Author: Don Kayembe

  • Expulsion de Congolais de l’Angola: la Cenco tire la sonnette d’alarme

    Expulsion de Congolais de l’Angola: la Cenco tire la sonnette d’alarme


    Par
    RFI

    Publié le 01-11-2018
    Modifié le 01-11-2018 à 14:55

    Les chiffres sont alarmants : le HCR parle de 300 000 personnes, l’Eglise congolaise, reprenant des chiffres de Caritas internationalis, parle de 500 000 Congolais refoulés d’Angola vers le Kasaï dans le sud de la RDC, déjà très fragilisée par la guerre de 2016.

    L’Angola a expulsé presque deux fois plus de Congolais qu’annoncé. Selon un décompte de l’ONG catholique internationale Caritas, plus d’un demi-million de Congolais ont été renvoyés en RDC. Les Nations unies parlaient plutôt jusqu’à maintenant de 330 000 personnes. La Conférence épiscopale nationale du Congo s’inquiète de leur sort.

    Dans un communiqué, la Cenco déplore que la plupart d’entre elles « errent » dans des villages frontaliers où elles dorment parfois dehors. Selon l’Abbé Donatien Nsholé, secrétaire général de la Cenco, les expulsions pourraient même menacer la paix entre la RDC et l’Angola.

    « Il y a les Congolais dans les réseaux sociaux qui commencent à s’en prendre aux Angolais. Il y en a qui commencent à injurier dans les deux sens. On est témoins de ces choses-là. Ça, ce n’est pas de bon augure », craint-il.

    Il est serait donc à craindre que des Angolais vivant en RDC fassent l’objet de représailles. « Nous ne souhaitons pas qu’on y arrive, reprend le religieux. C’est pour cela que nous exhortons le gouvernement à parler pour ne pas inciter à cela et un dialogue en amont peut faciliter les choses. Nous demandons à nos fidèles catholiques, aux hommes de bonne volonté et à la communauté internationale d’être très attentifs à cette situation. Ce n’est pas normal de laisser une telle masse de gens vivre dans ces conditions. »

    Violences et rareté des ressources

    Dans un communiqué, l’ONG internationale Oxfam a dénoncé mercredi 31 octobre la répression violente subie par ces refoulés congolais, dont une bonne partie vivait régulièrement en Angola. Cette organisation appelle aujourd’hui la communauté internationale à porter son attention vers le Kasaï et les centaines de Congolais refoulés de l’Angola.

    Schéhérazade Bouabid, chargée de la communication de Oxfam, s’alarme notamment de la malnutrition massive qui s’abat sur des centaines de milliers d’enfants : « C’est une région où les tensions communautaires existent encore. Et on ne peut pas oublier ce qui s’est passé en 2016. Un conflit très violent a conduit au déplacement de plus de 1,4 million de personnes et qui a laissé la population dans un état sévère de malnutrition. Dans la région, dans toutes les villes que nous traversons, le Kasaï, le taux de malnutrition est très, très grave. On a plus de 500 000 enfants dans la région, déjà, qui sont en état de malnutrition sévère. Donc c’est alarmant parce que les ressources sont trop fragiles et ces personnes, pour pouvoir se réintégrer dans les communautés, ont besoin d’aide. »

    « On a vu des milliers et des milliers de personnes sur les routes, qui souffrent énormément. C’est une situation critique, en effet. Et les violences qu’ont vécues ces personnes sont inadmissibles. Cette situation mérite l’attention de la communauté internationale », clame-t-elle.

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  • « Bolsonaro a su jouer la carte de la psychologie de masse »

    « Bolsonaro a su jouer la carte de la psychologie de masse »

    Tribune. Lors de cette campagne électorale marquée par des violences, fort d’un soutien populaire, Jair Bolsonaro n’a pas condamné ouvertement les excès de ses électeurs. Comptant sur l’emprisonnement de son rival, Lula da Silva, privé de toute possibilité de donner des entretiens aux médias, le candidat de l’extrême droite a su jouer la carte de la « psychologie de masse » en faisant allusion, entre autres, au danger communiste, en plein ordre international post-guerre froide.

    L’un des aspects très importants de sa campagne, a été l’usage des nouvelles technologies (notamment l’application WhatsApp) qui lui a permis de diffuser son message et des informations aussi bien vraies que fausses.

