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  • En RDC, Ban Ki-moon appelle les acteurs politiques à dialoguer

    En RDC, Ban Ki-moon appelle les acteurs politiques à dialoguer

    ban-kabila 1-Le secrétaire général des Nations unies a achevé sa visite en RDC. Il s’est envolé ce jeudi matin pour Juba, au Soudan du Sud. Mercredi, Ban Ki-moon a rencontré les acteurs de la vie politique congolaise. Le président Kabila bien sûr, mais aussi la majorité, l’opposition et la société civile.

    En visite à Kinshasa, mercredi, Ban Ki-moon a rencontré les acteurs de la vie politique congolaise. Il les a appelés à s’engager dans un dialogue inclusif dans le respect de la Constitution et à adopter un calendrier consensuel pour les élections. « J’ai eu la chance de rencontrer le président Kabila, les responsables du Parlement, des représentants de l’opposition et de la société civile. Je les appelle à s’engager de manière constructive dans un dialogue politique, je leur ai rappelé qu’il fallait mettre les intérêts de la population au centre des discussions, a expliqué le secrétaire général de l’ONU. Je les ai exhortés à travailler à un processus électoral inclusif et crédible dans le respect de la Constitution. »

    Restriction de l’espace démocratique

    Il a également exprimé sa préoccupation quant au processus électoral. « Les retards dans le processus électoral m’inquiètent et cela augmente les tensions politiques relatives à une possibilité d’un troisième mandat du président Kabila. J’ai continué d’encourager les acteurs politiques à se mettre d’accord sur un calendrier électoral consensuel », a indiqué le secrétaire général des Nations unies.

    Ban Ki-moon a par ailleurs fait part de sa préoccupation quant à la restriction de l’espace démocratique et a appelé au respect des libertés publiques dans le pays. « Je suis également inquiet de la restriction croissante de l’espace démocratique et en particulier le fait que les membres de l’opposition, des médias et de la société civile sont ciblés. Les libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique sont essentielles à une vie politique dynamique et à un processus démocratique », a-t-il déclaré.

    « S’il vous plaît, ne vous accrochez pas au pouvoir »

    Lors de la conférence de presse, il a également été interrogé sur les enjeux auxquels le continent africain fait face. « L’an dernier, lors du sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine, j’ai soulevé ce problème. J’ai dit : s’il vous plaît, ne vous accrochez pas au pouvoir. Et écoutez ce que vous dit votre population. Ecoutez attentivement quelles sont leurs difficultés, leurs aspirations. Mais quand la fin de votre mandat constitutionnel arrive, s’il vous plaît, ne vous accrochez pas au pouvoir, a-t-il rappelé. Il faut une bonne gouvernance. Pas de corruption, pas d’impunité. Il faut l’Etat de droit, rendre des comptes et être transparent. »

    Et d’ajouter : « L’Afrique regorge de richesses en ressources naturelles, en ressources humaines. Mais comment sont utilisées ces ressources, cela dépend de la classe dirigeante. Les dirigeants doivent montrer l’exemple, avoir une conduite exemplaire, s’assurer que cela permet d’accélérer le développement économique et social. C’est l’un des messages que j’ai répété à de multiples reprises en tant que secrétaire général. C’est ce que j’ai dit l’an dernier et répété cette année. Et il y a eu des applaudissements nourris de la part des délégations ».

    Le secrétaire général des Nations unies sera ce jeudi à Juba, où il rencontrera le président sud-soudanais Salva Kiir et visitera un camp de déplacés de l’ONU.

    rfi

  • Conférence sur les investissements privés

    Conférence sur les investissements privés

    ban-ki-moon-kin-C’est une rencontre inédite dans les Grands Lacs : une grande conférence sur les investissements du secteur privé s’est tenue mercredi 24 février à Kinshasa en République démocratique du Congo. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, était présent à la cérémonie d’ouverture car cette conférence découle de la signature de l’accord de paix, le dernier en date dans la région, qu’il avait parrainé il y a trois ans à Addis Abeba. L’accord-cadre pour la paix, la stabilité et la coopération pour la République démocratique du Congo. Un accord signé il y a trois ans jour pour jour hier… Tout un symbole.

    rfi

  • CAF : TP Mazembe remporte la supercoupe d’Afrique

    CAF : TP Mazembe remporte la supercoupe d’Afrique

    Le Tout Puissant Mazembe a remporté dimanche 8 novembre 2015 la Ligue des champions de la CAf, son cinquième trophée continental.
    Le Tout Puissant Mazembe a remporté dimanche 8 novembre 2015 la Ligue des champions de la CAf, son cinquième trophée continental.

