Tag: rdc

  • RDC : le facilitateur de l’Union africaine veut respecter la Constitution

    RDC : le facilitateur de l’Union africaine veut respecter la Constitution

    edem kodjo-Edem Kodjo, l’ancien Premier ministre togolais, a reconnu qu’il devra trouver une voie médiane entre les Congolais qui tiennent au respect du délai constitutionnel pour la tenue de l’élection présidentielle et ceux qui soutiennent la nécessité de prolonger le processus.

    La Constitution prévoit que l’élection présidentielle soit tenue avant décembre, mais la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et les autorités congolaises estiment que ce délai ne pourra pas être respecté car il faut au préalable réviser le fichier électoral, une opération qui doit, selon la CENI, durer entre 13 à 16 mois.

    Edem Kodjo promet, pour sa part, de travailler dans le respect de la Constitution.

    Déclaration d’Edem Kojo à la presse avec Top Congo FM (2:08)
    “Je crois que dans notre esprit, il n’y a aucune confusion possible. Nous ne pouvons pas travailler en dehors de la Constitution. Nous ne pouvons pas travailler avec l’idée de ne pas respecter la Constitution. Je l’ai déjà dit et si ce n’était pas assez clair, je le redis,” souligne-t-il rappelant que cela avait même été déjà mentionné dans le communiqué conjoint Union africaine-Nations unies-Union européenne-Francophonie.

    “Le problème qu’il y a aujourd’hui, c’est qu’il y a la Constitution qu’il faut respecter, le délai constitutionnel qu’il faut respecter, mais il y a aussi le problème que tous les jours qui passent sont des jours qui ne permettent pas de dire que nous allons respecter ce délais dans les meilleures conditions. Alors que faisons-nous ? Est-ce que nous allons attendre jusqu’à ce que le délai soit épuisé pour commencer à nous poser la question : qu’est-ce qu’on fait ? Ou est-ce qu’en homme avisé, en bon père de famille, nous voyons quelles sont les dispositions, qu’ensemble assis autour d’une table, nous pouvons prendre pour faire avancer les choses. C’est simple comme bonjour,” a-t-il diagnostiqué.

    Le facilitateur de l’UA se place au juste milieu. Il veut jongler entre les deux tendances qui se confrontent sur la scène politique congolaise.

    “Moi, je ne rentre pas dans la querelle entre légalistes qui estiment que les Nations unies ont dit ceci de manière définitive et que ça constitue une sorte de case qu’il faut constamment avoir à l’esprit. Mais je ne prends pas partie non plus pour ceux qui disent qu’il fait être pragmatique, il faut être légaliste tout ça là à la fois. Nous, nous sommes partisans de cela”, a-t-il soutenu.

    M. Kodjo a annoncé que le dialogue national en RDC durera deux semaines avec une possibilité d’une légère prolongation, mais sans s’éterniser indéfiniment.

    Le comité préparatoire sera en place à la fin de la semaine, a-t-il indiqué.

    VOA

  • Election : l’UDPS veut voir clair avant le 24 avril

    Election : l’UDPS veut voir clair avant le 24 avril

    Tshisekedi-Etienne Tshisekedi reste égal à lui-même. Le président de l‘UDPS exige des signaux clairs pour la tenue de la présidentielle dans le délai constitutionnel. Le facilitateur du dialogue et la Majorité présidentielle sont prévenus.
    La fille aînée de l‘Opposition, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), lance un ultimatum aux institutions publiques et au facilitateur du dialogue pour voir des signaux clairs sur la volonté de remettre sur les rails le processus électoral en vue, notamment, de la tenue de la présidentielle dans le délai constitutionnel. Cet ultimatum qui court jusqu’au 24 avril a été lancé dans un communiqué de presse de l’UDPS signé le 10 avril à Bruxelles par le lider maximo, Etienne Tshisekedi wa Mulumba. «Il est impérieux que la désignation d’un facilitateur soit de nature à conduire effectivement le peuple congolais à des élections, notamment la présidentielle, conformes à la Constitution et aux délais qu’elle prescrit», souligne le communiqué.
    Un message totalement destiné à la Majorité présidentielle et au facilitateur du dialogue, Edem Kodjo. Ce dernier a la lourde tâche de réunir toutes les forces vives de la nation autour du dialogue national inclusif. Pour l’UDPS, l’objectif de ce forum ne peut s’écarter aucunement de l’organisation des élections en 2016. « Si d’ici le 24 avril il y a rien de convaincant, je compte demander à mon parti, aux forces du changement et à l’ensemble du peuple… de titrer toutes les conséquences de la persistance de l’impasse, dont on sait qu’elle a été artificiellent créée, autant qu’elle est entretenue par le pouvoir qui, de ce fait aura seul à en répondre devant l’histoire », martèle Etienne Tshisekedi dans son communiqué.
    La classe politique congolaise reste divisée su la tenue du dialogue. L’objet dé ce forum, bien que défini autour du processus électoral par le président de la République, reste flou pour les antidialogues. Certaines forces de l’Opposition et de la Société civile soupçonnent la Majorité présidentielle de chercher, à travers ces assises, un énième mandat au chef de l’Etat dont le deuxième et dernier s’achève au 19 décembre 2016. 
    Par AMEDEE MK-Le Potentiel
  • Dialogue national, le comité préparatoire sera en place à la fin de la semaine-facilitateur

