Tag: rdc

  • RDC: les opposants dans le collimateur des services de sécurité

    RDC: les opposants dans le collimateur des services de sécurité

    Boul_du_30_juin_Kinshasa-Le coordonnateur du tout nouveau mouvement citoyen « Il est temps RDC-Quatrième voie », Jean-Marie Kalonji, a été enlevé par des hommes armés en plein boulevard du 30-Juin le 15 décembre. C’est seulement mercredi qu’il a été localisé dans les installations de l’Agence nationale des renseignements (ANR). Selon des sources proches du gouvernement, Jean-Marie Kalonji excellait dans la subversion en milieu estudiantin pour le compte de l’opposition, qui rejette ces accusations.

    Il est 13 heures le 15 décembre, boulevard du 30-Juin. A la hauteur de l’immeuble Gécamines, des hommes en armes circulant à bord d’une voiture embarquent de force un piéton. Tout juste le temps pour les compagnons de l’infortuné de constater que le véhicule 4×4 de couleur noire a été immatriculé à Kinshasa.

    Jean-Marie Kalonji, le nom de la personne enlevée, est âgé de 29 ans et est surtout le coordonnateur d’un nouveau mouvement citoyen, « Il est temps RDC – Quatrième voie ». Au bout de plus d’une semaine de recherches intenses, son frère Pascal Kalonji le localise à l’ANR, mais assure n’avoir pas réussi à établir un contact avec lui.

    Des activités subversives ?

    Selon des sources proches du gouvernement contactées par RFI, l’intéressé était recherché pour des activités subversives, notamment le recrutement dans les milieux des étudiants pour le compte de l’opposition. « L’opposition n’a pas besoin d’aller recruter clandestinement », rétorque pour sa part l’opposant Vital Kamerhe, avant d’ajouter que l’opposition a lancé publiquement un appel au peuple congolais pour adhérer au Front citoyen 2016, un mouvement mis en place avec la société civile Filimbi et Lucha pour obtenir les élections présidentielles et législatives dans le délai constitutionnel.

    RFI

  • RDC : le chemin de l’incertitude

    RDC : le chemin de l’incertitude

    Kabila-main4-En 2006, les Congolais écoutaient avec émotion le discours d’investiture de Joseph Kabila, premier président issu d’élections jugées crédibles en RDC.

    L’ex-Zaïre revenait enfin à la vie après une guerre civile qui avait fauché la vie de millions de Congolais, jeté la plupart d’entre eux sur le chemin de l’errance et plongé le pays dans une misère indescriptible.

    Dans le même élan, un processus démocratique consensuel né des accords de Sun-City prenait forme. Les Congolais commençaient à se remettre au travail pour rebâtir un vaste pays saccagé par les guerres civiles post-indépendance, la barbarie du régime Mobutu et les atrocités des rébellions dites de libération qui ravagèrent le pays, de 1996 à 2002.

    L’espoir fut hélas de courte durée. Le président Joseph Kabila qui bénéficiait d’une large adhésion populaire à son programme dit des « Cinq chantiers » n’est pas parvenu à traduire dans la réalité les immenses attentes liées à la bonne gouvernance, à la construction d’infrastructures et à l’amélioration des conditions de vie de ses compatriotes.

    En panne de légitimité

    Confrontée à la désillusion populaire, la majorité au pouvoir a vite pris conscience qu’elle ne pourrait plus se maintenir à travers un jeu démocratique franc et ouvert. Elle a levé l’option d’entamer lentement mais sûrement le périlleux périple de la mise en tombeau de la jeune démocratie.

    Acte premier : modifier les règles électorales en allant d’un scrutin présidentiel à deux tours à celui à tour unique, à la veille de la présidentielle de 2011. La coalition au pouvoir espérait ainsi voir son champion rempiler face à une opposition qui ne réussissait pas à former un bloc uni.

    Grâce à une machine électorale bien huilée par les fraudes massives décriées par tous les observateurs nationaux comme étrangers, Kabila s’offre alors non sans peine un second mandat à la tête du pays. Mandat qui peine à convaincre tant la corruption se généralise, le délabrement des infrastructures se poursuit et pire, l’insécurité endémique dans l’est du pays s’aggrave. En panne de légitimité, toute l’action gouvernementale est plongée dans une inanition fatidique.

