Author: Don Kayembe

  • Spectacle : un Minotaure mécanique s’installe à Toulouse

    Spectacle : un Minotaure mécanique s’installe à Toulouse

    Il pèse 47 tonnes, affiche des mensurations effarantes de 13 mètres de haut sur 16 de long, mais possède la taille fine. Il asperge loin lorsqu’il fulmine et sue à grosses gouttes pour peu qu’il s’énerve et se cabre. Ce monstre magnifique est le ­Minotaure, impressionnant animal mécanique articulé jusqu’aux poumons, vedette du spectacle monumental Le Gardien du temple, mis en scène par François Delaroziere. Le patron de la compagnie La Machine, inventeur, depuis 1999, de créatures géantes aujourd’hui connues dans le monde entier comme le cheval-dragon Long Ma, a ajouté une belle bête à son « cheptel ».

    Le Minotaure, alias Astérion, s’est réveillé le 1er novembre en ronflant dans les rues de Toulouse. Il s’endormira le 4 novembre dans son immense « écurie », la Halle, nouveau lieu d’exposition, situé dans le quartier Montaudran. Entre-temps, il aura erré dans le centre historique sous l’œil de la gigantesque araignée Ariane planant sur les toits. Il aura détourné des feux de signalisation, fait flamber des torchères… Accompagné par dix-neuf musiciens et un ténor perchés dans des nacelles, cet opéra en quatre actes et quatre jours qu’est Le Gardien du temple s’offre Toulouse pour cadre de scène…

    Il hybride un mythe, une mécanique géante, une ville, dans un trip urbain vertigineux que la passion de la foule mue en expérience collective. « Notre théâtre prend appui dans l’espace public où se joue la vraie vie, précise Delaroziere. Il est aussi au service de projets urbains comme ici, celui de la réhabilitation du quartier Montaudran. J’ai cherché une machine dédiée à Toulouse. J’ai marché dans les rues, je m’y suis perdu… Peu à peu, le Minotaure est né. »

    Expérience troublante

    Depuis son apparition sur le papier, en 2012, la bête a évolué. « Je lui ai tanné le cuir, inscrit des cicatrices, tatoué des inscriptions à la feuille d’or… », confie son créateur. En…

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  • Assassinat de Patrick Karegeya: une enquête en janvier en Afrique du Sud

    Assassinat de Patrick Karegeya: une enquête en janvier en Afrique du Sud


    Par
    RFI

    Publié le 02-11-2018
    Modifié le 02-11-2018 à 04:52

    Le 31 décembre 2013 à Johannesburg, le colonel et ex-chef des renseignements extérieurs rwandais Patrick Karegeya était retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel. Il aura fallu attendre presque cinq ans pour que l’affaire se retrouve devant la justice.

    Lorsque les auditions commenceront en janvier, aucun des deux suspects ne sera présent à Johannesburg a assuré le procureur. De nationalité étrangère, ils résident hors d’Afrique du Sud.

    Mais ce n’est pas le plus important pour David Batenga, le neveu de Patrick Karegeya. « Nous n’avons jamais été dans cette position dans le passé. C’est la première fois depuis quatre ans, dix mois et un jour que je me trouve dans un tribunal pour que justice soit rendue. Je suis à la fois curieux et optimiste qu’enfin la justice sud-africaine fonctionne », explique-t-il.

    Patrick Karegeya, 53 ans, vivait en exil en Afrique du Sud lorsqu’il a été tué dans cette chambre d’hôtel de Sandton, en banlieue de Johannesburg.

    Un peu plus de 50 témoins seront entendus. Le procureur a reporté l’ouverture des auditions au 16 janvier pour pouvoir tous les réunir et les appeler à la barre.

    La famille de Patrick Karegeya recevra le soutien juridique d’Afriforum, une association juridique sud-africaine, pour notamment négocier une éventuelle procédure d’extradition.

    « Les deux pays vont devoir coopérer, précise l’avocat de la famille, Kennedy Gihana. Si l’on découvre que le gouvernement rwandais a des informations à fournir, comme le lieu où se trouve les suspects par exemple, l’Afrique du Sud va solliciter les autorités rwandaises. »

    Aucun accord d’extradition n’existe pour le moment entre l’Afrique du Sud et le Rwanda.

