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  • Quelle est l’origine de l’affaire ?

    Quelle est l’origine de l’affaire ?

    moise-katumbi-L’opposant Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle en RD Congo, est de nouveau entendu mercredi à l’office du procureur général près la cour d’appel de l’ex-Katanga, dans le sud du pays. Nouvel épisode d’une affaire présumée de recrutement de mercenaires. De quoi s’agit-il ?

    Comme lors de sa première audition lundi dernier, Moïse Katumbi s’est rendu ce mercredi 11 mai à pied au parquet général près la cour d’appel de l’ex-Katanga, à Lubumbashi, où il est entendu dans le cadre d’une enquête sur le recrutement de mercenaires étrangers dans le sud de la RD Congo.

    Accompagné de sa famille, de ses avocats, des stars du club TP Mazembe dont il est le président, de ses alliés politiques ainsi que d’une foule de partisans, le candidat déclaré à la présidentielle, tout de blanc vêtu et un drapeau de la RD Congo autour du cou, est arrivé vers 11 heures 20 au palais de justice.

    Plusieurs milliers de ses partisans qui étaient venus le soutenir, comme au premier jour de l’interrogatoire, scandant des chansons hostiles au président Joseph Kabila, ont été dispersés par la police. Certains ont pu forcer les barrages de police pour tenter d’occuper le bâtiment où devait avoir lieu l’audition, selon l’AFP.

    Quelle est l’origine de l’affaire ?

    Tout est parti d’une série d’arrestations de proches du dernier gouverneur de l’ex-Katanga. Le premier à être interpellé : Huit Mulongo, ancien directeur de cabinet de Moïse Katumbi. Le 22 avril, des agents de sécurité débarquent chez lui et l’arrêtent. Il est accusé de détenir illégalement une arme. Un revolver pourtant déclaré et enregistré auprès des services publics, selon sa défense.

    Les choses s’accélèrent quarante-huit heures plus tard avec l’arrestation à Lubumbashi de deux fils de Pierre Lumbi, ancien conseiller spécial du chef de l’État, qui s’est rapproché de Moïse Katumbi. Là encore, une affaire de détention d’armes que les services de sécurité affirment avoir trouvées dans un hôtel de la famille Numbi. Pour réclamer leur libération, Moïse Katumbi annonce un meeting populaire le 25 avril.

    Des arrestations à l’affaire des « mercenaires »

    Mais le meeting annoncé n’aura jamais lieu. À la place, un feu d’artifice de gaz lacrymogènes contre les manifestants qui accompagnaient l’opposant sur le lieu du rassemblement. Plusieurs d’entre eux sont arrêtés. Certains seront libérés le lendemain « après quelques vérifications et contrôles administratifs », indiquent des sources sécuritaires gouvernementales.

    Ce jour-là, les forces de sécurité arrêtent aussi Darryl Lewis, un citoyen américain, et trois Congolais (Idi Sefu, Yannick Kabinda et Franck Mwashila), qui se trouvaient dans un véhicule, derrière les manifestants. Tous les quatre sont présentés comme des « mercenaires étrangers au service de Katumbi » et transférés le 25 avril à Kinshasa.

    Détenu et interrogé par l’Agence nationale de renseignement (ANR), Darry Lewis explique alors qu’il n’est qu’un fermier venu prospecter pour d’éventuels projets agricoles dans le sud de la RD Congo. Mais il se rétracte très vite pour affirmer qu’il est un « consultant en sécurité » dépêché à Lubumbashi pour évaluer le dispositif de la protection privée de l’ex-gouverneur Katumbi à qui l’État a retiré les policiers qui assuraient sa garde. Une deuxième ligne de défense soutenue par l’ambassade des États-Unis.

    Que reproche-t-on à Katumbi ?

    Mais pour les services de sécurité, Darryl Lewis est un mercenaire qui travaille pour Moïse Katumbi. Dès le 1er mai, le procureur général de la République Flory Kabange Numbi et des membres de l’ANR sont dépêchés à Lubumbashi pour mener des enquêtes.

    Le 4 mai, le ministère de la Justice ordonne officiellement « [l’ouverture] d’un dossier judiciaire dans l’ex-province du Katanga », assurant détenir « la preuve documentée que plusieurs anciens militaires américains qui se trouvent actuellement au Katanga sont au service de M. Katumbi ». Ce dernier se déclarera candidat à la présidentielle quelques heures plus tard.

