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  • RDC:Les commissaires spéciaux nommés pour direger les 26 provinces

    RDC:Les commissaires spéciaux nommés pour direger les 26 provinces

    Nouvelle carte RDC-Le président de la République, Joseph Kabila Kabange, a nommé jeudi 29 octobre les commissaires spéciaux qui devront diriger les nouvelles provinces issues du démembrement. Chaque commissaire est secondé de deux adjoints. L’un chargé des questions politiques et l’autre des questions économiques.

    Ils sont notamment chargés de doter les nouvelles provinces « d’une administration, des services techniques et des infrastructures minimales pour pouvoir créer les balises nécessaires favorables à l’arrivée de nouveaux gouverneurs ».

    Les commissaires spéciaux nommés sont :

    1.    Bas-Uélé : Commissaire Spécial : Antony Yenga Atoloba. Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives  : Jean-Pierre Bakanda Esowa Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Joséphine Tshasibu

    2.    Equateur : Commissaire Spécial : Roger Muamba Mombenza. -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Dominique Bompaka. – Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Pierre Lianza

    3.    HautKatanga : Commissaire Spécial : Félicien Katanga Lokunda. -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Madame Ghislaine Panda. -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Ufwa  Kasongo Kibali

    4.    Haut-Lomami : Raymond Mande Mutombo – Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Ngandu Diemu – Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Nene Ilunga Nkulu

    5.    Haut- Uélé : Commissaire Spécial :  Bondo Mizo  -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Ismaël Rama Ngiama Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Geneviève

    6.    Ituri : Commissaire Spécial : Jefferson Abdallah -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Etienne Ulega -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Rita Tshieyi Kitoko

    7.    Kasaï : Commissaire Spécial : Marc Manyanga -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Hubert Mbingo Mvula. -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Rita Tsheyi

    8.    Kasaï-Central : Alex Kande -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Ambroise Kamukuni -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Justin Milonga Milonga

    9.    Kasaï-Oriental : Commissaire Spécial : Alphonse Ngoyi Kasanji -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Mme Antoinette Kapinga -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Jean-Pierre Mutanda Kabuya

    10. Kwango : Commissaire Spécial : Larousse Kabula Mavula -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Emery Kapuku Vita -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Mathilde Mujinga

    11. Kwilu : Balabala Kasongo -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Nicolas Bulukwango -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Marie-Madeleine Kamituku

    12. Lomami : Commissaire Spécial : Patrice Kamanda -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Thérèse Nzeba -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Gabrielle Kazadi

    13. Lualaba : Richard Muyej -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Didier Mudiata -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Fifi Masuka

    14. MaïNdombe: Gentily Ngobila Mbaka – Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Djo Antoine Masamba -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Brigitte Botete

    15. Mongala: Commissaire Spéciale : Marceline Mondjiba -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions juridiques, administratives et politiques : Jeannine Oto Makadi -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Michael Salumu

    16. Nord-Ubangi: Commissaire Spéciale : Mme Marie-Thérèse Gerengbo. -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Arthur Sedeya -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Bonaventure Debo

    17. Sud-Ubangi : Robert Koloba -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Mme Lucie Kalima -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Jacques Segbewi

    18. Sankuru : Commissaire Spécial : Betolde Kulumbu -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Pierre Lokadi  -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Mireille Wetshonga

    19. Tanganyika : Commissaire Spécial : Richard Ngoyi Kitangala. -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Mme  Ivonne Ngoyi -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Alibi Omari

    20. Tshopo : Commissaire Spécial : Jean Epele – Commissaire Spécial en charge des Questions juridiques, administratives et politiques : Dieudonné Mata – Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Lilie Lutwetwe

    21. Tshuapa : Commissaire Spécial : Cyprien Loboto -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Sébastien Impeto -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Marie- Josée  Mputa Mpunga

    Le directeur adjoint

    Le directeur adjoint du cabinet du ministre de l’Intérieur, Albert Paka, a déclaré le 17 octobre courant que les commissaires spéciaux ne formeront pas de gouvernementpour diriger ces provinces. Ils travailleront avec des cabinets restreints.

    Le gouvernement a décidé, depuis le 18 septembre dernier, de nommer les commissaires spéciaux et leurs adjoints pour administrer les provinces nouvellement créées.

    Cette option a été levée pour se conformer à l’arrêt de la Cour constitutionnellel’enjoignant de prendre des dispositions transitoires et exceptionnelles en vue de faire régner l’ordre public, la sécurité et assurer la régularité ainsi que la continuité des services publics dans les nouvelles provinces, la Ceni n’ayant pu organisé l’élection des gouverneurs de ces provinces.

    La République Démocratique du Congo est passée de onze à vingt-six provincesdepuis le mois de juillet dernier.

    Le processus d’installation de 26 nouvelles provinces est issu du compromis politique du Dialogue entre Congolais de Sun City, en Afrique du Sud.

    La constitution de 2006 prévoyait que les vingt-six provinces soient installées dans un délai de 36 mois après sa promulgation. Ce qui n’a pas été respecté. Le processus de démembrement actuel des provinces ne concerne pas le Nord, le Sud-Kivu, le Maniema, Kinshasa et le Bas-Congo.

