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  • “Dialogue national” en RDC : Kabila a soumis à l’ONU quatre médiateurs étrangers

    “Dialogue national” en RDC : Kabila a soumis à l’ONU quatre médiateurs étrangers

    tshibanda-ban1-Le président congolais a proposé les noms de Kofi Annan, Eduardo Dos Santos, Moustapha Niasse et Saïd Djinnit pour assurer la médiation du “dialogue national”.

    Le président congolais Joseph Kabila a proposé à l’ONU les noms de quatre personnes susceptibles d’assurer une médiation internationale dans le “dialogue national” en vue “d’élections apaisées” qu’il souhaite lancer à près d’un an de la date butoir pour la présidentielle, a-t-on appris samedi de source gouvernementale.

    Selon cette source, le ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Raymond Tshibanda, a remis cette semaine à New York la lettre de M. Kabila au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

    M. Kabila propose les noms de l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, du président angolais Eduardo Dos Santos, du président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Moustapha Niasse, et de l’envoyé spécial de l’ONU pour les Grands Lacs, Saïd Djinnit, pour assurer la médiation du “dialogue national”, a-t-on ajouté de même source.

    La désignation d’un médiateur étranger est l’une des conditions posées par le parti historique d’opposition en RDC, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), pour participer au “dialogue national” proposé par M. Kabila.

    La majeure partie des autres composantes de l’opposition refuse ce dialogue, y voyant une manoeuvre du président Kabila, au pouvoir depuis 2001, pour contourner l’interdiction constitutionnelle qui lui est faite de se représenter en 2016.

    Depuis des mois, l’opposition accuse M. Kabila de chercher par tous les moyens à se maintenir en place au-delà du terme de son mandat, qui expire en décembre 2016.

    L’UDPS a annoncé le 13 novembre que son vieux chef, Étienne Tshisekedi, en convalescence à Bruxelles depuis août 2013, était prêt à rentrer au pays pour participer au “dialogue national” si celui-ci se tient “sous l’égide de la communauté internationale”.

    En septembre, la Cour constitutionnelle a invalidé le calendrier électoral qui prévoyait la tenue de la présidentielle fin novembre 2016.

    Le “dialogue national” voulu par M. Kabila vise à rassembler le plus largement possible autour d’une table ronde consacrée à l’organisation et au financement des élections à venir.

    L’ONU et la communauté internationale appellent depuis des mois les autorités de Kinshasa à tout mettre en oeuvre pour assurer la tenue d’une présidentielle “crédible” dans les délais prévus par la Constitution, c’est-à-dire avant la fin du mois de novembre 2016.

    AFP

  • Sport: la RDC se qualifie pour le dernier tour des éliminatoires

    Sport: la RDC se qualifie pour le dernier tour des éliminatoires

    leopards-Le Burundi a contraint dimanche 15 novembre la RDC au nul (2-2) en match retour du deuxième tour des éliminatoires de la Coupe du monde 2018. Les Congolais se qualifient pour le dernier tour de ces éliminatoires grâce à leur victoire obtenue à l’aller à Bujumbura (3-2).

    Agressifs et portés vers l’avant, les Congolais se procurent les premières occasions du match grâce notamment à Bolasie. L’attaquant de Crystal Palace est d’ailleurs à l’origine de l’ouverture du score de la RDC. Son centre est repris par Nkololo qui trompe le portier burundais et ouvre le score à la 17e minute de jeu.

    Après cette ouverture du score logique tant ils avaient dominé les premières minutes du match, les Congolais déjouent.

    Alors qu’ils étaient maîtres du jeu depuis le début de la partie, les Léopards laissent le ballon aux Burundais qui s’en emparent et tentent de revenir au score.

    Ils y arrivent à la 28e minute de jeu grâce à un but contre son camp de Mbokani qui renvoie malencontreusement dans ses propres buts un ballon tiré à partir du point de corner.

    Peu avant la mi-temps, Mubele Ndombe passe à deux doigts de redonner l’avantage à la RDC. Après avoir déposé un défenseur burundais sur le couloir gauche, il s’infiltre dans la surface de réparation et frappe. Le ballon rebondit sur la barre transversale.

    Les deux équipes rentrent aux vestiaires sur ce score d’un but partout qui assure aux Congolais une qualification pour le prochain tour des éliminatoires de la Coupe du monde 2018.