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  • En visite en Gambie, le prince Charles a célébré son retour dans le Commonwealth

    En visite en Gambie, le prince Charles a célébré son retour dans le Commonwealth


    Par
    RFI

    Publié le 02-11-2018
    Modifié le 02-11-2018 à 02:22

    Le prince Charles et son épouse la duchesse Camilla ont passé la journée dans la capitale gambienne, jeudi 1er novembre. C’est la première étape d’une tournée ouest-africaine et le premier déplacement du prince depuis qu’il a été confirmé comme successeur de sa mère, la reine Elizabeth, à la tête du Commonwealth.

    Le prince Charles s’est essayé à prononcer quelques mots en langues locales, à l’occasion de son allocution jeudi à Banjul, avant de se réjouir du retour de la Gambie au sein de la famille du Commonwealth : « Cette décision fut, si je peux me permettre, un événement majeur et le choix d’une nouvelle route pour le pays. C’est tourner le dos à 22 ans d’un régime autocratique pour embrasser un nouveau départ », a déclaré le prince Charles.

    Depuis février, la Gambie a en effet fait son retour au sein de l’organisation qu’elle avait quittée sous Yahya Jammeh en 2013.

    [Vidéo] Pourquoi la Gambie souhaite réintégrer le Commonwealth

    Le prince de Galles a par la suite visité un centre de recherche médicale britannique, un camp d’entraînement de l’armée et a assisté à une table ronde sur le tourisme. La journée a permis d’illustrer les différentes aires de coopération possibles, comme s’en félicite le président gambien Adama Barrow.

    « Nous sommes très honorés de cette visite. C’est une indication pour nous de l’amour que Vos Altesses Royales portez pour la Gambie. Et cela montre que vous êtes prêts à nous soutenir pour réaliser nos désirs de développement », a-t-il souligné.

    Dans le public, des Gambiens comme Alieu Colley, plutôt heureux du renforcement de ces liens : « Moi c’est avec plaisir que j’ai appris le retour dans le Commonwealth. Par exemple, beaucoup de nos intellectuels ont été formés en Grande-Bretagne. Et puis recevoir le prince, c’est une belle réussite pour la Gambie », estime-t-il.

    La dernière visite d’Etat de la famille royale britannique dans le pays remonte à 1961, avec la venue de la reine Elizabeth. Le couple royal est désormais attendu au Ghana et au Nigeria pour conclure cette tournée ouest-africaine.

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  • Pour les midterms, les Américaines s’engagent en force

    Pour les midterms, les Américaines s’engagent en force

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  • Meaza Ashenafi devient la première femme à diriger la Cour suprême en Éthiopie

    Meaza Ashenafi devient la première femme à diriger la Cour suprême en Éthiopie

    Afrique

    Meaza Ashenafi devient la première femme à diriger la Cour suprême en Éthiopie

    Texte par FRANCE 24

    Dernière modification : 02/11/2018

    L’avocate et militante des droits des femmes Meaza Ashefani a été désignée jeudi à la tête de la Cour suprême éthiopienne, une première dans le pays qui a récemment nommé une femme présidente et un gouvernement paritaire.

    Le Parlement éthiopien a désigné jeudi 1er novembre, pour la première fois, une femme à la tête de la Cour suprême, le dernier poste en date d’une série de nominations de femmes à de hautes fonctions, a annoncé un haut fonctionnaire.

    La nomination de Meaza Ashenafi fait suite aux décisions, en octobre, du Premier ministre Abiy Ahmed de désigner une femme à la présidence du pays, et, dans son gouvernement de 20 ministres, de donner la moitié des portefeuilles aux femmes.

    >> À lire : dix hommes, dix femmes, l’Éthiopie se dote d’un gouvernement paritaire

    “La marche de l’Éthiopie vers la parité entre les sexes aux postes clés de direction se poursuit sans relâche”, a écrit sur Twitter un conseiller d’Abiy, Fitsum Arega. “Meaza Ashenafi est l’une des avocates les plus expérimentées d’Éthiopie et une militante des droits des femmes.”

