Author: Don Kayembe

  • L’échec du lancement d’une fusée « Soyouz » a été causé par une « déformation » d’un capteur lors de l’assemblage

    L’échec du lancement d’une fusée « Soyouz » a été causé par une « déformation » d’un capteur lors de l’assemblage

    La commission d’enquête sur l’échec du lancement d’une fusée Soyouz vers la Station spatiale, le 11 octobre, a rendu ses conclusions jeudi 1er novembre. Selon elle, cet incident a été causé par une « déformation » du capteur lors de l’assemblage de la fusée au cosmodrome de Baïkonour.

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    Les responsables russes qui s’exprimaient lors d’une conférence de presse ont promis de punir les coupables de cet échec embarrassant pour le secteur spatial russe et de s’assurer de la qualification du personnel du cosmodrome, martelant que Soyouz restait le lanceur « le plus fiable » en exploitation.

    Le dysfonctionnement qui a causé l’accident est dû à « la déformation de la tige du capteur » lors de son « assemblage au cosmodrome de Baïkonour », a annoncé Oleg Skorobatov, un des responsables de cette commission formée après l’accident qui avait contraint deux spationautes à revenir sur Terre.

    Mercredi, le directeur exécutif de Roskosmos, Sergueï Krikaliov, avait expliqué qu’un dysfonctionnement du capteur, chargé de contrôler la séparation des premier et deuxième étages de la fusée, avait provoqué l’accident. « L’une des parois latérales ne s’est pas éloignée suffisamment et a frappé un bac de carburant du deuxième étage, ce qui a provoqué une explosion », avait-il déclaré, cité par les agences de presse russes.

    « Les fusées les plus fiables »

    Oleg Skorobatov a appelé jeudi à un « contrôle répété » de ces capteurs et a assuré avoir « écarté » l’hypothèse que ces problèmes puissent venir de l’usine où ils ont été fabriqués. Il a ajouté que les prochaines fusées Soyouz, devant décoller de Baïkonour et du cosmodrome français de Kourou (Guyane), où Arianespace en utilise, seront « révisées ».

    « Des propositions et des recommandations ont été élaborées pour réviser ces lanceurs », comprenant le démontage et réassemblage de certains blocs, ainsi que des vérifications des capteurs, a expliqué le responsable de Roskosmos.

    Dmitri Baranov, un responsable de l’entreprise RKK Energia qui conçoit et produit les vaisseaux spatiaux Soyouz, a, en outre, assuré que les fusées Soyouz demeurent « les fusées les plus fiables » existantes. En dépit de cet accident, et d’une série de problèmes techniques qui ont troublé l’image au secteur spatial russe, les fusées Soyouz conservent, en effet, un taux particulièrement élevé de lancements réussis. Le système de sécurité qui a permis le retour en vie des deux spationautes en octobre a, par ailleurs, parfaitement fonctionné.

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  • RDC: le Front commun conteste la valeur de l’étude du Berci

    RDC: le Front commun conteste la valeur de l’étude du Berci


    Par
    RFI

    Publié le 01-11-2018
    Modifié le 01-11-2018 à 11:58

    Un sondage paru cette semaine en RDC donne Félix Tshisekedi favori de la présidentielle et montre le scepticisme des Congolais sur la tenue d’élections transparentes. Cette étude est commentée et a suscité la ferme réprobation du Front commun. Mais les auteurs de l’étude se défendent de tout parti pris.

    Le Front commun pour le Congo (FCC) rejette les résultats du sondage publié mardi par le Bureau d’études, de recherches et de consulting international (Berci) et le Groupe d’étude sur le Congo (Gec) de l’université de New York, dirigé par Jason Stearns.

    → RELIRE : Un sondage favorable à Félix Tshisekedi en RDC

    Ce sondage révèle qu’une majorité de Congolais ne croient pas que les élections prévues en décembre seront libres et transparentes et place l’opposant Félix Tshisekedi largement en tête des intentions de vote, jusqu’à 20 points devant Emmanuel Ramazani Shadari, le candidat du FCC.

    Adolphe Lumanu, cadre du Front commun et membre du bureau politique du parti présidentiel, estime que ce sondage est biaisé. En cause, selon lui, une supposée mainmise d’Olivier Kamitatu, un proche de Moïse Katumbi sur le Berci, qui a participé à l’enquête.

