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  • Me Tshibangu après sa sortie de prison : « Aujourd’hui, le droit a vaincu l’arbitraire »

    Me Tshibangu après sa sortie de prison : « Aujourd’hui, le droit a vaincu l’arbitraire »

    me tshibanguLibéré le mardi 24 novembre 2015 vers 17h00, après avoir passé plus de sept semaines dans la Prison centrale de Makala, Me Tshibangu Kalala est vite sorti du bois pour donner sa part de vérité sur l’affaire qui a causé son incarcération.

     Aux chevaliers de la plume qui l’ont approché dans sa résidence de la concession Utexafrica, cet avocat congolais qui a ficelé un dossier judiciaire en béton devant permettre à son pays, la RDC, de gagner son procès contre l’Ouganda devant la Cour internationale de Justice, et de s’attendre au paiement des milliards de dollars de dommages et intérêts, n’est pas allé par le dos de la cuillère pour qualifier d’arbitraire, son arrestation intervenue le mardi 29 septembre 2015.

     Sa version contredit celle relatée par le ministre de la Justice, lors de son intervention à l’Assemblée nationale suite à la question orale du député national, Toussaint Alonga.

    Me Tshibangu s’est dit dupé par son client, le gouvernement congolais qui, selon lui, n’a pas rempli sa part de contrat dans le dossier judicaire RDC – Ouganda devant la Cour Internationale de Justice.

     DECLARATION DE ME TSHIBANGU KALALA

     1. L’opération  d’arrestation et de détention arbitraires pendant sept (7) semaines dont j’ai été victime depuis le mardi 29 septembre dernier a pris fin le mardi 24 novembre à 16h58 minutes. Dès le début, j’ai pris la décision de rester en prison, dans l’honneur et la dignité, et de refuser la liberté dans la honte et la lâcheté qui m’était proposée par le Ministre de la Justice.

     2. Au-delà de ma situation personnelle, ma résistance farouche contre les abus de pouvoir avait un sens plus global. Il faut faire respecter dans notre pays, par les autorités publiques:

     1°) l’indépendance et le prestige social de la profession d’avocat,

    2°) les droits de l’avocat et les obligations de son client, même si celui-ci est l’Etat congolais, 30) la devise de la République (Justice-Paix-Travail),

    4°) l’Etat de droit,

    5°) la Constitution et les lois de la République et ainsi que 6°) les droits de l’homme et les libertés fondamentales. Un Congolais qui a travaillé pour le pays doit être correctement rémunéré par le Gouvernement.

     3. Je profite de cette occasion, et de la situation injuste que je viens de traverser, pour dire à tous les Congolais que les fondateurs de la RDC à Berlin en 1885 ont agi au nom de Dieu- Tout-Puissant pour créer notre pays. Notre pays est donc un grand projet divin. Le peuple congolais est également, dans son -unité et sa diversité, un grand projet divin. Ainsi., tous les dirigeants politiques qui, profitant d’une parcelle du pouvoir politique qu’ils exercent, se permettent de ridiculiser la RDC et de violer la dignité et les droits des Congolais, de se servir eux-mêmes au lieu d servir la République et le peuple, d’avoir la jalousie et la haine comme méthode dé gestion des affaires publiques, travaillent clairement contre le projet divin que je viens d’indiquer. Dieu lui-même ne manquera pas de les aveugler et de les punir.

     4. Aujourd’hui, le droit a vaincu l’arbitraire, le bien l’a emporté sur le mal, la vérité triomphé sur les contre-vérités, la lumière de la justice et de l’honnêteté. a chassé les ténèbres de la jalousie; de la haine et de la méchanceté.

     5. J’ai refusé, pendant deux ans, de restituer au Gouvernement congolais les pièces du dossier judiciaire dans l’affaire qui oppose notre pays à l’Ouganda devant la Cour Internationale de Justice à a Haye aux Pays-Bas. Je l’ai fait en application – de l’article 77, alinéa 2 de la loi sur le barreau qui permet à un avocat de ne pas remettre à son client les pièces du dossier judiciaire obtenues par ses prestations jusqu’à ce que ce client paie se honoraires. Mais, des individus méchants et mal intentionnés ont même prétendu que j’avais déjà vendu ces pièces à l’Ouganda contre plusieurs millions de dollars. Et que c’est pour cette raison que je refuse de les remettre au Gouvernement pour sortir de la prison, Ils ont même parlé de haute trahison dans mon chef.

