Tag: rdc

  • RDC : faut-il réduire l’effectif de la Monusco?

    RDC : faut-il réduire l’effectif de la Monusco?

    Monusco-Faut-il réduire l’effectif de la mission de l’ONU en République démocratique du Congo ? Et de combien de Casques bleus ? Dans une période préélectorale tendue, le débat est ouvert, non sans arrière-pensées politiciennes…

    C’est classique après les réveillons de fin d’année : l’obsession est au dégraissage. Cette année, la diète ne semble pas concerner la seule surcharge pondérale. Elle pourrait s’appliquer aux missions de maintien de la paix, comme la Monusco, la Mission de l’ONU pour la stabilisation en République démocratique du Congo. S’il y a débat entre New York et Kinshasa, ce n’est peut-être pas tant sur le principe de la réduction de l’effectif des Casques bleus que sur son ampleur. Faites vos jeux…

    Mardi 5 janvier, le secrétaire général des Nations unies suggérait dans un rapport le départ de 1 700 hommes en mission pour la Monusco, après le retrait, en mars dernier, de 2 000 soldats onusiens. Évoquant, sur un ton pessimiste, l’augmentation du nombre d’incidents sécuritaires et des violations des droits de l’homme en RDC, Ban Ki-moon ne s’en dit pas moins convaincu qu’une Monusco dégraissée aura la capacité d’accomplir sa mission.

    Dans cette perspective – laquelle sera discutée d’ici le renouvellement, en mars, du mandat de la mission –, les autorités congolaises se sentiraient-elles dépouillées, voire abandonnées ? Pas le moins du monde. C’est au contraire une diète plus radicale que demande Kinshasa, avec un retrait progressif de la force onusienne, en commençant par le départ d’un tiers des Casques bleus de son territoire, soit 6000 à 7000 hommes…

    Le torchon brûle

    C’est que le torchon brûle entre le gouvernement de la RDC et une bonne partie de la frange occidentale de la communauté internationale. La pomme de discorde ? Les conditions de l’organisation de la prochaine élection présidentielle, avec en toile de fond de la toile de fond, la candidature éventuelle du sortant. Or, Ban Ki-moon propose, à l’occasion de la réduction d’effectif, de réorienter la Monusco vers davantage de tâches de police dédiées à la tenue du scrutin. Joseph Kabilapréférerait-il laver le linge politique sale à l’abri des regards onusiens ? Comme pour faire diversion, les pourfendeurs de la mission de maintien de la paix ont beau jeu de dire qu’elle (la mission) ne la maintient guère (la paix)…

    Mais qui peut dire si la situation n’aurait pas été plus tragique en l’absence de la Monusco, cette force arrivée en RDC il y a 15 ans sous le sigle de Monuc ?

    Selon de mauvaises langues, donc, Ban Ki-moon aurait dû dire que la réduction des effectifs de la Monusco ne l’empêchera pas de… ne pas accomplir sa mission. Malgré le renforcement du mandat de la force de l’ONU, en 2013 – mandat devenu « offensif » –, celle-ci peine à empêcher les violences, notamment dans l’Est où continuent de sévir certains groupes armés comme les rebelles ougandais de l’ADF.

    Mais en réalité qui peut dire si la situation n’aurait pas été plus tragique en l’absence de la Monusco, cette force arrivée en RDC il y a 15 ans sous le sigle de Monuc ? Ban Ki-moon doit composer avec des impératifs budgétaires, des humeurs politiciennes et des incompréhensions populaires, quand surgissent des accusations d’abus sexuels perpétrés par des « soldats de la paix », comme en République centrafricaine…

    Pour l’heure, et peut-être pour rassurer ces opinions qui s’entendent dire que les forces internationales sont trop intrusives, l’heure est à l’africanisation de la Monusco. C’est le général sud-africain Derrick Mbuyiselo Mgwebi qui va reprendre le commandement des troupes de l’ONU en République démocratique du Congo, en remplacement du Brésilien Carlos Alberto dos Santos Cruz. Mais Joseph Kabila ne préférerait-il pas, sans doute, qu’il soit congolais ?…

    Jeune Afrique

    Damien Glez

  • Football : Patrice Carteron quitte le TP Mazembe, champion d’Afrique en titre

    Football : Patrice Carteron quitte le TP Mazembe, champion d’Afrique en titre

    Patrice-carteron TP MAZEMBE-Le Français Patrice Carteron n’est plus l’entraîneur du TP Mazembe. En fin de contrat le 23 décembre dernier, l’ancien sélectionneur du Mali, qui n’avait pas écarté l’hypothèse de prolonger l’aventure en RDC, est libre.

