Author: Don Kayembe

  • EPH, le groupe de Daniel Kretinsky, pourrait acheter deux des dernières centrales à charbon en France

    Le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky explique que son investissement dans Le Monde est d’abord un « soutien à la presse », et pas un levier pour réaliser des investissements en France dans le secteur énergétique. Cela n’empêche pas pour autant EPH, le groupe qu’il préside, de regarder les opportunités sur le marché français. Selon nos informations, EPH est sur les rangs pour acquérir les actifs français d’Uniper. Le groupe allemand possède notamment deux centrales à charbon, à Gardanne (Bouches-du-Rhône) et Saint-Avold (Moselle). Cette dernière contient aussi deux tranches de production d’électricité à partir de gaz. Uniper détient, par ailleurs, en France quelques parcs solaires et éoliens et un fournisseur d’électricité pour les PME. Mais EPH n’est pas seul en lice, plusieurs fonds d’investissements se seraient fait connaître, et la bataille n’est pas terminée. Une telle volonté de rachat peut surprendre. En effet, les deux centrales à charbon du groupe allemand vont devoir fermer avant 2022, selon l’engagement de campagne pris par Emmanuel Macron – de même que les deux dernières centrales à charbon d’EDF, au Havre (Seine-Maritime) et à Cordemais (Loire-Atlantique). Accompagner la fermeture ou la transition des sites Une décision confirmée par le ministre de la transition écologique et solidaire François de Rugy, le 31 octobre, en déplacement à Saint-Avold avec le patron d’Uniper France, Luc Poyer. Ce choix politique et les incertitudes sur les indemnisations en cas de fermeture, devraient tirer le prix des actifs à la baisse. L’acheteur de ces centrales aura la lourde tâche d’accompagner la fermeture de ces sites, ou leur transition vers d’autres modes de production d’énergie. La centrale de Gardanne a ainsi investi dans la biomasse depuis plusieurs années. Le site de Saint-Avold espère, lui, se reconvertir dans le gaz. Contactés par Le Monde, les deux groupes ne confirment pas l’existence…
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  • Elections des midterms : un nombre record d’élues qui représentent… 22 % des membres du Congrès

    Le 116e Congrès, c’est-à-dire les deux chambres américaines, qui siégera à compter de janvier, est le plus féminisé jamais élu aux Etats-Unis. Selon notre décompte des résultats quasi définitifs, au 8 novembre au matin (heure de Paris), ce sont au moins 118 femmes qui siégeront sur 535 : 101 démocrates contre 17 républicaines. Elles représentent 22,1 % des élus à la Chambre des représentants (sur 435) et autant au Sénat, où seul le tiers des sièges était renouvelé lors des midterms du 6 novembre. C’est un record qui n’atteint pas même le quart de l’assemblée, alors qu’aux Etats-Unis comme en Europe, les femmes représentent 51 % de la population. Par ailleurs, ce modeste rééquilibrage est surtout le fait du centre gauche, puisque, à la Chambre, les élues démocrates sont 84 contre seulement 12 républicaines, soit un total de 96 sur 435. Pis, au Sénat, elles reculent d’un siège, passant de 23 à 22 sénatrices sur un total de 100. Un nombre record de femmes en 2018 dans les deux chambres Ce graphique représente la proportion de femmes et d’hommes élus au Congrès (le Sénat et la Chambre des représentants). Il couvre les 35 élections générales et de mi-mandat de 1950 à 2018, elles ont lieu tous les deux ans. Passez votre souris sur lesTapez du doigt sur les barres pour afficher le détail. Sources : Sénat des États-Unis, Chambre des représentants des États-Unis, Rutgers university
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  • En Thaïlande, bataille de raps

