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  • Moïse Katumbi souffle le chaud et le froid !

    Moïse Katumbi souffle le chaud et le froid !

    Katumbi-Daryl-Le meeting annoncé de l’Opposition du 31 juillet à Kinshasa, sera une occasion pour Moïse Katumbi qui a décidé de braver la justice congolaise, de tenter un passage en force. Au même moment, il a affirmé qu’il conditionne son retour à Kinshasa à l‘avis de son médecin.

    Nul n’est besoin de démontrer que c’est un véritable défi que l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga a lancé à la justice congolaise après avoir rappelé que ce n’est pas la première fois qu’il est accusé. A cet effet, en 2010, il a été traduit en justice en Belgique pour fraude et armement des rebelles.

     

    Aujourd’hui, condamné pour spoliation de l’immeuble Stoupis et prévenu dans le dossier Mercenaires, Moïse a abusé de la bonne foi du Parquet général de la République en se détournant du droit de réserve auquel il avait souscrit en faisant le tour du monde pour s’adresser aux médias à sa portée.

     

    L’opinion souhaiterait le voir se défendre devant les instances judiciaires plutôt que sur les médias. Cette opinion qui n’est pas dupe, n’ignore pas que tous les convois miniers de tracts appartiennent à M. Moïse Katumbi alors gouverneur de l’ex-Katanga, ne payaient aucune taxe de l’Etat.

     

    D’aucuns parleraient d’une fuite en avant ou d’une stratégie pour crier, le lendemain, à un harcèlement judicaire. Il sied, à cet effet, de réaffirmer qu’à la riche province du Katanga, M. Katumbi chassait toute inspection financière qui venait de Kinshasa, conditionnant ainsi tout contrat à la rétrocession par le gouvernement central de 40%. Il était le seul, alors le seul, à savoir le fonds de la calebasse.

     

    Plus d’un responsable des régies financières dans l’ex-Katanga, ou d’autres services stratégiques de l’Etat qui avaient osé scruter la machine Katumbi, avaient payé de leurs postes allant jusqu’à être déclarés persona non grata comme s’ils avaient touché à la cuisse de la reine.

     

    Il est cependant vrai de constater pendant la gouvernance de M. Moïse Katumbi que l’ex-province du Katanga était en proie à une insécurité criante du fait de la prolifération des milices armées qui pullulaient l’étendue de cette région.

     

    Forces loyales, Monusco, aucune force n’arrivait à mettre définitivement fin à ce phénomène qui avait suscité des inquiétudes même dans le chef de plusieurs investisseurs qui avaient choisi l’ex-Katanga.

     

    Mais, les observateurs ne s’expliquent pas qu’après le départ de Moïse Katumbi, toutes ces milices se soient dissoutes comme du sel dans l’eau sans que l’on sache la nature de la recette miracle qui a coupé tous ces va-t-en guerre de leurs sources de financement et de ravitaillement.

     

    Un comportement tout aussi curieux qui poussent plus d’un d’observateurs à s’interroger sur le rôle joué par l’autorité provinciale de l’époque.

     

    La RDC se réjouira de voir Monsieur Moïse Katumbi séjournant outre Atlantique où, sourire aux lèvres, il pause avec le mercenaire Darryl Lewis en plein cœur de Washington, répondre de tous les griefs à charge alors qu’il n’affiche plus l’air d’un malade.

    (Le Palmares)

  • L’opposition lance un ultimatum pour la convocation des élections le 19 septembre

    L’opposition lance un ultimatum pour la convocation des élections le 19 septembre

    KABILA-Kinshasa, Goma, Bukavu, Kisangani. Le Front citoyen a organisé le 8 juillet des conférences de presse dans plusieurs grandes villes de la République démocratique du Congo. Sur les banderoles affichées, un ultimatum : la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est appelée à convoquer la présidentielle le 19 septembre, afin que le scrutin puisse être organisé le 27 novembre, comme prévu par le calendrier initial.

