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  • L’ONU nomme Saïd Djinnit facilitateur du dialogue politique en RDC

    L’ONU nomme Saïd Djinnit facilitateur du dialogue politique en RDC

    said,kabila,etienne-Selon un communiqué daté d’hier mercredi 02 décembre 2015 et signé par Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République Démocratique du Congo et patron de la Monusco, Maman Sambo Sidikou, le numéro un des Nations Unies vient  de charger Saïd Djinnit, son Envoyé Spécial dans les Grands Lacs, d’une mission de bons offices auprès des autorités congolaises ainsi que de toutes les parties prenantes au Dialogue national, présentement plombé à la suite du refus de plusieurs forces politiques et sociales d’adhérer au schéma de sa convocation par le Chef de l’Etat. On apprend que ce haut fonctionnaire onusien séjourne à Kinshasa depuis hier.

                Selon les termes du même communiqué, Saïd Djinnit est chargé de la facilitation du Dialogue, en commençant par la claire définition de ses « contours ». Les observateurs notent que le Secrétaire général des Nations Unies vient ainsi de donner suite à la lettre lui adressée par le Chef de l’Etat congolais, il y a une dizaine de jours, et dont était porteur, à New York, Raymond Tshibanda, ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale. On rappelle que dans cette correspondance, Joseph Kabila demandait à Ban ki-Moon de choisir le facilitateur du Dialogue national sur une liste de quatre personnalités dont Kofi Annan (Secrétaire général honoraire de l’ONU), Eduardo Dos Santos (Président de l’Angola), Moustapha Niasse (Président de l’Assemblée Nationale du Sénégal) et Saïd Djinnit (son Envoyé Spécial dans les Grands Lacs).

    A l’heure où le projet de Dialogue National se trouve totalement bloqué, tous les regards sont tournés vers ce dernier pour le débloquer et sauver le processus électoral terriblement en péril.

    Espoirs permis pour la tenue du Dialogue

                En principe, Saïd Djinnit devrait être accepté aussi bien par le Chef de l’Etat congolais, qui n’est pas du tout opposé à une médiation internationale tant que celle-ci n’empiète pas sur la souveraineté nationale, que par toutes les forces politiques et sociales « pro » comme « anti » dialogue. A l’étape actuelle où il est chargé de consulter toutes « les parties prenantes » congolaises, il est permis de croire qu’il va recueillir leurs avis et considérations, concilier les points de vue avant de passer à la phase de l’organisation proprement dite du Dialogue.

                L’opinion congolaise, fort troublée par les divergences de vue entre le Président de la République et les forces politiques (UDPS) et sociales (Eglise catholique) acquises au principe de la participation au Dialogue national, attend du « Facilitateur » des Nations Unies une pré-médiation visant à les mettre d’accord autour des modalités de sa convocation, du Comité préparatoire, des matières à inscrire à l’ordre du jour, de ses objectifs, etc. C’est le lieu de signaler que les questions qui fâchent devraient porter sur le « parrainage » de ce forum (Kabila ou la Communauté internationale), la désignation d’un Comité préparatoire par le Chef de l’Etat, la proposition d’une réflexion autour d’un système électoral peu coûteux, le pilotage du bureau du Dialogue par une équipe mixte Majorité présidentielle/Opposition (Société civile exclue), le financement des élections, la sécurisation du processus électoral, les mesures individuelles de grâce en faveur des prisonniers politiques et d’opinions, l’audit du fichier électoral, le calendrier électoral, l’enrôlement de nouveaux majeurs, la recomposition de la Ceni, le respect de la Constitution, la libération des prisonniers politiques, etc.

