Author: Don Kayembe

  • Sélection galerie : Lindsay Caldicott chez Christian Berst Art brut

    Sélection galerie : Lindsay Caldicott chez Christian Berst Art brut

    Lindsay Caldicott est née à Leicester en Angleterre en 1956 et s’y est suicidée en 2014. Radiographe de profession, elle fait des études d’art à Londres ­entre 1983 et 1988, puis retourne à son métier. Elle est internée en 1990 à Leicester comme maniaco-dépressive et schizophrène, conséquence d’abus qu’elle a subis dans son enfance. De ce moment à sa mort, elle accomplit une œuvre d’une singularité et d’une complexité exceptionnelles. Ce sont des collages, dans lesquels elle dispose des éléments découpés, photocopiés, répétés des dizaines de fois. Elle les organise le plus souvent en éventails, en entrelacs, en circonvolutions. La précision des assemblages de fragments suppose un travail préparatoire et une exécution très lents et minutieux. Processus obsessionnel, sans doute.

    Ces montages, faits essentiellement d’éléments prélevés dans des images d’anatomie, des radiographies et des photographies, ne sont pas figuratifs, quand on les considère de loin. Ils le redeviennent quand l’œil se rapproche pour essayer de comprendre ce qu’il voit. Il n’y parvient que partiellement, perdu dans les plis et les superpositions dont Caldicott maîtrise exactement la prolifération. Quelques œuvres sont d’une structure plus simple, dessinant des schémas anthropomorphiques. Elles sont tout aussi remarquables. Lindsay Caldicott était une grande ­artiste, dont rien n’était connu jusqu’à cette exposition.

    « Lindsay Caldicott : X Ray Memories ». Galerie Christian Berst Art brut, 3-5, passage des Gravilliers, Paris 3e. Tél. : 01-53-33-01-70. Du mardi au samedi de 14 heures à 19 heures. Jusqu’au 24 novembre.

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  • « Les femmes ont gagné en visibilité »

    « Les femmes ont gagné en visibilité »

    Françoise Thébaud est historienne, professeure émérite de l’université d’Avignon. Spécialiste des femmes et du genre, ­cofondatrice de la revue Clio, elle a coordonné le tome V d’Histoire des femmes en Occident. Le XXe siècle (Plon, 1992). Elle est l’auteure, notamment, des Femmes au temps de la guerre de 14 (Payot, 2013).

    La première guerre mondiale a-t-elle ouvert la voie à l’égalité des droits hommes-femmes ?

    C’est l’objet d’un débat. Il est vrai que de nombreux pays ont accordé le droit de vote aux femmes au lendemain de la guerre. C’est le cas notamment du Royaume-Uni dès le 6 février 1918, à une nuance près : les femmes britanniques ne peuvent voter qu’à partir de 30 ans, par crainte d’un déséquilibre du corps électoral, étant donné que des centaines de milliers d’hommes sont morts sur le front. Cette mesure entend récompenser l’engagement au service de leur patrie de celles qui furent un des piliers de l’effort de guerre et qui remplacèrent leurs congénères masculins dans les champs et les usines.

    L’Allemagne, l’Autriche, la Hongrie, les Etats-Unis ou le Canada suivent le même chemin. Cependant, il faut relativiser l’influence de la guerre. D’abord parce que les Pays-Bas, pays pourtant non belligérant, ont eux aussi accordé le droit de vote aux femmes en 1919. Ensuite, parce que cette revendication était déjà portée avant guerre par un mouvement suffragiste puissant, organisé à l’échelle nationale et internationale. Elle est d’ailleurs satisfaite en Nouvelle-Zélande, à la fin du XIXsiècle, puis en Australie, en Finlande et en Norvège.

    Même en France, pays qui n’octroie le droit de vote aux femmes qu’en 1944, de nombreux députés appartiennent à un groupe parlementaire en faveur des droits des femmes avant 1914. Les féministes qui s’étaient battues pour sa création pensaient que les Françaises voteraient aux municipales de 1916… qui ne se sont pas tenues !

