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  • Lambert Mende répond au sénateur américain John McCain

    Lambert Mende répond au sénateur américain John McCain

    Mende-Quatre jours après la lettre de John McCain à l’ambassadeur de la RD Congo à Washington, portant sur le processus électoral en panne dans le pays, Kinshasa a réagi mardi soir, reprochant au sénateur américain de défendre ceux qui prônent un “schéma de l’instabilité chronique [des] institutions” congolaises.

    Que dit la lettre du sénateur américain McCain ?

    À l’instar des autres officiels américains, démocrates ou républicains, qui appellent tous à l’organisation de la présidentielle congolaise dans les délais constitutionnels, soit d’ici fin novembre, John McCain a adressé une lettre, datée du 15 avril, à François Balumuene, ambassadeur de la RD Congo à Washington.

    « En affaiblissant le processus démocratique et en restreignant le champ politique ces deux dernières années, le président [Joseph] Kabila semble manœuvrer pour éviter la tenue des élections nationales », écrit le sénateur américain qui se dit « profondément inquiet du climat de plus en plus répressif et de la détérioration de la situation des droits de l’homme en RD Congo ».

    Joseph Kabila a l’occasion de cimenter son héritage.

    Et de prévenir : « Avec les menaces grandissantes dans la région [des Grands Lacs], nous ne pouvons pas nous permettre de mettre en péril le partenariat [entre la RD Congo et les États-Unis] avec des actions qui pourraient ébranler la sécurité et la stabilité de la RD Congo à long terme. » Allusion faite aux tensions qui surgiraient inévitablement dans le pays si Kabila se maintenait au pouvoir au-delà de son second mandat constitutionnel.

    Pour McCain, Joseph Kabila a réussi a préserver une certaine stabilité en RD Congo et « a aujourd’hui l’occasion de cimenter son héritage en s’inscrivant le pays sur la voie de la démocratie et de la prospérité ». Un appel limpide à ce qui serait la première alternance démocratique dans l’histoire du pays.

    La réponse de Kinshasa à McCain

    « Au nom du gouvernement [congolais] », c’est Lambert Mende qui se charge, comme très souvent, de la réplique à donner à ceux qui critiquent le régime de Kinshasa. Dans sa correspondance adressée lundi à McCain, dont Jeune Afrique a reçu copie, le porte-parole du gouvernement congolais regrette d’abord que la correspondance du sénateur américain, qui a fuité sur les réseaux sociaux, ait été « publiée dans les médias avant livraison à son destinataire ».

    Qu’à cela ne tienne, le ministre congolais rappelle au sénateur américain les contraintes techniques et financières qui ne permettent pas la tenue des élections dans les délais constitutionnels en RD Congo. En cause notamment, la problématique de la révision du fichier électoral – une note interne de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) indique que le processus doit prendre au minimum 13 mois et 10 jours – mais aussi le financement même des scrutins à venir, « dans un contexte de rétrécissement des ressources budgétaires du fait de la chute des cours des matières premières (…) et des promesses d’appui non tenues de la communauté internationale », États-Unis compris, rappelle Lambert Mende.

    Que les États-Unis viennent concrètement au chevet du processus électoral en RD Congo

    Le porte-parole du gouvernement congolais explique également à son interlocuteur que le dialogue politique préconisé par le président Kabila voudrait « trouver des solutions idoines aux problèmes soulevés par le processus électoral que tout le monde souhaite transparent, démocratique et surtout apaisée ». Il regrette également que McCain « [s’inscrive], sur la base d’informations délibérément biaisées, dans la défense de thèses de ceux qui ne fondent leur existence politique que sur le schéma de l’instabilité chronique [des] institutions » de la RD Congo. Et conclut en invitant les États-Unis à « [venir] concrètement au chevet [du] processus électoral [congolais] avec des appuis financiers au lieu de se cantonner dans des anathèmes et des menaces d’une époque révolue ».

    JA.

