Author: Don Kayembe

  • Crimes et atteintes envers les journalistes: l’Afrique aussi en pâtit

    Crimes et atteintes envers les journalistes: l’Afrique aussi en pâtit


    Par
    RFI

    Publié le 02-11-2018
    Modifié le 02-11-2018 à 14:32

    En décembre 2013, lors de sa 68e session, l’Assemblée générale des Nations unies a proclamé le 2 novembre Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes. Une date choisie en mémoire de l’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, au Mali, le 2 novembre 2013. Partout dans le monde, des journalistes sont tués pour l’exercice de leur métier, celui d’informer les populations. Le continent africain ne fait pas exception.

    Au cours des 12 dernières années, plus de 1 000 journalistes ont été tués pour avoir voulu couvrir des évènements et informer le public. Dans neuf cas sur dix, les meurtriers restent impunis. Si les envoyés spéciaux sont parfois tués sur des terrains de guerre, ce sont les journalistes locaux enquêtant sur la corruption, la criminalité et la politique qui constituent, de loin, le plus grand nombre de victimes.

    Selon Reporters sans frontières, la Syrie est le pays le plus meurtrier au monde pour les reporters, suivie du Mexique, le pays en paix le plus dangereux. Mais en Afrique aussi, l’exercice de la profession peut être périlleux, et les crimes commis contre des journalistes restent souvent impunis.

    « La RDC reste le pays d’Afrique sub-saharienne où sont enregistrées le plus grand nombre d’atteintes à la liberté de la presse », selon l’organisation Journalistes en danger (JED) qui publie son rapport annuel.

    De la menace à la mort, la triste réalité du journalisme en RDC

    Ces 15 dernières années, 12 professionnels des médias ont été assassinés dans le pays, le dernier en 2015, sans que les véritables auteurs de ces crimes ne soient inquiétés. Une « culture de l’impunité » qui, selon Tshivis Tshivuadi, secrétaire général de l’organisation, « tue la liberté de la presse ».

    En 2018 encore, l’organisation a recensé 121 cas de journalistes interpellés, arrêtés, menacés ou encore victimes de censure. Le même chiffre qu’en 2017, selon ce rapport baptisé « Les élections de tous les dangers pour les journalistes ». Quelque 54 journalistes ont été, à un moment donné, privés de libertés en RDC en 2018. Un chiffre quasiment stable comparé à l’an passé mais avec une évolution notable : les cas de détention de plus de 48 heures ont doublé, 15 contre sept recensés l’an passé. Parmi eux, un seul journaliste, Tharcisse Zengia, du journal satirique Le Grognon, est actuellement détenu dans une affaire de diffamation.

    Viennent ensuite les pressions ou censures : 37 cas recensés ; puis les menaces et les agressions : 30 cas cette année. En première ligne, selon JED, on trouve les journalistes couvrant les manifestations de la société civile et de l’opposition, régulièrement interpellés, privés de leur matériel ou « passés à tabac » selon ce rapport qui revient également sur le cas de trois journalistes de la télévision publique « révoqués » selon JED pour avoir « tenté de diffuser » un reportage sur une marche hostile au pouvoir. L’organisation déplore également la tendance des autorités à couper l’Internet et les services de messagerie lors de ces manifestations.

    La « crise » en RDC génère de la pression sur les médias

    Les journalistes d’investigation ne sont pas épargnés. Un exemple : celui de ces deux documentaristes contraints, toujours selon JED, « de vivre en clandestinité après la diffusion de témoignages de personnes expropriées d’un terrain revendiqué par le chef de l’Etat ».

    Cette année encore, selon JED les services de sécurité, police, armée et agence nationale de renseignements sont responsables de 44% des cas de violations recensés.

    Pour JED, la « crise » dans laquelle se trouve plongée la RDC depuis 2016, suite aux différents reports de l’élection présidentielle désormais prévue en décembre, accentue la pression sur les journalistes.

    L’organisation déplore enfin que deux projets de loi, l’un sur l’accès à l’information et l’autre sur la liberté de la presse, soient bloqués à l’Assemblée nationale depuis 2015 et que « par manque de volonté politique », la RDC s’appuie toujours sur une législation « répressive » adoptée en 1996 du temps de Mobutu. Une loi qui « fait référence au Code pénal » et « prévoit des peines de prison et de fortes amendes pour l’injure et la diffamation », au point selon JED « d’anéantir par exemple toute possibilité pour les journalistes de dénoncer des tentatives de fraudes ».