  • RDC: l’appel de la société civile pour la reprise du dialogue politique

    RDC: l’appel de la société civile pour la reprise du dialogue politique

    kabila7-Pas de calendrier électoral ; absence de consensus sur la nature des élections à tenir en priorité, ou la manière de les organiser. En République démocratique du Congo, à un an de la présidentielle, des acteurs de la société civile tirent la sonnette d’alarme et lancent un manifeste « pour le salut de la nation par un dialogue citoyen ».

    Les signataires comptent aller voir l’ensemble des partis politiques du pays pour les faire adhérer à leur pacte républicain et relancer le dialogue. Selon les sept organisations qui ont rédigé cet appel, il faut que l’opposition et le pouvoir s’assoient autour d’une table et se mettent d’accord rapidement sur les élections, d’ici le délai constitutionnel de novembre 2016.

    Pourquoi ? « Le processus électoral est dans l’impasse aujourd’hui, répond Tshivis Thsivuadi, représentant de l’organisation Journaliste en danger et à l’initiative de ce manifeste. Nous n’avons pas de calendrier, il n’y a pas d’échéance électorale. La Céni est totalement paralysée ! Et donc, on ne sait pas de quoi demain sera fait, et tout le monde parle de glissement, tout le monde parle de délai constitutionnel. On oublie qu’il nous reste à peine 11 à 12 mois avant qu’on n’arrive à des échéances capitales.

    Et on n’a pas un calendrier, on n’a pas des échéances ! Nous constatons que lorsque Kabila appelle au dialogue, l’opposition dit : ‘Nous ne venons pas, parce que c’est un piège pour un glissement. ‘ Et lorsque l’opposition parle de son dialogue sous la médiation de la communauté internationale, le pouvoir en place refuse en disant que c’est un complot de l’opposition.

    Entre ces deux propositions, nous, la société civile, nous avons vocation à jouer un peu le rôle d’une force tampon pour essayer de rapprocher les vues, essayer de les aider à renouer le fil du dialogue. Tout le monde parle de l’alternance au pouvoir, et si nous voulons avoir cette alternance pacifique, je crois qu’il est temps, et plus que temps, qu’on puisse commencer à parler et redémarrer le processus. »

    RFI

  • Matata Ponyo : une gestion scandaleuse des finances publiques

    Matata Ponyo : une gestion scandaleuse des finances publiques

    Matata Ponyo
    Matata Ponyo

    -Faiblesses majeures de gestion du chef du gouvernement ont été relevées dans le rapport de la commission économico-financière de l’assemblée nationale sur l’exécution du premier trimestre du budget 2015. Matata ne va se tirer d’affaire.

    Le flou qui entoure sa gestion, heurte la conscience des députés. Dans le rapport, il est fait état de la persistance de la multiplicité des sous-comptes parallèles du trésor public. Pourtant, ordre avait été donné pour unifier les comptes du trésor. Les élus demandent des explications claires du premier ministre lui-même devant la chambre. D’ailleurs, la commission Ecofin en a fait une de ses principales recommandations à la conclusion de son rapport.

    ‘‘A l’assemblée nationale, la commission recommande d’inviter le premier ministre à venir s’expliquer sur la mauvaise exécution de la loi des finances 2015 au premier trimestre notamment sur les questions de politique générale’’, peut-on lire dans le rapport. Outre ce dérapage, il y a aussi l’existence des sérieux problèmes de fiabilité de prévisions budgétaires que le gouvernement soumet au parlement, mais l’exécution de ces dernières ne se réfère pas à la loi des finances publiques notamment dans l’existence des dépenses.

    Les membres de la commission économico-financière de la chambre basse du parlement reprochent au premier ministre le financement de certains projets publics en dehors de la procédure budgétaire par recours aux ressources dites extrabudgétaires. Déjà, les députés étaient scandalisés par l’exécution de 169 projets en dehors du budget 2014. Une tache d’huile que la cour des comptes avait mentionnée dans son rapport. ‘‘ C’est inadmissible que dans ce pays, le chef du gouvernement se permette de tels dérapages’’, a décrié le brillant économiste Jean Lucien Busa.

    La qualité de la dépense publique pose problème, peste la commission économico-financière. Son rapport auditionné vendredi par les députés, indique qu’il n’a pas été établi clairement des critères objectifs qui guident le gouvernement dans la hiérarchisation de l’exécution des dépenses. Malgré le retard écoulé pour la mise en œuvre progressive de la loi des finances publiques étalée sur sept ans, les membres de cette commission s’indignent de la lenteur de son application. C’est le cas par exemple de la migration du budget des moyens vers le budget programme reconnue comme processus très complexe mais qui n’a pas connu jusqu’à ce jour un début d’application. Drôle façon de gérer la république.

    Matata fait apparemment la sourde d’oreille, tempête un opposant. Rappelé plusieurs fois pour le recrutement, la formation et la mise en service de nouveaux comptables en vue de pallier la carence constatée lors de précédents contrôles, le surdoué technocrate n’y accorde aucune importance. L’assemblée le contraint à recadrer le tir au plus vite avant de subir la sanction promise par Aubin Minaku à l’ouverture de cette session de septembre.

    Ainsi, il est demandé au gouvernement ‘‘de mettre en place en toute urgence la chaine informatisée des recettes dans la perspective d’éradiquer le coulage des recettes publiques, d’accélérer l’exécution du plan stratégique de mise en œuvre la loi des finances publiques, d’exécuter de manière adéquate le budget lié à la rémunération du personnel et appliquer la sanction la plus sévère aux fonctionnaires qui s’évertuent à violer les procédures  d’exécution de loi des finances publiques’’.

