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  • Le gouverneur de la BCC, Deogratias Mutombo a 31 millions de dollars à justifier

    Le gouverneur de la BCC, Deogratias Mutombo a 31 millions de dollars à justifier

    Déogra-Mut-Dollars-«La Banque centrale a mis cette bagatelle somme à la disposition de cette entreprise pour l’entretien, même pas l’achat ou la réparation, de ses appareils de climatisation», se scandalise un quotidien kinois

    Les affaires de gouvernance à la Banque Centrale du Congo -BCC- sont assez rares pour être soulignées. Le confrère L’Observateur, réputé pour sa ligne orthodoxe, a fait l’événement mercredi 27 janvier en publiant un article sur une présumée mal gouvernance à la BCC. Il y est fait part d’un contrat d’entretien des splits passé entre la Banque et la société SOFELEC. Coût de l’opération: USD 31 millions. Et L’Observateur de faire une comparaison avec les sommes consacrées à l’érection du siège du gouvernement de la République, affirmant que ce montant est exactement celui qui a permis la construction de l’impressionnant édifice situé sur le boulevard du 30 juin, qui abrite aujourd’hui la plupart des ministères de la RD-Congo. On peut aller loin dans les comparaisons: 31 millions de dollars représentent un avion Airbus A 320 au prix de Justin Kalumba ou 5 fois la somme recherchée pour la relance de la MIBA ou encore 30 mois d’évacuation des immondices à Kinshasa. Le scandale est désormais dans la presse.

    A en croire le quotidien de l’avenue Colonel Ebeya, commune de la Gombe, «la Banque centrale a mis cette bagatelle somme à la disposition de cette entreprise pour l’entretien, même pas l’achat ou la réparation, de ses appareils de climatisation». Constat d’un scandale qui met dans de sales draps le numéro 1 de la BCC, le gouverneur Deogratias Mutombo Mwana Nyembo, contraint de se justifier. AfricaNews a tenté d’avoir la version de la BCC mais le texto et l’appel adressés jeudi 28 janvier au chargé de communication du gouverneur sont restés sans suite. Lors des dernières réunions du gouvernement, il avait été décidé la réduction du train de vie des institutions mais seule la Banque Centrale y a échappé. Les autorités ont constaté qu’à la BCC, les dépenses avaient plutôt augmenté. Ci-après, l’article de L’Observateur.

    AfricaNews          

  • Ban Ki-moon : « Si le Dialogue est conforme à la Constitution, il peut permettre d’apaiser les tensions … »

    Ban Ki-moon : « Si le Dialogue est conforme à la Constitution, il peut permettre d’apaiser les tensions … »

    ban et kabila-Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon :
     
    Mesdames et Messieurs,
     
    J’arrive au terme de ma cinquième visite en République démocratique du Congo (RDC) en tant que Secrétaire général de l’ONU. Une fois encore, je tiens à remercier les autorités et la population congolaises de leur accueil chaleureux. . La situation en RDC et dans, ensemble de la région des Grands Lacs reste au premier rang des priorités des Nations Unies.
     
    Nous nous sommes employés à nous acquitter du mieux possible de notre mandat de protection des civils et à promouvoir un dialogue politique ouvert. La population de la RDC mérite de vivre en paix et en toute sécurité. Je me félicite de l’annonce faite récemment du renouvellement de la coopération entre les Forces armées de la RDC et la Monusco dans le cadre de la lutte contre les ADF, les FDLR et d’autres groupes armés. Hier, je me suis rendu dans un camp pour 15.000 personnes déplacées dans la province du Nord Kivu. Je suis très ému par tout ce que j’ai entendu et ce que j’ai vu. C’est une leçon d’humilité pour moi. En tant que Secrétaire général, je vais à la rencontre des plus vulnérables, des plus fragiles. Je veux être leur avocat, la voix de ceux qui n’en ont pas.
     
    Je pense que nous devons améliorer l’assistance humanitaire. C’est pourquoi je vais organiser le premier Sommet, humanitaire mondial à Istanbul, en Turquie, au mois de mai. Je pense aussi que l’assistance humanitaire et le développement doivent mieux travailler ensemble pour changer la vie des gens que j’ai rencontrés.
     
    Mesdames et messieurs les [représentants] des médias
     
    Aujourd’hui à Kinshasa, j’ai eu l’occasion de rencontrer le Président Kabila. J’ai même rencontré des responsables parlementaires ainsi que les représentants des parties politiques d’opposition et de la société civile. Je les ai exhortés à s’engager dans un dialogue politique constructif, leur rappelant de placer les intérêts de la population au centre de leurs débats.
     
    Je les ai également appelés à tout mettre en œuvre afin que les élections soient crédibles, inclusives et conformes à la Constitution, le respect des droits de l’Homme de tous les individus est une condition essentielle à la paix et à la stabilité. Je suis préoccupé par lés restrictions croissantes de l’espace démocratique et en particulier, celles qui sont imposées et aux membres de l’opposition, aux journalistes et aux représentants de la société civile. La liberté d’expression et d’association et le droit des réunions pacifiques sont indispensables à une vie politique dynamique et à la démocratie.
     
    Mesdames et messieurs, ce matin, j’ai participé à la conférence sur les investissements du secteur privé organisée sous les auspices du bureau de mon Envoyé spécial pour la région des Grands Lacs et de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs.
     