    Acte deux : asphyxier le cycle électoral, restreindre l’espace démocratique public et jouer la politique du pourrissement sécuritaire. À commencer par la non-organisation des élections locales et provinciales longtemps prévues et sensées faire évoluer la démocratie à la base, en passant par la recrudescence des intimidations des opposants et l’accaparement de l’espace médiatique national, Kabila et les siens semblent avoir tracé leur voie.

    On ne fait pas d’élections dans un pays en guerre

    L’est du Congo est encore écumé par des hordes de combattants locaux et étrangers qui opèrent en toute impunité, pillent les ressources naturelles, violent les femmes, incendient des villages, massacrent quotidiennement les populations sans qu’aucune réaction conséquente du pouvoir ne soit palpable. Rien sauf des discours du genre : « On ne fait pas d’élections dans un pays en guerre ».

    Vers un nouvel ordre constitutionnel ?

    Acte trois : embrigader la classe politique dans une logique de consensus pour le partage du pouvoir et, sans l’avouer, d’un nouvel ordre constitutionnel. Histoire aussi de remettre les compteurs à zéro. À travers les « concertations nationales » dont la suite est connue de tous et le futur « dialogue national ».

    Sept partis de la majorité ont ouvertement demandé à Kabila de respecter la Constitution et de ne pas engager la nation sur une voie suicidaire. Et – c’est une première dans le pays -, l’ensemble de l’opposition politique vient de signer une déclaration commune rejetant toute manœuvre qui s’écartarait des dispositions de la Constitution en vigueur. Enfin plus significatif, la très influente Église catholique et de nombreuses organisations de la société civile projettent des « actions d’envergure » pour contraindre le pouvoir à ouvrir l’arène politique et à organiser la présidentielle dans les délais constitutionnels.

    La majorité des Congolais ont pleinement conscience que le régime au pouvoir tient à s’y maintenir par tous les moyens, la Constitution ne donnant aucune chance à Kabila pour se représenter en 2016. Une détermination jusqu’au-boutiste  qui fait pointer le spectre du retour à la dictature « ventrocentrique » et iconoclaste comme le pays l’a connue pendant les 32 ans du règne de Mobutu. Le peuple congolais se laissera-t-il mener à l’abattoir par un groupe d’individus aveuglés par leurs intérêts égoïstes ? L’histoire nous le dira.

    Mupenzi Mumbere ( Jeune Afrique)

  • Finance : la RDC planche sur l’émission d’un eurobond en 2016

    Finance : la RDC planche sur l’émission d’un eurobond en 2016

    kabila-matata-Des analyses préliminaires à la première émission d’obligations de la RDC sur les marchés internationaux sont en cours, selon le Premier ministre Augustin Matata Ponyo, cité par l’agence “Bloomberg”.

    La République démocratique du Congo envisage d’émettre un eurobond sur les marchés internationaux l’année prochaine a indiqué le Premier ministre Augustin Matata Ponyo à l’agence américaine Bloomberg, en fin de semaine dernière. Si elle se confirme, cette opération serait la première émission d’eurobond du pays d’Afrique centrale.

    Infrastructures

    Le montant exact de cette levée de fonds reste incertain. Elle devrait être « d’au moins 500 millions de dollars » selon Vincent Ngonga, directeur adjoint de l’économie et de la finance à la Primature congolaise, cité par Reuters. Dans son interview à Bloomberg, le Premier ministre Matata Ponyo a indiqué que Kinshasa entendait « lever un peu moins d’un milliard de dollars ».

    « Nous travaillons avec des conseillers externes afin d’identifier ce qui est possible », a avancé le dirigeant congolais, sans donner plus de précisions sur l’identité de ces conseillers. Les ressources mobilisées grâce à cet eurobond iront à « des investissements dans les infrastructures », a encore déclaré Augustin Matata Ponyo.

    Cette option avait déjà été évoquée lors de la présentation du budget 2016 de l’État, le 26 octobre au parlement. Le projet de loi de finances prévoit un budget 2016 en léger recul à 8 437 milliards de francs congolais (8,96 milliards de dollars) contre 8 496 milliards de FC en 2015.

    Taux d’intérêt

    Il reste à savoir à quel taux pourrait être réalisé l’emprunt de la RDC, étant donné la notation du pays. L’agence Standard & Poor’s lui a assigné la note « B- » pour les emprunts à long terme en devises internationales et locales, six crans en-dessous de la première catégorie d’investissement. Ce qui pourrait peser sur les taux en cas d’émission réussie.

