Author: Don Kayembe

  • Equipe de France : revivez l’annonce de la liste de Didier Deschamps

    LES FAITS
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    L’attaquant français de Manchester United, Anthony Martial, a été convoqué jeudi pour affronter les Pays-Bas et l’Uruguay en novembre, après plus de sept mois d’absence chez les Bleus de Didier Deschamps, qui a livré une liste par ailleurs sans surprise.Liste des 23 joueurs convoqués en équipe de FranceGardiens : Hugo Lloris, Alphone Aréola, Steve MandandaDéfenseurs : Lucas Digne, Benjamin Mendy, Presnel Kimpembe, Mamadou Sakho, Djibril Sidibé, Raphaël Varane, Benjamin Pavard, Adil Rami, Raphaël VaraneMilieux : N’Golo Kanté, Blaise Matuidi, Tanguy Ndombele, Paul Pogba, Steven Nzonzi,Attaquants : Antoine Griezmann, Olivier Giroud, Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, Florian Thauvin, Anthony MartialLe calendrier des matches des Bleus :Vendredi 16 novembrePays-Bas – France à Rotterdam / Ligue des nationsMardi 20 novembreFrance – Uruguay au Stade de France / AmicalLe classement des Bleus en Ligue des nations, dans leur groupe 1 de la Ligue A :1. France (7 points) 2. Pays-Bas (3 points)3. Allemagne (1 point) 

    Merci à toutes et à tous de nous avoir suivi, on se retrouve ce week-end pour de nouvelles aventures à caractère sportif. Et le 16 novembre pour le match des Bleus face aux Pays-Bas.

    Ce qu’il faut retenir de la liste de Didier DeschampsL’attaquant français de Manchester United, Anthony Martial, a été convoqué pour affronter les Pays-Bas et l’Uruguay en novembre, après plus de sept mois d’absence chez les Bleus de Didier Deschamps, qui a livré une liste par ailleurs sans surprise. En défense, le sélectionneur a fait appel à son vice-capitaine Raphaël Varane, récemment touché aux adducteurs, mais pas à Lucas Hernandez (cuisse), pour les déplacements des champions du monde à Rotterdam le 16 novembre en Ligue des nations, puis la réception de l’Uruguay au Stade de France quatre jours plus tard en amical.L’attaquant lyonnais Nabil Fékir, forfait lors du dernier rassemblement des Bleus, fait son retour dans le groupe aux dépens du meneur marseillais Dimitri Payet qui l’avait remplacé pour les matchs disputés en octobre contre l’Islande et l’Allemagne. Didier Deschamps, privé de Samuel Umtiti en défense centrale, a de nouveau convoqué le joueur de Crystal Palace Mamadou Sakho (28 ans, 28 sélections), revenu en Bleu lors du dernier rassemblement après plus de deux ans d’absence.Le défenseur de l’Olympique de Marseille, Adil Rami, et celui de Stuttgart Benjamin Pavard, en difficulté avec leurs clubs respectifs, sont aussi dans la liste. L’équipe de France, en tête de son groupe de Ligue des nations, a besoin d’un match nul ou d’une victoire à Rotterdam le 16 novembre pour assurer son billet pour les phases finales du mois de juin. Elle accueillera dans la foulée l’Uruguay au Stade de France, le 20 novembre en amical.

    Didier Deschamps s’en est allé, nous allons faire de même après ce live assez court mains néanmoins intense.

    On a été champions du monde, on ne change pas une équipe qui gagne. Seul le chat noir a été sacrifié sur l’autel du prix des croquettes.  

    La question se pose également pour Kostas Mitroglou, très performant depuis le début de saison avec l’OM.  

    Dans ses propos, Deschamps laisse entendre que cette logique de groupe prévaut jusqu’à la fin de la Ligue des nations. Il y a encore du temps jusqu’à l’Euro et peut-être sera-t-il amené à renouveler son équipe un peu plus en profondeur la saison prochaine.  

    Non, vous avez raison. On ferme tout, je prends acte de cette erreur d’appréciation et me retire de la vie livesque.  

    A noter que l’attaquant lyonnais Nabil Fékir, forfait lors du dernier rassemblement des Bleus, fait son retour dans le groupe aux dépens du meneur marseillais Dimitri Payet qui l’avait remplacé pour les matches disputés en octobre contre l’Islande et l’Allemagne.

    Cette sélection est en effet étonnante. Peut-être dispose-t-il d’informations sur son état de santé laissant penser qu’il pourrait jouer l’un des deux matchs ? Ou peut-être a-t-il voulu s’éviter de convoquer un autre joueur pour ne pas mettre à mal sa “logique de groupe” ? 

    Clown. C’est en tout cas ce qui est écrit sur ma fiche de paie (ça reste entre nous, mes parents ne sont pas au courant).

    Lucas Hernandez s’est blessé cette semaine face à Dortmund.  

    Il entretient des relations compliquées avec Deschamps et avait fait savoir publiquement qu’il ne comprenait pas de ne pas être sélectionné avec les Bleus. Des sorties qui n’avaient pas été du goût du sélectionneur. 