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  • Billet Retour à Gbadolite : la nostalgie de l’ère Mobutu persiste en RD Congo

    Billet Retour à Gbadolite : la nostalgie de l’ère Mobutu persiste en RD Congo

    Dernière modification : 02/11/2018

    Billet Retour à Gbadolite : la nostalgie de l’ère Mobutu persiste en RD Congo

    Plus de 20 ans après la chute du charismatique dictateur congolais, beaucoup dans le pays-continent d’Afrique centrale continuent de regretter celui que l’on surnommait “Papa Maréchal”, qui a régné sans partage de 1965 à 1997.

    Vingt-et-un ans que le maréchal Mobutu Sese Seko a été chassé du pouvoir en République démocratique du Congo. Vingt-et-un ans que ce pays géant d’Afrique centrale a troqué la dictature pour une supposée démocratie. Et pourtant… Alors que le pays semblait suffoquer sous le régime autocratique de Mobutu, les Congolais portent aujourd’hui un regard nostalgique sur les années Zaïre, comme s’appelait leur pays à l’époque. Fierté nationale, lutte contre le tribalisme, construction de routes, électrification… Les réussites du “Maréchal” semblent maintenant éclipser ses exactions.

    C’est Gbadolite, dans le nord de la RD Congo, non loin de la frontière avec la République centrafricaine, que le “léopard du Zaïre” avait choisi comme fief de son pouvoir sans partage. Autrefois un hameau de 2 000 âmes fait de quelques cases en terre cuite, Gbadolite avait été métamorphosée à la fin des années 1960 pour accueillir Mobutu et son entourage. En quelques années, c’est une ville moderne et coquette qui est sortie de terre, en plein cœur de la forêt tropicale.

    Mais cette bourgade s’est figée dans le temps un matin de mai 1997. Alors chassé par la rébellion de Laurent-Désiré Kabila, Mobutu doit fuir vers le Maroc. Les extravagants palais du Maréchal sont pillés ou détruits. Certains bâtiments en pleine construction ne seront jamais achevés.

    Nos reporters Horaci Garcia Marti et Thomas Nicolon se sont rendus dans les ruines de Gbadolite, puis à Kinshasa, la bouillonnante capitale congolaise, pour tenter de comprendre quelles traces Mobutu a laissées dans le paysage et dans les consciences congolaises.

    En s’entretenant avec les anciens collaborateurs du dictateur, puis avec ceux qui ont souffert de son régime de fer, nos reporters tenteront comprendre la difficulté de sortir des griffes d’une dictature de plus de 30 ans.

    Par Thomas NICOLON , Horaci GARCIA MARTI

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  • Gabon: le PDG ragaillardi et renouvelé après sa victoire aux législatives

    Gabon: le PDG ragaillardi et renouvelé après sa victoire aux législatives


    Par
    RFI

    Publié le 02-11-2018
    Modifié le 02-11-2018 à 11:45

    A l’issue du second tour des législatives au Gabon, le Parti démocratique gabonais (PDG) d’Ali Bongo obtient une majorité écrasante à l’Assemblée nationale. Sur 143 sièges, l’opposition n’en a obtenu que 17. Or, il y a deux ans, en 2016, le parti au pouvoir était sorti particulièrement affaibli de la présidentielle très contestée. L’ancien président de l’Assemblée, Guy Nzouba Ndama, et l’ancien ministre Alexandre Barro Chambrier, avaient claqué la porte du parti et rejoint Jean Ping. Aujourd’hui, c’est un tout autre tableau qui se dessine.

    A l’issue de ces élections législatives, l’opposition dénonce certes des fraudes, la participation est particulièrement faible, mais pour Ike Ngouoni, le porte-parole de la présidence, l’essentiel est ailleurs : ces élections ont le mérite de clore définitivement le débat sur la légitimité du chef de l’Etat.

    Le très influent Maixent Accrombessi, victime d’un accident vasculaire cérébral, est à présent remplacé par Brice Lacruche Alihanga au poste de directeur de cabinet. Ali Bongo a changé la direction de son parti. Et lors des investitures pour les législatives, il a écarté certains barons qui étaient en place depuis Omar Bongo et qui ne lui étaient peut-être pas dévoués à 100%, pour placer plus de jeunes et des femmes. « Il faut plutôt voir ces changements comme un renouvellement nécessaire », explique-t-on à la présidence.

    La nouvelle Assemblée nationale sera en tout cas fidèle au chef de l’Etat. Le PDG fait également une razzia sur les municipalités, lui assurant un Sénat aux ordres en 2020.

