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  • RDC: la Biac rouvre ses portes et veut rassurer sa clientèle

    RDC: la Biac rouvre ses portes et veut rassurer sa clientèle

    Biac-Les guichets de la Banque internationale pour l’Afrique au Congo (Biac) ont rouvert ce mercredi à Kinshasa. Cette banque a traversé une situation trouble qui a suscité des rumeurs parmi lesquelles les plus folles. La clientèle inquiète a même entrepris de retirer ses dépôts. Une nouvelle direction collégiale a été mise en place. Mise en cause, la Banque centrale du Congo est venue au secours en mettant à la disposition de la Biac une importante quantité d’argent liquide et en rassurant la clientèle sur l’avenir de l’établissement bancaire.

    « Aujourd’hui, il y a des clients qui ont été servis en dollars, des clients VIP. Au niveau des caisses, il y avait d’autres clients aussi qui ont été servis, mais il y avait des montants précis », témoigne Dody Ilunga qui était ce mercredi à la Banque internationale pour l’Afrique au Congo. « Pour le compte épargne, en tout cas les gens n’arrivent pas à avoir au-delà de 300 dollars. Pour les comptes courants, il y a d’autres personnes qui sont servies. On leur donne 800 à 1 200 dollars ».

    Priorité a été accordée aux fonctionnaires dont plusieurs ont pu percevoir leurs salaires : « Pour le franc congolais, en tout cas la situation est bonne. Là, j’ai vu, on est en train de payer les salaires des fonctionnaires de l’Etat. Quelques amis aussi sont venus faire les retraits en francs congolais. J’avais un ami qui devait avoir plus de deux millions et on lui a servi ».

    La veille, c’est-à-dire mardi, la Banque centrale avait révélé avoir mis d’importants fonds liquides à la disposition de la Biac.

    RFI

  • Tension à Lubumbashi : des chars et des commandos dans les rues

    Tension à Lubumbashi : des chars et des commandos dans les rues

    char-de-combat-Un mouvement inhabituel de transport des chars de combat, du matériel militaire et d’hommes des troupes a lieu depuis le weekend à Lubumbashi, capitale de l’ex-province du Katanga, a constaté le correspondant de VOA Afrique sur place.

    Un climat de terreur et d’inquiétude s’installe dans la ville où la situation devient de plus en plus tendue au fur et à mesure que l’échéance constitutionnelle pour la tenue de l’élection présidentielle se rapproche. Le scrutin doit, selon la Constitution, se tenir avant décembre 2016.

    Aucune explication n’est donnée de la part des autorités sur cette présence militaire nombreuse.

    “Je les ai vus moi-même de mes propres yeux : des chars de combat avec des militaires qui régulaient la circulation de leur manière pour les faire passer. C’est du terrorisme. On veut nous traumatiser”, se plaint un habitant de la ville trouvé dans la rue.

    Un reportage de Narval Mabila à Lubumbashi (3:05)

    Le sujet fait l’objet est des discussions dans la ville.

    “Nous sommes très inquiets de ce qui peut arriver dans l’avenir… Ces militaires viennent de quelque part, de Bunia peut-être… ils se circulent avec armes lourdes et autres matériel de guerre, mais pourquoi ?” s’interroge un habitant.

    Certains Lushois sont plutôt convaincus que la présence nombreuse de ces matériels de guerre et troupes constituent une mesure du gouvernement pour prévenir toute situation d’insécurité éventuelle… “car le pays sort d’une guerre”, affirme un autre habitant que VOA Afrique a interrogé.

    Les ONG de défense des droits ont quant à elles adressé une lettre ouverte demandant des explications à ce sujet au ministre congolais de la Défense.

    “Il s’agit d’un mouvement des militaires qui ne peut qu’inquiéter les populations civiles. Le dispositif militaire tel que nous le voyons aujourd’hui laisse penser qu’il y a de fortes manœuvres militaires dans la région”, souligne Me Timothée Mbya, de Justicia Asbl.

    Pour lui, les autorités doivent donner des explications sur la présence de ces commandos et du matériel de guerre arrivés dans la ville. “Cela, en vue d’apaiser aussi la population que les investisseurs”, soutient le défenseur des droits de l’homme.