    Dialogue national, le comité préparatoire sera en place à la fin de la semaine-facilitateur

    EDEN-KODJO--Selon le facilitateur désigné par l’union africaine, l’installation du comité préparatoire interviendra “à la fin de la semaine”.

    Un dialogue inclusif
    “J’ai besoin encore d’avoir un peu de temps pour consulter même ceux qui ne sont pas chauds de commencer le dialogue avec nous”.

    Car pour l’ancien premier ministre togolais, ce dialogue doit être inclusif.

    “S’il ne l’était pas ce serait dommage”, reconnaît il, en insistant sur le fait qu’on “ne peut pas non plus rester indéfiniment sans avoir la moindre perspective”.
    Dans cet état d’esprit, il lance un appel à tous de rejoindre la table du dialogue pour trouver solution aux problèmes.
    “Je souhaite que tout le monde soit présent. Je souhaite que l’on mette tout sur la table, les problèmes un à un pour les résoudre”.
    Le dialogue devrait cependant démarrer, meme sans ceux-là, “qui pourront a tout moment, dès qu’ils en auront exprimé le besoin, venir s’asseoir avec nous et on travaillera tous ensemble”.
    L’UDPS participera au dialogue, mais pose des conditions.

    Le facilitateur s’est félicité que l’UDPS, le parti d’Etienne Tshisekedi, ait répondu favorablement à son appel.

    “La grande première étape était de savoir si l’UDPS marchait avec nous, aujourd’hui c’est le cas… Son Président est pressé de voir que les choses se mettent en place”.

    Etienne Tshisekedi a cependant prévenu que la participation de son parti n’est pas inconditionnelle.

    “Si d’ici le 24 avril il n’y a rien de convaincant, je compte demander à mon parti, aux forces du changement et à l’ensemble du peuple qui m’a porté à la Magistrature suprême en 2011, de tirer toutes les conséquences de la persistance de l’impasse, dont on sait qu’elle a été artificiellement créée autant qu’elle est entretenue par le pouvoir qui, de ce fait, aura seul à répondre devant l’histoire”.

    Respect de la constitution.

    Selon Edem Kodjo, le forum devrait durer 2 semaines, “un petit débordement pourrait être accepté”, et se tiendra avec l’idée du respect des délais constitutionnels.

    “Je ne viens pas dans un pays que je respecte avec l’idée de violer sa constitution, je ne peux pas le faire, c’est contre ma nature”, a précisé Edem Kodjo en conference de presse.

    “Il ne faut pas établir une sorte de dialogue long qui n’en finit jamais, il faut limiter l’ordre du jour à un cadre précis et tout faire pour obtenir une feuille de route approuvée par tout le monde qui nous serve de direction à suivre”.

    Aucune précision de lieu ni de date n’a été donnée sur la tenue du forum.