    A Kisangani, dans le nord-est du pays, la rencontre avec la presse a tourné court. L’ANR, l’Agence nationale de renseignement, a arrêté l’un des cadres locaux du Front, Jean de Dieu Kilima, menacé des journalistes et aurait arrêté le propriétaire de l’hôtel ayant abrité la conférence. La Mission de l’ONU (Monusco) et des ONG suivent le dossier du militant, qui restait détenu en début de soirée.

    L’article 64 de la constitution

    Malgré cet incident, le Front, plateforme de partis d’opposition et d’organisations de la société civile, reste ferme. Si la CENI faillit, « nous allons mobiliser la population pour qu’elle sache faire valoir ses droits selon l’article 64 de la constitution », lâche Carbone Beni, représentant à Kinshasa du Front citoyen. « La population est prête à se prendre en charge pacifiquement, et dans la non-violence. »

    Lire aussi : Meurtre d’une Congolaise en Inde, vives tensions à Kinshasa

    L’article 64 stipule que « tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation » de la constitution. La menace est régulièrement brandie par l’opposition face au « glissement » du calendrier organisé par le pouvoir, pour tenter d’obtenir l’élection dans les temps, et sans le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 et qui ne peut briguer un troisième mandat.

    Le scrutin est fortement compromis : le processus électoral souffre de multiples retards, les fonds manquent, le dialogue pour des élections « apaisées » et « crédibles » convoquées en novembre par Joseph Kabila n’a pas débuté. Jugeant le report acquis, des cadres du pouvoir plaident pour que Joseph Kabila assure une transition, quand d’autres veulent un référendum pour lui permettre de rester en place.

    Interrogé sur la date butoir fixée à la CENI, André Atundu, porte-parole de la Majorité présidentielle, exprime des regrets. « Eux sont habitués des ultimatums. C’est dommage que nous ne puissions pas compter sur ce groupe de jeunes, qui pousse inutilement la population en erreur en évoquant l’article 64 ». Il souligne par ailleurs que « toute tentative de renversement du régime constitutionnel » est passible de sanctions.

    Climat crispé

    « Pour mettre tout le monde d’accord », André Atundu appelle les contestataires à saisir les institutions ou à participer au dialogue. Peine perdue : le Front prépare sa nouvelle campagne nationale « citoyenne » et « pacifique » (tracts, réseaux sociaux, porte à porte…) visant à vulgariser les « articles clés » de la constitution, espérant que le peuple « se prendra en charge » en cas de manifestations, explique Carbone Beni.

    Le tout, dans un climat de plus en plus crispé. La communauté internationale multiplie les pressions pour que la RDC connaisse sa première alternance démocratique depuis son indépendance de la Belgique, le 30 juin 1960. Les Etats-Unis ont commencé à imposer des sanctions individuelles. Au grand dam de Kinshasa, qui dénonce des « ingérences avilissantes et inacceptables ».
    (Le Monde)

  • Tshisekedi annonce son retour à Kinshasa pour le 27 juillet

    Tshisekedi annonce son retour à Kinshasa pour le 27 juillet

    Etienne Tshisekedi, candidat  # 11
    Etienne Tshisekedi, candidat # 11

    -L’opposant historique congolais, parti pour des soins de santé en Belgique depuis plus d’un an, sera de retour à Kinshasa avant la fin du mois de juillet en vue d’un grand rassemblement, indique son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social.

    Etienne Tshisekedi rentre au pays par Kinshasa, la capitale de la RDC mercredi 27 juillet 2016, précise dans un communiqué Augustin Kabuya, le porte-parole du parti.

    L’Udps appelle à la mobilisation pour ce retour avant le grand meeting de l’opposition prévu pour le 31 juillet.

    M. Tshikedi a récemment rencontré à Bruxelles Moise Katumbi, un autre opposant déclaré candidat pour l’élection présidentielle devant se tenir avant la fin de 2016 mais devenue improbable.