    Après quatre ans de dictature, une bande de rappeurs vient de bousculer le régime des généraux thaïlandais : en un peu plus d’une semaine, la chanson « Prathet ku mi… » (Et voici ce que fait mon foutu pays…), qui égrène dans un langage cru les tares du régime et de la société, a été vue plus de 26 millions de fois. Ce qui, dans une nation de 69 millions d’habitants, est un record national. « Ce que mon pays fait, c’est de prétendre donner des libertés mais ne te laisse pas le droit de choisir », scandent dix rappeurs, filmés en noir et blanc, certains cagoulés et masqués, d’autres à visages découverts. « Ce pays où on tue facilement avec de l’argent », « ce pays où l’on mange de la panthère en sashimi », chantent, un par un, en gesticulant, les chanteurs, faisant des allusions directes à la corruption et aux scandales qui émaillent la politique thaïe. Notamment celui qui a vu, en février, le tycoon de l’immobilier Premchai Karnasuta être arrêté pour avoir abattu des félins d’une espèce menacée dans la jungle. Regarder n’est pas forcément approuver mais le plus d’un million de « like » sur Facebook indique bien qu’une partie substantielle des jeunes et des rappeurs de tout poil en ont ras la casquette du régime du général Prayuth Chan-ocha. Celui-ci et sa clique de galonnés s’étaient emparés du pouvoir en mai 2014 pour « ramener l’ordre » dans un pays divisé et meurtri par de multiples et sanglantes crises depuis une décennie. Impatience populaire Même si le régime des généraux est une sorte de « dictature molle », qui ne peut être comparée dans son niveau de répression avec ses consœurs sud-américaines des années de plomb, ou même avec d’autres régimes militaires du passé dans le royaume thaï, le succès de la chanson est tout de même une indication d’un degré d’impopularité certaine du pouvoir en place. En dépit du fait que les élites, les classes aisées et une grande partie des…
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  • « En France, le libraire fait de la résistance »

    Chronique Pertes & profits. La coïncidence est cocasse. Mardi 7 novembre se déroulait au restaurant Drouant un de ces rites qui font le sel de la vie littéraire française : devant une forêt de micros et de caméras menaçant de l’asphyxier, Nicolas Mathieu recevait le prestigieux prix Goncourt pour Leurs enfants après eux (Actes Sud). Au même moment, l’un des plus vieux réseaux de librairies, Decitre, annonçait être en négociations exclusives pour se vendre à son concurrent Le Furet du Nord. En 1907, Henri Decitre avait ­repris une petite librairie lyonnaise. Son fils Pierre avait développé l’affaire. Aujourd’hui, Guillaume Decitre, le fils de Pierre, vend la maison, qui compte onze magasins, dont neuf en Rhône-Alpes. Leurs enfants après eux, vraiment ? Comme les meilleurs livres, ce rapprochement peut se lire de plusieurs façons. Certains pleureront la fin d’une entreprise familiale, l’absorption de la plus belle enseigne lyonnaise par un petit groupe aux mains d’un fonds d’investissement, Vauban Partenaires. Mais, tout comme l’excitation persistante autour des prix littéraires, cette transaction prouve aussi qu’en France, le livre est bien vivant. Le libraire fait de la résistance, des financiers sont prêts à miser sur son succès. Une nouvelle illustration de la fameuse « exception culturelle française ». La BD en forte croissance Depuis l’arrivée de Vauban à son capital, en 2008, Le Furet du Nord s’est lancé dans une expansion dans sa région d’origine, mais aussi en Picardie, en Ile-de-France, en Belgique. En huit ans, il a doublé le nombre de ses points de vente, sans être rassasié. En 2017, les librairies Sauramps de Montpellier, en faillite, lui ont échappé. A présent, Decitre permet au ­Furet du Nord d’arriver enfin dans le Sud. Le groupe va presque doubler de taille, pour frôler 150 millions d’euros de chiffre d’affaires. Au passage, Le Furet va bénéficier du site de vente en ligne de Decitre,…
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  • Le prix Décembre récompense « François, portrait d’un absent », de Michaël Ferrier