    Ailleurs sur le continent

    Au Burundi. Le président de l’Observatoire de la presse au Burundi qui vit en exil (au Rwanda) dénonce l’impunité dont jouissent les responsables des crimes commis contre les journalistes depuis 2015 et la crise que traverse ce pays. Il parle notamment du cas de deux journalistes tués dont l’un exécuté ouvertement avec toute sa famille par des policiers d’une unité d’élite chargée de la protection des institutions. Innoncent Muhozi accuse le pouvoir d’être responsables de ces crimes, malgré les dénégations répétées de ce dernier.

    Beaucoup de journalistes ont été tabassés à diverses occasions, des médias ont été détruits, brûlés, et sont toujours occupés par la police […] Ces agressions viennent clairement de l’Etat qui ne s’en cache pas. Le système judiciaire sous contrôle ne fait que cautionner les actes du gouvernement

    Innoncent Muhozi

    02-11-2018
    – Par
    Esdras Ndikumana

    Au Rwanda. Pour l’organisation de protection des journalistes Reporters sans frontière qui classe le président Paul Kagame parmi les prédateurs de la presse, le Rwanda est l’un des Etats les plus répressifs du monde où il a recensé de nombreux assassinats de journalistes depuis 1996, qui sont restés impunis.

    Dans la plupart des cas, on fait face à de l’impunité, ce qui équivaut à une sorte de permis de tuer. C’est ça qui fait pesée une véritable épée de Damoclès au-dessus de la tête des journalistes rwandais

    Arnaud Frogel

    02-11-2018
    – Par
    Esdras Ndikumana

    En Côte d’Ivoire, des journalistes doivent participer ce vendredi à une marche pour attirer l’attention sur l’assassinat de journalistes locaux et étrangers au cours des dernières années. De Guy-André Kieffer à Jean Hélène, ce pays n’a pas été épargné par les crimes envers les reporters.

    Un crime nous traumatise : celui de Guy-André Kieffer. Rien, rien n’a permis d’élucider ce crime

    Moussa Touré

    02-11-2018
    – Par
    Michel Arseneault

    En Algérie, une centaine de journalistes mais aussi employé de médias, chauffeurs, correcteurs,  ont été tués pendant la décennie noire.
    Parmi eux, Saïd Mekbel, directeur du jounal Le Matin, assassiné en décembre 1994. Lassé de commémorer uniquement sa mort, son fils a décidé de commémorer – chaque 22 mars, car ce jour-là, deux années de suite en 1993 et 1994 -, les Algériens ont marché contre le terrorisme, toutes les mémoires, celles des journalistes, mais aussi de toutes les victimes anonymes du terrorisme des années 1990 en Algérie. Pour ne pas oublier, et pour ne laisser ni l’Etat ni les islamistes réécrire l’histoire de ces années-là, Nazim Mekbel appelle aussi à se souvenir de tous les autres.

    Ne parler que d’une personne ou uniquement de gens connus, en oubliant les 200 000 autres, ce serait un tort.

    Nazim Mekbel, président de l’association Ajouad Algérie Mémoires

    02-11-2018
    – Par
    Marie-Pierre Olphand

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  • Une ONG dénonce une « régression patente des droits humains » au Maroc

    Une ONG dénonce une « régression patente des droits humains » au Maroc

    L’Association marocaine des droits de l’homme pointe dans un rapport la hausse du nombre de « détenus politiques ».

    L’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH) a dénoncé, jeudi 1er novembre, une « régression patente des droits humains » au Maroc, en déplorant l’« augmentation considérable du nombre de détenus politiques ».

    Dans son rapport couvrant l’année 2017 et une partie de 2018, la plus importante ONG de défense des droits humains du royaume fustige la « répression qui a touché de nombreux mouvements sociaux, particulièrement le Hirak du Rif », dans le nord du Maroc.

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    Les mouvements de protestation sociale se sont multipliés ces deux dernières années dans des zones déshéritées du pays. Le plus important, appelé Hirak, a agité en 2016-2017 la région historiquement frondeuse du Rif. Ses meneurs ont été arrêtés et condamnés en juin à des peines allant jusqu’à vingt ans de prison.