                L’autre face de la mission de Saïd Djinnit devrait consister à convaincre le « camp du refus du Dialogue » (G7, Dynamique de l’Opposition) d’y prendre part, afin de préserver son caractère « inclusif ». Ici, il lui faudrait donner des garanties onusiennes à ceux qui soupçonnent le Chef de l’Etat de vouloir profiter du Dialogue pour faire réviser la Constitution dans le sens du déverrouillage de l’article 220 limitant les mandats présidentiels à deux et leur durée à cinq ans, du « glissement » (prolongation des mandats des membres actuels des institutions de la République au-delà de 2016) ou encore de la mise en place d’un gouvernement de transition, etc. Bref, une dure épreuve de restauration de la confiance entre Kabila et ceux qui le soupçonnent d’entretenir un agenda caché autour de ce forum attend Saïd Djinnit. Il lui appartient d’apporter la preuve aux Congolais qu’il se trouve réellement au-dessous de la mêlée et qu’il est indépendant vis-à-vis de toutes les « parties prenantes » à la crise congolaise.Toute erreur d’approche ou de jugement lui est interdite.

                            Kimp

  • RDC : violents affrontements entre policiers et supporters du TP Mazembe à Lubumbashi

    RDC : violents affrontements entre policiers et supporters du TP Mazembe à Lubumbashi

    FAN-POLICE-De violents affrontements, qui ont fait quatre blessés, ont opposé mardi pendant plusieurs heures à Lubumbashi des policiers aux supporters du TP Mazembe.

    Trois supporters et un policier ont été blessés, a déclaré à l’AFP dans la soirée le colonel Paul Kyungu Banza, chef-adjoint de la police de Lubumbashi, selon qui 17 personnes ont été arrêtées.

    Les heurts ont été provoqués par l’interdiction d’un match du TP Mazembe, à l’occasion duquel Moïse Katumbi, propriétaire du club et opposant politique de poids, devait s’adresser à la foule. Il s’agissait d’un match de préparation en vue de la Coupe du monde des clubs (qui se déroule au Japon à partir du 10 décembre) compétition pour laquelle l’équipe a gagné son billet en remportant  le 8 novembre la Ligue des champions d’Afrique.

    A 12h00 (11h00 GMT), la police a encerclé le stade où devait se jouer le match du club de Lubumbashi, capitale du Haut-Katanga depuis l’éclatement récent du Katanga en quatre nouvelles entités administratives.

    Une décision politique ?

    Des milliers de supporters qui affluaient vers le lieu ont été repoussés à coups de gaz lacrymogène, dont le matériel a été saisi pendant quelques instants par la police. Les affrontements ont dégénéré avec des jets de pierres et se sont poursuivis pendant plusieurs heures.

    Pour justifier la présence policière aux abords du stade, le colonel Kyungu Banza avait simplement déclaré dans l’après-midi que « le match entre les équipes A et B de TP Mazembe n'[était] pas autorisé par la mairie ».

    Interrogé par l’AFP, Moïse Katumbi a déploré l’interdiction du match. « On ne complote pas dans un stade, a-t-il dit, le football est apolitique. »

    (Jeune Afrique)

  • le dialogue national voulu par Joseph Kabila ne convainc pas

    le dialogue national voulu par Joseph Kabila ne convainc pas

    udps-L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) s’est dit mardi à Kinshasa frileuse au sujet du dialogue national convoqué par le président Joseph Kabila en vue d’élections apaisées en RDC.

    « La présence de la communauté internationale est la condition sine qua non de notre participation au dialogue. Si nous ne voyons pas cette présence, nous resterons frileux, donc nous n’irons pas à ce dialogue qui serait une sorte de piège », a déclaré Félix Tshisekedi.

    « Ce n’est pas à Joseph Kabila seul de décider de la manière dont les choses devront se faire », a ajouté le secrétaire national aux Relations extérieures de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti d’opposition historique en RDC.

    Le chef de l’État congolais avait décidé lundi de confier conjointement à la majorité et à l’opposition la modération du dialogue national qu’il a convoqué en vue d’élections apaisées, après avoir annoncé la convocation de ce forum politique qu’il veut inclusif. Selon ce schéma, la communauté internationale serait appelée à jouer un rôle de facilitateur en cas de difficulté majeure.