    Gino Rehema.- Top Congo

  • Fraude au fisc congolais-Dan Gertler, notoirement proche de Joseph Kabila et de Moïse Katumbi, reste une énigme

    Fraude au fisc congolais-Dan Gertler, notoirement proche de Joseph Kabila et de Moïse Katumbi, reste une énigme

    Dan Gertler-Les « Panama papers » en trois points

    • Le Monde et 108 autres rédactions dans 76 pays, coordonnées par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), ont eu accès à une masse d’informations inédites qui jettent une lumière crue sur le monde opaque de la finance offshore et des paradis fiscaux.
    • Les 11,5 millions de fichiers proviennent des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialiste de la domiciliation de sociétés offshore, entre 1977 et 2015. Il s’agit de la plus grosse fuite d’informations jamais exploitée par des médias.
    • Les « Panama papers » révèlent qu’outre des milliers d’anonymes de nombreux chefs d’Etat, des milliardaires, des grands noms du sport, des célébrités ou des personnalités sous le coup de sanctions internationales ont recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs.

    Fraude au fisc congolais

    Le nom de Dan Gertler est apparu sur des comptes en Suisse chez HSBC. Les domiciliations exotiques de ses sociétés, elles, lui permettent de ne payerqu’un minimum d’impôts en République démocratique du Congo, où les experts estiment que l’homme d’affaires israélien a fait perdre des milliards de dollars de revenus à l’Etat. En 2014, il a revendu au gouvernement les droits pétroliers détenus à travers une obscure société offshore, Nessergy, trois cent fois plus cher que leur prix d’achat.

    Pour la plupart des Congolais, Dan Gertler, notoirement proche de Joseph Kabila et du riche entrepreneur et ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, reste une énigme. La RDC, pourtant, est sa « seconde patrie », dit-il. Naturalisé en 2003, il y débarque chaque semaine ou presque en jet privé, rend visite au rabbin de Kinshasa et reçoit ses interlocuteurs dans sa fastueuse villa du centre-ville, ou, plus rarement, dans celle qu’il loue au cœur des mines du Katanga.

    Il a « tout compris à la politique des négros »

    En plus des hôpitaux et des dispensaires, Dan Gertler le philanthrope a rénové le zoo de Lubumbashi mais aussi l’école française de cette ville, au plus grand embarras de Paris qui ne sait que penser de lui. Le vendredi, en général, il repart en Israël pour passer le shabat en famille dans sa demeure de Bnei Brak, cité connue pour abriter une communauté juive ultra-orthodoxe dans la banlieue de Tel-Aviv. Celui que ses partenaires décrivent comme « un joueur de poker agressif et prêt à tout pour gagner » se vante aussi d’avoir « tout compris à la politique des négros », selon un de ses anciens collaborateurs interrogé par la justice israélienne en 2010.

    L’Israélien sait aussi se jouer de ses détracteurs. Chassé de Mossack Fonseca en 2011, il est réapparu quatre ans plus tard dans les fichiers de la firme panaméenne à travers un contrat passé avec la société Callery Ressources Ltd, domiciliée au Panama, qui fait valoir des prestations de conseil à hauteur de 10 millions de dollars sur le site minier de Mutanda. Ce gisement, situé non loin de Kolwezi, au Katanga, est opéré par Glencore en partenariat avec Dan Gertler. Là encore, les actifs et les revenus de la mine irriguent des sociétés établies dans des paradis fiscaux.

    Des circuits offshore qui commencent à inquiéter Kinshasa. Pour des raisons politiques. Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur du Katanga, a rallié la principale coalition de l’opposition qui l’a désigné, le 30 mars 2016, comme candidat à la présidence. Il apparaît comme la menace la plus sérieuse pour le chef de l’Etat, Joseph Kabila, qui se méfie désormais de son « ami » Dan Gertler. « Le président n’a pas d’amis, tranche un de ses conseillers. Dan[Gertler] est beaucoup trop proche de Moïse [Katumbi]. Le président sait bien qu’il peut trahir et le tient à distance. » Ce qui fait sourire l’entourage de M. Katumbi, qui nie tout lien financier avec Dan Gertler : « Dan doit tout à Kabila, qui lui doit une bonne partie de sa fortune ».

    De fait, le chef de l’Etat redoute désormais que la fortune qu’il a autorisé Dan Gertler à accumuler s’en aille financer la campagne d’un adversaire pour l’élection présidentielle, prévue fin 2016.