    « Approche sécuritaire »

    Selon le rapport, le nombre total de détenus et de personnes poursuivies en raison de « leurs opinions critiques » ou de « leurs activités au sein des mouvements de protestation », entre autres dans le Rif, a « dépassé 1 020 ». Evoquant une « augmentation considérable du nombre de détenus politiques », le président de l’AMDH, Ahmed El Haij, a précisé que ce chiffre incluait des militants qui ont entre-temps été innocentés. Face à une « crise sociale, l’Etat a choisi d’adopter une approche sécuritaire », a-t-il regretté.

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    Dans un discours prononcé en juillet 2017, le roi du Maroc, Mohammed VI, s’était félicité que les forces de l’ordre aient « préservé la sécurité et la stabilité » dans le Rif, en réfutant les « allégations » de ceux qui parlent « d’approche sécuritaire ». Les autorités marocaines ont affirmé que la protestation dans cette région avait fait plus de 600 blessés parmi les forces de l’ordre et causé 7 millions de dirhams (environ 640 000 euros) de dégâts.

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    Dans son rapport, l’AMDH déplore par ailleurs le « faible engagement » de l’Etat dans la lutte contre la torture, et s’inquiète d’une « recrudescence des violations systématiques du droit d’organisation, de création d’associations et de manifestation pacifique ». Le document dénonce enfin une pratique de la « diffamation qui s’est généralisée » contre les « opposants, activistes et journalistes indépendants », ainsi qu’un « acharnement systématique contre les défenseurs des droits humains », y compris l’AMDH.

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  • Hip-hop : le retour des Black Eyed Peas, sans Fergie

    Hip-hop : le retour des Black Eyed Peas, sans Fergie

    L’industrie du disque est parfois cruelle. Les Black Eyed Peas, stars internationales dans les années 2000 grâce à des tubes comme Where Is the Love ? ou I Gotta Feeling, ont vendu près de 40 millions d’albums. Après huit années d’absence discographique, ils ont publié leur septième album, Masters of the Sun Vol. 1, le 26 octobre, sur les plates-formes de streaming. A une semaine de la sortie physique du disque, le 9 novembre, le verdict est sans appel : pas un seul titre ne s’est hissé au sommet des charts. La qualité est pourtant au rendez-vous mais, privé de sa chanteuse emblématique Fergie et après une si longue absence, le groupe a égaré son public.

    En visite à Paris mi-septembre, Will.i.am, Apl.de.ap et Taboo assument : « Sur ce disque, résume le second, nous nous sommes fait plaisir. Notre idée était de célébrer le vingtième anniversaire de notre premier album, Behind the Front [1998]. Nous avons essayé de faire comprendre aux gens qui nous ont découverts avec Elephunk [2003] ce qui nous animait avant, c’est-à-dire la vibe des années 1990 : A Tribe Called Quest, les Jungle Brothers, et l’album de Nas Illmatic. »

    Masters of the Sun Vol. 1, qui porte le même nom que la bande dessinée publiée par Will.i.am chez Marvel en 2017, débute justement par un duo avec Nas, Back 2 Hiphop. Sur trois titres, Wings, Dopeness et 4 Ever, Fergie est remplacée respectivement par la chanteuse des Pussy Cat Dolls Nicole Scherzinger, par la Sud-Coréenne CL et par la Canadienne Esthero, entérinant un peu plus l’idée que la blonde égérie du groupe n’en fait plus partie : « Elle voulait se concentrer sur sa carrière solo, résume Taboo, ne plus faire de tournée, alors que moi, j’avais besoin d’être sur scène, je ne voulais pas attendre. J’en avais besoin pour ma guérison, je venais juste de combattre mon cancer…

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  • Exposition : Tomas Saraceno tricote le fil de l’univers

    Exposition : Tomas Saraceno tricote le fil de l’univers

    Au générique, de drôles d’actrices : Holocnemus pluchei, Psechrus jaegeri, mais aussi Agelena labyrinthica, ou encore Tegenaria domestica. Des noms de scène qui apparaissent dès le début de l’exposition de Tomas Saraceno, au Palais de Tokyo, parmi tous les collaborateurs du projet : philosophes, cosmonautes ou biologistes. Qui se cache derrière ces pseudos d’impéra­trices romaines ? Des araignées, fidèles assistantes de l’artiste argentin. Depuis des années, dans son atelier berlinois, il les chouchoute, les marie, les observe, dans des conditions dignes d’un muséum d’histoire naturelle.