    Les autres composantes de l’opposition refusent le dialogue

    « Lors du pré-dialogue nous avons convenu (UDPS et Majorité) que les choses allaient s’articuler autour d’un facilitateur désigné par la communauté internationale », a expliqué le secrétaire adjoint de l’UDPS et fils du président de ce parti, Étienne Tshisekedi.

    En juin, l’UDPS avait fait volte-face en déclarant être prête à participer au dialogue envisagé par Joseph Kabila, à condition que celui-ci se tienne sous l’égide de la communauté internationale. Mais la plupart des autres composantes de l’opposition refuse ce dialogue, y voyant une manœuvre du président pour contourner l’interdiction constitutionnelle qui lui est faite de se représenter en 2016.

    « Harmoniser les vues »

    Dans un communiqué publié mardi, une des principales ONG congolaises, la Voix des sans voix pour les droits de l’homme (VSV), a également demandé à Joseph Kabila de faire appel rapidement à un facilitateur international susceptible de prendre contact avec tous les partis politiques qui refusent [de participer au] dialogue.

    L’objectif : harmoniser les vues et définir un agenda commun, précis et clair afin de les convaincre à y prendre part. « Il faut retirer de l’agenda du dialogue […] toutes les matières qui suscitent des craintes et autres appréhensions consécutives à la violation de la Constitution », ajoute la VSV.

    (Jeune Afrique)

  • L’opposition se lève contre le “Dialogue”

    L’opposition se lève contre le “Dialogue”

    opposition-Annoncée début novembre par le président Kabilapour “la fin du mois”, l’ouverture du “Dialogue national” n’a pas encore eu lieu à Kinshasa. Samedi, néanmoins, le chef de l’Etat a confirmé à la télévision sa “convocation”, sans préciser ni son calendrier, ni qui le préparait.

    Une précédente annonce avait indiqué que ce Dialogue national servirait à discuter du calendrier électoral, impossible à respecter alors que rien n’a été fait pour le préparer et que les autorités en place multiplient les tentatives pour retarder les scrutins.

    Vote peu coûteux

    Samedi, M. Kabila a lancé : “Ne peut-on pas engager dès à présent une réflexion sur un système électoral avec des modalités de vote peu coûteuses, comme c’est le cas dans d’autres pays ?” Une phrase immédiatement interprétée, au Congo, comme la relance d’un projet, qui semblait abandonné, de rendre plusieurs élections indirectes – “donc plus facilement achetables”, souligne l’opp osition.

    Lundi soir, les principaux partis d’opposition etles dissidents de la majorité présidentielle ont publié un communiqué appelant les Congolais à se “lever” et “marcher” pour “sauver la démocratie et la Constitution”. Alors que l’UDPS “familiale”, soit Tshisekedi, semblait d’accord pour le Dialogue, car le parti s’est scindé sur cette question, M. Tshisekedi a affirmé mardi soir que sa formation “ne se [sentait] pas concernée par le Dialogue tel qu’annoncé par M. Kabila”.

    “Congédier le souverain primaire”

    Aux yeux des signataires, le président Kabila a”décidé de congédier purement et simplement le souverain primaire (le peuple) en lui arrachant le pouvoir de choisir son Président de la République au suffrage universel direct”. Ils y voient “une déclaration de guerre contre le peuple congolais”, un “véritable coup d’Etat constitutionnel”. “Tous les éléments de la haute trahison sont désormais réunis.”

    Et les partis signataires concluent : “Devant cette situation, que nous reste-t-il encore ? Sinon le choix de nous lever et de marcher !” Et d’annoncer “incessamment un chronogramme d’actions de grande envergure” car “la liberté s’arrache !”

    L’ASBL Aprodec, à Bruxelles, souligne de son côté que le projet de modifier la Constitution en vue d’organiser certaines élections au suffrage indirect viole la résolution 2211 du Conseil de sécurité de l’Onu, du 26 mars 2015, qui demande à Kinshasa de préparer les élections “dans les temps, en particulier la présidentielle et les législatives de novembre 2016″ et à toutes les parties d’”engager un dialogue politique ouvert sur les préparatifs des élections à venir, conformément à la Constitution”.

