Tag: Sport

  • Le secret pour rendre les Français plus forts

    Le secret pour rendre les Français plus forts

    Cette potion magique version 2018 que le druide sort de sa marmite fortifiera les Français fatigués, à en croire le dessinateur Chappatte. Que peut-il y avoir de mieux qu’une victoire en finale de la Coupe du monde de football, comme celle contre la Croatie dimanche 15 juillet, pour remonter le moral des troupes ?

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  • Coupe du monde. “L’Afrique savoure cette victoire comme la sienne”

    Coupe du monde. “L’Afrique savoure cette victoire comme la sienne”

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    Composée de nombreux joueurs aux racines africaines, l’équipe de France était massivement soutenue par les supporters du continent, qui fêtent aujourd’hui le titre de champion du monde.

    “La sixième équipe d’Afrique gagne le Mondial.” C’est ainsi que le site d’information sénégalais Rewmi titre son éditorial post-finale de Coupe du monde, remportée par les Bleus. “Dans ce dernier carré de Coupe du monde 100 % européen, l’équipe de France fait le bonheur d’un autre continent.” En remportant sa deuxième Coupe du monde à Moscou sur le score de 4-2 contre la Croatie, la France porte avec elle sur le toit du monde une bonne partie du continent africain.

    Déçus par l’élimination rapide des équipes marocaine, sénégalaise, nigériane, égyptienne et tunisienne, les supporters ont rabattu leurs espoirs sur les Bleus, dont 14

    […]

    Sidy Yansané

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  • Vu du Royaume-Uni. Paul Pogba restera-t-il au sommet  ?

    Vu du Royaume-Uni. Paul Pogba restera-t-il au sommet  ?

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    Paul Pogba vient de conclure une Coupe du monde réussie de la meilleure des manières, avec un but en finale. Le milieu de terrain répond enfin aux attentes placées en lui, constate The Times, qui s’interroge sur la durée de cet état de grâce.

    “C’était le moment dont Pogba rêvait lorsqu’il a commencé à jouer au foot, jeune garçon, à Roissy-en-Brie, dans la banlieue de Paris”, relate The Times, cette 59e minute de la finale de la Coupe du monde 2018 : “Le ballon atterrit dans ses pieds à l’entrée de la surface de réparation, via Mbappé et Griezmann, Pogba envoie une frappe du droit. Le ballon est contré par Lovren et, lorsqu’il repart, Pogba frappe de nouveau – cette fois du gauche.”

    La suite, désormais, est connue de tous : “La balle vole devant Subasic, les filets tremblent, le public rugit, la France mène 3 à 1 et Pogba court pour aller célébrer son but. Déjà auteur d’une passe sublime pour Mbappé au début de l’action, le milieu de Manchester United marque aussi sa conclusion.

    Si le sportif est pétri de talent et qu’on “lui rappelle fréquemment qu’il appartient aux joueurs qui tutoient les sommets”, souligne The Times, il est aussi l’objet de critiques récurrentes au Royaume-Uni. “Son talent est sublime, mais sa solidité fluctue”, juge le quotidien britannique.

    The Times doit pourtant s’incliner devant le tournoi de Paul Pogba :

    Lors de cette Coupe du monde, Pogba a été excellent la majeure partie du temps – remarquable par moments, mais avant tout sensible et discipliné au côté de Kanté, au milieu.”

    Celui à qui l’on reprochait son extravagance et ses coupes de cheveux a réalisé un Mondial sobre, sérieux, discipliné et efficace. Le quotidien londonien de conclure : “Dans le football, il n’y a presque pas le temps de s’arrêter et d’admirer le travail réalisé : à un acte génial s’enchaîne toujours un autre, exactement comme Pogba l’a fait dimanche. Avec cette merveilleuse démonstration de l’étendue de ses compétences, Pogba a enfin atteint les sommets. Le défi est désormais d’y rester.”

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  • Coupe du monde. Pourquoi il faut dire merci aux Pussy Riot

    Coupe du monde. Pourquoi il faut dire merci aux Pussy Riot

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    La brève interruption de la finale France-Croatie, dimanche 15 juillet, par des membres du groupe contestataire russe aura été la seule “​prise de position marquante sur le régime russe pendant la Coupe du monde”, estime The New Yorker.

