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  • CAF : TP Mazembe remporte la supercoupe d’Afrique

    CAF : TP Mazembe remporte la supercoupe d’Afrique

    Le Tout Puissant Mazembe a remporté dimanche 8 novembre 2015 la Ligue des champions de la CAf, son cinquième trophée continental.
    Le Tout Puissant Mazembe a remporté dimanche 8 novembre 2015 la Ligue des champions de la CAf, son cinquième trophée continental.

    -Le TP Mazembe a remporté la supercoupe d’Afrique samedi 20 février, après sa victoire (2-1) contre les Tunisiens de l’Etoile du Sahel. Le match s’est joué au stade TP Mazembe samedi 20 février.

    Les protégés du président Moise Katumbi ont ouvert le score à la 20’ par Daniel Adjei d’une tête imparable.

    Très remuant, le milieu de terrain ghanéen va même signer son doublé peu avant la pause d’une volée acrobatique qui laisse sans réaction, le portier tunisien. Nous jouons la 44e minute.

    Mais ce but ne va pas assommer pour autant les joueurs de Faounzi Benzarti. Msakni va remettre son club dans le sens de la marche avec la réduction du score dans le temps additionnel de la première période (45e+2).

    En seconde période, Joel Kimwaki et ses coéquipiers vont conserver leur avance malgré les tentatives de l’ESS d’égaliser.

    C’est le troisième trophée dans l’épreuve remporté par Mazembe après 2010 et 2011.

    La supercoupe d’Afrique se joue entre le champion de la Ligue des champions (TP Mazembe) et le vainqueur de la coupe de la confédération (Etoile du Sahel).

    « Un point de départ »

    Le coach du TP Mazembe, Hubert Velud, se dit heureux de ce trophée continental qu’il a remporté.

    « Je suis très heureux de gagner un titre continental. C’est une grande chose. Tout titre est difficile à gagner. L’Etoile du Sahel a un très bon niveau », a reconnu Hubert Velud.

    Il estime que son équipe a eu peu de temps pour se préparer mais promet un bon départ avec ce titre.

    « On a eu peu de temps de préparation et je crois que c’est un bon point de départ. Ce titre est un pied d’appui excellent pour commencer une nouvelle aventure », a ajouté le coach du TP Mazembe.

    Radio Okapi

  • Confusion autour de la réforme du Code minier

    Confusion autour de la réforme du Code minier

    MINES-Après une première annonce, indiquant l’abandon de la réforme du Code minier en RDC, le gouvernement a tenu à préciser qu’elle était simplement “reportée”, le temps que les cours des minerais se rétablissent.

    Étrange exercice de communication que celui auquel s’est livré le gouvernement de la RDC cette semaine. Après l’annonce, mercredi dernier, par le ministre des Mines Martin Kabwelulu, de l’abandon de la réforme du Code minier de la RDC, les autorités de Kinshasa précisent qu’il s’agit davantage d’un report que d’une annulation.

    Cette réforme était initialement annoncée pour 2015.

    Interpellé par l’ONG Global Witness, qui oeuvre notamment pour plus de transparence dans la gestion des ressources des pays en développement, Valery Mukasa, directeur de cabinet du ministre des Mines a tenu à clarifier la position du ministère.

    Recherche d’investisseurs

    « Le gouvernement de la RDC n’a pas renoncé à réviser le Code minier. C’est même le contraire, a-t-il indiqué par courriel à Global Witness, rapporte Reuters. Toutefois, dans un contexte de recherche d’investisseurs potentiels intéressés par le secteur minier, le ministre des Mines a voulu réaffirmer que le l’environnement législatif qui régit le secteur est le Code minier de 2002, toujours en vigueur ».

    Une précision qui n’a pas rassuré les responsables de l’ONG. « Les messages du ministre des Mines et de son directeur de cabinet semblent se contredire. Nous saluerons évidemment une décision de poursuivre la révision de la loi minière. Mais le ministre des Mines devrait maintenant faire une déclaration claire sur le calendrier pour l’adoption de la loi », a indiqué par courriel à Jeune Afrique Nathaniel Dyer, responsable de Global Witness en RDC.

    Mise en veille

    Contacté par Jeune Afrique, Lambert Mende, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, précise : « La réforme n’est pas annulée mais mise en veille du fait de la crise actuelle du secteur minier ».