    La RD Congo et la région possèdent un grand potentiel, elles connaissent une croissance économique impressionnante, mais il reste encore à faire pour améliorer les conditions de vie, développer l’emploi des jeunes, promouvoir la croissance pour tous, et ne laisser personne à la traîne. Si nous’ parvenons à tirer parti du potentiel du secteur privé, en attirant les investissements dans la région des Grands Lacs, nous enverrons alors un message puissant, chargé d’espoir et de promesses. Pour cela, le secteur privé doit avoir l’assurance que les investissements ne seront pas menacés par des crises politiques et sécuritaires majeures.
     
    Avant de quitter ce pays, je voudrais rendre hommage à tous mes collègues de l’ON U qui font preuve de développement et de détermination. L’ONU est les organisations qui lui sont apparentées prennent l’engagement de continuer à œuvrer pour appuyer les aspirations du peuple congolais à un avenir meilleur et pacifique. Je vous remercie.
    Question 1, Laurette Mandala/Africa TV : Monsieur Ban Ki-moon, vous avez pris part à l’ouverture de la Conférence sur les investissements du secteur privé dans la région des Grands Lacs, aujourd’hui. Et vous le savez, cette région est encore en proie aux tensions dans certaines de ses parties. C’est le cas par exemple du Burundi, du Soudan du Sud et de la RD Congo. Et moi’, j’aimerais savoir comment les Nations Unies comptent-elles soutenir cette dynamique et la traduire en acte, pour que le peuple de la région des Grands Lacs vive enfin des retombées de ses efforts ? Et j’aimerais également demander à monsieur le Secrétaire général sur le processus électoral qui est presque bloqué en ROC, et le dialogue semble également grippé, quel est le message que vous avez apporté aux uns et aux autres, pour qu’il y ait ouverture?
     
    Secrétaire général des Nations Unies [Ban Ki-moon] :
     
    [Concernant] la question qui portait sur le processus électoral en RDC, je suis préoccupé par le retard intervenu dans le cadre du processus électoral et le retard dans le calendrier électoral. Il y a de plus en plus de tensions concernant le troisième mandat du Président Kabila. J’ai donc encouragé toutes les parties prenantes à convenir d’un calendrier électoral consensuel. Le dialogue national qui a été proposé par le président, si ce dialogue est un dialogue inclusif, un dialogue crédible, et si ce dialogue est conforme à la Constitution, ce dialogue peut véritablement permettre d’apaiser les tensions et partant, de créer un environnement favorable à des élections pacifiques, transparentes et crédibles.
     
    Pour ce qui est des droits de l’Homme, les droits de l’Hommes doivent être respectés à tout moment. Il est également important que les droits fondamentaux, les libertés fondamentales, la liberté de la presse, la liberté d’expression, la liberté de se rassembler, que toutes ces libertés soient respectées pendant la période électorale. Je vous remercie.
     
    Vous avez également posé une autre question concernant la conférence à laquelle j’ai participé ce matin, la conférence sur les investissements du secteur privé dans la région des Grands Lacs, cette conférence constitue une initiative très importante. La RD Congo a fait des progrès socio-économiques importants. Nous avons pu le constater. Cela étant, il y a des sujets de préoccupation en matière de sécurité et en matière de paix, surtout dans la partie Est du pays. Et je pense que cette conférence a été une conférence particulièrement opportune. Il était important que les dirigeants de la région des Grands Lacs puissent se réunir, et puissent commencer à travailler sur l’Accord-cadre de paix, de sécurité et de coopération.
     
    Et comme je l’ai indiqué ce matin, la RD Congo est un pays qui a des ressources naturelles abondantes, mais il est très important que l’on connaisse la RDC comme étant un pays où, il existe des ressources humaines compétentes et éduquées. Je pense par conséquent que le fait d’avoir organisé cette conférence pour attirer des investissements étrangers, je pense que cela sera essentiel pour le développement durable de ce pays, et c’est la raison pour laquelle j’ai participé à cette conférence aujourd’hui.
     
    Question 2 : Kelly Nkute/ Radio Okapi Monsieur le Secrétaire général, vous avez rencontré le chef de l’Etat, la classe politique congolaise, la société civile. Au regard de tous ces entretiens que vous avez eus avec eux, est-ce que vous êtes optimiste quant à un consensus entre Congolais pour aller vers des élections apaisées? Et puis je voudrais aussi savoir si vous pensez que les opérations des FARDC soutenues par la MONUSCO, vont effectivement commencer d’ici là?,
     
    Secrétaire général des Nations Unies [Ban Kimoon] : Je pense que j’ai déjà répondu à la première partie de votre question. Effectivement, j’ai rencontré le président Kabila, le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères, et pendant nos discussions, j’ai discuté de toutes ces questions. J’ai discuté de la façon dont les Nations Unies et le Gouvernement congolais peuvent travailler ensemble pour promouvoir la paix, la sécurité, les droits de l’Homme et le développement.
     
    Et comme vous l’avez indiqué, j’ai également eu une rencontre avec les représentants de la société civile, j’ai également eu une rencontre avec les dirigeants des partis de l’opposition, et avec les représentants de la majorité présidentielle.
     