    Ancienne juge de la Haute Cour, Meaza Ashefani a également participé à la rédaction de la Constitution éthiopienne et a fondé l’Association des femmes avocates éthiopiennes (Ethiopian Women Lawyers Association, EWLA), selon le média d’État, Fana.

    >> À lire : Sahle-Work Zewde, une diplomate francophile élue cheffe d’État

    Elle a notamment défendu avec succès une jeune fille de 14 ans, accusée d’avoir tué un homme qui l’avait violée pour pouvoir ensuite l’épouser. Cette histoire a été relatée dans le film “Difret”, sorti en 2014, et dont Angelina Jolie a été productrice exécutive.

    Avec AFP

    Première publication : 01/11/2018

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  • Affaire Khashoggi : toujours aucune trace du corps du journaliste saoudien un mois après son assassinat

    Affaire Khashoggi : toujours aucune trace du corps du journaliste saoudien un mois après son assassinat

    Les autorités turques maintiennent la pression sur l’Arabie saoudite, de plus en plus exhortée à faire la lumière sur le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi dans l’enceinte du consulat de son pays, le 2 octobre à Istanbul. Jeudi 1er novembre, Abdulhamit Gül, le ministre turc de la justice, a demandé à Riyad de répondre aux questions qui restent en suspens : où est le corps et qui est le commanditaire de l’assassinat ?

    Ces questions avaient été posées quelques jours plus tôt au procureur saoudien Saoud Ben Abdallah Al-Muajab, arrivé en Turquie à la tête d’une délégation, dimanche 28 octobre, pour des discussions avec Irfan Fidan, le procureur général d’Istanbul.

    Alors que ces pourparlers avaient lieu, des camions de la police scientifique exploraient les canalisations de la rue du consulat, au cœur du quartier d’affaires de Levent, dans la partie européenne d’Istanbul, à la recherche d’éventuelles traces du corps. Un mois après le meurtre du journaliste de renom, contributeur du Washington Post, la police turque est toujours à la recherche du moindre indice.

    Les discussions entre procureurs ne se sont pas bien passées. Excédée par le mutisme de Saoud Ben Abdallah Al-Muajab, la partie turque a refusé ses requêtes, en particulier l’accès aux procès-verbaux des interrogatoires de 45 employés du consulat réalisés par la police turque, ainsi que la remise du téléphone portable du journaliste.

    Le procureur du royaume avait à peine quitté Istanbul, mercredi, que le parquet turc déplorait le « manque de résultats » de sa visite. « Obligé » de rendre ses conclusions publiques, le parquet a fait savoir que le journaliste avait été « assassiné par strangulation de façon préméditée, immédiatement après avoir pénétré à l’intérieur du consulat », et que son corps avait ensuite été démembré, sorti du consulat et escamoté.

    Pas d’extradition des suspects saoudiens

    De l’aveu…

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  • Les ouvrages chiites d’un éditeur iranien interdits au Salon du livre d’Alger

    Les ouvrages chiites d’un éditeur iranien interdits au Salon du livre d’Alger

    Afrique

    Les ouvrages chiites d’un éditeur iranien interdits au Salon du livre d’Alger

    Texte par Bahar MAKOOI

    Dernière modification : 02/11/2018

    Accusée de prosélytisme chiite, la maison d’édition iranienne “Ahl al-Bayt” a vu ses livres saisis au Salon international du livre d’Alger. D’autres ouvrages sur le wahhabisme, la sorcellerie ou la magie noire ont été interdits en amont du salon.

    Les ouvrages de l’éditeur iranien “Ahl al-Bayt”, présent au Salon international du livre d’Alger (Sila), ont été saisis et son stand fermé par les organisateurs de l’événement, mercredi 31 octobre, pour “non-respect du règlement intérieur du Sila“. En cause, les ouvrages présentés au public algérien sont soupçonnés de prôner un “chiisme radical”, d’après des sources locales.

    Le service des douanes algériennes, qui fait partie de la commission de lecture du Sila, s’est dit particulièrement vigilants concernant le chiisme. Chaque année, la liste des éditeurs et des livres exposés doit être validée par cette commission avant ouverture du salon. Outre le service des douanes, des représentants du ministère des Affaires religieuses, du ministère de la Culture et de l’Intérieur en sont membres.

