Author: Don Kayembe

  • L’Australie va évacuer tous les enfants migrants de l’île de Nauru

    L’Australie va évacuer tous les enfants migrants de l’île de Nauru

    La situation des enfants de réfugiés et de demandeurs d’asile relégués sur l’île de Nauru, souffrant de dépression, multipliant les tentatives de mutilation ou de suicide, émeut une grande partie de la société australienne. Au point que des dizaines d’organisations ainsi que nombre d’élus appelaient ces dernières semaines le premier ministre australien, Scott Morrison, à évacuer les mineurs et leurs familles de ce minuscule caillou du Pacifique.

    Canberra a fini par céder et a commencé à discrètement évacuer les enfants de Nauru. « Il n’y a quasiment plus d’enfants à Nauru et en Papouasie-Nouvelle-Guinée et nous nous attendons à ce qu’il n’y en ait plus aucun d’ici à la fin de l’année », a déclaré jeudi 1er novembre le représentant de l’Australie à Londres, George Brandis, à la radio britannique LBC.

    Le journal The Australian, citant des sources gouvernementales, a rapporté que 40 enfants étaient toujours à Nauru et qu’ils seraient transférés en Australie avant la fin de l’année.

    Lire aussi :   Actes de désespoir chez les enfants réfugiés sur l’île de Nauru

    Au fil des années, des centaines d’enfants ont été évacués de Nauru vers l’Australie avec leurs familles. Ils sont éparpillés à travers le pays et soumis à des restrictions diverses, certains vivant dans des camps de rétention, d’autres ayant des droits limités à l’emploi et à l’éducation. Mais aucun n’obtient le droit de s’établir pour de bon.

    « Une fois que les gens ont reçu de l’aide médicale, alors on s’attend à ce qu’ils rentrent dans leur pays d’origine », a affirmé jeudi le ministre de l’intérieur, Peter Dutton.

    Les associations de défense des droits de l’homme ont dénoncé l’incertitude qui perdure pour ces enfants et leurs familles, accusant le gouvernement de ne pas leur offrir de solution. « Ces familles n’ont pas de visa, elles sont de fait en détention dans le pays jusqu’à ce que leurs problèmes sanitaires soient réglés et certaines sont vraiment parquées dans des centres de détention fermés », a déclaré George Newhouse, du National Justice Project.

    Selon un sondage récent commandé par le Sunday Telegraph de Sydney, un tabloïd qui soutient le gouvernement conservateur, 79 % des Australiens veulent que ces enfants et leurs familles soient évacués de Nauru.

    Encore 600 réfugiés à Nauru

    Avant une législative partielle cruciale le mois dernier, le premier ministre avait agité l’idée d’autoriser le transfert de réfugiés en Nouvelle-Zélande, mais exclu qu’ils entrent en Australie.

    Il a affirmé jeudi que critiquer les conditions de vie des migrants, originaires de pays aussi divers que l’Iran et la Birmanie, revenait à insulter les 11 000 habitants de Nauru. « Les gens doivent se montrer respectueux envers nos voisins de Nauru. Car c’est là que vivent leurs enfants, où ils vont à l’école, où ils travaillent, où ils font leur vie », a-t-il lancé.

    Aux termes d’un accord avec Barack Obama lorsqu’il était président, 439 réfugiés de Nauru et aussi de Manus, un autre îlot servant de lieu de rétention, sur un total potentiel de 1 250, avaient été accueillis aux Etats-Unis. Mais il en reste plus de 600 à Nauru. D’après les défenseurs des droits, 600 hommes vivent toujours dans des « centres de transition » à Manus après la fermeture de son camp l’année dernière suite à une décision judiciaire.

    Canberra argue qu’il sauve des vies grâce à cette politique d’immigration draconienne, en dissuadant les migrants d’entreprendre un périlleux voyage. Les arrivées de bateau, qui étaient quasiment quotidiennes, sont aujourd’hui rarissimes.

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  • Gabon: à Libreville, inquiétudes et spéculations sur la santé du président Bongo

    Gabon: à Libreville, inquiétudes et spéculations sur la santé du président Bongo


    Par
    RFI

    Publié le 01-11-2018
    Modifié le 01-11-2018 à 15:02

    Alors que l’agence de presse Reuters a parlé lundi d’un AVC, la Lettre du continent affirme que le chef de l’Etat gabonais aurait été victime d’un œdème cérébral. A la présidence, on refuse de faire le moindre commentaire et l’on s’en tient à la version officielle : le président Ali Bongo se repose à l’hôpital du roi Faycal à Riyad en Arabie saoudite depuis mercredi. Cela fait une semaine que la Toile s’enflamme et à Libreville, la santé du chef de l’Etat occupe une bonne place dans les conversations. Reportage dans le quartier populaire PK6.

