interposĂ© pour que l’arrĂȘt rendu par cette cour ne soit exĂ©cutĂ©. (Source : radiookapi.net, le 13 octobre 2009).

    Pourquoi a-t-il voulu spolié le bien de la famille KARERE ?

    La raison est simple, il a eu Ă  dĂ©pensĂ© beaucoup d’argent pour le projet de captage d’eau de LUANO qui n’a pas abouti Ă  des rĂ©sultats concrets ? Car ce projet devrait alimentation en eau toute la ville de Lubumbashi. La nappe d’eau, contrairement aux estimations, produisait moins. Et les des machines acquises sur fonds propres du Gouvernement provincial (sans compter l’aide des opĂ©rateurs miniers) avaient coĂ»tĂ© trop cher.

    Dans un article publiĂ© par la presse internationale intitulĂ©e « Katanga Big Boss » du Journal Le Soir par Colette Braeckman, le 07 mai 2009, MoĂŻse KATUMBI proclame tout haut : « Moi, c’est le peuple que je vais corrompre. Je vais rĂ©pondre aux besoins de mes Ă©lecteurs, tenir mes promesses 
 »

    Le peuple est dĂ©jĂ  aveuglĂ© parce qu’il accepte tout ce qu’il fait, mais commence dĂ©jĂ  Ă  se rĂ©veiller doucement.

    IV.5. Vis-Ă -vis des autres clubs de football

    Dans la ville de Lubumbashi, et cela depuis plusieurs annĂ©es, le club de Tout-puissant Mazembe et celui du FC LUPOPO sont parmi les meilleurs de la ville. Voulant diminuer sensiblement et mettre Ă  terre l’équipe de FC LUPOPO MoĂŻse KATUMBI s’est attaquĂ© dans un premier temps Ă  toute personne qui voulait ĂȘtre PrĂ©sident de l’équipe de LUPOPO, ou dĂšs que la personne s’entĂȘtait, il utilisait des moyens maffieux pour le dĂ©truire, c’est le cas de l’Honorable NAZEM NAZEMBE, l’Honorable FAUSTIN, etc.

    Dans sa campagne de vouloir anĂ©antir l’équipe adverse du FC LUPOPO, il est allĂ© plus loin jusqu’à Ă©craser les supporters de ce club qui lui tenait tĂȘte ou qui l’insultaient au stade. Ainsi pour intimider les supporters de LUPOPO Saint Eloi, il va faire arrĂȘter un grand supporter de LUPOPO rĂ©pondant au nom de Monsieur MINGA. Ce dernier sera ligotĂ©, menottĂ©, dĂ©chaussĂ©e et amenĂ© manu militari au Gouvernorat de la Province du Katanga oĂč le tout-puissant Gouverneur va prononcer sa sentence devant la presse en disant : « MINGA, tu vas allez en prison ». Et cette dĂ©claration a Ă©tĂ© faite en prĂ©sence du Procureur GĂ©nĂ©ral Monsieur ESABE. Le sort de Monsieur MINGA Ă©tant connu d’avance, il est entrain de purger une peine de 5 ans Ă  la prison de Kasapa Ă  Lubumbashi.

    IV.6. Le rĂŽle de la Presse

    Le Gouverneur de la Province du Katanga, Monsieur KATUMBI CHAPWE a compris, pour bien se couvrir de son comportement maffieux, et soigner son image de marque sur le plan tant national qu’international, il avait tout intĂ©rĂȘt de s’intĂ©resser Ă  la Presse tant Ă©crite qu’audiovisuelle. Et tous les journalistes qui n’étaient pas d’accord avec lui, devaient payer le prix. Ce pactole lui a permis d’acheter les consciences des gens, d’affermir ses vellĂ©itĂ©s despotiques, de museler la presse libre et indĂ©pendante, pour lui permettre de rĂ©gner en toute quiĂ©tude.

    Sur le plan local et national, il utilise la presse pour vilipender ses concurrents potentiels ou toute personne qui ose s’attaquer ou dĂ©noncer tout ce qu’il fait d’illĂ©gal dans la Province du Katanga. Et pour cela il fallait une presse Ă  sa solde. Ainsi, il a mis en place un systĂšme de corruption et Ă  Lubumbashi et Ă  Kinshasa. Pour la presse Ă©crite, la manne qui vient du Gouverneur varie entre 1.000 et 2.500$, pour la presse audiovisuelle, chaque tĂ©lĂ©vision Ă  sa solde touche au minimum 5.000$ le mois.

    Sur le plan local, vous comprendrez que dans l’état oĂč se trouve la presse au Katanga ou ailleurs dans le pays, cette manne qui tombe soi-disant du ciel pour les aider est destinĂ©e Ă  acheter leur conscience et leur silence sur tous les actes illĂ©gaux et autres que MoĂŻse KATUMBI commet au Katanga.

    Ainsi vous verrez les journalistes mĂȘme de la chaĂźne publique, la Radio TĂ©lĂ©vision Nationale Congolaise/Katanga, inciter Ă  la haine tribale et Ă  la violence contre toute personne qui ose dĂ©noncer sa mauvaise gestion.

    Sur le plan national, le montant pour la presse Ă©crite et audiovisuelle, voire les responsables de la chaĂźne publique varie entre 10.000 et 20.000$. Et toute personne qui ose critiquer ou dĂ©noncer le comportement maffieux de Monsieur MoĂŻse KATUMBI reçoit un chapelet d’insultes, des propos dĂ©shonorants et dĂ©sobligeants pour le faire taire, et cette personne ne jouit mĂȘme pas de son droit de rĂ©ponse qui est rĂ©git par les textes lĂ©gaux de la RĂ©publique.

    Sur le plan international, Monsieur MoĂŻse KATUMBI achĂšte des publi-reportages dans des revues et journaux pour qu’on amĂ©liore son image de marque avec des interviews et qu’on dĂ©montre qu’il est rĂ©ellement le sauveur de la population Katangaise.

    Et lorsqu’un article est publiĂ© dans la presse ou dans une revue internationale, il achĂšte plusieurs exemplaires afin de les distribuer gratuitement dans toute la province. Tandis que quand l’article publiĂ© ne l’est pas en sa faveur, il achĂšte plusieurs exemplaires qu’il destine Ă  la destruction. Le dernier cas est le film documentaire du cinĂ©aste belge Thierry Michel intitulĂ© « L’IrrĂ©sistible MoĂŻse KATUMBI » a Ă©tĂ© combattu par Monsieur MoĂŻse KATUMBI pour sa sortie en Belgique et partout ailleurs.

    La population de la ville de Lubumbashi Ă©tait estomaquĂ©e de constater que les mĂȘmes personnes qui ont fait des dĂ©clarations librement sur la gestion (journalistes et activistes des droits de l’homme) calamiteuse du Gouverneur de la Province du Katanga, puissent se redire aprĂšs la sortie officielle du documentaire du cinĂ©aste belge Thierry Michel. Il n’y a que les sourds qui ne peuvent rien entendre. Et quelques uns des intervenants ont eu le culot de promettre engager des poursuites judiciaires contre le cinĂ©aste belge Thierry Michel et d’autres Ă  le menacer officiellement.