    Interrogé sur la date éventuelle de reprise du processus de réforme, le ministre a indiqué qu’elle se ferait « quand les chiffres de ventes des entreprises minières redeviendront intéressants », sans plus de précisions.

    Mobilisé

    L’industrie minière du pays s’était fortement mobilisée depuis plus d’un an contre cette révision, (qui prévoyait une hausse des taxes et royalties, ainsi que le renforcement des obligations d’emploi local et de transformation sur place) arguant de la conjoncture défavorable du secteur.

    Le cuivre, principale ressource d’exportation de la RDC, s’échange autour de 4 500 dollars la tonne, contre plus de 7 000 dollars en 2014.

    Joël Té-Léssia

  • Un glissement de calendrier pour la présidentielle?

    Un glissement de calendrier pour la présidentielle?

    Nanga-En République démocratique du Congo, le glissement du calendrier tant redouté par l’opposition est-il devenu inévitable ? Le président de la Commission électorale, Corneille Nangaa, pose un vrai dilemme aux acteurs politiques : soit vous voulez un fichier électoral qui inclut les nouveaux majeurs, soit vous voulez respecter les délais prévus par la Constitution…

    Pour comprendre l’enlisement du débat concernant les dates de l’élection présidentielle en RDC, il faut remonter le temps. A tout juste un an de la présidentielle, une mission de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) remet un rapport d’audit du fichier électoral en RDC en novembre 2015. La raison : l’OIF y explique que 20% de l’électoral, les nouveaux majeurs, sont absents du fichier ce qui pourrait nuire à la crédibilité du processus électoral.

    A l’époque, l’envoyé spécial de l’OIF pour les Grands Lacs estime qu’il est encore possible, sous condition de volonté politique, d’avoir un fichier électoral acceptable et de tenir les délais constitutionnels à un ou deux mois près.

    Révision du fichier électoral

    Mais à l’époque, il est question d’une passation de marché par entente directe avec la société belge Zétès. Le contrat aurait dû être signé en janvier, mais la Commission électorale l’a dénoncé. Elle préfère lancer, le 10 février, un dernier appel d’offres ouvert. Conséquence : un allongement de quatre à cinq mois de l’acquisition du matériel nécessaire à la révision du fichier.

    Du côté de la Céni, on affirme que l’UDPS n’aurait jamais accepté cet opérateur. Pour Samy Badibanga, l’un de ceux qui a critiqué la société Zétès, il s’agit d’une « faute intentionnelle » de la Commission électorale, une faute ayant pour but d’entériner le glissement.

    Vol de stocks de cartes électorales vierges

    Le président du groupe parlementaire de l’UDPS à l’Assemblée explique que toutes les difficultés soulevées par le président de la Céni sont connues de longue date : le problème de l’intégration des nouveaux majeurs, les critiques envers Zétès ou même le vol de stocks de cartes électorales vierges et le risque de les voir remises en circulation.

    Du côté de la Commission, on se défend : la Céni n’est pas responsable, elle ne peut organiser les élections que si les parties prenantes jouent leur rôle.

    Selon des documents internes à la Céni, il faudrait, à partir de l’annonce de l’appel d’offres, entre 13 et 16 mois pour venir à bout de la révision du fichier électoral. Ce ne sont que des estimations, a-t-on expliqué qui ne prennent pas en compte tous les paramètres et notamment un éventuel soutien de la communauté internationale.

    RFI

  • “Les léopards ont reçu des primes au-delà de ce qu’ils attendaient” (FECOFA).

    “Les léopards ont reçu des primes au-delà de ce qu’ils attendaient” (FECOFA).

    leopards-Dans une interview à TOP CONGO FM, Roger Bondembe Bokanyanga, vice-président de la Fecofa en charge des finances, affirme “aucune prime des Léopards n’a été détournée. Les joueurs ont reçu au-delà de ce qu’ils espéraient”.

    Les primes reçues par les vainqueurs du CHAN Rwanda 2016, étape par étape. 

    Prime de qualification : 5.000$

    Premier tour : 9.000$ (3.000$ par match)

    Qualification pour les quarts : 5.000$

    Qualification demi-finale : 10.000$

    Victoire : une Jeep Prado +5.000$

    Total : 34.000$ + Jeep Prado

    L’interview du vice-président de la FECOFA est à suivre toute la journée de jeudi sur TOP CONGO FM).

    Sylvie Meya, envoyé spécial de TOP CONGO FM au CHAN.