     6. Moi, je n’ai jamais été un pro-ougandais. Je viens donc de remettre ces pièces au Gouvernement de la République pour lui permettre d’assurer la défense des intérêts de notre peuple devant la Cour Internationale de Justice. Ces pièces portent le sang, les douteurs et les souffrances du peuple de Kisangani, de l’Ituri, de Beni, de Butembo et d’ailleurs. Elles portent également le sang de nos vaillants soldats des FARDC. J’ai conçu et fabriqué une grande partie de ces pièces. J’ai obtenu d’autres pièces par mes recherches personnelles. Je connais donc le code secret de toutes ces pièces. Je les avais donc bien conservées dans l’intérêt supérieur de notre pays.

    7. J’ose espérer que ceux qui vont utiliser ces documents devant la Cour Internationale de Justice sauront détecter le message profond qui se cache dans ces pièces en vue d’assurer une meilleure défense des intérêts de notre peuple. Je leur souhaite plein succès.

     8. Après quelques examens médicaux à l’étranger, je m’exprimerai plus longuement -devant la presse nationale pour éclairer davantage l’opinion publique sur cette triste affaire.

     9. Pour terminer, je tiens à présenter mes profonds remerciements aux personnes et organisations qui m’ont apporté leur soutien et leur solidarité pendant ma détention à la Prison centrale de Makala. Je peux citer, parmi tant d’autres, tous les avocats congolais dans leurs barreaux respectifs, le collectif d’avocats chargés de ma défense, tous les avocats belges, l’association ACAJ, le Bureau, conjoint des droits de l’homme de la MONUSCO, le CICR (qui a pris mon cas en charge), la Fondation Bill Clinton pour la Paix, la VSV, les députés Toussaint Alonga et Emery Okundji qui ont porté le débat sur ma situation l’Assemblée nationale, Maître Emery Mukendi Wafwana, qui m’a montré l’importance de l’amitié et de, la fraternité et mes amis du Rotary Club Kinshasa.

     10. Mes remerciements vont spécialement au Bâtonnier Edouard Mukendi Kalambayi, du Barreau de Kinshasa/ Gombe, et .à Maître Célestin Tunda ya Kasende qui n’ont épargné aucun effort, en tant que facilitateurs, en vue de trouver une solution juste et équitable du conflit qui m’opposait au Ministre de la Justice.

     11. Enfin, je remercie mon épouse, ma famille, mes parents et tous mes amis qui m’ont soutenu tout au long de ma détention à la Prison centrale de Makala.

     Je vous remercie

  • Forum des As : «Etienne Tshisekedi conduira la délégation de l’UDPS et alliés au dialogue»

    Forum des As : «Etienne Tshisekedi conduira la délégation de l’UDPS et alliés au dialogue»

    Etienne Tshisekedi, candidat  # 11
    Etienne Tshisekedi, candidat # 11

    -Revue de presse kinoise de lundi 23 novembre 2015.

    La presse kinoise s’intéresse ce lundi 23 novembre au dialogue politique prôné par le chef de l’Etat en juin dernier, à l’issue des consultations nationales.

    Forum des As annonce à la une : «Etienne Tshisekedi conduira la délégation de l’UDPS et alliés au dialogue.»

    Le « lider maximo » va boucler ses valises le jour même où sera convoqué le Dialogue pour venir conduire lui-même la délégation de l’UDPS et les forces de changement à ce forum, rapporte le quotidien qui cite Bruno Mavungu, le secrétaire général de l’UDPS. Bruno Mavungu l’a dit samedi 21 novembre, au meeting du parti où les militants étaient venus en masse l’écouter, relate Forum des As.

