Tag: rdc

  • Voici ce que l’accusation reproche à Katumbi

    Voici ce que l’accusation reproche à Katumbi

    Moise-K-Le journal kinois L’Avenir, proche de la Majorité présidentielle, a publié vendredi le “dossier” d’accusation du candidat à la présidentielle Moïse Katumbi, inculpé jeudi d’atteinte à la sûreté de l’Etat, mais sans en indiquer la provenance.

    Voici l’essentiel de ses 66 points, publiés sur trois pages.

    1. Dix “anciens militaires américains”, avec nom et n° de passeport, ont été identifiés dans l’entourage de M. Katumbi. Leurs demandes de visa les présentent comme “touriste, agriculteur, fermier, logisticien, Médecin MSF, professeur, homme d’affaires, missionnaire, membres d’ONG”. Ils ne se sont présentés ni “à l’ambassade” américaine à Kinshasa, “ni au consulat américain à Lubumbashi”.

    2. Ils sont entrés au Congo à des dates différentes et avec des visas de voyage d’un mois, prolongés ensuite pour trois mois – visas qui ne leur donnent pas l’autorisation de travailler. Ils ont travaillé pour M. Katumbi comme “agents de sécurité” et ont été logés dans différentes propriétés de celui-ci.

    3. Trois d’entre eux sont entrés au Congo sous couvert de la société de sécurité Jones Group International, dirigée par le général en retraite James Logan Jones, en contact avec la société congolaise de gardiennage Pomba One Security, dirigée par Corneille Franck Mwashila, ancien policier congolais. Selon le dossier, “la loi interdit l’utilisation d’éléments issus des forces armées, de la police (…)” dans une société de gardiennage, ainsi que d’”étrangers n’ayant pas séjourné au pays 5 ans durant sans interruption”. En outre, Pomba One Security fonctionnait “sans permis d’exploitation” et “sans paiement des frais requis”. Enfin, les Américains n’ont pas été accueillis, à leur arrivée à Lubumbashi, par Pomba “censée les avoir invités mais plutôt par les proches de M. Moïse Katumbi, dont son préposé au protocole”.

    4. M. Mwashila serait “un des gardes du corps les plus proches de M. Moïse Katumbi” et “a déclaré sur PV n’avoir jamais eu, dans sa vie, ni contrat ni contacts avec la société Jones Group International”. Il a néanmoins travaillé “de janvier au 24 avril 2016” dans une résidence de M. Katumbi avec six des Américains “comme garde du corps”.

    5. Trois des Américains ont été invités au Congo “par M. Moïse Katumbi à travers l’ONG Oeuvre sociale pour les Amis chrétiens”.

    6. Enfin, le principal des Américains cités, Darryl Lewis, a été US Marine de 1985 à 89, quand il a quitté l’armée américaine. Il a ensuite travaillé pour la société de sécurité Blackwater, pour laquelle il a effectué des “missions (…) notamment en Afghanistan, au Kosovo, en Irak, au Burundi et aux Emirats arabes unis”.

  • Malu Malu en état de mort cérébrale

    Malu Malu en état de mort cérébrale

    Malumalu-Polémique, jeudi, dans la presse de Kinshasa, entre ceux qui titraient sur l’agonie et ceux qui, comme l’ambassadeur du Congo aux Etats-Unis, annonçaient le décès de l’abbé Appolinaire Malu Malu à Atlanta, où il était soigné. Il semblerait que l’abbé de 54 ans soit en état de mort cérébrale.

    Les premières élections

    L’abbé Malu Malu s’était fait connaître en 2003 en devenant président de la Commission électorale indépendante (CEI), chargée de préparer et surveiller les scrutins de 2005-06. Ce travail lui vaudra un doctorat honoris causa de l’Université de Liège en 2008.

    On avait cependant découvert que l’abbé avait précédemment travaillé pour la “Cellule stratégique” de la présidence de la République, sous Joseph Kabila, ce qu’il n’avait pas précisé lorsque son nom avait été retenu pour diriger la CEI. Il n’en faudra pas plus pour qu’une grande partie de l’opposition congolaise juge “frauduleuse” (contrairement aux observateurs et à la communauté internationale) la présidentielle de 2006 qu’elle avait perdue. Le cardinal Etsou se fit l’écho de ces accusations, ce qui suscita un émoi certain au sein de l’Eglise.