    -Le TP Mazembe a remporté la supercoupe d’Afrique samedi 20 février, après sa victoire (2-1) contre les Tunisiens de l’Etoile du Sahel. Le match s’est joué au stade TP Mazembe samedi 20 février.

    Les protégés du président Moise Katumbi ont ouvert le score à la 20’ par Daniel Adjei d’une tête imparable.

    Très remuant, le milieu de terrain ghanéen va même signer son doublé peu avant la pause d’une volée acrobatique qui laisse sans réaction, le portier tunisien. Nous jouons la 44e minute.

    Mais ce but ne va pas assommer pour autant les joueurs de Faounzi Benzarti. Msakni va remettre son club dans le sens de la marche avec la réduction du score dans le temps additionnel de la première période (45e+2).

    En seconde période, Joel Kimwaki et ses coéquipiers vont conserver leur avance malgré les tentatives de l’ESS d’égaliser.

    C’est le troisième trophée dans l’épreuve remporté par Mazembe après 2010 et 2011.

    La supercoupe d’Afrique se joue entre le champion de la Ligue des champions (TP Mazembe) et le vainqueur de la coupe de la confédération (Etoile du Sahel).

    « Un point de départ »

    Le coach du TP Mazembe, Hubert Velud, se dit heureux de ce trophée continental qu’il a remporté.

    « Je suis très heureux de gagner un titre continental. C’est une grande chose. Tout titre est difficile à gagner. L’Etoile du Sahel a un très bon niveau », a reconnu Hubert Velud.

    Il estime que son équipe a eu peu de temps pour se préparer mais promet un bon départ avec ce titre.

    « On a eu peu de temps de préparation et je crois que c’est un bon point de départ. Ce titre est un pied d’appui excellent pour commencer une nouvelle aventure », a ajouté le coach du TP Mazembe.

    Radio Okapi

  • Confusion autour de la réforme du Code minier

    Confusion autour de la réforme du Code minier

    MINES-Après une première annonce, indiquant l’abandon de la réforme du Code minier en RDC, le gouvernement a tenu à préciser qu’elle était simplement “reportée”, le temps que les cours des minerais se rétablissent.

    Étrange exercice de communication que celui auquel s’est livré le gouvernement de la RDC cette semaine. Après l’annonce, mercredi dernier, par le ministre des Mines Martin Kabwelulu, de l’abandon de la réforme du Code minier de la RDC, les autorités de Kinshasa précisent qu’il s’agit davantage d’un report que d’une annulation.

    Cette réforme était initialement annoncée pour 2015.

    Interpellé par l’ONG Global Witness, qui oeuvre notamment pour plus de transparence dans la gestion des ressources des pays en développement, Valery Mukasa, directeur de cabinet du ministre des Mines a tenu à clarifier la position du ministère.

    Recherche d’investisseurs

    « Le gouvernement de la RDC n’a pas renoncé à réviser le Code minier. C’est même le contraire, a-t-il indiqué par courriel à Global Witness, rapporte Reuters. Toutefois, dans un contexte de recherche d’investisseurs potentiels intéressés par le secteur minier, le ministre des Mines a voulu réaffirmer que le l’environnement législatif qui régit le secteur est le Code minier de 2002, toujours en vigueur ».

    Une précision qui n’a pas rassuré les responsables de l’ONG. « Les messages du ministre des Mines et de son directeur de cabinet semblent se contredire. Nous saluerons évidemment une décision de poursuivre la révision de la loi minière. Mais le ministre des Mines devrait maintenant faire une déclaration claire sur le calendrier pour l’adoption de la loi », a indiqué par courriel à Jeune Afrique Nathaniel Dyer, responsable de Global Witness en RDC.

    Mise en veille

    Contacté par Jeune Afrique, Lambert Mende, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, précise : « La réforme n’est pas annulée mais mise en veille du fait de la crise actuelle du secteur minier ».

    Interrogé sur la date éventuelle de reprise du processus de réforme, le ministre a indiqué qu’elle se ferait « quand les chiffres de ventes des entreprises minières redeviendront intéressants », sans plus de précisions.

    Mobilisé

    L’industrie minière du pays s’était fortement mobilisée depuis plus d’un an contre cette révision, (qui prévoyait une hausse des taxes et royalties, ainsi que le renforcement des obligations d’emploi local et de transformation sur place) arguant de la conjoncture défavorable du secteur.