    J’ai écouté les positions des uns et des autres. Et j’ai également transmis toutes ces observations au chef de l’Etat. Il faut qu’il y ait un dialogue consensuel entre toutes les parties prenantes. Et j’ai encouragé le président à entreprendre n dialogue inclusif. Toutes les parties que j’ai rencontrées m’ont indiqué qu’elles souhaitaient participer à un dialogue inclusif. De toutes les façons, il n’y a pas d’autres solutions. La seule solution, c’est le dialogue inclusif.
     
    Pour ce qui est de la deuxième partie de votre question, comme je viens de l’indiquer dans mes propos liminaires, nous nous félicitons de la reprise de la coopération entre les Forces armées congolaises et la Monusco. Nous avons discuté de cette question assez longuement. Nous avons essayé de voir comment est-ce que nous pouvons mieux coordonner, comment est-ce que nous pouvons mieux coopérer, comment est-ce que nous pouvons mieux contribuer, afin de pouvoir répondre aux préoccupations sécuritaires. Nous sommes engagés à continuer à travailler avec le Gouvernement et les Forces [armées] de la République démocratique du Congo.
     
    Question 3 : Steve Wembi/ Agence Chine Nouvelle : Monsieur le Secrétaire Général, la RD Congo est un pays qui a contribué avec les Casques bleus en Centrafrique. Et les jours qui sont passés, les Casques bleus de la RD Congo ont été éjectés de ce pays, de la Mission de l’ONU en Centrafrique, alors qu’il y a d’autres pays, d’autres Casques bleus qui ont été accusés des mêmes faits que les Casques bleus de la RD Congo. Pourquoi ce « deux poids deux mesures » ?
     
    Secrétaire général des Nations Unies [Ban Ki-moon] :
     
    Nous avons réalisé l’évaluation complète des contingents. qui sont déployés dans les différentes missions. Après cette évaluation, nous avons constaté que les troupes de la RD Congo en République Centrafricaine, qu’elles ne respectaient pas les normes nécessaires en matière de matériels, en matière de préparation et dans d’autres domaines également.
     
    Les Nations Unies souhaiteraient remercier la RD Congo pour sa contribution à la paix en République Centrafricaine, dans le cadre de la MISCA et dans le cadre de la MINUSCA. Et nous souhaitons continuer à travailler en étroite collaboration avec l’armée congolaise, afin d’améliorer ses performances, y compris en matière de respect des droits de l’Homme dans le cadre de différentes opérations. Des progrès ont été réalisés. Beaucoup reste à faire certes, mais je suis convaincu qu’il nous sera possible de continuer à coopérer à l’avenir.
     
    Pour ce qui est de cas de maltraitance et d’abus sexuels impliquant les troupes des Nation Unies, j’ai une politique de tolérance zéro. Et je voudrais que les pays fournisseurs de contingents, respectent pleinement les normes en matière d’obligation traditionnelle. Une norme que nous avons mise en place. Il est essentiel, il est essentiel, que les troupes des Nations Unies respectent les normes les plus élevées en la matière. Je vous remercie.
     
    Question 4 : Mathy Musau/ Forum des As Monsieur Ban Kimoon, vous avez évoqué tout à l’heure l’organisation de la conférence internationale humanitaire en mai prochain. Après avoir été à Kitshanga, et vous connaissez la réalité des déplacés de la RD Congo, comment comptez-vous pousser, si je peux le dire ainsi, les bailleurs de fonds à répondre favorablement dans le temps, pour apporter leurs contributions, afin de mettre en application le plan d’action humanitaire qui a été lancé le mois dernier ?
     
    Secrétaire général des Nations Unies [Ban Ki-moon]
     
    En tant que Secrétaire Général, je me suis rendu dans des nombreux camps des réfugiés, ou également dans des camps des déplacés dans le monde entier, y compris dans des camps des réfugiés syriens ou d’autres camps au Moyen-Orient.  L’expérience que j’ai vécue hier, dans la région de Goma, mon expérience a été une expérience qui m’a emmenée véritablement vers l’humilité. J’ai rencontré des milliers de personnes déplacées, en particulier des enfants et des femmes qui vivent dans des camps pour personnes déplacées.
     
    Vous savez probablement, que le nombre de personnes déplacées, et que le nombre de réfugiés de par le monde, est d’environ 60 millions de personnes. Soixante millions, c’est véritablement un chiffre sans précèdent, C’est le chiffre le plus élevé depuis la fin de la deuxième .guerre mondiale. Et l’on peut dire que l’on est arrivé à une situation qui est très difficilement gérable. Les Nations Unies ont essayé véritablement de fournir une assistance humanitaire quotidienne pour sauver des vies.
     
    Nous avons distribué des denrées alimentaires, nous avons mis en place des infrastructures en matière d’assainissement, nous avons essayé d’aider à la construction d’écoles. Il faut bien sûr énormément des fonds pour tout cela. Alors il y a de plus en plus des besoins, et ce que l’on peut dire, ce que la réponse aux besoins humanitaires, la réaction elle, est, de moins en moins importante, et nous né pouvons plus continuer de cette façon. Il faut véritablement fournir une assistance humanitaire quotidienne à tous les réfugiés.
     