    Dans le même chapitre, les membres de l’Ecofin exigent au chef du gouvernement de lever la mesure qui suspend le payement de la prime non permanente de lors que la loi des finances prévoit déjà des dépenses. D’autres sources des recettes sont possibles en dehors des taxes et impôts au lieu de se contenter de cette faible mobilisation des recettes, ont-ils assuré. Pour ce faire, ils ont conseillé au premier ministre d’explorer les nouvelles sources des recettes innovantes au regard  de ressources naturelles incommensurables que regorge notre pays.

    7SUR7.cd

  • Evariste Boshab instruit les services de sécurité de l’application des arrêtés :Fermeture de plus de 200 universites

    Evariste Boshab instruit les services de sécurité de l’application des arrêtés :Fermeture de plus de 200 universites

    Evariste Boshab
    Evariste Boshab

    -Evariste Boshab instruit les services de sécurité de l’application des arrêtés

    Hier jeudi, à la Vice-primature en charge de l’Intérieur, le Professeur Evariste Boshab a reçu dans une séance de travail, le ministre de l’Enseignement supérieur et Universitaire et le vice-ministre à la Justice et Garde des Sceaux. Théophile Mbemba Fundu est venu présenter l’état des établissements universitaires et Instituts supérieurs fermés, soit 200 au total. Accompagné de M. Mboso Kodia Mpwanga, le parton de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Théophile Mbemba sollicite d’Evariste Boshab son implication dans le respect des arrêtés qui ont été dernièrement publiés, à la suite de la fermeture de plus de 200 établissements universitaires et instituts supérieurs non viables.

    C’est ce qui traduit la présence à cette réunion des partons de la Direction générale des migrations (DGM), de la Police nationale  congolaise, de l’Agence nationale des renseignements (ANR), de l’administration et services de l’Etat.

    Dès l’entame de la réunion, le ton était élevé et la détermination d’Evariste Boshab qui a tapé du poing sur la table, question de mettre fin au règne des universités gargotes qui pullulent à travers la République Démocratique du Congo. Pour le parton de la territoriale, faire fonctionner les Universités et établissements qui ne remplissent aucune norme est un crime contre l’humanité car, c’est donner les diplômes aux gens qui n’en valent pas la peine, qui vont avoir de la prétention alors qu’en réalité les diplômes ne représentent pas ce qu’ils sont. « La Police, l’ANR, la DGM et toute notre administration ont  la responsabilité d’appliquer sans faille ces arrêtés qui vont être rendus publics », a-t-il dit.

    Ceci dit, dans son dernier arrêté, le ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire a répertorié plus de 200 établissements non viables qui doivent être fermés et séance tenante, le Vice Premier ministre a instruit le service de sécurité, l’administration centrale et la police nationale congolaise  d’enclencher l’opération de fermeture de ces universités.

    Au sortir de la réunion, le ministre de l’ESU précise en ces termes : « Nous ne pouvons pas continuer d’accepter que les compatriotes escroquent d’autres compatriotes ; des messieurs qui se permettent d’ouvrir des établissements bidons juste dans le but de se faire de l’argent, sans tenir compte de la qualité de la formation », a déploré Théophile Mbemba, satisfait des mesures prises par le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur.

    Evariste Boshab reçoit un diplôme d’honneur

    Bien avant de recevoir son collègue du Gouvernement à la suite de la fermeture de plus de 200 établissements et universités non viables, Evariste Boshab a reçu le diplôme d’honneur de l’Observatoire africain de la sanction positive. L’OASP a récompensé les efforts de cet homme d’Etat, scientifique en même temps qui est rompu à l’évolution de la science. Un diplôme qui s’ajoute à d’autres dans les tiroirs du Professeur Evariste Boshab.

    Toujours dans la même journée, le parton de la territoriale a accordé l’audience à la députée fédérale belge, d’origine congolaise. Mi Jeanne Miangalungana, qui a présenté ses civilités à Evariste Boshab  et a plaidé en faveur de la représentativité de la femme congolaise dans les institutions de la République et sur les listes électorales aux prochaines élections. La femme congolaise entend être présente dans les institutions de la République, pourvu qu’elle soit compétitive dans le respect de la parité conformément à l’article 30 de la Constitution.

     

    (Pius Romain Rolland)

  • Moïse Katumbi déballé: Est pris qui croyait prendre

    Moïse Katumbi déballé: Est pris qui croyait prendre

    moise*C’est par la plume de Me Muyambo que les masques de Moïse Katumbi sont tombés, mais il était peut-être trop tôt pour que l’ex-gouverneur de l’ex-Katanga fût perçu autrement qu’à travers ces masques qu’il s’était pressé de raccommoder. Muyambo aura donc bel et bien eu raison de ponctuer le chapelet de ses révélations par le refrain « l’histoire me donnera raison ». C’est le cas désormais

    * Il avait fallu la clémence du président Joseph Kabila pour que cet homme dont la situation de détresse « devenait de plus en plus difficile et insoutenable à l’étranger » revienne en RDC. On voit bien que sa richesse n’a rien de familial. Et Muyambo a mis en lumière la manière dont elle a été acquise

    Une entrée impromptue de l’Evêque de Kilwa-Kasenga

    Mgr Fulgence Muteba, Evêque de Kilwa-Kasenga, le patelin d’origine de la mère de Moïse Katumbi, est intervenu récemment sur les ondes de RFI soutenant que la fortune de l’ex-gouverneur du Katanga s’explique par le fait que sa famille était notoirement riche et que ce sujet ne devrait pas concerner les débats publics. C’est faux. Suffisamment d’éléments montrent que Moïse Katumbi s’est en réalité enrichi par des voies illégales et immorales, au détriment du peuple de l’ex-province du Katanga dont il avait la charge en tant que gouverneur, ce qui fait de la manière dont il s’est enrichi un sujet d’intérêt public, transparence dans la gestion des affaires publiques et devoir de rendre compte obligent, en dépit de cette gesticulation d’un prélat peu scrupuleux dont on dit qu’il a eu sa part dans cette entreprise de prédation.