  • Le Burundi et la RDC demandent à l’ONU de rappeler le Rwanda à l’ordre

    Le Burundi et la RDC demandent à l’ONU de rappeler le Rwanda à l’ordre

    Conseil de Sécurité de l'ONU
    Conseil de Sécurité de l’ONU

    -Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir en urgence et rappeler à l’ordre le Rwanda. C’est ce que demandent les ambassadeurs du Burundi et de la RDC à l’ONU dans deux lettres qu’ils ont chacun envoyées au président du Conseil de sécurité. Les deux pays accusent Kigali de déstabiliser le Burundi et dénoncent un risque pour la région.

    Le Burundi s’appuie sur le récent rapport des experts de l’ONU pour pousser le Conseil de sécurité de l’ONU à prendre position. Dans ce rapport, des combattants burundais affirment avoir été recrutés dans un camp de réfugiés, puis entrainés militairement pendant deux mois par des militaires rwandais.

    « Nous aimerions que cette fois-ci, les Nations unies prennent acte que l’agression vient du Rwanda et que les deux capitales, Bujumbura et Kigali, doivent se parler pour mettre fin à cette agression », explique Gaston Sindimwo, premier vice-président de la République du Burundi.

    L’ambassadeur burundais Albert Shingiro a réclamé une réunion d’urgence du Conseil afin de « prendre des mesures appropriées » pour s’assurer que Kigali ne cherche pas à déstabiliser le Burundi. Dans son courrier, Bujumbura affirme que le Rwanda viole plusieurs textes internationaux, en particulier l’accord cadre d’Addis-Abeba signé en 2013, dans lequel les pays de la région s’engagent à ne pas s’ingérer dans les affaires des Etats voisins.

    La République démocratique du Congo s’associe à cette démarche du Burundi. Dans une lettre au Conseil, l’ambassadeur de RDC Ignace Gata Mavita demande « d’inviter le Rwanda à respecter (ses) engagements internationaux et à arrêter sans délai ces recrutements et toutes les opérations qui s’en suivent ». C’est en RDC que les combattants burundais cités dans le rapport de l’ONU ont été interrogés. Ils étaient munis de fausses cartes d’électeurs. Pour Kinshasa, il y a un risque de déstabilisation régionale.

    RFI

  • Réactions au communiqué de l’ONU, UA, UE et OIF

    Réactions au communiqué de l’ONU, UA, UE et OIF

    OIF-Après le premier communiqué conjoint des Nations unies, de l’Union africaine, l’UE et l’organisation de la francophonie pour appeler à des élections en RDC «dans les conditions requises de paix, de transparence de régularité, et à bonne date», voici les premières réactions du côté du pouvoir et de l’opposition.

    ►Le point de vue d’Henri Mova du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD)

    « En tant que patriote je suis ahuri de voir des opérateurs politiques congolais attendre que l’extérieur leur dise : c’est bon, voici le chemin, explique pour sa part à RFI Henri Mova, secrétaire général du parti présidentiel, le PPRD. Lorsqu’il y a des problèmes dans une Nation, on se met autour d’une table, on en discute et on trouve des solutions responsables. Et je pense que c’est lié aussi à la tentative de l’opposition à faire une épreuve de force avec pouvoir, en faisant cette fameuse journée ‘pays mort’. Comme ça n’a pas tenu, je crois que les rapports de force sont clairs et donc la communauté internationale a compris que le chemin burkinabè ou libyen, c’est impossible au Congo ».

    RFI: Mais dans ce communiqué il y a également le fait que les élections doivent sepasser à date et dans le cadre de la Constitution. Donc ça veut dire pas de glissement du calendrier.

    Henri Mova : « Je ne pense pas qu’il y a eu un diktat de la part de la communauté internationale. A date, ça signifie quoi ? C’est vague ! Ils auraient pu avoir le courage de dire oui à un délai constitutionnel et ainsi de suite. On n’a pas à fixer des limites à un pays indépendant, à fixer des limites à des gens qui discutent de leur pays…»

    ►Le point de vue de Martin Fayulu, du mouvement Ecidé (Engagement pour la Citoyenneté et le Développement)

    La Dynamique de l’opposition et le G7 préparent un communiqué conjoint de réponse aux quatre organisations, mais le président de l’Ecidé, Martin Fayulu, qui est membre de la Dynamique, s’attendait à autre chose de la part de communauté internationale.