    Je ne conviens de rien du tout, il ne fallait pas mettre un Marseillais aux manettes. Plus sérieusement (ça nous arrive), Rami connait effectivement un début de saison très compliqué. Mais, encore une fois, Didier Deschamps est dans une “logique de groupe”. Il renouvelle sa confiance aux 23 joueurs qui ont été sacrés champions du monde lors de cette première phase de la Ligue des nations. Peut-être sera-t-il amené à opérer des changements plus profonds une fois la qualification pour le “final four” acquise ?

    “La logique de groupe est toujours importante”, explique Deschamps. Elle l’est encore sur cette fin d’année 2018. 

    Pas de surprise en défense, en dépit de la présence de Varane, de retour de blessure.

    Et voilà, comme prévu Anthony Martial retrouve le groupe tricolore.

    Mesdames, messieurs, Didier Deschamps va bientôt prendre place dans l’auditorium. La tension est maximale.

    Il ne fallait pas mettre un Marseillais aux manettes de ce live.Mandanda, impérial depuis le début de saison, est éternel. Il ne fallait pas mettre un Marseillais aux manettes de ce live. 

    Nous avons entendu beaucoup de bonnes choses à propos de ce joueur. Très rapide, bon dribbleur. Mais peut-être encore un peu jeune pour s’imposer au haut niveau. A surveiller, donc.  

    Cela va faire sourire certains de mes éminents collègues (les mêmes qui se battent contre les Gifs), mais le Marseillais Bouna Sarr a été évoqué pour intégrer le groupe. A un poste – celui de latéral droit – en souffrance depuis quelques mois avec Benjamin Pavard et Djibril Sidibé qui ne montrent pas de gages de solidité depuis le début de saison.

    Bonjour Rudy. Dangereux, non. L’équipe de France possède suffisamment de talents offensifs pour faire la différence et l’a prouvé lors du Mondial. Mais il faut effectivement préparer l’avenir et se projeter sur l’Euro 2020 et, dans cette perspective, Alexandre Lacazette est évidemment un candidat de choix. Reste à savoir si Didier Deschamps pense pouvoir tenir jusqu’à cette date avec le seul Olivier Giroud comme avant-centre de formation.  

    Certains membres éminents du service sport regrettent l’usage intempestif de ces graphic Interchange format (plus connus sous le nom de Gifs). Je n’en fait pas partie.

    Mais il est toujours un peu chafouin, non ? 

    Il postule. Lacazette réalise un début de saison très convaincant avec Arsenal avec 5 buts inscrits en 11 matchs et une influence grandissante dans le jeu. Problème, il évolue comme avant-centre, et Deschamps a expliqué par le passé qu’il pouvait utiliser Olivier Giroud ou Kylian Mbappé en pointe et qu’il n’avait pas de raison d’empiler les joueurs à ce poste. Sa journée ne serait toutefois pas totalement gâchée en cas de non-sélection. Il vient de franchir le cap du million de suiveurs sur son compte Twitter. Ca se fête.

    Bonjour Torhuk. La convocation d’Anthony Martial ne serait pas une surprise à proprement parler étant donné que l’attaquant de Manchester United compte déjà 18 sélections à son actif et qu’il était encore dans le groupe tricolore il y a à peine plus de huit mois. Pour compenser les nombreuses absences en défense, la surprise pourrait venir de Clément Lenglet (FC Barcelone) ou d’Abdou Diallo (Dortmund), suivis de longue date par le staff des Bleus.

    Bonjour Lili. Il restera un match à disputer dans le groupe A entre l’Allemagne et les Pays-Bas, le 19 novembre. Un tournoi final (demi-finales, match pour la 3e place, finale) mettra aux prises les quatre vainqueurs des poules, du 5 au 9 juin 2019.

    Pour Didier Deschamps, ces deux matchs sont l’occasion d’opérer à des derniers tests avant de conclure cette année faste pour les Bleus. On ne l’a pas encore écrit, mais l’équipe de France a été sacrée championne du monde en Russie cet été.Fourbissez vos questions, on se retrouve à 13h30 pour discuter de la liste qui sera communiquée à 14 heures depuis le siège de la FFF.

    Si l’UEFA a jugé utile d’envoyer aux médias un « kit » entier destiné à leur expliquer sa Ligue des nations, c’est probablement parce que ni sa formule, ni sa légitimité ne sont évidentes, juge notre chroniqueur Jérôme Latta.

    L’équipe de France, en tête de son groupe de Ligue des nations, a besoin d’un match nul ou d’une victoire à Rotterdam le 16 novembre pour assurer son billet pour les phases finales du mois de juin. Vous n’avez toujours rien compris à cette nouvelle compétition lancée en septembre dernier. Petite lecture de rattrapage :

    Bonjour, hallo, buenos dias,Bienvenue sur notre site pour suivre en direct l’annonce de la liste de Didier Deschamps pour les matchs face aux Pays-Bas dans le cadre de la Ligue des nations (16 novembre à Rotterdam) et face à l’Uruguay en amical (20 novembre à Saint-Denis). Ces deux rencontres permettront sans doute de revoir l’attaquant Anthony Martial, en très grande forme avec son club de Manchester United, qui n’a plus été sélectionné depuis le mois de mars.  Le sélectionneur fait également face à de grosses incertitudes en défense, en raison des blessures de Samuel Umtiti, Raphaël Varane et Lucas Hernandez. Il y aura au minimum une place à saisir, que lorgnent trois jeunes défenseurs : Aymeric Laporte, Clément Lenglet et Abdou Diallo.