    “Contrairement aux JO de 2014, à Sotchi, au cours desquels les Pussy Riot ont aussi manifesté, la Coupe du monde n’a guère donné lieu à des critiques ou à des réflexions parmi les politiques ou les médias occidentaux”, constate The New Yorker. L’irruption sur la pelouse de quatre activistes en pleine finale France-Croatie n’en est que plus notable pour le prestigieux magazine américain.

    Survenue à la 52e minute de la rencontre, l’action a été revendiquée par les Pussy Riot. Des membres de ce groupe contestataire, que l’on qualifie communément de “féministe punk”, s’étaient rendus célèbres en 2012 en entonnant un retentissant “Vierge Marie délivre-nous de Poutine” devant l’autel de la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou.

    Une filiation poétique

    Dans ses déclarations diffusées dimanche 15 juillet sur les réseaux sociaux, le groupe affirme s’être inspiré pour son action à la Coupe du monde d’un personnage de “policier céleste” imaginé par le poète et artiste russe Dmitri Prigov, mort il y a tout juste onze ans. Par opposition à cette figure du “policier idéal, de l’autorité suprême, juste”, les Pussy Riot ont voulu mettre en lumière celle, bien réelle selon les activistes, du “policier terrestre” russe. Ainsi qu’on peut le lire, en anglais, sur le compte Twitter du groupe :

    Le policier céleste protégera un bébé dans son sommeil, tandis que le policier terrestre persécute les prisonniers politiques et emprisonne des gens pour avoir partagé et liké des posts sur les réseaux sociaux.”

    “La Coupe du monde nous a rappelé la possibilité d’un policier céleste dans la magnifique Russie de l’avenir, poursuit le communiqué, mais le policier terrestre, qui intervient dans le jeu tous les jours et ne respecte aucune règle, détruit notre monde.”

    Une “image de l’arbitraire”

    Comme le souligne Masha Gessen, la journaliste russo-américaine qui signe l’article du New Yorker, les membres des Pussy Riot sont ainsi devenus “les seules personnes à prendre nettement position en ce qui concerne le régime russe pendant la Coupe du monde”.

    Avant de conclure :

    Ils ont aussi créé, sur l’une des plus grandes scènes du monde, une image de l’arbitraire, celui-là même que 150 millions de Russes subissent au quotidien.”

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  • Non, le monde entier ne se réjouit pas de la victoire des Bleus

    Non, le monde entier ne se réjouit pas de la victoire des Bleus

    D’accord, d’accord, la France a gagné. Mais était-ce bien mérité ? N’est-ce pas un peu grâce à nous ? Et d’ailleurs, est-ce si important ? Dans de nombreux journaux étrangers, la victoire des Bleus fait grincer des dents.

    “La France a été la meilleure équipe, cela ne fait aucun doute”, admet du bout des lèvres The Irish Times. “Mais si vous n’êtes pas français, les émotions suscitées par cette finale sont davantage de l’ordre du peu mémorable que de l’inoubliable.”

    Pour le quotidien de Dublin, la sélection de Didier Deschamps inspire, “avec réticence”, “du respect plutôt que de l’admiration, de la stupéfaction et de la tendresse”. Et le journal irlandais d’enfoncer le clou, en usant d’une métaphore équestre : “On peut dire que si la France n’a pas eu vraiment à se dépasser pendant cette Coupe du monde, c’est parce qu’elle était tout simplement trop forte. Mais si la plus prestigieuse compétition footballistique peut être gagnée au petit galop, c’est qu’il y a peut-être un problème avec la course.”