    Tomas Saraceno, artiste : « Ecouter ce qu’ont à nous dire ces animaux préhistoriques et apprendre à partager avec eux l’espace »

    Résultat : il possède aujourd’hui la plus belle collection de toiles d’arachnides au monde. Locales ou exotiques, sociales ou solitaires, leurs architectures volatiles défilent sous la verrière du palais, complètement obscurcie pour l’occasion. Une plongée dans des infra-mondes, avec qui Saraceno propose de mettre le visiteur en symbiose, aiguisant son attention au vivant. « Il s’agit d’écouter ce qu’ont à nous dire ces animaux préhistoriques, parmi les plus sensibles au monde, et d’apprendre à partager avec eux l’espace, voire d’entendre ce nouvel espéranto qu’ils pourraient nous apprendre », résume l’artiste, investi depuis toujours dans l’écologie, tendance poétique (on s’étonnera donc du partenariat avec Rolls-Royce développé pour sa carte blanche parisienne par cet ardent combattant pour une planète à zéro carbone, mais c’est peut-être une autre histoire).

    Brillant dans la pénombre, des dizaines de toiles révèlent leurs méandres. En coupole, en trampoline, en géométrie lâche ou tissés serré, les pièges de soie défient le regard et l’intelligence de l’homme. Solides quand on les pense fragilissimes, vibrant tel le tympan d’une oreille, ces Sagrada Familia de fibre protéinée…

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  • Route du Rhum: voler sur l’eau avec un Ultim

    Route du Rhum: voler sur l’eau avec un Ultim

    La class Ultim sera la catégorie star de la 11e édition de la Route du Rhum qui s’élance le 4 novembre de Saint-Malo pour relier Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. Ces bateaux « volants », six au total, devraient traverser l’Atlantique en six jours, pulvérisant ainsi le record de la Route du Rhum détenu par Loïck Peyron (7 j et 15 h) lors de la dernière édition en 2014.

    Glisser sur l’eau à une vitesse folle. A 62 ans, Francis Joyon, détenteur du Trophée Jules Verne, qui s’est bâti un palmarès important, s’apprête à partir pour sa 7e Route du Rhum. A bord d’Idec Sport, multicoque géant devant mesurer entre 24 et 32 m de long pour une largeur maximum de 23 m, il défiera cinq autres concurrents dans la catégorie Ultim.

    Bateaux de dernière génération dits « volant »

    Les Ultim, des bijoux de haute technologie, sont des bateaux de dernière génération dits « volant ». Leur fabrication est classée confidentielle avec une règle d’or : ne jamais donner le poids du bateau. « Ultim » sans « e », anagramme de « multi », est une classe de bateaux qui existe depuis janvier 2018, issue d’un collectif créé en 2013, à la suite de discussions conjointes entre Gabart, Coville puis Le Cléac’h et Yves Le Blévec, ainsi qu’avec leurs sponsors respectifs (Macif, Sodebo, Banque populaire et Actual).

    Avec les Ultim, ce devrait être sans doute la traversée de l’Atlantique à la voile la plus rapide de l’histoire. La 11e Route du Rhum pourrait se jouer en six jours. Les Ultim vont s’affronter en course, pour la première fois de leur jeune histoire, entre Saint-Malo et la Guadeloupe. Les pointes de vitesse peuvent atteindre 85 km/h.

    En 2014, Loïck Péron avait terminé son parcours en 7 j et 15 h de course sur un trimaran. « On est le seul moyen de transport inventé par l’homme qui va trois fois plus vite aujourd’hui qu’il y a 40 ans. Pas un avion, pas une voiture, pas un porte-avion ne va trois fois plus vite qu’autrefois, on est les seuls à avoir progressé autant », souligne-t-il aujourd’hui.