    « Face à lui, l’opposition est affaiblie et divisée », se réjouit une source du pouvoir. « Ali Bongo a certes réussi son coup mais c’est en apparence seulement. » « L’abstention très forte montre bien qu’il n’y a aucune adhésion », estime pour sa part l’opposant Guy Nzouba Ndama, qui se déclare plutôt préoccupé en ce moment par l’état de santé du chef de l’Etat.

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  • Soudan du Sud: après la rencontre Machar-Kiir, le scepticisme demeure

    Soudan du Sud: après la rencontre Machar-Kiir, le scepticisme demeure


    Par
    RFI

    Publié le 02-11-2018
    Modifié le 02-11-2018 à 11:31

    Le Soudan du Sud est loin d’être sorti d’affaire. Mercredi 31 octobre 2018 à Juba, le pouvoir a organisé une grande cérémonie de la paix pour célébrer l’accord signé début septembre. Pouvoir, opposition, chefs d’Etat régionaux ont participé. Le chef rebelle Riek Machar est même venu dans la capitale après plus de deux ans d’exil. Pour autant, la réalité du terrain pourrait vite se rappeler à tous les acteurs.

    « Cette cérémonie était un acte symbolique important, mais ça ne garantit rien pour la suite », explique un observateur. Avec les chefs d’Etat régionaux, la communauté internationale a montré qu’elle soutenait encore le processus.

    Le retour de Riek Machar a aussi été vu comme un signe positif. Pour autant, le chef rebelle est reparti dans la soirée pour Khartoum, preuve que les conditions de son retour ne sont pas encore réunies.

    La période de pré-transition, qui doit durer huit mois, est très laborieuse. Du retard s’accumule dans la mise en place des institutions. Et le risque d’un échec est toujours fort. « Il y a des problèmes d’incompétence, de bureaucratie et de méfiance », confie un observateur.

    Une euphorie de courte durée ?

    Les travaux du comité de pré-transition, l’organe-clé chargé d’appliquer l’accord, ont plus d’un mois de retard. Or, ces délais risquent d’exacerber la suspicion et de replonger le pays dans la crise. Sur le terrain, des combats ont toujours lieu sporadiquement. Chaque camp recrute des hommes.

    S’ajoutent à cela des dysfonctionnements dans la chaîne de commandement et des conflits locaux. Bref, une situation sécuritaire très complexe. Un observateur attend beaucoup plus du président Kiir, en tout cas.

    « C’est à lui de donner le tempo. Or, on dirait qu’il n’a pas envie de diriger. Chaque fois, la communauté internationale doit lui tordre le bras pour qu’il agisse », confie cette source. Quoi qu’il en soit, on l’aura donc compris, l’euphorie de la cérémonie de Juba risque de s’estomper rapidement.

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  • Mali: les politiques et journalistes se souviennent de Ghislaine et Claude

    Mali: les politiques et journalistes se souviennent de Ghislaine et Claude


    Par
    RFI

    Publié le 02-11-2018
    Modifié le 02-11-2018 à 10:44

    Quelques jours seulement après l’annonce de l’assassinat de Claude Verlon et de Ghislaine Dupont, en novembre 2013, une marche avait été organisée à Bamako par les associations de la presse malienne pour dénoncer le crime et réclamer justice. Cinq ans plus tard, le souvenir, la colère et les appels à la justice animent toujours les journalistes maliens.

    Cinq ans après les faits, Coulibaly Lassana, journaliste à l’hebdomadaire Le Guido, se souvient du jour du drame : « Ce jour-là, j’étais à Bamako. Ça a été une période dure ! »

    A l’époque, cette tragédie provoque une onde de choc dans les rédactions maliennes. Et aujourd’hui, de nombreux confrères sont toujours en colère, comme Saba Balon du quotidien Info-Matin. « L’autorité malienne, l’autorité française, ces deux autorités savent très bien ce qu’il se passe à Kidal ! Disons la vérité : le 2 novembre sera vraiment une journée de colère. »

    Souvenir, colère, mais également déception en raison de l’évolution de l’enquête sur la mort de Claude Verlon et de Ghislaine Dupont. Coulibaly Adama, journaliste au Nouveau Réveil, se dit « très déçu du point de l’enquête ».

