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Kabila ne desarme pas: “Kabila seeks Mugabe help to retain power”

Zimbabwean President Robert Mugabe, right and Congolese President Joseph Kabila, seen, after their meeting at State House, in Harare -TOP government officials say Democratic Republic of Congo (DRC) President Joseph Kabila wants Zimbabwe to assist him circumvent the constitutional requirement that he steps down after serving two terms as president, amid growing unrest caused by his bid to stay in power.
Elias Mambo
Kabila, who visited Zimbabwe last week, took over power in 2001 when his father, Laurent Kabila, was assassinated and went on to win disputed elections in 2006 and 2011.
However, the DRC constitution (Article 220) clearly stipulates that the president cannot seek a third term after his second presidential mandate.
“The republican form of the State, the principle of universal suffrage, the representative form of government, the number and length of the terms of office of the President of the Republic, the independence of the Judicial Power, the pluralism of political parties and trade unions may not form the object of a constitutional amendment,” reads article 220 of the DRC constitution.
Despite this, Kabila has attempted to extend his stay in power.
One such attempt was in January 2015 when he suggested that the presidential and parliamentary elections should be held after compilation of a new electoral roll. His proposal provoked violent demonstrations that led to over 40 deaths after protesters violently clashed with the police.
Last week Kabila and President Robert Mugabe met at at State House where they held closed door meetings.
Sources said Kabila, whose neighbours in Burundi and Rwanda recently embraced third terms as many other African leaders, is seeking Zimbabwe’s assistance in prolonging his stay in power by manipulating the constitution as tensions continue to flare in his central African country.“Kabila is under pressure as his term of office comes to an end next December, with tensions and violence escalating every day,” said a top government official.
“He told Mugabe how he is trying to implement major electoral reforms which include the delimitation of the country’s 11 provinces. That process has already resulted in the creation of 26 provinces. Kabila also wants a new voter’s roll, a move which opposition political parties claiming is meant to buy time in order to delay the December elections.”
Besides the request for assistance in implementing the electoral reforms, the source said Kabila also enjoys the services of Zimbabwean’s Central Intelligence Office which helps provide him with security.
“Currently Kabila’s office is manned by Zimbabwe’s intelligence personnel. They were there soon after the death of Kabila’s father. Some came back, but since 2009 Zimbabwe redeployed the security details to provide protection and intelligence to Kabila.”
Addressing journalists after meeting Kabila, Mugabe said: “My brother here paid us a visit … He gave an account of how they are organising themselves geologically and politically in order to unite people and they feel they are getting there. They are also preparing for local elections, which will lead to national ones.”
University of Zimbabwe political science lecturer Eldred Masunungure said the secrecy surrounding the talks between Kabila and Mugabe is worrisome.
“We were told that he has come as the deputy African Union chairperson but the secretive nature of the talks raises eyebrows,” Masunungure said. “If it was AU business then there was no need to hold closed door meetings. Mugabe can be a godfather to all who want to manipulate systems in order to hold on to power because of his experience,” he said.
“Kabila is facing resistance in his home country so we hope his coming is not to solicit ideas on how to manoeuvre his way into a fourth term.”
This is, however, not the first time that DRC has sought help from Zimbabwe.
In 1998, Zimbabwe sent thousands of troops to the DRC to help defend Kabila’s father, as his regime was about to fall to rebels supported by Rwanda and Uganda.
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RDC: discours offensif du président Kabila devant le Congrès
-En République démocratique du Congo, le président Kabila a fait son discours à la nation ce lundi matin au palais du peuple devant l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès. Le président s’est inquiété des conséquences de la baisse du cours des matières premières sur l’économie du pays, a évoqué des avancées en termes d’infrastructures et il a conclu sur le contexte politique, en évoquant le dialogue qu’il a lui-même convoqué le 28 novembre dernier et il a sans détour mis en garde ceux qui choisiraient d’autres options.