     

  • Lettre à Joseph Kabila – Le Sénateur John McCain donne un dernier avertissement à Joseph Kabila

    Lettre à Joseph Kabila – Le Sénateur John McCain donne un dernier avertissement à Joseph Kabila

    John mccain-Ambassadeur François Balumuene
    Ambassadeur de la République Démocratique du Congo
    1100 Connecticut Avenue NW, Suite 725
    Washington DC. 20 036

    Monsieur l’Ambassadeur Balumuene
    ( CLIQUEZ ICI )

    Je vous écris pour exprimer ma profonde préoccupation sur le climat politique de plus en plus répressif et la détérioration de la situation des droits de l’homme en République démocratique du Congo (RDC). Concernant les deux dernières années, le Président Kabila semble manœuvrer pour éviter les élections nationales et consolide le pouvoir d’éroder le processus démocratique et la fermeture de l’espace politique. De telles actions sont contraires aux obligations internationales de la RDC et risquent la poursuite du conflit dans votre pays.

    Comme beaucoup de leaders aux États-Unis et à travers le monde, j’avais suivi de près les développements dans votre pays qui méritent préoccupation. L’année dernière, le Président Kabila a présenté un acte au Parlement qui lui permettrait de rester au pouvoir jusqu’à ce qu’un recensement soit achevé, qu’il estime prendrait environ quatre ans. Cela avait conduit à des manifestations de masse au cours de laquelle des dizaines de personnes ont été tuées par les forces gouvernementales.

    Depuis ce temps, le Président Kabila a entrepris une campagne à grande échelle pour réprimer la dissidence politique et consolider le pouvoir. Au mois de Décembre 2015, sept personnalités politiques ont été expulsées de la Majorité Présidentielle pour avoir signé une lettre exhortant le président Joseph Kabila à respecter la Constitution. Peu après, six militants avaient été arrêtés et condamnés à deux ans de prison après avoir appelé à une grève générale contre les actions du président. Ces incidents corroborent d’autres rapports disant que les responsables de la sécurité et de renseignement congolais ont été menés pour réprimer les militants pacifiques, les dirigeants politiques, et d’autres qui opposent les tentatives faites par le Président Joseph Kabila pour rester au pouvoir. Humant Rights Watch a documenté des dizaines de cas de militants et de dirigeants de partis politiques qui ont fait face à une arrestation arbitraire et détention illégale. Pire encore, les rapports crédibles des groupes de droits de l’homme indiquent que les opposants politiques sont désormais confrontés à des menaces de mort de la part des autorités.

    Il y a deux ans, le secrétaire d’Etat américain John Kerry  avait visité Kinshasa et avait publiquement appelé le Président Kabila de respecter les prescrits de la constitution du pays interdisant la recherche d’un troisième mandat et de permettre aux élections de 2016 d’avoir lieu comme prévu. Malheureusement, les actions du Président Kabila à ce jour ont démontré le mépris de la loi dûment constituée du pays, ainsi que pour les appels internes et de la communauté internationale, de s’y conformer. Les étapes qu’il a prises pour contourner la constitution, obstruant illégalement les opposants politiques, créer ingénieusement des obstacles aux élections prévues, et réprimer les journalistes portent atteinte à la primauté du droit et manifestent un mépris évident pour l’avenir démocratique de la RDC et le bien-être du peuple congolais.

    Par conséquent, je demande urgemment le Président Kabila et votre gouvernement de respecter et de protéger les droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association, et de mettre fin à toutes les formes d’intimidation, de harcèlement, des attaques contre les militants des droits de l’homme et des opposants politiques. Tous les acteurs politiques congolais ne doivent épargner aucun effort, dans le cadre de la constitution du pays, pour assurer des élections libres et équitables, préserver la paix, renforcer la démocratie, et de renforcer la primauté du droit.

    Les États-Unis prennent avec valeur sa bonne relation avec la RDC et sont fiers d’avoir fourni une assistance à votre gouvernement pour que vous continuiez à confronter les défis en cours. Au moment où les menaces dans la région sont de plus en plus croissantes, nous ne pouvons pas nous permettre de mettre en danger notre partenariat à travers des actions qui pourraient nuire à la sécurité et à la stabilité à long terme de la RDC. Le Président Kabila a contribué au parcours de la RDC d’hostilité à une stabilité relative. Il a maintenant l’opportunité de cimenter son héritage en mettant le pays sur la voie démocratique et la prospérité pour les générations futures de Congolais et le monde va longtemps célébrer.

    Mon espoir est que la RDC aura son tout premier transfert démocratique du pouvoir cette année. A cette fin, je vais travailler avec mes collègues pour appuyer le processus électoral et de continuer à renforcer les liens entre nos deux nations.