    Sans porter de gants, d’autres journalistes maliens estiment que si l’enquête n’a pas abouti, c’est parce qu’on « cache quelque chose ». « On peut mettre ça du côté du secret d’Etat, analyse Freddy Matar Sylla. Peut-être que Ghislaine et Claude avaient pu découvrir quelque chose qu’on cache, soit au Mali ou bien à la communauté internationale. »

    « On veut la vérité, toute la vérité », ajoute Freddy, par ailleurs caricaturiste redouté. Mais aucune avancée majeure n’est à noter depuis l’année dernière dans l’affaire de cet assassinat, qui a pourtant marqué les esprits au Mali.

    « Tôt ou tard, la vérité finira par éclater »

    Pour ceux qui connaissaient bien les victimes, le souvenir est d’autant plus vif. Tiébilé Dramé, homme politique malien, est un ami de longue date de Ghislaine Dupont. Cinq ans après, il garde toujours « le souvenir d’une journaliste engagée, déterminée dans ce qu’elle entreprenait. C’était une grande dame, une grande journaliste ». Mais Tiébilé Dramé salue avant tout la mémoire d’une « amie » et d’une « sœur ». « Nous ne l’oublierons pas ».

    Malgré une enquête au point mort, il dit comprendre les lenteurs du dossier et se veut malgré tout optimiste. « Malheureusement, Kidal échappe au contrôle de l’Etat malien. L’Etat est de retour de façon symbolique, mais il n’exerce pas effectivement sa souveraineté. Je pense qu’il faut être persévérant. Et tôt ou tard la vérité finira par éclater dans cette affaire comme dans d’autres. »

    Une affaire politique ?

    Mais en attendant, l’enquête n’avance pas. Aucun personnel de justice ne peut se rendre sur place pour poursuivre les investigations. Si les hommes politiques restent dans l’ensemble plutôt silencieux sur les raisons de la mort des deux journalistes de RFI, ils déplorent toutefois l’impunité et la difficulté de faire aboutir les enquêtes.

    Ahmoudhène Ag Iknass est aujourd’hui à l’Assemblée nationale, élu de Kidal. En 2013, il était conseiller municipal de la ville. Même cinq ans après la mort de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon, il reste difficile de connaître les circonstances de leur assassinat. « Les gens ont peur de s’exprimer, les gens ont peur de désigner d’autres personnes. Ils ont peur d’accuser quelqu’un et que cette accusation leur porte préjudice. »

    En novembre 2013, aucun enquêteur malien n’a pu être envoyé sur place, se souvient Mohamed Ali Bathily, ancien ministre de la Justice. Après la crise de 2012, son équipe gouvernementale venait d’être nommé seulement deux mois auparavant.

    « Aucun service de la police judiciaire ne pouvait opérer sur place. Et encore moins maintenant. Parce qu’aujourd’hui l’Etat n’y est pas du tout admis. Donc je me demande si le dossier qui est là, finalement, n’existe que dans la forme et pas dans le fond. Je ne crois pas qu’il y ait fondamentalement un empêchement à interpeller. Si on ne les interpelle pas, ce n’est pas un empêchement juridique, technique. C’est politique. »

    Pour l’heure, il semble qu’aucun mandat d’arrêt n’a été annoncé.

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  • L’Institut du monde arabe entend devenir un musée des arts du monde arabe

    L’Institut du monde arabe entend devenir un musée des arts du monde arabe

    La collection d’art moderne et contemporain de l’Institut du monde arabe (IMA) s’est enrichie de 1 300 nouvelles peintures après la signature mercredi 24 octobre d’un contrat finalisant une donation considérable de la part des collectionneurs Claude et France Lemand. Assortie d’un important fonds de dotation, elle enrichit largement une collection d’art moderne et contemporain qui comportait jusqu’à présent 500 œuvres.

    La collection Lemand regroupe 94 artistes appartenant à trois générations, dont Abdallah Benateur, Youssef Abdelké, Dia Al-Azzawi, Etel Adnan, Shafic Abboud, Mohammad Al-Rawas, Abdelkader Guermaz. Elle a été constituée par Claude Lemand, collectionneur d’art libanais chassé de son pays par la guerre civile dans les années 1970 avant d’ouvrir une galerie d’art à Paris en 1988.