    Pas de psychose particulière à Libreville, aucun déploiement militaire. Mais plus les jours passent, plus l’incertitude grandit, confient les habitants interrogés : « Ça me préoccupe vraiment parce que c’est le président et puis parce qu’on craint le pire dans le cas où il arrive malheur. Le pays bougerait », dit cette jeune femme. « Il est possible qu’il soit mort, il est aussi possible qu’il revienne en état d’invalidité pour ne plus gérer le pouvoir » ; « en fait, c’est ça qui fait l’incertitude qu’on vit tous au Gabon, la rumeur qui persiste. »

    Au quartier PK6, on veut bien s’exprimer mais à condition que ce soit sous couvert d’anonymat. « On est en train de nous mentir sur quelque chose. Mais pourquoi on ne nous montre pas les images de son état ? S’il est assis dans une salle d’hospitalisation ou s’il est couché… Il faut qu’on nous le montre ! Mais on dit que le cas n’est pas alarmant. Mais c’est alarmant, pour nous c’est alarmant ! C’est notre président ! » ; « nous avons eu ça en 2009, lorsque le président de la République Omar Bongo est parti. Il avait eu un malaise. Donc mon souhait c’est qu’il revienne en forme, sur ses deux pieds » ; « c’est un président mal élu que beaucoup de gens n’aiment pas au Gabon. J’ai des amis qui prient pour qu’il ne revienne même plus jamais. C’est triste, mais pour certains ici c’est la solution » ; « le chef de l’Etat est un être humain. Moi, je ne peux pas spéculer ou bien encourager, anticiper la mort d’un individu. Ça, je ne suis pas d’accord. »

    Dans la presse, très peu d’articles sur le sujet. « Tout le monde cherche un angle d’accroche. On préfère se montrer prudent car nos journaux pourraient être rapidement fermés », confie un directeur de publication.

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  • Au Mexique, les caravanes de migrants progressent vers les Etats-Unis

    Au Mexique, les caravanes de migrants progressent vers les Etats-Unis

    Portfolio

    Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters |


    • Mis à jour le

    Deux « caravanes », qui rassemblent environ 6 000 personnes venues d’Amérique centrale, sont actuellement dans le sud du Mexique et se dirigent vers la frontière américaine, où les migrants comptent faire une demande d’asile.

    Disant craindre une « invasion » de son pays, le président américain, Donald Trump, a évoqué le déploiement de « jusqu’à 10 000 ou 15 000 » soldats à la frontière américano-mexicaine, qui s’ajouteront aux quelque 2 100 membres de la garde nationale déjà mobilisés. Il a aussi promis de mettre fin au droit du sol, qui stipule que tout enfant né sur le territoire américain acquiert la nationalité étatsunienne, sans s’attarder cependant sur la façon d’y parvenir.

    Chargement en cours…

    Les migrants de la première caravane sont partis le matin du lundi 29 octobre de Tapanatepec pour rejoindre Niltepec, dans l’Etat d’Oaxaca, situé à environ 56 km de distance.


    HANNAH MCKAY / REUTERS

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  • RDC: bienvenue sur Radio Céni

    RDC: bienvenue sur Radio Céni


    Par
    RFI

    Publié le 01-11-2018
    Modifié le 01-11-2018 à 12:04

    La Commission électorale nationale indépendante (Céni) congolaise a lancé sa propre radio, mercredi 31 octobre à Kinshasa. La Radio Céni a pour ambition de couvrir toute l’étendue de la RDC avant le 23 décembre afin, disent ses initiateurs, d’accélérer la sensibilisation à environ 50 jours des élections.

    Après la présentation des matériels roulants et aéronefs de l’armée mis à sa disposition, l’arrivée du lot des machines à voter devant desservir la partie ouest du pays, la Céni a inauguré sa radio, qu’elle annonce neutre et au service de toutes les tendances.