    Bref, plusieurs organes de presse Ă©crite et audiovisuelle font ainsi allĂ©geance au tout-puissant Gouverneur de la Province du Katanga. Et il y a lieu de s’inquiĂ©ter pour l’avenir. Et ceci risque d’ĂȘtre considĂ©rĂ© comme la colonisation d’une population par une personne.

    La presse acquise Ă  sa cause au Katanga et dans la capitale Kinshasa, prĂ©sente Monsieur MoĂŻse KATUMBI comme un homme honnĂȘte plein de bontĂ©, humble, assoiffĂ© de justice. C’est l’apologie d’un homme qui se considĂšre comme « Dieu le PĂšre » (Godfather) pour la population du Katanga.

    Pourquoi la population katangaise comprend maintenant ?

    Parce que le tout-puissant Gouverneur de la Province du Katanga les a affamĂ©s et leur a fait manger de la farine avariĂ©e Ă  partir du mois de fĂ©vrier jusqu’à avril 2013.

    A titre illustratif, pour faire sensation en RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, Congo News, moyennant des miettes publie en date du lundi 16 septembre 2013 un grand titre : RĂ©union secrĂšte Ă  ElaĂŻs, Complot, la tĂȘte de MoĂŻse Katumbi mise Ă  prix Ă  l’insu de Kabila. Et de mĂȘme, un autre journal Ă  sa solde « Le Potentiel », Ă©crit aussi MoĂŻse Katumbi Chapwe, cible d’une cabale.

    Quelle honte pour ces deux journaux de mon pays qui sacrifient l’objectif et la dĂ©ontologie professionnelle.

    V. Conclusion

    MalgrĂ© les diffĂ©rentes identitĂ©s dont MoĂŻse KATUMBI CHAPWE ou TSHAPWE, SARIONO Moses KATUMBI, KATUMBI MoĂŻse D’AGNANO, D’AGNANO KATUMBI MoĂŻse, c’est la mĂȘme personne qui profitant de la pauvretĂ©, de l’inconscience, de la naĂŻvetĂ©, de l’ignorance et de la bonne foi de tout un peuple pour le faire croire qu’il Ă©tait millionnaire au moment oĂč rĂ©ellement il Ă©tait endettĂ© jusqu’au cou. Avec des procĂ©dĂ©s de racketage, d’intimidation, de menace de mort, de pillage, de dĂ©tournement, de blanchissement d’argent, d’incitation Ă  la haine tribale et Ă  la violence, de fraude douaniĂšre, de faux et usage de faux, systĂšme d’ingĂ©rence dans la justice, non respect aux valeurs humaines, de la corruption Ă  ciel ouvert dans son systĂšme ; l’homme est devenu soit disant le plus riche de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo et voire de la planĂšte et se fait respecter par des hommes crĂ©dibles et d’une intĂ©gritĂ© morale irrĂ©prochable au pays comme Ă  l’étranger.

    Il est important de souligner qu’avec la maffia et la corruption, Monsieur MoĂŻse KATUMBI utilise des personnalitĂ©s politiques congolaises et Ă©trangĂšres pour amĂ©liorer son image, et de bien maquiller ainsi, l’origine de sa fortune.

    La vérité finira par triompher et la justice rendue pour le peuple afin de mettre fin à cette escroquerie du siÚcle au moins pour la République Démocratique du Congo.

    [Jean Claude Muyambo]

  • DENIS DE JUSTICE OU DICTION DU DROIT LE DILEMME LA COUR CONSTITUTIONNELLE FACE A LA SIAISINE EN INTERPRETATION DE L’article 70

    DENIS DE JUSTICE OU DICTION DU DROIT LE DILEMME LA COUR CONSTITUTIONNELLE FACE A LA SIAISINE EN INTERPRETATION DE L’article 70

    Michel- Don-De La Constitution

    La Cour Constitutionnelle  de la RD Congo est face  Ă  un exercice difficile pour elle, celui de dire le droit, rien que le droit en interprĂ©tant un article de la constitution, en l’occurrence l’article 70 qui dispose que : «  Le PrĂ©sident de la RĂ©publique est Ă©lu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois.

    A la fin de son mandat, le PrĂ©sident de la RĂ©publique reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau PrĂ©sident Ă©lu. »

    Le prĂ©sident actuel du Congo, Monsieur KABILA Joseph,  arrive fin mandat en dĂ©cembre 2016, qu’arrivera-t- il alors si l’élection prĂ©sidentielle pour Ă©lire son successeur n’est pas organisĂ©e avant  la fin du mandat actuel ?

    Tout en rappelant que le prĂ©sident ne peut plus  briguer un troisiĂšme mandat du fait de l’empĂȘchement constitutionnel prĂ©vu Ă  l’article 220 de la mĂȘme constitution, qui interdit la rĂ©vision constitutionnel  du nombre et de la durĂ©e du mandat prĂ©sidentiel.

    La question est alors de savoir, dans l’hypothĂšse de la non tenue de l’élection prĂ©sidentielle avant la fin du mandat, le prĂ©sident actuel  devra t il rester en fonction jusqu’à l’installation du nouveau prĂ©sident ou devra t il quitter le pouvoir ?

    Pour les uns, plus gĂ©nĂ©ralement les membres de la majoritĂ© prĂ©sidentielle,  le prĂ©sident devra rester au pouvoir jusqu’à l’installation du nouveau prĂ©sident, et de l’autre cotĂ©, les opposants au prĂ©sident soutiennent mordicus quant Ă  eux, que le prĂ©sident devra quitter son fauteuil et crĂ©er ainsi une vacance du pouvoir.

    Dans les couloirs du palais du peuple, siĂšge du parlement congolais se trame moult nĂ©gociations, les parlementaires de la MajoritĂ© PrĂ©sidentielle ont fait circuler une pĂ©tition pour recueillir les signatures en vue d’une saisine de la cour constitutionnelle en interprĂ©tation de cet article par les hauts magistrats congolais, cette saisine vient effectivement de se faire.

    Bien malin quiconque saura Ă  l’ avance le prononcĂ© du dĂ©libĂ©rĂ© de la haute cour , alors aux critiques de s’y pencher, libertĂ© d’opinion et de pensĂ©e obligeant.

    La cour est avec cette saisine alors devant un dilemme quant  à repondre Ă  l’ interrogation de connaitre le sort du prĂ©sident actuel dans le cas de la non tenue de l’élection prĂ©sidentiel avant la fin de son mandat actuel, chose qui se profil inĂ©luctablement, le prĂ©sident devra-t- il quitter ses fonctions ou devra t il assurer les affaires courantes ( glissement) jusqu’à l’élection du nouveau prĂ©sident ?