    « On aurait aimé que les quatre condamnent d’abord la répression, condamnent la violation systématique des droits de l’Homme. On aurait compris que les quatre ont pris la dimension du pouvoir kabiliste, qui veut museler tout : pas de place pour les libertés individuelles, pas de place pour les manifestations, pas de place pour des citoyens qui ne sont pas d’obédience kabiliste. Et le peuple congolais veut une seule chose, c’est la démocratie. Et pour avoir la démocratie il faut avoir les élections. Et pour avoir les élections il faut respecter la Constitution ».

    Pour rappel, les quatre organisations exhortent également les acteurs politiques congolais à apporter à Edem Kodjo, le facilitateur nommé par l’Union africaine pour suivre le dialogue convoqué par le président Kabila, leur entière collaboration alors que plusieurs plateformes comme la dynamique de l’opposition et le G7 refusent de le recevoir.

    RFI : que répondez-vous au fait qu’ils vous exhortent – vous, la dynamique et le G7 – à travailler avec Edem Kodjo et à aller au dialogue ?

    Martin Fayulu : Non, nous avons déjà donné la réponse pour Monsieur Edem Kodjo et je crois qu’on ne va pas revenir là-dessus. Et c’est vrai, nous voulons qu’on se comprenne avec la communauté internationale, mais que la communauté internationale nous comprenne aussi. Parce que ce que nous disons ici, ça vient du peuple !

    RFI : Donc ça veut dire que vous réitérez votre non au dialogue ?

    Martin Fayulu : Le dialogue de Monsieur Kabila… Nous avons déjà dit non et totalement non !

  • Supercoupe d’Afrique 2016: Mazembe débute un nouveau cycle

    Supercoupe d’Afrique 2016: Mazembe débute un nouveau cycle

    TP Mazembe-Le Tout Puissant Mazembe (RDC) affronte l’Etoile du Sahel (Tunisie) en Supercoupe de la CAF, ce 20 février 2016 à Lubumbashi. Le champion d’Afrique entame un nouveau cycle avec le Français Hubert Velud à sa tête et un effectif remanié, notamment en attaque.

    Le Championnat de République démocratique du Congo (RDC), la Linafoot, a repris en août 2015. Et c’est donc bien un deuxième début de saison que le Tout Puissant Mazembe (TPM), club phare de la RDC et champion d’Afrique 2015, s’apprête à vivre.

    Le TPM va affronter l’Etoile du Sahel, ce 20 février 2016 à Lubumbashi, en Supercoupe d’Afrique. Ce match annuel oppose les vainqueurs de la Ligue des champions et de la Coupe de la Confédération, les deux compétitions interclubs du continent.

    Hubert Velud, le nouvel entraîneur des Corbeaux – le surnom des joueurs de Mazembe –, s’attend à un bon test face aux Tunisiens. « On sait que l’Etoile du Sahel est une très grande équipe, souligne le Français. Ce sera peut-être un match entre les deux meilleures équipes africaines. On aura peut-être besoin du petit plus que peut nous apporter le public de Lubumbashi, par son soutien ».

    Un test pour un TPM new look

    L’équipe lushoise ne pourra pas s’appuyer sur une grosse préparation pour cette rencontre. Hubert Velud a pris la place laissée vacante par son compatriote Patrice Carteron, il y a un mois seulement. De plus, l’ex-sélectionneur du Togo a dû composer avec l’absence de quatre joueurs qui ont disputé le Championnat d’Afrique des nations (Chan 2016) remporté par la RDC ainsi qu’avec plusieurs changements dans l’effectif du Tout Puissant Mazembe.

     Au poste de gardien de but tout d’abord, où l’emblématique Robert Kidiaba, 40 ans, cède sa place de titulaire à l’Ivoirien Sylvain Gbohouo. « Il (Kidiaba) fait aussi partie du staff technique, chargé de la préparation des gardiens de but, explique Hubert Velud. Robert accepte et adhère à cette situation. Il prépare ainsi sa reconversion ».

    Du changement en attaque

    En attaque l’ancien titulaire du poste, le Tanzanien Aly Samatta, désigné meilleur joueur évoluant en Afrique, est parti en Belgique. Une grosse perte que Jonathan Bolingi, auteur de 3 buts durant le Chan 2016, devra compenser. « Dans un premier temps, une grande confiance va être placée en lui, souligne Hubert Velud. Il doit être le successeur de Samatta ».