    Pendant près de 40 minutes, Bruno Mavungu a expliqué aux militants que seul le dialogue aidera le pays à résoudre la crise à laquelle il fait face. «Ceux qui refusent d’aller au dialogue n’ont pas de solution aux problèmes que connait le pays. L’UDPS va au dialogue pour rencontrer Kabila. Ce sera Kabila-Tshisekedi», poursuit le quotidien.

    Le quotidien note que Mavungu pense que la solution viendra de ce face-à-face avec Kabila, et non avec la Tripartite (Majorité-CENI-Opposition) comme le recommandent certains opposants.

    Le Phare, revient aussi sur le meeting de l’UDPS et écrit : «Mavungu muet sur l’ultimatum d’Etienne Tshisekedi.»
    Le président national de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) avait lancé, à partir de Bruxelles, un ultimatum au Secrétaire Général de l’ONU pour la convocation urgente du dialogue politique entre Congolais au plus tard le 30 novembre 2015, rappelle le journal qui note qu’Etienne Tshisekedi avait prévenu que si cela n’était pas fait après l’expiration de ce délai, son parti se désengagerait automatiquement de ce forum.

    Pour le journal, la «base» était chauffée à blanc à la suite des informations faisant état d’une rupture imminente de contacts entre l’UDPS et la Majorité présidentielle. Elle s’attendait à un message fort, annonciateur des actions à mener dans l’hypothèse de la non-convocation du Dialogue national avant le 30 novembre.

    Mais, poursuit le quotidien, la déception se lisait sur de nombreux visages car, tout au long de son adresse, Bruno Mavungu est resté muet sur le délai butoir du 30 novembre 2015. En dépit du fait que dans la foule, certains combattants scandaient «Etikali 9 jours !!!» (NDLR : il reste 9 jours), le Secrétaire général de l’UDPS s’est gardé de risquer le moindre commentaire sur le sujet.

    Son intervention s’est plutôt transformée en un violent réquisitoire contre les anti-dialogue, qui se recrutent, selon lui, aussi bien au sein du G7 et que de la Dynamique de l’Opposition. Mavungu a tiré à boulets rouges sur le président de l’UNC (Union pour la Nation Congolaise), Vital Kamerhe, qu’il a accusé d’instrumentaliser plusieurs médias pour diaboliser l’UDPS et la famille biologique de son président, Etienne Tshisekedi.

    Le Potentiel révèle que le dialogue pourrait se dérouler sous la facilitation internationale.

    Dans sa machette : «Dialogue, Kabila sollicite l’implication de l’Onu», le journal indique que le Président de la République a saisi le secrétaire général de l’ONU à travers son émissaire Raymond Tshibanda, afin d’obtenir l’implication de la communauté internationale dans la tenue du dialogue national.

    Facilitation ou médiation, peu importe la forme, écrit le journal qui croit savoir que le chef de l’Etat est «déterminé à ratisser large et voudrait montrer patte blanche dans un contexte où il est soupçonné de jouer son va-tout afin de rempiler à travers un glissement du processus électoral.»

    Pendant ce temps, L’Avenir revient sur la position des deux députés nationaux de l’opposition. Pour le journal, «Bitakwira et Mbikayi disent non à l’ingérence occidentale.»

    L’Avenir estime que ces deux élus nationaux ont en commun la fibre patriotique, le nationalisme, l’opposition citoyenne, la non-ingérence dans les affaires internes de la République Démocratique du Congo et la nécessité d’un dialogue franc.

    Ces anciens membres du Groupe parlementaire UNC et Alliés, tous démissionnaires en raison de la condescendance des chefs du parti et président du Groupe parlementaire, Justin Bitakwira à la tête de l’opposition citoyenne et Steve Mbikayi à la tête de la nouvelle classe politique et sociale, comptent signer une charte dans leur lutte politique.

    A en croire L’Avenir, les deux forces politiques de l’opposition pensent que la seule possibilité de sauver la RD Congo est le dialogue congolais, que toutes les forces y prennent part, à une seule condition : pas des mains extérieures, car soutiennent-ils, «55 ans aprèsl’indépendance c’est assez d’être manipulés par l’extérieur qui ne voit que ses propres intérêts».