    Alexis Thambwe Mwamba, le garde des Sceaux congolais, soutient qu’« il existe un réseau avec une société basée en Virginie aux États-Unis qui assure le recrutement de mercenaires spécialisés dans la formation, le maniement des armes, comme agent de sécurité, ou garde du corps ».

    Quid de la réaction des États-Unis ?

    Premiers concernés dans l’affaire, les États-Unis se disent « préoccupés » et suivent de près l’évolution de l’enquête judiciaire ouverte contre leur ressortissant, rejetant d’emblée toute accusation de mercenariat à son encontre.

    L’opposant Moïse Katumbi fait face à un harcèlement politique, dit un diplomate européen

    Des sources diplomatiques américaines, contactées par Jeune Afrique, soutiennent en revanche que Darryl Lewis travaille bien pour le compte d’une « société privée de sécurité très respectable qui offre ses services à plusieurs clients, publics ou privés, à travers le monde ».

    Par ailleurs, Bruxelles et Paris n’ont pas officiellement pris position sur cette affaire présumée de mercenaires. « Mais tous les signaux indiquent que l’opposant Moïse Katumbi fait face à un harcèlement politique », souligne un diplomate européen basé à Kinshasa.

    À l’en croire, « des sanctions devraient bientôt cibler quelques membres de l’entourage du chef de l’État congolais, qui encouragent la répression des opposants et font obstacles au respect de la Constitution en RD Congo ». Des ministres mais aussi des responsables de la police, de l’armée et des services de sécurité seraient dans le viseur de la communauté internationale.

    AVEC JEUNE AFRIQUE

  • la France appelle la RDC à la “préparation active” d’élections

    la France appelle la RDC à la “préparation active” d’élections

    Francois Hollande (France) et Joseph Kabila (RDC)
    Francois Hollande (France) et Joseph Kabila (RDC)

    -La France a appelé jeudi les autorités congolaises à préparer “de bonne foi” les élections au lendemain d’une décision autorisant le président Joseph Kabila à rester en fonction si la présidentielle prévue en 2016 n’a pas lieu.

    “La priorité doit aller à la préparation active et de bonne foi des élections, seule source de légitimité populaire”, a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Romain Nadal.

    “Il appartient aux autorités congolaises d’assumer leurs responsabilités à cet égard”, a-t-il souligné en déplorant “la dégradation de l’environnement politique et sécuritaire” dans ce pays.

    Au pouvoir depuis 2001, Joseph Kabila, à qui la Constitution interdit de se représenter, pourra rester en fonction au-delà du terme de son mandat, fin 2016, si l’élection présidentielle censée avoir lieu cette année est reportée, selon un arrêt rendu mercredi par la Cour constitutionnelle.

    Plusieurs dirigeants de la majorité réclament depuis plusieurs mois une “transition” de deux à quatre ans pour organiser de “bonnes élections”, arguant d’obstacles logistiques et financiers à la tenue de l’élection dans les temps.

    “La France appelle également au respect de l’État de droit afin qu’un débat serein s’engage dans la perspective des élections”, a ajouté le porte-parole du Quai d’Orsay.

    L’opposant Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle, a été entendu une nouvelle fois par la justice mercredi dans le cadre d’une enquête pour “recrutement de mercenaires étrangers”, faits qu’il nie.

    Paris condamne également “avec la plus grande fermeté (..) la recrudescence des exactions” dans le nord-est du pays et appelé les autorités, aidées par les Casques bleus, à “concentrer leurs efforts sur la protection des populations civiles, notamment les plus vulnérables”.

    Trente civils au moins ont été tués en l’espace d’une semaine dans des massacres attribués à des rebelles ougandais dans l’est de la République démocratique du Congo, a indiqué mercredi la Mission de l’ONU dans ce pays.

    L’est de la RDC est déchiré par les conflits depuis plus de vingt ans.

    La Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) et le gouvernement congolais tiennent les miliciens des Forces démocratiques alliées (ADF), une rébellion musulmane ougandaise, pour responsables d’une série de massacres dans cette région, mais cette opinion ne fait pas l’unanimité.