    Même si l’escapade japonaise du TP Mazembe lors du championnat du monde des clubs n’a pas été une franche réussite (deux défaites), Patrice Carteron (45 ans), en poste depuis juin 2013, peut quitter le banc des Corbeaux avec la satisfaction d’avoir conduit le club de Moïse Katumbi à un 5e  sacre en Ligue des Champions, l’automne dernier face à l’USM Alger (2-1, 2-0), après avoir remporté deux fois le titre national (2013, 2014) et la Super Coupe de RDC (2013, 2014).

    Moïse Katumbi aurait aimé poursuivre l’aventure avec le Français au moins jusqu’au mois de février, date à laquelle le TP Mazembe disputera à Lubumbashi la finale de la Super Coupe d’Afrique face aux tunisiens de l’Étoile du Sahel. Mais après plusieurs conversations téléphoniques, les deux hommes ont décidé de mettre un terme à leur collaboration, alors que la reprise de l’entraînement des Corbeaux est fixée au 11 janvier prochain, en l’absence des trois internationaux congolais (Kimwaki, Bokadi et Bolingi) retenus par Florent Ibenge pour participer au championnat d’Afrique des nations (CHAN) au Rwanda (16 janvier-7 février).

    Plusieurs sollicitations

    Carteron, qui est désormais libre de tout engagement, avait rencontré la semaine dernière à Tunis les dirigeants du Club Africain, lesquels semblant finalement s’orienter vers le recrutement du serbe Milovan Rajevac. Il avait également été sollicité ces dernières semaines par des clubs en Égypte (Zamalek), en Arabie Saoudite et aux Émirats Arabes Unis.

    Le TP Mazembe, en plus du départ de Carteron, devrait perdre un de ses meilleurs joueurs, le Tanzanien Mbwana Ally Samata, en contacts très avancés avec Genk (Belgique). Son compatriote Thomas Ulimwengu, l’Ivoirien Roger Assalé et le Zambien Rainford Kalaba sont également cités parmi les possibles partants. Des départs qui ne sont pas forcément étrangers au climat politique tendu qui règne à Lubumbashi autour de Katumbi, dont la candidature à la prochaine élection présidentielle semble de plus en plus probable.

    Jeune Afrique

  • Groupes armés et autres milices pullulent (encore) dans l’est de la RDC

    Groupes armés et autres milices pullulent (encore) dans l’est de la RDC

    M23 rebels train in the Democratic Republic of the Congo.-Deux ans après la défaite de la rébellion du M23, l’est de la RDC regorge toujours de nombreux groupes armés et milices, pour la plupart fragmentés à la suite de redditions partielles ou d’alliances brisées. Une situation qui ne favorise pas un éventuel retour à la paix.

    Décidément, les bruits de bottes et de kalachnikov ne cessent de se faire entendre dans l’est de la RDC. De l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), qui a mis fin à 32 ans de régime de Mobutu en 1997, au Mouvement du 23-Mars (M23), vaincu fin novembre 2013, les rébellions se succèdent à un rythme effréné dans le Nord et le Sud-Kivu depuis deux décennies.

    À côté de groupes armés plus ou moins structurés, plusieurs autres – souvent sans hiérarchie établie ni objectifs militaires ou politiques bien définis – ont également fait leur apparition au fil des années. On y trouve des milices d’autodéfense ou à caractère ethnique, parfois utilisées comme supplétifs par l’armée (certaines factions Maï-Maï et Raïa Mutumboki notamment), mais aussi des groupes ougandais (Forces démocratiques alliées, ADF), rwandais (Forces de libération du Rwanda, FDLR) ou encore burundais (Forces nationales de libération du Burundi, FNL), voire de micro-milices locales constituées d’au moins 20 combattants.