    Le cuivre, principale ressource d’exportation de la RDC, s’échange autour de 4 500 dollars la tonne, contre plus de 7 000 dollars en 2014.

    Joël Té-Léssia

  • Un glissement de calendrier pour la présidentielle?

    Un glissement de calendrier pour la présidentielle?

    Nanga-En République démocratique du Congo, le glissement du calendrier tant redouté par l’opposition est-il devenu inévitable ? Le président de la Commission électorale, Corneille Nangaa, pose un vrai dilemme aux acteurs politiques : soit vous voulez un fichier électoral qui inclut les nouveaux majeurs, soit vous voulez respecter les délais prévus par la Constitution…

    Pour comprendre l’enlisement du débat concernant les dates de l’élection présidentielle en RDC, il faut remonter le temps. A tout juste un an de la présidentielle, une mission de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) remet un rapport d’audit du fichier électoral en RDC en novembre 2015. La raison : l’OIF y explique que 20% de l’électoral, les nouveaux majeurs, sont absents du fichier ce qui pourrait nuire à la crédibilité du processus électoral.

    A l’époque, l’envoyé spécial de l’OIF pour les Grands Lacs estime qu’il est encore possible, sous condition de volonté politique, d’avoir un fichier électoral acceptable et de tenir les délais constitutionnels à un ou deux mois près.

    Révision du fichier électoral

    Mais à l’époque, il est question d’une passation de marché par entente directe avec la société belge Zétès. Le contrat aurait dû être signé en janvier, mais la Commission électorale l’a dénoncé. Elle préfère lancer, le 10 février, un dernier appel d’offres ouvert. Conséquence : un allongement de quatre à cinq mois de l’acquisition du matériel nécessaire à la révision du fichier.

    Du côté de la Céni, on affirme que l’UDPS n’aurait jamais accepté cet opérateur. Pour Samy Badibanga, l’un de ceux qui a critiqué la société Zétès, il s’agit d’une « faute intentionnelle » de la Commission électorale, une faute ayant pour but d’entériner le glissement.

    Vol de stocks de cartes électorales vierges

    Le président du groupe parlementaire de l’UDPS à l’Assemblée explique que toutes les difficultés soulevées par le président de la Céni sont connues de longue date : le problème de l’intégration des nouveaux majeurs, les critiques envers Zétès ou même le vol de stocks de cartes électorales vierges et le risque de les voir remises en circulation.

    Du côté de la Commission, on se défend : la Céni n’est pas responsable, elle ne peut organiser les élections que si les parties prenantes jouent leur rôle.

    Selon des documents internes à la Céni, il faudrait, à partir de l’annonce de l’appel d’offres, entre 13 et 16 mois pour venir à bout de la révision du fichier électoral. Ce ne sont que des estimations, a-t-on expliqué qui ne prennent pas en compte tous les paramètres et notamment un éventuel soutien de la communauté internationale.

    RFI

  • “Les léopards ont reçu des primes au-delà de ce qu’ils attendaient” (FECOFA).

    “Les léopards ont reçu des primes au-delà de ce qu’ils attendaient” (FECOFA).

    leopards-Dans une interview à TOP CONGO FM, Roger Bondembe Bokanyanga, vice-président de la Fecofa en charge des finances, affirme “aucune prime des Léopards n’a été détournée. Les joueurs ont reçu au-delà de ce qu’ils espéraient”.

    Les primes reçues par les vainqueurs du CHAN Rwanda 2016, étape par étape. 

    Prime de qualification : 5.000$

    Premier tour : 9.000$ (3.000$ par match)

    Qualification pour les quarts : 5.000$

    Qualification demi-finale : 10.000$

    Victoire : une Jeep Prado +5.000$

    Total : 34.000$ + Jeep Prado

    L’interview du vice-président de la FECOFA est à suivre toute la journée de jeudi sur TOP CONGO FM).

    Sylvie Meya, envoyé spécial de TOP CONGO FM au CHAN.

  • Le Burundi et la RDC demandent à l’ONU de rappeler le Rwanda à l’ordre

    Le Burundi et la RDC demandent à l’ONU de rappeler le Rwanda à l’ordre

    Conseil de Sécurité de l'ONU
    Conseil de Sécurité de l’ONU

    -Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir en urgence et rappeler à l’ordre le Rwanda. C’est ce que demandent les ambassadeurs du Burundi et de la RDC à l’ONU dans deux lettres qu’ils ont chacun envoyées au président du Conseil de sécurité. Les deux pays accusent Kigali de déstabiliser le Burundi et dénoncent un risque pour la région.