    Les dissidents de la majorité présidentielle et l’opposition ont déjà annoncé leur refus de participer au Dialogue, vu comme une tentative du chef de l’Etat de se soustraire à ses obligations constitutionnelles pour rester au pouvoir.

    Mardi, l’UDPS “familiale” a estimé que M. Kabila ne pouvait être “juge et partie” et donner “une quelconque orientation” au Dialogue. Elle pense que celui-ci “ne devrait ni sortir du cadre constitutionnel”, “ni (…) favoriser un glissement du calendrier électoral”.

    Jeudi dernier, l’Eglise catholique a appelé les Congolais à la “vigilance dans l’esprit de l’article 64 de la Constitution”, article qui préci se que “tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution”.
    (La Libre Belgique-MARIE-FRANCE CROS)

  • Dialogue: l’opposition divisée sur le discours de Kabila

    Dialogue: l’opposition divisée sur le discours de Kabila

    opposition-L’opposition semble être divisée sur le discours du chef de l’Etat Joseph Kabila, annonçant la convocation d’un «dialogue politique national inclusif », sans précision de date, ni de lieu.

    Dimanche 29 novembre à Radio Okapi, le coordonnateur de la plate-forme de «l’opposition pro-dialogue national», Steve Mbikayi Mabuluki est d’avis que le chef de l’ etat  a répondu favorablement aux désidératas lui soumis lors de la consultation par les forces vives notamment sur la libération des prisonniers politiques.

    «Nous sommes très satisfaits parce que le chef de l’Etat, dans son discours, a tenu compte des charges que je lui avais déposées quand il avait reçu le parti travailliste. Le chef de l’Etat n’a pas tout déterminé. Il a juste annoncé le principe du dialogue. Il n’a pas fixé le lieu, ni la date, non plus le format pour dire que ce sera un vrai dialogue, différent des concertations, où lui avait tout diligenté», s’est-il réjoui.

    Invitant ceux qui boycottent le dialogue à revenir au bon sens, Steve Mbikayi considère ce forum comme le seul cadre qui va aider à décrisper la crise politique en vue.

    Sur la proposition du chef de l’Etat sur la révision du mode scrutin, Steve Mbikayi Mabuluki estime que la question sera débattue au sein du dialogue.

    «Nous allons amener nos revendications. Lui aussi a donné un point de réflexion qui n’est pas une décision parce qu’il n’impose pas. Parce qu’au dialogue, personne ne va imposer à personne», a poursuivi le coordonnateur de l’opposition pro-dialogue.

    Steve Mbikayi souhaiterai que le dialogue puisse plancher sur le mode de scrutin, en recommandant le retour aux deux tours à l’élection présidentielle.

    Refus du MLC

    Le Mouvement de libération du Congo (MLC) a critiqué le chef de l’Etat qui annonce la tenue imminente d’un dialogue politique.
    Son secrétaire générale, Eve Bazaïba Masudi, regrette que le président de la République n’ait pas donné l’occasion au peuple congolais de comprendre aussi clairement le fond de sa pensée.

    Elle accuse Joseph Kabila de vouloir revoir certaines clauses de la constitution:

    «Lorsque le président dit que au sein du dialogue on va réfléchir sur le mode de suffrage, sur le mode de scrutin désormais pour limiter le coût. Le chef de l’Etat oublie que tous les modes du scrutin et de suffrage sont repris dans la constitution».

    Pour Eve Bazaïba, il n’est pas question pour le MLC d’aller réfléchir à élire un chef de l’Etat au second degré.

    «Nous disons non à toute modification de la constitution, non à un dialogue politique pour aller violer les principes constitutionnels. C’est dans l’esprit d’oublier l’actuelle constitution, de penser à une autre constitution les choses sont claires. Cela nous a été rapporté par tous les émissaires qu’il nous a envoyés et maintenant il vient de s’exprimer correctement et nous en avons déjà eu des preuves de ses intentions de violer la constitution par rapport à la fronde de G7» a ajouté la secrétaire générale du MLC.