    « Qui est derrière les sondages ? Ce sont tous ceux qui sont contre ce que Kabila fait, ce que sa famille politique fait. M. Stearns est un ancien expulsé de la République démocratique du Congo. C’est un expert des Nations unies qui était dans ce pays et qui a été expulsé. Et Berci, on sait que ça appartient à Olivier Kamitatu qui est le porte-parole de Moïse Katumbi. Vous comprenez déjà que les conclusions sont orientées. On voudrait façonner l’opinion, planter le décor des violences pour que l’après-élection ne soit pas crédibilisée », estime le responsable.

    Des gardes-fous

    Mais Jason Stearns, qui dirige le Gec, conteste le fondement de ces accusations. Il reconnait qu’Olivier Kamitatu a bien participé à la fondation du Berci dans les années 1990 mais rappelle qu’il l’a quitté depuis longtemps. « Kamitatu a démissionné du Berci officiellement en 1999, lors des accords de Lusaka, quand il a rejoint le MLC, et il ne joue aucun rôle professionnel ni personnel au sein du Berci depuis longtemps. Il faut aussi souligner que l’opposition avait accusé Berci d’être partiel, il y a quinze ans, quand Berci sortait des sondages qui montraient que Joseph Kabila était assez populaire. Donc il me semble que ces accusations sont plutôt politiquement motivées par des gens qui n’aiment pas les résultats de Berci », argue-t-il.

    Toutefois, souligne le politiste, des gardes-fous ont été pris pour guarantir la transparence et la crédibilité de l’enquête. « D’abord au niveau technique, l’échantillonnage est fait d’une façon scientifique. Aussi, dans la façon dont les sondages s’effectuent, les gens qui interviewent les répondants enregistrent les réponses sur une tablette et les réponses sont téléchargées immédiatement sur un « cloud » [nuage en anglais ; outil de sauvegarde virtuel et accessible depuis différents lieux, NDLR] auquel nous avons tous directement accès. Et donc tous ceux-là sont des gardes-fous qui font que c’est difficile de manipuler les résultats. »

    Autre accusation formulée par le FCC contre ce sondage : le manque de représentativité. A ce propos, Jason Stearns rappelle que l’échantillon de 1779 personnes utilisé est « plus important que pour la plupart des sondages réalisés aux Etats-Unis, pays ayant au moins quatre fois plus d’électeurs que la RDC ». Il précise aussi qu’un autre sondage sera organisé avant le jour du vote afin de vérifier si oui on non, comme l’affirme le FCC, le meeting de samedi dernier a modifié les tendances observées dans ce sondage réalisé entre fin septembre et début octobre mais « doute qu’une manifestation organisée à Kinshasa puisse changer aussi drastiquement les points de vue des électeurs ».

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  • L’Australie va évacuer tous les enfants migrants de l’île de Nauru

    L’Australie va évacuer tous les enfants migrants de l’île de Nauru

    La situation des enfants de réfugiés et de demandeurs d’asile relégués sur l’île de Nauru, souffrant de dépression, multipliant les tentatives de mutilation ou de suicide, émeut une grande partie de la société australienne. Au point que des dizaines d’organisations ainsi que nombre d’élus appelaient ces dernières semaines le premier ministre australien, Scott Morrison, à évacuer les mineurs et leurs familles de ce minuscule caillou du Pacifique.

    Canberra a fini par céder et a commencé à discrètement évacuer les enfants de Nauru. « Il n’y a quasiment plus d’enfants à Nauru et en Papouasie-Nouvelle-Guinée et nous nous attendons à ce qu’il n’y en ait plus aucun d’ici à la fin de l’année », a déclaré jeudi 1er novembre le représentant de l’Australie à Londres, George Brandis, à la radio britannique LBC.

    Le journal The Australian, citant des sources gouvernementales, a rapporté que 40 enfants étaient toujours à Nauru et qu’ils seraient transférés en Australie avant la fin de l’année.

    Lire aussi :   Actes de désespoir chez les enfants réfugiés sur l’île de Nauru

    Au fil des années, des centaines d’enfants ont été évacués de Nauru vers l’Australie avec leurs familles. Ils sont éparpillés à travers le pays et soumis à des restrictions diverses, certains vivant dans des camps de rétention, d’autres ayant des droits limités à l’emploi et à l’éducation. Mais aucun n’obtient le droit de s’établir pour de bon.