    Et c’est la raisons pour laquelle, pour la première fois dans l’histoire des Nations Unies, pour la première fois en soixante-dix ans, nous avons décidé de convoquer un sommet humanitaire mondial. Ce sommet va se tenir à Istanbul, le 23 et le 24 mai. Ce sommet n’a pas pour objectif de mobiliser des fonds. Notre objectif, notre premier objectif, c’est véritablement de faire savoir aux dirigeants du monde quelle est la situation actuelle. Il faut qu’ils comprennent de quoi est-ce que l’on parle exactement. Combien de personnes ont véritablement besoin d’une assistance humanitaire? Combien de vies est-ce que l’on peut sauver? Il fait véritablement que l’on ait une approche structurée, une approche durable, une approche qui nous permettrait véritablement de sauver des vies jour après jour.
     
    Et ce que je voudrais, c’est une véritable détermination de la part de dirigeants mondiaux, qu’ils viennent des pays développés ou des pays en développement. Hier, j’ai exhorté les dirigeants mondiaux. Je leur ai dit qu’il fallait réduire au moins de moitié le nombre de personnes déplacées d’ici à 2030. 2030 c’est également la date butoir pour les objectifs de développement durable. Donc d’ici à 2030, il faudra avoir réduit de moitié le nombre de personnes déplacées. C’est une question complexe effectivement. Mais s’il y a volonté politique, je pense que nous pouvons y arriver. Je compte sur la détermination de tous les dirigeants du monde. Voilà quel est l’objectif de ce sommet humanitaire mondial. Je vous remercie.
     
    Question 5 : Pascal Héros! L’opinion de Paris : Monsieur le Secrétaire général, c’est certainement l’un de vos derniers déplacements en Afrique. L’heure du bilan arrive. Quels sont les enjeux pour le continent africain alors que la situation sécuritaire, et certainement politique, s’est aggravée ces dernières années et, quel est le bilan de toute l’action des Nations Unies sur le continent?
     
    Secrétaire général des Nations Unies [Ban Ki-moon] :
     
    Ce n’est pas ma dernière visite sur le continent africain. J’ai encore dix mois avant la fin de mon mandat. Effectivement, c’est ma dernière année de mandat en tant que Secrétaire général. Mais j’ai encore beaucoup de missions prévues. Je vais continuer à me rendre dans les pays africains dans les 10 mois qui nous restent. C’est peut-être ma dernière visite en RDC. Mais qui sait ? Peut-être que je vais revenir à nouveau. S’il est nécessaire, je reviendrai à nouveau. De toute façon, je suis disponible. Je suis disponible à tout moment. Si je dois aller quelque part, je suis prêt à y aller. Et je ne ménagerai aucun effort à ce sujet.
     
    La question que vous avez posée concernant les Nations Unies, c’est une question très vaste. A ce sujet, je voudrais dire aux journalistes que souvent, lorsqu’on parle de l’Afrique, on dit c’est un continent qui a besoin d’aide. Mais les leaders africains ont une vision. Une vision ‘sur le long terme. Le futur que nous voulons dans 35 ans. Et vous verrez que dans 35 ans, l’Afrique sera complètement différente.
     
    Nous savons tous qu’il y a de nombreuses crises. Et ces crises, si vous essayez de voir quelles sont les causes profondes de ces crises si vous essayez de vous attaquer aux causes profondes, alors là c’est autre chose. Alors bien sûr, v.ous avez des catastrophes naturelles, des catastrophes naturelles qui ont causé de nombreux dégâts, qui ont détruit des infrastructures, qui ont causé de nombreux décès. Mais, si vous regardez la situation avec attention, je pense qu’il faut véritablement que l’on parle de l’importance de la gouvernance, de la bonne gouvernance, d’une gouvernance transparente. Ce qui est important, c’est la bonne gouvernance. Il faut véritablement que les dirigeants s’attellent à mettre en place une bonne gouvernance.
     
    Vous vous rappellerez probablement que lors du dernier sommet de l’Union africaine en janvier dernier, j’ai soulevé cette question. Et je m’adressais aux dirigeants africains. Et cela s’applique à tout le monde. Je l’ai dit parce que j’étais au sommet de l’Union africaine. Mais j’aurais pu le dire ailleurs également. J’ai dit aux dirigeants africains : « ne vous accrochez pas au pouvoir. Ecoutez la voix de vos citoyens, écouter la voix du peuple, répondez aux problèmes auxquels se heurtent vos populations respectives». Donc, ne vous accrochez pas au pouvoir. Et surtout mettez l’accent sur la bonne gouvernance. Il faut lutter contre la corruption. Il faut veiller à ce qu’il n’y ait pas d’impunité. Il faut qu’il y ait état de droit, qu’il y ait transparence, qu’il y ait bonne gouvernance.
     
    L’Afrique est un continent très riche en ressources naturelles, en ressources humaines. Comment utiliser ces ressources naturelles ? Comment utiliser ces ressources humaines ? Cela dépend des dirigeants. Il faut que les dirigeants montrent l’exemple, ce qu’il faut faire, il faut qu’ils donnent l’exemple. En donnant l’exemple, je pense que cela permettra d’accélérer les progrès socioéconomiques.  Voilà le message que j’ai réitéré à plusieurs reprises depuis que je suis Secrétaire général. J’ai dit exactement la même chose au sommet de l’Union africaine. Vous pouvez vérifier ma déclaration de l’année dernière et ma déclaration de cette année. Et vous verrez que j’ai réitéré plusieurs éléments.
     