    Une récente étude publiée fin 2015 par le Groupe de recherche sur le Congo (GEC) a pu identifier les « zones d’influence » de plusieurs groupes armés et milices dans le Nord et le Sud-Kivu, deux ans après la victoire de l’armée congolaise sur le M23. « Au moins 70 groupes armés sont actifs dans l’est de la RDC », affirment les chercheurs Jason K. Stearns et Christoph Vogel qui se fondent essentiellement sur leurs recherches effectuées sur le terrain.

    Quels sont les groupes les plus dangereux ?

    « L’ensemble de ces groupes armés représente moins de danger pour Kinshasa qu’un mouvement armé fort et cohérent comme ce fut le cas du M23 », explique àJeune Afrique Christoph Vogel, l’un des auteurs de l’étude du GEC. « Mais la prolifération de ces groupes armés constitue une source d’insécurité pour les populations locales et aussi un défi opérationnel pour l’armée congolaise », précise le chercheur.

    À l’en croire, les FDLR demeurent « le groupe potentiellement plus dangereux », avec ses combattants estimés entre 1 000 et 2 500 hommes. Incapables depuis 2001 de mener des raids sur le Rwanda d’où ils sont originaires, les combattants des FDLR multiplient des attaques sur le sol congolais à l’instar de celle qui a fait 14 morts dans la nuit de 6 au 7 janvier à Miriki, localité située au nord de Goma.

    « Les miliciens Raïa Mutomboki et Nyatura constituent également une menace majeure » contre le retour de la paix dans l’est de la RDC, souligne Christoph Vogel. Il en est de même des rebelles ougandais de l’ADF, responsables présumés des massacres à répétition dans le territoire de Beni, et des autres milices locales actives dans la même zone. Alors que les insurgés burundais du FNL eux, dirigés par un certain Nzabampema, excellent dans le vol de bétail et multiplient des raids transfrontaliers à partir de leur base située dans la plaine de la Rusisi, selon le rapport du GEC.

    Tendance à la fragmentation

    En deux décennies d’instabilité dans le Nord et le Sud-Kivu, des groupes armés et milices ont de plus en plus tendance à se fragmenter : ils étaient moins de 30 en 2008, ils sont aujourd’hui au moins 70.

    « L’échec ou l’absence des programmes de démobilisation ont provoqué l’éclatement des groupes armés en plusieurs factions », notent les chercheurs du GEC. Un avis partagé par une source onusienne présente dans l’est de la RDC.

    Le processus de paix a forgé une armée congolaise hétéroclite

    Après la fin de la rébellion du M23, trois groupes ou coalitions ont éclaté chacun en deux groupuscules ou plus. C’est le cas des miliciens Nyatura par exemple, ou des Nduma Défense du Congo (NDC), fractionnées en deux branches armées distinctes : NDC rénové du commandant Guidon et NDC/Sheka. Les redditions partielles des combattants et les coalitions brisées ont également fait exploser les Raïa Mutomboki en plusieurs factions (voir la carte ci-dessus).

    Ainsi, « le processus de paix a forgé une armée congolaise hétéroclite constituée d’anciens belligérants », dénonce l’étude. Des « postes juteux » dans l’Est, riche en ressources naturelles, ont souvent été attribués aux ex-chefs rebelles qui déposent les armes. En conséquence : les officiers mécontents de leur situation font défection pour créer des milices armées sur le terrain. Une approche finalement abandonnée par Kinshasa qui semble privilégier désormais « l’intégration au cas par cas » des anciens combattants rebelles.

    Jeune Afrique

  • Ban Ki-moon recommande une nouvelle réduction des effectifs de la Monusco

    Ban Ki-moon recommande une nouvelle réduction des effectifs de la Monusco

    Ban Ki Mun et MONUCla-Dans un rapport rendu public mardi, l’ONU envisage de réduire à nouveau les effectifs de la force des Nations unies en République Démocratique du Congo (Monusco). Une proposition qui sera examinée la semaine prochaine par le Conseil de sécurité.

    Dans un rapport transmis au Conseil de sécurité, daté du 24 décembre et publié le 5 janvier, le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, « recommande une nouvelle réduction de 1700 membres du personnel militaire de la Monusco. Au mois de mars dernier, les effectifs de la mission des Nations unies avaient déjà été réduits de 2000 hommes, sur près de 20 000 soldats autorisés.