    Le Commissaire spécial de la nouvelle province du Haut-Katanga, Félicien Katanga, explique, pour sa part, qu’il s’agit juste d’une simple opération de ravitaillement de la brigade provincial décidée par le pouvoir central.

    Toutefois, ce mouvement des troupes et matériels militaire fait croître des suspicions dans cette province où la situation est tendue depuis quelques.

    La police y visite régulièrement, et de plus en plus, des opposants.

    La tension est montée davantage après la désignation le weekend dernier de Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur de l’ex-province du Haut-Katanga, comme candidat à la prochaine élection présidentielle par un groupe d’anciens frondeurs du régime de Kabila passés à l’opposition.

    L’élection présidentielle doit se tenir avant décembre 2016, selon la Constitution de la RDC. Mais elle devient de plus en plus improbable car la Commission nationale électorale indépendante (CENI) a annoncé qu’elle devrait avant tout procéder à la révision du fichier électoral, une opération qui va, selon elle, durer entre 13 à 16 mois.

    VOA

     

  • RDC : Tshisekedi aurait donné son accord écrit pour le dialogue

    RDC : Tshisekedi aurait donné son accord écrit pour le dialogue

    Tshisekedi-Il n’y a plus de doute possible : l’élection présidentielle en RDC ne se tiendra pas à l’échéance prévue. Après l’échec de la révision de la loi électorale en janvier 2015, la majorité présidentielle qui n’avait pas prévu de plan B ne compte plus que sur un hypothétique dialogue qui accorderait à Joseph Kabila une rallonge de son mandat. Ce week-end, à Monaco, trois représentants du pouvoir, dont Antoine Ghonda, ont rencontré Papy Tshimpangila, Bona Kalonga et Christian Tshisekedi membres de l’Udps. Ceux-ci auraient mis sur la table un accord écrit du chef du parti Etienne Tshisekedi pour la participation de l’Udps au dialogue. Il aurait été question du prix que la majorité mettrait pour que cet accord soit rendu public et effectif. Le feu vert de Joseph Kabila est attendu mais des doutes sur l’authenticité du document pourraient contrarier les desseins des trois membres de l’Udps.

    Les précédentes rumeurs sur les tractations entre les deux parties avaient évoqué l’implication du député national Félix Tshisekedi qui, ce week-end, s’en remettait au Bon Dieu depuis Jérusalem. Ce député, qui n’a jamais siégé au parlement, serait totalement opposé à ce dialogue et rejoindrait ainsi la ligne dure du G7 composée de Moïse Katumbi et des autres dissidents de la majorité présidentielle. Or, même si l’Udps est affectée et affaiblie par la persistance des divergences et des rumeurs de corruption sur cette question, un accord avec ce parti aurait une forte portée symbolique pour la majorité notamment aux yeux de la communauté internationale. En quête désespérée d’un interlocuteur de poids pour organiser « son » dialogue et en recueillir le fruit appelé « glissement » sur les bords du fleuve Congo, l’écurie présidentielle peine à trouver un interlocuteur et une caution crédibles à son dialogue.

    Il reste que les émissaires de Joseph Kabila sont repartis de Monaco avec des sentiments mitigés, car si leur patron est prêt à débourser les dollars qu’il faudrait, leurs trois interlocuteurs n’ont pas pu leur garantir la participation effective (physique) d’Étienne Tshisekedi dont le retour au pays maintes fois annoncé est indéfiniment repoussé.

    |Botowamungu Kalome (AEM)

     

  • RDC : l’opposition rejette l’élection des gouverneurs

    RDC : l’opposition rejette l’élection des gouverneurs

    Par Eddy Isango

    fayulu2-L’opposition congolaise considère l’élection des gouverneurs des provinces nouvellement créées, remportée le weekend dernier à plus de 70% par la majorité au pouvoir, comme une manœuvre de plus du régime en place pour maintenir le président Joseph Kabila à son poste au-delà des limites constitutionnelles.

    L’Alliance pour la majorité présidentielle, famille politique de M. Kabila, a remporté 14 des 20 postes de gouverneurs. L’opposition a boycotté l’élection. Le scrutin étant indirect, les gouverneurs sont élus par les députés des assemblées provinciales.