    Pour son emprunt de 1 milliard de dollars d’avril 2014, Lusaka (Zambie) a payé un coupon de 8,5 %. L’eurobond d’un montant similaire émis par le Ghana, en octobre dernier, a été réalisé au taux assez élevé de 10,75 %, celui de l’Angola, un mois plus tard, l’a été au taux de 9,5 %.

    Robustesse

    En réponse aux incertitudes soulevées par les perspectives économiques du pays, dans un contexte marqué par un net recul du prix du cuivre –  sa principale ressource d’exportation – les autorités de Kinshasa insistent sur la robustesse de la croissance congolaise (supérieure à 7 % depuis 2012).

    Si le gouvernement a abaissé de 180 points de base – en deux temps – sa prévision de croissance en 2015 à 7,7 %, Kinshasa table sur une accélération de la croissance économique nationale à 9 % en 2016. En 2014, le PIB congolais a crû de 9,5 % selon les statistiques officielles.

    La RDC, qui a bénéficié en 2010 du programme d’allègement de la dette du FMI et de la Banque mondiale, a vu son taux d’endettement baisser de 80,1 % du PIB en 2009 à 27,7 % l’année suivante. Il est depuis resté à des niveaux relativement bas, note Standard & Poor’s dans une étude d’août dernier. Attendu à 14 % du PIB cette année, le taux d’endettement du pays devrait progressivement grimper à 17,4 % en 2018, selon l’agence de notation.

  • Quand Mobutu cherchait à torpiller Monsengwo

    Quand Mobutu cherchait à torpiller Monsengwo

    L. Mosengwo-C’est un télégramme diplomatique américain passé inaperçu parmi les milliers de pages révélées par WikiLeaks, mais les accusations qu’il contient sont explosives !

    Nous sommes à Kinshasa, en 2004. Un ambassadeur belge sur le départ, Renier Nijskens, briefe ses homologues américains. Nijskens évoque le cas du cardinal Monsengwo, qu’il décrit comme l’acteur de l’ère Mobutu qui a conservé le plus d’influence. Mais, continue-t-il, « le Vatican a clairement indiqué à Monsengwo qu’il devrait limiter ses ambitions […] parce que l’Église serait très embarrassée si la « deuxième famille » de Monsengwo, installée en Belgique, était portée à la connaissance du public ».

    Une famille cachée ? 

    Un ecclésiastique ayant une famille cachée ? Contactée par J.A., la diplomatie belge cache difficilement son embarras. « Le câble ne reflète pas fidèlement la conversation, et les faits allégués ne sont pas établis », fait-elle savoir aujourd’hui. Quant à Monsengwo, il dément avec véhémence. « C’est une pure invention ! Je n’ai pas de deuxième famille cachée ni d’enfant en Belgique. »

    La rumeur, ajoute-t-il, est ancienne et pourrait avoir été lancée en 1991 par un Mobutu soucieux de l’empêcher de prendre la présidence de la Conférence nationale. « Il avait répandu des tracts dans la ville pour me diffamer en espérant que j’allais me retirer, se souvient l’intéressé. Cela a eu l’effet inverse : je ne me suis pas retiré pour que la prétendue famille soit dévoilée. Cela ne s’est jamais produit. » L’enquête minutieuse menée par les services du Vatican, quand il s’est agi d’élever l’intéressé à la dignité de cardinal, en 2010, a tordu le cou à la rumeur.

    (Jeune afrique)

  • Déclaration du “Front Citoyen 2016” : La Nation est en péril, Congolais Telema !!!

    Déclaration du “Front Citoyen 2016” : La Nation est en péril, Congolais Telema !!!

    délégation-congolaise-île-de-GoréeDeux grandes incertitudes pèsent sur la vie de Nation congolaise depuis plusieurs mois maintenant : la tenue d’élections libres et démocratiques dans les délais constitutionnels, et le respect du principe de l’interdiction pour le chef de l’Etat d’aller au-delà de deux mandats.
    Il apparaît de plus en plus clair que le changement de la Constitution est en cours, dans le but de modifier le système électoral et d’offrir ainsi à l’actuel président de la république la possibilité de briguer un troisième mandat.

    Tel qu’indiqué par plusieurs forces sociales et politiques qui défendent le principe de l’alternance démocratique en 2016, le président Kabila, en invitant les délégués au dialogue récemment convoqué à « réfléchir sur un nouveau système électoral avec des modalités de vote peu coûteuses », ne fait plus mystère de son intention délibérée de renverser le régime constitutionnel en vigueur pour se maintenir au pouvoir, en violation de son serment.