« Ce n’est pas par la violence que nous règlerons nos divergences. Ce n’est pas non plus des Nations unies, de l’Orient ou de l’Occident que viendront les solutions à nos problèmes, mais plutôt de nous-mêmes et par le dialogue entre des Congolaises et des Congolais. Je ne permettrai pas que le sacrifice consenti ensemble au cours des dernières années soit compromis par ceux qui, de mauvaise foi et de manière délibérée choisiront de rester enfermés dans leur posture négativiste, refusant le dialogue au profit de complots contre la République et en promettant sang et sueur à notre peuple. Il n’y aura ni l’un ni l’autre », le président Joseph Kabila a été particulièrement offensif dans son discours ce lundi.
Et c’est lors de cette partie de son allocution que le chef de l’Etat congolais a été le plus applaudi, il a dû s’y reprendre plusieurs fois pour marteler ces mots devant un Congrès qui lui était acquis, l’essentiel de l’opposition parlementaire ayant boycotté ce discours et suspendu sa participation aux activités de l’Assemblée la semaine dernière.
Message pour l’opposition réunie à Dakar
Pourquoi un discours aussi offensif ? Peut-être à cause d’une certaine réunion à Dakar qui fait beaucoup grincer des dents les autorités. Une trentaine de personnalités de l’opposition, de la société civile et des mouvements citoyens, tous hostiles à un glissement du calendrier, sont réunies jusqu’à ce soir dans la capitale sénégalaise pour parler avec d’autres participants africains des élections et de l’alternance en Afrique. Ils se préparent à jeter les gens dans la rue, à lancer une insurrection, disent les autorités congolaises.
Pour des plateformes comme la Dynamique de l’opposition ou le G7, ce dialogue est synonyme d’un coup d’Etat institutionnel : elles appellent la population à user de l’article 64 de la Constitution, c’est-à-dire à la désobéissance civile en cas de prise de pouvoir inconstitutionnel. Même l’Eglise catholique, la conférence épiscopale a envoyé un représentant à la réunion de Dakar, a évoqué cet article et a dit craindre que le sang ne coule encore en RDC.
Le président Kabila prévient donc : il n’y aura ni sang, ni larmes. Il a promis de préserver l’aspiration du peuple congolais à la quiétude. Mais pas un mot sur le respect de la Constitution dans le cadre du dialogue, dénonce Jean-Lucien Bussa Tongba de la Dynamique de l’opposition. Cet opposant dit s’inquiéter également de l’expression utilisée par le chef de l’Etat sur un processus électoral « authentiquement congolais ».
RFI
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Le Sénégal et son président Macky Sall appelés, comme sous-traitants de l’empire, à la rescousse de Paul Kagamé et du Rwanda en RD-Congo
-Jamais un sans deux, dit-on. Et même deux sans trois, comme certains oseront l’affirmer. C’est juste pour affirmer que l’histoire en RD-Congo, et celle de RD-Congo, se reproduit et ce, au rythme du renouvellement des générations, qui se succèdent, mais en réalité sans tirer aucun enseignement utile et du passé, et du présent congolais et de l’environnement aux alentours.En 1997, l’Empire, parrain de Mobutu, recrute Paul Kagamé et son Rwanda à la fois pour mettre en scène le départ programmé de Mobutu et occuper la RD-Congo. Pour ce sale boulot, le mercenaire Paul Kagamé par son occupation de la RD-Congo se fera honorablement rémunérer par ses maîtres. L’élite pro-rwandaise et proche de Kagamé, exécutants de la CIA, investissent le Congo-Kinshasa. Depuis, ils y règnent en maîtres. Ils y font, et ce à leur tour, exécuter le sale boulot aux Nègres congolais locaux, à qui ils bombardent le titre de ministre, de député, de gouverneur et même de général d’armée. C’est simple. Des Congolais ne demandent pas mieux. Et pendant ce temps, Kagamé et ses acolytes humilient ce peuple qu’ils dominent.
Cet état de choses arrachera la phrase suivante à Denis Sassou Nguesso : « Quand le paralytique assis au pied du manguier joue avec des feuilles vertes, c’est qu’il y a quelqu’un dans l’arbre qui les lui a jetées. Sinon, il ne joue qu’avec des feuilles mortes ! [Et comme lui Sassou croyait encore à la puissance d’une France bien que décadente, il ajoutera qu’] il suffirait à Paris de dire à ses « amis » les protecteurs de Kagamé- les États-Unis, la Grande-Bretagne et Israël – de calmer un peu leur protégé…] (Péan, 2010 : 531).
