Author: Don Kayembe

  • La veuve de Chris Cornell porte plainte contre son médecin

    La veuve de Chris Cornell porte plainte contre son médecin

    La famille de Chris Cornell, le chanteur du groupe Soundgarden qui s’est suicidé le 18 mai 2017 à Detroit, a attaqué en justice son médecin, jeudi 1er novembre. Vicky Cornell, sa veuve, et ses enfants Toni et Christopher, accusent le Dr Robert Koblin de lui avoir, « de manière négligente et répétée, prescrit des substances psychotropes dangereuses ».

    Ces médicaments, notamment le Lorazepam, un anxiolytique puissant aussi connu sous le nom de Témesta, l’auraient « poussé à des comportements impulsifs et dangereux (…) qui lui ont coûté la vie ». Ils avaient été retrouvés dans son organisme lors de l’autopsie.

    Un millier de doses en vingt mois

    D’après la famille, le médecin continuait de lui prescrire ces substances depuis septembre 2015, sans même l’avoir examiné. Au total, en vingt mois, le chanteur aurait reçu des ordonnances pour près d’un millier de doses de Lorazepam malgré « un passé notoire d’abus et de dépendance » à diverses substances chimiques. Le Dr Koblin n’a pas encore souhaité réagir.

    Selon la plainte déposée auprès d’un tribunal de Los Angeles, chez les toxicomanes, le Lorazepam a pour « effet connu d’augmenter le risque de suicide en provoquant une altération sévère du jugement ».

    Les cendres du chanteur ont été mises en terre à Los Angeles lors d’une cérémonie à laquelle de nombreuses célébrités, comme Brad Pitt et Pharrell Williams, avaient assisté. Chris Cornell, dont la voix au registre très étendu masquait de difficiles combats contre la drogue et la dépression, fut l’un des pionniers du genre grunge, inspiré par le nihilisme du punk et le heavy metal. Il avait 52 ans.

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  • En Centrafrique, un projet multiconfessionnel réconcilie musulmans et chrétiens

    En Centrafrique, un projet multiconfessionnel réconcilie musulmans et chrétiens

    Afrique

    En Centrafrique, un projet multiconfessionnel réconcilie musulmans et chrétiens

    Vidéo par Pierre AKPRO , Zigoto TCHAYA

    Texte par FRANCE 24

    Dernière modification : 02/11/2018

    En voyage en Centrafrique, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a assisté à un projet de reconstruction dans un quartier de Bangui, où musulmans et chrétiens travaillent main dans la main.

    Le ministre français des Affaires étrangères Jean Yves Le Drian est arrivé en Centrafrique, vendredi 1er novembre, pour un voyage express de deux jours. Le contexte est tendu dans le pays après la destitution du président de l’Assemblée Nationale et l’ultimatum lancé au Gouvernement par les rebelles de l’ex-Séléka.

    “Aider à ce que ce pays reprenne espoir et se revitalise”

    Malgré ces tensions, le chef de la diplomatie française a pu visiter un projet multiconfessionnel dans le quartier de Boeing, à Bangui. Des déplacés chrétiens et musulmans travaillent ensemble à la rénovation de leur quartier.

    Alors que le spectre d’un conflit politico-religieux est toujours présent dans le pays, l’ONG française Acted s’est lancée pour défi de ressouder la population en aidant les habitants à reconstruire leurs maisons détruites pendant la guerre. Elle a déjà fait rebâtir près d’un millier d’habitations depuis quatre ans.

    “Je suis ému par ce que je vois renaître ce quartier de Boeing, Bimbo 3, avec le soutien de la France pour aider à ce que ce pays reprenne espoir et se revitalise”, a souligné Jean-Yves Le Drian.

    La situation humanitaire reste inquiétante en Centrafrique. D’après les ONG, trois millions de Centrafricains sont en attente d’une aide humanitaire d’urgence. Depuis 2013 – et le déferlement de haine entre rebelles de la coalition Séléka, à dominante musulmane, et groupes antibalaka, prétendant défendre les chrétiens –, la quasi-totalité des habitants de ce pays de 4,5 millions d’habitants, parmi les plus pauvres au monde, vit sous la coupe de groupes armés.

    Première publication : 02/11/2018

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  • « Charlie Hebdo », quelle bande de potes !

