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  • Dialogue sans l’UDPS de Tshisekedi : la Majorité y pense déjà

    Dialogue sans l’UDPS de Tshisekedi : la Majorité y pense déjà

    C’est dans ce contexte que la Majorité présidentielle (MP) a dépêche, depuis août 2015, ses cadres à Venise (Italie) et Ibiza (Espagne) pour des pré-dialogues avec les responsables du l’UDPS. Ces discutions n’ont été qu’un échec jusque-là dans la mesure où les deux parties n’ont jamais trouvé un compromis sur qui va convoquer ces pourparlers.
    Ni les missions exploratoires de l’Envoyé spécial du Secrétaire général des nations Unies, Saïd Djinnit, en décembre 2015, ni celles du facilitateur désigné du facilitateur désigné de l’Union africaine, Edem Kodjo, en janvier 2016, n’ont pu permettre un quelconque avancement.
    Les positions de l’UDPS sont restées les mêmes : la médiation doit revenir à la communauté internationale, l’ordre du jour doit comporter l’examen du contentieux électoral de 2011, la définition d’un nouveau cycle électoral de manière consensuelle, la révision du fichier électoral, la restructuration de la CENI, la recomposition de la Cour Constitutionnelle, le respect des délais constitutionnels pour les élections présidentielle et législatives nationales, le renforcement du mandat de la Monusco pour la sécurisation des élections, la mise sur pied d’un observatoire des élections pour la certification des résultats, etc.
    LA MP VEUT DIALOGUER SANS L’UDPS
    Face à l’intransigeance du principal parti de l’Opposition, s’achemine-t-on alors vers des concertations bis? En tout cas, des sources bien renseignées indiquent que la Majorité présidentielle a finalement levé l’option de participer au dialogue national politique inclusif sans l’UDPS d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba.
    Cette position a été prise lors de la dernière réunion des membres du bureau politique de la MP tenue le vendredi 12 février dernier à Kingakati en présence du président de la République et du premier ministre du gouvernement.
    Ce rétropédalage de la famille du chef de l’Etat s’expliquerait par la position de la fille ainée de l’opposition exprimée dernièrement à la suite de la rencontre du 4 février 2016 entre le facilitateur désigné de l’Union africaine, Edem Kodjo, et Etienne Tshisekedi à Bruxelles en Belgique.
    Plusieurs cadres de la MP dont le sénateur She Okitundu ont, par le passé, déclaré que le « dialogue national inclusif ne peut pas se tenir sans la participation de l’UDPS ». Ils considéraient que sans l’UDPS le dialogue ne serait ni crédible encore moins inclusif et surtout l’application de ses résolutions souffrirait de légitimité.
    Dans un communiqué du 4 février 2016 faisant le compte rendu de la réunion de Bruxelles entre Edem Kodjo et Etienne Tshisekedi, le Secrétaire national en charge des relations extérieures de l’UDPS, Félix Tshisekedi, a réaffirmé la position de son parti de ne pas participer à un dialogue convoqué par le Président Kabila. L’UDPS reste attachée à l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et tient au respect de la constitution et à l’alternance démocratique en fin 2016.
    Bien plus, Ya Tshitshi a même soutenu la «journée ville morte » décrétée le mardi 16 février 2016 par les parties de l’Opposition non favorables au dialogue dont la Dynamique de l’Opposition, le Front anti-dialogue, le G7 et plusieurs organisations de la société civile notamment l’Asadho, la Voix des Sans-voix.
    TIRER LES LEÇONS DES CONCERTATIONS NATIONALES
    Organiser le dialogue sans l’UDPS fait penser à la tenue des concertations nationales de 2013. Du 7 septembre au 5 octobre 2013, le président de la République, Joseph Kabila, avait organisé des Concertations nationales où la majorité des participants faisaient partie du camp présidentiel et auxquelles les principaux partis de l’opposition n’ont pas participé dont l’UDPS. Les quelques 679 résolutions arrêtées ce forum n’ont jamais été appliquées.
    En clair, ces concertations ont accouché d’une souris. Le renouveau de la RDC n’a jamais été amorcé. Les clivages politiques sont à leur paroxysme. Au point qu’aujourd’hui, la même MP tient mordicus au dialogue pour trouver un compromis en vue d’un «processus électoral apaisé».
    Faisant le compte rendu de la rencontre de Kingakati, le secrétaire général de la MP, Aubin Minaku, a annoncé l’imminence du dialogue. Il a indiqué que sa famille politique est prête à prendre part tant aux travaux du comité préparatoire du dialogue qu’au dialogue national lui-même.
    Par LP