    Cordialement,

    John McCain
    États-Unis sénateur.

    – See more at: http://www.congovox.com/lettre-%C3%A0-joseph-kabila-le-s%C3%A9nateur-john-mccain-donne-un-dernier-avertissement-%C3%A0-joseph-kabila-et-se#sthash.lT1KMTzX.dpuf

  • Au grand marché de Kinshasa, “même le prix du piment augmente”

    Au grand marché de Kinshasa, “même le prix du piment augmente”

    pili pili-Depuis février, le cours du franc congolais augmente après plusieurs années d’une stabilité remarquable autour de 920-930 francs congolais pour un dollar.

    “Ici, les prix ont vraiment grimpé depuis cette affaire du taux de change qui augmente chaque jour”, remarque Sandra Umba sur le grand marché de Kinshasa.

    Chez le grossiste, “un sac de choux est passé de 25.000 à 55.000 francs congolais” en conséquence de quoi “un chou que je vendais à 500 francs (un peu plus d’un demi dollar naguère, NDLR) est passé à 1.500 francs” en moins d’un mois, explique cette vendeuse de légumes.

    Depuis février, le cours du franc congolais glisse par rapport au billet vert après plusieurs années d’une stabilité remarquable autour de 920-930 francs congolais pour un dollar. Chez les changeurs de la rue Lukusa, référence dans le nord de la capitale de la République démocratique du Congo, la baisse s’est amorcée dans les derniers mois de 2015 pour s’accélérer en février et s’accentuer nettement depuis quelques jours.

    Jusqu’à 977 francs congolais pour un dollar

    Lundi, certains établissements proposaient jusqu’à 977 francs congolais pour un dollar tandis que des commerçants pratiquaient un taux à “nonante-huit” (980 francs pour un dollar).

    Dans un pays où la plupart des produits de première nécessité sont importés, les variation de change perturbent vite les prix à la consommation, ce qui vient ajouter aux difficultés d’une population vivant largement dans la très grande pauvreté.

    “Regardez, un kilo de carottes de 2.000 francs se vend aujourd’hui à 4.000. On ne peut pas continuer à cette allure”, se plaint une cliente, “même le prix du piment a augmenté”.

    Premier ministre du président Joseph Kabila depuis bientôt quatre ans, Matata Ponyo, qui fut ministre des finances de 2010 à 2012, vante régulièrement la “stabilisation du cadre macroéconomique” congolais comme sa grande réussite.

    Selon le Fonds monétaire international (FMI), l’inflation, qui dépassait 46% en 2009 a été ramenée autour de 1% de 2013 à 2015. Dans le même temps, la croissance économique du pays, premier producteur africain de cuivre et premier producteur mondial de cobalt, a atteint en moyenne de 7,7% par an sur la période 2010-2015.

    Elle a néanmoins fortement ralenti en 2015, frappée par la baisse des cours des matières premières, et se fait rudement sentir sur les finances de l’État qui voit fondre ses recettes fiscales.

    Spectre de l’hyperinflation

    La chute du franc congolais par rapport au billet vert semble pour l’instant limitée à Kinshasa : à Lubumbashi (sud-est), la deuxième ville du pays, ou à Goma (est), les changeurs continuent de pratiquer un taux aux alentours de 920 francs congolais pour un dollar. Mais comme à Kinshasa, la recharge de 100 unités de crédit téléphonique a bondi de 20% avec le week-end : 1.200 francs lundi contre 1.000 vendredi.

    L’économie congolaise est dollarisée à plus de 85%, mais la plupart des salaires sont définis en francs congolais. Fragilisée par une crise de liquidités depuis la fin du mois de mars, la BIAC, une des plus grandes banques du pays, continue de bloquer les retraits en dollars, qui se font rares dans la capitale.

    Le 7 avril, les services du Premier ministre s’étaient réjouis qu’une injection sur le marché bancaire de 50 millions de dollars réalisée en février par la banque centrale et diverses “mesures” gouvernementales aient permis de stabiliser le taux de change entre 955 et 960 francs pour un dollar. Mais c’était avant que la monnaie nationale ne reprenne sa glissade et plusieurs opérateurs économiques s’inquiètent désormais que l’État n’ait plus les moyens de contenir un recul plus marqué du franc.