    “Un penalty discutable a fait basculer la finale”

    De l’autre côté de la mer d’Irlande, l’emballement n’est pas non plus de mise. “L’arbitrage vidéo a détruit la finale”, se morfond The Scotsman. “Les Croates sont en droit de se demander comment la VAR, un système créé pour éliminer les erreurs d’arbitrage, a pu, en moins de dix-huit minutes, se tromper de la sorte. D’abord en validant un but entaché d’une probable position de hors-jeu, et ensuite en accordant un penalty extrêmement douteux.” Le journal d’Edimbourg, s’il salue une équipe solide dotée de fabuleux (jeunes) joueurs, assure dans la foulée que ces Bleus-là “ne seront certainement pas appréciés au-delà des frontières du pays”.
    Même analyse en Belgique : pour De Standaard, le quotidien de référence néerlandophone, la main d’Ivan Perisic dans la surface de réparation était “un cas limite”, et c’est ce “penalty discutable qui a fait basculer la finale”. “‘Volé’, c’est sans doute un peu fort, écrit le journal, mais en tout cas on ne peut pas dire que le titre de champion du monde de la France est vraiment mérité.”

    La France n’a clairement pas donné le meilleur d’elle-même, ajoute La Libre Belgique, qui a vu des Bleus “pas emballants, cyniques”, et glisse :

    Les plus caustiques diront que les Français n’ont jamais autant couru vers l’avant qu’au moment d’aller embrasser l’un des quatre buteurs de l’après-midi”.

    Plus généralement, la presse belge a surtout choisi de parler d’autre chose. Fait assez rare dans le pays, les quotidiens francophones et flamands consacrent leurs unes à un même sujet : l’accueil triomphal des Diables rouges sur la Grand-Place de Bruxelles, au lendemain de leur victoire en petite finale.

    “La très grande majorité des Italiens soutenait le camp adverse”

    C’est d’ailleurs aussi ce que fait le journal italien Tuttosport, qui titre, pour le sixième jour consécutif, sur le transfert de Cristiano Ronaldo à la Juventus de Turin.

    Bon joueur, le Corriere dello Sport salue les prouesses de Didier Deschamps, tout en précisant que le héros du jour est un sélectionneur à l’italienne”. “Nous pourrions le considérer comme l’un des nôtres, assure le journal sportif, si on garde à l’esprit les cinq saisons qu’il a passées au sein de la Juventus, en tant que joueur, et le passage de série B en série A [qu’il a accompagné en tant qu’entraîneur, lors de la saison 2006-2007]”.

    Pour La Gazzetta dello Sport, c’est carrément toute la victoire qui est “à l’italienne”, puisque c’est indubitablement la carrière transalpine de Didier Deschamps qui lui a permis d’acquérir “l’art italien de la défense et de la tactique”.

    Enfin, dans son éditorial, le directeur du Corriere dello Sport tâche de prendre acte.

    La France est donc championne du monde pour la deuxième fois en vingt ans. Le grand rêve d’un petit pays [la Croatie] ne s’est pas réalisé. Mauvaise pioche également pour une très large majorité des Italiens – dont votre serviteur –, qui, au cours de cette finale pauvre en tactique et déterminée par les circonstances, soutenait le camp adverse.”

    Mais “il faut tout de même admettre que le succès des Français est mérité”.

    Carole Lyon et Sasha Mitchell

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  • Mondial 2018. “La Croatie a perdu un match mais a conquis le monde”

    Mondial 2018. “La Croatie a perdu un match mais a conquis le monde”

    La fierté domine dans la presse croate après la finale de Coupe du monde perdue face aux Bleus (2-4), dimanche 15 juillet. La Croatie s’est réconciliée avec son football.

    L’heure n’est pas à la tristesse du côté de la presse croate ce lundi matin, malgré la défaite face aux Bleus en finale de Coupe du monde (2-4). “Ils ont perdu le match mais conquis le monde, vous nous avez rendus fiers”, titre ainsi le quotidien Jutarnji list.

    Pour Sportske novosti, le grand journal sportif croate, “le conte de fées prend fin, mais la Croatie finit vice-championne du monde ! Mbappé, Griezmann et Pogba, magnifiques et assistés par l’arbitre argentin Nestor Pitana, ont arrêté la Croatie dans l’antichambre du paradis.” Le regret est d’autant plus grand, analyse le quotidien sportif, que “la Croatie a eu une meilleure possession du ballon, a davantage frappé au but et a attaqué tout au long du match”.