    La deuxième période est une histoire de penalties.

    Au penalty des Congolais converti par Bolasie à 77e minute, les Burundais ont répondu par un autre penalty transformé par Fiston Abdul Razakune une dizaine de minutes après.

    Sans être brillants, les Congolais se qualifient pour le dernier tour des éliminatoires de la Coupe du monde 2018 avec ce score de deux buts partout.

  • Dialogue: L’Eglise appelle au “respect absolu” de la Constitution

    Dialogue: L’Eglise appelle au “respect absolu” de la Constitution

    Mgr NicolasDjomo-L’Église catholique de la République démocratique du Congo a appelé la classe politique au “respect absolu” de la Constitution, alors que doit s’ouvrir un “dialogue national” voulu par le président Joseph Kabila en vue élections législatives et présidentielle prévues en 2016, selon un communiqué parvenu vendredi à l’AFP.

    Le “dialogue [national] devrait se dérouler dans le respect absolu du cadre constitutionnel et institutionnel en vigueur”, indique ce texte de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) daté de jeudi et signé par son président Mgr Nicolas Djomo.

    “Concevoir la démarche ou procéder autrement comporterait le danger, aux conséquences incalculables pour la nation, de rouvrir le débat sur la révision ou le changement de Constitution dans ses articles verrouillés ou, en tout cas, d’en envisager la perspective”, prévient la Cenco.

    “Aucune transition” ni “aucune institution extraordinaire” ne doivent être mises en place, car ce serait “contraire à la Constitution”, ajoute la Cenco.

    M. Kabila s’apprête à convoquer un “dialogue national” en vue d’”élections apaisées” qu’une grande partie de l’opposition dénonce comme une manœuvre du chef de l’État pour se maintenir au pouvoir. La tenue de ces assises est dans l’air depuis les “consultations” lancées en juin par le président Kabila en vue de leur éventuelle convocation.

    Lundi, le chef de l’État a reçu les ambassadeurs accrédités en RDC et leur a annoncé, sans donner de date, la tenue imminente de ces pourparlers “sur le calendrier électoral et le financement et la sécurisation des élections”.

    Depuis plusieurs jours, la télévision publique et le parti présidentiel vantent les bienfaits d’un tel conclave qui permettrait, selon eux, d’”aplanir les différends” et de conjurer la crise politique liée à l’organisation des élections à venir, en particulier celle de la présidentielle de 2016 à laquelle la Constitution interdit à M. Kabila de se représenter.

    La RDC traverse une crise politique depuis la réélection de M. Kabila à l’issue d’élections marquées par des fraudes massives en novembre 2011.

    Le climat politique est très tendu en RDC. L’opposition accuse le chef de l’État de chercher à contourner par tous les moyens l’interdiction constitutionnelle qui lui est faite de se représenter.

    AFP
  • Dialogue : Étienne Tshisekedi prêt à rentrer au pays à deux conditions

    Dialogue : Étienne Tshisekedi prêt à rentrer au pays à deux conditions

    Etienne-Tshisekedi-Wa-Mulumba-20-En Belgique depuis plus d’un an pour des raisons de santé, l’opposant de 82 ans pourrait bientôt rentrer en RDC dans le cadre du dialogue national, a annoncé son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). À la condition, notamment, de se mettre d’accord avec le camp présidentiel sur l’ordre du jour du dialogue.

    Sa participation au dialogue national voulu par Joseph Kabila s’annonce de moins en moins hypothétique. Si les précédentes négociations entre les partisans du chef de l’État et ceux d’Étienne Tshisekedi avaient jusqu’à présent échoué, ce dernier pourrait bientôt faire un retour inattendu en RDC.

    Étienne Tshisekedi, en convalescence à Bruxelles depuis août 2014, « est prêt à participer à de telles assises et conditionne son retour au pays à la fixation de la date du dialogue, si celui-ci a lieu sous l’égide de la communauté internationale », a déclaré Bruno Tshibala, porte-parole de l’UDPS.

    Deux conditions posées par Tshisekedi

    Contacté par Jeune Afrique, Tharcisse Loseke, conseiller en charge de la mobilisation et de la communication de l’UDPS à Bruxelles, a précisé qu’«Etienne Tshisekedi rentrera à Kinshasa si l’on se met d’accord sur la médiation internationale et l’ordre du jour du dialogue ». À l’en croire, si ces « deux impératifs sont résolus », le président de l’UDPS « assistera à la cérémonie d’ouverture du dialogue » à Kinshasa.