    Trois premières expositions ouvertes aux visiteurs jusqu’au 30 mars présentent une partie des œuvres nouvellement acquises. La première montre « Le monde arabe vu par ses artistes », et surprend par la présence de tous les styles modernes et figuratifs. « Portrait de l’oiseau qui n’existe pas » s’appuie sur un poème de Claude Aveline écrit en 1950. Le poète avait invité les artistes du Paris de l’époque à prendre le poème pour point de départ et de faire à leur tour le portrait de ce volatile imaginaire.

    « Volière »

    Près de trente ans après, Claude Lemand, par ailleurs époux de France, la petite-fille d’Aveline, invite des artistes de son temps, dont de nombreux plasticiens originaires du monde arabe, à renouveler cette expérience artistique. C’est une sélection issue de cette nouvelle « volière » qui est montrée au public. Une troisième exposition porte sur des œuvres du peintre syrien Youssef Abdelké évoquant le martyre de la Syrie sous le joug de la dynastie Assad.

    Le collectionneur Claude Lemand, cité par l’Agence France-Presse, indique qu’il ne s’agit pas d’une « une donation morte car le fonds de dotation permettra d’enrichir les collections en permanence. Il permettra de financer la recherche, les expositions, les médiations » entreprises par l’IMA depuis son ouverture en 1987. Avec la fusion de la collection du musée et de la donation de Claude et France Lemand, l’IMA entend devenir dans les deux prochaines années un musée des arts du monde arabe, qui apportera un soin particulier aux œuvres de la seconde moitié du XXsiècle.

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  • Les chèques postaux timbrés

    Les chèques postaux timbrés

    La Poste met en vente générale, vendredi 2 novembre, un timbre à 0,80 euro pour le centenaire des chèques postaux.

    En effet, c’est la loi du 7 janvier 1918 qui donne naissance au « service de comptes courants et de chèques postaux » (CCP). Près de 42 000 comptes sont ouverts en 1919, La Banque postale comptant aujourd’hui plus de 10 millions de clients.

    Les chèques postaux sont un thème de collection, comme en témoigne l’article publié par La Gazette, la revue trimestrielle de l’Association des philatélistes et collectionneurs du personnel des Groupes La Poste et Orange, Philapostel. Ses auteurs, Jean-Claude Labbe et Bernard Lherbier, insistent sur « la diversité du matériel philatélique » : timbres à date, oblitérations mécaniques, enveloppes publicitaires, cartes postales de remboursement (qui « mises à la disposition des titulaires de compte, permettaient d’opérer le recouvrement de créances par le versement au crédit de leur compte »), carnets de chèques postaux illustrés avec des timbres, chèques filigranés à l’effigie de « Marianne », etc.

    Sans oublier le timbre que La Poste avait édité en 1968 pour le cinquantenaire de cette « institution ».

    Le timbre du centenaire a été récemment précédé par l’émission de vignettes postales « bancaires » sur les bicentenaires de la Caisse des dépôts (2016) et des Caisses d’épargne (en mars 2018).

    Le timbre, au format carré 40,85 x 40,85 mm, imprimé en héliogravure et tiré à 900 000 exemplaires. A partir du 2 novembre, il sera vendu dans certains bureaux de poste, à la boutique Le Carré d’Encre (13bis, rue des Mathurins, 75009 Paris), au Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, à Paris (XVe) ou par correspondance à Phil@poste Service Clients Z.I., avenue Benoît-Frachon, BP 10106 Boulazac, 24051 Périgueux Cedex 09 et sur le site Internet www.laposte.fr/boutique.

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  • L’ex-roi du sprint Usain Bolt devra encore attendre avant de devenir footballeur professionnel

    L’ex-roi du sprint Usain Bolt devra encore attendre avant de devenir footballeur professionnel

    Le club australien des Central Coast Mariners, que l’ancien champion jamaïquain d’athlétisme avait rejoint en août, a mis fin, vendredi, à sa période d’essai.

    Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 09h13, mis à jour à 09h13

    Lecture 2 min.

    Usain Bolt devra attendre encore un peu avant de pouvoir réaliser son rêve de devenir footballeur professionnel. Le club australien des Central Coast Mariners, que l’ancien champion jamaïquain d’athlétisme, 32 ans, avait rejoint en août, a officiellement mis fin, vendredi 2 novembre, à sa période d’essai.