    Le souvenir malheureux et douloureux des guerres et tribulations qui ont semé le désarroi dans la population congolaise et fait couler le sang de millions des filles et fils de notre pays à cause notamment d’une certaine façon d’accéder au pouvoir par la force, et de l’exercer au détriment du commun.

    En janvier 2015 déjà, le sang a coulé suite à une autre tentative du pouvoir en place de contourner les dispositions constitutionnelles. Les Citoyens congolais ont alors démontré qu’ils ont pris conscience du fait que la sauvegarde du Congo dépend de chacun de ses enfants. Ils mesurent plus que jamais leur responsabilité dans l’avènement d’une Nation réellement démocratique et soucieuse du bien-être de tous.

    Cette volonté manifeste de changer de régime constitutionnel congolais persiste, malgré de nombreux appels répétés à la raison, lancés à travers des déclarations, des communiqués, des messages et des conseils avisés, tant par les forces sociales et politiques démocratiques, de l’intérieur et de la diaspora, que par les partenaires internationaux du Congo. Tous insistent sur l’importance du respect absolu de la Constitution de la République en ce qui concerne l’élection présidentielle, gage de paix et de stabilité.

    Nous assistons à une véritable tentative de coup d’Etat constitutionnel !

    La paix, l’unité et la stabilité de la RDC sont gravement menacées par de telles initiatives. La République est en péril.

    Dès lors, face à la gravité de la situation que traverse notre pays,

    Nous, Forces sociales et politiques,

    Réunis le 19 décembre 2015 à Kinshasa, dix ans après l’adoption à 85% par le peuple congolais du référendum constituant de la Constitution du 18 février 2006, réaffirmons notre attachement à la défense de la Constitution ;

    Et, à 365 jours de l’échéance du second et dernier mandat du Président de la République actuel, avons décidé de mettre en commun nos forces, nos ressources humaines et matérielles, nos stratégies et nos actions, en créant un rassemblement Citoyen dénommé « Front Citoyen 2016 ».

    Le « Front Citoyen 2016 » est un rassemblement inclusif de citoyens qui regroupe les Congolais de la République démocratique et de sa diaspora, membres des organisations de la société civile, des confessions religieuses, des organisations politiques ainsi que les personnalités congolaises qui s’engagent à militer pour le strict respect de la Constitution.

    Le « Front Citoyen 2016 » fait siens l’appel lancé par la CENCO ainsi que l’ensemble des actions prévues sur toute l’étendue de la République jusqu’à la marche pacifique de tous les Chrétiens, pour consolider la démocratie, le 16 février 2016 à l’occasion de l’année jubilaire de la marche historique du 16 février 1992.

    Le « Front Citoyen 2016 » réitère cet appel et demande donc, au Peuple congolais, aux hommes et femmes de bonne volonté de se mobiliser, de s’engager et d’agir dans l’esprit de l’article 64 qui dispose : « Tout congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou tout groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution.»

    Le Congo nous appartient à tous. Sa sauvegarde dépasse les intérêts individuels, d’ethnies, ou d’appartenance à une organisation politique ou de la société civile. Majorité, opposition, diaspora, société civile, y compris les Mouvements citoyens, personnalités éminentes, femmes congolaises meurtries par la pauvreté et les conflits, jeunes et vieux…tous, mettons-nous d’accord sur le fait que le Congo nous appartient à nous tous et disons haut et fort :

    – Non à un 3ème mandat !

    – Non au glissement !

    – Non à la violation de la Constitution !

    – Non à la révision ou au changement de la Constitution !

    – Non au référendum !

    Par conséquent, nous exigeons le déblocage du processus électoral, d’une part, par la publication au plus tard le 31 janvier 2016 d’un calendrier électoral consensuel, respectant le délai constitutionnel pour l’élection du prochain Président et intégrant la mise à jour du fichier électoral. Et d’autre part, le démarrage de la mise à jour du fichier électoral au plus tard le 10 février 2016, NOTRE LIGNE ROUGE.

    De ce jour à la date ultime du 16 février 2016, un calendrier d’actions non violentes, tenant compte et renforçant les actions déjà planifiées par les membres du « Front Citoyen 2016 », sera rendu public.

    L’Alternance doit avoir lieu en 2016 !