    Cette annonce n’a rien d’une surprise. Dès le début des consultations entamées en juin par le chef de l’État en vue de rassembler un maximum de composantes du monde politique et de la société civile, l’UDPS avait conditionné sa participation à cette médiation internationale. Mais en septembre, Étienne Tshisekedi lui-même avait annoncé la fin des discussions avec le pouvoir, estimant que celles-ci avaient échoué.

    Kabila ouvert à une médiation étrangère

    Selon plusieurs élus, Joseph Kabila a assuré dans un message transmis lundi aux députés qu’ils restait ouvert à une médiation étrangère pour le dialogue national. Le président congolais a également fait part de sa volonté de convoquer un dialogue national pour discuter du calendrier électoral et de l’organisation et du financement des élections. Selon la Constitution congolaise, la prochaine présidentielle doit être organisée avant la fin novembre 2016.

    En dehors de l’UDPS, les autres grandes composantes de l’opposition ont déjà indiqué leur volonté de ne pas participer à une telle rencontre. Ces dernières voient une manœuvre du président pour se maintenir en poste au delà-du terme de son mandat, ce que la Constitution lui interdit.

    RFI

  • RDC: le fichier électoral n’est pas encore au point, selon l’OIF

    RDC: le fichier électoral n’est pas encore au point, selon l’OIF

    CENI-La révision du fichier électoral est une question cruciale pour la crédibilité du processus électoral en RDC, mais aussi une source de tension entre majorité et opposition. Une mission de l’OIF a rendu public ce jeudi un rapport d’audit sur le fichier dont dispose le pays et qui estime le corps électoral à un peu plus de 30,7 millions d’électeurs. A un an de l’élection présidentielle, la commission électorale a encore du pain sur la planche.

    La mission d’audit de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) relève que le fichier électoral même s’il a été officiellement « stabilisé » ou « fiabilisé » ne peut permettre d’organiser des élections répondant aux standards internationaux. Pourtant, entre l’élection très contestée de 2011 et aujourd’hui, la commission électorale a déjà radié pas moins de 840 000 inscrits, des doublons, et il y en aurait encore 250 000 à 300 000, selon cette mission d’audit de l’OIF.

    20% du corps électoral absent du fichier électoral

    La grosse faiblesse de ce fichier est qu’il n’inclut pas les quelque 8,5 millions de jeunes ayant passé la barre des 18 ans depuis 2011 et n’a pas exclu les 1,6 million de personnes décédées depuis.

    Malgré un phénomène de surinscription sur les générations précédentes, 7 millions d’électeurs « réels » potentiels pourraient, si rien n’est fait, ne pas pouvoir voter. Pour le général Sangaré, qui est à la tête de cette mission d’audit, il est très clair que si 20% du corps électoral est exclu, c’est contraire à l’idée d’un suffrage universel ou même crédible. Il faudrait donc, estime cette mission d’audit, réviser la loi congolaise qui prévoit que les provinciales, les municipales et les locales soient organisées sur base de ce fichier.

     Une révision pour rendre le processus crédible

    La révision du fichier électoral est un sujet qui crée beaucoup de tension. La majorité souhaiterait un recensement général de la population pour avoir un fichier électoral « parfait » et pas seulement « acceptable ». Une opération qui pourrait prendre deux à quatre ans, selon les experts et prolonger d’autant le mandat du président Joseph Kabila. Une idée qui fait hurler l’opposition. L’opposition, elle, n’est pas contre le principe d’une révision, mais d’un simple enrôlement.

    Pour la mission de l’OIF, enrôler les nouveaux électeurs et radier ceux qui sont décédés suffiraient à rendre le processus crédible. Elle encourage toutefois le gouvernement à moyen terme à créer un véritable état civil avec une liste électorale mise à jour chaque année, mais aussi à délivrer des pièces d’identité valant preuve de nationalité.

    Des délais techniquement tenables

    Pour le rapporteur de la Céni, Jean-Pierre Kalamba Mulumba, toutes ces questions doivent faire l’objet d’un consensus entre la majorité et l’opposition. Mais techniquement, si on lui donne enfin les moyens et les machines nécessaires, la commission estime pouvoir tenir les délais impartis.