    « Charlie Hebdo », quelle bande de potes !

    Indélébiles, de Luz, Futuropolis, 320 p., 24 €.

    Il semble inconcevable d’écrire un livre sur Charlie Hebdo sans parler du 7 janvier 2015. Luz l’a fait, pourtant. Membre de la rédaction du magazine satirique pendant plus de vingt ans, le dessinateur échappa aux balles des frères Kouachi pour avoir été en retard à la conférence de rédaction. Dans Catharsis, sorti quatre mois après l’attentat (Futuropolis), il avait relaté son quotidien de miraculé, sans jamais verser dans le pathos, préférant user du seul levier en sa possession : l’humour. Si l’on y rit autant, le propos est tout autre dans Indélébiles, puisqu’il s’agit de raconter l’aventure collective – et joyeusement foutraque – qui précéda la barbarie. Les belles années en somme. Les copains, la déconnade à plein tube, le bonheur de dessiner.

    En vingt-trois ans de Charlie – qu’il a quitté en mai 2015 –, Luz a accumulé d’innombrables anecdotes, dont les meilleures sont rapportées ici avec autodérision. L’ancien « puceau tourangeau » monté à la capitale dans l’espoir de placer des dessins au Canard enchaîné s’amuse, et nous amuse, à ressusciter une rédaction vouée au traitement caustique de l’actualité, où se mêlent les anciens (Gébé, Cabu, Wolinski…) et les sales gosses, comme lui ou Charb, le roi de la blague graveleuse.

    Le métier de dessinateur de terrain

    Luz revient aussi longuement, en mode making of, sur ses reportages graphiques et sur les risques qui accompagnent le métier de dessinateur de terrain. Un coup de matraque lors d’une manifestation à Paris, un interrogatoire dans un camp militaire en Bosnie (Luz suit alors la tournée du chanteur Renaud) ou encore les rodomontades intimidantes de loulous de banlieue après une fusillade raciste ne laissent toutefois pas augurer que quelque chose de pire puisse un jour arriver. Le pire arrivera pourtant, comme on le comprend dans…

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  • Exposition : la puissance divinatoire de l’art malgache

    Exposition : la puissance divinatoire de l’art malgache

    Au Musée du quai Branly-Jacques Chirac à Paris, l’espace dévolu à Madagascar est un monde « habité », où règnent le visible et l’invisible, la présence de l’au-delà aux côtés des vivants. Cette première exposition parisienne consacrée à la Grande Ile depuis soixante-douze ans propose un panorama de la création malgache, nourrie d’art divinatoire. L’affaire de tout un peuple d’artistes, dont le niveau de vie est l’un des plus bas de la planète.

    « Les gens sont dans le besoin, les fragilités matérielles, ils ne les entendent pas, mais cherchent les ondes positives. Quand on n’a rien, on est libre de créer ; jusqu’à l’univers de la maison, lui-même orienté, ordonné. A l’angle nord-est de la pièce unique, chaque jour, quelques gouttes d’alcool sont versées pour dire aux ancêtres qu’on compte sur eux », résume le commissaire Aurélien Gaborit, responsable des collections d’Afrique du musée.

    Aurélien Gaborit, commissaire d’exposition : « L’art de Madagascar utilise l’environnement immédiat, une multitude de végétaux et de matériaux »

    Trois cent soixante pièces ont été réunies sur 2 000 mètres carrés, dont 250 proviennent du musée lui-même, qui conserve quelque 18 000 objets malgaches, dont 10 000 photos. « Une très belle collection ancienne, complète et très diverse, affirme M. Gaborit. L’art de Madagascar, un art modeste longtemps considéré comme un artisanat, utilise l’environnement immédiat, une multitude de végétaux et de matériaux – bois, corne, cuir, feuilles, palmes, tiges. Je voulais montrer un maximum d’objets pour que l’exposition s’inscrive dans le prolongement de celle présentée en 1946 au Musée de l’homme et consacrée à l’ethnologie. »

    Chaque œuvre a un pouvoir spécifique qui laisse espérer des lendemains riants, comme le démontre la formidable collection de talismans exposée. Les plus spectaculaires, les poteaux funéraires anthropomorphes, en bois sculpté, représentent l’ancêtre, le protecteur ;…

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  • Assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon: la douleur de ne pas savoir

    Assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon: la douleur de ne pas savoir

    Il y a cinq ans, le 2 novembre 2013, nos confrères de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon, en mission à Kidal au nord du Mali, étaient enlevés et tués par leurs ravisseurs. Cinq ans après, la lumière n’a toujours pas été faite sur les circonstances précises de leur assassinat, ni sur le mobile précis de leur enlèvement. Une situation insupportable pour leurs proches.

