Author: Don Kayembe

  • Sans nouvelles de leurs disparus, les Irob craignent d’être lésés par la paix entre l’Ethiopie et l’Erythrée

    Sans nouvelles de leurs disparus, les Irob craignent d’être lésés par la paix entre l’Ethiopie et l’Erythrée

    Ethiopie-Erythrée, une réconciliation en marche (3/3). Depuis la réouverture de la frontière, la communauté demande des comptes aux deux Etats sur le sort de 93 de ses membres.

    Le meurtre a provoqué une onde de choc dans les villages autour d’Endalgeda, à la frontière entre l’Ethiopie et l’Erythrée. Mi-octobre, un habitant a tué un homme qu’il accusait d’être impliqué dans la disparition de son père, vingt ans plus tôt. « Les gens deviennent très émotifs ici », confie, inquiet, un prêtre originaire du territoire Irob, rare bastion du catholicisme éthiopien, une religion pratiquée par moins de 1 % de la population.

    L’ambiance est tendue chez les Irob, une communauté d’environ 33 000 personnes disséminées dans des villages nichés au bas de montagnes rocailleuses, aux confins septentrionaux de l’Ethiopie. Depuis la réouverture de la frontière avec l’Erythrée, le 11 septembre, ses membres demandent des comptes aux deux Etats : où sont passées les 93 personnes – presque uniquement des hommes – qui ont disparu à l’aube de la sanglante guerre de 1998-2000 et dont ils n’ont plus jamais eu de nouvelles ?

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    « Tout le monde est malheureux, déçu », poursuit le prêtre. La communauté irob est en pleine période de deuil. Pendant une semaine, des familles ont organisé les « secondes funérailles » de trente adolescents qui avaient rejoint après la guerre les rebelles tigréens, opposés au régime d’Addis-Abeba, et franchi la frontière. Une fois de l’autre côté, ils avaient été formés par les militaires érythréens, et certains avaient dû, contre leur volonté, tenir la ligne de front en s’opposant à leur propre peuple. Ils sont morts et enterrés en Erythrée.

    Une quarantaine de prisonniers libérés

    Cette annonce a crispé la communauté irob. Et l’absence de nouvelles des pères et des maris qui auraient, selon les habitants, été kidnappés il y a vingt ans par des militaires érythréens avec l’aide d’espions éthiopiens n’a fait qu’aggraver la situation. Les familles avaient pourtant retrouvé l’espoir après la réouverture de la frontière. Mais plus d’un mois et demi plus tard, toujours rien. Un comité de 14 aînés a été formé pour réclamer justice et exiger des informations sur le sort des disparus.

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    Selon le chef du district d’Irob, Niguse Hagos, la libération récente d’une quarantaine de prisonniers érythréens détenus en Ethiopie pendant vingt ans a constitué un pas en avant. Si l’Erythrée faisait de même, certains époux rentreraient-ils à Alitena, Endalgeda ou ailleurs ? Car ces disparitions touchent aussi d’autres localités frontalières comme Zalambessa, où 50 personnes seraient concernées.

    Ces hommes disparus n’étaient ni des militaires ni des acteurs politiques mais des gens ordinaires qui ont fait les frais d’une guerre sanglante. « C’était un simple commerçant », rappelle Abrahet Niguse à propos de son époux. Le cliché en noir et blanc de ce beau jeune homme à la coupe afro est accroché au-dessus du lit de sa modeste maison, dans le village d’Alitena. Elle pense qu’il a été enlevé parce qu’il avait ravitaillé des soldats éthiopiens.

    Les Irob souhaiteraient tourner enfin la page d’une guerre particulièrement traumatisante pour la communauté, l’armée érythréenne ayant occupé la zone pendant les deux années de ce conflit qui a fait entre 70 000 et 100 000 morts. Les habitants d’Alitena ont été expulsés par la force et dispersés de part et d’autre de la frontière, les villages ont été pillés, le bétail tué, les ruches saccagées. Seule la première église catholique d’Ethiopie, édifiée en 1837, a été épargnée.