     

  • «ville morte» bien suivie à Kinshasa

    «ville morte» bien suivie à Kinshasa

    KIN 1-Les rues de Kinshasa sont quasiment désertes ce mardi. L’opposition et la société civile, hostiles au maintien au pouvoir de Joseph Kabila, ont appelé à une journée ville morte à travers tout le pays. Une journée symbolique où l’on commémore les chrétiens martyrs du 16 février 1992 qui avaient été massacrés par Mobutu alors qu’ils réclamaient plus de démocratie.

    On a rarement aussi bien circulé à Kinshasa. A sept heures ce mardi matin, le principal boulevard de la ville était désert, comme la plupart des routes d’accès au centre. Il y avait tout de même des bus Transco et Esprit de vie, les compagnies d’autobus du gouvernement. Et des fonctionnaires qui expliquent à RFI qu’on leur avait intimé l’ordre d’aller travailler. « On a eu du mal à avoir ce travail, on ne peut pas le perdre », témoigne l’un d’eux. Des directives, émanant de ministres eux-mêmes, avaient très clairement expliqué lundi que les absents seraient notés, voire même sanctionnés.

    Motos-taxis, vendeurs de rues, certains sont sortis très tôt le matin. « Nous, on vit au taux du jour. La majorité, l’opposition, ça ne nous dit rien », disent-ils. Une situation qui a provoqué même un débat, avenue du Commerce, du côté des travailleurs. Il y avait ceux qui pour qui cette situation était le résultat de l’appel de l’opposition et de la société civile. Une majorité. D’autres parlaient de la peur d’aller travailler ou d’ouvrir leur boutique. D’autres encore expliquaient que faute de transports, les gens n’avaient pas pu venir travailler.

    Du côté des autorités, on dément toute anormalité aujourd’hui. Tout juste admet-on la peur de voir l’opposition créer du désordre, mais, selon le gouvernement, au fur et à mesure que la journée avance, il pourra se rassurer. Et c’est vrai qu’au fil des heures, quelques boutiques ont commencé à ouvrir. La circulation a un peu repris, mais rien de comparable avec les autres jours.

    Un mot d’ordre inégalement suivi

    Ce mouvement est très inégalement suivi à travers le pays et la mobilisation est variable selon les quartiers. Si à Beni, le mot d’ordre est très peu suivi, à Goma, quelques quartiers, les plus contestataires, ont suivi le mouvement mais la circulation était quasi-normale dans le centre. Il y a même eu un peu d’afflux lors de l’arrivée des Léopards, l’équipe nationale venue célébrer la coupe du Chan. Les Léopards sont ensuite attendus à Bukavu. « C’est fait exprès pour perturber le mouvement » dénonce un activiste. Bukavu est justement la ville de l’Est du pays où le mouvement a été le plus suivi : boutiques fermées, quelques stations-services aussi, mais tout de même de la circulation en ville. A Lubumbashi, le mouvement est très inégalement suivi, et les sources sont très contradictoires.

    Quelques arrestations signalées

    A noter également des arrestations : six militants du mouvement citoyen la Lucha ont été arrêtés à Goma par la police. On n’en connait pas encore les raisons. Un opposant a été arrêté également à Uvira et son arrestation a été confirmée de sources sécuritaires. Et on parle d’arrestations d’autres activistes à Kinshasa, mais pas de confirmation officielle. « Il n’y a aucune raison d’arrêter qui que ce soit, il ne se passe rien », disait un responsable des services de sécurité.

    En revanche, la coupure du signal de RFI à Kinshasa et à Bukavu a été confirmée. Le gouvernement parle de mesures conservatoires prises notamment à Kinshasa par le gouvernement provincial.

    RFI

  • Et si Bemba revenait…

    Et si Bemba revenait…

    Jean Pierre Bemba- President de du MLC
    Jean Pierre Bemba- President de du MLC

    -Et si le chairman recouvrait sa liberté ? Kinshasa retient son souffle. Et tous les yeux se tournent vers La Haye, où, le 21 mars, l’on connaîtra le verdict de la CPI dans l’affaire Jean-Pierre Bemba.