    « Les Central Coast Mariners et le représentant d’Usain Bolt, Ricky Simms, peuvent annoncer aujourd’hui que la période d’essai à durée indéterminée d’Usain Bolt chez les Mariners est terminée, avec effet immédiat », a annoncé, dans un communiqué, le club basé à Gosford, près de Sydney.

    Après sa fin de carrière, en 2017, l’ex-roi du sprint, octuple champion olympique, s’est mis en tête de se reconvertir en footballeur. Il a tenté sa chance successivement en Allemagne, en Afrique du Sud et en Norvège. Sans succès.

    Avec les Mariners, Bolt, jouait au poste d’attaquant avec le numéro 95 sur le dos, référence à son record sur 100 m (9.58). Il avait notamment inscrit deux buts lors de son premier match comme titulaire, en amical, le 12 octobre.

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    Mais les négociations pour un éventuel contrat professionnel ont été compliquées. Le montant proposé par le club aurait été bien inférieur aux exigences du Jamaïquain : selon le Sydney Daily Telegraph, l’offre des Mariners aurait avoisiné 150 000 dollars australiens (moins de 100 000 euros), quand l’entourage de Bolt plaçait la barre à trois millions de dollars australiens (près de 1,8 million d’euros).

    Pas de sponsors extérieurs

    L’appel à des sponsors extérieurs pour trouver des financements n’a pas abouti. « Le club et Ricky Simms [e représentant de Bolt] ont eu des conversations avec des partenaires extérieurs pour trouver une solution commerciale qui convienne à toutes les parties, ont fait savoir les Mariners. En dépit de partenaires potentiels encourageants, Bolt et les Central Coast Mariners en ont conclu amicalement qu’ils ne parviendraient pas à trouver un accord convenable dans un délai convenable. »

    « Je voudrais remercier les propriétaires des Central Coast Mariners, la direction, les employés, les joueurs et les supporteurs pour m’avoir si bien accueilli, a déclaré Bolt. Je souhaite au club le succès pour la saison qui vient. »

    Mi-octobre, Ricky Simms avait annoncé que Bolt avait décliné une offre formulée par le club maltais de La Valette, qui lui proposait un contrat de deux ans. « Nous recevons régulièrement ce type de propositions. Je peux confirmer qu’Usain ne souhaite pas saisir cette opportunité à Malte », avait déclaré l’agent de l’ex-sprinteur.

    Tout en souhaitant « bonne chance à Usain Bolt dans sa carrière de footballeur », le directeur exécutif de La Valette FC, Ghasston Slimen avait précisé que l’offre était « toujours sur la table ».

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  • « Scotch Cuisine Extra Forte » et « The Hairy Bikers » : deux émissions culinaires décalées

    « Scotch Cuisine Extra Forte » et « The Hairy Bikers » : deux émissions culinaires décalées

    Canal+ et Netflix à la demande, séries culinaires

    Après avoir racheté Cuisine TV en 2011, l’avoir rebaptisée Cuisine+ puis fait disparaître des écrans en 2015, le Groupe Canal+ relance un programme culinaire, « Scotch Cuisine Extra Forte », à l’antenne chaque samedi à 13 heures depuis le 22 septembre et disponible sur les services de rediffusion à la demande de Canal+.

    La chose, présentée par la chaîne cryptée comme une émission « d’utilité publique », est animée par Franck Morello, candidat à la neuvième édition de « Top Chef », en début d’année, éliminé dès le premier numéro du concours culinaire de M6. Sur Internet, le jeune chef, formé aux pianos de quelques palaces parisiens, s’est en revanche fait davantage connaître par ses vidéos sur YouTube.

    Scotch-Man fait ses courses à la supérette du coin, achetant des horreurs sous cellophane

    Look « destroy » improbable, franglais débité à grande vitesse, tutoiement du téléspectateur, on y voit « Scotch-Man » – son nom de scène –, dans sa propre cuisine, faire l’apologie de la mayonnaise industrielle et d’une marque de chips dont la prescription au jeune public censé suivre ses conseils n’est pas véritablement recommandable pour la santé publique.

    L’émission de Canal+ garde autant que possible, et avec quelques moyens supplémentaires, cet esprit « amateur », cette fois dans une cuisine et une petite salle à manger de studio qu’on gagne en passant à travers le frigo. Scotch-Man fait ses courses à la supérette du coin, achetant des horreurs sous cellophane. Mais il lui arrive aussi, et c’est tant mieux, de s’approvisionner au marché d’Aligre, à Paris (12e), pour la confection, avec des ingrédients nobles, d’un burger hypercalorique.