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  • [Reportage] RDC: l’errance des enfants congolais expulsés d’Angola

    [Reportage] RDC: l’errance des enfants congolais expulsés d’Angola


    Par
    RFI

    Publié le 08-11-2018
    Modifié le 08-11-2018 à 11:59

    Des centaines d’enfants mineurs isolés errent actuellement dans le Kasaï en RDC sans pouvoir retrouver leurs familles. C’est l’une des conséquences des expulsions forcées de Congolais menées depuis plus d’un mois par l’Angola. Elle témoigne de la brutalité et la pagaille qui président à cette opération lancée début octobre sans préavis par l’Angola. A Kamako, ces enfants ont le plus souvent trouvé refuge dans des églises, en attendant, peut-être de retrouver la trace de leurs parents. Reportage à la paroisse ACK, Assemblée chrétienne de Kamako.

    Ils sont cinq frères et sœurs, ils ont entre 4 et 12 ans, sont nés en Angola, ne connaissent personne au Congo et ont perdu la trace de leurs parents il y a presque un mois : « Les militaires sont venus chez nous. Ils ont arrêté papa et maman sous nos yeux. On est d’abord restés là dans la maison à pleurer et le soir, j’ai fermé la porte pour que nous dormions. Le lendemain, lorsque j’ai vu tous ces gens dehors en train de fuir vers le Congo, on les a suivis parce qu’on ne savait pas où aller ».

    Après des jours de marche sans manger, une fois dépassée la frontière, les cinq enfants ont croisé Georges Mponga, un pasteur violemment expulsé d’Angola lui aussi. Il les a pris sous son aile : « A mon retour, j’ai trouvé les enfants qui souffraient, qui ne connaissaient pas le tshiluba, le lingala, ni le français. Comme moi, je connais le portugais, je me suis intéressé à prendre même leur charge. C’est pour cela que je suis resté avec eux ».

    Quatre mètres sur quatre et un matelas posé sur le sol, c’est dans ce bureau de la paroisse de l’ACK, Assemblée chrétienne de Kamako, qu’ils ont trouvé refuge. Une église que dirige le pasteur Jean-Marcel Kasabubabo : « Voilà, les enfants dorment dans ces conditions avec nous ici. Ce sont les enfants que nous avons ici avec douleur. Ils souffrent. La  charge nous dépasse. Nous ne sommes pas assistés ni par les gens de la communauté internationale ni par le gouvernement. C’est avec nos petits moyens de l’église que les enfants vivent ».

    Dix-huit enfants isolés vivent actuellement dans cette église dans l’espoir que leurs parents viendront les y chercher.

    Il y a des enfants soit qui sont restés en Angola et les parents sont ici, soit dont les parents sont encore en Angola et qui ont été emportés par la foule de personnes qui commençait à voyager vers le Congo.

    Anna Praz, chef des opérations du CICR à Kamako

    08-11-2018
    – Par
    Florence Morice


    ■ Renouer le contact avec les familles

    Pour aider ces expulsés désemparés, le Comité international de la Croix-Rouge ( CICR) a installé au centre-ville de Kamako une cabine téléphonique. Chaque jour, une centaine de refoulés d’Angola s’y rendent pour appeler gratuitement leurs proches, tenter de les retrouver et le plus souvent leur demander de l’aide. Ils ont droit chacun à un appel de trois minutes pour sortir de l’impasse.

    André affiche une mine soulagée. Arrêté, tabassé, dépouillé, puis expulsé par l’armée angolaise, il erre depuis quinze jours sans rien à Kamako. Ce matin, il a au moins pu appeler un de ses oncles à l’aide : « Je lui ai demandé de m’envoyer de l’argent, pour pouvoir faire le trajet jusqu’à Kananga, où se trouve ma mère. Sans ça, je suis coincé ici ».

    André range précieusement sans sa poche le numéro de son oncle. Un an qu’il n’avait pas pu lui parler : « Leur numéro ne passait plus depuis la guerre dans le Kasaï. Mais ce matin, j’ai croisé un cousin ici qui m’a donné leur nouveau numéro. Je suis tellement soulagé. Je pensais que toute ma famille avait été exterminée pendant le conflit et que je n’avais plus personne ici. Ils sont à Tshikapa. Je vais tout faire pour les rejoindre ».

    A ses côtés, Kasonga vient de raccrocher avec sa nièce. Un appel à l’aide pour lui aussi. Mais il n’est pas optimiste : « Elle me dit qu’elle n’a pas les moyens de m’envoyer de l’argent. Elle aussi a une vie difficile. Elle ne travaille pas. Mais je n’ai personne d’autre à qui demander de quoi payer le trajet pour quitter ici. Je ne sais pas ce que je vais devenir ».

    Un peu en retrait, Jean Sy, lui cherche encore le numéro de sa famille. Noté sur un carnet qu’il a perdu dans la panique en quittant de force l’Angola où il vivait depuis douze ans.