    Pour le Secrétaire général, cette nouvelle réduction « pourrait être envisagée sans compromettre la capacité de la Mission de s’acquitter de son mandat de protection des civils, notamment la neutralisation des groupes armés ». Car, à terme, l’objectif reste le même : le « retrait graduel et progressif de la Monusco (…) en évitant une résurgence de l’instabilité ou une reprise du conflit ».

    Renforcer la composante police

    Ban Ki-moon suggère également de renforcer composante police de la Monusco « étant donné qu’il est de plus en plus difficile d’assurer le maintien de l’ordre dans le contexte du processus électoral ».

    À ce titre, le Secrétaire général s’est dit « profondément troublé par la montée des tensions politiques dans le contexte du processus électoral, par l’augmentation du nombre d’incidents en matière de sécurité et par les violations des droits de l’homme qui risquent de déboucher sur des troubles civils et des violences généralisées si des mesures ne sont pas prises pour apaiser les tensions. »

    Des propositions qui seront examinées par le Conseil de sécurité

    Il encourage donc le président Joseph Kabila « à multiplier les contacts avec les parties prenantes, toutes formations politiques confondues, et à engager un dialogue national visant à instaurer un consensus sur le processus électoral en cours« .

    L’ensemble de ces propositions seront examinées la semaine prochaine par le Conseil de sécurité qui doit renouveler le mandat de la mission des Nations unies avant la fin du mois de mars.

    Jeune Afrique

  • Joseph Kabila : 2016 ne se fera pas sans lui

    Joseph Kabila : 2016 ne se fera pas sans lui

    kabila 1-Dresser la liste des personnalités qui marqueront l’Afrique en cette année qui débute est un exercice périlleux, même si les élections, les crises dont l’épilogue se fait attendre ou les événements sportifs et culturels mettront certainement en avant des protagonistes bien connus. Jeune Afrique vous propose une liste non-exhaustive. Parmi eux, Joseph Kabila, président de la RDC.

    « Une énigme enveloppée de mystère », disait de lui Jacques Chirac. À 44 ans, Joseph Kabila cultive plus que jamais sa nature profonde : secrète, imprévisible, déroutante – impénétrable, y compris pour son proche entourage. Où sera-t-il, que fera-t-il dans un an, au terme d’une année 2016 perçue comme celle de tous les dangers dans ce pays-continent de 80 millions d’habitants ? Pour ses opposants, qui n’ont en commun que l’impatience de le voir rendre le pouvoir, en novembre prochain, comme pour la communauté internationale, dont l’unique antienne est le respect des échéances constitutionnelles, il va de soi que le fils du Mzee aura rejoint le rayon des jeunes retraités de l’Histoire.

    Reste que le processus électoral est en panne : calendrier global dépassé, fichier corrompu, insuffisance des moyens financiers, résidus d’insécurité préoccupants dans l’Est et au nord du Katanga – autant de raisons objectives pour souscrire à ce « dialogue national politique inclusif » que Kabila appelle de ses vœux. Regroupés au sein du Front citoyen 2016, les leaders de l’opposition s’y refusent et menacent de recourir à la désobéissance civile – autant dire à l’épreuve de force – pour conjurer tout « glissement » du calendrier. Joseph Kabila, lui, joue la carte du nationalisme, des grands travaux, des forces de sécurité qui lui sont très largement acquises et des Églises du réveil, sans rien dévoiler de ses intentions. Persuadé que, quelle que soit l’issue de l’année qui s’ouvre, elle ne s’écrira pas sans lui, ni contre lui.

    François Soudan

  • Election présidentielle: le grand défi de Kabila»

    Election présidentielle: le grand défi de Kabila»

    Kabila-Les quotidiens de Kinshasa reviennent sur les défis  auxquels doit faire face la RDC en 2016, l’adhésion de Moïse Katumbi à l’opposition  et les manifestations organisées à l’occasion de la commémoration de la journée consacrée aux  martyrs de l’indépendance.
    Le Phare fait de l’élection présidentielle en 2016 le principal défi que doit relever le président de la RDC. Le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, a adressé à ses compatriotes trois messages successifs avant la fin de l’année 2015 : le 28 novembre, le 14 et le 31 décembre. A chacune de ces occasions, il a parlé de tout, sauf de ce qui préoccupe la majorité d’entre eux : l’élection présidentielle, qui devrait marquer l’expiration de son second mandat à la tête du pays, fait remarquer le quotidien.