    Malgré deux déclassifications partielles de documents classés secrets défense, et la visite du juge français à Bamako au début de l’année, les questions fondamentales demeurent. Et pour la mère de Ghislaine Dupont, Marie-Solange Poinsot, c’est toujours insupportable. Car cinq ans après, le souvenir est quotidien, les questions aussi.

    Marie-Solange Poinsot
    mère de Ghislaine Dupont

    02/11/2018
    – par Marie-Pierre Olphand


    Écouter

    « Du fait que je ne sais pas les tenants et les aboutissants de cet horrible assassinat, quelquefois, je me prends à penser qu’elle va rentrer. C’est vrai qu’on dit que ça fait cinq ans. Mais cinq ans pour moi, ça ne veut rien dire. Parce qu’une grosse partie de ma vie s’est arrêtée au 2 novembre. Et je ne compte pas les jours, je ne compte pas le temps. Je vois simplement que ça s’écoule, ça s’écoule et qu’on reste sur ces questions. Quand c’est arrivé, j’avais 83 ans. J’ai plus de 88, maintenant. Et j’en suis toujours à me dire “Gisou, à 13h, elle était toujours vivante et 1h30 après, elle ne l’était pas.” C’est quelque chose d’horrible. Et je pense les pires choses et c’est ça qui me ronge. Et je voudrais vraiment savoir la vérité. »

    Un deuil rendu impossible par toutes les zones d’ombres qui persistent. Et le temps qui passe ne change rien. La douleur d’Apolline Verlon, la fille de Claude Verlon, est toujours aussi vive.

    Apolline Verlon
    fille de Claude Verlon

    02/11/2018
    – par Pierre Firtion


    Écouter

    « Cette année particulièrement, j’ai l’impression qu’une vague m’a attrapée et m’a ramenée au 2 novembre 2013 et tout ce chemin que j’ai dû parcourir jusqu’ici, c’était “peanuts”. Enfin… plus le temps passe et plus cela nous éloigne d’eux. Et c’est difficile de faire son deuil, justement, quand on ne sait pas ce qui s’est passé. Vos amis, votre famille vous disent : “Allez, on tourne la page, il est avec toi. Il est là, il est présent, etc.” Mais quand on ne sait pas ce qui s’est réellement passé, quand tout est possible, quand on peut tout imaginer, c’est hyper compliqué de refermer l’histoire. On a besoin d’une chute, on a besoin de mettre un point. Et pour l’instant ce n’est pas le cas. »

    Pour les amis et collègues de Ghislaine Dupont et Claude Verlon aussi, le souvenir de ce 2 novembre 2013 est une blessure tenace. « Je pense que, comme tous ceux qui ont vécu ce drame, il y a un avant et un après et qu’il y a un bout de soi, on ne sait pas très bien où, qui est parti en même temps qu’eux. On n’est jamais plus exactement pareil après », explique Marie-Christine Saragosse. La présidente de France Médias Monde, dont fait partie RFI, estime « qu’il fallait, avec cette douleur, faire quelque chose ». Ainsi est née l’idée de créer une bourse qui récompenserait chaque année un journaliste et un techncien de reportage du continent africain.