    Une finale magnifique

    Les Ardents ont dominé les Français dans la finale la plus folle de l’histoire du ballon rond, mais hélas, ils ont perdu”, regrette pour sa part Slobodna Damlacija, alors que le site d’information Telegram s’exclame :

    Seconds, et alors ? On n’a jamais été aussi fiers ! C’était une finale pour l’histoire. Les Croates y sont pour quelque chose avec leur courage, leur confiance, et le jeu ouvert qu’ils ont pratiqué. Le trophée du meilleur joueur de la compétition, décerné à Luka Modric, prouve que les Croates ont fait une compétition sublime.”

    Confrontée à des scandales de corruption, l’équipe nationale a redoré le blason de la Croatie, estime Vecernji list. “Cette médaille d’argent a été gagnée malgré les conditions aberrantes qui règnent dans le football croate, souligne le quotidien de Zagreb : les subversions des hooligans, les scandales dans les stades, les tribunes vides, les affaires de corruption et les condamnations des responsables du football croate par la justice.”

    La sélection nationale croate, dont certains joueurs majeurs sont impliqués dans des affaires en cours de jugement, faisait face à un désamour croissant avant ce Mondial. “Toutefois, les joueurs ont surmonté toutes les difficultés et redonné l’espoir non seulement au sport, mais à la société tout entière”, pointe Vecernji list.

    “Modric et son équipe ont réussi ce que les dirigeants politiques n’ont jamais réussi à faire : ils nous ont fait rêver d’une meilleure Croatie”, conclut Telegram.

    Un match “pas digne de l’équipe de France”

    La presse croate, si elle salue le champion du monde français, ne se montre pas impressionnée pour autant. “Pragmatiques, les Français ont saisi l’occasion qui s’est présentée et ont brisé le rêve des Croates de devenir, au moins pour une journée, les meilleurs au monde”, souffle Novi List. Quant à Vecernji list, le quotidien constate que “la sélection française, dotée de joueurs au talent unique au monde, a fait un match qui n’a été digne ni de leur qualité, ni de leur renommée”.

    Pour une fois, la presse serbe ne tarit pas d’éloges sur l’équipe croate, en jugeant que le résultat de la finale ne reflète pas le rapport des forces sur le terrain. Le site d’information B95 estime que “la Croatie a été meilleure pendant une grande partie du match, mais les Français ont su saisir l’occasion offerte, et avec de la chance, ont emporté la plus grande finale de l’histoire de la Coupe du monde”. “La Croatie courageuse a succombé dans la bataille pour le titre”, commente le quotidien serbe Blic.

    Kika Curovic

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  • Vu de l’étranger. “Kylian Mbappé vient de conquérir le monde”

    Vu de l’étranger. “Kylian Mbappé vient de conquérir le monde”

    Champion du monde 2018, l’attaquant français de 19 ans s’est offert le luxe d’inscrire un but en finale. Ce Mondial l’a révélé aux yeux du monde entier, qui le regarde désormais avec envie et une énorme attente.

    “Lors de cette Coupe du monde, rien ne pouvait arrêter Kylian Mbappé. Il en est de même concernant les hyperboles sur son futur”, s’enthousiasme le Washington Post. Auteur de quatre buts dans le tournoi, dont un en finale contre la Croatie, l’enfant de Bondy, salué par la légende brésilienne Pelé, rencontre un triomphe total. “Si Kylian continue d’égaler mes records comme cela, je vais devoir dépoussiérer mes crampons”, a tweeté en personne le triple vainqueur de la Coupe du monde.

    Le fait d’être comparé au meilleur joueur du monde en dit long sur les accomplissements de Kylian Mbappé. Outre-Atlantique, le site sportif de référence, ESPN, s’enflamme lui aussi pour le prodige de 19 ans :

    L’attaquant du Paris Saint-Germain est l’héritier logique de Messi et Ronaldo, et la finale de la Coupe du monde 2018 laisse l’impression d’un passage de témoin.”

    “L’héritier du trône”

    Un verdict auquel aboutit aussi The Times depuis Londres : “Durant l’âge d’or du duopole Messi-Ronaldo – à deux, ils ont remporté les dix derniers ballons d’or – il était difficile de savoir qui serait le nouveau meilleur joueur de la planète. Mbappé, à peine adulte, est déjà prêt à hériter du trône.” Pour le quotidien péruvien El Comercio, cette finale de Coupe du monde n’a confirmé qu’une chose : “Kylian vient de conquérir le monde.”