    Pour l’envoyé spécial de l’OIF pour les Grands Lacs, avoir un fichier acceptable et respecter les délais constitutionnels pour la présidentielle seraient possible s’il y avait la volonté, à un ou deux mois près.

    Un autre enjeu serait de mieux équilibrer la répartition des électeurs par centres de vote. 14% des sites accueillent moins de 50 électeurs. 2% plus de 10 000. La mission relève également qu’il y a des centres de vote qui ont été géolocalisés hors de du territoire de la RDC par erreur et que 1,3% des électeurs ne sont toujours affectés à aucun centre de vote.

    RFI

  • RDC: selon l’OIF, le délai constitutionnel peut être tenu

    RDC: selon l’OIF, le délai constitutionnel peut être tenu

    sonia-L’envoyé spécial pour les Grands Lacs de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) était en visite à Kinshasa ces derniers jours. L’occasion de rencontrer les acteurs politiques et de faire le point sur le processus électoral. L’OIF y apporte sa contribution puisqu’elle a fait un audit du fichier électoral, étape très importante, mais aussi sur fond de polémique. L’opposition craint que la majorité se serve de la révision du fichier pour permettre un glissement de calendrier. Qu’en dit le représentant de la secrétaire générale de l’OIF pour les Grands Lacs ? L’ex-président de la Confédération helvétique, Pascal Couchepin, est l’invité de Sonia Rolley.

    Quel bilan faites-vous de ces quelques jours de visite en République démocratique du Congo ?

    Pascal Couchepin : Le bilan, c’est qu’on a constaté que l’apport de l’OIF à la préparation du processus électoral est quelque chose qui est reconnu par tous. La Commission spécialiste des processus électoraux de l’OIF a réussi à définir les problèmes qui se posent pour l’établissement du fichier électoral, la base d’un scrutin correct. On a rencontré beaucoup d’acteurs de la politique et de la société civile. On constate que la prochaine étape, c’est le dialogue national auquel participera la majorité naturellement, mais seulement une partie de l’opposition. L’avis de ceux qui ne veulent pas participer est que ce dialogue est pipé, en ce sens que les résultats seraient déjà connus. Nous, nous considérons que chaque fois qu’il y a une chance de dialogue, il faut la saisir même si on peut aborder avec plus ou moins de scepticisme l’étape de la discussion.

    Est-ce que ça veut dire que vous, vous seriez favorable à un dialogue même sans facilitation, ou vous pensez qu’une facilitation internationale, vu le contexte, serait nécessaire ?

    Je crois qu’on ne peut pas prendre la place des interlocuteurs potentiels. Nous nous sommes toujours pour le dialogue parce que tant que les gens dialoguent, il y a d’autres moyens qui ne sont pas utilisés, des moyens qui sont souvent extrêmement dangereux. On l’a vu dans des pays voisins. Donc nous sommes pour le dialogue et c’est ensuite aux partenaires du dialogue de dire s’ils préfèrent recourir à un arbitre ou à un facilitateur international, ou s’ils sont près de discuter sous l’égide d’un des leurs. Je crois que la chose est ouverte et j’ai l’impression qu’aucun des groupes ne refuse un facilitateur si l’autre le désire.

    Est-ce que l’OIF serait par exemple prête à s’investir dans ce dialogue, à assurer une partie de la médiation ou de la facilitation ?

    L’OIF naturellement répondrait à une demande. Mais je crois que les premiers qui sont concernés, ce sont les Africains eux-mêmes. Ce serait plus du côté de l’Union africaine qu’il faudrait chercher un facilitateur si on souhaite un facilitateur international.

    Vous parliez du fichier électoral. C’est vrai que c’est une question qui préoccupe tous les partis, que ce soit la majorité comme l’opposition. Il y a des craintes sur le fait que la révision du fichier puisse servir à un glissement du calendrier. Que dit le rapport de l’OIF ?