    Même si  le dialogue s’affiche comme un défi politique majeur mais l’équivoque que les forces politiques et sociales acquises à l’alternance au sommet de l’Etat voudraient le voir levée, poursuit le quotidien kinois, c’est celle relative à son avenir politique, qui passe par les élections.
    «Moïse Katumbi s’affiche désormais opposant », titre La prospérité. « Je n’ai rejoint aucun parti politique d’opposition, je n’ai pas créé un parti politique d’opposition », a-t-il fait savoir, en précisant toutefois être membre du «Front citoyen2016 », une plateforme politique qui regroupe beaucoup de partis politiques de l’opposition et qui milite, cette plateforme, pour le respect strict de la Constitution, renseigne le journal.
    Par ailleurs, face aux enjeux électoraux qui se profilent à l’horizon, Moïse Katumbi, acteur politique, soutient qu’il appartient à l’opposition de se préparer et d’envisager une candidature unique à la présidentielle de cette année 2016.
    Le phare, qui commente aussi cette actualité, indique que  Moïse Katumbi, a franchi le Rubicon en clamant tout haut ce que tout le monde chuchotait tout bas depuis quelque temps, à savoir : sa rupture définitive avec le régime au pouvoir et son entrée dans l’opposition.  Pour ce quotidien kinois, les signes avant-coureurs de ce revirement étaient visibles depuis ses déplacements en Europe où il a eu à s’entretenir à deux reprises avec Etienne Tshisekedi, et la présence de ses délégués aux différentes manifestations organisées le tour à tour par le G7 et du Front Citoyen2016 contre le dialogue, le glissement et la révision constitutionnelle.
    Congo Nouveau consacre certaines pages à la création, par l’opposition congolaise, d’une nouvelle plate-forme dénommée : «Front des démocrates».  Ce regroupement  des sept partis et personnalités de l’opposition a pour objectif de mettre en commun des forces en vue de prochaines élections, se rassembler autour des valeurs prônées par l’opposition politique et forces vives  pro-alternance politique et adopter des positions communes  face aux enjeux de l’heure, renseigne le trihebdomadaire.
    La prospérité revient sur la commémoration de la journée des Martyrs de l’indépendance et l’appel pro-dialogue d’Henri Mova, secrétaire général du PPRD, au peuple congolais. Il  trouve beaucoup de similitudes entre la situation de 1959 et les enjeux auxquels doit faire face la RDC, 57 ans plus tard. Il note que le combat de la pleine autodétermination bat encore son plein.
    Le souvenir du martyre enduré par les héros du 4 janvier 1959 devrait, de l’avis de Mova,  appeler à plus de sens de responsabilité.  Surtout en ce moment où la jeune démocratie congolaise négocie un tournant historique de grande envergure avec des échéances électorales prochaines. D’où la nécessité d’aller au dialogue, rapporte le quotidien kinois.

    Radio Okapi

  • Infiltrations de rebelles burundais en RDC: qui sont les groupes?

    Infiltrations de rebelles burundais en RDC: qui sont les groupes?

    m23 au Rwanda-Les services de sécurité de RDC se disent inquiets par rapport aux informations faisant état d’infiltrations de rebelles burundais sur leur sol. Dans le territoire d’Uvira, l’armée et les autorités locales ont multiplié les opérations de sensibilisation auprès de la population pour signaler la présence de ces infiltrés. Il s’agit de quelque 70 km à surveiller. Une présence d’autant plus compliquée qu’il y a des groupes anciens comme les FNL du général Aloys Nzabampema, mais aussi des groupes nés depuis le début de la crise au Burundi. Une donnée qui rend également difficile une estimation de l’importance de ces différents groupes.

    Pour la population du territoire d’Uvira, difficile de faire la distinction. Les habitants de la plaine de la Rusizi parlent indifféremment de FNL ou d’infiltrés confondant le groupe d’Aloys Nzabampema avec d’autres groupes burundais. Ils disent signaler régulièrement leur passage à l’armée comme à la Monusco. Mais ils arrivent souvent trop retard, disent-ils.