    Le Burundi s’appuie sur le récent rapport des experts de l’ONU pour pousser le Conseil de sécurité de l’ONU à prendre position. Dans ce rapport, des combattants burundais affirment avoir été recrutés dans un camp de réfugiés, puis entrainés militairement pendant deux mois par des militaires rwandais.

    « Nous aimerions que cette fois-ci, les Nations unies prennent acte que l’agression vient du Rwanda et que les deux capitales, Bujumbura et Kigali, doivent se parler pour mettre fin à cette agression », explique Gaston Sindimwo, premier vice-président de la République du Burundi.

    L’ambassadeur burundais Albert Shingiro a réclamé une réunion d’urgence du Conseil afin de « prendre des mesures appropriées » pour s’assurer que Kigali ne cherche pas à déstabiliser le Burundi. Dans son courrier, Bujumbura affirme que le Rwanda viole plusieurs textes internationaux, en particulier l’accord cadre d’Addis-Abeba signé en 2013, dans lequel les pays de la région s’engagent à ne pas s’ingérer dans les affaires des Etats voisins.

    La République démocratique du Congo s’associe à cette démarche du Burundi. Dans une lettre au Conseil, l’ambassadeur de RDC Ignace Gata Mavita demande « d’inviter le Rwanda à respecter (ses) engagements internationaux et à arrêter sans délai ces recrutements et toutes les opérations qui s’en suivent ». C’est en RDC que les combattants burundais cités dans le rapport de l’ONU ont été interrogés. Ils étaient munis de fausses cartes d’électeurs. Pour Kinshasa, il y a un risque de déstabilisation régionale.

    RFI

  • Réactions au communiqué de l’ONU, UA, UE et OIF

    Réactions au communiqué de l’ONU, UA, UE et OIF

    OIF-Après le premier communiqué conjoint des Nations unies, de l’Union africaine, l’UE et l’organisation de la francophonie pour appeler à des élections en RDC «dans les conditions requises de paix, de transparence de régularité, et à bonne date», voici les premières réactions du côté du pouvoir et de l’opposition.

    ►Le point de vue d’Henri Mova du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD)

    « En tant que patriote je suis ahuri de voir des opérateurs politiques congolais attendre que l’extérieur leur dise : c’est bon, voici le chemin, explique pour sa part à RFI Henri Mova, secrétaire général du parti présidentiel, le PPRD. Lorsqu’il y a des problèmes dans une Nation, on se met autour d’une table, on en discute et on trouve des solutions responsables. Et je pense que c’est lié aussi à la tentative de l’opposition à faire une épreuve de force avec pouvoir, en faisant cette fameuse journée ‘pays mort’. Comme ça n’a pas tenu, je crois que les rapports de force sont clairs et donc la communauté internationale a compris que le chemin burkinabè ou libyen, c’est impossible au Congo ».

    RFI: Mais dans ce communiqué il y a également le fait que les élections doivent sepasser à date et dans le cadre de la Constitution. Donc ça veut dire pas de glissement du calendrier.

    Henri Mova : « Je ne pense pas qu’il y a eu un diktat de la part de la communauté internationale. A date, ça signifie quoi ? C’est vague ! Ils auraient pu avoir le courage de dire oui à un délai constitutionnel et ainsi de suite. On n’a pas à fixer des limites à un pays indépendant, à fixer des limites à des gens qui discutent de leur pays…»

    ►Le point de vue de Martin Fayulu, du mouvement Ecidé (Engagement pour la Citoyenneté et le Développement)

    La Dynamique de l’opposition et le G7 préparent un communiqué conjoint de réponse aux quatre organisations, mais le président de l’Ecidé, Martin Fayulu, qui est membre de la Dynamique, s’attendait à autre chose de la part de communauté internationale.

    « On aurait aimé que les quatre condamnent d’abord la répression, condamnent la violation systématique des droits de l’Homme. On aurait compris que les quatre ont pris la dimension du pouvoir kabiliste, qui veut museler tout : pas de place pour les libertés individuelles, pas de place pour les manifestations, pas de place pour des citoyens qui ne sont pas d’obédience kabiliste. Et le peuple congolais veut une seule chose, c’est la démocratie. Et pour avoir la démocratie il faut avoir les élections. Et pour avoir les élections il faut respecter la Constitution ».