    C’est par la plume de Me Muyambo que les masques de Moïse Katumbi sont tombés, mais il était peut-être trop tôt pour que l’ex-gouverneur de l’ex-Katanga fût perçu autrement qu’à travers ces masques qu’il s’était pressé de raccommoder. Muyambo aura donc bel et bien eu raison de ponctuer le chapelet de ses révélations par le refrain « l’histoire me donnera raison ». C’est le cas désormais.

    Les écrits de Muyambo révèlent un Moïse Katumbi félin, malhonnête, ingrat, affabulateur, menteur, tricheur et déloyal notamment à l’égard de son parti le PPRD, maître du chantage même à l’égard du Chef de l’Etat, prêt à tout pour sa propre gloriole. Il n’aime rien moins que d’être flatté et n’a qu’un credo : le business. C’est pour cela que plusieurs petits mâlins se plaisent à lui soutirer quelques sous en jouant son jeu.

    L’homme est, selon son bon ami Jean-Claude Muyambo, tellement despotique qu’il n’écoute aucun conseil et ne supporte aucune contradiction. Face à quiconque pense autrement que lui ou ose se présenter en concurrent économique ou en rival politique, il n’a que trois solutions : une correction par frappes corporelles (tel fut le cas avec son propre frère Aerts Kayumba), le bâillonnement ou la mise à mort à défaut de reniement.

    Il se sert de ses alliés comme du citron qu’il jette ensuite aussitôt pressé. Ainsi s’est-t-il servi de la base Sempya, Asbl regroupant les membres de la communauté Bemba, l’ethnie de sa mère, « comme un tremplin et ses membres comme des torchons finis », dixit Muyambo.« Reçu, logé et nourri » par ce dernier, à son retour d’exil, il n’a pas hésité à organiser une tentative d’assassinat contre lui en date du 15 juin 2010, ainsi que la destruction à la même date de sa résidence et des installations de sa chaîne Radio Télévision Lubumbashi Jua par une bande de drogués à sa dévotion. Inutile de préciser que celui qui clame être richissime de par sa famille n’a pas été capable de rembourser les 250.000 USD qu’a coûtés cette prise en charge par Me Muyambo. Ce fut finalement le gouverneur de l’époque, Aimé Ngoy Mukena qui, aux dires de l’avocat, dût promettre de payer à sa place. Sans réaliser la promesse.

    Gouverneur, il s’est pris pour la loi, donnant des injonctions aux juges et même, rendait lui-même le jugement à priori lorsque ses intérêts financiers étaient en jeu.

    L’homme n’observe aucune éthique en affaire

    Moïse Katumbi n’observe aucune éthique en affaires. Après avoir escroqué feu le président Laurent Désiré Kabila dans les affaires des magasins témoins et d’achat d’armes pour le compte du gouvernement, il récidiva aux dépens de feu le président Frédéric Ciluba. Affaire pour laquelle il a été longtemps recherché par la justice zambienne. Il usera encore de l’escroquerie lors de son retour en RDC, en demandant à un certain Paul Steel (sujet zambien) de louer pour lui un jet privé qui l’avait ramené de Johannesburg à Kinshasa et de Kinshasa à Lubumbashi. En contrepartie, Steel devait bénéficier d’un marché consistant à moudre les maïs de la Gecamines Développement pour une période de 3 mois, de manière à récupérer son argent en écoulant ses maïs à 15 USD le sac tout en réservant 15% de commission au profit de Katumbi. Le deal se soldera par un conflit lorsque Paul Steel découvrit qu’en fait Moïse Katumbi livrait le sac de 25kg à 30 USD à la Gecamines au lieu de 15 USD convenus.

    Il avait fallu la clémence du président Joseph Kabila pour que cet homme dont la situation de détresse « devenait de plus en plus difficile et insoutenable à l’étranger » revienne en RDC. On voit bien que sa richesse n’a rien de familial. Et Muyambo a mis en lumière la manière dont elle a été acquise.

    Lorsqu’il revint en RDC en 2003, Moïse Katumbi, ayant bénéficié d’un accueil chaleureux grâce notamment au subterfuge de faire croire que le jet loué à M. Steel lui appartenait, usa du trafic d’influence pour persuader les autorités de la Gecamines et autres opérateurs miniers que c’était le Chef de l’Etat qui l’avait envoyé pour implanter le PPRD au Katanga et que, pour ce faire, la Gecamines Développement devait lui donner ses minoteries pour moudre la farine afin de permettre au parti présidentiel d’avoir des subventions. Il obtint les minoteries, mais à son unique profit.