    Sanctionné par l’Eglise

    Les élections de 2011 furent confiées à un pasteur appartenant à une petite église protestante, Daniel Ngoy Mulunda, parent lointain de M. Kabila et soutien de son parti PPRD. Notoirement frauduleux, ce scrutin présidentiel et législatif a été considéré “non crédible” par les observateurs nationaux et internationaux – ce qui n’a pas empêché les “élus” de siéger.

    L’abbé Malu Malu était revenu sur le devant de la scène en 2013, comme président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), en vue des scrutins prévus pour la fin 2016. Pour cela, il avait passé outre à l’opposition de l’Eglise catholique.

    La maladie le rattrape

    L’abbé Malu Malu avait persisté dans ses ambitions malgré les sanctions prises à son encontre par son évêque, à la demande de la Conférence épiscopale. Soit, rappelle “Le Phare”, l’interdiction de dire la messe, de donner les sacrements et de porter les habits liturgiques. Il avait également été déchu de fonctions de prestige.

    En 2015, toutefois, l’abbé avait dû renoncer à présider la CENI pour cause de maladie.

    Le camp kabiliste a profité de ce départ pour bouleverser le bureau de la CENI et y renforcer son camp, aujourd’hui jugé majoritairement favorable au chef de l’Etat. Cela a suscité une méfiance accrue envers la CENI, dont les positions confortent le désir de M. Kabila de retarder les élections le plus possible afin de se maintenir au pouvoir au-delà des délais constitutionnels.

    (La Libre)

  • Déjà des candidats pour succéder à Kabila

    Déjà des candidats pour succéder à Kabila

    ELECTIONS-La semaine dernière, à Genval, l’opposition congolaise a reconnu que “seule l’unité des forces politiques et sociales acquises au changement peut permettre d’atteindre (ses) objectifs”. Devant la nécessité de lutter pour obtenir des élections telles que prévues par la Constitution, elle fait front aux projets du président Kabila de se maintenir au pouvoir, en se réunissant dans un “Rassemblement“. N’y ont pas (encore ?) adhéré le MLC de Jean-Pierre Bemba, ni l’ex-candidat malheureux à la présidence Vital Kamerhe, dont le secrétaire général de son parti UNC, Jean-Bertrand Ewanga, était cependant présent au conclave.

    Aucune mention n’a cependant été faite du besoin de s’entendre sur une candidature unique de l’opposition pour l’emporter, dans un scrutin à un seul tour. Et plusieurs ténors de l’opposition se sont déjà déclarés candidats à la magistrature suprême. Soit officiellement, comme Moïse Katumbi et Martin Fayulu, soit lors d’interviews. Des outsiders sont également notoirement sur les rangs, comme Freddy Matungulu ou Noël Tshiani.

    (LaLibre)

  • Katumbi condamné: Son frère le défend

    Katumbi condamné: Son frère le défend

    katebe-Raphaël Katabe Katoto, frère aîné de Moïse Katumbi, ex-candidat à la présidence de la RDC et “propriétaire” du bien visé dans ce dossier.

    Que reproche-t-on exactement à votre frère ?

    “C’est tellement surréaliste. Il aurait donc spolié un bien réclamé par un citoyen grec dans le cadre d’une succession plus de quarante ans après la vente de ce fameux bien.”

    Vous démentez cette accusation ?

    “Mon frère n’a aucun lien avec ce bien. C’est moi qui en suis le propriétaire depuis 1976. J’ai tous les documents qui l’attestent. La propriétaire de ce bien et d’autres sur Lubumbashi a quitté le pays au tout début des années 70. Elle a confié la gestion de ses biens à la Sonas (Société nationale d’assurances) qui devait les mettre en location. J’ai loué ce bien dans lequel toute la famille, y compris Moïse qui devait avoir 6 ou 7 ans, a vécu. En 1976, elle a demandé à ce que la Sonas vende ses biens. En tant que locataire, j’avais un droit de préemption que j’ai utilisé pour l’acheter. Cela fait donc quarante ans et il n’y a jamais eu la moindre contestation.”