    Bolingi sera régulièrement suppléé par une recrue brésilienne, Marco Antonio Silva Cortez, et Christian Luyindama, défenseur de formation mais qui a récemment brillé en tant qu’avant-centre. Les deux hommes pourront compter sur le soutien de l’ailier Elia Meschak, meilleur buteur et meilleur joueur du Chan 2016, recruté en janvier.

    Enfin, au cœur du jeu, le milieu de terrain du club congolais devra faire sans Boubacar Diarra. Le Malien a pris la direction de la Tunisie et du Club Africain. « J’espère vous revoir tous très vite, inchallah pour la finale de la Champions League 2016 », a-t-il lancé en guise d’au revoir aux supporters du tenant du titre.

    Propos recueillis par François Kabulo- RFI

  • 16 février : Kinshasa victime du syndrome de la ville-morte

    16 février : Kinshasa victime du syndrome de la ville-morte

    La journée des fonctionnaires
    Souvent accusés d’absentéisme, les fonctionnaires étaient comptés hier parmi les rares Kinois contraints de sortir matinalement de leurs maisons pour échapper à la menace de sanctions brandie contre eux la veille par le Vice-Premier ministre et ministre du Travail, Emploi et Prévoyance sociale, dans un communiqué officiel largement diffusé et invitant leurs hiérarchies à prélever des absences. Au niveau de plusieurs ministères et secrétariats généraux des ministères, cadres et agents de l’Etat ont dû passer leur journée en causerie sous les arbres, en attendant que les différents directeurs et chefs de division puissent lever le camp.
    Pour une fois, les curieux présents dans les parages des ministères ont pu se rendre compte à quel point ceux-ci drainent des effectifs pléthoriques. L’espace a réellement manqué ça et là, pour accueillir des masses laborieuses dont la visibilité, en temps normal est, quasi nulle.
    Décor chaotique au centre-ville
    S’agissant des commerces, la plupart sont restés fermés, aussi bien au centre-ville (Gombe) que dans les communes périphériques. Dans la banlieue, les magasins des sujets indo-pakistanais sont restés hermétiquement fermés. Les habitués de plusieurs grandes surfaces qui voulaient s’approvisionner de bonne heure ont dû battre en retraite. Quelques unes ont tout de même ouvert à la mi-journée, après que leurs responsables se soient assurés que leurs installations ne courraient aucun risque. Les petites boutiques, d’ordinaire opérationnelles avant 7 heures du matin, affichaient elles aussi des cadenas non dénoués.
    Les chauffeurs de taxi-bus et leurs receveurs, souvent présents sur les routes à partir de 4 heures du matin, ont préféré garer leurs engins, question de voir venir les choses. Si quelques uns se sont lancés dans le trafic, d’autres ont opté pour la sagesse, afin de ne pas gaspiller essence, lubrifiants et autres pots de vin pour les policiers de roulage, eux-mêmes invisibles aux carrefours.
    De leur côté, beaucoup de Kinois avaient opté, depuis l’avant-veille, pour l’école buissonnière aussi bien sur leurs lieux de travail que leurs sites (ports, aéroports, parkings) de débrouille. Le Marché Central de Kinshasa, les avenues Itaga, Kato, Commerce, Tombalbaye, Colonel Ebeya et autres Plateau – symbole des activités marchandes – ont présenté un décor désertique. Une grève non déclarée semblait avoir fait fuir marchands et clients.
    L’autre fait bizarre enregistré hier est que la plupart des guichets de banque étaient inaccessibles à la clientèle. Les rares institutions financières ayant ouvert leurs portes n’ont pas permis à leurs clients « bancarisés » de toucher leurs salaires, ce qui a fait monter la tension chez ces derniers, priés de revenir aujourd’hui ou plus tard.
    Que s’est-il passé au niveau de l’enseignement primaire et secondaire ? Nul ne le sait. Toujours est-il que de nombreux écoliers et élèves avaient été priés par leurs maîtres et professeurs de « ne pas sortir » le mardi 16 février 2016. Les rares bleu-blanc qui avaient cru avoir mal capté le message et qui ont eu la curiosité de se présenter à leurs écoles ont trouvé les portails de leurs établissements cadenassés.
    Le syndrome de la ville-morte a également touché les médias, avec l’absence de plusieurs journaux dans les kiosques. Quant aux vendeurs à la criée, si actifs et si présents, ils ont purement et simplement déclaré forfait. Les ports privés de Ndolo n’ont pas connu leur ambiance habituelle, les « maman bipupula » et les porteurs ayant joué aux abonnés absents.
    Circulation automobile normale
    S’il y a une chose dont ne pouvaient se plaindre hier Kinoises et Kinois, c’est la circulation automobile. Non seulement elle était fluide mais en plus, il y avait des bus, des taxi-bus et des taxis disponibles aux quatre coins de la ville. D’ordinaire arrogants, les taximen ont passé leur journée à supplier des clients hypothétiques. Les fameuses « courses expresses », aux tarifs surfaits, étaient rayés des transactions.
    (Le Phare)
    KIMP