    Pour rappel, les quatre organisations exhortent également les acteurs politiques congolais à apporter à Edem Kodjo, le facilitateur nommé par l’Union africaine pour suivre le dialogue convoqué par le président Kabila, leur entière collaboration alors que plusieurs plateformes comme la dynamique de l’opposition et le G7 refusent de le recevoir.

    RFI : que répondez-vous au fait qu’ils vous exhortent – vous, la dynamique et le G7 – à travailler avec Edem Kodjo et à aller au dialogue ?

    Martin Fayulu : Non, nous avons déjà donné la réponse pour Monsieur Edem Kodjo et je crois qu’on ne va pas revenir là-dessus. Et c’est vrai, nous voulons qu’on se comprenne avec la communauté internationale, mais que la communauté internationale nous comprenne aussi. Parce que ce que nous disons ici, ça vient du peuple !

    RFI : Donc ça veut dire que vous réitérez votre non au dialogue ?

    Martin Fayulu : Le dialogue de Monsieur Kabila… Nous avons déjà dit non et totalement non !

  • Supercoupe d’Afrique 2016: Mazembe débute un nouveau cycle

    Supercoupe d’Afrique 2016: Mazembe débute un nouveau cycle

    TP Mazembe-Le Tout Puissant Mazembe (RDC) affronte l’Etoile du Sahel (Tunisie) en Supercoupe de la CAF, ce 20 février 2016 à Lubumbashi. Le champion d’Afrique entame un nouveau cycle avec le Français Hubert Velud à sa tête et un effectif remanié, notamment en attaque.

    Le Championnat de République démocratique du Congo (RDC), la Linafoot, a repris en août 2015. Et c’est donc bien un deuxième début de saison que le Tout Puissant Mazembe (TPM), club phare de la RDC et champion d’Afrique 2015, s’apprête à vivre.

    Le TPM va affronter l’Etoile du Sahel, ce 20 février 2016 à Lubumbashi, en Supercoupe d’Afrique. Ce match annuel oppose les vainqueurs de la Ligue des champions et de la Coupe de la Confédération, les deux compétitions interclubs du continent.

    Hubert Velud, le nouvel entraîneur des Corbeaux – le surnom des joueurs de Mazembe –, s’attend à un bon test face aux Tunisiens. « On sait que l’Etoile du Sahel est une très grande équipe, souligne le Français. Ce sera peut-être un match entre les deux meilleures équipes africaines. On aura peut-être besoin du petit plus que peut nous apporter le public de Lubumbashi, par son soutien ».

    Un test pour un TPM new look

    L’équipe lushoise ne pourra pas s’appuyer sur une grosse préparation pour cette rencontre. Hubert Velud a pris la place laissée vacante par son compatriote Patrice Carteron, il y a un mois seulement. De plus, l’ex-sélectionneur du Togo a dû composer avec l’absence de quatre joueurs qui ont disputé le Championnat d’Afrique des nations (Chan 2016) remporté par la RDC ainsi qu’avec plusieurs changements dans l’effectif du Tout Puissant Mazembe.

     Au poste de gardien de but tout d’abord, où l’emblématique Robert Kidiaba, 40 ans, cède sa place de titulaire à l’Ivoirien Sylvain Gbohouo. « Il (Kidiaba) fait aussi partie du staff technique, chargé de la préparation des gardiens de but, explique Hubert Velud. Robert accepte et adhère à cette situation. Il prépare ainsi sa reconversion ».

    Du changement en attaque

    En attaque l’ancien titulaire du poste, le Tanzanien Aly Samatta, désigné meilleur joueur évoluant en Afrique, est parti en Belgique. Une grosse perte que Jonathan Bolingi, auteur de 3 buts durant le Chan 2016, devra compenser. « Dans un premier temps, une grande confiance va être placée en lui, souligne Hubert Velud. Il doit être le successeur de Samatta ».

    Bolingi sera régulièrement suppléé par une recrue brésilienne, Marco Antonio Silva Cortez, et Christian Luyindama, défenseur de formation mais qui a récemment brillé en tant qu’avant-centre. Les deux hommes pourront compter sur le soutien de l’ailier Elia Meschak, meilleur buteur et meilleur joueur du Chan 2016, recruté en janvier.

    Enfin, au cœur du jeu, le milieu de terrain du club congolais devra faire sans Boubacar Diarra. Le Malien a pris la direction de la Tunisie et du Club Africain. « J’espère vous revoir tous très vite, inchallah pour la finale de la Champions League 2016 », a-t-il lancé en guise d’au revoir aux supporters du tenant du titre.