    Détenu et poursuivi depuis 2008, l’ancien vice-président de la RD Congo, arrivé deuxième à la présidentielle de 2006, saura enfin s’il est innocenté des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis en Centrafrique entre 2002 et 2003 par les hommes du Mouvement de libération du Congo (MLC), alors groupe rebelle, dont il assurait le commandement.

    S’il est reconnu coupable, la vie reprendra son cours. Mais s’il est acquitté – « hypothèse la plus probable », selon la défense -, les cartes devraient être rebattues au sein de la classe politique. « Surtout du côté de l’opposition, où il y a déjà trop de prétendants au fauteuil présidentiel », tacle Henri Mova Sakanyi, secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), principale formation de la coalition au pouvoir.

    Futur chef de l’opposition ?

    Même si « un Bemba à nouveau libre, ce sont des suffrages en moins pour le camp Kabila dans l’ouest du pays », réputé favorable au leader du MLC, rétorque un proche de ce dernier. « Son acquittement l’érigerait en héros, et sa libération lui donnerait une nouvelle légitimité pour s’imposer comme le chef de l’opposition face au président Kabila. »

    Mais en l’absence de Bemba, de grandes figures de l’opposition se sont regroupées au sein du Front citoyen 2016, qui prône l’alternance démocratique. On y trouve entre autres Moïse Katumbi, qui en détient le leadership tacite, Vital Kamerhe, très populaire dans le Kivu (Est), et Félix Tshisekedi, le fils de l’opposant historique. Seraient-ils prêts à s’effacer devant Bemba ? Pas évident. « S’il est libéré, il y aura certes un élan de sympathie à son égard dans tout le pays, mais pour réexister politiquement il aura tout à gagner à se rallier à notre cause », estime un membre du Front. Tout dépendra, une fois de plus, des ego des uns et des autres…

    JA

  • Tshisekedi et Katumbi soutiennent la « journée ville morte » du 16 février

    Tshisekedi et Katumbi soutiennent la « journée ville morte » du 16 février

    etienne-moise-Après Moïse Katumbi, l’opposant historique congolais Étienne Tshisekedi, a déclaré lundi qu’il soutenait la “journée ville morte” en RD Congo fixée au 16 février par plusieurs plateformes de l’opposition pour exiger la tenue de la présidentielle dans les délais constitutionnels, soit d’ici fin 2016.

    Malgré la relance (timide) du processus électoral en RD Congo – avec notamment la reprogrammation au 26 mars de l’élection des gouverneurs dans les 21 nouvelles provinces -, l’opposition congolaise n’est pas rassurée. Elle craint toujours un « glissement » du calendrier électoral – entendre un report au-delà des délais constitutionnels. À quelque neuf mois de la présidentielle, initialement prévue le 27 novembre, rien ne garantit en effet le respect de cette échéance.

    Pour « mettre la pression sur les autorités », plusieurs plateformes d’opposition ont appelé les Congolais à observer le 16 février une « journée ville morte ». L’un des initiateurs de cette démarche, le député Martin Fayulu, très actif sur le terrain, a été interpellé et relâché dimanche à Kinshasa après avoir été tabassé. Une arrestation dénoncée notamment par le bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme.

    Katumbi et Tshisekedi, même son de cloche

    Depuis l’Allemagne où il participait à la Munich Security Conference avec plusieurs leaders européens dont John Kerry, secrétaire d’État américain, et Manuel Valls, Premier ministre français, Moïse Katumbi, dernier gouverneur de l’ex-Katanga, dans le sud de la RD Congo, a lui aussi condamné dimanche « l’arrestation arbitraire » de Martin Fayulu, quelques heures après avoir appelé à son tour les Congolais à rester chez eux le 16 février.

    J.A

  • Fayulu maintient son appel à une journée ville-morte mardi

    Fayulu maintient son appel à une journée ville-morte mardi

    fayulu2-Martin Fayulu, leader de plusieurs plates-formes de l’opposition dont “Sauvons la RDC”, déclare dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux après sa libération que le mot d’ordre pour une journée ville-morte mardi 16 février 2016 à travers la RDC, était maintenue.