    « Quand on voit ces jeunes, quand on voit la fierté qu’ils ont à porter le nom qu’ils portent ! Mais ils savent bien que c’est la bourse Ghislaine Dupont-Claude Verlon. Ce ne sont pas des mots qui n’auraient pas de sens pour eux. Je trouve que c’est résilient. En fait, on se répare. Quand on assiste à cette cérémonie, quand on voit ces jeunes, on se dit qu’on a rendu notre douleur féconde. Et c’est peut-être ça le plus important. C’est de laisser le soleil rentrer dans les ténèbres, un peu, et c’est ça que je ressens. Il y a toujours des ténèbres, mais on a remis du soleil dedans. »

    Chronologie et chiffres clés

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  • La sélection sorties culturelles du « Monde »

    La sélection sorties culturelles du « Monde »

    LES CHOIX DE LA MATINALE

    Pour le dernier week-end avant la reprise de l’école, « La Matinale » du Monde vous propose d’aller admirer les splendeurs japonaises de l’ère Meiji au Musée Guimet ; de discuter de contes autour d’un petit déjeuner dominical avec La Huppe galante à Paris ; d’assister aux deux dernières soirées du Pitchfork Music Festival-Paris, à La Grande Halle de La Villette ; de voir la chorégraphie de Thierry Thieû Niang avec des artistes en exil au Palais de la Porte Dorée ; d’écouter les histoires de la conteuse Chirine El Ansary, extraites des Mille et Une Nuits, à Montreuil ; de participer à l’expérience « circo-culinaire » de la troupe Les 7 doigts de la main à Bobino.

    EXPOSITION. Les trésors de l’ère Meiji, au Musée Guimet

    A l’occasion des 150 ans du début de l’ère Meiji (1867-1912), moment où, sous la houlette de l’empereur Mutsuhito (1852-1912), le Japon ouvre ses frontières après deux cent cinquante ans de repli sur soi, le Musée national des arts asiatiques-Guimet à Paris présente une exposition intitulée Meiji, splendeurs du Japon impérial. La fin du shogunat (régime militaire) s’accompagne de bouleversements dans tous les domaines – politique, économique, sociétal, religieux, culturel et artistique. Appelés à faire rayonner le savoir-faire nippon, les artistes et artisans d’art rivalisent de virtuosité. Plus de trois cents pièces – porcelaines, céramiques, émaux cloisonnés, étoffes, laques, peintures, sculptures, meubles – qui en témoignent ont été réunies grâce à de nombreux prêts, une part venant des collections de Guimet, une autre, importante, de la collection privée Nasser D. Khalili. Ces documents et objets illustrent les mutations opérées dans l’art, mais aussi dans la société japonaise tout entière. Sylvie Kerviel

    « Meiji, splendeurs du Japon impérial ». Musée national des arts asiatiques-Guimet, 6, place d’Iéna, Paris 16e. Tous les jours, sauf le mardi, de 10 heures à 18 heures. Tarifs : 11,50 € (réduit 8,50 €). Jusqu’au 14 janvier 2019.

    CAF’CONTES. La Huppe galante et ses petits déjeuners dominicaux, à Paris

    Qu’est-ce que le « caf’contes » ? Un concept développé depuis 2016 par l’association La Huppe galante, dont fait partie, entre autres, la conteuse Nathalie Leone : un dimanche matin par mois, un petit déjeuner thématique autour des contes et des arts du récit est organisé dans le café Bords de Seine, sur la place du Châtelet. Les participants sont invités à partager histoires et points de vue autour d’un thème défini à l’avance, dans une ambiance conviviale. Après une courte introduction faite par l’animateur (ou l’animatrice) de la séance pour définir les grandes lignes de réflexion, des petits groupes (de quatre à six personnes) sont formés pour discuter et échanger autour du thème de la matinée. La parole est ensuite donnée à un représentant par groupe pour partager avec le reste de l’auditoire les réflexions de son groupe. En fin de séance, une synthèse est proposée par l’animateur ou animatrice. A tout moment de la discussion, chacun des participants est libre de prendre la parole pour raconter une histoire ou une expérience personnelle en rapport avec le sujet. La convivialité, le partage des connaissances et le respect d’autrui sont de règle au cours de ces « caf’contes ». Un coin livres et revues est tenu par la librairie L’invit’ à-lire (Paris 10e). Le premier rendez-vous de la saison 2018-2019 est proposé, dimanche 4 novembre, sur le thème « Heures, jours et calendrier ». Cristina Marino

    « Caf’contes » de La Huppe galante, au café Bords de Seine, 1, place du Châtelet, Paris 1er. Tarif : 10 € pour l’adhésion à l’association (obligatoire lors de la première participation) et 10 € pour le petit déjeuner. Réservation indispensable. Dimanche 4 novembre, de 10 heures à midi.