    Il y a des sujets de préoccupation. Il y à des défis à relever sur le continent africain. Mais c’est un continent prometteur. Il y a de l’espoir. Et, les dirigeants ont adopté des programmes de développement très ambitieux. Il y a 17 objectifs de développement durable, des objectifs très ambitieux qui couvrent tous les éléments importants. Et en décembre de l’année dernière, les dirigeants du monde ont adopté d’autres objectifs très ambitieux. Il s’agit de l’accord de Paris sur les changements climatiques. Et je pense que ces deux visions (raccord sur les changements climatiques et les objectifs de développement durable) nous permettent à nous tous, y compris les Africains, de voir quelles sont les possibilités et d’œuvrer pour un futur plus prospère et un monde plus harmonieux, un monde où personne ne sera à la traîne.
     
    Je pense qu’il faut se rappeler que vous avez plus de 125 millions de personnes qui ont besoin d’une assistance humanitaire quotidienne, et cela va bien au-delà de nos capacités. Aucun pays du monde, quelles que soient ses ressources, quel que soit son pouvoir, ne peut gérer cela, aucune organisation, qu’il s’agisse des Nations Unies, l’organisation la plus légitime dans le morde, aucune organisation ne peut agir seule, nous avons besoin de la coopération et du soutien de tous, il faut par conséquent de l’unité et il faut également de la solidarité, la solidarité mondiale est nécessaire à ce stade. Et après, je suis sûr que le futur de l’Afrique sera un futur beaucoup plus prospère et beaucoup plus prometteur. Je vous remercie.
     
    Question 6, Rachel Kisita/ Numérica Télévision : Monsieur le Secrétaire général, vous rencontrez le Dr Denis Mukwege, vous immortalisez l’instant. Parmi les photos qui font la Une des médias en ligne et des réseaux sociaux, il y a une photo sur laquelle vous faites un signe de croix avec votre main comme ça. Je suis journaliste, tout est communication. Le langage n’est pas que verbal. Ban Ki-moon, que veut dire ce geste?
     
    Secrétaire général des Nations Unies [Ban Ki-moon] :
     
    J’admire profondément et je respecte M. Mukwege. Je le connais depuis assez longtemps, je l’ai vu à plusieurs reprises. C’est une personne qui a énormément d’empathie, une personne qui est engagée. Nous avons besoin d’avoir des personnes comme lui. Ce n’est pas nécessaire d’être un médecin. Vous pouvez être autre chose. Mais on a besoin de ce type d’engagement humanitaire, nous avons besoin de ce type d’esprit d’initiative. Il a traité et aidé plus de 13.000 femmes, des femmes qui avaient été violées, des femmes qui avaient perdu toute dignité humaine. Et je pense par conséquent qu’il faut qu’il soit admiré, qu’il soit respecté car c’est un véritable symbole, le symbole de l’empathie. Il travaille pour aider les groupes vulnérables. En tant que Secrétaire général des Nations Unies, je pense qu’il faut montrer l’exemple, mais il y a très peu de personnes qui montrent l’exemple. Et donc je pense qu’il faut véritablement montrer aux dirigeants du monde qu’il y a énormément de personnes qui peuvent faire des choses. Vous avez des leaders de la société civile; vous avez des acteurs de la société civile qui agissent et je pense qu’il est possible pour tous de contribuer et d’aider les groupes vulnérables.
     
    Les Nations Unies sont engagées à aider les groupes vulnérables, nous souhaitons protéger les droits de l’Homme de groupes vulnérables, des femmes, des jeunes filles, surtout dans les zones de conflit. Ce sont elles qui souffrent et c’est la raison pour Laquelle, hier, nous avons montré notre solidarité. Donc ce signe était un signe de solidarité, notre solidarité pour les femmes, pour les groupes vulnérables, pour tous ceux dont nous devons protéger les droits. Et j’espère qu’il y aura d’autres personnes comme M. Mukwege, qu’il y a d’autres personnes qui feront preuve de compassion et d’empathie comme lui.
    Je voue remercie.
    Le Phare
  • Les congolais d’origine ayant contracté une autre nationalité ne perdront plus leur nationalité congolaise

    Les congolais d’origine ayant contracté une autre nationalité ne perdront plus leur nationalité congolaise

    Antoine-Boyamba-La notion de nationalité congolaise, “une et exclusive”, pourrait bientôt disparaître.

    Suivant une disposition adoptée par les concertations nationales, le gouvernement de cohésion nationale prépare une loi modifiant cette disposition constitutionnelle, a annoncé à TOP CONGO FM, Antoine Boyamba.

    “Ce gouvernement a été formé pour appliquer les résolutions des concertations nationales et une des résolutions de ces concertations préconise l’irrévocabilité de la nationalité congolaise”, rappelle le vice ministre des congolais de l’étranger.

    “Tous ceux qui sont nés congolais ou ont des ascendances congolaises ne pourront ainsi plus être déchus de la nationalité quel que soit le problème qu’ils posent à leur pays”.

    Pour le vice-ministre, “on ne peut pas enlever à quelqu’un ses origines, il est grand temps que le Congo rallie la plupart des pays forts à travers le monde. Le cas d’israël qui bénéficie beaucoup de sa diaspora est le plus évident. Autour de nous, les Rwanda, Congo-Brazzaville, Angola, Zambie, etc…, sont des pays où cette chose fonctionne”.