    La  loi, l’alinĂ©a 2 de l’article 70 de la constitution est claire, le prĂ©sident reste en fonction jusqu’à l’installation du nouveau prĂ©sident Ă©lu.

    Ce raisonnement lĂ©gal ne tient que dans l’hypothĂšse d’une Ă©lection prĂ©sidentielle avant la fin du mandat du prĂ©dĂ©cesseur.

    Par contre dans le cas contraire, celui de la non tenue de l’élection avant la fin du mandat, la vacance du pouvoir devra ĂȘtre constatĂ©, ce qui signifie que le prĂ©sident actuel devra quitter ses fonctions.

    Il aurait dĂ» rester dans le cas de la formulation de la l’alinĂ©a 2 de l’article 70 en ces termes : «  le prĂ©sident de la rĂ©publique reste en fonction jusqu’à l’installation du prĂ©sident Ă©lu ou Ă  Ă©lire », formulation que n’a pas fait le lĂ©gislateur malheureusement.

    Puisque la loi n’est pas de cette façon Ă©crite, le respect de la constitution devra ĂȘtre de rigueur, le prĂ©sident de la rĂ©publique Ă©tant garant de cette constitution devra ĂȘtre la premiĂšre personne Ă  la respecter, ne pas le faire Ă©quivaut Ă  la haute trahison.

    Il n’y a rien de nouveau sous le soleil, le cas s’est dĂ©jĂ  illustrĂ© sous d’autres cieux, en HaĂŻti plus prĂ©cisĂ©ment, le prĂ©sident Michel MARTELLY, n’ayant pas eu de successeur Ă©lu, Ă  la fin de son mandat n’a eu qu’un seul choix celui de quitter ses fonctions parce que la constitution en son article 134.3 (Article 134.3:Le PrĂ©sident de la RĂ©publique ne peut bĂ©nĂ©ficier de prolongation de mandat. Il ne peut assumer un nouveau mandat, qu’aprĂšs un intervalle de cinq (5) ans. En aucun cas, il ne peut briguer un troisiĂšme mandat.)  le lui interdisait et alors qu’il n’y avait pas de successeur Ă©lu pour reprendre le flambeau.

    La vacance du pouvoir au sommet de l’état congolais le lĂ©gislateur l’avait fort heureusement envisagĂ©e, dans l’article 75 qui stipule : « En cas de vacance pour cause de dĂ©cĂšs, de dĂ©mission ou pour toute autre cause d’empĂȘchement dĂ©finitif, les fonctions de PrĂ©sident de la RĂ©publique, Ă  l’exception de celles mentionnĂ©es aux articles 78, 81 et 82 sont provisoirement exercĂ©es par le PrĂ©sident du SĂ©nat. »

    Le fait de n’avoir pas un prĂ©sident Ă©lu Ă  la fin du mandat du prĂ©sident de la rĂ©publique de la R.D.Congo est une cause autre, que le dĂ©cĂšs et la dĂ©mission, qui crĂ©e la vacance du pouvoir, cette cause s’accouple avec l’empĂȘchement dĂ©finitif du prĂ©sident qui vient de faire les deux mandats constitutionnels et qui ne peut plus faire un troisiĂšme.

    Nous osons croire que le dĂ©libĂ©rĂ© de la cour constitutionnelle saisi en interprĂ©tation entre autre de l’article 70, ne pourra que dire qu’au soir de la fin du deuxiĂšme et dernier mandat du prĂ©sident de la rĂ©publique, la R.D Congo connaitre une vacance du pouvoir qui ne trouvera sa solution que dans d’autres dispositions constitutionnelles, de l’article 75,  qui veulent que le prĂ©sident du sĂ©nat fasse fonction de prĂ©sident de la rĂ©publique jusqu’à l’élection d’un prĂ©sident Ă©lu.

    Nous n’en sommes pas encore lĂ , attendons le dĂ©libĂ©rĂ© de la Cour.

    Michel LOKAMBA

    Juriste

  • Koffi OlomidĂ© demande «un jour de deuil africain» pour Papa Wemba

    Koffi Olomidé demande «un jour de deuil africain» pour Papa Wemba

    koffi-wemba-Ce mardi 26 avril, c’est l’appel de Koffi OlomidĂ©. Le dernier gĂ©ant de la rumba congolaise (auteur-compositeur-interprĂšte, chanteur et producteur congolais) demande Ă  tous les pays africains de choisir ensemble un jour de deuil pour rendre hommage Ă  Papa Wemba, qui est mort sur scĂšne, Ă  Abidjan, dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 avril. En ligne de Kinshasa, celui qui s’appelle Le petit frĂšre de Papa Wemba, rĂ©pond aux questions de Christophe Boisbouvier.

    RFI : Quelle est votre rĂ©action aprĂšs le drame de ce samedi soir [23 avril 2016] en CĂŽte d’Ivoire ?

    Koffi OlomidĂ© : C’est une catastrophe. La musique congolaise a perdu beaucoup de sa substance et beaucoup de sa saveur. Il n’en reste pas grand-chose. Celui qui vient de partir n’était pas un pion dans un jeu, mais le jeu lui-mĂȘme. C’était la plaque tournante de la musique congolaise. On ne sait pas imaginer Papa Wemba mort. Il y a des gens comme ça, MichaĂ«l Jackson, Miriam Makeba, Whitney Houston, on a du mal Ă  croire qu’ils sont morts. Et aujourd’hui, la musique congolaise est laminĂ©e, la musique africaine ne vaut plus la peine sans la voix de Papa Wemba. Moi, j’ai une souffrance terrible. Je suis abasourdi et davantage que ça. Mais je demande Ă  l’Afrique, Ă  toutes les personnes qui m’écoutent de partout, de demander aux dirigeants de leur pays que l’Afrique toute unie accorde un jour de deuil africain Ă  Papa Wemba. Donc, Papa Wemba, je suis certain que personne ne me contestera, il mĂ©rite que nous tous les Africains, en partant du Congo-Kinshasa, nous fassions un deuil unanime, un deuil africain. Donc moi, je souhaiterais que l’Union africaine, par tĂ©lĂ©phone, et que nos dirigeants conviennent d’un jour dans les jours Ă  venir pour qu’au mĂȘme moment tout le monde observe un deuil pour honorer Papa Wamba, pour tout ce qu’il a fait.

    Papa Wamba Ă©tait fatiguĂ© ces derniers temps et, pourtant, il Ă©tait encore jeune, 66 ans. Est-ce que la vie que vous menez, vous et tous ces musiciens congolais, n’est pas Ă©puisante ?