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    C’est dans ce lieu de culte que les familles des disparus viennent aujourd’hui prier pour le retour de leurs proches. « Je demande à Dieu de garder l’espoir, confie Desta Tekele, dont l’époux a également disparu. J’espère que mon mari va revenir. » Elle n’a jamais eu de nouvelles de lui. Les recherches de la Croix-Rouge éthiopienne, la seule à enquêter, n’ont porté aucun fruit. « Si on nous disait qu’il est mort, ce serait une bonne nouvelle parce qu’au moins je saurais qu’il n’existe plus, lâche Abrahet, qui pourrait alors organiser des funérailles et faire enfin son deuil. Aujourd’hui, je ne sais pas s’il est vivant, je suis fatiguée. »

    « Nous ne pouvons pas être divisés »

    Pour l’heure, les Irob estiment que leurs revendications sont ignorées, alors qu’une autre question sensible risque d’affecter la communauté. En juin, sous l’impulsion de son nouveau premier ministre, Abiy Ahmed, l’Ethiopie a décidé d’accepter les conclusions de la commission internationale indépendante qui avait été chargée de délimiter le tracé de la frontière après la guerre. Celle-ci avait déterminé en 2002 que certaines localités éthiopiennes appartenaient en fait à l’Erythrée, à commencer par Badme, la ville symbole où le conflit avait commencé, et des villages irob comme Endalgeda. Depuis seize ans, Addis-Abeba refusait d’appliquer cette décision et continuait de contrôler militairement ces localités.

    Le revirement annoncé par Abiy Ahmed a provoqué la colère des Irob, qui ont manifesté pour exprimer leur mécontentement de ne pas avoir été consultés. La joie de la paix retrouvée s’est heurtée à la réalité d’une délimitation territoriale controversée. La communauté risque d’être à nouveau séparée en deux par une frontière : un tiers de ses membres deviendraient érythréens. « Nous avons une culture, une langue, nous ne pouvons pas être divisés. Si la décision est appliquée, notre minorité va disparaître », déplore Niguse Hagos.

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    Nul ne sait quand ni comment les deux pays procéderont à la nouvelle démarcation. « Nous n’allons pas donner ces villages à l’Erythrée, ils sont éthiopiens », martèle un vieil habitant d’Alitena. « Je connais ma terre, et les Erythréens connaissent la leur », rappelle un résident d’Endalgeda. Des villages érythréens devraient également revenir à l’Ethiopie. Pour le père Meschena Woldu, il faut consulter les premiers concernés avant de modifier le tracé de la frontière. « Le peuple doit décider lui-même, sinon la paix ne sera pas réglée », dit-il.

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  • L’échec du lancement d’une fusée « Soyouz » a été causé par une « déformation » d’un capteur lors de l’assemblage

    L’échec du lancement d’une fusée « Soyouz » a été causé par une « déformation » d’un capteur lors de l’assemblage

    La commission d’enquête sur l’échec du lancement d’une fusée Soyouz vers la Station spatiale, le 11 octobre, a rendu ses conclusions jeudi 1er novembre. Selon elle, cet incident a été causé par une « déformation » du capteur lors de l’assemblage de la fusée au cosmodrome de Baïkonour.

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    Les responsables russes qui s’exprimaient lors d’une conférence de presse ont promis de punir les coupables de cet échec embarrassant pour le secteur spatial russe et de s’assurer de la qualification du personnel du cosmodrome, martelant que Soyouz restait le lanceur « le plus fiable » en exploitation.

    Le dysfonctionnement qui a causé l’accident est dû à « la déformation de la tige du capteur » lors de son « assemblage au cosmodrome de Baïkonour », a annoncé Oleg Skorobatov, un des responsables de cette commission formée après l’accident qui avait contraint deux spationautes à revenir sur Terre.