    MUSIQUES. Le Pitchfork Music Festival-Paris, à La Grande Halle de La Villette

    Organisé depuis 2011, le Pitchfork Music Festival-Paris, l’une des déclinaisons festivalières du magazine musical américain en ligne Pitchfork.com, est passé de deux jours à quatre, puis cinq, comme pour la présente édition. Elle a débuté mardi 30 et mercredi 31 octobre avec une cinquantaine de groupes à classer dans la rubrique « découvertes » dans sept salles des 11e et 12e arrondissements, avant de rejoindre le vaste espace de La Grande Halle de La Villette pour ses soirées avec des formations déjà plus repérées et quelques vedettes. Pour ses deux derniers jours, le Pitchfork Music Festival-Paris annonce ainsi, vendredi 2 novembre, le trio écossais Chvrches et le chanteur et producteur anglais Blood Orange (avec en début de soirée notamment Tirzah, le trio féminin rock Dream Wife, Car Seat Headrest…). Et, samedi 3 novembre, l’Américain Stephen Malkmus avec son groupe The Jicks, la formation psychédélique américano-néo-zélandaise Unknown Mortal Orchestra et le groupe Bon Iver, très en vogue depuis une dizaine d’années au rayon folk-rock américain (la soirée avancera ensuite, jusqu’au petit matin, vers l’électro avec DJ Koze, Peggy Gou, Avalon Emerson et Daniel Avery). Sylvain Siclier

    Pitchfork Music Festival-Paris, à La Grande Halle de La Villette, 211, avenue Jean-Jaurès, Paris 19e. Mo Porte-de-Pantin. Tarifs : 50 €, le 2 novembre et 55 €, le 3 novembre, par soir. Vendredi 2 et samedi 3 novembre, à partir de 17 heures.

    DANSE. Thierry Thieû Niang et des artistes en exil, au Palais de la Porte Dorée

    Le chorégraphe Thierry Thieû Niang a collaboré pendant quatre semaines avec dix danseurs de l’Atelier des artistes en exil pour le spectacle Va voir là-bas si j’y suis. Originaires de Syrie, d’Ukraine, d’Egypte, de Palestine et d’Ethiopie, ces interprètes et performeurs ont travaillé autour de leurs paysages intimes, de leurs parcours depuis qu’ils ont quitté leur pays. Au milieu et avec eux, Thierry Thieû Niang a invité des comédiens comme Anne Alvaro, Nathalie Richard, Marie Payen ainsi que des enfants et des adolescents amateurs de Saint-Denis. Sous la direction douce du chorégraphe, une levée de gestes, de langues et d’images soufflée par un désir de rassemblement. Ce spectacle polyphonique investit le Palais de la Porte Dorée dans le cadre du rendez-vous Welcome ! Migration et hospitalité. Rosita Boisseau

    « Va voir là-bas si j’y suis », de Thierry Thieû Niang, avec l’Atelier des artistes en exil. Palais de la Porte Dorée – Musée de l’histoire de l’immigration, 293, avenue Daumesnil, Paris 12e. Tél. : 01-53-59-58-60. Vendredi 2 à 19 heures, et samedi 3 novembre à 16 heures.

    RÉCITS. Chirine El Ansary dans le labyrinthe des « Mille et Une Nuits », à Montreuil

    Née en Egypte mais ayant passé une partie de son enfance en France, Chirine El Ansary a commencé sa carrière de conteuse en 1995 au Caire avec ce récit fleuve et fondateur que sont les Mille et Une Nuits, mais hors de question pour elle de raconter ces histoires telles quelles. Elle s’est alors lancée dans un audacieux projet de réécriture de cycles entiers des Mille et Une Nuits pour constituer son propre répertoire de récits dans lesquels elle mêle à la trame traditionnelle ses souvenirs d’enfance dans les rues du Caire et de ses voyages à travers l’Egypte, du Sinaï aux villages du Delta. Elle a également cherché à prendre ses distances avec les clichés et fantasmes orientalistes plaqués par les Occidentaux sur ces récits pour revenir aux sources de l’esprit subversif originel des Mille et Une Nuits, notamment en ce qui concerne le rôle des femmes. Comme elle l’explique elle-même : « Je viens à la rencontre du public habitée d’une vingtaine d’histoires, des histoires qui ne me quittent jamais, formant un bagage aérien et invisible. » Puis en fonction de son auditoire, de l’ambiance du lieu, elle va choisir de commencer par conter plutôt telle ou telle histoire, pour ensuite se laisser porter par le fil du récit qu’elle déroule tout au long du spectacle, qui n’est ainsi jamais tout à fait le même ni totalement différent. C. Mo.