    La « banalisation du mal » dans une société profondément inégalitaire et habituée à la violence a certainement constitué un facteur-clé dans l’émergence de l’extrême droite et le soutien accordé à la promesse de Bolsonaro de libéraliser le port d’armes. Même si les causes de l’insécurité publique sont loin d’être sans contradictions, une bonne part de la société brésilienne semble avoir accepté la simplification qu’en a donnée Bolsonaro. Se présentant comme le candidat anti-système par excellence, il s’est gardé de mettre en évidence ses vingt-sept années d’expérience au Parlement.

    Polarisation croissante

    Le nouveau président du Brésil répond parfaitement aux indicateurs d’un comportement de type autoritaire tels que définis par Steven Levitsky et Daniel Ziblatt (How Democracies Die, 2018, non traduit) : le refus des règles du jeu démocratique, le dénie de la légitimité des adversaires politiques, l’intolérance et la non-condamnation de la violence, ainsi que la prédisposition à réduire les libertés civiles et politiques des minorités, de l’opposition et des médias.

    Dans une société où la polarisation est croissante, où les conflits distributifs coexistent avec des privilèges ; où la lutte contre la corruption…

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  • Arménie : des élections législatives anticipées en décembre

    Arménie : des élections législatives anticipées en décembre

    Le Parlement d’Arménie a été dissous jeudi 1er novembre, faute d’avoir réussi à désigner un premier ministre, ouvrant la voie à des élections législatives anticipées en décembre dans cette ex-République soviétique du Caucase, secouée par un mouvement populaire au début de l’année.

    La dissolution intervient à la suite d’une manœuvre politique du premier ministre par intérim, Nikol Pachinian, qui avait annoncé sa démission plut tôt en octobre afin de pouvoir convoquer des élections législatives anticipées. Selon lui, celles-ci doivent avoir lieu le 9 décembre.

    Nikol Pachinian est arrivé au pouvoir en mai, après de massives manifestations antigouvernementales. Malgré son élection, il ne contrôlait pas le Parlement, encore largement acquis au Parti républicain de l’ex-président Serge Sarkissian. C’est pourquoi il souhaite organiser des élections anticipées.

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  • L’amertume d’Umaru Bangura

    L’amertume d’Umaru Bangura

    Copyright de l’image Getty Images

    Le capitaine de la Sierra Leone, Umaru Bangura, affirme que ce sont les joueurs qui souffrent à cause des sanctions de la FIFA qui pèsent sur le football dans son pays.

    La suspension de la Sierra Leone a été imposée par l’instance dirigeante du football mondial (FIFA), en raison de l’ingérence d’une tierce partie dans le fonctionnement de la Sierra Leone Football Association (SLFA).

    Cela a conduit à l’annulation des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations de la Sierra Leone, qui s’est déroulée en deux matches consécutifs contre le Ghana en octobre dernier.

    “La suspension nous affecte, nous les footballeurs, car c’est nous qui en souffrons le plus”, a déclaré le joueur du FC Zurich à la BBC.

    “Ce n’est pas bon pour nous. Nous sommes déçus parce que nous savons que cela a un effet négatif sur notre carrière footballistique.”

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    Le jeune homme de 31 ans, qui a fait ses débuts internationaux en 2006, s’entraînait déjà à Freetown pour préparer les matches lorsqu’il a appris la suspension de son pays.

    “Certains joueurs évoluant à l’étranger, dont moi, étions déjà au regroupement de Freetown lorsque nous avons appris la triste nouvelle de la suspension. Ça été un coup dur” explique-t-il.

    “D’autres joueurs étaient sur des vols différents pour se rendre à Freetown depuis les pays respectifs où ils évoluent en club quand ils l’ont appris”.

    Bangura appelle toutes les parties concernées à œuvrer pour que la suspension soit levée à temps pour leur prochain match de qualification contre le Kenya, le 17 novembre à Nairobi.

    La Fédération kenyane de football a déclaré que l’équipe nationale, qui est actuellement en tête du groupe avec sept points, continuera à se préparer pour le match jusqu’à nouvel ordre.

    A lire aussi : La Fifa menace de suspendre la Sierra Leone

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    “C’est toujours un sentiment particulier quand on joue en équipe nationale. Nous espérons que la suspension sera levée”, a déclaré Bangura, qui a évolué en Norvège et au Belarus.