    Les comparaisons avec d’autres génies du football sont nombreuses dans les médias étrangers mais, selon El Mundo Deportivo, “Mbappé n’est ni Pelé, ni Ronaldo, ni Henry, et il n’a pas besoin de l’être car il a décidé d’écrire sa propre histoire dans le monde du football”. Réaction semblable au Washington Post, qui intime aux commentateurs l’ordre de mettre fin au jeu des ressemblances : “Nous devons nous retenir de comparer le Français aux Brésiliens Pelé et Ronaldo. Nous devons le laisser faire sa propre vie.”

    The Guardian analyse ce qui rend l’ancien Monégasque si particulier aux yeux du monde :

    Que va-t-on faire de cet enfant ? Il est simplement irrésistible. Ce n’est pas uniquement un talent brillant, pur et intrépide. C’est aussi un joueur qu’on voit évoluer avec joie sur le terrain, un footballeur plein de charme, chaleureux, qui a l’air d’apprécier un moment merveilleux, alors qu’il joue avec ses amis au milieu d’une tension incroyable.”

    Outre ses qualités techniques, El País met en avant son état d’esprit, qui le rend si spécial : “Les commentaires en France recommandaient la patience, en raison de son jeune âge. Mbappé s’est rebellé contre cela. Il rejette le syndrome de Peter Pan, qu’il résume à la peur de devenir adulte.”

    Mbappé n’a pas le temps de rester adolescent, il le dit lui-même : “J’ai une histoire à écrire, ça n’est que le début.” Le monde entier a hâte de voir la suite.

    Nicolas Rocca

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  • Vu de l’étranger. “La France, désormais immortelle dans le monde du football”

    Vu de l’étranger. “La France, désormais immortelle dans le monde du football”

    Les Bleus sont devenus champions du monde, dimanche 15 juillet, en battant la Croatie 4-2 en finale. La presse étrangère salue cet exploit mérité, qui entre dans la légende du sport.

    “Peut-être que les dieux eux-mêmes étaient en colère. Ou peut-être ne voulaient-ils pas que cette extraordinaire Coupe du monde s’arrête.” Comme le souligne The Daily Telegraph, ce Mondial s’est fini sous un déluge, à la fois de pluie et de buts. Mais surtout sur une victoire des Bleus, venus à bout de la Croatie 4-2. “La France est championne du monde, et elle le mérite amplement car elle a aligné la meilleure et la plus réaliste des équipes de ce qui a sans doute été la plus belle des Coupes du monde de l’histoire”, assure le quotidien britannique.

    “La plus excitante des finales récentes s’est déroulée avec une bande-son de tonnerre”, poursuit la BBC, qui résume la partie :

    La Croatie et la France ont produit un spectacle fascinant, avec le plus grand nombre de buts marqués en finale depuis 1966, un envahissement du terrain [revendiqué par les Pussy Riot] et une intervention controversée de l’arbitre assistant vidéo, qui a eu un impact déterminant sur le résultat final.”

    Selon la Süddeutsche Zeitung, de l’autre côté du Rhin, “cette finale mouvementée était un concentré de cette Coupe du monde : un but contre son camp, de l’arbitrage vidéo et un jeu haché.” Mais, bien plus que ce match, c’est avant tout le vainqueur qui reflète le football actuel, pointe le quotidien allemand : “Seul le meilleur collectif pouvait remporter cette Coupe du monde, où l’individu isolé ne servait à rien. Ce concept avait été quelque peu oublié dans l’hystérie qui entoure le football moderne, avec ses Messi, Ronaldo et Neymar. Une Coupe du monde est une aventure comprenant sept étapes : le devoir passe avant le freestyle, la sécurité avant le spectacle. C’est la leçon que nous a donnée coach Deschamps, maître de l’état d’esprit français.”

    La performance française fait le tour du monde ce dimanche 15 juillet, jusqu’à Buenos Aires Clarín reconnaît “le triomphe du collectif sur les étoiles”. Malgré Lionel Messi, l’Argentine a réalisé un piètre tournoi et le quotidien constate là “une tendance née dans les grands championnats européens et qui est désormais couronnée en Russie : les génies ne suffisent plus.”