    Mercredi, le directeur exécutif de Roskosmos, Sergueï Krikaliov, avait expliqué qu’un dysfonctionnement du capteur, chargé de contrôler la séparation des premier et deuxième étages de la fusée, avait provoqué l’accident. « L’une des parois latérales ne s’est pas éloignée suffisamment et a frappé un bac de carburant du deuxième étage, ce qui a provoqué une explosion », avait-il déclaré, cité par les agences de presse russes.

    « Les fusées les plus fiables »

    Oleg Skorobatov a appelé jeudi à un « contrôle répété » de ces capteurs et a assuré avoir « écarté » l’hypothèse que ces problèmes puissent venir de l’usine où ils ont été fabriqués. Il a ajouté que les prochaines fusées Soyouz, devant décoller de Baïkonour et du cosmodrome français de Kourou (Guyane), où Arianespace en utilise, seront « révisées ».

    « Des propositions et des recommandations ont été élaborées pour réviser ces lanceurs », comprenant le démontage et réassemblage de certains blocs, ainsi que des vérifications des capteurs, a expliqué le responsable de Roskosmos.

    Dmitri Baranov, un responsable de l’entreprise RKK Energia qui conçoit et produit les vaisseaux spatiaux Soyouz, a, en outre, assuré que les fusées Soyouz demeurent « les fusées les plus fiables » existantes. En dépit de cet accident, et d’une série de problèmes techniques qui ont troublé l’image au secteur spatial russe, les fusées Soyouz conservent, en effet, un taux particulièrement élevé de lancements réussis. Le système de sécurité qui a permis le retour en vie des deux spationautes en octobre a, par ailleurs, parfaitement fonctionné.

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  • RDC: le Front commun conteste la valeur de l’étude du Berci

    RDC: le Front commun conteste la valeur de l’étude du Berci


    Par
    RFI

    Publié le 01-11-2018
    Modifié le 01-11-2018 à 11:58

    Un sondage paru cette semaine en RDC donne Félix Tshisekedi favori de la présidentielle et montre le scepticisme des Congolais sur la tenue d’élections transparentes. Cette étude est commentée et a suscité la ferme réprobation du Front commun. Mais les auteurs de l’étude se défendent de tout parti pris.

    Le Front commun pour le Congo (FCC) rejette les résultats du sondage publié mardi par le Bureau d’études, de recherches et de consulting international (Berci) et le Groupe d’étude sur le Congo (Gec) de l’université de New York, dirigé par Jason Stearns.

    → RELIRE : Un sondage favorable à Félix Tshisekedi en RDC

    Ce sondage révèle qu’une majorité de Congolais ne croient pas que les élections prévues en décembre seront libres et transparentes et place l’opposant Félix Tshisekedi largement en tête des intentions de vote, jusqu’à 20 points devant Emmanuel Ramazani Shadari, le candidat du FCC.

    Adolphe Lumanu, cadre du Front commun et membre du bureau politique du parti présidentiel, estime que ce sondage est biaisé. En cause, selon lui, une supposée mainmise d’Olivier Kamitatu, un proche de Moïse Katumbi sur le Berci, qui a participé à l’enquête.

    « Qui est derrière les sondages ? Ce sont tous ceux qui sont contre ce que Kabila fait, ce que sa famille politique fait. M. Stearns est un ancien expulsé de la République démocratique du Congo. C’est un expert des Nations unies qui était dans ce pays et qui a été expulsé. Et Berci, on sait que ça appartient à Olivier Kamitatu qui est le porte-parole de Moïse Katumbi. Vous comprenez déjà que les conclusions sont orientées. On voudrait façonner l’opinion, planter le décor des violences pour que l’après-élection ne soit pas crédibilisée », estime le responsable.