    Extrait de l’artuicle du journal” Le Monde”- du 4/07/2016

  • L’opposition défend «l’ingérence acceptable» des Nations unies

    L’opposition défend «l’ingérence acceptable» des Nations unies

    OPPOSITION PHOTO-En République démocratique du Congo (RDC), l’opposition a réagi aux propos du ministre des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, et de son collègue de la Communication, Lambert Mende. Ceux-ci ont qualifié « d’irresponsable » la résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations unies qui demande au gouvernement d’organiser les élections dans le délai constitutionnel. La Dynamique de l’opposition parle d’une « ingérence acceptable ». Pour Olivier Kamitatu, du G7, la RDC est signataire de la charte des Nations unies au terme de laquelle les pays membres s’engagent à respecter les décisions du Conseil de sécurité. Le G7 a organisé une conférence de presse, samedi 9 avril.

    « Le G7 souligne que le respect de la Constitution et l’organisation des élections dans les délais qu’elle prescrit relève de la responsabilité du gouvernement », a déclaré Olivier Kamitatu, du G7 qui s’est également interrogé sur la responsabilité que le gouvernement rejette sur le Conseil de sécurité des Nations unies.

    « Où se trouve donc l’irresponsabilité dont parle le gouvernement ? Est-ce dans le chef des Nations unies dont la France a initié la résolution ? Les Etats-Unis ? La Chine ? La Grande-Bretagne ? La Russie ? L’Angola, pays frère et voisin ? L’Egypte et les autres membres du Conseil de sécurité qui ont rappelé au gouvernement son obligation de veiller à l’organisation des élections, conformément à la Constitution ? », a demandé Olivier Kamitatu.

    Même réaction au sein de la Dynamique de l’opposition et notamment l’Union pour la nation congolaise (UNC). « La communauté internationale, surtout le Conseil de sécurité des Nations unies qui est chargé de l’ordre public international, est obligée de prendre ses responsabilités et c’est le cas de la résolution 2277 parce qu’un pouvoir qui tergiverse devant des obligations constitutionnelles, je pense que cette ingérence se justifie », a déclaré de son côté, Jean-Bertrand Ewanga, de l’UNC.

    RFI

  • Officiellement nommé facilitateur du dialogue, Edem Kodjo est arrivé à Kinshasa ce soir !

    Officiellement nommé facilitateur du dialogue, Edem Kodjo est arrivé à Kinshasa ce soir !

    edem kodjo-Aubin Minaku a annoncé pour très bientôt le début du dialogue avec la mise en place du comité préparatoire.

    « Nous avons l’acte déclencheur du dialogue. Ce dialogue va démarrer très bientôt par la mise en place du comité préparatoire. Et l’étape importante de la préparation va commencer », a dit le Président de l’Assemblée nationale, au cours d’une conférence de presse tenue ce jeudi à Kinshasa. Il a surtout remercié la communauté internationale pour son soutien.

    Par ailleurs, Eden Kodjo a été officiellement désigné facilitateur du dialogue national. Il est arrivé ce soir à Kinshasa dans le même avion que Vital Kamerhe et Lisanga Bonganga. Information politico.cd. Il vient surtout prendre part à la mise en place du comité préparatoire. Dans quelques heures, il rencontrera Joseph Kabila pour lui faire rapport et passer à l’étape de la matérialisation du processus du dialogue.

    Édouard Kodjovi Kodjo a notamment été deux fois Premier ministre du Togo. Sur le plan international, il a notamment occupé le poste de gouverneur du Fonds monétaire international (FMI) et celui de Secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine (OUA).

  • DÉPART DE SASSOU NGUESSO: LA RÉPONSE D’AKOUALA A KAMERHE

    DÉPART DE SASSOU NGUESSO: LA RÉPONSE D’AKOUALA A KAMERHE

    kamerhe-sassou-Plus rien ne va entre les autorités de Brazzaville et Vital Kamerhe, président de l’Union pour la Nation Congolaise, parti politique de la République Démocratique du Congo. Le premier à réagir au propos de monsieur Kamerhe est l’ancien ministre des zones économiques au Congo, Alain Akouala.

    En effet, monsieur Kamerhe a choisi de prendre également ces distances avec le Président Denis Sassou Nguesso. Lors de son passage au journal de la chaîne française TV5 Monde, Vital Kamerhe a invité le président Sassou à préparer son départ.