    Matata Ponyo, qui a longtemps répété que la RDC n’avait pas besoin de l’aide du FMI, a rencontré sa directrice générale Christine Lagarde il y a quelque jours à Washington.

    Alors que règne un climat d’incertitude politique lié à la quasi-certitude du report de la présidentielle censée avoir lieu avant la fin de l’année, certains dans la capitale, commencent à redouter un retour à l’hyperinflation du début de la décennie 1990.

    “On a connu ce genre de perte de la valeur de notre monnaie à l’époque de Mobutu (1965-1997). Curieusement, c’est maintenant que cela arrive”, dit un fonctionnaire sous couvert d’anonymat. Mais “jusque-là, se rassure-t-il, le prix du carburant à la pompe n’a pas bougé”.

    Avec AFP

  • RDC: nuit de violences à Kolwezi après un double meurtre

    RDC: nuit de violences à Kolwezi après un double meurtre

    Motorcycles-La nuit de samedi à dimanche a été agitée à Kolwezi, dans le sud-est de la RDC. Des hommes en uniforme de policier ont fait irruption sur une parcelle pour voler une moto. Mais deux des occupants ont résisté et ont été tués. Au petit matin la population a laissé éclater sa colère, mais a été très vite dispersée par les forces de l’ordre. Le bilan est incertain ce dimanche soir.

    Tout a commencé dans la nuit de dimanche 17 avril vers 2 ou 3h du matin avec ce qui ressemble à une tentative de vol. Des hommes armés en tenue policière ont fait irruption sur le terrain d’une famille dans le quartier Hewa Bora de la commune de Dilala à Kolwezi, dans le sud-est de la RDC. Ils ont essayé de s’emparer d’une moto, mais deux des occupants de la parcelle ont résisté et ont alors été tués, tandis qu’une femme a aussi été blessée.

    Ces violences ont immédiatement provoqué la colère de la population. Les habitants du quartier ont décidé de sortir dans la rue et d’aller jusqu’à la mairie pour exposer les corps des victimes. Les forces de l’ordre les en ont empêchés et ont tiré à balles réelles.

    Le bilan de cette nuit est incertain pour l’instant. Mais de source hospitalière, on compte au moins deux morts, huit blessés civils par balle, un policier et un militaire blessés eux par jets de pierre.

    Tensions récurrentes avec la police

    Depuis ce dimanche matin, le calme est revenu, mais il faut rappeler que les tensions sont récurrentes à Kolwezi entre agents des forces de l’ordre et population. Il y a une semaine, un homme habillé en policier avait déjà tué un conducteur de moto-taxi avant d’être lui-même tué par la population en représailles.

    A Kolwezi, l’insécurité est en hausse depuis que de nombreuses entreprises minières ont mis leur personnel au chômage technique. Avec les indemnités perçues, plusieurs agents se sont reconvertis en taxi-motos. L’activité paie bien. Mais les exploitants et les propriétaires des motos sont la cible d’attaques, parfois même venant d’agents des forces de l’ordre.

    Excédée, la population a donc décidé désormais de répliquer coup pour coup en érigeant une justice populaire. Et pas plus tard qu’il y a une semaine, un homme en uniforme de la police qui venait d’abattre un taxi-moto a été brûlé vif. Un poste de police du quartier a été également saccagé par la même occasion.

    En tout cas, la tension est perceptible sur l’ensemble de l’ex-province du Katanga. La chute des cours des matières premières, suivie de la suppression de plusieurs emplois en seraient la principale cause. Il y a aussi l’augmentation des prix du maïs depuis que la Zambie a interdit les exportations de ce produit vers les pays étrangers.

    RFI

  • Edem Kodjo appelé à s’engager à garantir le respect des recommandations de l’ONU en RDC

    Edem Kodjo appelé à s’engager à garantir le respect des recommandations de l’ONU en RDC

    EDEM-Au moins 33 organisations ont signé un mémorandum dans lequel elles interpellent le facilitateur désigné par l’Union africaine pour le dialogue politique en préparation en RDC, à respecter la résolution 2277 du Conseil de sécurité de Nations unies exigeant le respect de la Constitution.