    “Si la suspension n’est pas levée à temps pour le match contre le Kenya, cela signifie que nous n’avons plus aucun espoir de nous qualifier pour la phase finale au Cameroun.

    “Cela mettra fin aux espoirs des joueurs plus âgé au sein de l’équipe qui rêvent de disputer la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Pour ces joueurs, c’est maintenant ou jamais”.

    Malgré le plaidoyer de Bangura, la FIFA a déclaré qu’elle n’envisage de lever la suspension qu’une fois que l’affaire contre les hauts responsables de la SLFA épurée devant le tribunal.

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  • Les parades de Halloween à travers le monde

    Les parades de Halloween à travers le monde

    Portfolio

    Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters |


    • Mis à jour le

    Fantômes, sorcières, monstres, vampires et zombies étaient de sortie ces derniers jours. Les apparitions ont culminé hier avec la célébration de la fête d’origine celtique marquant la veille de la Toussaint. Très populaire dans les pays anglo-saxons et en Irlande, elle a donné l’occasion également à de nombreux artistes amateurs d’amuser ou de provoquer l’effroi dans d’autres pays du monde.

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  • « Smoke Rings » : une expérience bluffante de théâtre immersif

    « Smoke Rings » : une expérience bluffante de théâtre immersif

    Imaginez que vous entrez dans un théâtre, non pas pour vous asseoir sagement à la place que vous avez réservée, mais pour déambuler partout – sur la scène, dans les loges, le bar, le hall, l’escalier… – et suivre des comédiens interprétant des jeunes mariés, des amants, des parents, des couples qui se forment, qui s’aiment, se chamaillent ou se déchirent.

    C’est à cette expérience inédite et bluffante de « théâtre immersif » que convie la Cie du Libre Acteur au Théâtre Michel à Paris. Le « quatrième mur » est pulvérisé, les spectateurs, répartis en deux groupes, se retrouvent en prise directe avec les acteurs, les encerclent, les observent au plus près et deviennent partie prenante des comédies ou des drames qui se déroulent juste devant leurs yeux.

    Saynètes inoubliables

    Habilement mis en scène par Sébastien Bonnabel, Smoke Rings s’inspire de la pièce écrite par Léonore Confino, Ring, percutante plongée dans la confusion amoureuse. C’était en 2013, Audrey Dana et Sami Bouajila jouaient avec fougue et sensualité une dizaine de personnages. Cette fois, huit comédiens, quatre femmes et quatre hommes qu’il faut tous citer tant ils sont impressionnants de justesse (Marie Combeau, Marine Dusehu, Marie Hennerez, Pascale Mompez, Eric Chantelauze, Philippe De Monts, Stéphane Giletta et Emanuele Giorgi) se succèdent dans des saynètes inoubliables.

    Qu’il s’agisse d’une torride déclaration d’amour, d’une dispute redoutable, d’une drague qui tourne court, d’une naissance perturbante ou d’une relation adultère et amère, ce sont autant de moments de vie qui surgissent et s’évanouissent dans chaque recoin du théâtre. Ces histoires de couples, faites de hauts et de bas, de mensonges et de passion, d’aveux et de non-dits, sont portées par une écriture vive et subversive.

    Miroir doux-amer

    Tantôt caustique, drôle, absurde, émouvante ou cruelle, cette balade hyperréaliste au cœur de l’intime et du tumulte des sentiments mérite…

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  • Sans nouvelles de leurs disparus, les Irob craignent d’être lésés par la paix entre l’Ethiopie et l’Erythrée

    Sans nouvelles de leurs disparus, les Irob craignent d’être lésés par la paix entre l’Ethiopie et l’Erythrée

    Ethiopie-Erythrée, une réconciliation en marche (3/3). Depuis la réouverture de la frontière, la communauté demande des comptes aux deux Etats sur le sort de 93 de ses membres.

    Le meurtre a provoqué une onde de choc dans les villages autour d’Endalgeda, à la frontière entre l’Ethiopie et l’Erythrée. Mi-octobre, un habitant a tué un homme qu’il accusait d’être impliqué dans la disparition de son père, vingt ans plus tôt. « Les gens deviennent très émotifs ici », confie, inquiet, un prêtre originaire du territoire Irob, rare bastion du catholicisme éthiopien, une religion pratiquée par moins de 1 % de la population.

