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  • RDC : l’opposition rejette l’élection des gouverneurs

    RDC : l’opposition rejette l’élection des gouverneurs

    Par Eddy Isango

    fayulu2-L’opposition congolaise considère l’élection des gouverneurs des provinces nouvellement créées, remportée le weekend dernier à plus de 70% par la majorité au pouvoir, comme une manœuvre de plus du régime en place pour maintenir le président Joseph Kabila à son poste au-delà des limites constitutionnelles.

    L’Alliance pour la majorité présidentielle, famille politique de M. Kabila, a remporté 14 des 20 postes de gouverneurs. L’opposition a boycotté l’élection. Le scrutin étant indirect, les gouverneurs sont élus par les députés des assemblées provinciales.

    “Il s’agissait d’une affaire de M. Kabila et de ses proches qui cherchent à se maintenir coûte que coûte au pouvoir. L’opposition n’était pas concernée par cette manœuvre qui n’a aucune légitimité”, a déclaré à VOA Afrique, le député Martin Fayulu, un des leaders de la plateforme Dynamique de l’opposition.

    L’opposition estime que cette élection ne devait pas avoir lieu car les députés provinciaux qui ont élu ces gouverneurs n’ont plus de mandats. Ils étaient élus en 2006 pour un mandat de 5 ans. Mais ils sont restés en place faute de nouvelles élections provinciales.

    “Le peuple congolais a besoin de voir la Constitution respectée et la Constitution est très claire : M. Kabila doit partir le 19 décembre et avant cette date, il faut avoir un président élu qui prêtera serment le 20 décembre… Le peuple congolais n’attend pas autre chose”, tranche M. Fayulu.

    L’opposition dénonce la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui s’est déclarée dans l’impossibilité d’organiser la présidentielle dans les délais constitutionnels et a demandé aux composantes politiques de se concerter pour se mettre d’accord sur la question.

    “Le président de la CENI, Corneille Naanga, ne dit pas la vérité. Dans le document d’appel d’offres, la CENI précise que l’opération d’enrôlement doit prendre deux mois : 60 jours. Alors, je ne comprends pas d’où viennent les 13 ou les 16 mois dont il parle maintenant pour justifier sa manœuvre”, se plaint M. Fayulu.

    L’opposant accuse aussi le président de la CENI de se détourner de sa mission d’organiser les élections selon la Constitution et de suivre les décisions qui lui dicte le pouvoir.

    Pour sa part, la majorité au pouvoir se félicite des résultats obtenus dans ces élections de gouverneurs et estime qu’ils prouvent que de quel côté se trouve le peuple congolais.

  • RDC : la majorité remporte la quasi-totalité des postes de gouverneurs de nouvelles provinces

    RDC : la majorité remporte la quasi-totalité des postes de gouverneurs de nouvelles provinces

    election- gouv-La majorité a gagné quatorze postes de gouverneur de nouvelles provinces issues du démembrement décidé en République démocratique du Congo, selon les résultats provisoires publiés samedi par le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni)

    Ces résultats concernent 20 des 21 nouvelles provinces. La majorité présidentielle (MP) a gagné dans quatorze provinces alors que des indépendants ont pris la direction de cinq nouvelles provinces.

    Aussitôt publiés, ils sont transmis aux cours d’appel “pour le traitement du contentieux éventuel et proclamation des résultats définitifs”, a déclaré le président de la Céni Corneille Nangaa.

    Dans la province du Sud Ubangi (nord-ouest), l’élection du gouverneur n’a pas été organisée conformément à une décision de justice.

    Au Nord-Ubangi (nord-ouest), la candidate de la majorité est contrainte à un second tour “dans les trois jours”, selon M. Nangaa.

    “C’est un recul démocratique, la majorité a imposé des listes uniques dans certaines provinces à coup de menaces, violences et achats de conscience”, a déclaré pour sa part le sénateur Jacques Djoli, du Mouvement de libération du Congo (MLC) de l’ancien vice-président Jean Pierre Bemba détenu à la Cour pénale internationale (CPI).

    “La Majorité présidentielle a démontré qu’elle est toujours majoritaire avec 84% de succès”, a écrit dans un message à l’AFP, le ministre Lambert Mende, président d’un parti influent de la majorité.

    Le passage d’une organisation administrative de la RDC de 11 à 26 provinces est prévue par la Constitution de 2006, mais n’a jamais été mis en application.

    Selon les termes du processus initié par les autorités, six provinces ont été éclatées en 21 nouvelles entités, cinq des provinces existantes devant rester les mêmes.