    «Plus le temps passe, Azarias Ruberwa craint la dévaluation du Dialogue !», c’est ce qu’écrit La Prospérité à la une.

    C’est déjà maintenant qu’il faut convoquer le dialogue, demain sera tard, pense Azarias Ruberwa, cité par le quotidien.
    Le président du RCD estime que c’est très ahurissant de soutenir une idée et ne pas la concrétiser.

    «Si le dialogue n’est pas convoqué illico presto, l’idée même du dialogue va se dévaluer. Pourtant, plusieurs questions auraient pu être réglées», déplore Ruberwa, qui soutient que dans l’état actuel des choses, un troisième mandat poserait un problème sérieux au pays.Mais, la crainte du glissement ne peut pas justifier le refus d’aller au dialogue.

    Une chose est certaine, écrit La Prospérité : le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD) va participer au dialogue pour éviter qu’une crise majeure ne frappe le pays. Le contexte régional, caractérisé par la situation de crise dans laquelle le Président Pierre Nkurunziza a plongé son pays, le Burundi, doit faire réfléchir les acteurs politiques congolais, avertit le quotidien.

  • “Dialogue national” en RDC : Kabila a soumis à l’ONU quatre médiateurs étrangers

    “Dialogue national” en RDC : Kabila a soumis à l’ONU quatre médiateurs étrangers

    tshibanda-ban1-Le président congolais a proposé les noms de Kofi Annan, Eduardo Dos Santos, Moustapha Niasse et Saïd Djinnit pour assurer la médiation du “dialogue national”.

    Le président congolais Joseph Kabila a proposé à l’ONU les noms de quatre personnes susceptibles d’assurer une médiation internationale dans le “dialogue national” en vue “d’élections apaisées” qu’il souhaite lancer à près d’un an de la date butoir pour la présidentielle, a-t-on appris samedi de source gouvernementale.

    Selon cette source, le ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Raymond Tshibanda, a remis cette semaine à New York la lettre de M. Kabila au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

    M. Kabila propose les noms de l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, du président angolais Eduardo Dos Santos, du président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Moustapha Niasse, et de l’envoyé spécial de l’ONU pour les Grands Lacs, Saïd Djinnit, pour assurer la médiation du “dialogue national”, a-t-on ajouté de même source.

    La désignation d’un médiateur étranger est l’une des conditions posées par le parti historique d’opposition en RDC, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), pour participer au “dialogue national” proposé par M. Kabila.

    La majeure partie des autres composantes de l’opposition refuse ce dialogue, y voyant une manoeuvre du président Kabila, au pouvoir depuis 2001, pour contourner l’interdiction constitutionnelle qui lui est faite de se représenter en 2016.

    Depuis des mois, l’opposition accuse M. Kabila de chercher par tous les moyens à se maintenir en place au-delà du terme de son mandat, qui expire en décembre 2016.

    L’UDPS a annoncé le 13 novembre que son vieux chef, Étienne Tshisekedi, en convalescence à Bruxelles depuis août 2013, était prêt à rentrer au pays pour participer au “dialogue national” si celui-ci se tient “sous l’égide de la communauté internationale”.

    En septembre, la Cour constitutionnelle a invalidé le calendrier électoral qui prévoyait la tenue de la présidentielle fin novembre 2016.

    Le “dialogue national” voulu par M. Kabila vise à rassembler le plus largement possible autour d’une table ronde consacrée à l’organisation et au financement des élections à venir.

    L’ONU et la communauté internationale appellent depuis des mois les autorités de Kinshasa à tout mettre en oeuvre pour assurer la tenue d’une présidentielle “crédible” dans les délais prévus par la Constitution, c’est-à-dire avant la fin du mois de novembre 2016.

    AFP

  • Sport: la RDC se qualifie pour le dernier tour des éliminatoires

    Sport: la RDC se qualifie pour le dernier tour des éliminatoires

    leopards-Le Burundi a contraint dimanche 15 novembre la RDC au nul (2-2) en match retour du deuxième tour des éliminatoires de la Coupe du monde 2018. Les Congolais se qualifient pour le dernier tour de ces éliminatoires grâce à leur victoire obtenue à l’aller à Bujumbura (3-2).