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  • Kalidou Koulibaly: «Je suis super heureux»

    Impressionnant avec le club italien de Naples, Kalidou Koulibaly est peut-être le meilleur défenseur africain, actuellement. Pour RFI, le défenseur sénégalais de 27 ans revient sur son parcours et sur ses ambitions, aussi bien avec le Napoli qu’en  équipe nationale. Un entretien au micro de Valentina Clemente, réalisé avant la rencontre Naples-PSG.RFI : Kalidou Koulibaly, est-ce que vous pouvez nous décrire votre parcours du FC Metz en France, en 2004, jusqu’à Naples en Italie, en 2018 ?
    Kalidou Koulibaly : C’est un parcours atypique, on va dire. Parce que j’ai été formé à Metz, quand on jouait en deuxième division. Mais j’ai dû retourner à Saint Dié [sa ville natale, dans l’Est de la France, Ndlr] car, pour des raisons sportives, ils ne m’ont pas gardé. A 18 ans, je suis ensuite retourné à Metz. Et deux ans après, j’ai signé mon premier contrat professionnel. J’étais plutôt très content ! Après y a eu la descente en National (troisième division). C’était un peu difficile mais moi je voulais jouer en National pour remonter en 2e division avec le club. Mais, après, on a décidé d’un commun accord que je devais partir parce que le club avait besoin d’avoir des finances et que j’étais « un joueur qui pouvait leur rapporter de l’argent ».
    J’ai donc décidé d’aller en Belgique à Genk, où j’ai passé deux années superbes. J’ai joué la Ligue Europa. Pour moi, le but était surtout de mieux connaître le football étranger, de jouer la coupe d’Europe. Donc, j’ai fait deux années en Ligue Europa durant lesquelles ça s’est super bien passé. Puis j’ai signé à Napoli. Et aujourd’hui, ça fait quatre ans et demi que je suis en Italie. Je suis super heureux.
    Pouvez-vous nous expliquer en trois adjectifs qui est le joueur Koulibaly, aujourd’hui ?
    C’est dur de parler de soi-même… Je suis un joueur qui essaie de tout donner sur le terrain déjà, qui ne lâche jamais rien. Donc trois adjectifs, c’est un peu difficile… Je dirais déjà que « l’humilité », pour moi, c’est très important. Le « respect » ensuite, parce que je pense que sans respect on ne va nulle part. Et pour le dernier, on va dire… (Il hésite) Je ne sais pas… Je suis une personne qui ne lâche rien. Je suis toujours « obstiné » et j’essaie toujours de donner le meilleur de moi-même.
    Votre nom apparaît régulièrement sur les tablettes de plusieurs clubs, lors du marché des transferts, le « mercato ». Est-ce quelque chose qui vous pousse à travailler davantage, à être plus concentré ou, au contraire, qui peut vous déconcentrer ?
    Je travaille toujours pour m’améliorer. Je n’ai pas besoin du mercato ou d’autres choses pour vouloir m’améliorer. Depuis que je suis professionnel, chaque jour, j’essaie de devenir un joueur meilleur. Aujourd’hui, le fait que certaines équipes s’intéressent à moi est plaisant. Mais, pour le moment, je suis totalement concentré sur le Napoli. Je sais que ce sont des choses qui ne doivent pas me déconcentrer. D’autant que le football va très vite dans les deux sens. Aujourd’hui, on parle de moi positivement. Mais le plus important, c’est que je reste un joueur de qualité. J’essaie donc de montrer mes qualités pour le bien de l’équipe. Après, on verra ce qu’il se passera pour moi. On est très tôt dans la saison, je n’ai pas besoin d’y penser. Pour moi, le plus important c’est que le Napoli se qualifie pour le prochain tour de la Ligue des champions.

    Parlons de l’équipe du Sénégal, qui est d’ores et déjà qualifiée pour la Coupe d’Afrique des nations 2019. Les Sénégalais y sont très attendus. Pensez-vous que c’est enfin le bon moment pour gagner la CAN ?
    J’espère ! Depuis mon premier match avec le Sénégal, mon objectif était de jouer la Coupe du monde et on l’a fait lors du Mondial 2018. Après, j’espère obtenir une deuxième qualification pour la Coupe du monde.
    Mon deuxième objectif, c’est évidemment de gagner un trophée avec l’équipe du Sénégal. Le Sénégal est un grand d’Afrique. Mais, pour le moment, il n’a pas gagné de titres. C’est ce qui lui manque. J’espère écrire l’histoire aussi avec le Sénégal. Je sais que ça va être très difficile. Mais on a une équipe capable de gagner quelque chose. On a des joueurs de qualité qui savent ce qu’ils doivent faire. […] On a des joueurs de talents comme Sadio Mané, qui est notre adversaire avec Liverpool, en Ligue des champions. On a aussi Keita Baldé, Mbaye Niang… On a vraiment des joueurs de qualité. Donc, à nous de faire prendre la mayonnaise pour que tout cela fonctionne bien et essayer de gagner un titre.
    En Afrique, vous savez, les gens voient les choses de loin. Mais on sait que c’est très difficile de mettre tout en œuvre pour gagner un titre. On espère que l’année prochaine, ce sera la bonne.
    Vu que le calendrier sera très chargé jusqu’au mois de juin, comment allez-vous faire pour arriver frais à la CAN 2019 ?
    Oui, ça va être difficile. Comme l’année dernière, on a eu un calendrier chargé jusqu’à la Coupe du monde 2018, ça a été difficile d’avoir des vacances. Mais cette année, on va essayer de faire la même chose que l’année dernière. Je vais tout donner en club, essayer d’aller le plus loin possible et essayer de gagner un titre pour pas avec le Napoli. Ensuite on pensera à la CAN 2019.
    On sait que c’est quelque chose de très important, une compétition très suivie. Aujourd’hui, avec le staff médical, avec tout ce qui existe dans le football, on est capable de tenir sur le long terme. J’espère que je vais bien gérer la fatigue avec le staff du Napoli et celui du Sénégal afin d’être prêt pour la Coupe d’Afrique. Mais avant, je compte faire une grosse saison avec le Napoli.
    Le 8 janvier 2019 à Dakar, il y a la désignation du Joueur africain de l’année 2018. Vous voyez-vous parmi les trois finalistes qui seront présents aux Trophées de la CAF ?
    Je ne sais pas. Vous savez, les titres individuels sont souvent donnés aux attaquants, aux joueurs qui font rêver, aux joueurs qui marquent des buts. C’est difficile en étant défenseur. Pour moi, le plus important c’est que j’ai réussi à faire une bonne saison l’année dernière et que cette réussite me pousse à travailler encore, à faire une saison encore meilleure, cette année. Ce trophée, c’est quelque chose d’important. Mais ce que j’espère le plus, c’est être meilleur que l’année dernière. Ensuite, que le meilleur gagne.
    Propos recueillis par Valentina Clemente le 5 novembre 2018, avant la rencontre Naples-PSG,