    « Les Mille et Une Nuits », par Chirine El Ansary, dans le cadre du 22e Festival de l’imaginaire et du 2e Festival Marmoe. Théâtre Berthelot, 6, rue Marcelin-Berthelot, Montreuil (Seine-Saint-Denis). A partir de 7 ans. Tarifs : 5 €, 8 € et 12 €. Dimanche 4 novembre à 16 h 30.

    CIRQUE. La cuisine revue et corrigée par Les 7 doigts de la main, à Bobino

    La troupe canadienne de cirque, Les 7 doigts de la main, rapplique à Paris avec l’un de ses succès : Cuisine & confessions, une production qui sent bon comme il se doit lorsque tout le monde met son grain de sel dans les plats. Avec neuf jeunes acrobates en scène, le cirque en cuisine devient un plat inédit, entre actions quotidiennes et exploits acrobatiques, petites histoires des uns et des autres, cuisson du pain et autres préparations. Joyeux, débordant d’invention, ce spectacle entraîne le spectateur dans un ballet de fouets à pâtisserie et d’accroche-torchons mais pas que. L’entreprise « circo-culinaire » des 7 doigts de la main repasse par Bobino. La recette est excellente. R. Bu

    « Cuisine & Confessions », par Les 7 doigts de la main. Bobino, 14-20, rue de la Gaité, Paris 14e. Tarifs : de 16 € à 58 €. Vendredi 2 à 21 heures et samedi 3 novembre à 16 h 30 et 21 heures.

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  • Spectacle : un Minotaure mécanique s’installe à Toulouse

    Spectacle : un Minotaure mécanique s’installe à Toulouse

    Il pèse 47 tonnes, affiche des mensurations effarantes de 13 mètres de haut sur 16 de long, mais possède la taille fine. Il asperge loin lorsqu’il fulmine et sue à grosses gouttes pour peu qu’il s’énerve et se cabre. Ce monstre magnifique est le ­Minotaure, impressionnant animal mécanique articulé jusqu’aux poumons, vedette du spectacle monumental Le Gardien du temple, mis en scène par François Delaroziere. Le patron de la compagnie La Machine, inventeur, depuis 1999, de créatures géantes aujourd’hui connues dans le monde entier comme le cheval-dragon Long Ma, a ajouté une belle bête à son « cheptel ».

    Le Minotaure, alias Astérion, s’est réveillé le 1er novembre en ronflant dans les rues de Toulouse. Il s’endormira le 4 novembre dans son immense « écurie », la Halle, nouveau lieu d’exposition, situé dans le quartier Montaudran. Entre-temps, il aura erré dans le centre historique sous l’œil de la gigantesque araignée Ariane planant sur les toits. Il aura détourné des feux de signalisation, fait flamber des torchères… Accompagné par dix-neuf musiciens et un ténor perchés dans des nacelles, cet opéra en quatre actes et quatre jours qu’est Le Gardien du temple s’offre Toulouse pour cadre de scène…

    Il hybride un mythe, une mécanique géante, une ville, dans un trip urbain vertigineux que la passion de la foule mue en expérience collective. « Notre théâtre prend appui dans l’espace public où se joue la vraie vie, précise Delaroziere. Il est aussi au service de projets urbains comme ici, celui de la réhabilitation du quartier Montaudran. J’ai cherché une machine dédiée à Toulouse. J’ai marché dans les rues, je m’y suis perdu… Peu à peu, le Minotaure est né. »

    Expérience troublante

    Depuis son apparition sur le papier, en 2012, la bête a évolué. « Je lui ai tanné le cuir, inscrit des cicatrices, tatoué des inscriptions à la feuille d’or… », confie son créateur. En…

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  • Assassinat de Patrick Karegeya: une enquête en janvier en Afrique du Sud

    Assassinat de Patrick Karegeya: une enquête en janvier en Afrique du Sud


    Par
    RFI

    Publié le 02-11-2018
    Modifié le 02-11-2018 à 04:52

    Le 31 décembre 2013 à Johannesburg, le colonel et ex-chef des renseignements extérieurs rwandais Patrick Karegeya était retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel. Il aura fallu attendre presque cinq ans pour que l’affaire se retrouve devant la justice.