Encouragé et soutenu, Kagamé règne en maître en RD-Congo. La cohabitation entre les pro-Kagamé et les Congolais est un casus belli, impossible sauf dans le cadre de relation du dominant à dominés dans laquelle des congolais, complaisants et exécutants, détiennent la liberté d’une parole contrôlée. La preuve par dix est là : personne d’entre eux n’ose parler de Paul Kagamé pendant que tout le monde tire sur un cadavre : « Joseph Kabila ». Ce tableau est connu de l’Occident. Et ce dernier tente de reprendre la main. Il essaye, bon gré mal gré, de « faire partir » son monstre « Joseph Kabila » qu’il juge défaillant. Alors dans l’attente d’un élève en préparation, et difficilement trouvable ce temps qui court, l’Occident a presque abusé et usé de tous ses pions congolais sur l’échiquier.
Cependant, il se pose une question. Comment continuer à faire intervenir Paul Kagamé, qui géopolitiquement est voisin direct de la RD-Congo, dans la gestion des Grands Lacs quand on sait que des Congolais ne supportent plus longtemps une autre humiliation. D’où le choix stratégique d’un autre pion en Afrique. Macky Sall, ce jeune homme montant et nouveau recru. Par contre, le Sénégal est géographiquement éloigné de la RD-Congo. Macky Sall et le Sénégal auront besoin d’un support, notamment le Rwanda et Paul Kagamé dont Macky Sall n’a jamais dénoncé les crimes en RD-Congo. C’est également le cas de tous ces Congolais qui s’abritent sous son parapluie. Macky Sall s’attaque à « Joseph Kabila », le cheval de Troie de Paul Kagamé sans avoir osé affronter Paul Kagamé et le Rwanda. Comme le Mobutu et Compaoré hier, ce nouvel agent de l’Occident en Afrique est appelé à la rescousse de Paul Kagamé sans toutefois bousculer sa position.
Et pour ce qui est du Sénégal, je signale en passant que ce pays demeure l’unique ou le rare pays du continent nègre qui n’a jamais été déstabilisé. N’est-ce pas que son élite, en commençant par Senghor, a toujours été obéissante. À ce titre, domptable.
Comme conséquence, la bande à Paul Kagamé restera au pouvoir à Kinshasa. Elle y sera rejointe par des Sénégalais. Les deux régneront en maître en RD-Congo. Et des Congolais se contenteront à jouer les seconds rôles. En l’absence de vision, d’ambition, de grandeur en politique et d’héroïsme, ils courbent l’échine. Quelle est la nature du nouveau contrat que ces congolais s’engagent à signer avec Macky Sall en RD-Congo. C’est la même question qui m’a valu l’exil que j’ai posé en son temps à l’AFDL lors de son entrée à Kinshasa. Le coût s’élève aujourd’hui à plus de 6 000 000 de morts au Congo.
Je ne formule aucun regret sauf que je constate la dureté de notre lutte. Congolais, nous y parviendrons le temps que cela prendra et son coût. Nous sommes, nous autres, prêts à donner notre vie pour la RD-Congo. .
Likambo ya mabele Likambo ya makila
Mufoncol Tshiyoyo
Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire,
mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo -

la conférence épiscopale annonce son retrait de la réunion de Dakar

CENCO- RDC -La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a rendu public dimanche une mise au point au sujet de sa participation à la conférence organisée à Dakar du 11 au 14 décembre, que le gouvernement de RDC a accusée de vouloir « déstabiliser » le pays. Elle affirme ne pas avoir été au courant de l’absence de représentants du pouvoir parmi les participants.
« La conférence épiscopale du Congo (Cenco) a été invitée par la fondation allemande Konrad Adenauer », explique un communiqué de la Cenco publié dimanche 13 décembre. « Au regard du programme et des objectifs nobles de cette conférence, la Cenco a désigné monsieur l’Abbé Léonard Santedi, secrétaire général, pour la représenter », ajoute-t-il, précisant que l’invitation ne comportait pas les noms des autres invités.