    “La Coalition de 33 organisations de promotion et de défense des droits de l’homme (CRC) rejette tout dialogue qui ne s’inscrit pas dans le cadre de la Résolution 2277 du Conseil de Sécurité et en appelle vivement à la responsabilité de M. Edem Kodjo à s’engager d’abord publiquement quant à sa soumission à ladite résolution et proposer aux parties prenantes un accord devant permettre de faire organiser l’élection présidentielle en novembre prochain”, indique le communiqué émis à ce sujet.

    La Coalition se déclare “profondément préoccupée par les contours flous du dialogue national annoncé par M. Edem Kodjo, facilitateur de l’Union Africaine, et des menaces d’arrestation qui pèsent sur certains leaders de l’opposition politique et de la société civile en République démocratique du Congo”, précise Me Georges Kapiamba, Coordonnateur de la Coalition de 33 ONG, interviewé par VOA Afrique.

    M. Kodjo a affirmé lundi à Kinshasa que le dialogue national se tiendrait dans le respect de la Constitution et exhorté l’opposition d’y participer. Le facilitateur africain a, par la même occasion, fait part de sa volonté de trouver une médiane entre le pouvoir qui souligne l’impossibilité d’organiser l’élection dans le délai constitutionnel et l’opposition qui réclame à cor et cri le respect de la Constitution.

    Pour la plateforme (CRC), le facilitateur désigné par l’UA n’a fourni aucune garantie pouvant rassurer que le dialogue annoncé ne se tiendra pas conformément à l’ordonnance no 15/084 du 28 novembre 2015, mais plutôt de la Résolution 2277 du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 30 mars 2016.

    “A aucun moment M. Edem Kodjo n’a fait allusion à la résolution 2277 du Conseil de Sécurité des Nations Unies en ce qu’elle insiste pour que ledit dialogue rentre entièrement dans les prévisions de la Constitution concernant le délai légal de la tenue des élections présidentielle et législatives,” se plaint Me Kapiamba.

    La CRC dénonce, par ailleurs, les attitudes de la majorité au pouvoir à Kinshasa qui sont “encore très loin de rassurer les autres acteurs de la scène politique, qui pensent autrement, tout comme ceux des défenseurs des droits de l’homme et de la démocratie”. “Ces derniers vivent sous la menace permanente proférée à leur encontre par les partisans d’un ‘glissement’ du mandat du Président Joseph Kabila”, affirme Me Kapiamba.

    La Coalition aussi rappelle que la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinions ainsi que la réouverture des médias indépendants et proches de l’opposition constituent un préalable essentiel réclamé par toutes les forces vives de la Nation avant la tenue du dialogue national inclusif.

    La CRC s’inquiète de même du resserrement de l’espace d’expression des libertés publiques sur l’ensemble du territoire national et qui compromet les chances de parvenir à une alternance pacifique et “civilisée” au pouvoir.

    “Certains opposants et membres de la société civile deviennent de plus en plus insécurisés, et même pendant que le Facilitateur de l’Union Africaine se trouve à Kinshasa pour tenter de nouer les fils du dialogue entre les protagonistes de la scène politique nationale. C’est les cas de l’ancien Gouverneur du Katanga Moise Katumbi et Freddy Matungulu, tous candidats déclarés à la présidentielle, et Monsieur Jonas Tshiombela de la société civile”, dénonce la plate-forme.

    A ces des actes de répression que multiplie le gouvernement congolais dans certaines provinces, la CRC ajoute l’acheminent, récemment, de “plusieurs milliers d’hommes de troupes ainsi que de chars de guerre et autres matériels militaires sans raison valable”, créant un “un climat délétère » qui précède la tenue de prochaines élections.

    Plusieurs plateformes de l’opposition ont déjà annoncé leur refus à participer au dialogue politique que le président Joseph Kabila a convoqué.

    L’opposition et la société civile accusent M. Kabila, au pourvoir depuis 2001, de vouloir se maintenir au pouvoir alors que le Constitution lui interdit de se représenter après deux mandats.

    Le président avait hérité du pourvoir après l’assassinat de son père mais pu organiser les élections au bout desquelles il a dirigé le pays pendant deux mandats.

    Il y un mois, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a annoncé qu’elle ne pourra organiser l’élection présidentielle avant décembre 2016 comme le prévoit la Constitution car il faudra d’abord réviser le fichier électoral, une opération qui, selon elle, devrait mettre 13 à 16 mois.