    « Ce que je peux dire au Président Denis Sassou Nguesso qui est un sage africain, comme on a l’habitude de le dire, c’est de se ressaisir et de comprendre qu’il y a aucune arme qui peut vaincre la volonté d’un peuple qui est déterminé à prendre son destin entre ses mains. Le mandat qu’il vient d’avoir, je ne sais pas comment ça va se passer, qu’il puisse préparer tranquillement son départ. Je pense que ça sera pour le bien des peuples du Congo-Brazzaville, et ça sera aussi pour le bien de toute l’Afrique. Et nous lui en serons reconnaissant. » dit Vital Kamerhe.

    Contacté par Oeil d’Afrique, Alain Akouala dit ne pas être surpris par les propos de « l’ancien collaborateur de Joseph Kabila. »  Puis de rajouter: « Kamhere dont on connaît l’addiction médiatique tient des propos qui révèlent ses limites d’Homme d’état! On peut se demander si Kamerhe n’a pas d’autres ambitions que d’être un éternel opposants. » s’interroge monsieur Akouala.

    Le premier soutien du Président congolais dénonce les liens cachés de monsieur Kamerhe. « Il est important que Vital Kamerhe comprenne que l’Afrique est rentrée dans l’ère de l’auto détermination. Nous ne sommes plus à l’époque ou pour arriver aux affaires, il fallait devenir une caisse de résonance de certain lobbys. » dit l’ancien ministre.

    Une manière pour Alain Akouala de voler au secours du Président Sassou Nguesso dont la réélection à la tête du Congo le 20 mars dernier, est fortement contester par l’opposition qui se dénoncer une tricherie.

    © OEIL D’AFRIQUE

  • Dialogue politique inclusif : l’OIF prête à accompagner la RDC

    Dialogue politique inclusif : l’OIF prête à accompagner la RDC

    michael Jean-Cette organisation, qui affirme avoir des contacts avec le facilitateur désigné par l’Union africaine (UA), Edem Kodjo, considère le dialogue inclusif comme un cadre de rassemblement de la classe politique congolaise.

    L’audience accordée, le 4 avril, par la Secrétaire générale de la Francophonie, Mme Michaelle Jean, à la représentante personnelle du chef de l’État de la RDC à la Francophonie, Isabel Machik Tshombe, dans son cabinet de travail à Paris, a permis d’aborder plusieurs thèmes liés notamment la Francophonie, les programmes de coopération et à la situation politique en RDC.

    S’agissant de la situation politique, Mme Isabel Machik Tshombe a salué les efforts d’accompagnement de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à la RDC, notamment le communiqué conjoint publié le 16 février par l’OIF, l’UA, l’Union européenne (UE) et l’ONU ainsi que sa mission pour la fiabilisation du fichier électoral de la Céni.

    La Secrétaire générale de la Francophonie, a, pour sa part, réitéré le soutien de son organisation à la RDC. À l’en croire, l’OIF est prête à accompagner le dialogue politique inclusif attendu en RDC, « comme un cadre de rassemblement de la classe politique congolaise ». Le communiqué publié à l’issue de cette audience par le bureau de la représentante personnelle du chef de l’État de la RDC à la Francophonie a noté qu’à ce titre, l’OIF a admis avoir des contacts avec le facilitateur désigné par l’UA pour le dialogue politique inclusif, Edem Kodjo.

    Il a également été noté qu’une visite du numéro 1 de la Francophonie en RDC n’était pas exclue, bien que l’agenda très chargé avec beaucoup d’engagements ne permette pas encore à la Secrétaire générale Michaël Jean de faire le déplacement sur le sol congolais.

    En ce qui concerne les programmes de coopération, les deux personnalités ont mis un accent particulier sur le programme de promotion de l’emploi par l’entrepreneuriat chez les femmes et les jeunes dont la RDC sera parmi les premiers États bénéficiaires. La Secrétaire générale de la Francophonie a, en outre, exprimé le souhait de voir la RDC, hôte du sommet de la Francophonie réussie en 2012, apporter son expérience à Madagascar, qui abritera le prochain sommet de cette organisation internationale prévu pour novembre 2016 à Antananarivo.

    Lucien Dianzenza

    (Agence d’information d’afrique centrale)
  • Sport:Mbokani ne jouera plus pour la sélection nationale de la RDC

    Sport:Mbokani ne jouera plus pour la sélection nationale de la RDC

    mbokani-L’international congolais a annoncé mardi sa décision de ne plus jouer pour les Léopards, la sélection nationale de la RDC.