« C’est quand le délégué de la Cenco est arrivé à Dakar qu’on s’est rendu compte que, en plus des représentants de la société civile, il n’y avait, comme acteurs politiques, que des opposants », explique encore l’abbé Donation Nshole, secrétaire général adjoint. « L’Église ne prend pas parti contre un camp (…) [et] a demandé à son délégué de cesser toute participation à cette réunion et de regagner Kinshasa », conclut le communiqué.
Le gouvernement de la RDC avait accusé dimanche les autorités sénégalaises d’accueillir une réunion d’une quarantaine d’opposants et d’acteurs de la société civile, destinée selon lui à « déstabiliser les institutions » du pays.
Jeune Afrique
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Coupe du Monde des clubs: Mazembe éliminé de la course
-Le TP Mazembe est éliminé de la Coupe du Monde des clubs champions, après sa défaite sur le score de trois buts à zéro, dimanche 13 décembre 2015, face à Hiroshima de Japon.Cette rencontre a été disputée à Nagai Stadium d’Osaka dans le cadre des quarts de finale de cette compétition planétaire.
Le premier but de l’équipe japonaise a été marqué à la 44è minute de jeu par Shiotani qui reprenait de la tête le ballon d’un corner.
Les deux clubs ont été renvoyés aux vestiaires sur le score étriqué d’un but à zéro.
Au retour de la pause, les poulains de l’entraîneur Patrice Carteron n’ont pas résisté face à la tempête d’Hiroshima.
Chiba corse l’addition à la 56è minute pour Hiroshima. Les Corbeaux capitulent et tentent en vain de rattraper le retard au marquoir.
L’entraîneur Patrice Carteron a opéré des changements qui n’ont rien apporté. Rainford Kalaba a remplacé Nathan Sinkala à la 63è minute et Bolingi a pris la place de Boateng à la 69è minute.
Le joueur Asano a signé le troisième but d’Hiroshima à la 78è minute.
Mazembe n’a pas réussi a réitéré l’exploit de 2010, où le club congolais avait joué la finale de cette compétition face à Inter de Milan (0-3).
(Radio Okapi)
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Une réunion d’opposants congolais à Dakar jette un froid entre la RDC et le Sénégal
-Le gouvernement congolais a fait connaître son mécontentement à l’égard du Sénégal, le 11 décembre. Une quarantaine de Congolais, membres de « mouvements citoyens », de l’opposition et de la société civile, ont en effet choisi Dakar pour se réunir, du 12 au 15 décembre, et discuter des moyens d’obtenir le respect de la Constitution et l’alternance en 2016.La réunion avait été discrètement organisée sur l’île de Gorée, au large de Dakar. Mais ses initiateurs, les« mouvements citoyens » congolais, Filimbi et Lucha, ne sont pas parvenus à empêcher que l’information ne parvienne aux oreilles du gouvernement de Kinshasa.
Le 11 décembre, le gouvernement congolais s’interrogeait ouvertement sur l’attitude du Sénégal, pays hôte de cette réunion. « Nous sommes choqués que le Sénégal, pays frère et ami, accueille une réunion où l’on planifie des manifestations de rue au Congo, a déclaré à Jeune Afrique, Barbané Kikaya Bin Karubi, conseiller diplomatique du président Joseph Kabila. Nous réfléchissons à une protestation officielle ».
De quoi s’agit-il ? La réunion qui doit se tenir à Dakar, du 12 au 15 décembre, est officiellement un atelier de réflexion « sur les processus électoraux » rassemblant « des hommes politiques africains ». Mais dans la quarantaine d’invités, on trouve essentiellement des membres de l’opposition et la société civile congolaise.
Mouvements citoyens et hommes politiques
Initié par les « mouvements citoyens » Filimbi et Lucha, cette réunion a été facilitée et financée par les fondations Konrad Adenauer (Allemagne) et Brenthurst (Afrique du Sud). Les débats doivent, en principe, rester secrets.