    Radio Okapi

  • RDC: le président Kabila annonce la convocation d’un dialogue national

    RDC: le président Kabila annonce la convocation d’un dialogue national

    jkabila_parlement_-Dans une allocution radiotélévisée prononcée samedi soir, le président Joseph Kabila a annoncé la convocation d’un dialogue national pour donner une chance au processus électoral, à un peu plus de 13 mois de la fin de son mandat. Un dialogue qui portera entre autres sur le calendrier électoral, le financement et la sécurisation du scrutin. Un dialogue auquel les Forces Acquises au Changement, membre de la Dynamique de l’opposition, refusent de participer.

    C’est un dialogue politique national et inclusif que vient de convoquer le président Joseph Kabila. Ces assises devraient permettre d’aplanir les divergences profondes qui, selon le chef de l’Etat, apparaissent chaque jour qui passe sur l’édifice national.

    Il s’agit des questions politiques diverses parmi lesquelles le dernier découpage territorial et le ficher électoral. Le président de la République a insisté sur l’organisation des élections avec des moyens peu couteux, évoquant également la démocratie de développement.

    Ni la date, ni le format du dialogue n’ont été précisés par le président dans son allocution radiotélévisée.

    Outre la mise en place d’un comité préparatoire pour s’occuper de toutes les questions techniques liées à l’organisation de ce dialogue, Joseph Kabila a annoncé, sans autre détail, des mesures de grâce présidentielle en vue de pacifier les esprits.

    En cas de difficulté, ce dialogue pourra bénéficier d’une cofacilitation internationale. La nation tout entière est invitée à accompagner le dialogue par des conseils et des prières. Et à ceux qui « hésitent encore de répondre à l’appel pathétique » du peuple, le président Kabila a demandé de rejoindre les rangs.

    Monsieur Kabila nous dévoile sa vraie intention, celle de faire un coup d’Etat constitutionnel (…) l’article 64 de la Constitution est très clair, le Congolais a le devoir de faire échec à tout individu qui réclame le pouvoir en violation de la Constitution

     

     RFI
  • Le G7 floue par la communaute Internationale

    Le G7 floue par la communaute Internationale

    Mwando-L’Union nationale des démocrates fédéralistes (Unadef) appelle la communauté internationale à “jouer franc jeu” au cours du processus électoral congolais.

    Le président de ce parti de l’opposition, membre du G7, a lancé cet appel à l’ouverture de son congrès, samedi 28 novembre, à Kinshasa.

    Charles Mwando Nsimba dit ne pas comprendre que la communauté internationale qui exige la publication d’un calendrier réaliste et respectant les délais constitutionnels, appuie également la tenue du dialogue.

    Cette position jugée ambigüe de la communauté internationale risque, selon lui, de favoriser le glissement du mandat présidentiel au-delà de 2016.

    «La communauté internationale a des jeux flous. Le fait d’adhérer par, peut-être humour, d’adhérer par l’ouïe aussi, c’est jouer le jeu du glissement. C’est un danger. Là, je voudrais que la communauté internationale joue franc jeu», a dénoncé Charles Mwando.

    Il a estimé que l’évaluation des mécanismes d’Addis-Abeba peut se faire parallèlement à l’application des dispositions constitutionnelles, c’est-à-dire calendrier, programmation des élections.

    «Nous avons mission de lutter, nous avons mission d’empêcher la résurgence de la dictature » a poursuivi le président de l’Unadef.

    Comme les autres ténors de G7, Charles Mwando a jugé inopportun le dialogue politique, annoncé par le chef de l’Etat.

    Le G7 regroupe les sept partis politiques exclus de la Majorité présidentielle, après avoir interpellé à travers une lettre ouverte en septembre dernier, le président Joseph Kabila, sur la nécessité d’organiser des élections dans le délai constitutionnel pour une alternance politique en RDC.

    radio okapi