    Craignez-vous pour la carrière politique de votre frère ?

    “Cette condamnation ne vaut rien. Je le dis haut et fort et je m’explique. Primo : dans ce dossier, la juge qui a mené les débats et refusé d’entendre la défense avait été récusée. Secundo : l’un des droits juges qui devaient signer la condamnation a refusé de le faire parce qu’il la jugeait complètement infondée. Il a été emmené dans les locaux de l’ANR, nos services de sécurité, jusqu’à ce qu’il obtempère. Tertio : nos avocats vont demander la révocation de ce jugement devant la cour suprême de Kinshasa. Une procédure et un parcours que je connais bien puisque j’ai subi la même ignominie. J’étais candidat à la présidence quand j’ai été accusé du meurtre d’un ressortissant grec. J’ai été jugé coupable à Lubumbashi à la suite d’un procès aussi surréaliste que celui que vient de vivre mon frère, qui est toujours en Europe pour se soigner. Mes avocats ont donc plaidé la révocation de cette condamnation à Kinshasa. Ils ont obtenu gain de cause. L’affaire a été rejugée au Kasaï et j’en suis sorti blanchi et les juges ont osé parler de dossier politique construit de toutes pièces. Je suis donc confiant pour Moïse, ce n’est pas cette farce qui peut l’arrêter.”

    (La Libre)

  • Jean-Pierre Bemba condamné à 18 années d’emprisonnement pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité

    Jean-Pierre Bemba condamné à 18 années d’emprisonnement pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité

    JP Bemba-La Cour pénale internationale a condamné à 18 ans d’emprisonnement Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président congolais reconnu coupable de crimes de guerre et crimes contre l’humanité et personnalité la plus haut placée à être condamnée par la CPI jusqu’à présent.

    “En Centrafrique, une victime a été violée par deux soldats, sous le regard d’autres soldats qui, je cite, “criaient de joie’, et a ensuite été violée par quatre soldats, puis la victime s’est évanouie, avant d’être violée ensuite par d’autres soldats à son réveil, douze au total”, rappelle Sylvia Steiner, juge de la Cour pénale internationale lors de la dernière audience de l’ancien président congolais Jean-Pierre Bemba.

    Mardi, la Chambre de la Cour pénale internationale a déclaré Jean-Pierre Bemba coupable et condamné à 18 ans d’emprisonnement, moins les années de détention déjà effectuée.

    La juge a insisté sur le fait que l’ancien chef militaire a échoué a exercer un contrôle effectif sur son armée privée envoyée en République centrafricaine en octobre 2002, où ses hommes ont violé, tué et pillé avec une “cruauté particulière”.

    Sylvia Steiner a souligné que le chef militaire avait fait “davantage que de tolérer les crimes en tant que commandant”. “L’échec de M. Bemba à prendre des mesures avait délibérément pour objectif d’encourager ces attaques menées contre la population civile”, a-t-elle estimé.

    Arrêté en 2008, le condamné a déjà passé 8 années en prison. Il aura donc 10 ans à purger. Pour rappel, l’accusation avait demandé 25 années d’emprisonnement.

    La majorité des juges ont reconnu tous les viols perpétrés par les soldats de la MLC (Mouvement de libération du Congo) en Centrafrique, utilisés comme armes de guerre d’une “grande cruauté”, ce qui a constitué “une circonstance aggravante”.

    Les pillages ont également été reconnus et condamnés tout aussi sévèrement car ces actes étaient très souvent accompagnés par “des meurtres et des viols” de familles entières.

     Jean-Pierre Bemba, le chef militaire

    Riche homme d’affaires devenu chef de guerre, Jean-Pierre Bemba a été déclaré coupable le 21 mars de la vague de meurtres et de viols commis par sa milice en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

    Quelques jours avant que la peine ne soit prononcé, l’équipe de défense de M. Bemba avait annoncé son intention de faire appel de ce verdict et a demandé la cassation du procès.

    D’après l’avocat Peter Haynes, M. Bemba, dont les droits en tant qu’accusé “n’ont été à aucun moment respectés”, a été reconnu coupable “sur base de spéculations” dans une “affaire qui était profondément incohérente, invraisemblable dans les faits, et basée sur une évaluation sélective et souvent imparfaite des preuves”.