    “De temps en temps, on observe ce genre de chasse aux sorcières visant à rassurer les Algériens sur une éventuelle tentative de ‘chiisation’ de l’Algérie [par l’Iran]. L’opinion publique ici est très inquiète des tentatives d’ingérences extérieures, une inquiétude instrumentalisée par l’État qui veut montrer qu’il sait rassurer”, analyse Amel Boubekeur, chercheuse à l’EHESS, spécialisée dans l’islam en France et au Maghreb. Dans les faits, explique la spécialiste, la communauté chiite algérienne, localisée dans les grandes villes, ne comprend pas plus de 2 000 personnes.

    Wahhabisme, sorcellerie, magie noire…et homosexualité

    À l’origine de la polémique concernant le stand iranien, une page Facebook suivie par plus de 300 000 personnes et liée à un cheikh salafiste algérien, Mohamad Ali Ferkous. La page avait signalé la présence de livres comportant des passages “insultants à l’égard des proches et des femmes du Prophète”. Elle enjoignait les autorités à intervenir.

    Les livres iraniens ne sont pas les seuls à avoir été bannis des rayons de ce salon international. France 24 a eu accès à une liste d’une quarantaine d’ouvrages interdits juste avant l’ouverture du salon, dont plusieurs sur le wahhabisme, sur lesquels le service des douanes s’est dit cette année “très sévère”. Quelques livres marocains traitant de sorcellerie, de magie noire ou encore du Sahara occidental ont également été écartés.

    Pour sélectionner les livres exposés lors de ce salon, la commission se base sur un règlement intérieur qui interdit, par exemple, les ouvrages parlant d’homosexualité, ou encourageant le racisme et l’appel à la haine.

    >> À lire : Algérienne, Française, homosexuelle… la triple identité de Nina Bouraoui

    Larousse et ses cartes sur le Sahara Occidental

    Chaque édition du Sila est marquée par des saisies de livres. Cette année, aucun ouvrage édité en France n’était concerné.

    En revanche, les années précédentes, Larousse avait été ciblé par un contrôle de la commission à cause des cartes contenues dans ses ouvrages. Celles-ci ne représentaient pas la délimitation du Sahara occidental, reconnue par l’Algérie. Alger soutient l’indépendance de ce territoire – et donc sa mention sur les cartes – contrairement à son voisin marocain.

    Première publication : 01/11/2018

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  • L’écrivain hongkongais Jin Yong est mort

    L’écrivain hongkongais Jin Yong est mort

    Surnommé « le grand justicier Jin » par ses lecteurs, le plus célèbre écrivain hongkongais, Louis Cha, connu dans tout le monde chinois sous son nom de plume Jin Yong, est mort le 30 octobre à Hongkong à l’âge de 94 ans, entouré par ses proches.

    Ses wuxia (romans d’arts martiaux) ont des adeptes et des fans aux quatre coins du monde chinois et ont été adaptés, au fil des décennies, en bandes dessinées, en films, en pièces de théâtre, en séries télévisées et, depuis une vingtaine d’années, en jeux vidéo qui dominent désormais le marché.

    Le wuxia (littéralement « chevalier itinérant ») est un genre littéraire chinois ancien très populaire, vague équivalent du roman de cape et d’épée. Et Jin Yong a sublimé le genre. Bien documentés historiquement et extrêmement divertissants, ses romans mettent en scène des héros de la Chine ancienne, maîtrisant le kung-fu, le sabre ou l’arbalète de manière quasi surhumaine, évoluant dans des intrigues mêlant politique impériale, rébellions, trahisons, banditisme, rivalités claniques, amours interdites ou impossibles et vengeances ancestrales.

    L’écrivain chinois le plus lu

    Mais ses héros sont d’autant plus fascinants que ce sont des êtres complexes, imparfaits, en quête de maîtrise intérieure, parfois décevants. Potentiellement subversifs, ses romans ont longtemps été interdits en Chine. Ils se sont néanmoins vendus à plus de 100 millions d’exemplaires, ce qui fait de lui l’écrivain le plus lu et le plus connu du monde chinois. Plusieurs de ses best-sellers ont été publiés en français par les éditions You Feng.