    « CONGO TELEMA »



    Les signataires :

    1. Félix Tshisekedi, Union pour le Progrès et le Social (UDPS)

    2. Samy Badibanga, Groupe parlementaire UDPS & alliés

    3. Vital Kamhere, Union pour la Nation Congolaise (UNC)

    4. Eve Bazaïba, Mouvement de Libération du Congo (MLC)

    5. José Makila, Groupe parlementaire GPLDS

    6. Martin Fayulu, Forces Acquises au Changement

    7. Olivier Kamitatu, G7

    8. Franck Diongo, Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP)

    9. Delly Sessanga, Envol

    10. Freddy Matungulu, Congo Na Biso (CNB)

    11. Albert Moleka, UDPS/Kibasa

    12. Gilbert Kiakwama, Convention des Démocratiques Chrétiens (CDC)

    13. Moïse Katumbi, personnalité politique

    14. Jean Claude Katende, Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO)

    15. Jones Tshiombela, Nouvelle Société Civile du Congo (NSCC)

    16. Rostin Manketa, La Voix des Sans Voix (VSV)

    17. François Banza Ngoy, Les Amis de Nelson Mandela

    18. Paul Nsapu, Ligue des Electeurs

    19. Micheline Mwendike Kamate, Lutte pour le Changement (Lucha)

    20. Isiloketshi Anzuluni, Filimbi

    21. Mike Mukebayi, C-News

    22. Jean-Jacques Wondo, Facilitateur

    23. Jean Claude Vuemba, MPCR

    24. Edo Kasongo, Diaspora RSA

    25. Luc Nkulula

    26. Molendo Sakombi

    (autres signatures illisibles
  • Panique dans le camp Kabiliste: Le «Front citoyen 2016» veut interrompre le mandat de Joseph Kabila

    Panique dans le camp Kabiliste: Le «Front citoyen 2016» veut interrompre le mandat de Joseph Kabila

    atundu-Le porte-parole de la Majorité présidentielle (MP), Alain Atundu accuse le «Front citoyen 2016» de vouloir empêcher le chef de l’Etat Joseph Kabila d’achever son second mandat constitutionnel, qui court jusqu’en décembre 2016. Il l’a affirmé au lendemain de la sortie de cette plate-forme, qui réclame la publication d’un calendrier électoral consensuel au plus tard le 31 janvier prochain.

    «Je sais que cette plate-forme vise plutôt à empêcher à Kabila de terminer son mandat, lorsqu’ils (les initiateurs du Front citoyen 2016) programment déjà que les gens vont descendre dans la rue et vont commencer ‘Kabila dégage’», a indiqué Alain Atundu.

    Selon lui, les membres du «Front citoyen 2016» veulent également abuser de la bonne foi de l’opinion pour se faire passer pour des victimes. Il les a plutôt invités au dialogue, annoncé par le chef de l’Etat.

    «Lorsque le Président convoque le dialogue, il estime que rien n’est fait pour préparer des élections apaisées. Tout le monde veut aller dans le délai constitution. Rien ne nous empêche que ces élections dans le délai constitution soient apaisées», a poursuivi le porte-parole de la MP.

    Alain Atundu a en outre qualifié la position du «Front citoyen 2016» d’une «vaste opération d’escroquerie».

    Le «Front citoyen 2016 » propose également le démarrage de la mise à jour du fichier électoral au plus tard le 10 février 2016.

    Il y a cinq jours, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Corneille Nangaa avait plaidé pour l’actualisation du fichier électoral et le financement des élections avant la publication du nouveau calendrier électoral.

    Radio Okapi

  • Joseph Kabila reproche au Sénégal de donner la parole à son opposition

    Joseph Kabila reproche au Sénégal de donner la parole à son opposition

    Kabla-Macky-La pilule passe mal. Du 11 au 14 décembre, le Sénégal a accueilli une conférence de la fondation allemande Konrad-Adenauer-Stiftung sur les processus électoraux en Afrique. Outre le pays hôte, plusieurs pays africains ont été conviés à partager leur expérience : Tanzanie, Côte d’Ivoire, Mozambique, Namibie, Togo, Ouganda, Ghana et République démocratique du Congo (RDC). Mais Kinshasa s’est senti menacé. L’objectif est de créer des « mouvements de perturbation » et un « pays africain » ne devrait pas autoriser des réunions « manifestement destinées à favoriser la déstabilisation » d’un autre, a tempêté le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende. Des allégations jugées « sans fondement » par Human Rights Watch, qui voit dans cette réaction une nouvelle tentative de « réprimer » l’opposition.