    À noter, “aucune circonstance atténuante” n’a été retenue par la Cour.

    Son parti dénonce une “justice sélective”

    La condamnation de l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba à 18 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale est le résultat d’une “justice sélective”, a dénoncé mardi à Kinshasa le parti de M. Bemba.

    Le Mouvement de libération du Congo (MLC) “ne cessera jamais de dénoncer la justice sélective de la Cour pénale internationale (…) et la politisation à outrance” de cette institution, a réagi sa secrétaire générale, Ève Bazaiba, après l’annonce de la peine infligée à M. Bemba.

    Mme Bazaiba s’exprimait devant la presse au siège du MLC, où près de deux cents militants ont suivi dans un grand silence la retransmission du jugement de la cour de La Haye sur écran géant.

    “Nous ne cesserons jamais de rappeler que les victimes des exactions en République centrafricaine ont droit de connaître les véritables auteurs de ces crimes. On ne peut pas laisser les véritables auteurs et s’acharner sur la personne de Jean-Pierre Bemba. Ça c’est une justice discriminatoire”, a-t-elle ajouté.

    “J’ai un sentiment d’amertume envers la CPI”, a déclaré à l’AFP Daddy Kondo, militant du MLC, accusant la cour d’agir par “néocolonialisme”.

    “Moi, je ne crois plus à cette Cour”, a dit un autre, Jean Faustin Isenge, pour qui toute cette affaire s’apparente à “un procès de la honte” car, selon lui, “les auteurs du conflit [les anciens présidents centrafricains Patassé et François Bozizé] ne sont pas inquiétés”.

    Amnesty international satisfait de la condamnation

    “L’arrestation, la condamnation et le verdict visant Jean-Pierre Bemba adressent un signal fort : ceux qui commettent des crimes relevant du droit international seront au bout du compte tenus pour responsables de leurs actes”, a déclaré Stephen Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique centrale et de l’Ouest à Amnesty International.

    “Cela fait aussi clairement savoir que l’impunité pour les violences sexuelles utilisées comme arme de guerre ne sera pas tolérée et que les commandants militaires doivent prendre toutes les mesures nécessaires afin d’empêcher leurs subordonnés de commettre de tels crimes. S’ils s’en abstiennent, ils auront des comptes à rendre.”

    N.P.

  • Pourquoi la hausse des tarifs de l’internet mobile?

    Pourquoi la hausse des tarifs de l’internet mobile?

    mobile-internet_0-Qui est responsable de la hausse des prix de l’internet mobile ? Le gouvernement a demandé à l’agence de régulation des télécommunications une enquête après une hausse des tarifs chez tous les opérateurs de 35 à 500% selon les forfaits. L’autorité de régulation des postes et télécommunication (ARPTC), elle, se refuse pour le moment à tout commentaire. Le vice-Premier ministre en charge des télécommunications disait voir en tout cas dans cette hausse simultanée une « pratique d’entente » prohibée selon lui par la loi. L’Association nationale des journalistes parle d’une répression qui ne dit pas son nom et d’un danger de mort pour toute la profession. Les activistes y voient une nouvelle tentative de répression. Que sait-on sur cette hausse ?

    D’abord, il faut savoir que dans la loi de finances 2016, la redevance annuelle payée par les opérateurs de téléphonie mobile est passée de 2 à 3%. Une hausse de 50% qui représenterait des millions de dollars pour l’Etat congolais.

    Dans un courrier daté du 5 novembre, adressé aux présidents de l’Assemblée et du Sénat, la fédération des entreprises du Congo mettait en garde les leaders du Parlement contre l’adoption de cette mesure proposée par le gouvernement, argumentant que ça allait placer la RDC parmi les pays d’Afrique sub-saharienne imposant le plus de taxes dans ce secteur. Mais aussi que cette mesure allait accroître « la fracture numérique pour une population avec un faible pouvoir d’achat ». Le patronat congolais avertissait également que cela allait entrainait une hausse généralisée des prix des télécommunications.

    Les opérateurs disent avoir enregistré une baisse de revenus depuis le début de l’année, allant de 11% à 20%, assortis d’une baisse du nombre d’abonnés qui se comptent en millions de personnes. En cause, notamment, le processus d’identification des cartes sim imposé par le gouvernement dans un pays où tout le monde ne dispose pas d’une carte d’identité.