    Oui effectivement, nous avons des vies tout Ă  fait Ă©puisantes. Mais regardez Manu Dibango, regardez Alpha Blondy, regardez aux Etats-Unis, tous ces artistes-lĂ , Al Jarreau, Stevie Wonder, c’est Ă©puisant. Mitterrand a dit : « Rien de ce qui est grand n’est facile ». Papa Wamba pour moi, c’était un grand, donc sa vie ne peut ĂȘtre facile. La mort de Papa Wemba, -une belle mort d’ailleurs si j’ose dire, sur scĂšne, je pense qu’il ne peut pas arriver mieux-, il Ă©tait en arrĂȘt maladie. On lui avait demandĂ© de se reposer. Et apparemment, il a voulu honorer son contrat qu’il avait signĂ© quand il Ă©tait fringant, quand il Ă©tait en bonne santĂ©. Je pense que l’histoire c’est celle-lĂ . Mais c’est le destin.

    Tabu Ley, Franco, Pepe Kalle, Papa Wemba, aujourd’hui tout le monde est mort sauf vous. C’est terrible ça, non ?

    Ils vivent tous dans mon cƓur. Vous avez oubliĂ© Madilu [System], vous avez oubliĂ© [King Kester] Emeneya, vous avez oubliĂ© Whitney Houston, Michael Jackson. Ils sont dĂ©jĂ  dans mon cƓur. Et je pense que c’est peut-ĂȘtre plus important parce que, vous savez, quand nous sommes sur cette terre avec notre pseudo vie, avec nos emmerdes, avec nos bĂȘtises, avec nos erreurs, avec nos ratĂ©s, on n’est pas souvent si honorables que quand on n’est plus lĂ .

    Vous parlez de vos erreurs et de vos ratĂ©s. C’est vrai qu’il y a eu une petite rivalitĂ© entre Papa Wemba et vous. Et pourtant, il y a vingt ans, vous avez enregistrĂ© un trĂšs beau duo. C’était Wake up, c’est ça ?

    Exactement. Nous avons enregistrĂ© Wake up, qui restera peut-ĂȘtre le duo le plus lĂ©gendaire en Afrique. Je suis heureux d’avoir fait ça pour la postĂ©ritĂ©, je suis vraiment, vraiment heureux.

    Et aprĂšs, vous vous ĂȘtes disputĂ©s ?

    Non. DisputĂ©s, non. Incompris, oui. On s’est incompris comme ça arrive souvent. L’époque Antoine, en France, avec Hallyday, « les cheveux longs et les idĂ©es courtes », c’est la mĂȘme chose. C’est ça la vie des gens. Il n’empĂȘche que Papa Wemba est, et restera, mon grand frĂšre. Moi, j’étais son fan Ă  l’origine. A la base, il Ă©tait chanteur chez ZaĂŻko Langa Langa [un des groupes les plus populaires au ZaĂŻre, aujourd’hui RDC]. Moi j’étais Ă©tudiant. J’adorais ce qu’il faisait. J’étais un fan comme on dit. Puis aprĂšs les Ă©tudes, je me suis hasardĂ© Ă  faire un peu la musique parce que j’étais connu comme parolier, je faisais des chansons pour les gens.

    Est-ce qu’on ne peut pas reprocher Ă  Papa Wemba, comme Ă  vous d’ailleurs, d’avoir Ă©tĂ© les griots du rĂ©gime de Joseph Kabila ?

    Non. C’est injuste de nous dire ça. C’est injuste de nous rĂ©pĂ©ter tout ce refrain-lĂ . C’est vraiment injuste. Alors qu’est-ce que vous dites des cuisiniers des chefs d’Etat ? Qu’est-ce que vous dites de leurs chauffeurs ? Qu’est-ce que vous dites des mĂ©decins qui soignent les chefs d’Etat en Afrique ? Qu’est-ce que vous dites des gens qui repassent leurs habits, leurs lavandiers ? Nous, on fait notre mĂ©tier, et puis c’est tout. Vous savez, mĂȘme les Ă©pouses des chefs d’Etat ne sont pas forcĂ©ment de leur avis, politiquement parlant. C’est injuste ce dĂ©bat-lĂ , ce procĂšs qu’on nous fait rĂ©guliĂšrement de façon rĂ©currente. C’est vraiment injuste vis-Ă -vis de nous, les chanteurs. On ne fait que faire notre mĂ©tier. On ne fait que « prester » pour gagner notre vie. C’est tout. Ce n’est parce qu’on a chantĂ© que l’on est forcĂ©ment de cet avis-lĂ , qu’on est contre le peuple ou contre le bien-ĂȘtre en gĂ©nĂ©ral. C’est faux et injuste.

    Quand vous dites que Papa Wemba Ă©tait la substance de la musique congolaise, qu’est-ce que vous voulez dire par lĂ  ? Ce n’était pas seulement un grand chanteur, c’était aussi un trĂšs grand musicien ?

    C’était un mĂ©lodiste. C’était quelqu’un qui aimait les nuances. Il jouait avec sa voix. Il faisait tout ce qu’il voulait avec sa voix. Il avait une voix haut perchĂ©e qui tenait bien les notes, et longtemps, encore que, comme tous les ĂȘtres humains, il n’était pas parfait, mais il excellait dans son art.

    rfi

  • Étienne Tshisekedi, Monsieur Non

    Étienne Tshisekedi, Monsieur Non

    katumbi-tshisekedi-katebe-De Mobutu Ă  Kabila, depuis quatre dĂ©cennies, l’ombrageux Étienne Tshisekedi tient tĂȘte Ă  tous les pouvoirs, ce qui lui vaut une grande popularitĂ©. ÂgĂ© et malade, livrera-t-il son dernier combat lors de la prĂ©sidentielle ?

    Quarante ans. VoilĂ  quarante ans qu’il tient tĂȘte aux chefs d’État qui se sont succĂ©dĂ© aux commandes de la RD Congo. Aujourd’hui encore, Étienne Tshisekedi, 83 ans, reste persuadĂ© qu’il est l’unique chef lĂ©gitime du peuple congolais. Et refuse obstinĂ©ment de reconnaĂźtre l’autoritĂ© de Joseph Kabila. Il a beau vivre depuis deux ans dans un petit immeuble de Woluwe-Saint-Pierre, une commune chic de Bruxelles, rien n’y fait : l’opposant historique croit dur comme fer en son destin.

    À Kinshasa il est vrai, le « prĂ©sident », comme il aime se faire appeler par sa cour, continue Ă  peser sur la vie politique. Dans les quartiers populaires, les derniers « parlementaires debout » l’attendent comme le messie. Guettant chaque jour les rares informations qui filtrent depuis la Belgique, ils s’interrogent sur les revirements de leur champion. Depuis un an, le moins que l’on puisse dire est qu’il les a multipliĂ©s


    AprÚs des décennies de lutte, Tshisekedi avait en effet semblé lùcher prise en mai 2015. Il avait alors envoyé des émissaires entamer des négociations avec le gouvernement. Des réunions, censées rester secrÚtes, avaient été organisées à Venise ou à Ibiza, loin des yeux de la diaspora. Pour Joseph Kabila, un accord avec son irréductible opposant aurait représenté un joli coup politique.