    Dans un rapport publié en mars, le Groupe d’études sur le Congo (GEC), centre de recherches de l’Université de New York (NYU), juge que les ADF portent effectivement une part très importante de responsabilité dans ces tueries, mais au côté d’autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l’armée régulière.

    Avec AFP

  • Ce Vendredi 13 May a L’shi, La police refoule plusieurs milliers des partisans de Katumbi

    Ce Vendredi 13 May a L’shi, La police refoule plusieurs milliers des partisans de Katumbi

    FOULE -KATUMBI-La police congolaise a refoulé vendredi à la mi-journée plusieurs milliers de partisans de l’opposant congolais Moïse Katumbi aux alentours du palais de justice de Lubumbashi, où celui-ci devait déposer dans le cadre d’une enquête diligentée contre lui.

    A proximité du bâtiment, la police a tiré des gaz lacrymogènes sur la foule tandis qu’à l’intérieur les agents s’employaient à chasser des dizaines d’avocats arrivés depuis plusieurs heures et affirmant vouloir “plaider pro deo” (gratuitement) pour M. Katumbi.

    “Nous voulons plaider pro deo en faveur de M. Katumbi et de toutes les autres personnes arrêtées dans le cadre de cette enquête”, a déclaré à l’AFP l’un d’eux, Me Hubert Tshiswaka, peu avant que la police ne les boute hors du palais en dispensant des coups de matraque.

    Pour sa troisième journée d’audition par un magistrat du parquet de Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, M. Katumbi est entré au palais de justice vers 12H05 (10H05 GMT) tout de blanc vêtu – comme lors de ses auditions de lundi et mercredi – visiblement tendu, accompagné de ses avocats habituels et de membres de sa famille.

    Candidat déclaré à la prochaine présidentielle censée avoir lieu avant la fin de l’année, M. Katumbi est accusé par les autorités d’avoir recruté des mercenaires, ce qu’il dément, voyant derrière cette affaire la main du pouvoir, qu’il accuse de vouloir le mettre hors jeu.

    Mercredi, la Cour constitutionnelle a autorisé le président de la RDC Joseph Kabila à rester en fonctions au-delà du terme de son mandat, fin 2016, si l’élection présidentielle censée avoir lieu cette année n’est pas organisée.

    VOA

  • AFFAIRE KATUMBI : OLIVIER KAMITATU, LA MAIN QUI NOURRIT DES JOURNALISTES OCCIDENTAUX

    AFFAIRE KATUMBI : OLIVIER KAMITATU, LA MAIN QUI NOURRIT DES JOURNALISTES OCCIDENTAUX

    KAMITATU-KATUMBI-Envoyé à Bruxelles depuis quelques semaines, l’ancien ami de Jean-Pierre Bemba trimballe une cagnotte avec laquelle ils soudoient des journalistes européens en faveur de son nouveau mentor. La même stratégie est de rigueur à Lubumbashi où des journalistes kinois ont été, mobilisés pour la même cause tandis qu’à Kinshasa un autre dispositif opère pour le même objectif : embrouiller la situation pour éviter que l’affaire n’arrive dans le fond.

    Dans le coaching dont il bénéficie pour sa confrontation avec la justice, Moïse Katumbi ne lésine sur aucun moyen ni aucun aspect de la bataille. Autant il se fait entourer d’une foule qui agite des téléphones portables pour filmer la moindre incartade des forces de l’ordre comme à l’époque du printemps arabe en Tunisie, autant il garde le pied sur la pédale de la médiatisation de ses moindres faits et gestes.

    A Kinshasa, nous avons appris qu’un groupe de politiciens a été mobilisé et envoyé à Lubumbashi d’où ils font des déclarations pour inonder l’espace médiatique. Dans la même logique, des journalistes ont été recrutés à Kinshasa pour aller suivre les péripéties de ses auditions qui se déroulent pourtant à huis clos au parquet de Lubumbashi. Un autre groupe se trouve en alerte à Kinshasa pour relayer ces péripéties, plus particulièrement dans les réseaux sociaux.