    Le rapport de l’OIF dit que les conditions sont réunies pour qu’on puisse tenir le scrutin moyennant un certain nombre d’aménagements du fichier. La Commission [électorale nationale indépendante-Céni], présidée par le général Sangaré, a une approche très pragmatique. Le but n’est pas de faire quelque chose de parfait. Si on veut faire quelque chose de parfait, le glissement sera éternel. Le but, c’est que ça puisse fonctionner. Alors maintenant il faudrait que les partenaires, notamment le dialogue, décident d’accepter les propositions faites et de considérer que la question du fichier est close. Comme toujours en politique, certains vont s’abriter derrière des motivations techniques pour refuser le fond qu’ils ne veulent pas aborder. Mais ça, c’est une responsabilité qu’ils devront prendre. On dit de notre côté que rien ne se passera s’il n’y a pas d’abord une volonté politique. Le reste, c’est des problèmes techniques.

    Ça veut dire qu’aujourd’hui, selon l’OIF, ce serait possible de tenir les délais constitutionnels et d’avoir un fichier électoral acceptable ?

    A un ou deux mois près, c’est possible de tenir le délai constitutionnel, pour l’élection présidentielle en tous les cas. Le fichier est suffisant pour qu’on puisse dire qu’il s’agirait d’une consultation fondée sur des principes démocratiques normaux, les choses étant ce qu’elles sont, dans la République démocratique du Congo.

    Est-ce que vous êtes inquiet par rapport à l’environnement politique ?

    Oui, nous sommes inquiets parce que, encore une fois, les problèmes techniques peuvent être résolus. On y apporte notre contribution. Mais si la volonté politique manque, alors on peut aller vers une situation qui deviendrait peut-être même dramatique. Et ça, il faut absolument l’éviter et on ne peut pas jouer au bord de la falaise à se pousser parce que, un jour, on fait un pas de trop. Je crois qu’il est temps maintenant pour tous les acteurs de la politique congolaise de sauter sur leur ombre et d’accepter de faire des concessions pour aboutir à un processus électoral qui désignera les nouvelles autorités.

    Donc pour vous, en aucun cas, ce ne serait possible d’envisager un prolongement du mandat présidentiel de plusieurs années, comme ça a été suggéré par certains membres de la majorité ?

    Lorsqu’on interroge les membres de la majorité, ils disent tous qu’il n’est pas question de modifier la Constitution. Par conséquent, la Constitution est claire, c’est deux mandats de cinq ans. On peut justement, par des moyens très pragmatiques et indirects, prolonger de fait le mandat présidentiel parce que, si les conditions techniques sont réunies, prolonger le mandat présidentiel par des prétextes techniques n’est pas respecter l’esprit de la Constitution. Il faut avancer. La crainte, c’est que peut-être certains éléments de la majorité, peut-être aussi d’ailleurs des éléments hors de la majorité, ne prennent prétexte de problèmes techniques transformés en problèmes de fond pour ne pas respecter la Constitution qui prévoit deux mandats de cinq ans.

  • Sous réserve du “respect absolu de la constitution et des institutions”, l’église catholique soutient le dialogue.

    Sous réserve du “respect absolu de la constitution et des institutions”, l’église catholique soutient le dialogue.

    Monseigneur Nicolas Djomo, président de la CENCO le 4/12/2011 à Kinshasa, lors d’un point de presse en rapport avec le déroulement des élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
    Monseigneur Nicolas Djomo, président de la CENCO le 4/12/2011 à Kinshasa, lors d’un point de presse en rapport avec le déroulement des élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

    -“Le dialogue est une voie royale et pacifique de sortie de crise. Il est un élément constructif de tout système démocratique”.

    Dans un communiqué publié le 12 novembre, l’évêque Nicolas Djomo (photo), President de la CENCO, conférence épiscopale nationale du Congo, aux délégués au dialogue, demande

    1- de s’engager à respecter la constitution et les institutions de la Republique

    2- qu’aucune transition ne soit organisée, car contraire à la constitution

    3- qu’aucune institution extraordinaire ne soit créée

    4- que les délais constitutionnels concernant l’organisation des scrutins soient respectés.

    Au cours des consultations, lors de sa rencontre avec le Président de la République, la CENCO rappelle avoir proposé un réaménagement dans l’ordre des élections, provinciales, des gouverneurs, sénatoriales, législatives et présidentielles en 2016, estimant que “dans ces conditions, les élections locales, municipales et urbaines pourraient se tenir en 2017”.

    La CENCO souhaite vivement que les conclusions du dialogue “soient consignées dans un accord politique électoral liant toutes les composantes représentées aux assises”.