    “Il s’agissait d’une affaire de M. Kabila et de ses proches qui cherchent à se maintenir coûte que coûte au pouvoir. L’opposition n’était pas concernée par cette manœuvre qui n’a aucune légitimité”, a déclaré à VOA Afrique, le député Martin Fayulu, un des leaders de la plateforme Dynamique de l’opposition.

    L’opposition estime que cette élection ne devait pas avoir lieu car les députés provinciaux qui ont élu ces gouverneurs n’ont plus de mandats. Ils étaient élus en 2006 pour un mandat de 5 ans. Mais ils sont restés en place faute de nouvelles élections provinciales.

    “Le peuple congolais a besoin de voir la Constitution respectée et la Constitution est très claire : M. Kabila doit partir le 19 décembre et avant cette date, il faut avoir un président élu qui prêtera serment le 20 décembre… Le peuple congolais n’attend pas autre chose”, tranche M. Fayulu.

    L’opposition dénonce la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui s’est déclarée dans l’impossibilité d’organiser la présidentielle dans les délais constitutionnels et a demandé aux composantes politiques de se concerter pour se mettre d’accord sur la question.

    “Le président de la CENI, Corneille Naanga, ne dit pas la vérité. Dans le document d’appel d’offres, la CENI précise que l’opération d’enrôlement doit prendre deux mois : 60 jours. Alors, je ne comprends pas d’où viennent les 13 ou les 16 mois dont il parle maintenant pour justifier sa manœuvre”, se plaint M. Fayulu.

    L’opposant accuse aussi le président de la CENI de se détourner de sa mission d’organiser les élections selon la Constitution et de suivre les décisions qui lui dicte le pouvoir.

    Pour sa part, la majorité au pouvoir se félicite des résultats obtenus dans ces élections de gouverneurs et estime qu’ils prouvent que de quel côté se trouve le peuple congolais.

  • RDC : la majorité remporte la quasi-totalité des postes de gouverneurs de nouvelles provinces

    RDC : la majorité remporte la quasi-totalité des postes de gouverneurs de nouvelles provinces

    election- gouv-La majorité a gagné quatorze postes de gouverneur de nouvelles provinces issues du démembrement décidé en République démocratique du Congo, selon les résultats provisoires publiés samedi par le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni)

    Ces résultats concernent 20 des 21 nouvelles provinces. La majorité présidentielle (MP) a gagné dans quatorze provinces alors que des indépendants ont pris la direction de cinq nouvelles provinces.

    Aussitôt publiés, ils sont transmis aux cours d’appel “pour le traitement du contentieux éventuel et proclamation des résultats définitifs”, a déclaré le président de la Céni Corneille Nangaa.

    Dans la province du Sud Ubangi (nord-ouest), l’élection du gouverneur n’a pas été organisée conformément à une décision de justice.

    Au Nord-Ubangi (nord-ouest), la candidate de la majorité est contrainte à un second tour “dans les trois jours”, selon M. Nangaa.

    “C’est un recul démocratique, la majorité a imposé des listes uniques dans certaines provinces à coup de menaces, violences et achats de conscience”, a déclaré pour sa part le sénateur Jacques Djoli, du Mouvement de libération du Congo (MLC) de l’ancien vice-président Jean Pierre Bemba détenu à la Cour pénale internationale (CPI).

    “La Majorité présidentielle a démontré qu’elle est toujours majoritaire avec 84% de succès”, a écrit dans un message à l’AFP, le ministre Lambert Mende, président d’un parti influent de la majorité.

    Le passage d’une organisation administrative de la RDC de 11 à 26 provinces est prévue par la Constitution de 2006, mais n’a jamais été mis en application.

    Selon les termes du processus initié par les autorités, six provinces ont été éclatées en 21 nouvelles entités, cinq des provinces existantes devant rester les mêmes.

    L’opposition voit à travers ce processus couteux, une manoeuvre du président congolais Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se maintenir au delà de la fin de son mandat en décembre, entretenant le doute sur son avenir politique, alors que la Constitution lui interdit de se représenter.

    Le gouvernement présente la réforme comme un moyen de rapprocher l’administration du peuple dans un pays de plus de deux millions de kilomètres carrés où certaines avaient la taille d’un pays et favoriser ainsi le développement dans les coins reculés d’un des pays les moins développés au monde.