    L’ambiance est tendue chez les Irob, une communauté d’environ 33 000 personnes disséminées dans des villages nichés au bas de montagnes rocailleuses, aux confins septentrionaux de l’Ethiopie. Depuis la réouverture de la frontière avec l’Erythrée, le 11 septembre, ses membres demandent des comptes aux deux Etats : où sont passées les 93 personnes – presque uniquement des hommes – qui ont disparu à l’aube de la sanglante guerre de 1998-2000 et dont ils n’ont plus jamais eu de nouvelles ?

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    « Tout le monde est malheureux, déçu », poursuit le prêtre. La communauté irob est en pleine période de deuil. Pendant une semaine, des familles ont organisé les « secondes funérailles » de trente adolescents qui avaient rejoint après la guerre les rebelles tigréens, opposés au régime d’Addis-Abeba, et franchi la frontière. Une fois de l’autre côté, ils avaient été formés par les militaires érythréens, et certains avaient dû, contre leur volonté, tenir la ligne de front en s’opposant à leur propre peuple. Ils sont morts et enterrés en Erythrée.

    Une quarantaine de prisonniers libérés

    Cette annonce a crispé la communauté irob. Et l’absence de nouvelles des pères et des maris qui auraient, selon les habitants, été kidnappés il y a vingt ans par des militaires érythréens avec l’aide d’espions éthiopiens n’a fait qu’aggraver la situation. Les familles avaient pourtant retrouvé l’espoir après la réouverture de la frontière. Mais plus d’un mois et demi plus tard, toujours rien. Un comité de 14 aînés a été formé pour réclamer justice et exiger des informations sur le sort des disparus.

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    Selon le chef du district d’Irob, Niguse Hagos, la libération récente d’une quarantaine de prisonniers érythréens détenus en Ethiopie pendant vingt ans a constitué un pas en avant. Si l’Erythrée faisait de même, certains époux rentreraient-ils à Alitena, Endalgeda ou ailleurs ? Car ces disparitions touchent aussi d’autres localités frontalières comme Zalambessa, où 50 personnes seraient concernées.

    Ces hommes disparus n’étaient ni des militaires ni des acteurs politiques mais des gens ordinaires qui ont fait les frais d’une guerre sanglante. « C’était un simple commerçant », rappelle Abrahet Niguse à propos de son époux. Le cliché en noir et blanc de ce beau jeune homme à la coupe afro est accroché au-dessus du lit de sa modeste maison, dans le village d’Alitena. Elle pense qu’il a été enlevé parce qu’il avait ravitaillé des soldats éthiopiens.

    Les Irob souhaiteraient tourner enfin la page d’une guerre particulièrement traumatisante pour la communauté, l’armée érythréenne ayant occupé la zone pendant les deux années de ce conflit qui a fait entre 70 000 et 100 000 morts. Les habitants d’Alitena ont été expulsés par la force et dispersés de part et d’autre de la frontière, les villages ont été pillés, le bétail tué, les ruches saccagées. Seule la première église catholique d’Ethiopie, édifiée en 1837, a été épargnée.

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    C’est dans ce lieu de culte que les familles des disparus viennent aujourd’hui prier pour le retour de leurs proches. « Je demande à Dieu de garder l’espoir, confie Desta Tekele, dont l’époux a également disparu. J’espère que mon mari va revenir. » Elle n’a jamais eu de nouvelles de lui. Les recherches de la Croix-Rouge éthiopienne, la seule à enquêter, n’ont porté aucun fruit. « Si on nous disait qu’il est mort, ce serait une bonne nouvelle parce qu’au moins je saurais qu’il n’existe plus, lâche Abrahet, qui pourrait alors organiser des funérailles et faire enfin son deuil. Aujourd’hui, je ne sais pas s’il est vivant, je suis fatiguée. »

    « Nous ne pouvons pas être divisés »

    Pour l’heure, les Irob estiment que leurs revendications sont ignorées, alors qu’une autre question sensible risque d’affecter la communauté. En juin, sous l’impulsion de son nouveau premier ministre, Abiy Ahmed, l’Ethiopie a décidé d’accepter les conclusions de la commission internationale indépendante qui avait été chargée de délimiter le tracé de la frontière après la guerre. Celle-ci avait déterminé en 2002 que certaines localités éthiopiennes appartenaient en fait à l’Erythrée, à commencer par Badme, la ville symbole où le conflit avait commencé, et des villages irob comme Endalgeda. Depuis seize ans, Addis-Abeba refusait d’appliquer cette décision et continuait de contrôler militairement ces localités.