    Antoine Boyamba annonce que le gouvernement va bientôt déposer un projet de loi, “j’espère déjà à la session du mois de mars”.

    Il faudra pour cela que la constitution soit révisée, reconnaît le vice-ministre, “cela demande que l’article 10 soit révisé soit par référendum soit par les 3/5 du parlement. L’article 10 uniquement et pas l’article 220”, de bien préciser Antoine Boyamba.

    TopCongo

  • le camp Kabila confronté à une nouvelle fronde

    le camp Kabila confronté à une nouvelle fronde

    aubin-joseph-augustin-Selon une requête adressée mardi à la Ceni, la Majorité présidentielle (MP), coalition au pouvoir en RD Congo, réclame le “retrait des candidatures des partis politiques et personnalités membres de la MP” qui n’ont pas obtenu “quitus de [leur] famille politique” pour se présenter à l’élection des gouverneurs dans les nouvelles provinces.

    La Majorité présidentielle (MP) semble s’acheminer vers une nouvelle crise en RD Congo. Après le départ de sept partis (G7) et de Moïse Katumbi, le dernier gouverneur de la province minière de l’ex-Katanga, la coalition au pouvoir semble être aux prises avec une nouvelle rébellion interne.

    Dans une requête adressée le 23 février au bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), dont Jeune Afrique a pu consulter une copie, Aubin Minaku, chef de la coalition au pouvoir, a rejeté le dépôt des candidatures pour l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs dans les 21 nouvelles provinces de certains « membres des partis et personnalités politiques de la MP » qui n’ont pas obtenu le « quitus de [leur] famille politique ».

    Dans le collimateur du secrétaire général de la MP, « l’on retrouve entre autres 10 des 14 candidats du camp présidentiel qui ont choisi de déposer leur candidature en qualité d’indépendants dans le Tanganyika, le Haut-Lomami, le Lualaba et le Haut-Katanga, quatre nouvelles provinces de l’ex-Katanga », confie une source proche du dossier.

    Vers l’annulation de ces candidatures ?

    Dans son courrier, la MP rappelle qu’elle « s’est fait l’honneur de déposer les listes de ses candidats gouverneurs et vice-gouverneurs [le 10 février] à travers le provinces concernées » et que toutes les autres candidatures déposées après cette date et celles qui « ne sont pas soutenues par des mandats et procurations politiques de la famille politique (…) tombent caduques ».

    La coalition au pouvoir exige enfin que les nouveaux frondeurs, qui « prétextent devenir indépendants » prouvent leur départ de la coalition au pouvoir pour concourir. Et peu importe si le président Joseph Kabila lui-même, autorité morale de la MP, s’est toujours présenté à la présidentielle comme « candidat indépendant ».

    Jeune Afrque- Trésor Kibangula

  • En RDC, Ban Ki-moon appelle les acteurs politiques à dialoguer

    En RDC, Ban Ki-moon appelle les acteurs politiques à dialoguer

    ban-kabila 1-Le secrétaire général des Nations unies a achevé sa visite en RDC. Il s’est envolé ce jeudi matin pour Juba, au Soudan du Sud. Mercredi, Ban Ki-moon a rencontré les acteurs de la vie politique congolaise. Le président Kabila bien sûr, mais aussi la majorité, l’opposition et la société civile.

    En visite à Kinshasa, mercredi, Ban Ki-moon a rencontré les acteurs de la vie politique congolaise. Il les a appelés à s’engager dans un dialogue inclusif dans le respect de la Constitution et à adopter un calendrier consensuel pour les élections. « J’ai eu la chance de rencontrer le président Kabila, les responsables du Parlement, des représentants de l’opposition et de la société civile. Je les appelle à s’engager de manière constructive dans un dialogue politique, je leur ai rappelé qu’il fallait mettre les intérêts de la population au centre des discussions, a expliqué le secrétaire général de l’ONU. Je les ai exhortés à travailler à un processus électoral inclusif et crédible dans le respect de la Constitution. »

    Restriction de l’espace démocratique

    Il a également exprimé sa préoccupation quant au processus électoral. « Les retards dans le processus électoral m’inquiètent et cela augmente les tensions politiques relatives à une possibilité d’un troisième mandat du président Kabila. J’ai continué d’encourager les acteurs politiques à se mettre d’accord sur un calendrier électoral consensuel », a indiqué le secrétaire général des Nations unies.

    Ban Ki-moon a par ailleurs fait part de sa préoccupation quant à la restriction de l’espace démocratique et a appelé au respect des libertés publiques dans le pays. « Je suis également inquiet de la restriction croissante de l’espace démocratique et en particulier le fait que les membres de l’opposition, des médias et de la société civile sont ciblés. Les libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique sont essentielles à une vie politique dynamique et à un processus démocratique », a-t-il déclaré.