    Avec AFP

  • RDC: liste de nouveaux gouverneurs de province élus

    RDC: liste de nouveaux gouverneurs de province élus

    Nouvelle carte RDC-La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a organisé samedi 26 mars l’élection de gouverneurs et vice-gouverneurs dans vingt des vingt-et-une nouvelles provinces de la RDC. Les résultats disponibles pour dix-neuf provinces indiquent que la majorité présidentielle va diriger quatorze provinces. Cinq candidats indépendants ont été élus gouverneurs au Bas-Uélé, Haut-Uélé, Equateur, Kasaï-central et à la Mongala. Aucune femme n’a été élue gouverneure.
    Les gouverneurs déjà élus, selon des résultats encore provisoires qui doivent être confirmés par la Ceni, sont les suivants:

    Bas-Uélé

    • ·Gouverneur : Kasubu Mbaya Borrey Armand (Indépendant)
    • ·Vice-Gouverneur : Mayonga Barekanombe François Barthelemy

    Equateur 

    • ·Gouverneur : Bolamba Tony Tony  Cassius (Indépendant)
    • ·Vice-Gouverneur : Intombi Embele Jeannine

    Haut-Katanga 

    • ·Gouverneur : Kazembe Musonda Jean-Claude (majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Mushitu Kat N’fund Bijou

    Haut-Lomami

    • ·Gouverneur : Mbuyu Kabango  Célestin (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Ilunga Nkulu Nene

    Haut-Uélé 

    • ·Gouverneur : Lola Kisanga Jean-Pierre (Indépendant)
    • ·Vice-Gouverneur : Mangbukele Mangadima Prosper

    Ituri

    • ·Gouverneur : Abdallah Pene Mbaka Jefferson (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Keta Upar Pacifique

    Kasaï 

    • ·Gouverneur : Manyanga Ndambo Marc (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Mbingho N’vula Hubert

    Kasaï -Central 

    • ·Gouverneur : Kande Mupompa Alex (Indépendant)
    • ·Vice-Gouverneur : Milonga Milonga Justin

    Kasaï-Oriental 

    • ·Gouverneur : Ngoy Kasanji Alphonse  (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Mutanda Kabuya Jean-Pierre

    Kwango 

    • ·Gouverneur : Kabula Mavula Larousse (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Kaputu Vita Emery

     Kwilu 

    • ·Gouverneur : Kinyoka Kaba Lumuna Godel (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Bulukungu Bera-Kay Nicolas

     Lomami 

    • ·Gouverneur : Kamanda  Tshibangu Muteba Patrice (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Kazadi Ngoy Gabriel

     Lualaba 

    • ·Gouverneur : Richard Muyez  (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Masuka Saini Fifi

    Mai-Ndombe

    • ·Gouverneur : Ngobila Mbaka Gentiny (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Massamba Malika Antoine Job

    Mongala

    • ·Gouverneur : Essimba  Baluwa Bolea Bienvenu  (Indépendant)
    • ·Vice-Gouverneur : Bokungu Bubu Aimé

    Sankuru 

    • ·Gouverneur : Ulungu Ekunda Lukata (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Lokadi Otete Opetha Pierre

    Tanganyika 

    • ·Gouverneur : Ngoy Kitangala Richard (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : ALI BIN Omari

    Tshopo

    • ·Gouverneur : Ilongo Tokole Jean (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Basango Makedjo Léon Déhon

    Tshuapa 

    • ·Gouverneur : Lomboto Lombonge Cypien majorité
    • ·Vice-Gouverneur : Ifoku Mputa Mpunga Marie-Josée

    Pour ce qui est du Nord-Ubangi, un second tour devrait être programmé par la Ceni ; aucun candidat n’ayant obtenu la majorité requise. Marie-Thérèse Gerengbo (MP) est arrivée en tête avec neuf voix sur dix-huit, suivi d’André Teddy Kapalata du MCL, huit. Les indépendants Guido Mbuy et José Masikini en sortent respectivement avec une et zéro voix.

    En revanche, cette élection n’a pas eu lieu au Sud-Ubangi, comme programmé. La cour d’appel de Mbandaka a en effet annulé vendredi 25 mars l’élection du bureau définitif de l’assemblée provinciale du Sud-Ubangi. Il appartient désormais à la Ceni de décider du nouveau calendrier de l’élection  du gouverneur dans cette province.

    r.o