    Un match impressionnant de Koulibaly face au PSG de Kylian Mbappé
    Le 6 novembre, face au Paris Saint-Germain, Kalidou Koulibaly a encore réussi un match de grande qualité. Le défenseur sénégalais âgé de 27 ans a été le meilleur Napolitain. Il s’est notamment illustré en réussissant un tacle alors que l’attaquant parisien Kylian Mbappé fonçait vers la cage de Naples. Au micro de Christophe Jousset, après le match nul 1-1, Koulibaly a déclaré : « Je n’ai pas de potion magique. J’ai fait ce que j’avais à faire. Chaque attaquant à sa clé et il faut trouver la bonne clé pour l’arrêter. Mbappé est un joueur qui va très très très vite. On l’a vu lors de la Coupe du monde, on l’a vu en Ligue 1. C’est un joueur qui marche sur l’eau et c’est très difficile d’anticiper ses mouvements. J’essaie de défendre comme j’aime. Ce soir ça a bien marché et je suis content. »

    Chronologie et chiffres clés

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  • Midterms : dans le Kansas, Sharice Davids devient la première Amérindienne élue au Congrès

    « Je sais que le moment est venu de prendre des mesures pour notre communauté et pour notre nation » : Sharice Davids donne le ton sur son site de campagne. Première Amérindienne à être élue au Congrès avec la candidate Deb Haaland au Nouveau-Mexique, cette démocrate a battu le républicain Kevin Yoder sur les terres conservatrices du Kansas. Membre d’une tribu du Wisconsin, les Ho-Chunk ou Winnebagos, Mme Davids a emporté la 3e circonscription avec 53,3 % des voix, soit plus de 164 000 électeurs. Le reste de l’Etat a voté républicain. Outre Deb Haaland et Sharice Davids, huit autres candidats amérindiens étaient en lice pour le Congrès cette année, un record. Lire aussi :   Midterms 2018 : Ocasio-Cortez, Sharice Davids, Rashida Tlaïb… les nouveaux visages du Congrès Se battre pour l’équité Cette avocate de 38 ans est aussi une homosexuelle assumée. Elevée par une mère célibataire ancienne militaire, elle est diplômée d’un institut de formation publique et a passé un an à Washington au sein de l’administration Obama, auprès du ministre des transports. Karaté, capoeira, taekwondo… Férue d’arts martiaux qu’elle a pratiqués à un niveau professionnel, Mme Davids promet de se battre pour l’équité. Elle est soutenue par la liste Emily, ou Emily’s List, un comité d’action politique fondé en 1984 par vingt-cinq femmes pour aider à l’élection de femmes progressistes et « prochoix ». Lire notre analyse :   « Midterms » : un nombre record de femmes siègeront au Congrès américain Qualifiant d’« extrémiste » son opposant, M. Yoder, selon le Kansas City Star, elle compte s’opposer aux tentatives de limiter l’accès aux soins de santé et aux exemptions fiscales accordées par le président Donald Trump. En chiffres : Midterms 2018 : Trump perd sa majorité, comme ce fut le cas pour presque tous ses prédécesseurs
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  • Californie : fusillade dans un bar d’une banlieue de Los Angeles, au moins 12 personnes tuées