    Des gardes-fous

    Mais Jason Stearns, qui dirige le Gec, conteste le fondement de ces accusations. Il reconnait qu’Olivier Kamitatu a bien participé à la fondation du Berci dans les années 1990 mais rappelle qu’il l’a quitté depuis longtemps. « Kamitatu a démissionné du Berci officiellement en 1999, lors des accords de Lusaka, quand il a rejoint le MLC, et il ne joue aucun rôle professionnel ni personnel au sein du Berci depuis longtemps. Il faut aussi souligner que l’opposition avait accusé Berci d’être partiel, il y a quinze ans, quand Berci sortait des sondages qui montraient que Joseph Kabila était assez populaire. Donc il me semble que ces accusations sont plutôt politiquement motivées par des gens qui n’aiment pas les résultats de Berci », argue-t-il.

    Toutefois, souligne le politiste, des gardes-fous ont été pris pour guarantir la transparence et la crédibilité de l’enquête. « D’abord au niveau technique, l’échantillonnage est fait d’une façon scientifique. Aussi, dans la façon dont les sondages s’effectuent, les gens qui interviewent les répondants enregistrent les réponses sur une tablette et les réponses sont téléchargées immédiatement sur un « cloud » [nuage en anglais ; outil de sauvegarde virtuel et accessible depuis différents lieux, NDLR] auquel nous avons tous directement accès. Et donc tous ceux-là sont des gardes-fous qui font que c’est difficile de manipuler les résultats. »

    Autre accusation formulée par le FCC contre ce sondage : le manque de représentativité. A ce propos, Jason Stearns rappelle que l’échantillon de 1779 personnes utilisé est « plus important que pour la plupart des sondages réalisés aux Etats-Unis, pays ayant au moins quatre fois plus d’électeurs que la RDC ». Il précise aussi qu’un autre sondage sera organisé avant le jour du vote afin de vérifier si oui on non, comme l’affirme le FCC, le meeting de samedi dernier a modifié les tendances observées dans ce sondage réalisé entre fin septembre et début octobre mais « doute qu’une manifestation organisée à Kinshasa puisse changer aussi drastiquement les points de vue des électeurs ».

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  • L’Australie va évacuer tous les enfants migrants de l’île de Nauru

    L’Australie va évacuer tous les enfants migrants de l’île de Nauru

    La situation des enfants de réfugiés et de demandeurs d’asile relégués sur l’île de Nauru, souffrant de dépression, multipliant les tentatives de mutilation ou de suicide, émeut une grande partie de la société australienne. Au point que des dizaines d’organisations ainsi que nombre d’élus appelaient ces dernières semaines le premier ministre australien, Scott Morrison, à évacuer les mineurs et leurs familles de ce minuscule caillou du Pacifique.

    Canberra a fini par céder et a commencé à discrètement évacuer les enfants de Nauru. « Il n’y a quasiment plus d’enfants à Nauru et en Papouasie-Nouvelle-Guinée et nous nous attendons à ce qu’il n’y en ait plus aucun d’ici à la fin de l’année », a déclaré jeudi 1er novembre le représentant de l’Australie à Londres, George Brandis, à la radio britannique LBC.

    Le journal The Australian, citant des sources gouvernementales, a rapporté que 40 enfants étaient toujours à Nauru et qu’ils seraient transférés en Australie avant la fin de l’année.

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    Au fil des années, des centaines d’enfants ont été évacués de Nauru vers l’Australie avec leurs familles. Ils sont éparpillés à travers le pays et soumis à des restrictions diverses, certains vivant dans des camps de rétention, d’autres ayant des droits limités à l’emploi et à l’éducation. Mais aucun n’obtient le droit de s’établir pour de bon.

    « Une fois que les gens ont reçu de l’aide médicale, alors on s’attend à ce qu’ils rentrent dans leur pays d’origine », a affirmé jeudi le ministre de l’intérieur, Peter Dutton.

    Les associations de défense des droits de l’homme ont dénoncé l’incertitude qui perdure pour ces enfants et leurs familles, accusant le gouvernement de ne pas leur offrir de solution. « Ces familles n’ont pas de visa, elles sont de fait en détention dans le pays jusqu’à ce que leurs problèmes sanitaires soient réglés et certaines sont vraiment parquées dans des centres de détention fermés », a déclaré George Newhouse, du National Justice Project.