    Le député a été libéré et reconduit dimanche en fin d’après-midi à domicile, à Kinshasa, après quelques heures de détention dans les installations du renseignement militaire congolais.

    Il s’est plaint d’avoir fait l’objet de brutalité l’ayant laissé avec quelques égratignures en dépit de son immunité parlementaire.

    “Des militaires et agents de renseignement… cherchaient à étouffer la journée ville morte de mardi”, mais finalement “le gouvernement nous a fait une publicité”, affirme M. Fayulu.

    Le député explique que des militaires et agents de renseignement avaient fait irruption au siège parti de son parti, l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecidé), sous-prétexte d’investiguer sur des troubles.

    Libéré, le députe de l’opposition se plaint que la Détection militaire des activités anti-patrie (Démiap) ait confisqué son véhicule, un téléphone portable (dont ils auraient copié tout le contenu), des documents, quatre chéquiers, près de 700 dollars qu’il avait sur lui au moment de son interpellation, et plus de mille tracts appelant à la grève générale mardi. Ces allégations n’avaient pas pu être confirmées lundi.

    Pour Fayulu, les services de sécurité font preuve de la politique de deux poids deux mesures car pour le même mardi 16 février, date de la commémoration des martyrs chrétiens tués en réclamant la démocratie sous Mobutu, le parti du président Joseph Kabila projette de tenir une marche et “personne ne les dérange”, dénonce M. Fayulu.

    Après sa libération, beaucoup d’autres leaders des partis de l’opposition lui ont exprimé leur solidarité et réitéré leur appel à la journée ville-morte.

    L’opposition soupçonne le président Kabila de vouloir rester au pouvoir au-delà de 2016 même si la Constitution le lui interdit, limitant le nombre de mandats présidentiels à deux.

    Une incertitude pèse sur la tenue des élections prévues cette année dont la présidentielle. Le président Kabila a convoqué un dialogue autour des élections. Mais une bonne partie de l’opposition refuse d’y prendre part.

    VOA

  • RDC: retour sur l’arrestation et la libération du député Martin Fayulu

    RDC: retour sur l’arrestation et la libération du député Martin Fayulu

    Martin Fayulu-En République démocratique du Congo, l’un des principaux opposants, le député Martin Fayulu, a été arrêté en début d’après-midi au siège de son parti, Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé) à Kinshasa. Il a fini par être libéré dans la soirée et reconduit à son domicile.

    Je sors du bureau et je vois cinq militaires armés, ils viennent avec deux agents de la sécurité, ils disent ‘monsieur nous sommes venus ici parce qu’on nous a dit qu’il y a des troubles ici’, je dis mais vous avez vu des troubles ? Il n’y a pas de troubles (…) Ils ont commencé à me tabasser, ils m’ont blessé, regardez le sang… Ils m’ont insulté proprement

    C’est sous escorte militaire que le député d’opposition a été reconduit à son domicile, après avoir été détenu plusieurs heures, malgré son immunité parlementaire. Martin Fayulu était au siège de son parti pour préparer une campagne de sensibilisation sur la journée de protestation de mardi, quand il a été arrêté, dans des circonstances violentes qu’il a racontées à RFI.

    Conduit dans les locaux des renseignements militaires, Martin Fayulu a finalement été rejoint par son avocat. Sa libération, annoncée vers 20h30 par le porte-parole du gouvernement, n’a eu lieu qu’une heure plus tard.

    Selon Lambert Mendé, Martin Fayulu avait été arrêté pour incitation aux troubles à l’ordre public. « Une fois identifié en tant que député par un magistrat, il a été relâché » a expliqué le ministre de la Communication, qui précise qu’« un dossier a été ouvert, on verra les suites que l’Assemblée nationale donnera à l’affaire puisqu’il faut toujours que la justice ait l’autorisation de l’Assemblée pour poursuivre un député ».