    Un homme armé a ouvert le feu, mercredi soir 7 novembre, dans un bar-discothèque bondé de Thousand Oaks, dans le sud de la Californie, où se tenait une fête d’étudiants. Douze personnes, dont un policier, ont été tuées, a annoncé le shérif du comté de Ventura, Geoff Dean. Le policier, âgé de 29 ans, a été blessé par des tirs après être entré dans le bâtiment et est mort à l’hôpital jeudi matin. Le tireur présumé, identifié comme un ancien soldat de 28 ans, est mort à l’intérieur de l’établissement. Selon Geoff Dean, une dizaine de personnes ont été blessées. Les faits se sont déroulés au bar de music country le Borderline Bar and Grill, dans la localité de Thousand Oaks, banlieue résidentielle de Los Angeles. « Les pompiers et les premiers intervenants sont arrivés à l’endroit où une fusillade a été signalée » avec « plusieurs blessés », avait indiqué plus tôt le service incendie du comté dans un tweet. Des opérations de « sécurisation » du site étaient en cours. Sur Les Décodeurs :   en 2018, les Etats-Unis n’ont pas connu plus de 4 jours sans fusillade de masse Des centaines de personnes présentes Des centaines de personnes se trouvaient à l’intérieur du Borderline Bar and Grill à 23 h 20 (heure locale), selon le capitaine du comté de Ventura, Garo Kuredjian, qui a précisé que des coups de feu étaient encore tirés lorsque les policiers sont arrivés sur les lieux. A 3 heures, heure locale, le bilan comprenait, en outre, un nombre indéterminé de blessés, admis dans plusieurs hôpitaux de la région, a-t-il indiqué. Le shérif n’a pas pu préciser à ce stade si le tireur avait été abattu par les forces de l’ordre ou s’il avait retourné son arme contre lui. L’identité du tireur et ses motifs restaient également indéterminés mais plusieurs témoins qui se trouvaient dans le Borderline Bar and Grill ont décrit un « homme en manteau noir », « barbu » et tenant une arme de poing de gros calibre. La plupart des témoins cités par les médias américains, en majorité des étudiants des nombreuses universités de cette banlieue résidentielle de Los Angeles, décrivent des scènes de panique après les premiers coups de feu. « Tout le monde s’est jeté au sol très rapidement. Tout le monde voulait sortir le plus vite possible », a déclaré une jeune femme, qui s’est elle-même enfuie avec une amie par la fenêtre de la cuisine. Les Etats-Unis sont régulièrement le théâtre de fusillades visant des lieux publics, la dernière en date ayant fait onze morts dans une synagogue de Pittsburgh.
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  • Pédophilie : une commission inspirée par les exemples européens

    Depuis les années 1990 et la multiplication des grands scandales de pédophilie un peu partout dans le monde, les Eglises des pays concernés ont réagi en ordre dispersé, et presque systématiquement sous la contrainte. Les révélations sur les abus sexuels commis par des prêtres et la façon dont leur hiérarchie a détourné les yeux ont été faites, pour l’essentiel, à l’initiative des victimes ou de la presse. C’est le plus souvent à la demande et sous le contrôle des gouvernements que des commissions d’enquête ont été mises en place. Lire aussi :   Pédophilie : les évêques veulent associer les victimes à une commission d’enquête « indépendante » Les initiatives les plus anciennes reviennent à l’Irlande. En 2009, le rapport Murphy, commandé par le gouvernement irlandais, dépeignait trente ans d’exactions et d’omerta dans le diocèse de Dublin, où les plaintes des familles n’ont pas été prises au sérieux par les évêques successifs, alors même qu’au moins 46 prêtres avaient abusé plus de 400 enfants. La même année, le rapport du juge Ryan, fruit de neuf années d’enquêtes, concluait que, sur 35 000 enfants placés des institutions dépendant de l’Eglise, plus de 2 000 avaient subi des abus physiques ou sexuels, notamment de la part de prêtres. En 2017, en Australie, une commission d’enquête créée quatre ans plus tôt à l’initiative du gouvernement a répertorié 4 444 cas d’abus entre 1980 et 2015 et identifié 1 900 religieux incriminés. Aux Etats-Unis, c’est la justice qui a conduit l’essentiel des recherches, à commencer par l’enquête menée après les révélations du Boston Globe au début des années 2000. Le 14 août 2018, le procureur de Pennsylvanie détaillait les violences commises sur plus de 1 000 enfants et adolescents par au moins 300 prêtres dans six des huit diocèses de cet Etat pendant cinq ou six décennies. Aux Pays-Bas, c’est l’Eglise elle-même qui a pris les devants. En 2010, à la suite de plusieurs révélations dans la presse de cas d’abus sexuels, la Conférence épiscopale néerlandaise et la Conférence des instituts religieux néerlandais avaient annoncé vouloir une enquête « exhaustive, externe et indépendante ». Dans son rapport final, dévoilé dix-huit mois plus tard, elle estimait que « plusieurs dizaines de milliers de mineurs » avaient été abusés sexuellement au sein de l’Eglise catholique néerlandaise depuis 1945. Lire aussi :   Pédophilie dans l’Eglise : pourquoi la France ne réagit pas « Tournant » en Allemagne Le cas allemand semble être celui qui se rapproche le plus de l’initiative annoncée mercredi par les évêques français – la création prochaine d’une « commission indépendante ». Le 25 septembre, l’Eglise catholique allemande a rendu public un rapport de 350 pages portant sur la période 1946-2014. Pilotée par une équipe d’universitaires, elle avait été commandée en 2013 après une série de révélations sur d’anciennes affaires de pédophilie dans plusieurs établissements catholiques de renom. Elle avait démontré que, sur cette période, 1 670 membres de l’Eglise catholique avaient agressé sexuellement 3 677 mineurs, en majorité des garçons de moins de 13 ans, ce qui signifie qu’au moins 4,4 % de l’ensemble des religieux ont abusé d’enfants. Une évaluation plancher, reconnaissent les auteurs. Une victime sur six aurait été violée. L’étude met également en évidence l’impunité dont ont bénéficié les agresseurs. Sur les 1 670 religieux mis en cause, seulement 566, soit un tiers environ, ont été poursuivis canoniquement. Parmi eux, à peine une quarantaine ont été exclus de l’Eglise. La justice pénale, elle, n’a été saisie que dans une centaine de cas. Après la publication de l’étude, l’Eglise a évoqué un « tournant » et fait part de sa « honte ». Plusieurs plaintes ont été déposées auprès des différents procureurs généraux du pays afin que la justice déclenche des enquêtes dans chacun des vingt-sept diocèses allemands. Selon le Spiegel, cinq diocèses étaient visés, fin octobre, par des enquêtes judiciaires. L’enquête allemande n’a toutefois pas échappé aux critiques des associations de victimes : selon elles, ses auteurs n’ont pas eu accès aux archives, mais seulement aux informations fournies par les diocèses ; l’étude n’entre dans « aucun détail concernant la situation de tel ou tel diocèse ou le rôle de tel ou tel prélat » ; enfin, elle ne concerne « que l’Eglise stricto sensu », laissant donc de côté les institutions éducatives qui lui sont liées. Les mêmes questions se poseront en France quant au périmètre d’action et aux moyens dévolus à la future commission d’enquête. En Belgique, les conclusions d’une commission d’enquête instaurée par l’Eglise pour entendre les victimes sont attendues en 2019. Ses travaux, débutés en 2009, furent très encadrés, voire entravés, y compris par le ministre de la justice de l’époque, ce qui entraîna la démission de sa présidente, une magistrate. Son successeur, le pédopsychiatre Peter Adriaenssens, a vu sa tâche facilitée par des révélations sur l’un des prélats les plus en vue du pays, Roger Vangheluwe, l’évêque de Bruges. En septembre 2010, M. Adriaenssens avait fait publier l’intégralité des témoignages recueillis. Lire aussi :   Pédophilie : l’Eglise rongée par le scandale
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  • Cinéma : « Crazy mania » aux Etats-Unis