    « Une fois que les gens ont reçu de l’aide médicale, alors on s’attend à ce qu’ils rentrent dans leur pays d’origine », a affirmé jeudi le ministre de l’intérieur, Peter Dutton.

    Les associations de défense des droits de l’homme ont dénoncé l’incertitude qui perdure pour ces enfants et leurs familles, accusant le gouvernement de ne pas leur offrir de solution. « Ces familles n’ont pas de visa, elles sont de fait en détention dans le pays jusqu’à ce que leurs problèmes sanitaires soient réglés et certaines sont vraiment parquées dans des centres de détention fermés », a déclaré George Newhouse, du National Justice Project.

    Selon un sondage récent commandé par le Sunday Telegraph de Sydney, un tabloïd qui soutient le gouvernement conservateur, 79 % des Australiens veulent que ces enfants et leurs familles soient évacués de Nauru.

    Encore 600 réfugiés à Nauru

    Avant une législative partielle cruciale le mois dernier, le premier ministre avait agité l’idée d’autoriser le transfert de réfugiés en Nouvelle-Zélande, mais exclu qu’ils entrent en Australie.

    Il a affirmé jeudi que critiquer les conditions de vie des migrants, originaires de pays aussi divers que l’Iran et la Birmanie, revenait à insulter les 11 000 habitants de Nauru. « Les gens doivent se montrer respectueux envers nos voisins de Nauru. Car c’est là que vivent leurs enfants, où ils vont à l’école, où ils travaillent, où ils font leur vie », a-t-il lancé.

    Aux termes d’un accord avec Barack Obama lorsqu’il était président, 439 réfugiés de Nauru et aussi de Manus, un autre îlot servant de lieu de rétention, sur un total potentiel de 1 250, avaient été accueillis aux Etats-Unis. Mais il en reste plus de 600 à Nauru. D’après les défenseurs des droits, 600 hommes vivent toujours dans des « centres de transition » à Manus après la fermeture de son camp l’année dernière suite à une décision judiciaire.

    Canberra argue qu’il sauve des vies grâce à cette politique d’immigration draconienne, en dissuadant les migrants d’entreprendre un périlleux voyage. Les arrivées de bateau, qui étaient quasiment quotidiennes, sont aujourd’hui rarissimes.

    Lire aussi :   L’Australie ferme la controversée prison de réfugiés de l’Île Christmas

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  • Gabon: à Libreville, inquiétudes et spéculations sur la santé du président Bongo

    Gabon: à Libreville, inquiétudes et spéculations sur la santé du président Bongo


    Par
    RFI

    Publié le 01-11-2018
    Modifié le 01-11-2018 à 15:02

    Alors que l’agence de presse Reuters a parlé lundi d’un AVC, la Lettre du continent affirme que le chef de l’Etat gabonais aurait été victime d’un œdème cérébral. A la présidence, on refuse de faire le moindre commentaire et l’on s’en tient à la version officielle : le président Ali Bongo se repose à l’hôpital du roi Faycal à Riyad en Arabie saoudite depuis mercredi. Cela fait une semaine que la Toile s’enflamme et à Libreville, la santé du chef de l’Etat occupe une bonne place dans les conversations. Reportage dans le quartier populaire PK6.

    Pas de psychose particulière à Libreville, aucun déploiement militaire. Mais plus les jours passent, plus l’incertitude grandit, confient les habitants interrogés : « Ça me préoccupe vraiment parce que c’est le président et puis parce qu’on craint le pire dans le cas où il arrive malheur. Le pays bougerait », dit cette jeune femme. « Il est possible qu’il soit mort, il est aussi possible qu’il revienne en état d’invalidité pour ne plus gérer le pouvoir » ; « en fait, c’est ça qui fait l’incertitude qu’on vit tous au Gabon, la rumeur qui persiste. »

    Au quartier PK6, on veut bien s’exprimer mais à condition que ce soit sous couvert d’anonymat. « On est en train de nous mentir sur quelque chose. Mais pourquoi on ne nous montre pas les images de son état ? S’il est assis dans une salle d’hospitalisation ou s’il est couché… Il faut qu’on nous le montre ! Mais on dit que le cas n’est pas alarmant. Mais c’est alarmant, pour nous c’est alarmant ! C’est notre président ! » ; « nous avons eu ça en 2009, lorsque le président de la République Omar Bongo est parti. Il avait eu un malaise. Donc mon souhait c’est qu’il revienne en forme, sur ses deux pieds » ; « c’est un président mal élu que beaucoup de gens n’aiment pas au Gabon. J’ai des amis qui prient pour qu’il ne revienne même plus jamais. C’est triste, mais pour certains ici c’est la solution » ; « le chef de l’Etat est un être humain. Moi, je ne peux pas spéculer ou bien encourager, anticiper la mort d’un individu. Ça, je ne suis pas d’accord. »