    « S’il vous plaît, ne vous accrochez pas au pouvoir »

    Lors de la conférence de presse, il a également été interrogé sur les enjeux auxquels le continent africain fait face. « L’an dernier, lors du sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine, j’ai soulevé ce problème. J’ai dit : s’il vous plaît, ne vous accrochez pas au pouvoir. Et écoutez ce que vous dit votre population. Ecoutez attentivement quelles sont leurs difficultés, leurs aspirations. Mais quand la fin de votre mandat constitutionnel arrive, s’il vous plaît, ne vous accrochez pas au pouvoir, a-t-il rappelé. Il faut une bonne gouvernance. Pas de corruption, pas d’impunité. Il faut l’Etat de droit, rendre des comptes et être transparent. »

    Et d’ajouter : « L’Afrique regorge de richesses en ressources naturelles, en ressources humaines. Mais comment sont utilisées ces ressources, cela dépend de la classe dirigeante. Les dirigeants doivent montrer l’exemple, avoir une conduite exemplaire, s’assurer que cela permet d’accélérer le développement économique et social. C’est l’un des messages que j’ai répété à de multiples reprises en tant que secrétaire général. C’est ce que j’ai dit l’an dernier et répété cette année. Et il y a eu des applaudissements nourris de la part des délégations ».

    Le secrétaire général des Nations unies sera ce jeudi à Juba, où il rencontrera le président sud-soudanais Salva Kiir et visitera un camp de déplacés de l’ONU.

    rfi

  • Conférence sur les investissements privés

    Conférence sur les investissements privés

    ban-ki-moon-kin-C’est une rencontre inédite dans les Grands Lacs : une grande conférence sur les investissements du secteur privé s’est tenue mercredi 24 février à Kinshasa en République démocratique du Congo. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, était présent à la cérémonie d’ouverture car cette conférence découle de la signature de l’accord de paix, le dernier en date dans la région, qu’il avait parrainé il y a trois ans à Addis Abeba. L’accord-cadre pour la paix, la stabilité et la coopération pour la République démocratique du Congo. Un accord signé il y a trois ans jour pour jour hier… Tout un symbole.

    rfi

  • CAF : TP Mazembe remporte la supercoupe d’Afrique

    CAF : TP Mazembe remporte la supercoupe d’Afrique

    Le Tout Puissant Mazembe a remporté dimanche 8 novembre 2015 la Ligue des champions de la CAf, son cinquième trophée continental.
    Le Tout Puissant Mazembe a remporté dimanche 8 novembre 2015 la Ligue des champions de la CAf, son cinquième trophée continental.

    -Le TP Mazembe a remporté la supercoupe d’Afrique samedi 20 février, après sa victoire (2-1) contre les Tunisiens de l’Etoile du Sahel. Le match s’est joué au stade TP Mazembe samedi 20 février.

    Les protégés du président Moise Katumbi ont ouvert le score à la 20’ par Daniel Adjei d’une tête imparable.

    Très remuant, le milieu de terrain ghanéen va même signer son doublé peu avant la pause d’une volée acrobatique qui laisse sans réaction, le portier tunisien. Nous jouons la 44e minute.

    Mais ce but ne va pas assommer pour autant les joueurs de Faounzi Benzarti. Msakni va remettre son club dans le sens de la marche avec la réduction du score dans le temps additionnel de la première période (45e+2).

    En seconde période, Joel Kimwaki et ses coéquipiers vont conserver leur avance malgré les tentatives de l’ESS d’égaliser.

    C’est le troisième trophée dans l’épreuve remporté par Mazembe après 2010 et 2011.

    La supercoupe d’Afrique se joue entre le champion de la Ligue des champions (TP Mazembe) et le vainqueur de la coupe de la confédération (Etoile du Sahel).

    « Un point de départ »

    Le coach du TP Mazembe, Hubert Velud, se dit heureux de ce trophée continental qu’il a remporté.

    « Je suis très heureux de gagner un titre continental. C’est une grande chose. Tout titre est difficile à gagner. L’Etoile du Sahel a un très bon niveau », a reconnu Hubert Velud.

    Il estime que son équipe a eu peu de temps pour se préparer mais promet un bon départ avec ce titre.

    « On a eu peu de temps de préparation et je crois que c’est un bon point de départ. Ce titre est un pied d’appui excellent pour commencer une nouvelle aventure », a ajouté le coach du TP Mazembe.

    Radio Okapi

  • Confusion autour de la réforme du Code minier

    Confusion autour de la réforme du Code minier

    MINES-Après une première annonce, indiquant l’abandon de la réforme du Code minier en RDC, le gouvernement a tenu à préciser qu’elle était simplement “reportée”, le temps que les cours des minerais se rétablissent.

    Étrange exercice de communication que celui auquel s’est livré le gouvernement de la RDC cette semaine. Après l’annonce, mercredi dernier, par le ministre des Mines Martin Kabwelulu, de l’abandon de la réforme du Code minier de la RDC, les autorités de Kinshasa précisent qu’il s’agit davantage d’un report que d’une annulation.

    Cette réforme était initialement annoncée pour 2015.

    Interpellé par l’ONG Global Witness, qui oeuvre notamment pour plus de transparence dans la gestion des ressources des pays en développement, Valery Mukasa, directeur de cabinet du ministre des Mines a tenu à clarifier la position du ministère.

    Recherche d’investisseurs

    « Le gouvernement de la RDC n’a pas renoncé à réviser le Code minier. C’est même le contraire, a-t-il indiqué par courriel à Global Witness, rapporte Reuters. Toutefois, dans un contexte de recherche d’investisseurs potentiels intéressés par le secteur minier, le ministre des Mines a voulu réaffirmer que le l’environnement législatif qui régit le secteur est le Code minier de 2002, toujours en vigueur ».