    « Ils n’ont pas le droit »

    « Comment les militaires peuvent venir m’arrêter chez moi, au bureau, me tabasser ? Ils n’ont pas le droit de télécharger mes numéros privés, mes mails privés, mes SMS privés. Ils n’ont pas le droit, s’insurge Martin Fayulu. Je n’ai tué personne. Je n’ai pas enfreint la loi de la République. Nous avons fait une déclaration tous au niveau du Front citoyen, au niveau de la Dynamique, au niveau du G7, de la société civile. Nous appelons à la journée ville morte mardi 16. Mais c’est passé dans les radios, dans les télévisions. Alors ils me disent : vous avez des tracts. Ce ne sont pas des tracts, ce sont des documents pour appeler à la journée ville morte et ces documents sont signés. »

    Le président de l’UNC, Vital Kamerhe, qui s’était rendu sur les lieux de l’arrestation, l’a ensuite rejoint chez lui après sa libération pour lui faire part de sa solidarité. L’opposant réitère son appel à la mobilisation pour dire « non au troisième mandat ». Et nous ajoutons, précise-t-il : « Non à l’arbitraire. »

    Même au XXIe siècle, la Birmanie est en avance par rapport à nous. On ne doit pas comme ça aller prendre quelqu’un qui est dans son bureau pour essayer de nous faire peur à nous tous.

    Réactions

    L’envoyé spécial des Etats-Unis pour les Grands Lacs a exprimé sa préoccupation après cette arrestation. « Criminaliser l’opposition et toute voix dissidente ne peut que créer de l’instabilité », a déploré Tom Perriello sur Twitter.

    Le directeur du bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme s’est dit « très préoccupés par l’arrestation du leader national de l’opposition Martin Fayulu, (…) juste avant la convocation par l’opposition cette semaine. Pour nous, cela constitue un acte d’intimidation et confirme une restriction des libertés et l’espace politique ». « Sans un changement radical de la tendance répressive, il n’y aura pas l’espace politique nécessaire pour élections crédibles. Il faut respecter les libertés publiques consacrées par la constitution », a averti José Maria Aranaz

    Une inquiétude partagée par l’ONG Human Rights Watch. Pour Ida Sawyer, responsable de HRW pour la RDC, cette arrestation est un signe très inquiétant : « C’est le dernier cas de répression à l’encontre des opposants et des activistes de la société civile qui appellent au respect des délais constitutionnels dans le cadre de l’organisation des élections », explique-t-elle ajoutant que c’était un cas parmi plusieurs autres documentés par son organisation.

    Pour rappel, plusieurs plateformes de l’opposition et de la société civile accusent le gouvernement et la commission électorale de chercher à imposer le glissement du calendrier électoral pour permettre à Joseph Kabila qui termine son deuxième et dernier mandat constitutionnel de rester au pouvoir.

    RFI

  • La volonté d’organiser les élections dans les délais constitutionnels n’existe pas

    La volonté d’organiser les élections dans les délais constitutionnels n’existe pas

    Bureau d'election-En RDC, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a officiellement lancé, mercredi 10 février, son appel d’offres pour l’acquisition du matériel nécessaire à la révision du fichier électoral pour un montant d’environ 200 millions de dollars (autre annonce : l’élection des gouverneurs des nouvelles provinces qui aura lieu le 26 mars prochain). Le 10 février, c’était la ligne rouge du Front citoyen 2016 pour voir des avancées significatives dans l’organisation des élections. Ce regroupement de partis d’opposition et de la société civile estime que, malgré les annonces faites par la Commission électorale, la volonté d’organiser les élections dans les délais constitutionnels n’existe pas. Le Front citoyen appelle les Congolais à une journée ville morte le 16 février, et pourtant l’appel d’offres pour acquérir le matériel nécessaire au recensement est lancé. Une étape considérée comme cruciale par la Commission électorale.

    « On ne peut pas convoquer d’élections sans corps électoral », insiste-t-on du côté de la Commission électorale (Céni), d’où l’importance de cet appel d’offres.

    La Céni avait dénoncé en janvier, juste avant sa signature, un projet de contrat pour un marché par entente directe avec une société belge pour l’acquisition du matériel nécessaire à la révision du fichier électoral. Mais ce contrat, élaboré depuis plus de six mois, aurait été fait sans consulter l’assemblée plénière de la Céni. L’appel d’offres lancé hier, ouvert cette fois, a pour but d’identifier le meilleur opérateur pour répondre aux besoins de la Commission électorale. Selon le code de passation de marché, il faudra donc entre quatre et cinq mois pour désigner l’entreprise en question. Il est difficile de réduire ce délai, explique-t-on du côté de la Céni. La sélection finale interviendrait donc au mieux au mois de juin ou, au plus tard, début juillet.