    Pas beaucoup de sommeil à bord

    « Accomplir des choses basiques comme manger ou dormir devient complexe », raconte de son côté François Gabart, vainqueur du Vendée Globe en 2012. En 2017, il avait battu le record du tour du monde en solitaire sur son trimaran de la classe Ultime, en 42 j et 16 h , améliorant de plus de six jours le précédent record qu’avait établi Thomas Coville en 2016.

    Durant la première nuit, la plupart des navigateurs s’accordent à dire que, s’ils dorment, ce sera de l’ordre d’une micro-sieste. Ensuite, ils auront entre trois et quatre heures de sommeil par 24 heures, fractionnées. Armel Le Cléac’h (Banque populaire) a déclaré qu’il pourrait ne pas dormir pendant cette première nuit. Pour Thomas Coville (Sodebo), cette première nuit sera « quasiment blanche ».

    Ces bateaux sont très coûteux, 10 à 12 millions d’euros pièce avec des budgets annuels en moyenne de 5 millions pour les sponsors. Ce qui explique qu’il y en ait peu, et qu’ils ne soient pas à mettre entre toutes les mains. La catégorie Ultim reste donc une affaire d’élite.

    A ce jour, la classe Ultim compte quatre bateaux, qui sont « adhérents » : Macif, Sodebo, Banque populaire et Actual (skippé par Yves Le Blévec, absent à la Route du Rhum), également aux commandes de la classe. Et deux autres sont « éligibles » : Maxi Edmond de Rothschild (qui n’adhère pas en raison d’un désaccord technique) et Idec (qui ne souhaite pas entrer dans une course à l’armement technologique). Ces deux derniers multicoques devront adhérer à la classe s’ils veulent participer au tour du monde Brest Oceans.

    Chronologie et chiffres clés

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  • Sénégal: des commerçants de Thiaroye protestent contre les travaux du TER

    Sénégal: des commerçants de Thiaroye protestent contre les travaux du TER


    Par
    RFI

    Publié le 02-11-2018
    Modifié le 02-11-2018 à 13:27

    Le chantier est mené au pas de charge avant l’inauguration de la nouvelle ligne prévue en janvier. Le train reliera Dakar à l’aéroport Blaise Diagne. Sur le tracé, une grande partie du marché de Thiaroye, en banlieue de Dakar, est en cours de destruction depuis lundi.

    La pelleteuse vient de passer, laissant derrière elle des tas de gravats. La colère, la tension se lit sur les visages des commerçants. Assis, à la lisière des futures voies, Omar Diallo s’en prend au président Macky Sall.

    « Depuis 40 ans, on est là. On est là en train de gagner ici notre pain. Il est venu un jour nous demander de partir, sans rien nous donner ! Rien du tout ! Sans nous recaser, sans nous payer ! Pourquoi ça ? Il a sacrifié combien de milliers de personnes, de pères de famille ? »

    Djibril So se tient résigné dans la pénombre de son échoppe. Son lieu de travail depuis 14 ans bientôt détruit. Le vendeur a déplacé son stock en lieu sûr. « Parce que quand tu quittes là, tu ne sais pas où aller, eh bien ça fait très mal. C’est ça le problème. Pour l’instant, bon… Le préfet est venu ici pour nous donner une autre place, mais pour l’instant on ne sait pas où on va aller. »

    Le président de l’association des ambulants de Thiaroye, Abdourham Kane, n’a rien contre le nouveau train. Mais d’après lui, les indemnisations se font attendre. « Ce n’est pas du tout normal. Ce n’est pas du tout correct. Ce qu’il doit recevoir, il faut lui donner. »

    Le préfet le reconnaît : il reste bien des commerçants à indemniser. Ce n’est qu’une question de semaines. L’Etat s’engage à distribuer des espaces de vente dans le nouveau marché de la ville d’ici deux mois.

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  • RDC: nouvel archevêque, Mgr Ambongo prend la relève du «souci pastoral»

    RDC: nouvel archevêque, Mgr Ambongo prend la relève du «souci pastoral»


    Par
    RFI

    Publié le 02-11-2018
    Modifié le 02-11-2018 à 13:14

    Fridolin Ambongo Besunga a été confirmé archevêque métropolitain de Kinshasa par le pape François, jeudi 1er novembre. Il succède ainsi au cardinal Laurent Monsegwo Laurent Pasinya, dont la démission a été acceptée jeudi par le Saint-Siège. Le cardinal Monsegwo va ainsi pouvoir se consacrer pleinement à son rôle de cardinal. Ce changement intervient à un moment charnière de la vie de la RDC où la voix de l’Eglise est écoutée.