    « Une Radio Céni doit être une radio neutre. Ce n’est pas une radio où tel ou tel autre camp politique va venir présenter ses opinions politiques là-dessus. C’est pour l’information électorale et c’est destiné aux électeurs et à toutes les parties », présente Corneille Nangaa, président de la Commission électorale.

    De leur côté, les opposants, qui ont toujours accusé les médias officiels de jouer le jeu des dirigeants actuels, craignent que la Radio Céni ne soit pas accessible à toutes les tendances politiques.

    Et pour sa part, Tito Ndombi, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la Communication (CSAC), espère que ce nouveau média sera exemplaire en termes d’équilibre dans la distribution de la parole. « Un média comme celui-ci, je crois que son point d’honneur devra être vraiment la neutralité, l’équilibre, l’impartialité et une répartition équitable de la parole. »

    En plus de la radio, la Céni apprête déjà le dossier de sa chaine de télévision. Le dossier déjà sur la table du ministre de la Communication et des Médias.

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  • Midterms J – 5 : en dénonçant le droit du sol, Trump provoque des tensions dans son camp

    Midterms J – 5 : en dénonçant le droit du sol, Trump provoque des tensions dans son camp

    La Maison Blanche et les républicains veulent faire des élections de mi-mandat du 6 novembre un plébiscite pour Donald Trump, tandis que les démocrates espèrent obtenir la majorité à la Chambre des représentants. Le correspondant du Monde à Washington, Gilles Paris, recense quotidiennement les principaux éléments de la campagne.

    Le fait du jour

    Donald Trump n’a pas apprécié l’accueil glacial réservé par le speaker (président) républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan, à son idée de supprimer par décret l’amendement de la Constitution qui établit le droit du sol pour l’obtention de la citoyenneté américaine, mardi 30 octobre.

    « Paul Ryan devrait se concentrer sur le maintien de la majorité plutôt que donner ses opinions sur quelque chose dont il ne sait rien ! Notre nouvelle majorité républicaine travaillera à cela, à la suppression des échappatoires en matière d’immigration et à la protection de nos frontières ! », a assuré le président sur son compte Twitter, mercredi 31 octobre. Paul Ryan, qui ne se représente pas, avait jugé la veille impossible de modifier la Constitution par décret.

    La nouvelle offensive du président sur l’immigration, destinée à mobiliser sa base électorale, inquiète les élus républicains en campagne dans des circonscriptions qui comptent une importante population latino. Ryan Costello, un élu de Pennsylvanie qui ne se représente pas, a rappelé qu’un grand nombre de circonscriptions indécises comportent une part importante d’immigrés. Il a qualifié de « faute professionnelle » l’initiative de Donald Trump.

    Carlos Curbelo, candidat à sa réélection en Floride, a lui aussi sèchement écarté la méthode prônée par Donald Trump. Le droit du sol « est protégé par la Constitution, donc non, Donald Trump, vous ne pouvez pas y mettre fin par décret », a-t-il réagi sur Twitter. « Ce dont nous avons vraiment besoin, c’est d’une vaste…

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  • Algérie: des journalistes demandent la libération de trois de leurs confrères

    Algérie: des journalistes demandent la libération de trois de leurs confrères


    Par
    RFI

    Publié le 01-11-2018
    Modifié le 01-11-2018 à 10:26

    Reporter sans frontières a adressé mercredi 31 octobre une lettre au président Abdelaziz Bouteflika. L’organisation de défense des journalistes demande la libération de trois journalistes arrêtés le 22 octobre dernier et inculpés de diffamation. En Algérie, les membres du syndicat de la presse électronique se mobilisent et demandent la libération de leurs confrères.

    Les trois journalistes sont incarcérés depuis une semaine. Hada Hamrouche, rédactrice en chef du Huffington Post Algérie, s’inquiète du fait que la justice ne reconnaisse pas le statut de ces journalistes qui travaillent pour des médias électroniques.

    « C’est des journalistes et le délit de presse a été légalement dépénalisé par la loi de l’information de 2012. Moi, je n’arrive pas à croire que pour un délit de presse on puisse passer des nuits entières en prison. C’est impensable pour une presse qui se dit libre et indépendante. »

    En une semaine, aucune communication officielle. Mais la télévision privée Ennahar a diffusé des images des journalistes, à leur sortie du commissariat, menottés et encadrés par les forces de l’ordre.