    Le prix Décembre a été attribué, jeudi 8 novembre, à Portrait d’un absent, du romancier et essayiste Michaël Ferrier (Gallimard, « L’Infini », 256 p., 20 €.) Il succède à Dossier M., de Grégoire Bouillier (Flammarion), qui avait reçu la récompense peu de temps après la mort de Pierre Bergé, mécène du Décembre – la distinction ne s’était pas accompagnée en 2017 des 30 000 euros qui en font le mieux doté des prix de fin d’année. En 2018, la fondation Pierre-Bergé offre 20 000 euros au récipiendaire du prix. Chronique d’une amitié C’est un très beau livre de deuil qui se trouve ainsi récompensé. Il s’ouvre à la fin 2013 quand, au milieu de la nuit tokyoïte, Michaël Ferrier apprend la mort accidentelle de François Christophe. Ce texte admirablement aérien et fragile fait la chronique d’une amitié trop tôt interrompue. Cette amitié, Ferrier la dit, de l’internat du lycée Lakanal (où ils se sont rencontrés) au Japon, sans en faire un traité ni l’éloge. L’amitié ne s’écrit pas, elle se raconte, semble finalement démontrer François, portrait d’un absent au gré des saynètes et des digressions – surtout elle se raconte à deux, ce que ce livre donne miraculeusement l’impression de faire jusqu’à son titre (qui est un emprunt au titre d’un film documentaire de François Christophe, justement). Et c’est en s’estompant, parfois presque en s’absentant, que l’ami qui reste fait une place à l’ami qui est parti, qu’il l’accompagne, qu’il lutte contre l’oubli, « cette seconde mort », « le vrai tombeau », dont la littérature pourrait être l’antidote Lire la critique complète de « François, portrait d’un absent » (édition abonnés)
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  • Janine Van Wyk vise la Coupe du Monde de football féminine

    Janine Van Wyk vise la Coupe du Monde de football féminine

    Copyright de l’image Getty Images

    La capitaine sud-africaine, Janine Van Wyk, a déclaré que la prochaine Coupe d’Afrique des Nations Féminine de la FIFA sera très palpitante.

    Les trois premiers de la finale de la Coupe des Nations se qualifient pour la Coupe du Monde féminine, l’an prochain en France.

    “C’est une expérience émouvante pour certains d’entre nous, car c’est notre dernière chance de nous qualifier pour la Coupe du Monde, ce que nous n’avons jamais fait auparavant”, a-t-elle déclaré.

    A 31 ans et créditée de 154 sélections, la joueuse envisage déjà une nouvelle sélection dans l’équipe nationale pour la Coupe d’Afrique Féminine au Ghana.

    Le tournoi débutera le 17 novembre et la finale aura lieu le 2 décembre.

    L’entraîneure-chef Desiree Ellis a inclus deux joueuses inexpérimentées dans l’équipe : Amanda Mthandi de l’Université de Johannesburg et Tiisetso Makhubela des Mamelodi Sundowns.

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    Elle a également inclus 13 joueuses qui ont représenté l’Afrique du Sud à la dernière Coupe d’Afrique des Nations au Cameroun, où elles ont terminé quatrième.

    “C’était une tâche difficile de finaliser la liste des 21 joueuses, car toutes les athlètes voulaient être de la compétition et voulaient endosser le maillot Banyana Banyana”, a expliqué Ellis avant d’indique de les joueuses sélectionnées vont représenter dignement l’Afrique du Sud.

    “Nous sommes passés trop souvent à deux doigts de gagner le tournoi et je pense qu’avec les préparatifs que nous avons eus, nous nous sentons prêts pour la compétition.”

    L’équipe sud-africaine de football est en stage d’entraînement depuis le dimanche 21 octobre et se rendra au Ghana le vendredi 9 novembre.

    Elles débuteront la compétition en affrontant les Super Falcons le 18 novembre, suivi d’un match contre le Kenya trois jours plus tard à Cape Coast.

    Leur dernier match du Groupe B aura lieu le 24 novembre à Accra contre la Zambie, leur rivale d’Afrique australe.

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  • L’Italien Andrea Enria devrait prendre la tête du « gendarme » bancaire européen