    Artificieuse familiarité

    Un peu moins survolté que sur YouTube, Franck Morello ne délaisse cependant pas le ton et le lexique présumés « caillera » : couper devient « keutter », un steack un « keusté ». Et le cuistot en survêtement s’adresse au téléspectateur avec moult « frérot », « mon pote », « poto » et autres « mon frère ». Depuis Sœur Emmanuelle, qui avait cette détestable habitude de tutoyer tout le monde, on n’a pas vu plus artificieuse et déplaisante familiarité.

    En matière d’émissions culinaires, le ton « décalé » n’est pas nouveau. Ce type de cuisine de « potes » sans grand budget existait déjà au début des années 2000, dans « Pop Cuisine » que présentait, avec tutoiement jeuniste de rigueur, le cuisinier américain George Duran, sur Cuisine TV. Les premières émissions de Jamie Oliver tentaient aussi, par un ton décontracté, de s’adresser à un public a priori peu enclin à passer du temps aux fourneaux.

    Le rappeur et chef Action Bronson n’hésite pas à se faire une inhalation de haschisch et épinards pour se mettre dans l’ambiance

    On a aussi vu une créature gothique bijoutée et en stilettos lacés, la Canadienne Nadia Giosia, mener de main de maîtresse (dominatrice) « Chaud devant », un programme qui pouvait surprendre d’abord pour paraître très vite artificieux et finalement plus ennuyeux que les bonnes vieilles émissions « popote » de Raymond Oliver…

    Morello s’inspire d’émissions anglo-saxonnes plus récentes, et carrément déjantées, comme « Fuck, That’s Delicious » ou « The Untitled Action Bronson Show » dont les épisodes, sur Viceland, sont disponibles sur MyCanal. Le rappeur et chef Action Bronson a l’allure « Bedaine et gros boule ! » – pour reprendre le titre du deuxième numéro de « Scotch Cuisine Extra Forte » – et n’hésite pas à se faire une inhalation de haschisch et épinards pour bien se mettre dans l’ambiance. Ce qui, par comparaison, fait paraître Franck Morello bien sage : à trop se vouloir « décalé », on se retrouve vite recalé.

    Orgasme gustatif

    Pour trouver un ton fantaisiste davantage « vintage » (on finit par parler comme Morello…), on aiguillera le lecteur vers la saison « Poulet et œufs » des Hairy Bikers (les « motards poilus ») – qu’a rendue disponible Netflix parmi la myriade de programmes culinaires proposés par ses soins.

    Accent à couper au couteau (comme les frites, il va de soi) – à côté duquel celui de Mrs. Hughes, dans la série Downton Abbey, est limpide –, ton débonnaire, bonnes blagues bien potaches, les deux bikers se rendent chez de grands chefs mais aussi dans des bouis-bouis et chez les gens du cru à la recherche des mille et une façons d’accommoder le poulet et les œufs.

    David Myers et Simon « Si » King, cuisiniers amateurs éclairés, se mettent volontiers au fourneau

    Mais David Myers et Simon « Si » King, cuisiniers amateurs éclairés, se mettent volontiers au fourneau, au long d’un périple qui les mène de leur Royaume-Uni natal aux Etats-Unis, en passant naturellement par la France. On les voit notamment au bord de l’orgasme gustatif quand Georges Blanc leur sert un poulet de Bresse aux morilles…

    Le programme se veut divertissant et les deux compères se prêtent souvent à des scènes de comédie, où ils se déguisent parfois. On ne perdrait pas grand-chose à les voir réduites – sinon une partie du grand capital sympathie de ces deux grands gamins quinquagénaire et sexagénaire décidément attachants, façon colle extraforte.

    « Scotch Cuisine Extra Forte », série culinaire présentée par Franck Morello (FR., 2018, 11 × 25 min). Canal+. Chaque samedi à 13 heures et à la demande. www.mycanal.fr

    « The Hairy Bikers, Chicken and Eggs », série culinaire présentée par David Myers et Simon « Si » King (R-U, 2016, 6 × 50 min). Netflix à la demande. www.netflix.com

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