    Salles louées d’avance, couvertures des magazines : dès sa sortie, mi-août, Crazy Rich Asians a pris la dimension d’un phénomène de société aux Etats-Unis. Pour la communauté asiatique, le film a représenté l’équivalent de ce qu’avait été, six mois plus tôt, le Black Panther, de Ryan Coogler, pour les Afro-américains : une source de fierté, la reconnaissance d’une place à part entière dans le monde culturel mainstream, avec une distribution entièrement « ethnique ». Depuis la sortie, le film a engrangé 234 millions de dollars de recettes (205 millions d’euros). On est loin du record de Black Panther –1,4 milliard de dollars dans le monde, dont 700 millions aux Etats-Unis, ce qui en fait le neuvième succès de tous les temps. Mais la « Crazy mania » a incité Hollywood à reconsidérer le dogme selon lequel seules les stars « blanches »  sont susceptibles d’attirer les producteurs et le public (au point de faire jouer des acteurs blancs dans des rôles de minorités, comme Scarlett Johansson en 2017, dans Ghost in the Shell, basé sur un manga japonais). Universalité du scénario Premier grand film dirigé par un metteur en scène asiatique – le sino-américain Jon M. Chu – depuis vingt-cinq ans, Crazy Rich Asians a enthousiasmé la diaspora, avec son côté agile, branché, son décor singapourien extravagant et ses personnages qui passent sans transition du mandarin à l’anglais ou au cantonais, à l’image de nombre « d’ABC » new-yorkais (« Americans Born Chinese », dans le jargon des millenials). La communauté asiatique (6 % de la population des Etats-Unis avec une augmentation de 70 % en dix ans) y a vu un signe supplémentaire de son affirmation politique et culturelle, dans un pays où elle a longtemps préféré ne pas s’afficher. Et, pour une fois, elle apparaît dans une représentation qui n’emprunte pas au kung fu ou au cliché de « nerds » (premier de la classe) attaché aux…
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  • Art contemporain : plus de 130 artistes africains à Paris pour la foire AKAA

    Art contemporain : plus de 130 artistes africains à Paris pour la foire AKAA

    Du 8 au 11 novembre, la foire d’art africain contemporain AKAA (Also Known As Africa) se tient au Carreau du Temple, à Paris. Avec une certaine audace, sa fondatrice Victoria Mann a osé quelques chocs tectoniques.

    Confronter les points de vue, décentrer les regards, questionner les images : pour peu que l’on s’attache à aller au-delà de sa seule dimension commerciale, la troisième édition de la foire d’Art contemporain AKAA (Also Known As Africa, dont Jeune Afrique est partenaire) offre un précipité stimulant des interrogations qui traversent le monde de l’art contemporain dit « africain ».

    Entre certaines œuvres, un distance vaste comme l’océan Atlantique

    DR / Ernest-Dükü / Carol Beckwith et Angela Fisher

    L’art n’est pas une image à consommer, le contenu doit faire sens, interpeller, offrir autre chose qu’un simple cliché

    Peuvent ainsi se retrouver face à face, par le hasard de l’organisation des stands, des artistes dont les démarches radicalement différentes ne racontent pas du tout les mêmes histoires. Ainsi, la galerie Art First présente-t-elle les photographies des Américaines Carol Beckwith et Angela Fisher face à aux œuvres de l’Ivoirien Ernest Dükü, présenté par la galerie LouiSimone Guirandou.