    Né le 10 mars 1924 dans la province chinoise du Zhejiang (au sud de Shanghaï) dans une famille bourgeoise et intellectuelle, Louis Cha fut notamment initié aux romans d’Alexandre Dumas père, de Victor Hugo, de Shakespeare et de Walter Scott. Il est arrivé à Hongkong dans les années 1940, avec sa famille qui fuyait la guerre et la révolution communiste.

    Entre 1955 et…

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  • Football : la jeunesse (enfin) triomphante du PSG

    Football : la jeunesse (enfin) triomphante du PSG

    Au Paris-Saint-Germain, la jeunesse n’a pas encore pris le pouvoir mais elle a déjà le droit de cité dans un effectif cinq étoiles construit à grands frais. Une petite révolution. Calée à quatre jours d’un déplacement déjà décisif à Naples en Ligue des champions, la réception de Lille, vendredi 2 novembre, en ouverture de la 12e journée de Ligue 1, devrait être une nouvelle occasion de voir les « Titis » du centre de formation profiter de la rotation prévisible de l’effectif par l’entraîneur Thomas Tuchel. Dans un championnat déjà promis à lui, le PSG peut se le permettre, même face à son lointain et étonnant dauphin, qui pointe à huit points.

    Depuis le début de saison, neuf « produits » maison (Rabiot, Kimpembe, Areola, Nkunku, N’Soki, Diaby, Dagba, Bernede et Weah) ont participé à au moins une des onze rencontres en championnat. Le record de 2007-2008 (Sakho, N’Gog, Chantome, N’Goyi, Arnaud, Mabiala, Mulumbu, Sankharé, Boli) est donc déjà égalé. Mais à l’époque, cet appel à la jeunesse était presque un choix par défaut pour un club flirtant dangereusement avec la Ligue 2.

    « Le PSG s’est même retrouvé avec sept joueurs formés au club en même temps sur le terrain [contre Caen, lors de la 1re journée, alors qu’Areola n’était même pas présent] », note le site Culture PSG, qui a également calculé le temps passé sur le terrain en championnat par les joueurs formés au club, prouvant que leur utilisation n’était pas que cosmétique.

    « Ils ont besoin de sentir qu’on les regarde »

    En 2011, l’arrivée des Qataris avait eu pour effet secondaire de fermer les portes de l’équipe première à la majorité des jeunes issus du centre de formation. Ces principaux talents ont alors pris le chemin d’un exil plus ou moins forcé à l’image de Mamadou Sakho (départ à Liverpool en 2014), Kingsley Coman (départ à la Juve en 2014) et Jean-Kevin Augustin (départ à Leipzig en 2017).

    Mais depuis un an, le club de la capitale a changé sa stratégie. Un choix dicté par les contraintes du fair-play financier mais aussi par les excellents résultats de ses équipes chez les moins de 19 et 17 ans ces dernières années. L’arrivée cet été de Thomas Tuchel – réputé pour jouer la carte jeune au Borussia Dortmund – a accéléré le mouvement. La prestation remarquée du défenseur Stanley N’Soki face à l’OM lors de la dernière journée a prouvé que la machine parisienne pouvait continuer à tourner à plein régime même en l’absence de certains cadres de l’équipe. L’ailier Moussa Diaby ou le milieu Christopher Nkunku s’inscrivent déjà comme des joueurs de rotation appelés à disputer des matchs décisifs quand il le faut.

    « Thomas Tuchel fait un travail remarquable, abonde Luis Fernandez, directeur du centre de formation du club la saison dernière. Il a intégré ces jeunes qui ont alors compris que le club leur faisait confiance. Le petit N’Soki, par exemple, avait besoin qu’on le lui montre et Tuchel l’a fait. Ils ont envie de sentir qu’on les regarde. »

    Dans son cahier des charges, l’ancien joueur et entraîneur du PSG avait comme principale mission d’éviter la fuite des talents et convaincre ces jeunes garçons (mais aussi leurs parents et agents) que les portes de l’équipe première n’étaient plus fermées pour eux. Pour cela, il a pu s’appuyer sur quelques exemples inspirants : « Trois joueurs [Areola, Kimpembe et Rabiot] de très haut niveau sont sortis du centre pour intégrer l’équipe première avec succès, mais les passerelles ont été rompues par la suite, pendant trois, quatre ans », poursuit celui qui est désormais ambassadeur du club.