    Moise Katumbi, autorisé d’aller se faire soigner à l’étranger, a été condamné à trois mois de prison pour spoliation immobilière et encourt une peine de mort dans une affaire de recrutement des mercenaires dont il est accusé par le gouvernement congolais depuis qu’il a été désigné candidat pour la présidentielle par ses partisans.

    Les deux, MM. Tshisekedi et Katumbi, ont promis de prendre part à ce grand rassemblement de fin juillet à Kinshasa.

    Le retour de Tshisekedi est annoncé alors que se dessine le dialogue politique convoqué par le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, à qui la Constitution interdit de se représenter pour un troisième mandat.

    Bien que l’opposition, réunie depuis le conclave du mois mai dernier en Belgique, se soit opposée à ce dialogue, elle a semblé concéder à la demande du groupe international du soutien à la facilitation qui demandait dimanche dernier que ces assises se tiennent le plus vite possible, soit avant fin de juillet en cours.

    La même période, fin juillet, avait déjà été évoquée par la majorité présidentielle comme son “délai tolérable” pour le dialogue. Des voix s’élèvent de plus en plus dans la majorité et menacent de passer par un référendum si l’opposition persiste à bloquer le dialogue.

    Le retour de Tshisedi, individuellement plus favorable au dialogue que les autres opposants, coïncide curieusement avec la période évoquée par le facilitateur désignée par l’Union africaine, Edem Kodjo et par la majorité. Une bonne partie de l’opposition récuse M. Kodjo comme facilitateur pour certaines raisons.

    VOA

  • tensions communautaires à Kinshasa après le meurtre d’une Congolaise en Inde

    tensions communautaires à Kinshasa après le meurtre d’une Congolaise en Inde

    CYNTHIA-Deux mois après le meurtre d’un étudiant congolais sauvagement assassiné à Delhi, celui d’une jeune Congolaise à Hyderabad, tuée par son mari dans des circonstances encore méconnues, a entraîné un regain de tensions à Kinshasa où vit une importante communauté indienne.

    L’annonce de la mort de Cynthia Vechel, révélée mercredi 6 juillet par la presse indienne, a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, entraînant un regain de tensions communautaires dans la capitale congolaise. Selon l’AFP, toutes les boutiques indiennes sont restées fermées vendredi au Grand Marché de Kinshasa.

    « Il s’agit d’un crime passionnel, il ne faudrait pas que cela dégénère en conflit communautaire », a réagi le vice-ministre en charge de la coopération internationale et de l’intégration régionale Franck Mwe Di Malila, joint vendredi par Jeune Afrique.

    D’après l’agence de presse, une vingtaine de policiers avaient été déployés jeudi matin au rond-point Ngaba, un quartier très populaire et l’un des points chauds de la capitale congolaise. Plus tôt, les commerçants indiens avaient fermé à la hâte la devanture de leurs magasins après l’attaque de plusieurs groupes de jeunes. D’après le témoignage de plusieurs habitants, cités par l’AFP, les assaillants ont jeté des pierres sur leurs boutiques et voulaient attraper des Indiens pour les lyncher. Pour l’heure, aucun blessé n’a été signalé, selon les autorités congolaises.

    Tuée après une dispute conjugale

    Selon les informations du ministère des Affaires étrangères, qui a été mis au courant par les autorités indiennes le 5 juillet, Cynthia Vechel, la trentaine, a été assassinée par son mari, un ressortissant indien. Cynthia est décédée à Hyderabad (centre), où était installé depuis un ans le couple, marié en 2008. Les circonstances de sa mort restent encore floues. Le meurtrier présumé, Rupesh Kumar Mohamani, un homme d’affaires, « avait fait l’objet d’une condamnation judiciaire en RDC », a précisé le vice-ministre.