    En revanche, précise la Céni, il serait possible avec plus de moyens, notamment en termes financiers et logistiques, de raccourcir la durée de l’opération de révision du fichier électoral. Or, selon la Constitution, le corps électoral doit être convoqué trois mois avant la fin du mandat du président. Pour respecter ce délai, il devrait l’être avant la fin du mois de septembre. Il faudrait donc qu’en trois ou quatre mois, le matériel soit livré et la révision terminée. Mission impossible ? On ne peut pas convoquer d’élection sans corps électoral, répète la Céni.

    Le Front citoyen 2016 appelle à une journée ville morte

    Malgré cette annonce d’appel d’offres, le Front citoyen 2016 estime que la volonté d’organiser les élections dans les délais constitutionnels n’existe pas. Dans une déclaration lue le 10 février par le doyen Charles Mwando Nsimba, président de l’Union nationale des démocrates fédéralistes (Unadef), le Front citoyen appelle à une journée ville morte, le 16 février prochain. « La démocratie est de nouveau menacée et le processus électoral est délibérément retardé par des velléités dictatoriales et des tentatives malveillantes de violer notre Constitution. Congolaises et Congolais, nous, Dynamique de l’opposition, G7, Front Anti-Dialogue, organisation de la société civile, lançons le présent appel pour que, tous, partout où nous nous trouvons, nous manifestions notre attachement à la Constitution de notre pays en observant une journée ville morte le 16 février 2016. Une journée pour honorer la mémoire de nos citoyens, victimes de la barbarie du 16 février 1992, rappeler à Joseph Kabila qu’il est le garant de notre Constitution et qu’il est de ce fait tenu de la respecter, dire non au glissement, dire non au troisième mandat, dire non à la présidence à vie, dire oui à l’organisation de l’élection présidentielle dans les délais constitutionnels ».

    RFI

  • RDC: l’élection des gouverneurs des nouvelles provinces fixée au 26 mars

    RDC: l’élection des gouverneurs des nouvelles provinces fixée au 26 mars

    Bureau de la  CENI
    Bureau de la CENI

    -Après deux reports, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a annoncé mercredi avoir fixé au 26 mars l’organisation de l’élection des gouverneurs dans les nouvelles provinces de la RD Congo. Celles-ci sont actuellement gérées par des commissaires spéciaux nommés par Kinshasa.

    Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ? Initialement prévue le 31 août, puis repoussée au 6 octobre 2015 avant d’être reportée sine die, l’élection des gouverneurs dans les 21 nouvelles provinces de la RD Congo, issues du dernier découpage territorial, aura finalement lieu le 26 mars. L’annonce a été faite, le 10 février, au cours d’une « journée électorale » organisée à Kinshasa par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

    Des résultats le 12 avril 

    Les potentiels candidats ont jusqu’au 20 février pour déposer leurs dossiers et la publication des résultats de ce scrutin est attendue au 12 avril. Si ce nouveau chronogramme est respecté, ce sera la fin du mandat des « commissaires spéciaux » nommés par le gouvernement congolais pour gérer ces nouvelles provinces.

    La Ceni a également annoncé le lancement d’un appel d’offres pour l’achat des kits d’enrôlement des électeurs, le fichier électoral actuel étant, de l’avis de tous les observateurs, corrompu. Mais la révision sera-t-elle complète ou partielle ? La question divise encore la classe politique.

    J.A

  • RDC : la production de cuivre chute.

    RDC : la production de cuivre chute.

    Katanga-Usine-cuivre_TFM-La production est passée sous le seuil du million de tonnes, selon les chiffres de la Chambre des mines congolaise publiés mercredi.

    La quantité de cuivre extraite est de 995.805 tonnes, soit une baisse de 3,3%.

    La Chambre des Mines estime que la RDC a “plutôt bien résisté jusqu’à présent” à la chute des prix des métaux et matières premières sur le marché international en 2015. Mais elle prédit que l’activité économique du pays sera “fortement impactée en 2016”.

    Selon ses chiffres, la production de cuivre a reculé de près de 12% en glissement annuel au quatrième trimestre.