     

  • Dialogue sans l’UDPS de Tshisekedi : la Majorité y pense déjà

    Dialogue sans l’UDPS de Tshisekedi : la Majorité y pense déjà

    C’est dans ce contexte que la Majorité présidentielle (MP) a dépêche, depuis août 2015, ses cadres à Venise (Italie) et Ibiza (Espagne) pour des pré-dialogues avec les responsables du l’UDPS. Ces discutions n’ont été qu’un échec jusque-là dans la mesure où les deux parties n’ont jamais trouvé un compromis sur qui va convoquer ces pourparlers.
    Ni les missions exploratoires de l’Envoyé spécial du Secrétaire général des nations Unies, Saïd Djinnit, en décembre 2015, ni celles du facilitateur désigné du facilitateur désigné de l’Union africaine, Edem Kodjo, en janvier 2016, n’ont pu permettre un quelconque avancement.
    Les positions de l’UDPS sont restées les mêmes : la médiation doit revenir à la communauté internationale, l’ordre du jour doit comporter l’examen du contentieux électoral de 2011, la définition d’un nouveau cycle électoral de manière consensuelle, la révision du fichier électoral, la restructuration de la CENI, la recomposition de la Cour Constitutionnelle, le respect des délais constitutionnels pour les élections présidentielle et législatives nationales, le renforcement du mandat de la Monusco pour la sécurisation des élections, la mise sur pied d’un observatoire des élections pour la certification des résultats, etc.
    LA MP VEUT DIALOGUER SANS L’UDPS
    Face à l’intransigeance du principal parti de l’Opposition, s’achemine-t-on alors vers des concertations bis? En tout cas, des sources bien renseignées indiquent que la Majorité présidentielle a finalement levé l’option de participer au dialogue national politique inclusif sans l’UDPS d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba.
    Cette position a été prise lors de la dernière réunion des membres du bureau politique de la MP tenue le vendredi 12 février dernier à Kingakati en présence du président de la République et du premier ministre du gouvernement.
    Ce rétropédalage de la famille du chef de l’Etat s’expliquerait par la position de la fille ainée de l’opposition exprimée dernièrement à la suite de la rencontre du 4 février 2016 entre le facilitateur désigné de l’Union africaine, Edem Kodjo, et Etienne Tshisekedi à Bruxelles en Belgique.
    Plusieurs cadres de la MP dont le sénateur She Okitundu ont, par le passé, déclaré que le « dialogue national inclusif ne peut pas se tenir sans la participation de l’UDPS ». Ils considéraient que sans l’UDPS le dialogue ne serait ni crédible encore moins inclusif et surtout l’application de ses résolutions souffrirait de légitimité.
    Dans un communiqué du 4 février 2016 faisant le compte rendu de la réunion de Bruxelles entre Edem Kodjo et Etienne Tshisekedi, le Secrétaire national en charge des relations extérieures de l’UDPS, Félix Tshisekedi, a réaffirmé la position de son parti de ne pas participer à un dialogue convoqué par le Président Kabila. L’UDPS reste attachée à l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et tient au respect de la constitution et à l’alternance démocratique en fin 2016.
    Bien plus, Ya Tshitshi a même soutenu la «journée ville morte » décrétée le mardi 16 février 2016 par les parties de l’Opposition non favorables au dialogue dont la Dynamique de l’Opposition, le Front anti-dialogue, le G7 et plusieurs organisations de la société civile notamment l’Asadho, la Voix des Sans-voix.
    TIRER LES LEÇONS DES CONCERTATIONS NATIONALES
    Organiser le dialogue sans l’UDPS fait penser à la tenue des concertations nationales de 2013. Du 7 septembre au 5 octobre 2013, le président de la République, Joseph Kabila, avait organisé des Concertations nationales où la majorité des participants faisaient partie du camp présidentiel et auxquelles les principaux partis de l’opposition n’ont pas participé dont l’UDPS. Les quelques 679 résolutions arrêtées ce forum n’ont jamais été appliquées.
    En clair, ces concertations ont accouché d’une souris. Le renouveau de la RDC n’a jamais été amorcé. Les clivages politiques sont à leur paroxysme. Au point qu’aujourd’hui, la même MP tient mordicus au dialogue pour trouver un compromis en vue d’un «processus électoral apaisé».
    Faisant le compte rendu de la rencontre de Kingakati, le secrétaire général de la MP, Aubin Minaku, a annoncé l’imminence du dialogue. Il a indiqué que sa famille politique est prête à prendre part tant aux travaux du comité préparatoire du dialogue qu’au dialogue national lui-même.
    Par LP