    L’opposition voit à travers ce processus couteux, une manoeuvre du président congolais Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se maintenir au delà de la fin de son mandat en décembre, entretenant le doute sur son avenir politique, alors que la Constitution lui interdit de se représenter.

    Le gouvernement présente la réforme comme un moyen de rapprocher l’administration du peuple dans un pays de plus de deux millions de kilomètres carrés où certaines avaient la taille d’un pays et favoriser ainsi le développement dans les coins reculés d’un des pays les moins développés au monde.

    Avec AFP

  • RDC: liste de nouveaux gouverneurs de province élus

    RDC: liste de nouveaux gouverneurs de province élus

    Nouvelle carte RDC-La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a organisé samedi 26 mars l’élection de gouverneurs et vice-gouverneurs dans vingt des vingt-et-une nouvelles provinces de la RDC. Les résultats disponibles pour dix-neuf provinces indiquent que la majorité présidentielle va diriger quatorze provinces. Cinq candidats indépendants ont été élus gouverneurs au Bas-Uélé, Haut-Uélé, Equateur, Kasaï-central et à la Mongala. Aucune femme n’a été élue gouverneure.
    Les gouverneurs déjà élus, selon des résultats encore provisoires qui doivent être confirmés par la Ceni, sont les suivants:

    Bas-Uélé

    • ·Gouverneur : Kasubu Mbaya Borrey Armand (Indépendant)
    • ·Vice-Gouverneur : Mayonga Barekanombe François Barthelemy

    Equateur 

    • ·Gouverneur : Bolamba Tony Tony  Cassius (Indépendant)
    • ·Vice-Gouverneur : Intombi Embele Jeannine

    Haut-Katanga 

    • ·Gouverneur : Kazembe Musonda Jean-Claude (majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Mushitu Kat N’fund Bijou

    Haut-Lomami

    • ·Gouverneur : Mbuyu Kabango  Célestin (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Ilunga Nkulu Nene

    Haut-Uélé 

    • ·Gouverneur : Lola Kisanga Jean-Pierre (Indépendant)
    • ·Vice-Gouverneur : Mangbukele Mangadima Prosper

    Ituri

    • ·Gouverneur : Abdallah Pene Mbaka Jefferson (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Keta Upar Pacifique

    Kasaï 

    • ·Gouverneur : Manyanga Ndambo Marc (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Mbingho N’vula Hubert

    Kasaï -Central 

    • ·Gouverneur : Kande Mupompa Alex (Indépendant)
    • ·Vice-Gouverneur : Milonga Milonga Justin

    Kasaï-Oriental 

    • ·Gouverneur : Ngoy Kasanji Alphonse  (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Mutanda Kabuya Jean-Pierre

    Kwango 

    • ·Gouverneur : Kabula Mavula Larousse (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Kaputu Vita Emery

     Kwilu 

    • ·Gouverneur : Kinyoka Kaba Lumuna Godel (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Bulukungu Bera-Kay Nicolas

     Lomami 

    • ·Gouverneur : Kamanda  Tshibangu Muteba Patrice (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Kazadi Ngoy Gabriel

     Lualaba 

    • ·Gouverneur : Richard Muyez  (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Masuka Saini Fifi

    Mai-Ndombe

    • ·Gouverneur : Ngobila Mbaka Gentiny (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Massamba Malika Antoine Job

    Mongala

    • ·Gouverneur : Essimba  Baluwa Bolea Bienvenu  (Indépendant)
    • ·Vice-Gouverneur : Bokungu Bubu Aimé

    Sankuru 

    • ·Gouverneur : Ulungu Ekunda Lukata (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Lokadi Otete Opetha Pierre

    Tanganyika 

    • ·Gouverneur : Ngoy Kitangala Richard (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : ALI BIN Omari

    Tshopo

    • ·Gouverneur : Ilongo Tokole Jean (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Basango Makedjo Léon Déhon

    Tshuapa 

    • ·Gouverneur : Lomboto Lombonge Cypien majorité
    • ·Vice-Gouverneur : Ifoku Mputa Mpunga Marie-Josée

    Pour ce qui est du Nord-Ubangi, un second tour devrait être programmé par la Ceni ; aucun candidat n’ayant obtenu la majorité requise. Marie-Thérèse Gerengbo (MP) est arrivée en tête avec neuf voix sur dix-huit, suivi d’André Teddy Kapalata du MCL, huit. Les indépendants Guido Mbuy et José Masikini en sortent respectivement avec une et zéro voix.