    Lorsque les auditions commenceront en janvier, aucun des deux suspects ne sera présent à Johannesburg a assuré le procureur. De nationalité étrangère, ils résident hors d’Afrique du Sud.

    Mais ce n’est pas le plus important pour David Batenga, le neveu de Patrick Karegeya. « Nous n’avons jamais été dans cette position dans le passé. C’est la première fois depuis quatre ans, dix mois et un jour que je me trouve dans un tribunal pour que justice soit rendue. Je suis à la fois curieux et optimiste qu’enfin la justice sud-africaine fonctionne », explique-t-il.

    Patrick Karegeya, 53 ans, vivait en exil en Afrique du Sud lorsqu’il a été tué dans cette chambre d’hôtel de Sandton, en banlieue de Johannesburg.

    Un peu plus de 50 témoins seront entendus. Le procureur a reporté l’ouverture des auditions au 16 janvier pour pouvoir tous les réunir et les appeler à la barre.

    La famille de Patrick Karegeya recevra le soutien juridique d’Afriforum, une association juridique sud-africaine, pour notamment négocier une éventuelle procédure d’extradition.

    « Les deux pays vont devoir coopérer, précise l’avocat de la famille, Kennedy Gihana. Si l’on découvre que le gouvernement rwandais a des informations à fournir, comme le lieu où se trouve les suspects par exemple, l’Afrique du Sud va solliciter les autorités rwandaises. »

    Aucun accord d’extradition n’existe pour le moment entre l’Afrique du Sud et le Rwanda.

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  • En visite en Gambie, le prince Charles a célébré son retour dans le Commonwealth

    En visite en Gambie, le prince Charles a célébré son retour dans le Commonwealth


    Par
    RFI

    Publié le 02-11-2018
    Modifié le 02-11-2018 à 02:22

    Le prince Charles et son épouse la duchesse Camilla ont passé la journée dans la capitale gambienne, jeudi 1er novembre. C’est la première étape d’une tournée ouest-africaine et le premier déplacement du prince depuis qu’il a été confirmé comme successeur de sa mère, la reine Elizabeth, à la tête du Commonwealth.

    Le prince Charles s’est essayé à prononcer quelques mots en langues locales, à l’occasion de son allocution jeudi à Banjul, avant de se réjouir du retour de la Gambie au sein de la famille du Commonwealth : « Cette décision fut, si je peux me permettre, un événement majeur et le choix d’une nouvelle route pour le pays. C’est tourner le dos à 22 ans d’un régime autocratique pour embrasser un nouveau départ », a déclaré le prince Charles.

    Depuis février, la Gambie a en effet fait son retour au sein de l’organisation qu’elle avait quittée sous Yahya Jammeh en 2013.

    [Vidéo] Pourquoi la Gambie souhaite réintégrer le Commonwealth

    Le prince de Galles a par la suite visité un centre de recherche médicale britannique, un camp d’entraînement de l’armée et a assisté à une table ronde sur le tourisme. La journée a permis d’illustrer les différentes aires de coopération possibles, comme s’en félicite le président gambien Adama Barrow.

    « Nous sommes très honorés de cette visite. C’est une indication pour nous de l’amour que Vos Altesses Royales portez pour la Gambie. Et cela montre que vous êtes prêts à nous soutenir pour réaliser nos désirs de développement », a-t-il souligné.

    Dans le public, des Gambiens comme Alieu Colley, plutôt heureux du renforcement de ces liens : « Moi c’est avec plaisir que j’ai appris le retour dans le Commonwealth. Par exemple, beaucoup de nos intellectuels ont été formés en Grande-Bretagne. Et puis recevoir le prince, c’est une belle réussite pour la Gambie », estime-t-il.

    La dernière visite d’Etat de la famille royale britannique dans le pays remonte à 1961, avec la venue de la reine Elizabeth. Le couple royal est désormais attendu au Ghana et au Nigeria pour conclure cette tournée ouest-africaine.

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