    « Quand il a appris que le camp prĂ©sidentiel proposait des postes, il a flairĂ© le piĂšge et a tout arrĂȘté », FĂ©lix Tshisekedi

    Il lui aurait permis d’apaiser une rue toujours prĂȘte Ă  s’enflammer, comme l’ont montrĂ© les Ă©meutes de janvier 2015. Voire de nĂ©gocier son maintien au pouvoir au-delĂ  de son dernier mandat constitutionnel qui, en principe, doit s’achever Ă  la fin de 2016. Si l’éternel opposant y consentait, qui, Ă  Kinshasa ou en Occident, pourrait y trouver Ă  redire ?

    L’affaiblissement de Tshisekedi rendait cette ouverture possible. Victime d’un malaise (un AVC, selon certains proches), il avait Ă©tĂ© Ă©vacuĂ© de la capitale congolaise par avion mĂ©dicalisĂ© en aoĂ»t 2014. Depuis, il n’apparaissait plus que sur des vidĂ©os. Celles-ci, hachĂ©es par des coupes nombreuses, ne rassuraient pas vraiment sur son Ă©tat de santĂ©. On doutait alors de sa capacitĂ© Ă  prononcer un discours jusqu’au bout.

    On murmurait que son entourage le manipulait et qu’il Ă©tait prĂȘt Ă  brader l’image de l’icĂŽne vieillissante en Ă©change d’une poignĂ©e de maroquins ministĂ©riels. Ces pourparlers avec le pouvoir s’étant vite Ă©bruitĂ©s, les « combattants » – les ultras de la diaspora -, dĂ©nonçant une trahison, commençaient Ă  manifester Ă  Bruxelles. « Nous Ă©tions en train d’y laisser des plumes », confie un cadre de l’Union pour la dĂ©mocratie et le progrĂšs social (UDPS), le parti de Tshisekedi.

    Et lĂ , coup de théùtre : dans l’un de ces retournements dont il a le secret, le « vieux » suspend les nĂ©gociations sans crier gare. « Ses proches en Ă©taient Ă  discuter de la rĂ©partition des postes, ironise un fin connaisseur de l’opposition, Ă  Bruxelles. MĂȘme eux ont Ă©tĂ© surpris de son revirement. » « Quand il a appris que le camp prĂ©sidentiel proposait des postes, il a flairĂ© le piĂšge et a tout arrĂȘtĂ© », confirme son fils FĂ©lix.

    AprĂšs des semaines de silence, le Sphinx finit par se prononcer. Pour dire non, encore une fois. « Le pouvoir s’est fait avoir, assure un ministre. On a cru pouvoir amadouer Tshisekedi. Mais il est incontrĂŽlable. »

    Ce caractĂšre lui a peut-ĂȘtre coĂ»tĂ© le pouvoir et l’a assurĂ©ment privĂ© d’alliances.

    Et ensuite ? La situation se fige, jusqu’au 10 avril dernier : là, sous la pression internationale, le patron de l’UDPS accepte d’ouvrir de nouvelles discussions avec le pouvoir. Mais assorties de conditions telles que les chances d’aboutir à un accord demeurent trùs minces.

    Pour le meilleur et pour le pire, l’octogĂ©naire Ă  la mine renfrognĂ©e refuse de changer de cap. FidĂšle Ă  lui-mĂȘme : tĂȘtu comme une mule et imprĂ©visible, mĂȘme pour ses alliĂ©s. « Je crois avoir eu son oreille lorsque je le conseillais, tĂ©moigne Albert Moleka, son ancien directeur de cabinet. Mais personne ne peut se targuer d’avoir une influence totale sur lui. » Dans son entourage, qui lui est tout acquis, il reste ce patriarche luba que personne n’ose contester. « S’il Ă©tait au pouvoir, je crois qu’il serait plus autoritaire encore que Kabila », assure un visiteur rĂ©gulier.

    Ce tempĂ©rament volcanique lui vaut, aussi, son exceptionnelle popularitĂ©. Dans une classe politique oĂč tant ont renoncĂ© Ă  leurs idĂ©aux pour un poste, il est le seul Ă  n’avoir jamais collaborĂ© avec le rĂ©gime Kabila. Mais ce caractĂšre lui a peut-ĂȘtre coĂ»tĂ© le pouvoir. Et l’a assurĂ©ment privĂ© d’alliances. Car avec le reste de l’opposition aussi, Tshisekedi souffle le chaud et le froid. Ces derniers mois, c’était avec le Front citoyen 2016, cette coalition de l’opposition et de la sociĂ©tĂ© civile formĂ©e pour obtenir le dĂ©part de Kabila. FĂ©lix Tshisekedi Ă©tait prĂ©sent Ă  Dakar, en dĂ©cembre 2015, lors de son lancement.

    Jusqu’à prĂ©sent pourtant, l’UDPS n’a signĂ© aucun accord. Son leader « n’a pas confiance dans certains opposants, explique un cadre du Front. Il veut s’assurer que personne n’a l’ascendant. En mĂȘme temps, il demande Ă  bĂ©nĂ©ficier d’un statut particulier
 » Exiger pour lui-mĂȘme ce qu’il refuse aux autres ? L’ego de Tshisekedi est tout aussi lĂ©gendaire que son obstination. « Sa conception du pouvoir est celle de sa gĂ©nĂ©ration, celle de Mobutu, assure un compagnon de route. Pour lui, le pouvoir ne se partage pas. »

    De  brefs débuts en politique avec Mobutu

    Avant sa rupture avec le « marĂ©chal-prĂ©sident », Tshisekedi a Ă©tĂ© l’un de ses plus proches collaborateurs. AprĂšs le coup d’État mobutiste de 1960, il entre dans son premier gouvernement, celui des commissaires spĂ©ciaux, qui traque Patrice Lumumba, le hĂ©ros de l’indĂ©pendance, puis le remet Ă  ses assassins. Tshisekedi est alors Ă©tudiant Ă  l’universitĂ© Lovanium, Ă  Kinshasa. À 27 ans, le jeune KasaĂŻen voit dans l’indĂ©pendance une promesse d’ascension rapide. D’autant que l’éducation que lui a dispensĂ©e son pĂšre, Alexis Mulumba, catĂ©chiste, lui a permis de s’extraire d’un milieu plutĂŽt modeste. Il sera l’un des premiers Congolais Ă  obtenir un diplĂŽme de droit, en 1961. Cela explique peut-ĂȘtre qu’il se montre aussi pointilleux sur les textes et les procĂ©dures.

    Avec le second coup d’État de Mobutu, en 1965, Tshisekedi se voit attribuer de nouvelles responsabilitĂ©s. Il est nommĂ© au trĂšs stratĂ©gique ministĂšre de l’IntĂ©rieur. L’une des pages les plus sombres du mobutisme s’écrit sous son autoritĂ©, celle des « martyrs de la PentecĂŽte ». AccusĂ©s de complot contre le rĂ©gime, quatre responsables politiques ont les yeux crevĂ©s, puis sont pendus dans le grand stade de Kinshasa, le 1er juin 1966.