    Alors que la loi rectificative de la loi de finances vient d’être adoptée, sans revenir sur cette mesure, on a vu les opérateurs appliquer une hausse des prix sur tous les forfaits. Reste à savoir si l’agence de régulation, l’ARPTC, va juger cette hausse conforme à la politique nationale des télécommunications à l’issue de l’enquête exigée par le ministre en charge du secteur.

    « C’est une mort »

    Joint par RFI, Kasonga Tshilunde, président de l’Union nationale de la presse congolaise (UNPC), rappelle qu’internet est «  une pièce maîtresse  » du travail du journaliste et qu’il ya des médias qui ne fonctionnent que sur internet. Une telle hausse, souligne-t-il, s’apparente effectivement une « répression », synonyme d’asphyxie pour la presse congolaise et ses journalistes.

  • l’opposition, de marbre lors de la rencontre avec Kodjo à Bruxelles

    l’opposition, de marbre lors de la rencontre avec Kodjo à Bruxelles

    kodjo-tshisekedi -L’opposition congolaise soutient avoir réitéré à Edem Kojo, facilitateur désigné par l’Union africaine pour le dialogue politique en préparation en RDC, son refus de dialoguer avec le pouvoir dans le format que tente d’imposer le président Joseph Kabila.

    Le facilitateur désigné par l’Union africaine a rencontré vendredi dans la capitale belge le comité des sages du ‘Rassemblement’, structure mise sur pied par l’opposition au terme d’un conclave la semaine dernière en Belgique.

    L’objectif de la rencontre avec les opposants, avait déclaré M. Kodjo mardi à son départ de Kinshasa, était de relancer les préparatifs du dialogue après le refus de l’opposition.

    “Nous n’avons pas du tout mis de gand. Nous avons fait savoir à M. Kodjo qu’il y a d’abord un problème de confiance. Nous attendons que tout se passe dans le cadre d’un panel international constitué de l’ Union africaine, de l’Union européenne, des Etats-Unis et de l’Organisation de la Francophonie, que nous exigeons pour le respect de la résolution 2277 du Conseil de sécurité… Prochainement, nous n’allons recevoir M. Kodjo que s’il se présente avec les autres membres du panel”, explique depuis Bruxelles le porte-parole de la plateforme Dynamique de l’opposition et président des Forces novatrices pour l’union et la solidarité (Fonus), Joseph Olenghankoy.

    M. Kojdo n’a fait pas de commentaires à l’issue de cette rencontre. Mais il a, selon les opposants, demandé de se référer premièrement à sa hiérarchie.

    “L’opposition refuse d’accepter le dialogue initié par le président Joseph Kabila parce que c’est lui le problème et il ne peut pas en même temps initier un dialogue pour résoudre qu’il est en train de créer délibérément”, argumente pour sa part Raphael Katebe Katoto dont le frère, Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle et présentement aux soins en Europe, est poursuivi pour recrutement de mercenaires.

    “Si M. Kabila respectait la Constitution et acceptait d’organiser les élections dans le délai fixé par la Constitution, le problème ne se poserait pas… Nous exigeons que les Etats-Unis soient absolument associés au dialogue pour que les résolutions qui seront prises soient appliquées par tous. Nous avons l’expérience des négociations sans suite et qui sont restées lettre morte…”, poursuit M. Katebe Katoto.

    D’après les résolutions du conclave tenu à Bruxelles, l’opposition exige entre autres aussi la libération des prisonniers politiques, la réouverture des medias fermés et la tenue de l’élection présidentielle avant le 19 décembre.

    “Nous ne perdons pas le temps car nous l’avons dit et continuons à le faire: l’élection présidentielle doit, de toutes les façons, se tenir dans le temps tel que prévue dans la Constitution. Le dialogue ou toute autre négociation ne doivent pas faire reporter ce scrutin dont le calendrier est fixé dans la Constitution”, insiste M. Katebe.

    L’opposition accuse le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 et élu en 2006 et en 2011, de vouloir se maintenir au pouvoir alors que la Constitution lui interdit de se représenter pour un troisième mandat.