    Alors que les femmes sont notoirement sous-représentées aux postes-clés de la Banque centrale européenne (BCE), l’institut de Francfort a désigné un homme, l’Italien Andrea Enria, pour prendre les rênes du « gendarme » bancaire européen. Mercredi 7 novembre, la BCE devait, en effet, choisir qui succédera à la Française Danièle Nouy, à compter du 1er janvier 2019, pour superviser les 118 plus grandes banques européennes, qui détiennent plus de 80 % des actifs bancaires de la zone euro. Après la crise de 2008, l’Europe a donné naissance à une union bancaire dotée, à partir de 2014, d’un superviseur unique intégré à la BCE. Sa mission : inspecter les principales institutions financières de la zone euro, leur accorder ou leur retirer leur licence bancaire et leur imposer de renforcer leur capital autant que de besoin. En un mot, être intrusif, alors qu’avant-crise, la relation de proximité souvent indulgente entretenue entre les banques et leurs superviseurs nationaux a mené à la catastrophe. Mme Nouy, femme de caractère, a été la première à tenir la barre de ce nouveau Mécanisme de surveillance unique (MSU). Pour la remplacer, le conseil des gouverneurs de la BCE avait le choix entre deux candidats : l’Irlandaise Sharon Donnery, 46 ans, gouverneure adjointe de la banque centrale d’Irlande et directrice d’un groupe de travail à la BCE sur les créances douteuses amassées dans les bilans des banques ; et Andrea Enria, 57 ans, à la tête de l’Autorité bancaire européenne, chargée d’édicter des règles pour les banques de l’Union européenne (UE). Le Français Robert Ophèle, 62 ans, président de l’Autorité des marchés financier, avait été sorti de la course fin octobre après son audition devant le Parlement européen. Jeu de chaises musicales Pour certains observateurs, le choix d’Andrea Enria ne serait pas sans lien avec la santé des banques italiennes, qui, ployant sous les prêts « non performants » (c’est-à-dire non remboursés),…
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  • Au Cameroun, une journaliste anglophone écrouée à la prison de Douala

    Rédactrice en chef adjointe et présentatrice vedette de la chaîne de télévision privée Equinoxe TV, Mimi Mefo a été inculpée d’« atteinte à la sûreté de l’Etat ».

    Mimi Mefo, rédactrice en chef adjointe et présentatrice vedette de la chaîne de télévision privée Equinoxe TV.
    Crédits : Equinoxe TV

    Une célèbre journaliste anglophone du Cameroun, Mimi Mefo, a été écrouée dans la nuit du mercredi 7 novembre à Douala (sud), après avoir été inculpée par un tribunal militaire d’« atteinte à la sûreté de l’Etat », a appris l’AFP auprès de son avocate. Mimi Mefo, rédactrice en chef adjointe et présentatrice vedette à Equinoxe TV, une chaîne de télévision privée de Douala, « a été écrouée et incarcérée (…) à la prison de New-Bell », a affirmé Alice Nkom, responsable d’un collectif de onze avocats qui s’est constitué pour défendre la journaliste.
    Mimi Mefo a été placée en détention provisoire par le commissaire du gouvernement près du tribunal militaire de Douala, selon Me Nkom qui qualifie ces chefs d’inculpation de « rocambolesques ». Elle devrait être jugée par le tribunal militaire de Douala dès lundi, selon l’avocate.

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    Un missionnaire américain tué dans le Nord-Ouest anglophone du Cameroun

    Il lui est reproché d’avoir « relayé, tout en en indiquant la source, un post disant que ce sont des balles de l’armée qui ont tué le missionnaire américain Charles Trumann Wesco », qui a succombé fin octobre à ses blessures après une attaque dans la province anglophone du Nord-Ouest, a expliqué Me Nkom. « Est-ce qu’on peut nous prouver que c’est faux ? On n’en sait rien, dès lors qu’on a affaire à une armée dont des soldats peuvent tirer à bout portant sur un enfant, ce que les autorités nient avant de se raviser », a-t-elle affirmé.
    Six journalistes interpellés
    Dans un autre post, la journaliste avait relayé la version du ministère camerounais de la défense, imputant la responsabilité de la mort du missionnaire américain aux séparatistes anglophones. « Son innocence est établie et la preuve que [son] emprisonnement était planifié est cinglant », a réagi le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC). Reporters sans frontières (RSF) a également demandé la libération immédiate de la journaliste d’Equinoxe TV. « Les journalistes qui couvrent la crise anglophone ne sont pas des criminels ! », précise l’ONG.

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    Les anglophones du Cameroun pris entre les feux de l’armée et des séparatistes

    Anglophone, Mimi Mefo, en plus de ses responsabilités à Equinoxe TV, anime un site Internet sur lequel elle rend régulièrement compte de l’actualité des deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, en proie à un conflit armé depuis un an. Depuis la tenue de la présidentielle le 7 octobre, au moins six journalistes ont été interpellés au Cameroun, dont deux restent incarcérés, selon un décompte fait par l’AFP. Michel Biem Tong, promoteur d’un site Internet, a été arrêté le 23 octobre et restait en détention jeudi pour des faits allégués d’« apologie » de sécession.