    La terreur qui s’empare alors du pays permet d’asseoir la dictature. La carriĂšre de Tshisekedi, elle, se poursuit Ă  vive allure. En 1967, il est l’un des rĂ©dacteurs de la Constitution et du manifeste de la Nsele, l’acte fondateur du parti unique. Deux ans plus tard, il est nommĂ© ambassadeur au Maroc. Il tiendra Ă  peine plus d’un an. « Il s’exprime trĂšs franchement, commente son fils FĂ©lix. Je crois qu’il n’était pas fait pour la diplomatie
 »

    La rupture avec Mobutu ne survient qu’en 1980. Dans une lettre ouverte, qu’il signe avec douze autres parlementaires, il a alors l’audace de dĂ©noncer les dĂ©rives du rĂ©gime. Deux ans plus tard, il participe Ă  la crĂ©ation de l’UDPS, dans la clandestinitĂ©. Pourquoi entre-t-il en rĂ©bellion ? « C’est une histoire de femmes », assure un bon connaisseur de l’ancien rĂ©gime.

    Mobutu avait en effet pour habitude d’humilier ses collaborateurs en leur volant leurs compagnes. « Propagande ! balaie FĂ©lix Tshisekedi. La rupture est nĂ©e du massacre des mineurs sur le site diamantifĂšre de Katekelayi, prĂšs de Mbujimayi, en 1979. Alors que le pouvoir essayait d’étouffer l’affaire, mon pĂšre et d’autres dĂ©putĂ©s originaires de la rĂ©gion demandaient des comptes. »

    Congo-star Kinshasa/archives J.A.

    Entre aura grandissante et bataille d’égo

    Dans les annĂ©es 1980, ses multiples incarcĂ©rations lui confĂšrent une aura sans Ă©gale, ce qu’il ne tarde pas Ă  comprendre. « J’ai fait sa connaissance en 1988, explique le Dr Tharcisse Loseke, restĂ© proche de lui depuis. J’étais chef du service de neurologie Ă  la clinique universitaire de Kinshasa.

    Il avait reçu un coup Ă  la tĂȘte lors d’une manifestation rĂ©primĂ©e par les services de sĂ©curitĂ©. On l’a sorti de sa geĂŽle pour que j’écrive un rapport le dĂ©clarant fou. J’ai refusĂ©. Je voulais toutefois l’hospitaliser pour lui Ă©viter la dĂ©tention. Il m’a dit : « Non, en prison, je gĂȘne davantage Mobutu. » »

    En 1990, lorsque survient la confĂ©rence nationale instaurant le multipartisme, Tshisekedi, au faĂźte de sa gloire, est dĂ©signĂ© chef de l’opposition et de la sociĂ©tĂ© civile. À partir de lĂ , son histoire sera une suite d’occasions manquĂ©es. Mobutu consent Ă  le nommer Premier ministre en octobre 1991 ? Au moment de signer sa prestation de serment, il raye d’un trait de plume toutes les dispositions qui le soumettent au chef de l’État.

    Il est immédiatement révoqué. Ce scénario se répÚte au cours des années 1990. « Les Américains lui disaient : « Devenez Premier ministre, vous marginaliserez Mobutu progressivement », raconte un ancien conseiller. Son inconstance a fini par les lasser. »

    Pendant ce temps, le pays sombre. Mais rien n’arrĂȘte la bataille d’ego qui l’oppose Ă  Mobutu. Pas mĂȘme l’invasion de la RD Congo, en 1996, par Laurent-DĂ©sirĂ© Kabila, aidĂ© du Rwanda et de l’Ouganda. Quand le rebelle chasse Mobutu et prend Kinshasa par les armes, Tshisekedi revendique Ă  nouveau le pouvoir. Le vainqueur lui propose un tracteur pour aller cultiver ses champs


    « Personne ne contestait l’hĂ©gĂ©monie de Tshisekedi »

    Tandis que les mouvements armĂ©s se multiplient dans tout le pays, Tshisekedi se refuse Ă  militariser son parti. C’est une constante chez lui : certes, ses partisans provoquent rĂ©guliĂšrement des troubles en marge de leurs manifestations, mais jamais leur chef n’a tentĂ© de s’emparer du pouvoir par la force. « Certains membres du parti avaient commencĂ© Ă  stocker des armes dans le KasaĂŻ, explique un ancien proche. Tshisekedi a menacĂ© de dĂ©missionner pour s’opposer Ă  cette option. »

    En 2006, pour solder un conflit interminable, la premiĂšre prĂ©sidentielle multipartite de l’histoire de la RD Congo est enfin organisĂ©e, sous l’égide de la communautĂ© internationale. À « seulement » 73 ans, l’opposant ne tente pas sa chance et appelle au boycott, convaincu que les chancelleries occidentales ont dĂ©jĂ  adoubĂ© le fils de Laurent-DĂ©sirĂ© Kabila, Joseph, qui lui a succĂ©dĂ© Ă  sa mort, en 2001. Une erreur, selon de nombreux observateurs, qui prive Tshisekedi de ressources et d’influence.

    Lors du scrutin de 2011, il change de stratĂ©gie. Quand tout le monde le dit trop ĂągĂ© et malade, il revient au pays aprĂšs un long sĂ©jour Ă  Bruxelles. « On ignore ce que ses mĂ©decins lui ont donnĂ©, mais il nous a surpris en faisant campagne », confie un diplomate europĂ©en alors en poste Ă  Kinshasa. Sauf que le pouvoir a changĂ© les rĂšgles du jeu : l’élection n’a qu’un tour, ce qui oblige l’opposition Ă  se rassembler pour avoir une chance de l’emporter.

    « Personne ne contestait l’hĂ©gĂ©monie de Tshisekedi, explique un conseiller qui a participĂ© aux pourparlers avec les autres candidats, LĂ©on Kengo wa Dondo et Vital Kamerhe. Ils Ă©taient prĂȘts Ă  se rallier, mais ils voulaient une nĂ©gociation, des postes
 Tshisekedi ne leur a offert aucune garantie. » Son intransigeance l’a peut-ĂȘtre privĂ© d’un raz de marĂ©e Ă©lectoral


    MalgrĂ© cela, il rĂ©alise de trĂšs loin le premier score de l’opposition : 32,33 %, selon les chiffres officiels. Il serait mĂȘme le vĂ©ritable vainqueur du scrutin, laisse entendre Laurent Monsengwo, le cardinal de Kinshasa, qui le tient pourtant en piĂštre estime. Tshisekedi, lui, en est convaincu. « Je vous demande, Ă  tous, de rechercher ce monsieur [Kabila] partout oĂč il est sur le territoire national et de me l’amener ici vivant », lance-t-il depuis sa rĂ©sidence de Limete, Ă  Kinshasa. Le verbe est virulent ; la stratĂ©gie, absente.