Parmi les personnes qui ont confirmé leur présence : Félix Tshisekedi et Samy Badibanga, pour l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Vital Karmerhe, pour l’Union pour la nation congolaise (UNC), Eve Bazaiba pour le Mouvement pour la libération du Congo (MLC), Martin Fayulu pour les Forces acquises au changement (FAC), Olivier Kamitatu, pour le « G7 », ou encore l’Abbé Léonard Santedi, pour l’Église catholique.
Tous soupçonnent le président Joseph Kabila de vouloir rester au pouvoir au-delà de la limite constitutionnelle de 2016 et tous craignent en particulier que l’élection présidentielle, qui doit marquer son départ, ne soit pas organisée dans les temps.
Convié, Moïse Katumbi l’ex-gouverneur de l’ex-Katanga passé à l’opposition, a préféré aller soutenir son équipe de football, le Tout puissant Mazembe, lors de la Coupe du monde des clubs, au Japon. Mais, avant son départ, il a transmis un message aux participants et s’est concerté avec plusieurs d’entre-eux, dont Félix Tshisekedi à Paris le 10 décembre.
Aucun représentant des autorités congolaises
Aucun représentant des autorités congolaises n’a en revanche été convié. « Seuls les personnes favorables à la démocratie et au respect des échéances électorales étaient invités », confie un organisateur. Ce nouvel épisode rappelle les incidents qui avaient émaillé le lancement du mouvement citoyen « Filimbi » le 15 mars dernier à Kinshasa. En apprenant la tenue de cette réunion, à laquelle participait les militants sénégalais de Y’en a marre et du Balai citoyen, les autorités congolaises avaient arrêté tous les participants. Les Sénégalais et Burkinabè avaient été expulsés. Quant aux militants congolais Fred Bauma et Yves Makwambala, ils sont toujours en détention.
Le gouvernement sénégalais n’a rien à voir là-dedans, rétorque l’un des organisateurs
« Il y a quelques mois, nous avons reçu un groupe de jeunes gens venus de ce pays pour apprendre à nos compatriotes comment faire des cocktails molotov et résister à la police, affirme le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende à Jeune Afrique. Il y a eu une intervention sénégalaise pour qu’ils soient libérés, ce que nous avons accepté par amitié. Et voici que les mêmes personnes se réunissent dans ce pays sans que le gouvernement ne nous informe. Qui peut entrer au Sénégal sans que le gouvernement soit au courant ? »
« Le gouvernement sénégalais n’a rien à voir là-dedans, rétorque l’un des organisateurs. Il n’avait pas à donner son autorisation. D’ailleurs, ce pays a supprimé le visa payant à l’entrée en mai dernier ».
Jeune Afrique
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Joseph Kabila Kabange, se serait-il tiré une balle dans le pied?
-Le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, se serait-il tiré une balle dans le pied en remettant en cause son ordonnance du 28 novembre 2015 convoquant le dialogue politique ? Le communiqué du 8 décembre 2015 de son directeur de cabinet sonne comme une capitulation. Finalement, c’est à New York que se décide le sort du dialogue. C’est du siège des Nations unies que sortirait aussi le format définitif du comité préparatoire au dialogue. Le communiqué de la présidence ne dit pas autre chose.
Que reste-t-il encore de l’ordonnance présidentielle du 28 novembre 2015 qui fixait le cadre et le format du dialogue politique national ? En tout cas, il n’en reste plus rien. Loin des supputations autour de la mise en place du comité préparatoire au dialogue, fixé à 10 jours à dater de la signature, soit le 28 novembre 2015, le communiqué officiel du 8 décembre 2015, signée des mains du directeur de cabinet du président de la République, est venu lever un pan de voile. En effet, le communiqué a tout dévoilé. Bien plus, il a fait état de l’inapplicabilité de l’ordonnance présidentielle du 28 novembre 2015.
Alors, quel crédit faut-il encore accorder à cette ordonnance ? Dans les cercles spécialisés, la question est sur toutes les lèvres. D’autres se la posent autrement. Le chef de l’Etat aurait-il accepté de lâcher du lest pour sauver le « dialogue national politique inclusif ?