    Idir Tazerout, journaliste pour La Voix d’Algérie, y voit une manière d’influencer l’opinion publique. « Même l’Etat passe par une chaîne de télévision qui se représente comme étant le canal officiel de l’Etat algérien. Comment un journal comme Ennahar peut se permettre de les filmer comme ça, menottés comme des malfrats ? L’autorité de régulation n’existe pas ! »

    Après le communiqué du syndicat de la presse électronique, ce mercredi, ce sont les journalistes de la ville de Ouargla qui se sont rassemblés pour demander la libération des trois hommes incarcérés. L’audience est prévue le 8 novembre.

    Par ailleurs, un autre journaliste, Said Chitour, incarcéré en détention provisoire depuis un an et demi, a été évacué en urgence à l’hôpital mardi. Il souffre, selon sa famille, d’une tumeur au cerveau.

    La lettre ouverte de RSF adressée au président Bouteflika

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  • Florence Foresti interdit les téléphones portables dans ses spectacles

    Florence Foresti interdit les téléphones portables dans ses spectacles

    Après Jack White en janvier, c’est au tour de Florence Foresti, star de l’humour français, d’interdire les téléphones portables dans ses spectacles. Ceux-ci seront mis sous scellé individuel jusqu’à la sortie de la salle.

    « Pour éviter les enregistrements pirates et assurer le lien avec les spectateurs », selon son entourage, Florence Foresti sera la première artiste française à déployer le système américain Yondr pour son retour imminent sur scène à Paris et en tournée, avec son spectacle « Epilogue ». Yondr et Florence Foresti justifient cette décision en proposant au public de « vivre une expérience unique sans mobile ».

    Un mode d’emploi a été publié sur le site Internet de Florence Foresti. « A l’entrée de la salle, une pochette vous sera remise pour y glisser vos téléphones, celle-ci se bloquera automatiquement. Vous resterez en possession de votre appareil lors du spectacle et, au besoin, vous pourrez accéder aux postes de déverrouillage installés dans la salle. A la fin du spectacle, toutes les pochettes seront déverrouillées et vous pourrez de nouveau utiliser votre téléphone. »

    Aucun remboursement en cas de refus du dispositif

    Dès la réservation d’une place, chaque spectateur est informé de la présence du dispositif. « Vous ne pourrez pas accéder en salle si vous refusez de participer à ce dispositif. Aucun remboursement ne sera effectué », est-il indiqué.

    « Toute personne utilisant un téléphone portable sera invitée à quitter la salle », ajoute le texte. Si un spectateur reçoit un appel urgent ou a besoin de téléphoner, des bornes de déverrouillage seront disponibles à la sortie de la salle. « Pour votre retour en salle, la pochette sera de nouveau verrouillée avec votre téléphone dedans. »

    Il est conseillé aux spectateurs de mettre leur smartphone en vibreur silencieux avant de le placer dans la pochette. « Vous pourrez ainsi le sentir en cas d’appel et sortir pour rappeler si besoin. »

    L’humoriste sera notamment à l’affiche du Paradis latin, à Paris, du 5 novembre au 18 décembre et du 26 au 31 décembre au Zénith de Paris.

    Lire aussi :   En concert, des portables de moins en moins supportables

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  • Un archipel du Pacifique bannit la crème solaire pour sauver son corail

    Un archipel du Pacifique bannit la crème solaire pour sauver son corail

    L’Etat souverain des Palaos, 459 kilomètres carrés, c’est un peu plus de 20 000 habitants répartis sur une poignée d’îles paradisiaques isolées au beau milieu de l’océan Pacifique, à mi-chemin entre l’Australie et le Japon. Cette république de poche, minuscule et isolée, vient pourtant de prendre une décision majeure, une première mondiale. A partir de 2020, le territoire de l’archipel sera interdit à tout type de crème solaire.

    Bien que les Palaos ne fassent généralement pas les titres de la presse internationale, la petite république insulaire est bien connue des amateurs de plongée sous-marine qui apprécient particulièrement la beauté de ses récifs coralliens. Or le soleil brille aux Palaos et les crèmes qu’utilisent les touristes pour s’en protéger sont toxiques pour les coraux qu’ils viennent admirer. Un porte-parole du président des Palaos Tommy Remengesau a indiqué à l’Agence France-Presse que la recherche scientifique avait démontré que les produits chimiques entrant dans la composition de la plupart des crèmes solaires étaient toxiques pour le corail, même à dose infime.