    Il aurait tué sa compagne après avoir découvert sa liaison sur internet avec un ressortissant congolais et après qu’elle lui a fait part de sa volonté de le quitter. Il aurait été ensuite surpris par des badauds alors qu’il tentait de se débarrasser du corps avant d’être arrêté par la police indienne.

    Le chargé d’affaire indien reçu par les autorités congolaises

    Le vice-ministre en charge de la coopération internationale et de l’intégration régionale, Franck Mwe Di Malila, a reçu jeudi 7 juillet le chargé d’affaires de l’ambassade de l’Inde à Kinshasa (qui assure l’intérim en attendant l’entrée en fonction du nouvel ambassadeur, qui n’a pas encore reçu sa lettre de créances). « Je lui ai manifesté la protestation du gouvernement à l’égard de ce crime », a-t-il ajouté, soulignant le fait qu’il s’inscrit dans un contexte où les violences se multiplient envers les ressortissants congolais en Inde, pays où ils sont très souvent victimes de racisme.

    « Nous avons su accueillir des ressortissants indiens sur notre sol, qui sont installés depuis plusieurs années en RDC et sont d’ailleurs bien plus nombreux que les ressortissants congolais en Inde », a insisté le vice-ministre. « Le gouvernement doit faire en sorte de sécuriser nos ressortissants congolais qui décident de s’installer en Inde », a-t-il ajouté. En mai, le meurtre d’un étudiant congolais à Delhi, tué à coup de pierres et de briques par trois hommes suite à une altercation avec un rickshaw, avait provoqué l’indignation en RDC et au sein de la diaspora congolaise installée en Inde.

    Rapatriement du corps

    La famille de Cynthia Vechel a été reçu à l’ambassade de l’Inde à Kinshasa, a indiqué Franck Mwe Di Malila. « Elle souhaite que l’enfant du couple, en bas âge, soit rapidement rapatrié en RDC et que le corps de la défunte lui soi restitué », a-t-il poursuivi, soucieux que la justice aille vite dans cette affaire.

    JA

  • le gouvernement va rembourser la TVA payée par les groupes miniers

    le gouvernement va rembourser la TVA payée par les groupes miniers

    mine_or2-Selon l’agence “Reuters”, le ministère des Finances de la République démocratique du Congo (RD Congo) va rembourser environ 700 millions de dollars de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) payés par les groupes miniers actifs dans le pays.

    La RD Congo va reverser environ 700 millions de dollars en remboursements de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) dus aux sociétés minières et va suspendre la TVA sur leurs importations, a annoncé le ministre des Finances Henri Yav Muland, cité par l’agence Reuters ce vendredi.

    Une taxe de 16 % sur la valeur ajoutée est imposée sur les transactions et les importations en RD Congo. Toutefois, rappelle une note du cabinet d’audit Deloitte, « des remboursements de TVA sont accordés aux exportateurs, aux entreprises qui ont cessé leur activité […] ainsi qu’à celles qui ont fait d’importants investissements ».

    Les groupes miniers congolais bénéficient pour l’essentiel de ce remboursement, que le gouvernement avait suspendu en avril, afin notamment de soutenir la devise nationale, qui a cédé -6,7 % cette année, dans un contexte de recul des entrées de devises étrangères.

    Remboursement par tranches

    Henri Yav Muland a demandé à la Banque centrale du Congo de reprendre ces remboursements, indique Reuters. Ils se feront par tranches et leur rythme dépendra du niveau des réserves de change et des pressions sur le taux de change du franc congolais, a rappelé le grand argentier de la RD Congo, cité par Reuters.

    Le dirigeant congolais n’a pas indiqué la date à laquelle ces remboursements commenceront, il a toutefois dévoilé que le gouvernement a convenu lors d’une réunion tenue jeudi 07 juillet de suspendre l’application de la TVA aux entreprises minières. Une mesure soumise maintenant à la signature du Premier ministre Matata Ponyo Mapon, a indiqué le ministre des Finances.