    Les regards plus avertis, militaires, autorités locales, société civile, identifient des routes différentes de passage et des comportements bien spécifiques. Les FNL d’Aloys Nzabampema feraient des va-et-vient entre la frontière burundaise et les hauts et moyens plateaux pour des raisons de ravitaillement : le manioc et le sorgho sont pillés dans les champs des moyens plateaux. Et ils ne descendraient dans la plaine et iraient même jusqu’au Burundi que pour d’autres denrées.

    Pour ce qui est de nouveaux groupes, plusieurs de ces observateurs avertis signalent une coopération entre le groupe FNL dissident de Nshuti Baranyanka, localisé dans la plaine de Fizi, et le groupe que les services de sécurité congolais attribuent à l’opposant Alexis Sinduhije et au putschiste Godefroid Niyombare. Ce groupe-là aurait installé depuis plusieurs mois un camp permanent sur les hauts plateaux, difficilement accessible pour l’armée congolaise.

    Mouvements vers le Burundi

    Pour entrer en République démocratique du Congo depuis le Rwanda ou le Burundi, disent ces observateurs, ils auraient plusieurs voies de passage et s’infiltreraient par petits groupes, moins de cinq, avec des sites d’escales. On peut voir des tentes apparaître et disparaître, rapportent des habitants des hauts plateaux.

    Si depuis juillet, les mouvements allaient plutôt dans le sens de l’entrée en RDC, depuis deux mois, ces rebelles auraient amorcé le mouvement retour vers le Burundi.

    RFI

  • En RDC, les plateformes se créent les unes après les autres dans l’opposition

    En RDC, les plateformes se créent les unes après les autres dans l’opposition

    front-de-democrate-En RDC, les plateformes se créent les unes après les autres. Le Front citoyen 2016 est né après la Dynamique de l’opposition et le G7. Hier lundi 4 janvier, journée des martyrs de l’Indépendance, un nouveau regroupement a vu le jour : le Front des démocrates qui regroupe sept partis politiques et des personnalités de l’opposition. Mais ce foisonnement des plateformes de l’opposition inquiète quelques analystes de la scène politique congolaise.

    Les objectifs du Front des démocrates sont les mêmes que ceux des autres plateformes de l’opposition : empêcher le président Joseph Kabila de briguer un troisième mandat à la tête du pays, pas de révision de la Constitution et tenir les élections législatives et présidentielle en 2016. Au sein de cette nouvelle plateforme figurent des partis et des personnalités qui appartiennent aussi au Front citoyen 2016 et à la Dynamique de l’opposition.

    Mais ce foisonnement des plateformes suscite chez certains des inquiétudes. Notamment des inquiétudes quant à l’efficacité des actions à mener, surtout lorsqu’arrivera le moment de décider d’une probable candidature unique de l’opposition pour la future présidentielle. Ce que réfute Jean-Lucien Busa, leader de la Convention des démocrates républicains (CDR) et porte-parole du Front des républicains : « Regardez les primaires dans les pays les plus avancés. Aux Etats-Unis, les démocrates, les républicains. Vous avez 7, 8[candidats] et puis l’élimination est facile. Donc le regroupement permet d’améliorer le choix des candidats et de pouvoir faciliter la sélection du candidat. »

    Répondant à une question des journalistes lors de son entretien dimanche 3 janvier avec la presse à Lubumbashi, Moïse Katumbi, désormais opposant, a laissé entendre que des débats sont en cours au sein de l’opposition pour une possible candidature unique à la présidentielle de novembre prochain.

    RFI

  • Les Kinois réagissent à la présence de caméras de surveillance

    Les Kinois réagissent à la présence de caméras de surveillance

    CAMERA-Les caméras de surveillance ont fait leur apparition dans la ville de Kinshasa. Surpris par cette présence, les Kinois se sont mis à spéculer dans tous les sens. Les autorités de la police nationale rassurent, mais la suspicion demeure et se fait de plus en plus grande.