    L’ancien international tricolore a aussi œuvré durant son court passage à structurer un centre de formation qu’il avait jugé désorganisé à son arrivée. Il a ainsi milité pour le surclassement des joueurs puis pour que les U19 et l’équipe réserve aient l’autorisation d’effectuer leurs séances sur l’un des deux terrains en pelouse naturelle du Camp des loges, le centre d’entraînement du PSG, à côté des pros. L’idée est toujours la même : créer des passerelles avec la « grande » équipe, comme c’est le cas à Lyon par exemple.

    Nouvel organigramme

    Cet été, la direction parisienne n’a pas hésité à signer des premiers contrats professionnels assortis de salaires conséquents à certaines jeunes pousses – encore un peu vertes, mais observées par les plus grands clubs européens –, à l’image de Yacine Adli (18 ans), pisté par Arsenal. Enfin, le PSG a chamboulé l’organigramme de ses équipes de jeunes durant l’intersaison avec les arrivées du Néerlandais Leeroy Echteld comme entraîneur de la réserve, Thiago Motta en entraîneur des U19, le Portugais Paulo Noga en tant que directeur technique et Bertrand Reuzeau, manageur général, qui fait son retour aux manettes deux ans après son départ pour Monaco.

    Cette structuration doit permettre d’exploiter un vivier presque intarissable de jeunes talents en Ile-de-France. Le Centre international d’études sportives a dévoilé ses statistiques et classé les clubs en fonction du nombre de joueurs formés chez eux et évoluant aujourd’hui dans les cinq plus grands championnats. Si le Real Madrid en occupe la tête devant Lyon, le PSG atteint la 5e place avec 24 joueurs formés au club qui ont ensuite essaimé vers d’autres équipes.

    Comme à Lille, adversaire du soir du PSG, qui compte désormais trois Parisiens dans son effectif. Fodé Ballo-Touré (21 ans, arrivé lors de la saison 2017-2018), Boubakary Soumaré (19 ans, arrivé lors de la saison 2017-2018), et le gardien Mike Maignan (23 ans, arrivé lors de la saison 2015-2016) font aujourd’hui le bonheur de l’effectif de Christophe Galtier. Les trois auront à cœur de briller face à leur club formateur qui, en leur temps, ne leur avait peut-être pas accordé sa confiance. Depuis, le contexte a changé.

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  • Brésil : militaire, juge anticorruption, astronaute… les futurs ministres du gouvernement Bolsonaro

    Brésil : militaire, juge anticorruption, astronaute… les futurs ministres du gouvernement Bolsonaro

    Quatre jours après son élection à la tête du Brésil, le président d’extrême droite a commencé à dévoiler son futur gouvernement.

    Publié aujourd’hui à 17h56, mis à jour à 18h46

    Lecture 3 min.

    S’il ne doit prendre ses fonctions que le 1er janvier 2019, le président élu du Brésil commence à plancher sur son futur gouvernement d’extrême droite. Quatre jours après son élection à la tête du plus grand pays d’Amérique du Sud, Jair Bolsonaro a déjà annoncé, jeudi 1er novembre, les noms de cinq ministres qui composeront son gouvernement.

    • Onyx Lorenzoni comme chef de gouvernement

    C’est avec lui que Jair Bolsonaro compte compenser le manque d’expérience d’autres ministres dans les méandres tumultueux de la politique brésilienne. Le député Onyx Lorenzoni devrait devenir le chef d’un gouvernement resserré d’une quinzaine de ministres, contre une trentaine actuellement. Cela implique la fusion de plusieurs ministères, dont celle très polémique de l’agriculture et de l’environnement.

    Parlementaire depuis plus de vingt ans, d’abord à l’assemblée d’Etat de Rio Grande do Sul (1995-2002) puis à la Chambre nationale des députés, l’homme de 64 ans est l’éminence grise de la campagne de Bolsonaro. Membre du parti de droite DEM, il s’est illustré ces dernières années à la Chambre pour avoir été rapporteur d’un projet de loi anticorruption.