    Ici à Bruxelles, les médias sont aussi mobilisés pour la même cause. Le coordonnateur de cette action médiatique n’est autre que Olivier Kamitatu. On le voit régulièrement dans des restaurants et des résidences privés entouré des journalistes belges. Même des journalistes français font des crochets sur Bruxelles où ils rencontrent Kamitatu qui leur remet, sinon des articles déjà écrits, au moins des orientations sur ce qu’ils doivent écrire, cela, bien entendu, moyen des espèces sonnantes et trébuchantes. Nous avons observé, par exemple, une fréquentation assez suivie de la journaliste de La Libre Belgique, Marie France Cros, soit directement par elle-même, soit par la canal d’un émissaire.

    Comme dans les autres compartiments de son dispositif de croisade, notamment le volet judiciaire où il a recruté un avocat casse-pied, Eric Dupond-Moretti, le choix porté sur Olivier Kamitatu n’est pas fortuit. En effet, économiste de formation et inspecteur des finances formés dans les années 90’ par la Banque Mondiale, Olivier Kamitatu dirigeait une agence de sondage, BERCI, tout en gérant une revue, Zaïre Magasine, avec son ami Jean-Pierre Bemba. La revue fonctionnait dans les installations de l’ex Scibe Zaïre, là où se trouve aujourd’hui le siège de la société de téléphonie cellulaire Standard Telecom sur le Boulevard du 30 juin.

    C’est donc un homme averti, et jouissant des entrées dans la presse occidentale que Katumbi a choisi pour tenir le front médiatique. L’on comprend, dès lors, le mouvement à sens unique de toutes les productions médiatiques en faveur de Moïse Katumbi alors que l’affaire est déjà en justice, surtout à un niveau pré-juridictionnel où le dossier demeure encore confidentiel. Katumbi joue sur la stratégie de pression médiatique sur les magistrats qui, de leur côté, sont limité par leur devoir de silence et ne peuvent, donc, pas répliquer aux assauts contre eux.

    La question qui se pose est de savoir jusqu’où Moïse Katumbi ira dans sa croisade médiatique. Trop de communication tuent la communication, dit-on. A ce niveau déjà, cet acharnement médiatique ne fait que conforter la thèse de l’agitation suspecte de Katumbi dont le but inavoué est de retarder le plus longtemps possible l’examen en profondeur des griefs mis à sa charge.

    Dossier à suivre

    (Avec Congo Virtuel)

  • Kabila pourra rester en fonctions après 2016 si la présidentielle n’a pas lieu

    Kabila pourra rester en fonctions après 2016 si la présidentielle n’a pas lieu

    Kabila-Le président congolais Joseph Kabila, à qui la Constitution interdit de se représenter, pourra rester en fonctions au-delà du terme de son mandat, si l’élection présidentielle censée avoir lieu cette année n’a pas lieu, selon un arrêt rendu par la Cour constitutionnelle.

    La Cour, qui siégeait à Kinshasa, répondait à une requête en interprétation déposée par la majorité, alors que la perspective de la tenue du scrutin en 2016 s’éloigne chaque jour davantage.

    “Suivant le principe de la continuité de l’État et pour éviter le vide à la tête de l’État, le président actuel reste en fonctions jusqu’à l’installation du nouveau président élu”, indique cet arrêt lu par le président de la Cour, Benoît Luamba.

    Cliquer ici pour ecouter:  Lecture de l’arrêt par Benoît Luamba, président de la Cour constitutionnelle congolaise (1:33)

    Sur VOA Afrique, l’opposant Vital Kamerhe parle “d’une révision constitutionnelle déguisée et d’un referendum que ne dit pas son nom”.

    Le leader de l’Union pour la nation congolaise (UNC) “appelle le peuple congolais à se mobiliser” et estime que “la cour constitutionnelle a signé son arrêt de mort”.

    Cliquer ici pour ecouter: Vital Kamerhe joint par Nicolas Pinault (3:07) 

    La tension monte au fur et à mesure que l’échéance constitutionnelle de novembre 2016 se s’approche.

    Le président Joseph Kabila a convoqué un dialogue politique en vue de discuter de l’élection mais une bonne partie de l’opposition le boycotte, accusant le pouvoir de manœuvrer pour retarder le scrutin et permettre au chef de l’Etat de rester en place.

    La Constitution n’autorise pas M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, à briguer un troisième mandat.