    « Complots contre la République »

    La tension est vive dans l’ex-Zaïre, où le cycle électoral est paralysé : le président Joseph Kabila – au pouvoir depuis 2001, élu en 2006 et reconduit en 2011 – ne peut pas se représenter en novembre 2016, mais l’opposition l’accuse de manigancer pour rester en place. La suspicion est si grande qu’elle refuse de prendre part à son futur dialogue national, qui doit jeter les bases d’élections « apaisées » et « crédibles ». L’église catholique, qui appelle le 16 février à marcher pour « consolider la démocratie », compte pour sa part assister aux pourparlers. Elle a d’ailleurs quitté la rencontre de Dakar en constatant que les seuls responsables politiques présents étaient des « opposants », ce qui menaçait sa « neutralité ».

    Lire aussi : RDC : un dialogue national pour quoi faire ?

    L’un des initiateurs du forum est Filimbi (« sifflet », en swahili), un mouvement congolais qui se définit comme « citoyen » et « non partisan », mais à qui la RDC prête les mêmes intentions que le Balai citoyen : en octobre 2014, au Burkina Faso, il avait joué un grand rôle dans le départ de Blaise Compaoré, au pouvoir depuis vingt-sept ans et qui voulait s’y maintenir. Sur une vidéo, des opposants et représentants de la société civile chantent « Au revoir » à Joseph Kabila. Parmi eux, Fadel Barro, figure du mouvement sénégalais Y’en a marre, en pointe du combat, victorieux, contre un troisième mandat d’Abdoulaye Wade. Fadel Barro, que Kinshasa a pris en grippe, avait été expulsé de RDC pendant le lancement de Filimbi, en mars.

    Les Congolais sont revenus du Sénégal sans encombre. Mais le 14 décembre, dans son discours à la nation, Joseph Kabila a prévenu qu’il ne permettrait pas que les efforts de paix accomplis au pays – meurtri par deux guerres entre 1996 et 2003, et souffrant d’instabilité chronique à l’est – « soient compromis » par ceux qui refusent le dialogue « au profit des complots contre la République ».

    « Dialogue mort »

    Fin janvier des manifestations parfois violentes dénonçant un projet de loi électoral ont été réprimées dans le sang. Ce scénario ne devrait plus se reproduire : le Parlement a voté le 15 décembre une loi sur les manifestations dont un amendement interdit l’usage d’armes létales par la police et stipule que l’armée ne doit intervenir qu’en renfort. Malgré tout, « dans les prochains jours, il y a risque d’une flambée de tensions, de manifestations pacifiques et de répression par le pouvoir », estime Juvénal Munubo, député de l’Union pour la nation congolaise (UNC), représentée à Dakar. Et la situation risque d’empirer « si la présidentielle est reportée », précise l’élu, auteur du fameux amendement.

    La conférence de Dakar succède au rapprochement surprise, la semaine dernière à Paris, entre Moïse Katumbi – probable candidat à la présidentielle, qui a récemment quitté la majorité dans la foulée de sept partis de la famille présidentielle – et de Felix Tshisekedi, haut cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et fils d’Etienne Tshisekedi, l’opposant historique qui s’était déclaré « président élu » en 2011.

    Un enfant pousse un invalide en fauteuil roulant devant les décombres de l'hôpital d'Eringeti, attaqué par les rebelles ougandais ADF-Nalu le 30 novembre 2015.

    lemonde.

  • RDC gagne 11 places au classement sur l’indice de développement humain

    RDC gagne 11 places au classement sur l’indice de développement humain

    pnud-La RDC a gagné 11 places au classement mondial de l’indice de développement humain (IDH) établi par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

    De 186ème (sur 187) en 2013, le pays passe à la 176ème place, sur 188 pays, en 2014, selon le Rapport sur le développement humain 2015.

    Selon Mamadou Diallo, le représentant-résident du PNUD, la RDC doit “poursuivre le développement humain par le travail autour de trois axes essentiels” :

    – création de nouveaux débouchés (élargir le choix de travail),
    – maintien du bien-être des travailleurs (renforcer le lien positif entre le travail et le développement humain)
    – poursuite des actions ciblées (remédier aux difficultés de groupes spécifiques comme les jeunes, femmes, minorités, handicapés, populations autochtones et celles vivant sur des sites d’exploitation naturelles)”.

    Le Rapport mondial 2015 montre une évolution progressive et constante de l’IDH dans tous les groupes et régions du monde.

    TopCongo