    Muyambo témoigne également que Moïse Katumbi a racketté des sujets libanais et grecs à Lubumbashi pour remplir ses poches. Il exigea ainsi au Libanais Fwade la somme de 4.000.000 USD en menaçant de démolir sa résidence avec l’aide des « cent pour cent » des fanatiques déguisés en supporters de Mazembe. Cet opérateur économique a dû quitter le pays pour s’installer en Afrique du Sud.

    Moïse Katumbi n’a rien ménagé pour extorquer des concessions d’autrui en usant de trafic d’influence, de chantages, d’intimidations, d’instigations des masses au pillage, etc. Ses victimes ont été, entre autres, Muamba Kabasele, propriétaire de la mine de Mbola. Ce dernier avait perdu dans le pillage organisé par Katumbi des biens d’une valeur de plus de 1.500.000 USD et 400.000 USD en espèces. Touché par l’ampleur de l’attaque, le déshérité a dû piquer une crise et a rendu l’âme. Dans la foulée, Katumbi avait sponsorisé une campagne médiatique pour déclarer que les minerais de la concession de Kiswishi appartenant à Georges Forest avaient des effets radio actifs afin d’exercer une pression sur ce dernier. Il déclara, selon Muyambo : « Forest doit me donner le contrat de sous-traitance et s’il ne le fait pas, je vais lui arracher tous les marchés de construction de routes de ma province ». Moïse a ainsi malmené les opérateurs miniers pour se faire de l’argent. Il n’a pas hésité à déposséder des paisibles citoyens pour obtenir de fortes commissions et d’autres avantages. Tel a été le cas sur le site Bwalya où plus de 200 maisons furent démolies afin de faciliter Rwashi Mining à obtenir une ligne de haute tension.

    Les intimidations au quotidien

    Usant d’intimidations envers les sociétés minières et les opérateurs économiques, Moïse Katumbi leur intima une injonction aux abords de la campagne électorale, selon laquelle « quiconque ne va pas contribuer pour les élections ne va plus travailler au Katanga ». Cette opération lui a rapporté la bagatelle somme de 50.000.000 USD dont il n’a dépensé que 1.500.000 USD dans le cadre de la campagne électorale du PPRD.

    Ses œuvres sociales sont en fait de la poudre aux yeux. Il n’a pas fait de routes à longue durée puisque c’est un business pour lui. Il avait exigé à la société chinoises CREC de lui payer 1.000.000 USD sur 1km de route à construire. Ladite société chinoise devait en outre diminuer le volume d’asphaltage et lui rétrocéder, en contrepartie, la moitié de la somme. Dans ses conditions, la société n’en pouvait plus et a dû quitter la RDC au profit de la Zambie.

    Sous Moïse Katumbi, les sociétés minières étaient sommées de contribuer à l’amélioration de la desserte en eau, électricité et autres infrastructures. Mais rien de vraiment convainquant n’a été observé sur le terrain. Rien que pour l’eau et l’électricité, la contribution des sociétés minières a été de l’ordre de 30.000.000 USD. Nul ne sait dire où est parti cet argent quand on voit la réalité vécue par la population katangaise dans ce domaine. C’est ça le vrai Moïse Katumbi.

     

    Liévin Mushinku (correspondance particulière)

  • SAGA AUTOUR D’UN FILM : MENDE CONFOND THIERRY MICHEL ET DENIS MUKWEGE

    SAGA AUTOUR D’UN FILM : MENDE CONFOND THIERRY MICHEL ET DENIS MUKWEGE

    MENDE MUKWEGE MICHEL-Tout est bien qui finit bien, pourrait-on dire. Le film intitulé « L’homme qui répare les femmes- la colère d’Hippocrate » peut, enfin, être diffusé en RDC. Dans un communiqué diffusé lundi 19 octobre 2015, le Ministre de la Communication et des Médias, et porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende, a annoncé la levée de la décision qui interdisait la projection du film sur le territoire congolais.

    Le Porte-parole du Gouvernement dit avoir considéré les efforts de la coréalisatrice du film, Colette Braeckman, pour “obtenir une traduction plus conforme aux témoignages”. Il ajoute que “la séquence du film ayant fait l’objet d’une traduction jugée non conforme aux propos tenus par les victimes peut être élagué sans en altérer la substance”.

    L’interdiction de diffusion de ce film avait suscité des réactions en sens divers, aussi bien de l’un des réalisateurs, Thierry Michel, que du personnage central, le Dr Denis Mukwege, et du Gouvernement belge. Tous criaient à l’obstruction de la liberté d’expression, prenant ainsi les devants de la motivation à la base de la décision du Gouvernement congolais.

    En fait, le Gouvernement s’était insurgé, d’une part, contre une mauvaise traduction en français de certains témoignages en swahili et en mashi qui en altérait le sens et, d’autre part, contre des propos dénigrants contre les forces armées congolaises. Mais, malgré ces observations et une proposition de trouver des traducteurs neutres qui proposeraient une version consensuelle des passages litigieux, Thierry Michel est sorti de ses gongs pour critiquer le Gouvernement congolais sur base d’une contre-expertise menée par ses propres soins et qui, selon lui, aurait jugé la traduction française conforme à la langue mashi parlée au Sud-Kivu.