    Exemptions et incitations

    Selon un rapport de la Chambre des Mines de la RD Congo, « la contribution directe » de l’industrie extractive au budget de l’État a atteint de 1,141 milliard de dollars en 2014, « soit 28 % des recettes ordinaires de l’État ».

    Outre le remboursement de la TVA, les entreprises minières actives en RD Congo bénéficient d’un certain nombre d’exemptions et d’incitations fiscales, parmi lesquelles un impôt sur les sociétés de 30 % (contre 35 % pour le régime général), ainsi que des réductions d’impôts sur les revenus et sur la taxation des revenus des expatriés.

    Grande exportatrice de cuivre et de cobalt, la RD Congo dépend de son industrie minière, qui est sa principale source de devises étrangères.

    Affectée par la conjoncture difficile que traverse le secteur minier, la RD Congo a vu son rythme de croissance économique baisser au cours des dernières années.

    Le gouvernement a baissé son budget 2016 de -22 %, et ramené ses projections de croissance autour de +6 %, contre +9 % annoncés plus tôt.

    JA

  • Corps repêchés à Kinshasa: interrogations autour des téléphones retrouvés

    Corps repêchés à Kinshasa: interrogations autour des téléphones retrouvés

    Riviere ndjili-Bientôt une semaine après la découverte de six corps sans vie dans la rivière Ndjili, à Kinshasa, il n’y a toujours aucune explication sur ce qui a bien pu arriver. Il s’agit de jeunes gens de même génération. L’enquête a été confiée au parquet de grande instance de Matete. Des doutes subsistent autour des téléphones portables retrouvés et les traces de violence observées sur les cadavres.

    A ce stade de l’enquête, la procureure de la République Kahondo dit ne pas être autorisée à communiquer le moindre détail de cette affaire. Mais, selon des sources contactées par RFI, quatre téléphones cellulaires – et non pas deux comme affirmé il y a quelques jours – ont été retrouvés sur deux des six cadavres repêchés dans la rivière Ndjili.

    Elément curieux, ces téléphones – toujours selon les mêmes sources – n’avaient pas été transmis à la justice dans les premiers jours de l’enquête. Qui avait alors intérêt à empêcher que ces pièces arrivent entre les mains de la justice ? Des questions également à propos des traces de violence observées sur l’ensemble des cadavres charriés ce dimanche-là par les eaux de la rivière Ndjili.

    Des ONG réclament une enquête indépendante

    « Cela m’étonne un peu, réagit Emmanuel Cole de la Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP), au micro de RFI. Au moment où l’enquête n’a pas encore abouti, le porte-parole du gouvernement a déclaré que ce sont les Kuluna [gangs de quartiers, ndlr] qui sont à la base de cela. Je ne sais pas où il a eu cette information-là. »

    Les ONG des droits de l’homme, dont la Voix des sans voix et la FBCP, pensent qu’il pourrait s’agir des jeunes gens suppliciés dans un endroit où ils auraient été séquestrés. C’est pourquoi ces ONG exigent une enquête indépendante à laquelle devra être également être associé le bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’Homme.

    RFI

  • Moïse Katumbi s’aligne derrière Étienne Tshisekedi pour contrer Kabila

    Moïse Katumbi s’aligne derrière Étienne Tshisekedi pour contrer Kabila

    katumbi-tshisekedi-Ce jeudi 7 juillet, Moïse Katumbi et Étienne Tshisekedi ont annoncé leur accord pour l’élection présidentielle à venir.

    Sur Twitter, Moïse Katumbi a annoncé l’accord avec Étienne Tshisekedi.

     À noté, ses proches avait confirmé à VOA Afrique que M. Katumbi prévoit de rentrer en RDC avant le 9 juillet prochain en vue d’un procès qu’il va intenter contre le plaignant qui l’accuse de spoliation.