Si, dans les milieux proches de l’Opposition, on considère que l’ordonnance du 28 novembre 2015 n’a plus de portée réelle, au sein de la Majorité, on continue à lui accorder tout le crédit possible.La capitulation
C’est donc sans surprise que le directeur de cabinet du chef de l’Etat, loin de la remettre en cause, a tenté de rassurer l’opinion, en relevant que « le comité préparatoire du dialogue politique national inclusif est en voie de constitution sur pied de l’article 2 de l’ordonnance précitée », c’est-à-dire celle du 28 novembre 2015.
Le directeur de cabinet du chef de l’Etat a feint d’ignorer que la même ordonnance limitait à 10 jours, à dater du 28 novembre 2015, la mise en place de ce comité préparatoire. Ce qui, autrement, signifiait qu’en dépassant ce délai, l’ordonnance convoquant le dialogue tombait de manière tacite en désuétude. Le directeur de cabinet du chef de l’Etat s’en est d’ailleurs souvenu en précisant, dans son communiqué du 8 décembre 2015, que « les consultations menées actuellement par l’ambassadeur Saïd Djinnit, envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour les Grands Lacs, avec la classe politique et sociale en vue de la désignation du facilitateur, participe également à cette démarche constitutive dudit comité ».
Le cabinet du chef de l’Etat a trouvé la parade pour contourner le délai butoir posé à l’article 2 de l’ordonnance du 28 novembre 2015. Il l’a certes échappé bel. Mais, le raccourci est lourd de conséquences. Un message politique qui se dégage est un aveu d’incapacité. L’on compte pour mettre en place le comité préparatoire, sur le travail de Saïd Djinnit qui déterminera l’avenir du dialogue national. Tout risque d’échapper à Joseph Kabila. L’acceptera-t-il ? Et s’il fait une concession de taille. N’empêche qu’en le suggérant, le cabinet du chef de l’Etat jette à la poubelle l’ordonnance du 28 novembre 2015. Par conséquent, il décharge le chef de l’Etat de toute initiative liée au dialogue politique, aussi bien dans la mise en place du comité préparatoire que dans la fixation de son ordre du jour et de la conduite des travaux.
L’UDPS joue et gagne
Pour le moment, c’est l’UDPS qui mène la danse et au marquoir, le parti d’Etienne Tshisekedi en sort gagnant. Car, dans le communiqué du 1er décembre 2015, signé par Etienne Tshisekedi, l’UDPS avait superbement ignoré Joseph Kabila pour tout ce qui se rapporte au dialogue, ne se fiant qu’à Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies. Sans remettre en cause sa participation au dialogue, l’UDPS informait en même temps qu’elle n’adhérait qu’à un dialogue piloté par les instances des Nations unies dans les limites prévues dans l’accord-cadre d’Addis-Abeba du 24 février 2013. Nulle part, l’UDPS n’a fait allusion à l’ordonnance du 28 novembre 2015. D’une certaine manière, l’UDPS la considérait comme un incident de parcours que le secrétaire général des Nations unies se devait se corriger pour garantir la tenue de ce dialogue politique.
Vu sous cet angle, l’ordonnance du chef de l’Etat a perdu tout son éclat. Le communiqué du chef de l’Etat l’a en plus assommé, lui enlevant toute sa substance. A tout prendre, le chef de l’Etat est en voie de perdre le contrôle du dialogue. C’est le moins que l’on puisse dire. En se mettant dans l’incapacité de mettre en œuvre son ordonnance du 28 novembre 2015 par la mise en place dans le délai de 10 jours d’un comité préparatoire au dialogue, Kabila a désacralisé le dialogue national. Comme l’a voulu et finalement obtenu l’UDPS, c’est aux Nations unies que reviendra le pouvoir de mettre en place le comité préparatoire et, sans doute, fixer l’ordre du jour du dialogue. Or sur ce point précis, on sait que les Nations unies et d’autres partenaires signataires de l’accord-cadre d’Addis-Abeba ont d’ores et déjà fixé le cadre du dialogue. Les résolutions du Conseil de sécurité sont en elles-mêmes tout un agenda pour le dialogue politique.
En effet, si tous acceptent l’option d’un dialogue, ils se disent astreints à respecter les délais constitutionnels dans l’organisation des élections prévues en 2016.Les jours à venir réservent bien d’autres surprises.