     

    La gifle de Colette Braeckman retentit encore

    Malgré cette obstination, du reste caractéristique de Thierry Michel qui ne se prive jamais de provoquer des buzz à la sortie de chacun de ses films, sa co-réalisatrice, Colette Braeckman, s’était désolidarisé de lui pour dénoncer son agitation plutôt suspecte. Dans un de ses articles postés sur son blog, il faisait le récit suivant :

    « A la suite du refus de diffusion du film « l’homme qui répare les femmes » exprimé par le ministre de l’information congolais Lambert Mende, invoquant la réaction négative des forces armées, une voie de négociation demeurait ouverte. Elle avait été préparée par plusieurs amis congolais et surtout par Kathryn Brahy, déléguée de Wallonie Bruxelles International. Cette perspective demeurait cependant très hypothétique, étant donné que Thierry Michel, de sa propre initiative et sans consulter les autres personnes concernées, -dont les producteurs et la co auteur du film-, avait prévenu la presse de la « censure » dont « l’homme qui répare les femmes » avait fait l’objet. »

    Ici partait donc la cabale de Thierry Michel dont la suite des actes démontrait son instrumentalisation de la situation et de ses partenaires pour ses propres intérêts, et même pas de ces victimes des viols que lui et son personnage principal – Denis Mukwege – qui se faisait alors plus politique que médecin. Les deux lascars se sont déchaîné dans les médias alors qu’une voie de sortie restait encore à explorer. Et Colette Braeckman d’en donner le témoignage :

    « Malgré tout, il avait été convenu qu’à mon arrivée à Kinshasa, je prendrais contact avec le ministre de l’Information et que nous visionnerions ensemble les passages litigieux, à l’aide d’un traducteur local maîtrisant parfaitement le swahili et le mashi. Si une erreur de traduction avait dû être décelée, elle aurait pu être corrigée, ouvrant ainsi la voie à la levée du veto militaire. Cette solution à l’amiable aurait permis que nul ne perde la face et surtout que la population congolaise puisse prendre connaissance d’un film qui lui était destiné en premier lieu, bien avant les audiences diplomatiques et internationales.

    Elle n’a cependant pas été possible parce que le co-auteur du film, Thierry Michel, de sa propre initiative et sans concertation, prit les devants, prenant l’avis de traducteurs vivant en Belgique. Ces derniers conclurent au fait qu’aucune erreur n’avait été relevée et ce verdict, qui ne découlait pas d’une appréciation croisée, fut largement communiqué. »

    Pire encore, prenant les devants alors que la démarche de conciliation était encore entière, Thierry Michel, qui s’était manifestement juré d’attirer les phares de l’actualité sur lui et non sur les bénéficiaires du film dont il n’était que co-auteur, en est arrivé jusqu’à proférer des menaces de mort à peine voilée contre Lambert Mende. Colette Braeckman rapporte, en effet, ce qui suit :

    « (…) Alors que le rendez-vous était pris avec le Ministre de l’Information, M. Michel prit l‘initiative, encore une fois unilatérale, d’adresser à ce dernier un message qui fut jugé « menaçant » et rappelant les derniers jours du Maréchal Mobutu (septembre est l’anniversaire de la mort de ce dernier au Maroc). A mon arrivée au Ministère de l’Information, je découvris qu’un traducteur local swahiliphone avait déjà été convoqué la veille, en prévision de notre séance de visionnage. Mais surtout, il apparut que les ponts avaient été rompus entre le Ministre et Thierry Michel. Lambert Mende avait tenu le Chef de l’Etat informé de ses échanges avec le cinéaste et le Président avait tranché contre une diffusion du film au Congo. Plus rien n’était donc possible, la porte entr’ouverte avait claqué ».

    Et, en fin de compte, cette conclusion sans appel de Colette Braeckman :

    « Sans préjuger du résultat final de la démarche entreprise (un échec était parfaitement envisageable, les objections du pouvoir congolais étaient peut-être plus radicales qu’un problème de traduction) je ne peux m’empêcher de conclure que, une fois de plus, le réalisateur a communiqué sans concertation sur une question qui concernait plusieurs personnes ayant jusque-là respecté les règles de la collégialité. Qu’il a torpillé une négociation qu’il savait imminente et délicate, en faisant connaître les conclusions de ses propres traducteurs et en interpellant maladroitement le ministre de l’Information.

    Qu’il a, de facto, rendus vains sinon ridicules les efforts de plusieurs personnes qui s’étaient efforcées de trouver une solution à l’amiable, car elles pensaient que la priorité devait être donnée au droit de la population congolaise à voir ce film qui lui était destiné.

    Mais je conclus aussi que sur le plan médiatique international, le réalisateur, en plus de décrédibiliser le pouvoir congolais, a assuré la publicité de son film et renforcé sa propre position de victime de la censure… »

    Aujourd’hui que ce film peut, enfin être diffusé, Qu’est-ce que Denis Mukwege et Thierry Michel peuvent dire après leurs envolées médiatiques d’il y a quelques semaines ? On comprend, finalement, que la notoriété du Dr de Panzi lui monte à la tête. Se faisant de plus en plus vedette sur les malheurs de ses patientes, on le sent plus politiciens qu’acteur d’un plaidoyer humanitaire jouant une partition écrite là où les Congolais savent…

    Pascal Debré Mpoko

  • SERAIT-ON ENFIN AU SEUIL D’UN TOURNANT DECISIF ? Tshisekedi invite Kabila à convoquer le dialogue

    SERAIT-ON ENFIN AU SEUIL D’UN TOURNANT DECISIF ? Tshisekedi invite Kabila à convoquer le dialogue

    Tshisekedi-Coup de théâtre ? Coup de poker ? Véritable tournant ? Les trois sans doute. L’Udps d’Etienne Tshisekedi s’en remet … au Raïs Kabila pour la convocation du Dialogue. Qui l’eût cru ? N’empêche. Le lider Maximo sait créer l’événement. La sensation aussi. Avec l’initiative signée  » Ya Tshitshi « , la perspective du Dialogue ne s’est jamais autant précisée.