    Comme un air de 98

    Pour la presse étrangère, cette victoire française est avant tout celle d’un état d’esprit. “La France championne du monde et du pragmatisme”, titre ainsi El Mundo en Espagne. Selon le quotidien de Madrid, “cette compétitivité, avec laquelle l’esthétique passe au second plan, définit parfaitement la recette du succès de ce Mondial, le tournoi des coups de pied arrêtés et de l’arbitrage vidéo”. Le journal espagnol y retrouve des airs de France 98, une équipe “dirigée par le même homme, à l’époque sur le terrain, désormais sur le banc”.

    L’hommage rendu à Didier Deschamps est unanime à l’étranger, The Wall Street Journal reconnaissant que l’entraîneur des Bleus a réussi à unir “une équipe avec tellement de talents que même en atteignant la finale de la compétition, elle a été critiquée pour ne pas jouer avec son plein potentiel”. Et le quotidien américain d’ajouter : “Aucune équipe n’est venue à cette Coupe du monde avec un tel bouillonnement de génie.”

    Mais les médias étrangers n’oublient pas le finaliste malheureux, la Croatie, qui s’est battue malgré la fatigue évidente de ses joueurs après trois matchs remportés après prolongations. Ainsi, El Mundo estime que “Moscou a certes un vainqueur, mais cette finale ne méritait pas d’avoir un perdant”. Le quotidien espagnol juge que “la Croatie mérite une ovation similaire à ce qui attend la France sur les Champs Élysées, l’avenue qui résume l’ambition de tous les empereurs”.

    Pour La Nación, en Argentine, “la Croatie ne pouvait pas croire ce qui lui arrivait lors de cette finale : elle était meilleure, mais elle a perdu.” Aussi élogieuse, la BBC assure que “la Croatie rentre chez elle en tant que vaincue, mais son approche du match a gagné le cœur du public neutre”.

    Même sentence du côté d’El País :

    La France a vaincu, mais c’est la seule chose qu’elle a faite dans la grande finale. La gloire revient à la Croatie, qui a fait tout le contraire de son rival : jouer jusqu’à finir crevée, battue par l’infortune arbitrale et deux éclairs de Mbappé.”

    Mais comme le met en avant La Vanguardia, “la France a gagné cette deuxième étoile avec autorité et justice”. Le quotidien de Barcelone souligne le travail effectué par la Fédération française depuis des années pour aboutir à ce résultat : “Les choses se font bien à Clairefontaine depuis des années, et la jeunesse de ce nouveau champion du monde laisse présager une domination qui pourrait se prolonger quelque temps.” Ainsi, The Independent écrit qu’en battant “cette courageuse équipe de Croatie, la France est devenue immortelle dans le monde du football”.

    En Italie, le Corriere della Serra s’incline aussi devant cette victoire française, qui va bien au-delà d’un match de football : “Après avoir reconnu et célébré pendant des années les modèles espagnol et allemand, il est temps de dire que l’avant-garde du football mondial se situe en France. Et cela devrait sans doute durer bien longtemps, étant donné l’âge moyen de cette équipe de France, le niveau qu’elle a montré en Russie mais aussi ceux que le coach Deschamps a laissés à la maison pour cette compétition.”

    Corentin Pennarguear

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  • La France championne du monde !

    La France championne du monde !

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    Les Bleus ont battu la Croatie en finale de la Coupe du monde, dimanche 15 juillet. Ils ajoutent une deuxième étoile au maillot tricolore.

    C’était “David contre Goliath”, notait El Mundo avant le match. Au terme des 90 minutes de la finale, c’est bien Goliath qui l’a emporté, avec une victoire contre la Croatie.

    Avec des buts de Mandzukic contre son camp, Griezmann sur penalty, Pogba et Mbappé, la France a gagné 4-2. “Les buts sont venus vite et en nombre”, souligne The New York Times. C’est la première fois depuis 1966 que six buts sont marqués en finale, indique le quotidien américain. En 1958, le Brésil l’avait emporté 5-2 contre la Suède, avec un but de Pelé, 17 ans à l’époque. Kylian Mbappé a déjà 19 ans. La France est championne du monde.

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