    En revanche, cette élection n’a pas eu lieu au Sud-Ubangi, comme programmé. La cour d’appel de Mbandaka a en effet annulé vendredi 25 mars l’élection du bureau définitif de l’assemblée provinciale du Sud-Ubangi. Il appartient désormais à la Ceni de décider du nouveau calendrier de l’élection  du gouverneur dans cette province.

    r.o

  • RDC : le dollar rendu obligatoire dans les secteurs des mines et des hydrocarbures

    RDC : le dollar rendu obligatoire dans les secteurs des mines et des hydrocarbures

    mine_or2-L’objectif de la Banque centrale de la République démocratique du Congo (RDC), qui a annoncé la mesure samedi, est de freiner le recul des réserves de change.

    Les entreprises actives dans les secteurs congolais des mines et des hydrocarbures devront désormais acquitter le paiement des taxes et des droits de douanes en dollars américains plutôt qu’en francs congolais, a annoncé la Banque centrale du Congo (BCC), samedi, selon Reuters.

    Une décision qui intervient alors que les autorités de la RD Congo tentent de freiner le recul des réserves de change entamées par la chute des cours des matières premières minières et des hydrocarbures sur les marchés internationaux.

    Ainsi, début février, les perspectives de la note souveraine du pays (« B-« ) que lui délivre Standard & Poor’s (S&P) étaient passées de « stables » à « négatives ». L’agence américaine notait un accroissement des « vulnérabilités de la RD Congo vis-à-vis de l’extérieur ». Les réserves de change du pays ont « atteint un niveau faible de 1,2 milliard de dollars le 31 décembre 2015, ce qui correspond à environ un mois de paiements courants », écrivaient les analystes.

    L’annonce de la BCC prend le contre-pied de la réglementation de change qu’elle avait introduite en mai 2014, qui faisait du franc congolais la principale monnaie pour toutes les opérations de change au moment où le pays se lançait dans un processus de dé-dollarisation.

    Deux milliards de dollars de revenus fiscaux et douaniers annuels

    Selon des estimations de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), une organisation internationale domiciliée en Norvège promouvant une gestion ouverte et responsable des ressources naturelles, les entreprises actives dans les secteurs congolais des mines et des hydrocarbures versent quelque 2 milliards de dollars annuels au gouvernement de RDC.

    Pareille mesure permettrait « de se ressaisir d’une partie des devises entrantes et de les allouer de façon rationnelles aux secteurs public et privé », a indiqué Deogratias Mutombo, le gouverneur de la BCC, cité par Reuters.

    Le franc congolais s’échange à 936,95 francs pour un dollar selon un chiffre communiqué par la BCC et cité par Reuters.

    jeune afrique

  • RDC: un possible report de la présidentielle agite la sphère politique

    RDC: un possible report de la présidentielle agite la sphère politique

    Joseph Kabila President de la RDC
    Joseph Kabila President de la RDC

    -Dans un entretien à la Voix de l’Amérique, le patron de la Céni a fait le constat que la présidentielle ne pouvait être organisé dans les délais constitutionnels que si les acteurs politiques renonçaient à réviser le fichier électoral, ce qui nuirait à la crédibilité du scrutin. Corneille Nangaa s’est dit prêt à saisir la Cour constitutionnelle pour demander un report de la présidentielle. Une déclaration d’intention qui a suffi à lancer un débat politico-juridique sur l’éventualité d’un report de la présidentielle.

    Pour la majorité, « Corneille Nangaa est dans son droit de solliciter son avis à la cour constitutionnelle ». Elle tient pour acquis que le président Kabila restera président jusqu’à l’organisation de l’élection, quel que soit le temps que ça prendra. Elle s’appuie sur un passage de l’article 70 de la Constitution : « A la fin de son mandat, le président reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau président élu. »

    « Du nouveau président élu, article indéfini, signifie bien qu’il y a eu élection et que son successeur est déjà élu », rétorque une plateforme de la société civile. Pour la coordination pour le respect de la Constitution, il n’y a que de deux mandats de cinq ans et pas un jour de plus. C’est l’avis du G7 et de la Dynamique de l’opposition. Cette dernière promet déjà des actions de grande envergure et parle d’un ballon d’essai du président de la commission électorale sur ordre du gouvernement.

    La G7 en appelle au Conseil de sécurité

    Le G7 dénonce le caractère inconstitutionnel d’une requête de la Céni auprès de la Cour constitutionnelle. La commission électorale ne peut demander un report de la présidentielle que si la vacance du pouvoir est déjà constaté et que c’est un cas de force majeur.