    Un archipel pionnier en matière de protection marine

    Les sites de plongée des Palaos accueillent en moyenne chaque heure quatre bateaux bondés de touristes, faisant craindre aux autorités que les récifs n’en soient au point de non-retour. « Cela équivaut chaque jour à des litres de crème solaire qui vont dans la mer dans les spots célèbres pour la plongée et le masque et tuba », a déclaré le porte-parole à l’AFP.

    A partir de 2020, toute personne important ou revendant des crèmes solaires sera passible d’une amende de 1 000 dollars. L’Etat américain d’Hawaï, dans le Pacifique également, avait annoncé une interdiction similaire en mai, qui entrera en vigueur en 2021. Les touristes se verront confisquer leurs tubes en arrivant. Les Palaos, qui sont le premier Etat souverain à faire de même, se veulent pionniers en matière de protection marine : l’archipel avait créé en 2009 le premier sanctuaire pour requins au monde, ce qui eut pour conséquence d’interdire leur pêche dans toute sa zone économique exclusive (ZEE), soit 630 000 kilomètres carrés.

    Depuis décembre 2017, les touristes sont contraints par les autorités de l’archipel de s’engager à respecter l’environnement et de prêter serment. Et pour cause, leur nombre, qui ne cesse d’augmenter, est une menace pour les fragiles équilibres naturels de l’île. En 2016, l’archipel a accueilli 150 000 touristes, une hausse de 70 % par rapport à 2010, faisant pression à la fois sur les infrastructures, l’environnement et le paysage.

    Lire aussi :   Palaos, le « pavillon corbillard » en vogue chez les armateurs

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  • En Afrique du Sud, les victimes de la banque VBS dans l’expectative avant sa liquidation

    En Afrique du Sud, les victimes de la banque VBS dans l’expectative avant sa liquidation

    Afrique

    En Afrique du Sud, les victimes de la banque VBS dans l’expectative avant sa liquidation

    Vidéo par Caroline DUMAY , Stefan CARSTENS

    Texte par FRANCE 24

    Dernière modification : 01/11/2018

    La première banque mutualiste d’Afrique du Sud, en majorité détenue pas des Noirs, devrait bientôt être placée en liquidation à la suite d’une vaste affaire de corruption. Et dans ce scandale, ce sont les plus pauvres qui payent le plus lourd tribut.

    C’est un nouveau scandale de corruption en Afrique du Sud : mise sous tutelle en mars, la banque régionale VBS devrait être placée en liquidation dans le courant du mois de novembre. Première banque mutualiste du pays, VBS, détenue en majorité par des Noirs, est le quinzième établissement du pays en termes d’actifs (2,4 milliards de rands, soit environ 140 millions d’euros).

    Comme l’explique le journal La Tribune, la banque “aurait autorisé certains clients à avoir des découverts très importants, et soudoyé des fonctionnaires municipaux pour qu’ils déposent des fonds des collectivités dans VBS”.

    “Le grand casse bancaire”

    Le ministre sud-africain de la Gouvernance coopérative, Zweli Mkhize, a annoncé fin octobre l’ouverture de poursuites judiciaires destinées à récupérer 112 millions d’euros détournés de la VBS Mutual Bank. Un rapport de la Banque centrale, intitulé “Le grand casse bancaire”, accuse en effet 53 personnes d’avoir participé à ces détournement, dont des dirigeants et des hommes politiques. Le Parlement sud-africain a aussi annoncé son intention d’enquêter sur les allégations visant le frère du député et leader d’opposition Floyd Shivambu, qui aurait bénéficié de la fraude.

    La banque avait déjà été au centre de l’actualité en 2016, quand elle avait prêté 540 000 dollars à Jacob Zuma afin que ce dernier rembourse les contribuables après avoir réalisé des travaux à son domicile privé.

    “Tout le monde se servait”

    La faillite de VBS est l’un des cas de corruption les plus spectaculaires à frapper l’Afrique du Sud depuis le départ forcé de l’ancien président Jacob Zuma, cité dans de nombreux scandales financiers. Et dans cette affaire, les plus pauvres payent le plus lourd tribut : la banque mutualiste, détenue par la majorité noire, est en effet très populaire, notamment dans la province du Limpopo.