    Il a été élu deux fois après avoir remplacé son père Laurent-Désiré Kabila assassiné au pouvoir dans des conditions qui n’ont jamais été définitivement élucidées.

    VOA

  • Moïse Katumbi  sera à nouveau attendu le 13 mai, ont annoncé ses avocats

    Moïse Katumbi sera à nouveau attendu le 13 mai, ont annoncé ses avocats

    MOISE K.-L’ancien gouverneur de la province du Katanga, qui a récemment annoncé sa candidature à la prochaine élection présidentielle, sera à nouveau attendu le 13 mai, ont annoncé ses avocats à VOA Afrique à l’issue de l’audition.

    Moïse Katumbi est reparti libre après une deuxième audience au parquet général de la République de Lubumbashi.

    L’audience à huis clos a duré plus de six heures. Le candidat milliardaire a été entendu par le procureur général de la République et l’avocat général de la République dans le cadre d’une enquête ouverte sur demande du gouvernement au sujet du recrutement des mercenaires.

    Le ministre de la justice Alexis Thambwe Mwamba l’accuse de recrutement des mercenaires, affirmant détenir suffisamment des preuves détaillées sur cette affaire sur base des déclarations d’un sujet américain aux arrêts.

    Avec des calicots mentionnant : “une justice équitable” ou encore “je suis Moïse”, la foule des milliers de personnes a accompagné M. Katumbi au parquet mais a été dispersée par la police. Des coups de feu ont été entendus selon le correspondant de VOA Afrique sur place.

    M. Katumbi est rentré chez lui sans incident après plus de six heures d’audition.

    Vendredi, il reviendra à la cour mais pour, cette fois-là, être confrontés aux personnes arrêtées et détenues jusque-là à Kinshasa, disent ses avocats.

    M. Katumbi dément avoir recruté des mercenaires et demande une enquête internationale impliquant les Etats-Unis et l’Afrique du Sud dont les ressortissants sont cités comme ayant été recrutés.

    Pour lui, il s’agit d’un montage du pouvoir pour lui nuire car l’Américain arrêté à Lubumbashi s’y est plutôt rendu comme un consultant après que l’opposant a fait l’objet d’un accident suspect. Selon M. Katumbi, ses enfants ont été traqués à l’école par des hommes armés inconnus.

    “Mon combat est pacifique. Le pouvoir veut tout embrouiller car nous luttons pour que la toute première passation démocratique du pouvoir, sans changement de constitution, ait lieu”, déclare Katumbi.

    L’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa s’est, pour sa part, déclarée profondément préoccupée par ces accusations d’activités de mercenariat dans lesquelles sont cités des ressortissants américains. Elle estime que ces allégations sont fausses.

    Le gouvernement congolais a ordonné l’ouverture d’une enquête le jour même où M. Katumbi a confirmé qu’il sera candidat à la prochaine présidentielle, à la demande de quelques plateformes de l’opposition.

    La tension continue à monter en RDC à l’approche du délai constitutionnel de la présidentielle (avant décembre 2016).

    L’opposition accuse le président Kabila de retarder la présidentielle et de vouloir se représenter alors que la Constitution le lui interdit pour avoir fait plus de deux mandats. La tenue de cette élection dans le délai de la Constitution, devient hypothétique car la Commission électorale nationale indépendante (CENI) voudrait avant tout réviser le fichier électoral ; une opération qui, selon elle, durera entre 13 à 16 mois.

    VOA

  • Tenke Fungurume Mining (TFM) une mine congolaise vendue à un groupe chinois pour 2,6 milliards de dollars

    Tenke Fungurume Mining (TFM) une mine congolaise vendue à un groupe chinois pour 2,6 milliards de dollars

    mine-Le groupe américain a annoncé être parvenu à un accord portant sur la cession de la mine congolaise de Tenke Fungurume (Katanga) au groupe chinois China Molybdenum pour plus de 2,6 milliards de dollars.

    Freeport McMoran détient 56% de cette mine de cuivre et de cobalt qu’elle exploite au Katanga et qui fait du groupe américain l’un des principaux contributeurs individuels au budget de l’État congolais.

    La transaction doit passer par la cession de la société-mère de Tenke Fungurume Mining (TFM) TF Holdings, immatriculée aux Bermudes, pour un montant 2,65 milliards de dollars comptant, indique Freeport-McMoran dans un communiqué.