    Les informations qui viennent fraichement de Bruxelles où continue à résider le chef charismatique de l’Udps montrent que l’option d’un dialogue inclusif n’est pas du tout enterrée. Loin s’en faut. Au contraire elle vient d’amorcer son dernier virage pour le sprint final.

    C’est l’intelligence qui est faite de l’appel que l’Udps lancé expressément à Joseph Kabila,  » lui qui exerce les plus hautes charges de l’Etat  » de convoquer en mode d’urgence un dialogue politique. C’est André Kabanda, Président Udps-Benelux (Belgique-Hollande-Luxembourg  » qui a joint la presse hier pour expliquer cette position de l’Udps prise lors d’une réunion de la direction du parti présidée par le Président national sur place. 
    Y avaient pris part le secrétaire général Me Bruno Mavungu et son adjoint Bruno Tshibala venus en consultation à Bruxelles. C’est aussi après la rencontre entre Tshisekedi et l’Envoyé spécial de Barack Obama pour les Grands lacs Tom Perriello qui, selon Kabanda, a insisté sur la nécessité de la tenue d’une concertation nationale qui devra se pencher sur le processus électoral. 
    Après avoir suspendu sa participation au pré-dialogue de Venise en Italie et Ibiza en Espagne, l’Udps, qui n’a pas rompu le processus du dialogue relance la machine. Le parti demande au Président Kabila de convoquer en toute urgence ce dialogue politique. Pourquoi Kabila ? Parce que, répond le Président de l’Udps-Benelux, c’est celui qui exerce les plus hautes fonctions de l’Etat. C’est à lui qu’incombe cette charge. 
    Mais le dialogue que le chef de l’Etat va convoquer ne se tiendra que sous une médiation internationale. On sait qu’au départ, entre l’Udps et le pouvoir, la pomme de discorde était justement la médiation de ce forum. 

    LES DEUX CAMPS AVAIENT MIS DE L’EAU DANS LE VIN

    L’Udps ne jurait que par une médiation de la communauté internationale tandis que le camp présidentiel tranchait dans le vif en argumentant que 55 ans après l’indépendance, les Congolais n’avaient pas besoin de la Communauté internationale pour se parler. 
    On sait que lors des négociations du predialogue d’Italie et d’Espagne, les deux camps avaient chacun mis de l’eau dans leur vin et qu’un compromis avait enfin été trouvé. Lequel ? On ne l’a jamais su. Car dans l’entretemps, le Lider Maximo de l’Udps a, toutes affaires cessantes, mis un terme à ces concertations Pouvoir-Udps. 
    A en croire des sources crédibles, en réalité les ponts n’ont jamais été coupés et que les deux parties continuaient à négocier secrètement. Si ces informations sont confirmées, cela voudrait dire que plusieurs points de discorde qui étaient restées en suspens auraient été levés. Ce qui, dans cette optique, annonce de meilleurs auspices pour la tenue du dialogue inclusif. 
    Hormis le front anti-dialogue mené par le Mlc de Jean-Pierre Bemba Gombo et l’Unc de Vital Kamerhe, les autres acteurs politiques apprécient à sa juste valeur le dialogue inclusif. On ne voit pas, sans ce cadre, comment la RDC sortirait de l’impasse dans laquelle se trouve le processus électoral. La CENI est sans calendrier à ce jour. 
    C’est l’imbroglio total. Les élections qui étaient prévues en octobre n’auront pas lieu et sont renvoyées aux calendes grecques. Entretemps, l’horloge elle, est irréversiblement en marche. Les Congolais, qui n’ont plus de temps à perdre doivent se retrouver dans le plus bref délai et trouver un compromis sur toutes ces matières qui sont dans l’impasse. 

    L’APPEL DE TOM PERRIELLO, L’ENVOYE SPECIAL D’OBAMA

    C’est cela la mission du dialogue. On comprend dès lors le sens de l’appel de Tom Perriello pour que les Congolais se concertent et ne retiennent dans le processus que les élections prioritaires notamment celles qui ont un délai constitutionnel. Mais le dialogue n’aura de valeur devant les Congolais que s’il est inclusif. 
    Il revient donc au chef de l’Etat de convaincre le front antidialogue conduit par le Mlc et l’Unc. Eux exigent un dialogue sans Kabila. L’argument convaincant ne manque pas. Kabila, en tant que Président de la République est incontournable pour toute concertation politique même si certains estiment qu’il fait partie du problème. 
    Qu’a-t-on fait à la CNS ? A-t-on exclu le Président Mobutu Sese Seko ? Et les concertations du Palais du Peuple ? Et, plus près de nous au dialogue intercongolais de Sun-City, avait-on exclu le même Kabila ? Et plus particulièrement au Mlc qui à l’inverse de l’Udps et de l’Unc a pris part aux Concertations nationales de 2013 convoquées par le même Raïs ? 