    “Tout le monde se servait, tous les proches, tous ceux qui étaient dans les cercles du pouvoir. Et nos compatriotes noirs qui , à travers cette institution, auraient dû aider leurs compatriotes noirs. Ils ont abusé de nous. Je suis l’un de ceux qui a été maltraité”, explique ainsi Castro Musinyali, un actionnaire minoritaire, à France 24

    Les actionnaires ont été trompés et les clients ont été ruinés. Eliza Mudau , une cliente, a ainsi déposé vingt ans de salaire à la banque VBS, et n’a récupéré que le quart de ses économies. “Le gouvernement doit nous aider, car ses élus sont impliqués”, souligne-t-elle. Des responsables municipaux se sont en effet enrichis, en plaçant chez VBS le budget de leurs villes. Quatorze villes sont impliquées et risquent désormais l’insolvabilité.

    Avec AFP

     

    Première publication : 01/11/2018

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  • Le Burkina Faso commémore l’insurrection populaire de 2014 en ordre dispersé

    Le Burkina Faso commémore l’insurrection populaire de 2014 en ordre dispersé


    Par
    RFI

    Publié le 01-11-2018
    Modifié le 01-11-2018 à 08:45

    Le Burkina Faso a rendu hommage, mercredi 31 octobre 2018, aux martyrs de l’insurrection populaire d’octobre 2014, qui a chassé du pouvoir l’ex-président Blaise Compaoré. Retentissement de la sirène ; observation d’une minute de silence à la mémoire des martyrs de l’insurrection populaire, mais aussi du coup d’Etat manqué de septembre 2015 ; hymne national… Tels auront été les temps forts de cette cérémonie officielle, qui n’a pas rassemblé tout le monde.

    Après avoir déposé une gerbe de fleurs au pied du mémorial aux héros nationaux, où les noms des personnes tuées au cours de l’insurrection d’octobre 2014 sont gravés, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a invité ses compatriotes à une unité d’action pour la célébration des faits marquants de l’histoire du pays. « Ils se sont battus parce que c’était la démocratie qui était en jeu », a-t-il insisté.

    « Il est tout à fait normal qu’en ce jour, nous nous inclinions respectueusement vis-à-vis de ces personnalités-là et que nous sachions que toutes les dates historiques de notre pays ne doivent pas faire l’objet de politiques politiciennes, quel que soit notre point de vue politique, quels que soient nos points de vue religieux. C’est un jour de reconnaissance vis-à-vis de ces héros. C’est un jour, également, d’introspection », a expliqué le chef de l’Etat.

    Cette cérémonie de « l’an 4 » post-insurrection s’est faite en rangs dispersés. Des partis de l’opposition ont refusé cette année de participer. Plusieurs organisations de la société civile ont décidé également de manifester de leur côté. Quatre ans après, les parents des victimes et les blessés de l’insurrection attendent toujours le traitement judiciaire du dossier. En 2015, une loi sur la prise en charge des orphelins avait été votée par le Parlement de la transition, mais trois ans après, les décrets d’application ne sont pas encore signés.

    « Le combat continue. Ce que nous espérons, c’est d’abord la justice. Pour ce qui est du cours de l’insurrection populaire, on peut dire que les choses sont en l’état, même s’il y a des actes qui ont été posés. Cela veut dire qu’il y a encore une insatisfaction à ce niveau. Il y a aussi des aspects sociaux qu’il faut prendre en compte », estime Bamouni Nebon, porte-parole des associations des familles de victimes et blessés.

    L’enthousiasme du changement a laissé place à la lassitude. Notamment en raison des difficultés économiques et sociales ressenties par les populations, confirme Siaka Coulibaly, président du Centre de suivi et d’analyse citoyen des politiques publiques, interrogé par RFI.

    Vous aurez l’impression que c’est un pays qui continue de bien marcher. Mais quand vous allez aller au niveau micro-économique, au niveau des ménages, vous vous rendrez compte qu’il y a une baisse du pouvoir d’achat; il y a aussi l’accès aux services sociaux de base comme la santé qui se sont aggravés d’une certaine manière. Si bien qu’il y a un sentiment général qu’on n’a pas fait une bonne affaire, disons, avec ce changement de régime

    Siaka Coulibaly, président du Centre de suivi et d’analyse citoyen des politiques publiques

    01-11-2018
    – Par
    Bineta Diagne

    ► Écouter sur RFI : Vos réactions, quatre ans après la chute de Compaoré au Faso (Appels sur l’actualité)

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