    Une précision qui n’a pas rassuré les responsables de l’ONG. « Les messages du ministre des Mines et de son directeur de cabinet semblent se contredire. Nous saluerons évidemment une décision de poursuivre la révision de la loi minière. Mais le ministre des Mines devrait maintenant faire une déclaration claire sur le calendrier pour l’adoption de la loi », a indiqué par courriel à Jeune Afrique Nathaniel Dyer, responsable de Global Witness en RDC.

    Mise en veille

    Contacté par Jeune Afrique, Lambert Mende, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, précise : « La réforme n’est pas annulée mais mise en veille du fait de la crise actuelle du secteur minier ».

    Interrogé sur la date éventuelle de reprise du processus de réforme, le ministre a indiqué qu’elle se ferait « quand les chiffres de ventes des entreprises minières redeviendront intéressants », sans plus de précisions.

    Mobilisé

    L’industrie minière du pays s’était fortement mobilisée depuis plus d’un an contre cette révision, (qui prévoyait une hausse des taxes et royalties, ainsi que le renforcement des obligations d’emploi local et de transformation sur place) arguant de la conjoncture défavorable du secteur.

    Le cuivre, principale ressource d’exportation de la RDC, s’échange autour de 4 500 dollars la tonne, contre plus de 7 000 dollars en 2014.

    Joël Té-Léssia

  • Un glissement de calendrier pour la présidentielle?

    Un glissement de calendrier pour la présidentielle?

    Nanga-En République démocratique du Congo, le glissement du calendrier tant redouté par l’opposition est-il devenu inévitable ? Le président de la Commission électorale, Corneille Nangaa, pose un vrai dilemme aux acteurs politiques : soit vous voulez un fichier électoral qui inclut les nouveaux majeurs, soit vous voulez respecter les délais prévus par la Constitution…

    Pour comprendre l’enlisement du débat concernant les dates de l’élection présidentielle en RDC, il faut remonter le temps. A tout juste un an de la présidentielle, une mission de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) remet un rapport d’audit du fichier électoral en RDC en novembre 2015. La raison : l’OIF y explique que 20% de l’électoral, les nouveaux majeurs, sont absents du fichier ce qui pourrait nuire à la crédibilité du processus électoral.

    A l’époque, l’envoyé spécial de l’OIF pour les Grands Lacs estime qu’il est encore possible, sous condition de volonté politique, d’avoir un fichier électoral acceptable et de tenir les délais constitutionnels à un ou deux mois près.

    Révision du fichier électoral

    Mais à l’époque, il est question d’une passation de marché par entente directe avec la société belge Zétès. Le contrat aurait dû être signé en janvier, mais la Commission électorale l’a dénoncé. Elle préfère lancer, le 10 février, un dernier appel d’offres ouvert. Conséquence : un allongement de quatre à cinq mois de l’acquisition du matériel nécessaire à la révision du fichier.

    Du côté de la Céni, on affirme que l’UDPS n’aurait jamais accepté cet opérateur. Pour Samy Badibanga, l’un de ceux qui a critiqué la société Zétès, il s’agit d’une « faute intentionnelle » de la Commission électorale, une faute ayant pour but d’entériner le glissement.

    Vol de stocks de cartes électorales vierges

    Le président du groupe parlementaire de l’UDPS à l’Assemblée explique que toutes les difficultés soulevées par le président de la Céni sont connues de longue date : le problème de l’intégration des nouveaux majeurs, les critiques envers Zétès ou même le vol de stocks de cartes électorales vierges et le risque de les voir remises en circulation.

    Du côté de la Commission, on se défend : la Céni n’est pas responsable, elle ne peut organiser les élections que si les parties prenantes jouent leur rôle.

    Selon des documents internes à la Céni, il faudrait, à partir de l’annonce de l’appel d’offres, entre 13 et 16 mois pour venir à bout de la révision du fichier électoral. Ce ne sont que des estimations, a-t-on expliqué qui ne prennent pas en compte tous les paramètres et notamment un éventuel soutien de la communauté internationale.

    RFI

  • “Les léopards ont reçu des primes au-delà de ce qu’ils attendaient” (FECOFA).

    “Les léopards ont reçu des primes au-delà de ce qu’ils attendaient” (FECOFA).

    leopards-Dans une interview à TOP CONGO FM, Roger Bondembe Bokanyanga, vice-président de la Fecofa en charge des finances, affirme “aucune prime des Léopards n’a été détournée. Les joueurs ont reçu au-delà de ce qu’ils espéraient”.

    Les primes reçues par les vainqueurs du CHAN Rwanda 2016, étape par étape. 

    Prime de qualification : 5.000$

    Premier tour : 9.000$ (3.000$ par match)

    Qualification pour les quarts : 5.000$

    Qualification demi-finale : 10.000$

    Victoire : une Jeep Prado +5.000$

    Total : 34.000$ + Jeep Prado

    L’interview du vice-président de la FECOFA est à suivre toute la journée de jeudi sur TOP CONGO FM).

    Sylvie Meya, envoyé spécial de TOP CONGO FM au CHAN.