    A bientôt 59 ans, le nouvel archevêque de Kinshasa avait été nommé co-adjuteur en février dernier. Fils d’un travailleur des plantations d’hévéas, il a fait des études de philosophie au séminaire de Bwamanda et de théologie à l’institut Saint Eugène de Mazenod de Kinshasa, avant de s’engager dans l’ordre des Frères mineurs capucins. Il est ordonné prêtre en 1988.

    Ensuite, Ambongo poursuit les études doctorales en théologie morale à l’Académie alphonsienne de Rome. Revenu au pays, il enseigne aux Facultés catholiques de Kinshasa et au grand séminaire Saints Pierre et Paul de Lisala. Il est évêque de Bokungu-Ikela, puis Mbandaka-Bikoro, avant de se retrouver aujourd’hui à la tête de l’église de Kinshasa. Il affirme avoir conscience de la lourdeur de la charge :

    « La situation du pays, avec la période que nous vivons maintenant, un peuple qui évolue doucement vers des élections prévues pour le 23 décembre, cela fait partie du souci pastoral de l’archevêque de Kinshasa. »

    Autant que pour le cardinal Monsengwo, son prédécesseur à la tête de l’Eglise catholique de Kinshasa, Mgr Fridolin Ambongo n’a toujours pas été tendre avec le pouvoir politique.

    Les évêques de la RDC ont prévu de se réunir entre le 20 et le 22 novembre. La rencontre sera entièrement consacrée à l’évaluation du processus électoral et devra s’achever le jour du lancement de la campagne électorale.

    → RELIRE : Le cardinal Monsengwo, Desmond Tutu ou Machiavel congolais ?

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  • Jusqu’à vingt-cinq ans de prison requis contre les dirigeants indépendantistes catalans

    Jusqu’à vingt-cinq ans de prison requis contre les dirigeants indépendantistes catalans

    L’ancien vice-président de Catalogne, Oriol Junqueras, risque vingt-cinq ans de prison. C’est ce qu’a requis le parquet, vendredi 2 novembre, contre l’indépendantiste de gauche, pour « rébellion aggravée avec détournement de fonds publics », un an après le référendum sur l’indépendance organisé par les élus catalans. Dix-huit dirigeants régionaux attendent d’être jugés par le tribunal suprême espagnol pour leur rôle dans la tentative de sécession d’octobre 2017.

    Lire aussi :   Catalogne : un an plus tard, où en est le mouvement indépendantiste ?

    Le procureur général a requis également dix-sept ans d’emprisonnement contre l’ex-présidente du parlement régional Carme Forcadell et les dirigeants d’association indépendantiste Jordi Sanchez et Jordi Cuixart. Déjà en détention provisoire, ils sont accusés de rébellion, mais sans malversation. En Espagne, les réquisitions provisoires du parquet sont rendues avant le renvoi devant un tribunal.

    Pour sa part, l’avocat de l’Etat espagnol (Abogacia general de Estado), qui dépend du ministère de la justice, a requis des peines maximales de 12 ans de prison et écarté le délit de « rébellion » au profit de celui de « sédition », qui n’implique pas de soulèvement violent.

    Une « violence » dénoncée par le parquet

    Selon le ministère public, « le plan sécessionniste [des dirigeants catalans] envisageait l’utilisation de tous les moyens nécessaires pour atteindre leur objectif, y compris puisqu’ils avaient la certitude que l’Etat n’allait pas accepter la situation la violence nécessaire pour s’assurer du résultat criminel visé. »

    L’usage de la violence pendant le processus indépendantiste en Catalogne est, cependant, contesté en Espagne, bien au-delà du camp indépendantiste, par un large éventail de témoins, ainsi que d’éminents juristes.

    Les autres anciens conseillers du gouvernement de Carles Puigdemont, exilé en Belgique, risquent, pour leur part, sept ans ou seize ans d’emprisonnement. Au-delà des indépendantistes poursuivis pour rébellion ou détournement de fonds publics en raison des dépenses engagées pour organiser le référendum interdit du 1er octobre 2017, six autres seront jugés pour « désobéissance grave » et encourent une amende.