    Entre les deux, c’est plus que l’océan Atlantique… Certes, le travail des photographes américaines est remarquable, mais de quoi s’agit-il, sinon d’un regard occidental porté sur les traditions africaines, un regard esthétisant propre à séduire les lecteurs de National Geographic ? Tout proche, le travail d’Ernest Dükü n’a rien à voir : des œuvres colorées, chargées de symboles et de références religieuses, où des corps en forme de graine de palme se parent de signes chrétiens, musulmans, créant un langage complexe, mystérieux, presque mystique.

    Le raccourci entre les deux démarches peu troubler, voire choquer ; on peut aussi le trouver stimulant. « J’ai l’impression qu’il y a un désir de dépassement, une volonté d’aller au-delà de l’histoire tout en restant dans un ancrage territorial », explique Dükü en choisissant ses mots avec application. « L’art n’est pas une image à consommer, le contenu doit faire sens, interpeller, offrir autre chose qu’un simple cliché. »

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  • Livres en bref

    Récit. Adieu à la jeunesse Rue de Beaune, de Michel Braudeau, Stock, 146 p., 16,50 €. D’une rive de la Seine l’autre, d’une décennie l’autre. Après les années 1970 retracées dans Place des Vosges (Seuil, 2017), Michel Braudeau se souvient des eighties passées Rue de Beaune, dans un appartement acheté dans l’espoir fou qu’il facilite une idylle avec l’actrice Nastassja Kinski. Les noms de stars du cinéma ou de la littérature de l’époque (que Michel Braudeau rencontre pour L’Express, où il travaille, avant de rejoindre le Monde) défilent, comme les femmes dans la vie d’un auteur qui n’aspire qu’à écrire, faire l’amour et voyager. Enlevé, mélancolique, Rue de Beaune est à la fois le récit d’une époque et une réflexion sur le temps, « cette matière sans épaisseur, (…) cet espace sans étendue, (…) cette durée qui ne passe pas et revient parfois sur elle-même ». Cet adieu à la jeunesse s’achève en 1989. Braudeau (qui a déménagé mais reste sur la rive gauche) a été nommé feuilletoniste du « Monde des livres » – il le restera jusqu’en 1994. R. L. Essai. La technique de l’ombre Le Modernisme réactionnaire (Reactionary Modernism), de Jeffrey Herf, traduit de l’anglais et de l’allemand par Frédéric Joly, L’Echappée, « Versus », 432 p., 22 €. Dans ce classique de l’histoire des idées, publié en 1984, mais traduit seulement aujourd’hui en français, l’historien américain Jeffrey Herf, professeur émérite à l’université du Maryland, s’attache à résoudre une équation toujours pantelante dans la modernité : la cohabitation paradoxale de la technique et d’un rejet radical des Lumières. Celle-ci s’est formée dans le creuset d’une constellation intellectuelle allemande, dont émergent les noms de l’économiste Werner Sombart, du philosophe Oswald Spengler et de l’écrivain Ernst Jünger, mais aussi plus tard dans le « romantisme…
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  • Chantage à la « sextape » de Valbuena : la justice valide l’enquête contestée par la défense

    C’est un revers pour Karim Benzema, mis en examen pour chantage dans l’affaire de la « sextape » de Mathieu Valbuena. Près de trois ans après les premières révélations, la justice a tranché, jeudi 8 novembre : l’enquête est valide. Un commissaire, « Lukas », agissant sous couverture, a joué pendant plusieurs semaines les intermédiaires entre Mathieu Valbuena et les maîtres chanteurs présumés. La défense estimait que ce policier avait outrepassé son rôle en incitant à commettre une infraction. Pourvoi en cassation L’avocat de M. Benzema, Me Sylvain Cormier, a aussitôt fait part de son souhait de se pourvoir en cassation. « Je crois qu’on a affaire à une cour d’appel qui a voulu faire de la résistance comme ça arrive parfois », a-t-il déploré, dénonçant une « caricature de manoeuvres déloyales » de la part des enquêteurs. La Cour de cassation avait rendu un avis favorable à Karim Benzema en juillet 2017, suivant les arguments de la défense. Mais la décision contraire de la cour d’appel de Paris ce jeudi ouvre la porte à un éventuel procès. Lire aussi :   Chantage, sextape et rançon : quand les Bleus sont la cible « La procédure se poursuit, et je m’en réjouis pour M. Valbuena, qui souhaite que la vérité judiciaire soit faite publiquement dans ce dossier », a salué l’avocat du joueur, Me Paul-Albert Iweins. Avec l’enquête sur cette affaire qui a éclaté en 2015, anéantissant la carrière en équipe de France des anciens coéquipiers Valbuena et Benzema, six personnes au total sont mises en examen, dont l’ancien international Djibril Cissé. Lire aussi :   Karim Benzema réplique au président de la Fédération française de football : « Je vous demande de m’oublier » Les cerveaux présumés du chantage, Mustapha Zouaoui et Axel Angot, personnages gravitant dans le milieu du football, sont soupçonnés d’avoir dérobé la vidéo intime de Mathieu Valbuena et d’avoir ensuite essayé d’en tirer profit.
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