     

  • «ville morte» bien suivie à Kinshasa

    «ville morte» bien suivie à Kinshasa

    KIN 1-Les rues de Kinshasa sont quasiment désertes ce mardi. L’opposition et la société civile, hostiles au maintien au pouvoir de Joseph Kabila, ont appelé à une journée ville morte à travers tout le pays. Une journée symbolique où l’on commémore les chrétiens martyrs du 16 février 1992 qui avaient été massacrés par Mobutu alors qu’ils réclamaient plus de démocratie.

    On a rarement aussi bien circulé à Kinshasa. A sept heures ce mardi matin, le principal boulevard de la ville était désert, comme la plupart des routes d’accès au centre. Il y avait tout de même des bus Transco et Esprit de vie, les compagnies d’autobus du gouvernement. Et des fonctionnaires qui expliquent à RFI qu’on leur avait intimé l’ordre d’aller travailler. « On a eu du mal à avoir ce travail, on ne peut pas le perdre », témoigne l’un d’eux. Des directives, émanant de ministres eux-mêmes, avaient très clairement expliqué lundi que les absents seraient notés, voire même sanctionnés.

    Motos-taxis, vendeurs de rues, certains sont sortis très tôt le matin. « Nous, on vit au taux du jour. La majorité, l’opposition, ça ne nous dit rien », disent-ils. Une situation qui a provoqué même un débat, avenue du Commerce, du côté des travailleurs. Il y avait ceux qui pour qui cette situation était le résultat de l’appel de l’opposition et de la société civile. Une majorité. D’autres parlaient de la peur d’aller travailler ou d’ouvrir leur boutique. D’autres encore expliquaient que faute de transports, les gens n’avaient pas pu venir travailler.

    Du côté des autorités, on dément toute anormalité aujourd’hui. Tout juste admet-on la peur de voir l’opposition créer du désordre, mais, selon le gouvernement, au fur et à mesure que la journée avance, il pourra se rassurer. Et c’est vrai qu’au fil des heures, quelques boutiques ont commencé à ouvrir. La circulation a un peu repris, mais rien de comparable avec les autres jours.

    Un mot d’ordre inégalement suivi

    Ce mouvement est très inégalement suivi à travers le pays et la mobilisation est variable selon les quartiers. Si à Beni, le mot d’ordre est très peu suivi, à Goma, quelques quartiers, les plus contestataires, ont suivi le mouvement mais la circulation était quasi-normale dans le centre. Il y a même eu un peu d’afflux lors de l’arrivée des Léopards, l’équipe nationale venue célébrer la coupe du Chan. Les Léopards sont ensuite attendus à Bukavu. « C’est fait exprès pour perturber le mouvement » dénonce un activiste. Bukavu est justement la ville de l’Est du pays où le mouvement a été le plus suivi : boutiques fermées, quelques stations-services aussi, mais tout de même de la circulation en ville. A Lubumbashi, le mouvement est très inégalement suivi, et les sources sont très contradictoires.

    Quelques arrestations signalées

    A noter également des arrestations : six militants du mouvement citoyen la Lucha ont été arrêtés à Goma par la police. On n’en connait pas encore les raisons. Un opposant a été arrêté également à Uvira et son arrestation a été confirmée de sources sécuritaires. Et on parle d’arrestations d’autres activistes à Kinshasa, mais pas de confirmation officielle. « Il n’y a aucune raison d’arrêter qui que ce soit, il ne se passe rien », disait un responsable des services de sécurité.

    En revanche, la coupure du signal de RFI à Kinshasa et à Bukavu a été confirmée. Le gouvernement parle de mesures conservatoires prises notamment à Kinshasa par le gouvernement provincial.

    RFI