    VOA

  • RDC : le facilitateur de l’Union africaine veut respecter la Constitution

    RDC : le facilitateur de l’Union africaine veut respecter la Constitution

    edem kodjo-Edem Kodjo, l’ancien Premier ministre togolais, a reconnu qu’il devra trouver une voie médiane entre les Congolais qui tiennent au respect du délai constitutionnel pour la tenue de l’élection présidentielle et ceux qui soutiennent la nécessité de prolonger le processus.

    La Constitution prévoit que l’élection présidentielle soit tenue avant décembre, mais la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et les autorités congolaises estiment que ce délai ne pourra pas être respecté car il faut au préalable réviser le fichier électoral, une opération qui doit, selon la CENI, durer entre 13 à 16 mois.

    Edem Kodjo promet, pour sa part, de travailler dans le respect de la Constitution.

    Déclaration d’Edem Kojo à la presse avec Top Congo FM (2:08)
    “Je crois que dans notre esprit, il n’y a aucune confusion possible. Nous ne pouvons pas travailler en dehors de la Constitution. Nous ne pouvons pas travailler avec l’idée de ne pas respecter la Constitution. Je l’ai déjà dit et si ce n’était pas assez clair, je le redis,” souligne-t-il rappelant que cela avait même été déjà mentionné dans le communiqué conjoint Union africaine-Nations unies-Union européenne-Francophonie.

    “Le problème qu’il y a aujourd’hui, c’est qu’il y a la Constitution qu’il faut respecter, le délai constitutionnel qu’il faut respecter, mais il y a aussi le problème que tous les jours qui passent sont des jours qui ne permettent pas de dire que nous allons respecter ce délais dans les meilleures conditions. Alors que faisons-nous ? Est-ce que nous allons attendre jusqu’à ce que le délai soit épuisé pour commencer à nous poser la question : qu’est-ce qu’on fait ? Ou est-ce qu’en homme avisé, en bon père de famille, nous voyons quelles sont les dispositions, qu’ensemble assis autour d’une table, nous pouvons prendre pour faire avancer les choses. C’est simple comme bonjour,” a-t-il diagnostiqué.

    Le facilitateur de l’UA se place au juste milieu. Il veut jongler entre les deux tendances qui se confrontent sur la scène politique congolaise.

    “Moi, je ne rentre pas dans la querelle entre légalistes qui estiment que les Nations unies ont dit ceci de manière définitive et que ça constitue une sorte de case qu’il faut constamment avoir à l’esprit. Mais je ne prends pas partie non plus pour ceux qui disent qu’il fait être pragmatique, il faut être légaliste tout ça là à la fois. Nous, nous sommes partisans de cela”, a-t-il soutenu.

    M. Kodjo a annoncé que le dialogue national en RDC durera deux semaines avec une possibilité d’une légère prolongation, mais sans s’éterniser indéfiniment.

    Le comité préparatoire sera en place à la fin de la semaine, a-t-il indiqué.