Le Potentiel -

FELIX TSHISEKEDI – MOISE KATUMBI : DIALOGUE A PARIS
-Félix Tshisekedi, chargé des relations extérieures de l’UDPS qu’accompagnait Samy Badibanga, a rencontré jeudi 10 décembre 2015 à Paris, Moïse Katumbi, ancien Gouverneur de l’ex-Katanga passé récemment dans l’opposition. Selon les comptes rendus faits de cette rencontre, les deux personnes auraient échangé sur les stratégies à mettre en place pour obtenir une alternance politique aux élections de 2016. Ils ont partagé leur détermination à ce que l’élection présidentielle se tienne dans les délais constitutionnels.Toujours selon des journalistes présents à cet entretien, Tshisekedi fils et Katumbi ont affirmé leur rejet du dialogue national pour les élections apaisées. Les deux hommes ont également évoqué la possibilité de soutenir un candidat commun de l’opposition lors de l’élection présidentielle.
Bien d’observateurs s’interrogent sur ce subit rapprochement entre l’UDPS, parti de l’opposition, et Moïse Katumbi qui vient de quitter la majorité. Il n’y a pas longtemps, en effet, l’UDPS se méfiait de Katumbi et du G7, estimant qu’il s’agissait d’une sorte de cheval de Troie du pouvoir envoyé au sein de l’opposition pour la torpiller. De tous les temps, d’ailleurs, Katumbi n’a jamais été en odeur de sainteté du côté de la 10ème rue/Limete.
Qu’est-ce qui a donc pu rapprocher deux pôles diamétralement opposés et que rien d’objectif ne saurait les unir ? La question est d’autant plus intriguante que l’entretien de Paris a aussi tourné autour de la possibilité d’une candidature unique de l’opposition pour la présidentielle. On sait que l’UDPS n’a jamais transigé sur ce sujet, maintenant, contre vents et marrées, Etienne Tshisekedi comme seul candidat pour elle. Or, même s’il ne s’y est pas encore prononcé officiellement, bien de sources avancent que Moïse Katubi rêverait d’une candidature au même poste.
Autre point d’interrogation : qu’est-ce qui peut rapprocher un Katumbi, qui est diamétralement opposé au dialogue, à l’UDPS qui s’est inscrite dans sa logique ? Cette question est aussi intéressante au regard de cette sorte de cacophonie au sein de l’UDPS d’où émanent des voix discordantes autour du dialogue, même si, officiellement, le parti tshisekediste y est engagé moyennant certaines conditions dont une médiation internationale. Félix Tshisekedi aurait-il roulé Moïse Katumbi en claironnant avec lui le refus du dialogue ?
Enfin de compte, que représente politiquement Moïse Katumbi sur l’échiquier national pour que l’UDPS s’en rapproche ? Sans l’intention de nuire à sa personne, nous savons qu’en dehors du TP Mazembe, Katumbi n’a pas d’assise sociologique majeure pouvant faire de lui une force politique. De plus, à ce jour, Katumbi évolue en solo, se rapprochant de temps en temps de certains partis et regroupements politique comme l’UNAFEC de Kyungu Wa Kumwanza et le G7.K des rapprochements essentiellement opportunistes, car on ne les observe qu’à l’occasion de certains événements d’actualité qu’il exploite pour exprimer ses opinions.
En un mot comme en mille, l’on constate que Katumbi et l’UDPS ont trop de points de divergences qui, tout à fait objectivement, ne peuvent pas permettre leur rapprochement. On assisterait donc à un dialogue des dupes entre le jour et la nuit. Katumbi charrie trop d’agendas cachés autour de lui pour prétendre défendre une cause donnée. A la limite on dirait qu’il n’a pas d’étoffe qui justifierait son utilité dans les tournants politiques que la RDC amorce.
De son côté, Félix Tshisekedi pase pour un personnage à double visage. D’un côté, il est présenté, ou se fait présenter, comme un véritable fer de lance de l’UDPS, tandis que de l’autre il évolue en solo pour promouvoir ses ambitions personnelles en se servant du nom de son père et de la notoriété de l’UDPS. Sinon, on ne comprendrait pas pourquoi il s’est entiché de Samy Badibanga avec qui lui et l’UDPS étaient en froid depuis le sortir des élections de 2011.