    Le revirement annoncé par Abiy Ahmed a provoqué la colère des Irob, qui ont manifesté pour exprimer leur mécontentement de ne pas avoir été consultés. La joie de la paix retrouvée s’est heurtée à la réalité d’une délimitation territoriale controversée. La communauté risque d’être à nouveau séparée en deux par une frontière : un tiers de ses membres deviendraient érythréens. « Nous avons une culture, une langue, nous ne pouvons pas être divisés. Si la décision est appliquée, notre minorité va disparaître », déplore Niguse Hagos.

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    Nul ne sait quand ni comment les deux pays procéderont à la nouvelle démarcation. « Nous n’allons pas donner ces villages à l’Erythrée, ils sont éthiopiens », martèle un vieil habitant d’Alitena. « Je connais ma terre, et les Erythréens connaissent la leur », rappelle un résident d’Endalgeda. Des villages érythréens devraient également revenir à l’Ethiopie. Pour le père Meschena Woldu, il faut consulter les premiers concernés avant de modifier le tracé de la frontière. « Le peuple doit décider lui-même, sinon la paix ne sera pas réglée », dit-il.

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  • L’échec du lancement d’une fusée « Soyouz » a été causé par une « déformation » d’un capteur lors de l’assemblage

    L’échec du lancement d’une fusée « Soyouz » a été causé par une « déformation » d’un capteur lors de l’assemblage

    La commission d’enquête sur l’échec du lancement d’une fusée Soyouz vers la Station spatiale, le 11 octobre, a rendu ses conclusions jeudi 1er novembre. Selon elle, cet incident a été causé par une « déformation » du capteur lors de l’assemblage de la fusée au cosmodrome de Baïkonour.

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    Les responsables russes qui s’exprimaient lors d’une conférence de presse ont promis de punir les coupables de cet échec embarrassant pour le secteur spatial russe et de s’assurer de la qualification du personnel du cosmodrome, martelant que Soyouz restait le lanceur « le plus fiable » en exploitation.

    Le dysfonctionnement qui a causé l’accident est dû à « la déformation de la tige du capteur » lors de son « assemblage au cosmodrome de Baïkonour », a annoncé Oleg Skorobatov, un des responsables de cette commission formée après l’accident qui avait contraint deux spationautes à revenir sur Terre.

    Mercredi, le directeur exécutif de Roskosmos, Sergueï Krikaliov, avait expliqué qu’un dysfonctionnement du capteur, chargé de contrôler la séparation des premier et deuxième étages de la fusée, avait provoqué l’accident. « L’une des parois latérales ne s’est pas éloignée suffisamment et a frappé un bac de carburant du deuxième étage, ce qui a provoqué une explosion », avait-il déclaré, cité par les agences de presse russes.

    « Les fusées les plus fiables »

    Oleg Skorobatov a appelé jeudi à un « contrôle répété » de ces capteurs et a assuré avoir « écarté » l’hypothèse que ces problèmes puissent venir de l’usine où ils ont été fabriqués. Il a ajouté que les prochaines fusées Soyouz, devant décoller de Baïkonour et du cosmodrome français de Kourou (Guyane), où Arianespace en utilise, seront « révisées ».

    « Des propositions et des recommandations ont été élaborées pour réviser ces lanceurs », comprenant le démontage et réassemblage de certains blocs, ainsi que des vérifications des capteurs, a expliqué le responsable de Roskosmos.

    Dmitri Baranov, un responsable de l’entreprise RKK Energia qui conçoit et produit les vaisseaux spatiaux Soyouz, a, en outre, assuré que les fusées Soyouz demeurent « les fusées les plus fiables » existantes. En dépit de cet accident, et d’une série de problèmes techniques qui ont troublé l’image au secteur spatial russe, les fusées Soyouz conservent, en effet, un taux particulièrement élevé de lancements réussis. Le système de sécurité qui a permis le retour en vie des deux spationautes en octobre a, par ailleurs, parfaitement fonctionné.