    Dans la presse, très peu d’articles sur le sujet. « Tout le monde cherche un angle d’accroche. On préfère se montrer prudent car nos journaux pourraient être rapidement fermés », confie un directeur de publication.

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  • Au Mexique, les caravanes de migrants progressent vers les Etats-Unis

    Au Mexique, les caravanes de migrants progressent vers les Etats-Unis

    Portfolio

    Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters |


    • Mis à jour le

    Deux « caravanes », qui rassemblent environ 6 000 personnes venues d’Amérique centrale, sont actuellement dans le sud du Mexique et se dirigent vers la frontière américaine, où les migrants comptent faire une demande d’asile.

    Disant craindre une « invasion » de son pays, le président américain, Donald Trump, a évoqué le déploiement de « jusqu’à 10 000 ou 15 000 » soldats à la frontière américano-mexicaine, qui s’ajouteront aux quelque 2 100 membres de la garde nationale déjà mobilisés. Il a aussi promis de mettre fin au droit du sol, qui stipule que tout enfant né sur le territoire américain acquiert la nationalité étatsunienne, sans s’attarder cependant sur la façon d’y parvenir.

    Chargement en cours…

    Les migrants de la première caravane sont partis le matin du lundi 29 octobre de Tapanatepec pour rejoindre Niltepec, dans l’Etat d’Oaxaca, situé à environ 56 km de distance.


    HANNAH MCKAY / REUTERS

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  • RDC: bienvenue sur Radio Céni

    RDC: bienvenue sur Radio Céni


    Par
    RFI

    Publié le 01-11-2018
    Modifié le 01-11-2018 à 12:04

    La Commission électorale nationale indépendante (Céni) congolaise a lancé sa propre radio, mercredi 31 octobre à Kinshasa. La Radio Céni a pour ambition de couvrir toute l’étendue de la RDC avant le 23 décembre afin, disent ses initiateurs, d’accélérer la sensibilisation à environ 50 jours des élections.

    Après la présentation des matériels roulants et aéronefs de l’armée mis à sa disposition, l’arrivée du lot des machines à voter devant desservir la partie ouest du pays, la Céni a inauguré sa radio, qu’elle annonce neutre et au service de toutes les tendances.

    « Une Radio Céni doit être une radio neutre. Ce n’est pas une radio où tel ou tel autre camp politique va venir présenter ses opinions politiques là-dessus. C’est pour l’information électorale et c’est destiné aux électeurs et à toutes les parties », présente Corneille Nangaa, président de la Commission électorale.

    De leur côté, les opposants, qui ont toujours accusé les médias officiels de jouer le jeu des dirigeants actuels, craignent que la Radio Céni ne soit pas accessible à toutes les tendances politiques.

    Et pour sa part, Tito Ndombi, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la Communication (CSAC), espère que ce nouveau média sera exemplaire en termes d’équilibre dans la distribution de la parole. « Un média comme celui-ci, je crois que son point d’honneur devra être vraiment la neutralité, l’équilibre, l’impartialité et une répartition équitable de la parole. »

    En plus de la radio, la Céni apprête déjà le dossier de sa chaine de télévision. Le dossier déjà sur la table du ministre de la Communication et des Médias.

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  • Midterms J – 5 : en dénonçant le droit du sol, Trump provoque des tensions dans son camp

    Midterms J – 5 : en dénonçant le droit du sol, Trump provoque des tensions dans son camp

    La Maison Blanche et les républicains veulent faire des élections de mi-mandat du 6 novembre un plébiscite pour Donald Trump, tandis que les démocrates espèrent obtenir la majorité à la Chambre des représentants. Le correspondant du Monde à Washington, Gilles Paris, recense quotidiennement les principaux éléments de la campagne.