    Top Congo

  • Katumbi dit avoir examiné la question de l’immunité de Kabila avec  Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe en Europe

    Katumbi dit avoir examiné la question de l’immunité de Kabila avec Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe en Europe

    Tshisekedi-Katumbi-Kamerhe* Ex-gouverneur du Katanga Katumbi en préparation de sa candidature à la présidence

    * L’ Opposition accuse Kabila de chercher à se cramponner au pouvoir

    * Katumbi exhorte Kabila à démissionner l’année prochaine

    Par Aaron Ross

    En République DEMOCRATIQUE du Congo , le président congolais Joseph Kabila devrait être accordé l’immunité de poursuites après qu’il quitte ses fonctions, a déclaré Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur populaire largement considéré comme le favori pour le remplacer.

    La déclaration faite par Katumbi est susceptible d’être considéré comme une tentative de convaincre Kabila de quitter ses fonctions lorsque son second et dernier mandat élu se termine l’année prochaine.

    Katumbi, qui a dirigé la province minière du Katanga, n’a pas précisé quelles accusations Kabila, qui a gouverné le premier producteur de cuivre de l’Afrique depuis près de 15 ans, pourrait faire face.

    Dans une interview à Reuters à son domicile dans la centrale  de l’exploitation minière de Lubumbashi, Katumbi a dit qu’il avait examiné la question de l’immunité de Kabila avec d’autrres compatriotes  de l’opposition: Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe lors d’une visite récente en Europe.

    «J’ai … discuté avec eux que nous aurions besoin de voir comment protéger l’ex-chef de l’Etat,” a-t-il dit mardi. “Par ce que, vous savez, je ne voudrais pas avoir un Congo où un président sera poursuivi après son mandat.”

    Les critiques accusent Kabila de chercher à défier une limite constitutionnelle et se maintenir au pouvoir, comme d’autres dirigeants africains ont fait.

    Katumbi a exhorté le président à démissionner en 2016 et permettre au géant de l’Afrique centrale à l’expérience de sa première transition pacifique du pouvoir. Cela ferait Kabila le «père de la démocratie congolaise”.

    «Si le président Kabila quittait le pouvoir dans le délai constitutionnel, il sera un président qui sera très apprécié par le peuple congolais», a déclaré Katumbi. “Et je crois qu’il peut revenir après cinq ans. La constitution permet un président à partir et revenir.”

    ALLIE DEVIENT ADVERSAIRE

    Les alliés de Kabila ont récemment suggéré de retarder l’élection présidentielle jusqu’à quatre ans dans le but de nettoyer les listes électorales et obtenir du financement.

    Kabila a refusé de commenter publiquement sur son avenir politique, mais un porte-parole a dit qu’il a l’intention de respecter la Constitution.

    Allie de longue date de  Kabila, Katumbi a quitté le parti au pouvoir et a démissionné comme le gouverneur du Katanga en Septembre sur ce les fait qu’il a dennonce des tentatives du gouvernement de violer la constitution et sa répression plus violente de l’opposition.

    Des groupes de défense des droits humains ont critiqué les alliés de Kabila et les forces de sécurité des violations des droits y compris des meurtres et des enlèvements d’opposants politiques.

    Environ 40 personnes ont été tuées en Janvier quand des violentes manifestations ont éclaté dans plusieurs villes contre un projet de révision du code électoral, que l’opposition dit était un prétexte pour retarder les élections.

    Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende se moque des commentaires de Katumbi sur l’immunité pour Kabila.

    “Personne n’a demandé (Kabila) à ce sujet et ce n’ est pas une priorité», a-t-il dit. “Le président n’a rien à se reprocher. Il vaudrait mieux que Katumbi s’ inquiéter son propre sort.”

    Katumbi était parmi les hauts fonctionnaires visés par la commission anti-corruption  mis en place par Kabila, dans une plainte pénale déposée auprès du procureur en Juin dernier pour fraude et  corruption, selon les rapports des médias français.

    Le gouvernement a également appuyé des accusations de blanchiment d’argent contre Katumbi en Belgique et en Grande-Bretagne en 2010. L’affaire, que l’ex-gouverneur revendique d’etre politiquement motivée, a ensuite été rejeté.

    (Reportage par Aaron Ross, édité par Joe Bavier et Catherine Evans)

    Agence Reuters