    VOA

  • Election : l’UDPS veut voir clair avant le 24 avril

    Election : l’UDPS veut voir clair avant le 24 avril

    Tshisekedi-Etienne Tshisekedi reste égal à lui-même. Le président de l‘UDPS exige des signaux clairs pour la tenue de la présidentielle dans le délai constitutionnel. Le facilitateur du dialogue et la Majorité présidentielle sont prévenus.
    La fille aînée de l‘Opposition, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), lance un ultimatum aux institutions publiques et au facilitateur du dialogue pour voir des signaux clairs sur la volonté de remettre sur les rails le processus électoral en vue, notamment, de la tenue de la présidentielle dans le délai constitutionnel. Cet ultimatum qui court jusqu’au 24 avril a été lancé dans un communiqué de presse de l’UDPS signé le 10 avril à Bruxelles par le lider maximo, Etienne Tshisekedi wa Mulumba. «Il est impérieux que la désignation d’un facilitateur soit de nature à conduire effectivement le peuple congolais à des élections, notamment la présidentielle, conformes à la Constitution et aux délais qu’elle prescrit», souligne le communiqué.
    Un message totalement destiné à la Majorité présidentielle et au facilitateur du dialogue, Edem Kodjo. Ce dernier a la lourde tâche de réunir toutes les forces vives de la nation autour du dialogue national inclusif. Pour l’UDPS, l’objectif de ce forum ne peut s’écarter aucunement de l’organisation des élections en 2016. « Si d’ici le 24 avril il y a rien de convaincant, je compte demander à mon parti, aux forces du changement et à l’ensemble du peuple… de titrer toutes les conséquences de la persistance de l’impasse, dont on sait qu’elle a été artificiellent créée, autant qu’elle est entretenue par le pouvoir qui, de ce fait aura seul à en répondre devant l’histoire », martèle Etienne Tshisekedi dans son communiqué.
    La classe politique congolaise reste divisée su la tenue du dialogue. L’objet dé ce forum, bien que défini autour du processus électoral par le président de la République, reste flou pour les antidialogues. Certaines forces de l’Opposition et de la Société civile soupçonnent la Majorité présidentielle de chercher, à travers ces assises, un énième mandat au chef de l’Etat dont le deuxième et dernier s’achève au 19 décembre 2016. 
    Par AMEDEE MK-Le Potentiel
  • Dialogue national, le comité préparatoire sera en place à la fin de la semaine-facilitateur

    Dialogue national, le comité préparatoire sera en place à la fin de la semaine-facilitateur

    EDEN-KODJO--Selon le facilitateur désigné par l’union africaine, l’installation du comité préparatoire interviendra “à la fin de la semaine”.

    Un dialogue inclusif
    “J’ai besoin encore d’avoir un peu de temps pour consulter même ceux qui ne sont pas chauds de commencer le dialogue avec nous”.

    Car pour l’ancien premier ministre togolais, ce dialogue doit être inclusif.

    “S’il ne l’était pas ce serait dommage”, reconnaît il, en insistant sur le fait qu’on “ne peut pas non plus rester indéfiniment sans avoir la moindre perspective”.
    Dans cet état d’esprit, il lance un appel à tous de rejoindre la table du dialogue pour trouver solution aux problèmes.
    “Je souhaite que tout le monde soit présent. Je souhaite que l’on mette tout sur la table, les problèmes un à un pour les résoudre”.
    Le dialogue devrait cependant démarrer, meme sans ceux-là, “qui pourront a tout moment, dès qu’ils en auront exprimé le besoin, venir s’asseoir avec nous et on travaillera tous ensemble”.
    L’UDPS participera au dialogue, mais pose des conditions.

    Le facilitateur s’est félicité que l’UDPS, le parti d’Etienne Tshisekedi, ait répondu favorablement à son appel.

    “La grande première étape était de savoir si l’UDPS marchait avec nous, aujourd’hui c’est le cas… Son Président est pressé de voir que les choses se mettent en place”.

    Etienne Tshisekedi a cependant prévenu que la participation de son parti n’est pas inconditionnelle.

    “Si d’ici le 24 avril il n’y a rien de convaincant, je compte demander à mon parti, aux forces du changement et à l’ensemble du peuple qui m’a porté à la Magistrature suprême en 2011, de tirer toutes les conséquences de la persistance de l’impasse, dont on sait qu’elle a été artificiellement créée autant qu’elle est entretenue par le pouvoir qui, de ce fait, aura seul à répondre devant l’histoire”.

    Respect de la constitution.

    Selon Edem Kodjo, le forum devrait durer 2 semaines, “un petit débordement pourrait être accepté”, et se tiendra avec l’idée du respect des délais constitutionnels.

    “Je ne viens pas dans un pays que je respecte avec l’idée de violer sa constitution, je ne peux pas le faire, c’est contre ma nature”, a précisé Edem Kodjo en conference de presse.

    “Il ne faut pas établir une sorte de dialogue long qui n’en finit jamais, il faut limiter l’ordre du jour à un cadre précis et tout faire pour obtenir une feuille de route approuvée par tout le monde qui nous serve de direction à suivre”.

    Aucune précision de lieu ni de date n’a été donnée sur la tenue du forum.