    La date du procès n’a pas été encore fixée, mais son ouverture est attendue début 2019.

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  • En Iran, la mort d’une rivière

    En Iran, la mort d’une rivière

    L’Iran s’enfonce dans la crise. La valeur du rial, la monnaie nationale, a été divisée par trois, voire quatre, depuis le début de l’année : les prix s’envolent au hasard. Téhéran subit de plein fouet le retour des sanctions américaines depuis que Washington s’est retiré, en mai, de l’accord international sur le programme nucléaire iranien. La mise en place de la deuxième vague est attendue pour le 5 novembre.

    A Ispahan la rivière est à sec. Le désert s’élargit à vue d’œil. La République islamique gère mal ses ressources en eau. Elle a laissé les cultures se multiplier, et les agriculteurs puiser l’eau de la rivière à l’excès. Les aciéries d’Ispahan et de Yazd sont elles aussi gourmandes. Résultat, la rivière Zayandeh Rud, naturellement permanente, disparaît. D’ici à trente ans, l’Iran pourrait ressembler à un désert inhabitable.

    Cette situation s’apparente à un lent suicide, mais qu’y faire ? L’Etat peut difficilement annoncer aux paysans que la majorité d’entre eux sont voués à disparaître ou à changer de métier. Avec le retour des sanctions, la transition écologique figure très loin derrière les priorités.

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  • Bernard Bajolet : « En Syrie, un signal fort des Occidentaux aurait été nécessaire »

    Bernard Bajolet : « En Syrie, un signal fort des Occidentaux aurait été nécessaire »

    Le revirement américain sur les frappes, en 2013, a fait basculer le conflit syrien, rappelle l’ex-patron de la DGSE. L’opposition en a conclu qu’elle était lâchée, la Russie est entrée en scène et le djihadisme s’est intensifié.

    Propos recueillis par Nathalie Guibert et Marc Semo Publié aujourd’hui à 12h47, mis à jour à 13h30

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    Avant de devenir coordinateur national du renseignement sous la présidence de Nicolas Sarkozy et de prendre la tête de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) sous celle de François Hollande, Bernard Bajolet, 69 ans, fut ambassadeur en Jordanie, Bosnie, Irak, Algérie, Afghanistan. Dans Le soleil ne se lève plus à l’est (Plon, 464 p., 21,90 euros), le diplomate livre une analyse plutôt pessimiste des principaux conflits du Moyen-Orient.

    Vous estimez le régime de Bachar Al-Assad en Syrie « irréformable ». Pourquoi ?

    Le régime n’est pas réformable parce qu’il est dans une logique communautaire. C’est une minorité qui gouverne la Syrie. Peu après son arrivée au pouvoir, Bachar Al-Assad avait montré quelques velléités d’ouverture auxquelles il a dû renoncer sous la pression de ses proches et de la communauté alaouite. Celle-ci reste traumatisée par son histoire et des siècles d’oppression. Avant même la guerre civile en Syrie, j’avais du mal à croire à une évolution non violente d’un régime qui veut se maintenir à tout prix au pouvoir. Il faut se rappeler le précédent de la révolte de Hama en 1982, écrasée dans le sang – des milliers de morts – par le père, Hafez Al-Assad. Bachar, le fils, a voulu faire la même chose. Mais le monde a changé. Il n’est plus possible de massacrer à huis clos.

    Une solution politique inclusive est-elle malgré tout possible en Syrie ?

    On peut difficilement imaginer un système en Syrie où cohabiteraient au prorata de leur poids dans la population sunnites et alaouites, et encore moins après ces années de guerre. Si la rébellion sunnite avait pris le pouvoir, les alaouites auraient été écrasés. En 2012, il y avait une réelle préoccupation dans la communauté internationale pour éviter un « Srebrenica » alaouite. Grâce à ses parrains russe et iranien, le régime a finalement gagné et, désormais en position de force, il refuse tout compromis. Au mieux peut-on espérer un habillage, dont la forme la plus élaborée serait un départ du pouvoir de Bachar Al-Assad. Vladimir Poutine assure en privé ne pas tenir spécialement à la personne de Bachar, mais il veut maintenir le régime en place. Une personnalité à même de le remplacer n’est toutefois pas encore apparue.

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