    Et alors que les discussions ont commencé à New York, ces sept anciens partis de la majorité demandent au Conseil de sécurité de donner un mandat plus fort à la Monusco, notamment pour le respect des droits de l’homme et la stabilisation de la démocratie.

    rfi

  • Jean-Pierre Bemba déclaré coupable par la CPI

    Jean-Pierre Bemba déclaré coupable par la CPI

    jp bemba-Les juges de la Cour Pénale Internationale ont déclaré l’ancien vice-président congolais responsable des crimes commis par les troupes du Mouvement pour la libération du Congo sur le territoire centrafricain en 2002-2003.

    L’ancien vice-président congolais est coupable de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis par sa milice en Centrafrique en 2002-2003, a affirmé lundi la Cour pénale internationale.

    D’après le verdict énoncé par la juge Sylvia Steiner, “la Chambre déclare Jean Pierre Bemba Gombo coupable des crimes suivants : meurtres en tant que crime contre l’humanité, meurtres en tant que crime de guerre, viols en tant que crime contre l’humanité et pillages”.

    Jean-Pierre Bemba “agissait de fait en tant que commandant militaire et avait le contrôle effectif de ses troupes en Centrafrique pendant toute la durée de l’opération”, a affirmé la juge Sylvia Steiner, ajoutant: “il est coupable de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre”.

    Les juges de la CPI estiment, au terme d’un procès marathon marqué par des allégations de subornation de témoins, que l’ancien vice-président congolais est responsable des meurtres et viols commis par sa milice en Centrafrique en 2002-2003.

    Ancien chef rebelle du nord de la République démocratique du Congo, Jean-Pierre Bemba était poursuivi, non en tant qu’auteur ou co-auteur mais en tant que “chef militaire”, en vertu du principe de la “responsabilité du commandant”.

    Quelque 1.500 hommes en armes de l’ancien chef rebelle s’étaient rendus en Centrafrique en octobre 2002 pour soutenir le président Ange-Félix Patassé, victime d’une tentative de coup d’Etat menée par le général François Bozizé.

    Là, ils ont violé, pillé et tué, a assuré la juge, égrenant une longue liste de viols, souvent violents, commis par les troupes de Jean-Pierre Bemba.

    Aussitôt après l’énoncé du verdict à la Haye, maitre Marie Edith Douzima l’une des avocates des victimes centrafricaines, a exprimé sur VOA Afrique “un sentiment de satisfaction parce que le jugement a été rendu à l’unanimité des juges. Toutes les charges ont été retenues contre Jean Pierre Bemba qui avait toujours plaidé non-coupable maintenant c’est au juge de décider la peine qui lui sera infligée”.

    Accusé de trois crimes de guerre et de deux crimes contre l’humanité, l’accusé avait plaidé non coupable lors de l’ouverture de son procès en novembre 2010, deux ans après son arrestation à Bruxelles.

    Géraldine Mathioli, de l’association Human Rights Watch,sur VOA Afrique a ajouté que “Bemba va rester en détention. La peine n’a pas été prononcée car à la CPI, il s’agit d’une audience séparée, d’un processus séparé qui va prendre encore quelques semaines. C’est la même chose pour les réparations. A la CPI, les victimes ont la possibilité de demander réparation lorsqu’une personne est trouvée coupable. Ce processus se fera aussi dans les semaines qui vont suivre à la CPI”.

    L’ancien vice-président congolais risque jusqu’à 30 ans de détention ou la prison à perpétuité, si les juges estiment que l’”extrême gravité du crime” le justifie.

    C’était la première affaire à la CPI, qui siège à La Haye, qui se concentrait sur l’utilisation de viols et violences sexuelles en tant qu’armes de guerre et le premier procès où un chef militaire était tenu responsable des atrocités commises par ses hommes même s’il ne les a pas ordonnées.

    C’est le quatrième jugement pour la CPI, fondée en 2002 pour juger les pires crimes commis à travers le monde et le premier contre un ancien vice-président.

    Réaction du gouvernement de la RDC

    Le ministre congolais de la justice, Alexis Thambwe Mwamba, affirme que son pays prend acte de cette condamnation.

    “Kinshasa n’a absolument joué aucun rôle dans son arrestation. Les premiers conseils de M. Bemba se sont fourvoyés en voulant faire passer Bemba comme un prisonnier de Kabila. Il n’en est strictement rien. Le président n’est pas intervenu dans ce dossier”, déclare M. Mwamba à VOA Afrique.

    voa