    Selon un sondage récent commandé par le Sunday Telegraph de Sydney, un tabloïd qui soutient le gouvernement conservateur, 79 % des Australiens veulent que ces enfants et leurs familles soient évacués de Nauru.

    Encore 600 réfugiés à Nauru

    Avant une législative partielle cruciale le mois dernier, le premier ministre avait agité l’idée d’autoriser le transfert de réfugiés en Nouvelle-Zélande, mais exclu qu’ils entrent en Australie.

    Il a affirmé jeudi que critiquer les conditions de vie des migrants, originaires de pays aussi divers que l’Iran et la Birmanie, revenait à insulter les 11 000 habitants de Nauru. « Les gens doivent se montrer respectueux envers nos voisins de Nauru. Car c’est là que vivent leurs enfants, où ils vont à l’école, où ils travaillent, où ils font leur vie », a-t-il lancé.

    Aux termes d’un accord avec Barack Obama lorsqu’il était président, 439 réfugiés de Nauru et aussi de Manus, un autre îlot servant de lieu de rétention, sur un total potentiel de 1 250, avaient été accueillis aux Etats-Unis. Mais il en reste plus de 600 à Nauru. D’après les défenseurs des droits, 600 hommes vivent toujours dans des « centres de transition » à Manus après la fermeture de son camp l’année dernière suite à une décision judiciaire.

    Canberra argue qu’il sauve des vies grâce à cette politique d’immigration draconienne, en dissuadant les migrants d’entreprendre un périlleux voyage. Les arrivées de bateau, qui étaient quasiment quotidiennes, sont aujourd’hui rarissimes.

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  • Gabon: à Libreville, inquiétudes et spéculations sur la santé du président Bongo

    Gabon: à Libreville, inquiétudes et spéculations sur la santé du président Bongo


    Par
    RFI

    Publié le 01-11-2018
    Modifié le 01-11-2018 à 15:02

    Alors que l’agence de presse Reuters a parlé lundi d’un AVC, la Lettre du continent affirme que le chef de l’Etat gabonais aurait été victime d’un œdème cérébral. A la présidence, on refuse de faire le moindre commentaire et l’on s’en tient à la version officielle : le président Ali Bongo se repose à l’hôpital du roi Faycal à Riyad en Arabie saoudite depuis mercredi. Cela fait une semaine que la Toile s’enflamme et à Libreville, la santé du chef de l’Etat occupe une bonne place dans les conversations. Reportage dans le quartier populaire PK6.

    Pas de psychose particulière à Libreville, aucun déploiement militaire. Mais plus les jours passent, plus l’incertitude grandit, confient les habitants interrogés : « Ça me préoccupe vraiment parce que c’est le président et puis parce qu’on craint le pire dans le cas où il arrive malheur. Le pays bougerait », dit cette jeune femme. « Il est possible qu’il soit mort, il est aussi possible qu’il revienne en état d’invalidité pour ne plus gérer le pouvoir » ; « en fait, c’est ça qui fait l’incertitude qu’on vit tous au Gabon, la rumeur qui persiste. »

    Au quartier PK6, on veut bien s’exprimer mais à condition que ce soit sous couvert d’anonymat. « On est en train de nous mentir sur quelque chose. Mais pourquoi on ne nous montre pas les images de son état ? S’il est assis dans une salle d’hospitalisation ou s’il est couché… Il faut qu’on nous le montre ! Mais on dit que le cas n’est pas alarmant. Mais c’est alarmant, pour nous c’est alarmant ! C’est notre président ! » ; « nous avons eu ça en 2009, lorsque le président de la République Omar Bongo est parti. Il avait eu un malaise. Donc mon souhait c’est qu’il revienne en forme, sur ses deux pieds » ; « c’est un président mal élu que beaucoup de gens n’aiment pas au Gabon. J’ai des amis qui prient pour qu’il ne revienne même plus jamais. C’est triste, mais pour certains ici c’est la solution » ; « le chef de l’Etat est un être humain. Moi, je ne peux pas spéculer ou bien encourager, anticiper la mort d’un individu. Ça, je ne suis pas d’accord. »

    Dans la presse, très peu d’articles sur le sujet. « Tout le monde cherche un angle d’accroche. On préfère se montrer prudent car nos journaux pourraient être rapidement fermés », confie un directeur de publication.