    Ce montant pourra être augmenté de 120 millions en fonction de l’évolution des cours du cuivre en 2018 et 2019, ajoute le groupe basé à Phoenix, capitale de l’Arizona, un Etat situé au sud-ouest des Etats-Unis.

    Outre TF Holdings, les autres actionnaires de TFM sont Lundin Mining, société de droit canadien, et la compagnie minière publique congolaise Gécamines.

    “Nous venons d’avoir l’information, nous n’avons pas été associés” aux tractations entre Freeport et China Molybdenum, a déclaré à l’AFP Valéry Mukasa, directeur de cabinet du ministre congolais des Mines, Martin Kabwelulu, ajoutant que l’Etat congolais percevrait “des droits” lors de la vente que Freeport veut clore avant la fin de l’année.

    Avec AFP

  • Moïse Katumbi est sorti libre du Palais de justice à Lubumbashi en RDC

    Moïse Katumbi est sorti libre du Palais de justice à Lubumbashi en RDC

    palais de justice lubumbashi-Moïse Katumbi est sorti libre lundi du Palais de justice, à Lubumbashi, pour y être entendu sur l’affaire du recrutement des mercenaires étrangers dont l’accuse le gouvernement.

    L’ancien gouverneur, Moïse Katumbi, est ressorti libre après son audition au Palais de justice.

    Depuis la semaine dernière, Moïse Katumbi est accusé d’avoir recruté des mercenaires américains et sud-africains, cinq mois avant l’élection présidentielle.

    L’ancien gouverneur parle d’”acharnement sur personne”. À Kinshasa, des opposants expriment leurs inquiétudes. Ils estiment que cette affaire vise à détourner l’attention des Congolais alors que l’élection se rapproche à grand pas.

    L'arrivée de Moïse katumbi au palais de la justice

    L’arrivée de Moïse katumbi au palais de la justice

    Dominique Dinanga de TOPCONGO FM, notre station partenaire à Kinshasa, est allé sur place pour VOA Afrique et prendre la température.

    Accompagné de son épouse, d’alliés politiques, de ses avocats, et de joueurs de son club de football, TP Mazembe, M. Katumbi a pénétré dans l’immeuble avec une centaine de personnes.

    “Ma lutte est pacifique, et la démocratie, c’est savoir dire oui ou non, et j’ai dit non aux glissements dans notre pays”, a expliqué l’ancien gouverneur au micro de VOA Afrique, avant de poursuivre : “Ils ont cité les États-Unis et l’Afrique du Sud, je ne sais pas si on recrute des mercenaires à Washington, parce que la société que je suis allé consulter pour ma sécurité personnelle à Washington, c’est une société qui existe, et en Afrique du Sud, je n’ai jamais demandé ma sécurité.”

    Pour l’opposition, “l’objectif est de désorienter les gens, leur attention, lors des élections et la fin du mandat” tout en se demandant pourquoi des mercenaires auraient été recrutés.

    L’opposition crie “au complot pour assassiner la démocratie”.

     

    Aux termes de la Constitution, M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, et dont le mandat finit en décembre, n’a pas le droit de se représenter.

    “Manoeuvres d’intimidation”

    Dans un communiqué consacré à son affaire, l’organisation américaine de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) dénonce des “manoeuvres d’intimidation à l’encontre d’un candidat à la présidence”.

    L’enquête en cours “semble inspirée par des motifs politiques” contre M. Katumbi, âgé de 51 ans, et “ses proches partisans”, écrit HRW, affirmant ainsi que 27 d’entre eux ont été arrêtés “entre le 22 avril et le 7 mai à Lubumbashi”.

    VOA

  • Moïse Katumbi a demandé la protection de la Belgique

    Moïse Katumbi a demandé la protection de la Belgique

    katumbi-L’ancien gouverneur du Katanga et candidat à la présidentielle de son pays, Moïse Katumbi était « inquiet pour sa situation personnelle dans les prochains jours ».

    Didier Reynders, l’a annoncé samedi soir à Jérusalem, où il est en visite de travail  : Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur du Katanga s’est présenté ce samedi matin au consulat de Belgique à Lubumbashi pour y demander la protection de notre pays.