     

    KANDOLO M.

  • RDC: bruits de bottes au Nord-Kivu?

    RDC: bruits de bottes au Nord-Kivu?

    monusco- renew-L’ONU affirme qu’une nouvelle rébellion serait entrain d’émerger dans le territoire de Rutshuru, à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). L’ARDC, dont on sait peu de chose, serait un groupe armé commandé par le colonel Honoré Bitamuheko.

    L’information est passée presque inaperçue. Le point presse de la Monusco, vendredi 16 octobre, a révélé l’apparition d’une nouvelle rébellion, l’Alliance des Résistants pour la Défense du Congo (ARDC). Selon l’officier changé de l’information de l’ONU, Tchagbele Bil, ce groupe armé serait installé dans le territoire de Rutshuru, non loin de Kiwanja, au Nord-Kivu. Dernière information communiqué par la Monusco, l’ARDC serait commandée par le colonel Honoré Bitamuheko. La mission des casques bleus en République démocratique du Congo déclare ne pas posséder d’autres informations sur cette nouvelle rébellion : effectifs, armement… la Monusco affirme que « les investigations sont en cours » .

    Grave crise politique

    Si les groupes armés sont encore légions dans la zone, la chute de la rébellion du M23, fin 2013, avait suscité l’espoir au Nord-Kivu, une province ballottée par des conflits à répétition depuis 20 ans. Mais l’espoir a été de courte durée, puisque les FDLR, les ADF-Nalu et de nombreux groupes Maï-Maï sévissent encore dans la région. Une trentaine de groupes armés sont encore répertoriés par les ONG présentes sur place. Mais l’apparition d’un groupe armé supplémentaire a une résonance particulière en RDC aujourd’hui. Car depuis plusieurs mois, le pays s’enfonce dans une grave crise politique. Le président Joseph Kabila est en effet accusé de vouloir s’accrocher au pouvoir au-delà du délai constitutionnel de 2016. Les manifestations contre un troisième mandat de Joseph Kabila ont été violemment réprimées en janvier 2015 et la répression s’est accrue sur les opposants politiques et la presse.

    Zone sensible

    Dans ce climat de forte tension politique, l’arrivée d’une nouvelle rébellion attise les inquiétudes à Kinshasa. Certains observateurs craignent que le pouvoir ne cherche à créer des troubles à l’Est du pays pour plonger le pays dans le chaos et prolonger ainsi le mandat du chef de l’Etat après 2016. La zone où l’ARDC a été signalée par la Monusco est une zone ultra-sensible : l’ancien fief des rébellions du CNDP et du  M23. Kiwanja se trouve en effet à un peu plus de 80 km de Goma, la capitale provinciale, qui était tombée aux mains des rebelles du M23 fin novembre 2012.

    M23 : « ce ne sont pas des nôtres »

    L’ARDC serait-elle une résurgence de l’ancienne rébellion du M23 ? On sait que les amnisties et les programmes de retour, de désarmement et de réintégration sont  toujours au point mort depuis la fin du M23 en 2013. Certains redoutent un retour de la rébellion soutenue par le Rwanda. Selon des informations que nous avons pu recueillir auprès d’un ancien membre du M23, l’ARDC se trouve bien dans une zone où l’ex-rébellion est encore très présente. Mais pour ce cadre militaire, « ce sont des villageois, ce ne sont pas des nôtres, on ne connait pas le colonel Bitamuheko… à moins que ce soit un pseudonyme ». Pour le moment, il apparaît difficile d’en savoir plus sur ce nouveau groupe armé et sur sa capacité de nuisance. La Monusco affirme faire « un effort pour collecter le maximum d’information dans les jours à venir ». Seule certitude : sur place au Nord-Kivu, l’ARDC a encore, pour le moment, peu fait parler d’elle.

    Christophe RIGAUD – Afrikarabia

  • Fermeture de 174 Universites en RDC

    Fermeture de 174 Universites en RDC

    logo_unikin1-Le ministre de l’enseignement supérieur et universitaire (ESU) Théophile Mbemba, a procédé le samedi 17 octobre à la fermeture de 174 établissements de l’enseignement universitaire à travers la RDC.
    Dans un arrêté ministériel portant interdiction de fonctionnement de ces établissements, le ministre de l’ESU fait également mention de la fermeture de 14 auditoires délocalisés.
    Selon le Ministre, ces établissements ne sont pas viables. La plupart d’entre eux sont des extensions des établissements de l’enseignement supérieur et universitaires installés à travers le pays.
    Sur la liste des etablissements interdits de fonctionner, l’on retrouve notamment celles:
     Lubumbashi:  ISES
    Nord Kivu: Université de la paix de la RDC
    Bandundu, 28 extensions, dont celle du Cepromad.
    Equateur, 10 extensions, dont celle de l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication (IFASIC).
    Kassaï-Oriental,  16 extensions interdits de fonctionner et
    Kasaï-occidental, 12 , y compris l’extension de l’Université Simon Kimbangu.
    Sud-Kivu, quarante extensions sont fermées
    Province Orientale, trente-sept extensions
    Katnaga, Cinq extensions sont fermées
    Les quatorze auditoires délocalisés, également fermés au terme d’un autre arrêté du ministre de l’ESU, fonctionnaient dans  les anciennes provinces du Katanga, Kasaï-Oriental, Province Orientale ainsi que le Sud-Kivu.