    Le fait du jour

    Donald Trump n’a pas apprécié l’accueil glacial réservé par le speaker (président) républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan, à son idée de supprimer par décret l’amendement de la Constitution qui établit le droit du sol pour l’obtention de la citoyenneté américaine, mardi 30 octobre.

    « Paul Ryan devrait se concentrer sur le maintien de la majorité plutôt que donner ses opinions sur quelque chose dont il ne sait rien ! Notre nouvelle majorité républicaine travaillera à cela, à la suppression des échappatoires en matière d’immigration et à la protection de nos frontières ! », a assuré le président sur son compte Twitter, mercredi 31 octobre. Paul Ryan, qui ne se représente pas, avait jugé la veille impossible de modifier la Constitution par décret.

    La nouvelle offensive du président sur l’immigration, destinée à mobiliser sa base électorale, inquiète les élus républicains en campagne dans des circonscriptions qui comptent une importante population latino. Ryan Costello, un élu de Pennsylvanie qui ne se représente pas, a rappelé qu’un grand nombre de circonscriptions indécises comportent une part importante d’immigrés. Il a qualifié de « faute professionnelle » l’initiative de Donald Trump.

    Carlos Curbelo, candidat à sa réélection en Floride, a lui aussi sèchement écarté la méthode prônée par Donald Trump. Le droit du sol « est protégé par la Constitution, donc non, Donald Trump, vous ne pouvez pas y mettre fin par décret », a-t-il réagi sur Twitter. « Ce dont nous avons vraiment besoin, c’est d’une vaste…

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  • Algérie: des journalistes demandent la libération de trois de leurs confrères

    Algérie: des journalistes demandent la libération de trois de leurs confrères


    Par
    RFI

    Publié le 01-11-2018
    Modifié le 01-11-2018 à 10:26

    Reporter sans frontières a adressé mercredi 31 octobre une lettre au président Abdelaziz Bouteflika. L’organisation de défense des journalistes demande la libération de trois journalistes arrêtés le 22 octobre dernier et inculpés de diffamation. En Algérie, les membres du syndicat de la presse électronique se mobilisent et demandent la libération de leurs confrères.

    Les trois journalistes sont incarcérés depuis une semaine. Hada Hamrouche, rédactrice en chef du Huffington Post Algérie, s’inquiète du fait que la justice ne reconnaisse pas le statut de ces journalistes qui travaillent pour des médias électroniques.

    « C’est des journalistes et le délit de presse a été légalement dépénalisé par la loi de l’information de 2012. Moi, je n’arrive pas à croire que pour un délit de presse on puisse passer des nuits entières en prison. C’est impensable pour une presse qui se dit libre et indépendante. »

    En une semaine, aucune communication officielle. Mais la télévision privée Ennahar a diffusé des images des journalistes, à leur sortie du commissariat, menottés et encadrés par les forces de l’ordre.

    Idir Tazerout, journaliste pour La Voix d’Algérie, y voit une manière d’influencer l’opinion publique. « Même l’Etat passe par une chaîne de télévision qui se représente comme étant le canal officiel de l’Etat algérien. Comment un journal comme Ennahar peut se permettre de les filmer comme ça, menottés comme des malfrats ? L’autorité de régulation n’existe pas ! »

    Après le communiqué du syndicat de la presse électronique, ce mercredi, ce sont les journalistes de la ville de Ouargla qui se sont rassemblés pour demander la libération des trois hommes incarcérés. L’audience est prévue le 8 novembre.

    Par ailleurs, un autre journaliste, Said Chitour, incarcéré en détention provisoire depuis un an et demi, a été évacué en urgence à l’hôpital mardi. Il souffre, selon sa famille, d’une tumeur au cerveau.

    La lettre ouverte de RSF adressée au président Bouteflika

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  • Florence Foresti interdit les téléphones portables dans ses spectacles

    Florence Foresti interdit les téléphones portables dans ses spectacles

    Après Jack White en janvier, c’est au tour de Florence Foresti, star de l’humour français, d’interdire les téléphones portables dans ses spectacles. Ceux-ci seront mis sous scellé individuel jusqu’à la sortie de la salle.

    « Pour éviter les enregistrements pirates et assurer le lien avec les spectateurs », selon son entourage, Florence Foresti sera la première artiste française à déployer le système américain Yondr pour son retour imminent sur scène à Paris et en tournée, avec son spectacle « Epilogue ». Yondr et Florence Foresti justifient cette décision en proposant au public de « vivre une expérience unique sans mobile ».