    Selon les mots de notre Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, «  Moïse Katumbi était inquiet pour sa situation personnelle dans les prochains jours. »

    «  Nous l’avons écouté  », a affirmé Didier Reynders, qui avait eu au téléphone plusieurs fois au cours de la journée l’ancien gouverneur du Katanga. Rappelons que celui-ci vient de faire acte de candidature pour la présidentielle dans son pays.

    Le chef de la diplomatie belge a téléphoné au Premier ministre congolais concernant la situation de Moïse Katumbi. Didier Reynders a, semble-t-il, obtenu des assurances. Toujours est-il que l’ancien gouverneur du Katanga a quitté le consulat belge et regagné son domicile, tout proche, samedi en fin de journée.

    « Sens des responsabilités »

    Lundi, il devrait se présenter devant les autorités pour un interrogatoire. «  Les choses devraient se passer calmement et correctement. », selon Didier Reynders. Le responsable belge a appelé au «  sens des responsabilités  ». Il a aussi rappelé ce qu’il avait dit voici quelques jours à Kinshasa : que la responsabilité individuelle des agents des services de sécurité officiels était engagée.

    Didier Reynders a également évoqué des informations faisant état de «  possibles arrestations à Lubumbashi ces derniers jours  ». Le ministre belge a informé les autorités européennes et celles de l’ONU des inquiétudes de Moïse Katumbi.

    Le Soir

  • Moïse Katumbi convoqué lundi devant le procureur à Lubumbashi

    Moïse Katumbi convoqué lundi devant le procureur à Lubumbashi

    moise-katumbi-kabila-En République démocratique du Congo, la justice congolaise veut entendre Moïse Katumbi. L’ex-gouverneur du Katanga, candidat déclaré à la présidentielle, est convoqué lundi par le parquet général de Lubumbashi. Le mandat de comparution pour lundi 9 mai a été officiellement reçu ce samedi matin par les avocats de Moïse Katumbi, après plusieurs heures de confusion autour d’une première convocation pour aujourd’hui.

    Dès vendredi, un premier mandat de comparution circulait sur les réseaux sociaux. Dans ce document, le parquet convoquait Moïse Katumbi à 10 heures ce samedi pour « être entendu sur les faits à lui imputés ».

    Selon une source officielle locale, une simple invitation à se présenter avait d’abord été envoyée, invitation à laquelle l’ex-gouverneur n’aurait pas répondu, d’où l’émission de ce mandat de convocation.

    Mais de son côté, Moïse Katumbi affirme n’avoir reçu ni cette invitation, ni le mandat à comparaître ce samedi. Il a donc envoyé ses avocats au parquet ce matin pour confirmer l’existence d’un tel mandat. Et c’est lors de cette visite qu’un nouveau document, intitulé « Deuxième mandat de comparution » leur a été remis, qui convoque cette fois l’ex-gouverneur lundi prochain, à 10H00, devant le parquet général de Lubumbashi.

    Le document ne précise pas sur quel fait porte l’audition, mais depuis mercredi 4 mai, une enquête a été ouverte sur demande du ministre de la Justice, qui a accusé l’ex-gouverneur d’avoir recruté des mercenaires, notamment américains.

    Moïse Katumbi, lui, affirme qu’il répondra à cette convocation : « Bien sûr que je ne suis pas au-dessus de la loi. Je vais répondre. Vous savez, ma conscience est tranquille, ma vie très pacifique. Je n’ai rien à cacher. C’est pourquoi j’ai demandé qu’on puisse faire une enquête avec la communauté internationale ensemble. Vous aviez vu vous-même le communiqué de l’ambassade des Etats-Unis. Est-ce que l’on recrute des mercenaires à Washington ? Le cabinet que j’ai vu à Washington, c’est un cabinet très bien connu. Je n’ai pas peur. J’irai là-bas. Je ne me reproche absolument rien du tout ».

    Moïse Katumbi dénonce par ailleurs la perquisition aujourd’hui dans l’une de ses propriétés, une ferme située à 20 kilomètres de Lubumbashi, sans sa présence ou celle de ses avocats. Une information non confirmée par les instances judicaires, qui se refusent à tout commentaire à ce stade de l’enquête.

    rfi