    Sans vĂ©ritables relais dans le systĂšme sĂ©curitaire, les cercles du pouvoir ou les ambassades, il n’a pour lui que la ferveur de ses partisans. Il ne veut pas, non plus, exercer d’influence au Parlement. Lorsqu’il interdit Ă  ses dĂ©putĂ©s de siĂ©ger, leur chef de file, Samy Badibanga, n’obtempĂšre pas. C’est la rupture. « Certains dĂ©putĂ©s avaient vendu des biens pour financer leur campagne. Ils ont Ă©tĂ© Ă©lus, et on leur refusait le droit de percevoir leurs indemnitĂ©s. C’était trĂšs dur Ă  accepter », concĂšde un proche de Tshisekedi.

    Que peut-il encore espĂ©rer aujourd’hui ? Pour la Ă©niĂšme fois, son entourage annonce son retour imminent Ă  Kinshasa. Ce serait pour dĂ©but mai, et une « Ă©quipe d’avance » est dĂ©jĂ  sur place. L’accueil qui lui sera rĂ©servĂ© dira s’il est toujours aussi populaire. Car son parti n’avait pas vu venir les Ă©meutes de janvier 2015 et se montre incapable, depuis, d’organiser une manifestation consĂ©quente.

    La rĂ©pression s’abat davantage sur les mouvements citoyens, signe que le pouvoir craint beaucoup moins l’UDPS
 ou qu’il la mĂ©nage. « Il y a deux strates dans le soutien Ă  Étienne Tshisekedi, se rassure son fils FĂ©lix. Les militants du parti, et les sympathisants. Ces derniers ne se mobilisent que dans des moments trĂšs particuliers, comme les Ă©lections, mais ils restent trĂšs nombreux. »

    Tout dĂ©pendra, surtout, de la santĂ© du patriarche. « Son mĂ©decin lui interdit pour l’instant les efforts intellectuels intenses », explique son entourage pour justifier ses refus d’entretien. Un argument surprenant pour qui prĂ©tend diriger un pays de plus de 70 millions d’habitants. « Je crois plutĂŽt que le Sphinx n’a pas encore dĂ©cidĂ© de parler, affirme une source qui l’a vu Ă  plusieurs reprises ces derniers mois. Il a parfois des absences et se fatigue trĂšs vite. J’ai toutefois pu avoir une discussion de plus d’une heure avec lui. Il Ă©tait lucide, tenait des propos cohĂ©rents et pouvait se dĂ©placer sans aide. »

    Laurent Rebours/AP/SIPA

    « Il veut rentrer Ă  Kinshasa dĂšs que possible, assure Tharcisse Loseke. À Bruxelles, il s’ennuie. » Son quotidien se partage entre sĂ©ances de kinĂ©sithĂ©rapie, un peu de marche et des matinĂ©es devant la tĂ©lĂ©vision. Signe que son Ă©tat s’amĂ©liore, il reçoit de plus en plus. À son domicile pour les intimes, parmi lesquels RaphaĂ«l Katebe Katoto, le frĂšre aĂźnĂ© de MoĂŻse Katumbi, autre poids lourd de l’opposition. Dans les hĂŽtels Montgomery ou Marriott pour les entretiens plus formels, comme rĂ©cemment avec MoĂŻse Katumbi ou Tom Perriello, l’envoyĂ© spĂ©cial des États-Unis pour la rĂ©gion des Grands Lacs.

    On reste loin, toutefois, de l’intensitĂ© d’une campagne dans un pays aussi vaste et dĂ©pourvu d’infrastructures que la RD Congo. Le report probable de la prĂ©sidentielle, thĂ©oriquement prĂ©vue pour novembre, pourrait ne pas lui dĂ©plaire : il lui Ă©viterait de subir une nouvelle fois cette Ă©preuve. Peut-ĂȘtre pense-t-il avoir plus de chances en surfant sur un certain vide constitutionnel.

    Vers un dialogue


    Certes, il a rĂ©cemment acceptĂ© de jouer le jeu du dialogue avec le pouvoir, sous la houlette du Togolais Edem Kodjo, le facilitateur de l’UA. Il a envoyĂ© Ă  Kinshasa son fils FĂ©lix, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du parti, Bruno Mavungu, et son adjoint Bruno Tshibala. Mais pour quel objectif ? Accepter le principe d’un report du scrutin ? Entrer dans un gouvernement d’union nationale ?

    « Ces deux points sont des lignes rouges, rĂ©pond FĂ©lix. Nous ne prendrons part Ă  une transition que si Kabila quitte le pouvoir. » Difficile d’imaginer le camp prĂ©sidentiel y consentir
 Toutes les conditions sont donc rĂ©unies pour que ces nĂ©gociations fassent Ă  nouveau long feu.

    Reste une derniĂšre carte : le recours, en cas de vacance du pouvoir. Ce scĂ©nario, qui pourrait faire de Tshisekedi un prĂ©sident de transition jusqu’à l’organisation d’élections auxquelles il ne serait pas candidat, prĂ©senterait pour lui un double avantage : correspondre Ă  son Ăąge et Ă  l’image qu’il a toujours voulu se donner, celle d’un combattant de la dĂ©mocratie, remettant le pouvoir au peuple, au soir de sa vie.

    MoĂŻse Katumbi serait sans doute prĂȘt Ă  le soutenir dans cette aventure, qui aurait Ă  ses yeux l’avantage de l’écarter de la course Ă  la succession. Pour y parvenir, encore faut-il contraindre Joseph Kabila de quitter son fauteuil en dĂ©cembre. Par la nĂ©gociation, la diplomatie ou la force. Trois domaines dans lesquels Tshisekedi s’est rarement illustré 

    Pierre Boisselet- JA

  • Tshisekedi
 aprĂšs lui, qui ?

    Tshisekedi
 aprùs lui, qui ?

    Étienne-Tshisekedi-L’UDPS pourrait-elle survivre Ă  Tshisekedi ? Pas Ă©vident : le vieux chef n’a jamais prĂ©parĂ© sa succession et continue d’occuper toute la scĂšne.

    Dans l’histoire de la RD Congo, une rĂšgle simple s’est toujours vĂ©rifiĂ©e : jamais parti politique n’a survĂ©cu Ă  son leader. On comprend donc que les 83 printemps d’Étienne Tshisekedi suscitent une certaine angoisse parmi les cadres de l’Union pour la dĂ©mocratie et le progrĂšs social (UDPS). D’autant qu’il ne fait rien pour organiser sa succession.

    « MĂȘme affaibli, il reste notre meilleur atout, affirme son fils FĂ©lix. Lui seul peut nous rassembler, sa magie opĂšre toujours. » Le congrĂšs, censĂ© se tenir d’ici Ă  quelques semaines Ă  Kinshasa, devrait donc le reconduire Ă  la tĂȘte du parti. Du moins, de ce qu’il en reste. Car l’éloignement du vieux chef (il a passĂ© Ă  peine plus de trois ans au pays durant la derniĂšre dĂ©cennie) l’a dĂ©sorganisĂ©.