    Agressifs et portés vers l’avant, les Congolais se procurent les premières occasions du match grâce notamment à Bolasie. L’attaquant de Crystal Palace est d’ailleurs à l’origine de l’ouverture du score de la RDC. Son centre est repris par Nkololo qui trompe le portier burundais et ouvre le score à la 17e minute de jeu.

    Après cette ouverture du score logique tant ils avaient dominé les premières minutes du match, les Congolais déjouent.

    Alors qu’ils étaient maîtres du jeu depuis le début de la partie, les Léopards laissent le ballon aux Burundais qui s’en emparent et tentent de revenir au score.

    Ils y arrivent à la 28e minute de jeu grâce à un but contre son camp de Mbokani qui renvoie malencontreusement dans ses propres buts un ballon tiré à partir du point de corner.

    Peu avant la mi-temps, Mubele Ndombe passe à deux doigts de redonner l’avantage à la RDC. Après avoir déposé un défenseur burundais sur le couloir gauche, il s’infiltre dans la surface de réparation et frappe. Le ballon rebondit sur la barre transversale.

    Les deux équipes rentrent aux vestiaires sur ce score d’un but partout qui assure aux Congolais une qualification pour le prochain tour des éliminatoires de la Coupe du monde 2018.

    La deuxième période est une histoire de penalties.

    Au penalty des Congolais converti par Bolasie à 77e minute, les Burundais ont répondu par un autre penalty transformé par Fiston Abdul Razakune une dizaine de minutes après.

    Sans être brillants, les Congolais se qualifient pour le dernier tour des éliminatoires de la Coupe du monde 2018 avec ce score de deux buts partout.

  • Dialogue: L’Eglise appelle au “respect absolu” de la Constitution

    Dialogue: L’Eglise appelle au “respect absolu” de la Constitution

    Mgr NicolasDjomo-L’Église catholique de la République démocratique du Congo a appelé la classe politique au “respect absolu” de la Constitution, alors que doit s’ouvrir un “dialogue national” voulu par le président Joseph Kabila en vue élections législatives et présidentielle prévues en 2016, selon un communiqué parvenu vendredi à l’AFP.

    Le “dialogue [national] devrait se dérouler dans le respect absolu du cadre constitutionnel et institutionnel en vigueur”, indique ce texte de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) daté de jeudi et signé par son président Mgr Nicolas Djomo.

    “Concevoir la démarche ou procéder autrement comporterait le danger, aux conséquences incalculables pour la nation, de rouvrir le débat sur la révision ou le changement de Constitution dans ses articles verrouillés ou, en tout cas, d’en envisager la perspective”, prévient la Cenco.

    “Aucune transition” ni “aucune institution extraordinaire” ne doivent être mises en place, car ce serait “contraire à la Constitution”, ajoute la Cenco.

    M. Kabila s’apprête à convoquer un “dialogue national” en vue d’”élections apaisées” qu’une grande partie de l’opposition dénonce comme une manœuvre du chef de l’État pour se maintenir au pouvoir. La tenue de ces assises est dans l’air depuis les “consultations” lancées en juin par le président Kabila en vue de leur éventuelle convocation.

    Lundi, le chef de l’État a reçu les ambassadeurs accrédités en RDC et leur a annoncé, sans donner de date, la tenue imminente de ces pourparlers “sur le calendrier électoral et le financement et la sécurisation des élections”.

    Depuis plusieurs jours, la télévision publique et le parti présidentiel vantent les bienfaits d’un tel conclave qui permettrait, selon eux, d’”aplanir les différends” et de conjurer la crise politique liée à l’organisation des élections à venir, en particulier celle de la présidentielle de 2016 à laquelle la Constitution interdit à M. Kabila de se représenter.

    La RDC traverse une crise politique depuis la réélection de M. Kabila à l’issue d’élections marquées par des fraudes massives en novembre 2011.

    Le climat politique est très tendu en RDC. L’opposition accuse le chef de l’État de chercher à contourner par tous les moyens l’interdiction constitutionnelle qui lui est faite de se représenter.

    AFP