    “J’ai pris la décision d’arrêter avec la sélection nationale. Je ne veux plus jouer pour le Congo. Je trouve injuste le traitement qui m’est réservé. C’est pourquoi, après avoir discuté avec ma famille, mes proches, je décide d’arrêter”, a déclaré Dieumerci Mbokani dans une interview avec Top Congo FM, une radio partenaire de VOA Afrique à Kinshasa.

    L’attaquant congolais de Norwich a pris la décision alors qu’il était sous la menace des sanctions de la part de la Fédération congolaise de football association (Fecofa) pour ne pas s’être présenté aux deux dernières rencontres de l’équipe nationale de la RDC contre les Palancas Negras de l’Angola.

    Dieumerci Mbokani affirme plutôt qu’il avait besoin de temps pour se remettre après l’attentat à l’aéroport de Bruxelles dont il a gardé un traumatisme pour avoir été sur place au moment des faits.

    Il se plaint que les autorités de la fédération congolaise qui l’ont appelé le même jour n’aient pas fait de suivi plus tard. Il attendait pourtant l’avion qui devait l’emmener à Kinshasa pour le match contre l’Angola quand l’explosion a eu lieu à l’aéroport.

    La décision de l’international congolais semble être dictée par une accumulation de frustrations.

    “J’ai tout le temps des problèmes avec la fédération. Il y avait déjà ce prétendu conflit avec Robert Nouzaret (ancien sélectionneur des Léopards), aujourd’hui un autre problème se crée “, déclare-t-il.

    VOA

  • Magic System et Papa Wemba au festival Femua, un mois après l’attentat de Grand Bassam

    Magic System et Papa Wemba au festival Femua, un mois après l’attentat de Grand Bassam

    PAPA WEMBA-Ce festival organisé à Abidjan du 19 au 24 avril par le groupe ivoirien Magic System en présence de Papa Wemba ou Vieux Farka Touré, sera la première grande manifestation culturelle après l’attentat dans la station balnéaire ivoirienne.

    Le Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua) “sera l’occasion de dire aux terroristes: +nous n’avons pas peur de vous, vous n’avez pas entamé notre moral+”, a expliqué à l’AFP Salif Traoré, dit A’Salfo, le leader du groupe ivoirien Magic System.

    “Nous allons démontrer pendant près d’une semaine cette solidarité du peuple ivoirien face aux terroristes” en rassemblant plus de 150.000 personnes par jour, promet-il.

    Quinze personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête sur cette attaque jihadiste du 13 mars qui a fait 19 morts à Grand-Bassam, une station balnéaire ivoirienne, près d’Abidjan.

    Cet attentat sans précédent dans le pays a été revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), en réponse à l’opération antijihadiste au Sahel menée par la France et ses alliés régionaux.

    Le Femua, créé en 2008, réunira pour cette 9e édition une quinzaine d’artistes africains de renom, dont le “père” de la rumba congolaise Papa Wemba ou le guitariste virtuose malien Vieux Farka Touré, fils du légendaire Ali Farka Touré.

    Les chanteurs IJahman (Jamaïque), Charlotte Dipanda (Cameroun), Kery James (France), Toofan (Togo), Élida Almeida (Cap Vert), Daddy Lumba (Ghana) sont également attendus à ce festival qui se déroulera essentiellement à Anoumabo, un quartier pauvre d’Abidjan aux ruelles boueuses, où se côtoient habitations précaires et maisons modernes.

    Le quartier d’Anoumabo a vu naître Magic System, groupe star de la musique ivoirienne, qui depuis son succès, “Premier Gaou”, enchaîne les tubes en Afrique et en Europe.

    “La musique viendra prendre la place pendant cette période de la douleur semée par les jihadistes. Si nous réussissons ce pari, nous aurons rendu un vibrant hommage aux victimes” souligne A’Salfo.

    Cette édition dont le thème (prévu avant les événement de Grand-Bassam) est “Jeunesse et développement” entend attirer également l’attention des autorités sur “la vulnérabilité” de la jeune génération.

    “Une jeunesse devient vulnérable et se radicalise quand elle n’a pas de projet social”, note l’artiste et promoteur du festival.

    La ville de Korhogo (nord), proche des frontières du Burkina et du Mali, deux pays victimes d’attaques jihadistes, accueillera les festivaliers le dernier jour de la manifestation.

    Avec AFP