    Un mode d’emploi a été publié sur le site Internet de Florence Foresti. « A l’entrée de la salle, une pochette vous sera remise pour y glisser vos téléphones, celle-ci se bloquera automatiquement. Vous resterez en possession de votre appareil lors du spectacle et, au besoin, vous pourrez accéder aux postes de déverrouillage installés dans la salle. A la fin du spectacle, toutes les pochettes seront déverrouillées et vous pourrez de nouveau utiliser votre téléphone. »

    Aucun remboursement en cas de refus du dispositif

    Dès la réservation d’une place, chaque spectateur est informé de la présence du dispositif. « Vous ne pourrez pas accéder en salle si vous refusez de participer à ce dispositif. Aucun remboursement ne sera effectué », est-il indiqué.

    « Toute personne utilisant un téléphone portable sera invitée à quitter la salle », ajoute le texte. Si un spectateur reçoit un appel urgent ou a besoin de téléphoner, des bornes de déverrouillage seront disponibles à la sortie de la salle. « Pour votre retour en salle, la pochette sera de nouveau verrouillée avec votre téléphone dedans. »

    Il est conseillé aux spectateurs de mettre leur smartphone en vibreur silencieux avant de le placer dans la pochette. « Vous pourrez ainsi le sentir en cas d’appel et sortir pour rappeler si besoin. »

    L’humoriste sera notamment à l’affiche du Paradis latin, à Paris, du 5 novembre au 18 décembre et du 26 au 31 décembre au Zénith de Paris.

    Lire aussi :   En concert, des portables de moins en moins supportables

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  • Un archipel du Pacifique bannit la crème solaire pour sauver son corail

    Un archipel du Pacifique bannit la crème solaire pour sauver son corail

    L’Etat souverain des Palaos, 459 kilomètres carrés, c’est un peu plus de 20 000 habitants répartis sur une poignée d’îles paradisiaques isolées au beau milieu de l’océan Pacifique, à mi-chemin entre l’Australie et le Japon. Cette république de poche, minuscule et isolée, vient pourtant de prendre une décision majeure, une première mondiale. A partir de 2020, le territoire de l’archipel sera interdit à tout type de crème solaire.

    Bien que les Palaos ne fassent généralement pas les titres de la presse internationale, la petite république insulaire est bien connue des amateurs de plongée sous-marine qui apprécient particulièrement la beauté de ses récifs coralliens. Or le soleil brille aux Palaos et les crèmes qu’utilisent les touristes pour s’en protéger sont toxiques pour les coraux qu’ils viennent admirer. Un porte-parole du président des Palaos Tommy Remengesau a indiqué à l’Agence France-Presse que la recherche scientifique avait démontré que les produits chimiques entrant dans la composition de la plupart des crèmes solaires étaient toxiques pour le corail, même à dose infime.

    Un archipel pionnier en matière de protection marine

    Les sites de plongée des Palaos accueillent en moyenne chaque heure quatre bateaux bondés de touristes, faisant craindre aux autorités que les récifs n’en soient au point de non-retour. « Cela équivaut chaque jour à des litres de crème solaire qui vont dans la mer dans les spots célèbres pour la plongée et le masque et tuba », a déclaré le porte-parole à l’AFP.

    A partir de 2020, toute personne important ou revendant des crèmes solaires sera passible d’une amende de 1 000 dollars. L’Etat américain d’Hawaï, dans le Pacifique également, avait annoncé une interdiction similaire en mai, qui entrera en vigueur en 2021. Les touristes se verront confisquer leurs tubes en arrivant. Les Palaos, qui sont le premier Etat souverain à faire de même, se veulent pionniers en matière de protection marine : l’archipel avait créé en 2009 le premier sanctuaire pour requins au monde, ce qui eut pour conséquence d’interdire leur pêche dans toute sa zone économique exclusive (ZEE), soit 630 000 kilomètres carrés.

    Depuis décembre 2017, les touristes sont contraints par les autorités de l’archipel de s’engager à respecter l’environnement et de prêter serment. Et pour cause, leur nombre, qui ne cesse d’augmenter, est une menace pour les fragiles équilibres naturels de l’île. En 2016, l’archipel a accueilli 150 000 touristes, une hausse de 70 % par rapport à 2010, faisant pression à la fois sur les infrastructures, l’environnement et le paysage.

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