    Célestin Kanyama, commissaire provincial de la capitale, parle du renforcement de la sécurité. Ce général de la Police nationale évoque les contraventions routières et le comportement incivique de certains habitants. Selon lui, cette vidéosurveillance est une très bonne chose et certains Kinois sont d’accord avec lui. « Moi, je trouve que c’est bon, nous devons nous adapter aux systèmes de sécurité d’ailleurs… » témoigne cet homme.

    Mais ensuite se posent des problèmes pratiques somme la maintenance du réseau. « C’est ça le plus difficile. Acheter des caméras… mais la maintenance ?» s‘interroge cet autre Kinois selon lequel pour que la vidéosurveillance ait un bon résultat ilfaut prévoir un suivi.

    Pourquoi poser des caméras de surveillance seulement maintenant ?
    « C’est vraiment pour des raisons sécuritaires ou c’est pour cibler les lieux connus traditionnellement dans cette ville, comme des lieux de rassemblement de certaines personnes qui ne sont pas d’accord avec certaines choses, certaines pratiques que l’on dénonce jour et nuit dans ce pays » doute cet autre habitant de la capitale.

    Autre question enfin : ce projet a-t-il été budgétisé ? « Si on regarde le budget de l’Etat on ne voit pas où cet élément figure. Et pourquoi ça ne vient que vers la fin de l’année 2015 et le début de l’année 2016 ? » interroge un autre Kinois.

    Des sources généralement bien renseignées indiquent qu’il s’agit d’un réseau de surveillance confié à la Police nationale congolaise.

    RFI

  • Moïse Katumbi annonce son appartenance à l’opposition

    Moïse Katumbi annonce son appartenance à l’opposition

    katumbi-L’ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, a annoncé dimanche 3 janvier à Lubumbashi son appartenance à l’opposition politique. Au cours d’une conférence de presse, il a cependant précisé qu’il n’a rejoint aucune formation politique et n’a pas créé de parti politique.

    Moïse Katumbi indique cependant appartenir au « Front citoyen 2016 ». Cette plateforme créée récemment regroupe des Congolais de la diaspora, des membres des organisations de la société civile, des confessions religieuses, des organisations politiques de l’opposition ainsi que des personnalités politiques qui militent pour le strict respect de la constitution.

    « L’objectif du Front citoyen est d’abord d’insister sur les élections provinciales de 2016 et l’élection présidentielle de 2016 en respectant les délais constitutionnels et avoir le calendrier [électoral] le plus vite possible », explique M. Katumbi.

    L’ancien gouverneur du Katanga qui a quitté le parti présidentiel en septembre dernier, affirme que des pourparlers sont menés pour avoir un candidat unique de l’opposition à la prochaine présidentielle.

    « J’ai rencontré Félix Tshisekedi. J’ai rencontré beaucoup de personnes. J’ai aussi rencontré beaucoup d’opposants au niveau de la province du Katanga. Nous sommes en pourparlers pour avoir un candidat de l’opposition », explique-t-il.

    Au sujet de l’identité de ce candidat, Moïse Katumbi dit que l’opposition va se décider.

    « Ce n’est pas à moi de décider qui peut être le candidat de l’opposition. Au moment venu, l’opposition va elle-même proclamer son candidat », affirme-t-il.

    Par ailleurs, M. Katumbi félicite les personnes qui ont participé à la rencontre sur l’île de Gorée.

    « Le plus important pour moi est de féliciter ces gens qui ont participé à cette réunion du Front citoyen à l’île de Gorée. Et ils ne doivent même pas avoir peur. Ils sont libres d’aller n’importe où ils peuvent contribuer à notre pays. J’ai délégué quelqu’un qui était à l’île de Gorée. Moi j’étais au Japon [pour la coupe du monde des clubs]. Si j’étais au pays, j’allais être là aussi », fait-il savoir.

    Selon les opposants qui ont pris part à cette rencontre de Gorée, cette réunion était axée sur les élections en Afrique subsaharienne.

    Mais les autorités de Kinshasa rejettent cette explication. Le président de l’Assemblée nationale a affirmé le 15 décembre que ce groupe est allé au Sénégal apprendre des pratiques subversives afin de réfléchir sur les meilleures voies et moyens pour un soulèvement populaire en RDC.

    Radio Okapi