    • Le juge anticorruption Sergio Moro ministre de la justice

    Figure emblématique de la lutte anticorruption au Brésil, le juge Sergio Moro a annoncé jeudi avoir accepté la proposition de Jair Bolsonaro de devenir son ministre de la justice. « La perspective de mettre en œuvre de fortes mesures contre la corruption et le crime organisé (…) m’a amené à prendre cette décision », a expliqué le magistrat de 46 ans, après avoir rencontré le président élu jeudi matin à son domicile de Rio de Janeiro.

    L’homme est à la tête de l’opération « Lava Jato » (lavage express) qui, depuis 2014, a dénoué un tentaculaire système de pots-de-vin impliquant le monde des affaires et de la politique. Le juge Moro s’est notamment illustré en condamnant en première instance l’ex-président de gauche Lula, qui purge une peine de douze ans et un mois de prison depuis avril pour corruption passive et blanchiment.

    Lire son portrait : Au Brésil, les ambiguïtés du juge anticorruption Sergio Moro avec l’extrême droite

    Le juge Moro a déjà laissé entendre qu’il suspendrait, de fait, ses activités au sein l’opération « Lava Jato » d’ici à sa prise de fonctions, « pour éviter les controverses inutiles ». Mais en acceptant l’invitation du président élu, le magistrat donne du grain à moudre à ses détracteurs, qui mettent régulièrement en doute son impartialité. La gauche l’accuse notamment de s’être acharné contre Lula, condamné « sans preuve », selon ses avocats.

    • L’ultra-libéral Paulo Guedes à la tête d’un superministère de l’économie

    ­Il est considéré comme le meilleur avocat de Jair Bolsonaro. Celui qui a su convaincre la bourgeoisie et les milieux d’affaires d’offrir leur voix au candidat se revendiquant « antisystème ». Paulo Guedes, gourou ultra-libéral du président d’extrême droite, a été nommé à la tête d’un superministère de l’économie, qui réunira les ministères actuels des finances, de la planification, de l’industrie et du commerce extérieur.

    Né à Rio de Janeiro, formé en économie à l’université fédérale du Minas Gerais (sud-est), titulaire d’un master de la Fondation Getulio Vargas et d’un doctorat de l’université de Chicago, Paulo Roberto Nunes Guedes, 69 ans, fréquente les arcanes du pouvoir depuis des décennies.

    Lire son portrait : Paulo Guedes, l’économiste ultralibéral qui inspire Jair Bolsonaro

    Défenseur acharné de l’Etat minimum – c’est-à-dire d’un gouvernement confiné à l’exercice de ses fonctions régaliennes –, il est l’auteur de la partie économique du programme de Jair Bolsonaro. Un plan qui ­promet « emplois » et « revenus », « privatisations » et « concessions ». La méthode, radicale, vise à vendre la quasi-totalité des entreprises publiques afin de récolter, selon ses estimations, entre 700 et 1 000 milliards de reais (entre 164 et 234 milliards d’euros).

    • Augusto Heleno, un général à la défense

    Jair Bolsonaro voue une grande admiration à ce général qui a été son instructeur à l’académie militaire, dans les années 1970. Général quatre étoiles, sans doute le plus respecté de ses pairs, Augusto Heleno assumera le rôle de ministre de la défense.

    Celui qui fut commandant de la mission des Nations unies pour la paix en Haïti de 2004 à 2005, où les troupes ont été suspectées d’agressions sexuelles, a défendu, mercredi, l’idée du recours à des snipers des forces de sécurité pour endiguer la criminalité armée dans les favelas, où règnent les bandes de narcotrafiquants lourdement armés.

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    La violence est un fléau pour les 208 millions de Brésiliens : elle a fait, l’an dernier, le nombre record de 63 880 morts. Au Brésil, la police a déjà la gâchette facile et ne rend guère de comptes non plus, comme le déplore Amnesty International : elle a tué l’an dernier 5 144 personnes lors d’opérations.

    • L’astronaute Marcos Pontes aux sciences

    Premier Brésilien à être allé dans l’espace, il est considéré comme un héros national. Marcos Pontes, pilote de chasse et astronaute de 55 ans, a accepté mercredi de devenir le futur ministre des sciences et de la technologie brésilien. En 2006, il a voyagé à bord de la fusée Soyouz, avant de rejoindre la Station spatiale internationale (ISS) pour une semaine.

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