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  • RDC: le Front commun conteste la valeur de l’étude du Berci

    RDC: le Front commun conteste la valeur de l’étude du Berci


    Par
    RFI

    Publié le 01-11-2018
    Modifié le 01-11-2018 à 11:58

    Un sondage paru cette semaine en RDC donne Félix Tshisekedi favori de la présidentielle et montre le scepticisme des Congolais sur la tenue d’élections transparentes. Cette étude est commentée et a suscité la ferme réprobation du Front commun. Mais les auteurs de l’étude se défendent de tout parti pris.

    Le Front commun pour le Congo (FCC) rejette les résultats du sondage publié mardi par le Bureau d’études, de recherches et de consulting international (Berci) et le Groupe d’étude sur le Congo (Gec) de l’université de New York, dirigé par Jason Stearns.

    → RELIRE : Un sondage favorable à Félix Tshisekedi en RDC

    Ce sondage révèle qu’une majorité de Congolais ne croient pas que les élections prévues en décembre seront libres et transparentes et place l’opposant Félix Tshisekedi largement en tête des intentions de vote, jusqu’à 20 points devant Emmanuel Ramazani Shadari, le candidat du FCC.

    Adolphe Lumanu, cadre du Front commun et membre du bureau politique du parti présidentiel, estime que ce sondage est biaisé. En cause, selon lui, une supposée mainmise d’Olivier Kamitatu, un proche de Moïse Katumbi sur le Berci, qui a participé à l’enquête.

    « Qui est derrière les sondages ? Ce sont tous ceux qui sont contre ce que Kabila fait, ce que sa famille politique fait. M. Stearns est un ancien expulsé de la République démocratique du Congo. C’est un expert des Nations unies qui était dans ce pays et qui a été expulsé. Et Berci, on sait que ça appartient à Olivier Kamitatu qui est le porte-parole de Moïse Katumbi. Vous comprenez déjà que les conclusions sont orientées. On voudrait façonner l’opinion, planter le décor des violences pour que l’après-élection ne soit pas crédibilisée », estime le responsable.

    Des gardes-fous

    Mais Jason Stearns, qui dirige le Gec, conteste le fondement de ces accusations. Il reconnait qu’Olivier Kamitatu a bien participé à la fondation du Berci dans les années 1990 mais rappelle qu’il l’a quitté depuis longtemps. « Kamitatu a démissionné du Berci officiellement en 1999, lors des accords de Lusaka, quand il a rejoint le MLC, et il ne joue aucun rôle professionnel ni personnel au sein du Berci depuis longtemps. Il faut aussi souligner que l’opposition avait accusé Berci d’être partiel, il y a quinze ans, quand Berci sortait des sondages qui montraient que Joseph Kabila était assez populaire. Donc il me semble que ces accusations sont plutôt politiquement motivées par des gens qui n’aiment pas les résultats de Berci », argue-t-il.

    Toutefois, souligne le politiste, des gardes-fous ont été pris pour guarantir la transparence et la crédibilité de l’enquête. « D’abord au niveau technique, l’échantillonnage est fait d’une façon scientifique. Aussi, dans la façon dont les sondages s’effectuent, les gens qui interviewent les répondants enregistrent les réponses sur une tablette et les réponses sont téléchargées immédiatement sur un « cloud » [nuage en anglais ; outil de sauvegarde virtuel et accessible depuis différents lieux, NDLR] auquel nous avons tous directement accès. Et donc tous ceux-là sont des gardes-fous qui font que c’est difficile de manipuler les résultats. »

    Autre accusation formulée par le FCC contre ce sondage : le manque de représentativité. A ce propos, Jason Stearns rappelle que l’échantillon de 1779 personnes utilisé est « plus important que pour la plupart des sondages réalisés aux Etats-Unis, pays ayant au moins quatre fois plus d’électeurs que la RDC ». Il précise aussi qu’un autre sondage sera organisé avant le jour du vote afin de vérifier si oui on non, comme l’affirme le FCC, le meeting de samedi dernier a modifié les tendances observées dans ce sondage réalisé entre fin septembre et début octobre mais « doute qu’une manifestation organisée à Kinshasa puisse changer aussi drastiquement les points de vue des électeurs ».

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