On se souvient, en effet, que Badibanga, aujourd’hui président du groupe parlement UDPS à l’Assemblée Nationale, avait été déclaré exclu du parti pour avoir refusé d’obtempérer au mot d’ordre de Tshisekedi qui avait demandé à tous les élus de son parti de ne pas siéger à l’Assemblée Nationale.
Dans les deux cas, l’UDPS et Katumbi se seraient livré à un jeu de poker menteur que seul le proche avenir démontrera.
Pascal Debré Mpoko
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Moïse Katumbi et Félix Tshisekedi s’unissent à Paris pour le départ de Joseph Kabila en 2016
-L’ancien gouverneur de l’ex-Katanga et le fils de l’opposant historique se sont rencontrés, ce jeudi 10 décembre à Paris. Ils veulent faire cause commune pour obtenir une élection présidentielle sans participation du président sortant, Joseph Kabila, et dans les délais constitutionnels. Ils ont également évoqué une candidature commune.Est-ce un tournant dans le marathon politique, qui doit mener à l’élection présidentielle congolaise en novembre 2016 ? Paris a été le théâtre, le 10 décembre, d’une rencontre entre deux personnalités influentes de l’opposition congolaise : Moïse Katumbi, ancien gouverneur de l’ex-Katanga, et Félix Tshisekedi, fils d’Étienne, le chef du principal parti d’opposition, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).
Les deux hommes se sont réunis pour une journée de discussion dans un discret hôtel du VIIIe arrondissement de la capitale française, à laquelle Jeune Afrique a pu assister en partie. En est ressorti un accord en plusieurs points, au premier rang desquels le refus du « dialogue national » annoncé par le président Joseph Kabila. Les deux hommes sont désormais convaincus qu’il s’agit d’une manœuvre du chef de l’État congolais pour obtenir un report de l’élection présidentielle, au-delà du délai constitutionnel de novembre 2016. Selon l’actuelle Constitution, le président sortant n’aura en effet pas le droit de se présenter à ce scrutin.
L’objectif, c’est l’alternance en 2016, a expliqué Moïse Katumbi. Il faut un changement de régime et un changement de politique, a renchéri Tshisekedi
« Nous voulons un calendrier consensuel qui donne la priorité à des élections présidentielles et législatives dans les délais constitutionnels et qui soient conformes aux standards internationaux », a expliqué Samy Badibanda, un proche de Félix Tshisekedi, également chef du groupe parlementaire « UDPS et alliés ». « Nous voulons aussi que le fichier électoral soit révisé conformément aux recommandations de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) », a-t-il ajouté.
« L’objectif, c’est l’alternance en 2016 », a expliqué Moïse Katumbi. « Il faut un changement de régime et un changement de politique », a renchéri Félix Tshisekedi.
Candidat commun
Les deux hommes ont également évoqué la possibilité de soutenir un candidat commun lors de l’élection présidentielle, a précisé Samy Bandibanga. Mais ni l’identité, ni le mode de désignation de ce candidat n’a été précisé. Il est encore trop tôt, faisaient savoir les participants. « Tous les partis politiques qui veulent l’alternance sont les bienvenus parmi nous », a précisé Félix Tshisekedi.
Cette rencontre réduit considérablement la portée du « dialogue national » voulu par le président Joseph Kabila. L’UDPS était la seule grande formation d’opposition qui avait accepté d’en discuter lors de rencontres à Venise et Ibiza. Mais après sa convocation par le président Joseph Kabila, le 28 novembre, Félix Tshisekedi avait renoncé à y participer, arguant que « la présence de la communauté internationale [était] une condition sine qua non de [sa] participation ». « Si c’est une initiative de la communauté internationale, nous ne sommes pas opposés contre, explique-t-il aujourd’hui. Mais un dialogue sous l’égide du seul Joseph Kabila, il n’en est pas question ».
Pierre Boisselet– Jeune Afrique