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  • Sénégal: la défense de Khalifa Sall espère sensibiliser l’opinion internationale

    Sénégal: la défense de Khalifa Sall espère sensibiliser l’opinion internationale


    Par
    RFI

    Publié le 08-11-2018
    Modifié le 08-11-2018 à 12:07

    Les soutiens de Khalifa Sall essayent désormais de donner une résonnance internationale au sort de l’ex-maire de Dakar, condamné en appel à cinq ans de prison et à une amende de cinq millions francs CFA pour escroquerie sur des deniers publics. Ses avocats ont donné ce mercredi une conférence de presse à Paris pour sensibiliser l’opinion publique sur ce qu’ils estiment être « un procès purement politique », qui vise, selon eux « à briser la carrière politique » de leur client, à quelques mois de l’élection présidentielle, prévue le 24 février 2019.

    Les avocats de Khalifa Sall en sont convaincus, on assiste à un « premier tour judiciaire », qui vise selon leurs mots, à « éliminer les candidats qui constituent un danger ». Plusieurs pourvois ont été constitués auprès de la Cour suprême et du Conseil constitutionnel. Mais les conseils de Khalifa Sall redoutent que l’agenda politique, avec notamment la publication prochaine des listes des candidats à la présidentielle, ne prenne le pas sur le dossier.

    « Si les délais normaux de procédure sont respectés, Khalifa Babacar Sall sera candidat à l’élection présidentielle de février. Je vous ai parlé d’un calendrier, le calendrier de l’Etat du Sénégal, c’est de faire en sorte qu’il puisse être condamné définitivement pour pouvoir lui opposer la loi et son inéligibilité. Les délais de procédure ne devraient pas permettre à la Cour suprême de statuer avant que ne soit affichée la liste des candidats aux élections présidentielles par le Conseil constitutionnel », explique maître Clédor Ly, l’un de ses avocats.

    Pour les avocats de l’Etat, comme maître Baboucar Cissé, ce dossier n’a rien à voir avec la politique : « La cour d’appel a statué et a pratiquement confirmé les infractions d’escroquerie portant sur des deniers publics. Ils se sont pourvus en cassation. Mais ce n’est pas à eux de dicter à la Cour suprême la conduite à tenir ».

    Récemment nommé membre d’honneur de l’Association internationale des maires francophones, Khalifa Sall compte bien faire acte de candidature à la présidentielle de février. En évoquant ce dossier à Paris, c’était surtout l’occasion pour sa défense, d’afficher ses soutiens : parmi eux, Patrick Klugman, l’adjoint du maire de Paris, ou encore Adama Sangaré, l’édile de Bamako.

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  • Ligue des champions : Jean-Michel Aulas, le dernier rempart lyonnais