    Départs et désorganisation

    Plusieurs cadres l’ont quittĂ©, comme Albert Moleka, l’ancien directeur de cabinet de Tshisekedi, qui tente de faire revivre une ancienne dissidence, l’UDPS-Kibassa. D’autres ont Ă©tĂ© rĂ©trogradĂ©s dans la hiĂ©rarchie, mais restent populaires auprĂšs de certains militants avec qui ils ont constituĂ© de petites baronnies. C’est le cas de Valentin Mubake, l’ex-conseiller politique de Tshisekedi, ou de Jacquemin Shabani, l’ancien secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’UDPS.

    L’aile parlementaire, menĂ©e par Samy Badibanga, est toujours officiellement exclue pour avoir dĂ©sobĂ©i Ă  la consigne de ne pas siĂ©ger. Enfin, la direction du parti Ă  Kinshasa, incarnĂ©e par Bruno Mavungu, souffre de ne pas avoir un accĂšs direct au prĂ©sident, restĂ© Ă  Bruxelles.

    Les membres de l’entourage de Tshisekedi, essentiellement des Lubas du KasaĂŻ, gardent en effet jalousement le contrĂŽle de son agenda, monnayant parfois leur influence, rĂ©elle ou supposĂ©e. Ainsi, des nĂ©gociations avec des Ă©missaires du prĂ©sident Kabila se sont multipliĂ©es depuis un an sans que le « vieux » ait toujours donnĂ© son aval.

    Son retour au pays ne serait donc pas de trop pour rĂ©unifier toutes ces tendances et galvaniser la base. MĂȘme dans cette Ă©ventualitĂ©, les cadres pourraient ĂȘtre de plus en plus tentĂ©s de nĂ©gocier leur ralliement au pouvoir.

    Pierre Boisselet- JA

     

  • La CĂŽte d’Ivoire va rendre hommage au roi de la rumba Papa Wemba

    La CĂŽte d’Ivoire va rendre hommage au roi de la rumba Papa Wemba

    wemba-Abidjan rendra hommage Ă  Papa Wemba mercredi lors d’une grande veillĂ©e artistique.

    La CĂŽte d’Ivoire va rendre mercredi un hommage au roi de la rumba congolaise Papa Wemba, dĂ©cĂ©dĂ© dimanche Ă  Abidjan oĂč il participait au Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua), a annoncĂ© lundi l’organisateur du festival.

    “Une grande veillĂ©e artistique pour rendre hommage Ă  l’illustre disparu, est prĂ©vue dans la nuit de mercredi Ă  jeudi”, Ă©crit le commissariat gĂ©nĂ©ral du Femua dans un communiquĂ©.

    “Plus de 100 artistes chanteurs et musiciens nationaux et internationaux vont se succĂ©der sur la scĂšne de cette veillĂ©e de 21 heures Ă  l’aube”, selon le texte.

    La veuve de Papa Wemba Ă  Abidjan

    Avant cet hommage, les organisateurs sont Ă  pied d’oeuvre pour Ă©tablir le programme des obsĂšques et le rapatriement du corps en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC).

    Une délégation composée de six personnes, dont la veuve du chanteur, Marie Rose dit maman Amazone, et le gouverneur de sa région natale de Sankuru, le Pr Ulungu Lukata Berthold, est arrivée en milieu de journée à Abidjan en provenance de Kinshasa, a déclaré un des organisateurs du Femua.

    Une rencontre est “aussitĂŽt prĂ©vue, en compagnie de l’ambassadeur de RDC Ă  Abidjan, rentrĂ© prĂ©cipitamment du Mali en vue d’Ă©tablir un programme dĂ©finitif”, a-t-il assurĂ©.

    L’information Ă©tait Ă  la Une de tous les quotidiens ivoiriens de lundi: “Le dernier roi de la rumba se retire de la scĂšne”, Ă©crit le journal indĂ©pendant Tribune. “Papa Wemba a rangĂ© le micro, hier”, selon le quotidien L’Expression. Le journal gouvernemental FraternitĂ© Matin qui a consacrĂ© trois pages Ă  l’artiste, barre sa Une, “DĂ©cĂšs de Papa Wemba/ L’icĂŽne de la musique tombe micro en main”.

    Papa Wemba, 66 ans, lĂ©gende de la musique congolaise, est dĂ©cĂ©dĂ© aprĂšs un malaise survenu sur scĂšne Ă  Abidjan, dans le quartier populaire d’Anoumabo qui a vu naĂźtre Magic System, groupe star de la musique ivoirienne.

    Le chanteur a connu ces derniÚres années quelques ennuis de santé, selon des sources proches des organisateurs du festival.

    Les hommages se sont multipliĂ©s pour saluer un des chanteurs africains les plus populaires d’Afrique et le prince de la SAPE (SociĂ©tĂ© des Ambianceurs et des Personnes ElĂ©gantes), mouvement dont il a Ă©tĂ© l’un des initiateurs au ZaĂŻre dans les annĂ©es 70 et qui se caractĂ©rise par les plus grandes audaces vestimentaires.

    Koffi OlomidĂ© pleure “son grand frĂšre”

    Le Congolais (RDC) Koffi OlomidĂ©, un chanteur de renom de la trempe de Papa Wemba dit “pleurer un grand frĂšre” sur sa page facebook.

    “La musique congolaise est dĂ©cimĂ©e, elle a explosĂ© (…) je refuse de croire Ă  la nouvelle” de la mort de Papa Wemba, “un ami trĂšs cher”, affirme Koffi OlomidĂ©, un adepte de la rumba.

    “Souvenir avec Papa Wemba dans un duo de +Ami Oh+ de Manu Dibango. Il avait une voix d’ange”, a twittĂ© en anglais la chanteuse bĂ©ninoise AngĂ©lique Kidjo.

    A Paris, le ministÚre français des Affaires étrangÚres lui a aussi rendu hommage lundi.

    “Papa Wemba aura marquĂ© l’histoire de la culture congolaise en rĂ©inventant la rumba devenue, grĂące Ă  lui, un phĂ©nomĂšne artistique et musical universel”.

    “Avec la crĂ©ation de la SociĂ©tĂ© des ambianceurs et des personnes Ă©lĂ©gantes, il a Ă©galement constituĂ© un phĂ©nomĂšne social majeur”, a estimĂ© le Quai d’Orsay.

    L’ONU Ă©galement attristĂ©e

    Le ReprĂ©sentant spĂ©cial du SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations Unies en RDC Maman Sambo Sidikou se dit profondĂ©ment attristĂ© par l’annonce de la disparition de l’artiste musicien connu sous le nom de Papa Wemba.

    “Au nom de toute la famille des Nations Unies en RDC, Mr Maman Sidikou prĂ©sente ses sincĂšres condolĂ©ances Ă  la famille de l’illustre disparu et aussi Ă  toute la nation congolaise”, dĂ©clare l’ONU dans un communiquĂ© de presse.

    VOA