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  • Au Mexique, les caravanes de migrants progressent vers les Etats-Unis

    Au Mexique, les caravanes de migrants progressent vers les Etats-Unis

    Portfolio

    Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters |


    • Mis à jour le

    Deux « caravanes », qui rassemblent environ 6 000 personnes venues d’Amérique centrale, sont actuellement dans le sud du Mexique et se dirigent vers la frontière américaine, où les migrants comptent faire une demande d’asile.

    Disant craindre une « invasion » de son pays, le président américain, Donald Trump, a évoqué le déploiement de « jusqu’à 10 000 ou 15 000 » soldats à la frontière américano-mexicaine, qui s’ajouteront aux quelque 2 100 membres de la garde nationale déjà mobilisés. Il a aussi promis de mettre fin au droit du sol, qui stipule que tout enfant né sur le territoire américain acquiert la nationalité étatsunienne, sans s’attarder cependant sur la façon d’y parvenir.

    Chargement en cours…

    Les migrants de la première caravane sont partis le matin du lundi 29 octobre de Tapanatepec pour rejoindre Niltepec, dans l’Etat d’Oaxaca, situé à environ 56 km de distance.


    HANNAH MCKAY / REUTERS

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  • RDC: bienvenue sur Radio Céni

    RDC: bienvenue sur Radio Céni


    Par
    RFI

    Publié le 01-11-2018
    Modifié le 01-11-2018 à 12:04

    La Commission électorale nationale indépendante (Céni) congolaise a lancé sa propre radio, mercredi 31 octobre à Kinshasa. La Radio Céni a pour ambition de couvrir toute l’étendue de la RDC avant le 23 décembre afin, disent ses initiateurs, d’accélérer la sensibilisation à environ 50 jours des élections.

    Après la présentation des matériels roulants et aéronefs de l’armée mis à sa disposition, l’arrivée du lot des machines à voter devant desservir la partie ouest du pays, la Céni a inauguré sa radio, qu’elle annonce neutre et au service de toutes les tendances.

    « Une Radio Céni doit être une radio neutre. Ce n’est pas une radio où tel ou tel autre camp politique va venir présenter ses opinions politiques là-dessus. C’est pour l’information électorale et c’est destiné aux électeurs et à toutes les parties », présente Corneille Nangaa, président de la Commission électorale.

    De leur côté, les opposants, qui ont toujours accusé les médias officiels de jouer le jeu des dirigeants actuels, craignent que la Radio Céni ne soit pas accessible à toutes les tendances politiques.

    Et pour sa part, Tito Ndombi, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la Communication (CSAC), espère que ce nouveau média sera exemplaire en termes d’équilibre dans la distribution de la parole. « Un média comme celui-ci, je crois que son point d’honneur devra être vraiment la neutralité, l’équilibre, l’impartialité et une répartition équitable de la parole. »

    En plus de la radio, la Céni apprête déjà le dossier de sa chaine de télévision. Le dossier déjà sur la table du ministre de la Communication et des Médias.

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  • Midterms J – 5 : en dénonçant le droit du sol, Trump provoque des tensions dans son camp

    Midterms J – 5 : en dénonçant le droit du sol, Trump provoque des tensions dans son camp

    La Maison Blanche et les républicains veulent faire des élections de mi-mandat du 6 novembre un plébiscite pour Donald Trump, tandis que les démocrates espèrent obtenir la majorité à la Chambre des représentants. Le correspondant du Monde à Washington, Gilles Paris, recense quotidiennement les principaux éléments de la campagne.