    Aucun autre président français n’incarne plus étroitement son club que Jean-Michel Aulas. En poste depuis 1987, le presque septuagénaire – en mars 2019 – reste plus que jamais seul à la barre lorsque l’Olympique lyonnais (OL) traverse des turbulences. En vieux loup de mer, celui qui a mené sept fois consécutivement Lyon au titre de champion de France dans les années 2000, applique le même plan de bataille au cœur de la tempête : défendre coûte que coûte son entraîneur, faire front face à la presse en se montrant, si nécessaire, offensif, et garder le cap vers les objectifs. Mercredi 7 novembre, le match nul concédé dans les arrêts de jeu contre Hoffenheim en Ligue des champions a été l’occasion d’éprouver une nouvelle fois son savoir-faire. Au contraire de la quasi-totalité de ses joueurs (sauf Lucas Tousart), Jean-Michel Aulas ne s’est pas dérobé quand il s’est agi de se présenter face aux journalistes après cette rencontre empreinte de désillusion. Il s’est affiché plus combatif et plus solide que son équipe, qui alors qu’elle avait mené 2-0 durant trois quarts d’heure et s’était retrouvée en supériorité numérique, avait ensuite totalement déjoué. Lire aussi :   Ligue des champions : face à Hoffenheim, l’OL joue à docteur Jekyll et M. Hyde « L’entraîneur n’a rien à voir là-dedans » Le président a d’abord soutenu son entraîneur, Bruno Génésio, qui avait opté pour un changement tactique (un système en 3-5-2 ). « Je tiens à expliquer, puisque quelquefois c’est l’entraîneur qui est mis en cause, qu’il a trouvé le système parfait puisqu’on mène 2-0, on a les occasions à onze contre dix qui auraient dû permettre de l’emporter. Et puis, a posteriori, on vient tout remettre en cause parce que les autres sont revenus au score, mais l’équipe d’Hoffenheim a égalisé parce que les joueurs ont baissé un peu le pied. L’entraîneur n’a rien à voir là-dedans, ni le président. Il faut aussi pondérer. » Puis, le président lyonnais a tenté de désamorcer les critiques avant même qu’elles n’aient été formulées. Pour cela, il a pointé du doigt le rôle, selon lui, néfaste de la presse. « On a certains joueurs qui ont craqué en deuxième mi-temps sur la partie confiance. Des fois, je lis des choses qui sont injustes. Quand on interprète en sens contraire des remarques de l’entraîneur ou du président vis-à-vis des joueurs et que l’on crée des schismes, on participe au manque de confiance des joueurs », a-t-il expliqué en faisant référence aux cas Memphis Depay et Tanguy Ndombele. Lire aussi :   Ligue des champions : l’OL dans le sillage de Memphis « On a besoin que tout le monde nous aide, a insisté le président lyonnais. A force d’entendre des critiques permanentes, qui ne sont pas toutes justifiées, je pense que les joueurs y sont sensibles, en tout cas beaucoup plus que le président, qui a un peu plus d’expérience. » Un président qui, lui-même, n’est plus épargné La méthode est connue et Jean-Michel Aulas a l’habitude de remobiliser son groupe en usant d’une adversité largement fantasmée et exagérée. Mais cette fois-ci, alors que des sifflets se sont fait entendre et que le virage sud du stade lyonnais a sorti une banderole en forme d’avertissement – « A défaut d’être bons, préservez notre fierté » –, il prend le risque de consommer la rupture avec une partie de son public. Longtemps intouchable dans son fief lyonnais, l’homme fort de l’OL n’est plus épargné personnellement par les critiques. On lui reproche le maintien de Bruno Génésio, l’absence d’un directeur sportif, malgré les promesses, ou encore sa communication conflictuelle. Jusqu’à présent, la situation reste sous contrôle tant que les résultats demeurent honorables. Même si le dernier titre lyonnais remonte à 2012 (une Coupe de France), Lyon est presque toujours parvenu à conserver son rang dans les trois premières places du championnat de France. Un match tournant Cette saison en Ligue 1, malgré de nombreux matchs poussifs, le club rhodanien se classe quatrième à deux points de la deuxième place, qui doit être l’objectif derrière l’intouchable PSG. Et en Ligue des champions, en dépit des occasions ratées (deux fois rejoint au score sur le fil par Hoffenheim), les huitièmes de finale sont encore accessibles. La dernière qualification de Lyon date d’ailleurs de 2012 avec une élimination face aux Chypriotes de Nicosie. « On ne va pas se taper la tête contre les murs car on est deuxième de notre groupe. Le rôle des dirigeants est de montrer qu’au bout du quatrième match, on est toujours présents et qu’il suffira de gagner l’un des deux matchs pour être sûrs d’être qualifiés, a voulu positiver Jean-Michel Aulas. Je pense qu’on est dans une situation qui n’est pas bonne au regard de la forme, mais qui nous permet de continuer à rêver à une qualification et c’est notre objectif. » L’OL a peut-être disputé hier un match tournant dans sa saison. Les joueurs et leur entraîneur auront-ils les ressources psychologiques nécessaires pour évacuer cette nouvelle déception ? A ce titre, le déplacement, samedi 10 novembre, chez la lanterne rouge de la Ligue 1 fournira quelques éléments de réponse. Tout autre résultat qu’une victoire à Guingamp enfoncerait les Lyonnais dans une spirale négative que même la vigie Jean-Michel Aulas aurait alors du mal à stopper.
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