    Propos recueillis par François Kabulo- RFI

  • 16 février : Kinshasa victime du syndrome de la ville-morte

    16 février : Kinshasa victime du syndrome de la ville-morte

    La journée des fonctionnaires
    Souvent accusés d’absentéisme, les fonctionnaires étaient comptés hier parmi les rares Kinois contraints de sortir matinalement de leurs maisons pour échapper à la menace de sanctions brandie contre eux la veille par le Vice-Premier ministre et ministre du Travail, Emploi et Prévoyance sociale, dans un communiqué officiel largement diffusé et invitant leurs hiérarchies à prélever des absences. Au niveau de plusieurs ministères et secrétariats généraux des ministères, cadres et agents de l’Etat ont dû passer leur journée en causerie sous les arbres, en attendant que les différents directeurs et chefs de division puissent lever le camp.
    Pour une fois, les curieux présents dans les parages des ministères ont pu se rendre compte à quel point ceux-ci drainent des effectifs pléthoriques. L’espace a réellement manqué ça et là, pour accueillir des masses laborieuses dont la visibilité, en temps normal est, quasi nulle.
    Décor chaotique au centre-ville
    S’agissant des commerces, la plupart sont restés fermés, aussi bien au centre-ville (Gombe) que dans les communes périphériques. Dans la banlieue, les magasins des sujets indo-pakistanais sont restés hermétiquement fermés. Les habitués de plusieurs grandes surfaces qui voulaient s’approvisionner de bonne heure ont dû battre en retraite. Quelques unes ont tout de même ouvert à la mi-journée, après que leurs responsables se soient assurés que leurs installations ne courraient aucun risque. Les petites boutiques, d’ordinaire opérationnelles avant 7 heures du matin, affichaient elles aussi des cadenas non dénoués.
    Les chauffeurs de taxi-bus et leurs receveurs, souvent présents sur les routes à partir de 4 heures du matin, ont préféré garer leurs engins, question de voir venir les choses. Si quelques uns se sont lancés dans le trafic, d’autres ont opté pour la sagesse, afin de ne pas gaspiller essence, lubrifiants et autres pots de vin pour les policiers de roulage, eux-mêmes invisibles aux carrefours.
    De leur côté, beaucoup de Kinois avaient opté, depuis l’avant-veille, pour l’école buissonnière aussi bien sur leurs lieux de travail que leurs sites (ports, aéroports, parkings) de débrouille. Le Marché Central de Kinshasa, les avenues Itaga, Kato, Commerce, Tombalbaye, Colonel Ebeya et autres Plateau – symbole des activités marchandes – ont présenté un décor désertique. Une grève non déclarée semblait avoir fait fuir marchands et clients.
    L’autre fait bizarre enregistré hier est que la plupart des guichets de banque étaient inaccessibles à la clientèle. Les rares institutions financières ayant ouvert leurs portes n’ont pas permis à leurs clients « bancarisés » de toucher leurs salaires, ce qui a fait monter la tension chez ces derniers, priés de revenir aujourd’hui ou plus tard.
    Que s’est-il passé au niveau de l’enseignement primaire et secondaire ? Nul ne le sait. Toujours est-il que de nombreux écoliers et élèves avaient été priés par leurs maîtres et professeurs de « ne pas sortir » le mardi 16 février 2016. Les rares bleu-blanc qui avaient cru avoir mal capté le message et qui ont eu la curiosité de se présenter à leurs écoles ont trouvé les portails de leurs établissements cadenassés.
    Le syndrome de la ville-morte a également touché les médias, avec l’absence de plusieurs journaux dans les kiosques. Quant aux vendeurs à la criée, si actifs et si présents, ils ont purement et simplement déclaré forfait. Les ports privés de Ndolo n’ont pas connu leur ambiance habituelle, les « maman bipupula » et les porteurs ayant joué aux abonnés absents.
    Circulation automobile normale
    S’il y a une chose dont ne pouvaient se plaindre hier Kinoises et Kinois, c’est la circulation automobile. Non seulement elle était fluide mais en plus, il y avait des bus, des taxi-bus et des taxis disponibles aux quatre coins de la ville. D’ordinaire arrogants, les taximen ont passé leur journée à supplier des clients hypothétiques. Les fameuses « courses expresses », aux tarifs surfaits, étaient rayés des transactions.
    (Le Phare)
    KIMP