    Grand producteur de minerais, la République démocratique du Congo était en 2014 le cinquième pays producteur de cuivre au monde, et le premier d’Afrique, selon l’USGS, le bureau géologique du gouvernement américain.

    Le cobalt et l’or en forte progression

    Image caption La production du cobalt en hausse

    En dehors du cuivre, le pays enregistre une augmentation de la production d’autres métaux. La production du cobalt dont la RDC dispose des premières réserves mondiales, a progressé de 3,6% en 2015 pour s’établir à 66.915 t.

    La production légale d’or, qui était presque nulle en 2011, a crû de 30,4% en 2015 pour atteindre 25,5 t, indique pour sa part la Fédération des entreprises du Congo (FEC), dont dépend la Fédération congolaise des mines.

    BBC

  • Wumela vs Yebela, qui remportera la guerre des hashtags ?

    Wumela vs Yebela, qui remportera la guerre des hashtags ?

    twittercloud-Sur la twittosphère congolaise, deux hashtags s’affrontent : #wumela pour ceux qui souhaitent le maintien du président Joseph Kabila au pouvoir et #yebela utilisé par les adeptes de l’alternance démocratique en RD Congo. Zoom sur une guerre digitale bien entamée.

    Pour certains twittos, il n’y a pas match : #yebela (sache-le, en lingala) a déjà remporté la partie face à #wumela (restez longtemps), le hashtag des pro-Kabila. Vraiment ?

    L’écart entre les deux mots-clés est certes criant, mais il est encore (trop) tôt pour siffler la fin d’un duel qui ne fait que commencer. En tout cas, c’est ce qu’estiment, sur le site de micro-blogging, les chantres du prolongement du deuxième et dernier mandat constitutionnel du président congolais Joseph Kabila.

    Selon Twitonomy, un outil d’analyse qui offre une photographie précise des usages des uns et des autres sur Twitter, plus de 170 messages  utilisant le hashtag #wumela ont été postés ces dernières heures. Alors que début février on ne comptait qu’entre 3 et 9 tweets par jour, la  barre des 400 tweets a été dépassée en moins de 10 jours.

    Au total, 418 tweets publiés depuis 116 villes différentes ont été partagés depuis début février via #wumela, atteignant potentiellement 1 845 958 utilisateurs sur Twitter, selon les chiffres que nous avons recueillis auprès de Twitonomy. Mais parmi les twittos les plus actifs utilisant ce hashtag, on compte indistinctement ceux qui soutiennent mordicus le maintien de Joseph Kabila…

    … et d’autres qui se contentent de partager ou commenter les informations via le mot-clé. C’est le cas notamment de Oliver Diansosa qui explique à qui veut l’entendre que « wumela » est avant tout une « expression en vogue » dans la capitale de la RD Congo, et s’emploie pour exprimer « sa gratitude » envers une personne qui vous a rendu service et « l’encourager » à faire davantage.  Ce juriste et analyste politique, basé à Kinshasa, avec ses 13 mentions de #wumela depuis le début du mois de février, figure dans le top 5 des utilisateurs les plus actifs utilisant ce qui est devenu le slogan des pro-Kabila.

    Les 5 twittos les plus actifs utilisant #wumela

    Capture d'écran/Twitonomy

    #yebela très loin devant #wumela

    En face, les anti-Kabila sont de loin les plus actifs sur Twitter. Le hashtag yebela qui sonne comme un avertissement contre toute tentative de prolongation du mandat du président sortant, a enregistré depuis début février 2 172 tweets pouvant toucher potentiellement 5 618 736 utilisateurs sur le site au petit oiseau bleu, selon Twitonomy. Soit cinq fois plus que les messages postés avec le mot-clé rival wumela.

    Même écart côté utilisateurs. Alors qu’avec #wumela, les twittos les plus actifs n’ont mentionné qu’entre 28 et 10 fois leur hashtag étiqueté pro-Kabila, ceux utilisant #yebela ont fait référence à ce mot-clé entre 115 et 41 fois. Des tweets anti-Kabila partis depuis 361 villes différentes à travers le monde, selon Twitonomy.

    Les 5 twittos les plus actifs utilisant #wumela

    Capture d'écran/Twitonomy

    (Jeune Afrique)