    Le fait du jour

    Donald Trump n’a pas apprécié l’accueil glacial réservé par le speaker (président) républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan, à son idée de supprimer par décret l’amendement de la Constitution qui établit le droit du sol pour l’obtention de la citoyenneté américaine, mardi 30 octobre.

    « Paul Ryan devrait se concentrer sur le maintien de la majorité plutôt que donner ses opinions sur quelque chose dont il ne sait rien ! Notre nouvelle majorité républicaine travaillera à cela, à la suppression des échappatoires en matière d’immigration et à la protection de nos frontières ! », a assuré le président sur son compte Twitter, mercredi 31 octobre. Paul Ryan, qui ne se représente pas, avait jugé la veille impossible de modifier la Constitution par décret.

    La nouvelle offensive du président sur l’immigration, destinée à mobiliser sa base électorale, inquiète les élus républicains en campagne dans des circonscriptions qui comptent une importante population latino. Ryan Costello, un élu de Pennsylvanie qui ne se représente pas, a rappelé qu’un grand nombre de circonscriptions indécises comportent une part importante d’immigrés. Il a qualifié de « faute professionnelle » l’initiative de Donald Trump.

    Carlos Curbelo, candidat à sa réélection en Floride, a lui aussi sèchement écarté la méthode prônée par Donald Trump. Le droit du sol « est protégé par la Constitution, donc non, Donald Trump, vous ne pouvez pas y mettre fin par décret », a-t-il réagi sur Twitter. « Ce dont nous avons vraiment besoin, c’est d’une vaste…

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  • Algérie: des journalistes demandent la libération de trois de leurs confrères

    Algérie: des journalistes demandent la libération de trois de leurs confrères


    Par
    RFI

    Publié le 01-11-2018
    Modifié le 01-11-2018 à 10:26

    Reporter sans frontières a adressé mercredi 31 octobre une lettre au président Abdelaziz Bouteflika. L’organisation de défense des journalistes demande la libération de trois journalistes arrêtés le 22 octobre dernier et inculpés de diffamation. En Algérie, les membres du syndicat de la presse électronique se mobilisent et demandent la libération de leurs confrères.

    Les trois journalistes sont incarcérés depuis une semaine. Hada Hamrouche, rédactrice en chef du Huffington Post Algérie, s’inquiète du fait que la justice ne reconnaisse pas le statut de ces journalistes qui travaillent pour des médias électroniques.

    « C’est des journalistes et le délit de presse a été légalement dépénalisé par la loi de l’information de 2012. Moi, je n’arrive pas à croire que pour un délit de presse on puisse passer des nuits entières en prison. C’est impensable pour une presse qui se dit libre et indépendante. »

    En une semaine, aucune communication officielle. Mais la télévision privée Ennahar a diffusé des images des journalistes, à leur sortie du commissariat, menottés et encadrés par les forces de l’ordre.

    Idir Tazerout, journaliste pour La Voix d’Algérie, y voit une manière d’influencer l’opinion publique. « Même l’Etat passe par une chaîne de télévision qui se représente comme étant le canal officiel de l’Etat algérien. Comment un journal comme Ennahar peut se permettre de les filmer comme ça, menottés comme des malfrats ? L’autorité de régulation n’existe pas ! »

    Après le communiqué du syndicat de la presse électronique, ce mercredi, ce sont les journalistes de la ville de Ouargla qui se sont rassemblés pour demander la libération des trois hommes incarcérés. L’audience est prévue le 8 novembre.

    Par ailleurs, un autre journaliste, Said Chitour, incarcéré en détention provisoire depuis un an et demi, a été évacué en urgence à l’hôpital mardi. Il souffre, selon sa famille, d’une tumeur au cerveau.

    La lettre ouverte de RSF adressée au président Bouteflika

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