    Gino Rehema.- Top Congo

  • Fraude au fisc congolais-Dan Gertler, notoirement proche de Joseph Kabila et de Moïse Katumbi, reste une énigme

    Fraude au fisc congolais-Dan Gertler, notoirement proche de Joseph Kabila et de Moïse Katumbi, reste une énigme

    Dan Gertler-Les « Panama papers » en trois points

    • Le Monde et 108 autres rédactions dans 76 pays, coordonnées par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), ont eu accès à une masse d’informations inédites qui jettent une lumière crue sur le monde opaque de la finance offshore et des paradis fiscaux.
    • Les 11,5 millions de fichiers proviennent des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialiste de la domiciliation de sociétés offshore, entre 1977 et 2015. Il s’agit de la plus grosse fuite d’informations jamais exploitée par des médias.
    • Les « Panama papers » révèlent qu’outre des milliers d’anonymes de nombreux chefs d’Etat, des milliardaires, des grands noms du sport, des célébrités ou des personnalités sous le coup de sanctions internationales ont recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs.

    Fraude au fisc congolais

    Le nom de Dan Gertler est apparu sur des comptes en Suisse chez HSBC. Les domiciliations exotiques de ses sociétés, elles, lui permettent de ne payerqu’un minimum d’impôts en République démocratique du Congo, où les experts estiment que l’homme d’affaires israélien a fait perdre des milliards de dollars de revenus à l’Etat. En 2014, il a revendu au gouvernement les droits pétroliers détenus à travers une obscure société offshore, Nessergy, trois cent fois plus cher que leur prix d’achat.

    Pour la plupart des Congolais, Dan Gertler, notoirement proche de Joseph Kabila et du riche entrepreneur et ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, reste une énigme. La RDC, pourtant, est sa « seconde patrie », dit-il. Naturalisé en 2003, il y débarque chaque semaine ou presque en jet privé, rend visite au rabbin de Kinshasa et reçoit ses interlocuteurs dans sa fastueuse villa du centre-ville, ou, plus rarement, dans celle qu’il loue au cœur des mines du Katanga.

    Il a « tout compris à la politique des négros »

    En plus des hôpitaux et des dispensaires, Dan Gertler le philanthrope a rénové le zoo de Lubumbashi mais aussi l’école française de cette ville, au plus grand embarras de Paris qui ne sait que penser de lui. Le vendredi, en général, il repart en Israël pour passer le shabat en famille dans sa demeure de Bnei Brak, cité connue pour abriter une communauté juive ultra-orthodoxe dans la banlieue de Tel-Aviv. Celui que ses partenaires décrivent comme « un joueur de poker agressif et prêt à tout pour gagner » se vante aussi d’avoir « tout compris à la politique des négros », selon un de ses anciens collaborateurs interrogé par la justice israélienne en 2010.

    L’Israélien sait aussi se jouer de ses détracteurs. Chassé de Mossack Fonseca en 2011, il est réapparu quatre ans plus tard dans les fichiers de la firme panaméenne à travers un contrat passé avec la société Callery Ressources Ltd, domiciliée au Panama, qui fait valoir des prestations de conseil à hauteur de 10 millions de dollars sur le site minier de Mutanda. Ce gisement, situé non loin de Kolwezi, au Katanga, est opéré par Glencore en partenariat avec Dan Gertler. Là encore, les actifs et les revenus de la mine irriguent des sociétés établies dans des paradis fiscaux.

    Des circuits offshore qui commencent à inquiéter Kinshasa. Pour des raisons politiques. Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur du Katanga, a rallié la principale coalition de l’opposition qui l’a désigné, le 30 mars 2016, comme candidat à la présidence. Il apparaît comme la menace la plus sérieuse pour le chef de l’Etat, Joseph Kabila, qui se méfie désormais de son « ami » Dan Gertler. « Le président n’a pas d’amis, tranche un de ses conseillers. Dan[Gertler] est beaucoup trop proche de Moïse [Katumbi]. Le président sait bien qu’il peut trahir et le tient à distance. » Ce qui fait sourire l’entourage de M. Katumbi, qui nie tout lien financier avec Dan Gertler : « Dan doit tout à Kabila, qui lui doit une bonne partie de sa fortune ».

    De fait, le chef de l’Etat redoute désormais que la fortune qu’il a autorisé Dan Gertler à accumuler s’en aille financer la campagne d’un adversaire pour l’élection présidentielle, prévue fin 2016.

    Extrait de l’artuicle du journal” Le Monde”- du 4/07/2016