    Pour rappel, le président de l’Assemblée provinciale de l’ex-Katanga, Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, un proche de l’opposant, affirme, pour sa part, que l’immeuble en cause avait plutôt été racheté à l’Etat congolais par le grand-frère de M. Katebe Katoto, frère ainé de M. Katumbi, dénonçant une confusion délibérément entretenue par la justice.

    M. Katumbi a récemment critiqué le dernier discours du président Joseph Kabila, l’accusant d’entretenir un “flou” autour de son avenir politique après la date constitutionnel pour la présidentielle de 2016 et de la tenue de la présidentielle.

    Pour sa part, le gouvernement dénonce une “distraction” de la part de l’opposant.

  • Kabila s’insurge contre les « ingérences étrangères » et insiste sur le dialogue national

    Kabila s’insurge contre les « ingérences étrangères » et insiste sur le dialogue national

    Kabila-Joseph-Dans son message à la nation, à l’occasion du 56e anniversaire d’indépendance de la RD Congo, Joseph Kabila, le président congolais, a dénoncé “les ingérences étrangères intempestives et illicites” dans les affaires internes de son pays et a rappelé la nécessité pour les Congolais de se retrouver autour d’une table.

    « 30 juin 1960-30 juin 2016. Cela fait exactement 56 ans depuis que nos pères de l’indépendance nous ont légué un bel héritage, celui d’un Congo affranchi de toute servitude de domination étrangère (…) ». Dès les premières secondes de son message à la nation, diffusé le 29 juin au soir, à la veille des festivités commémoratives de l’accession de la RD Congo à la souveraineté nationale et internationale, Joseph Kabila a donné le ton.

    Dans le viseur du chef de l’État congolais : les puissances occidentales, États-Unis en tête, qui multiplient les pressions pour lui demander de quitter le pouvoir d’ici la fin de l’année, au terme de son second mandat constitutionnel. « Nous soutenons le premier passage pacifique et démocratique imminent du pouvoir » en RD Congo, indiquait mardi Barack Obama, le président américain, dans un message de vœux adressé à Joseph Kabila et dont Jeune Afrique avait pu consulter une copie.

    Le Congo est un État souverain.

    « Aujourd’hui encore, hélas!, certains parmi nous et autour de nous pensent que le 30 juin 1960 n’aura été qu’une date comme toutes les autres (…), en témoignent les ingérences étrangères intempestives et illicites dans les affaires de politique intérieure de notre pays », a rétorqué Joseph Kabila.

    Et de rappeler que « le Congo est un État souverain, disposé à mener sans nul doute des partenariats constructifs et mutuellement avantageux avec tous les autres États dans le respect de nos peuples respectifs ». « Le credo de notre lutte demeure le respect du droit de notre peuple à s’autodéterminer », a souligné le président congolais.

    Les ADF, bientôt éradiqués à Beni ?

    Joseph Kabila a également appelé les Congolais à la « vigilance », soulignant que « les menaces à l’intégrité de notre territoire, à la stabilité de nos institutions ainsi qu’à la cohésion nationale demeurent persistantes et pressantes ».

    Le président congolais a toutefois promis l’éradication des rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) qui terrorisent une partie du territoire de Beni, dans l’est de la RD Congo.

    Le dialogue, une « option irréversible »

    Sur le plan politique, Joseph Kabila a soutenu que l’option d’un dialogue politique dans le pays est « irréversible » et a encouragé le facilitateur Edem Kodjo à « finaliser ses consultations en vue de l’ouverture rapide de ce forum ». Mais pour l’instant, l’opposition regroupée autour d’Étienne Tshisekedi pose plusieurs préalables et conditions avant de prendre part à des pourparlers avec le pouvoir.

    En attendant, le chef de l’État se tourne vers la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et l’encourage à poursuivre la relance du processus électoral. Joseph Kabila a enfin appelé les Congolais à participer massivement aux opérations d’enrôlement des électeurs à venir.

    JA