Author: Don Kayembe

  • Marion SiĂ©fert met l’enfance Ă  nu

    Marion SiĂ©fert met l’enfance Ă  nu

    Elle n’a pas l’air, comme ça, ­Marion SiĂ©fert, longue liane brune et gracieuse, tĂȘte bien faite et tĂȘte bien pleine, mais elle est gonflĂ©e. Ne pas trop se fier Ă  sa douceur, son calme apparent. Quand elle Ă©tait petite, dans son enfance traversĂ©e par le théùtre, elle s’est passionnĂ©e pour les sorciĂšres. Vingt ans plus tard, Ă  31 ans, elle signe son deuxiĂšme spectacle, Le Grand Sommeil, qui plonge dans la face cachĂ©e de l’enfance, avec ses fantasmes, ses peurs, son anarchie, sa cruautĂ©, son rapport au corps et mĂȘme, oui, son obscĂ©nitĂ©.

    « J’ai toujours voulu Ă©crire, jouer, raconter des histoires, mais trĂšs vite, j’ai Ă©tĂ© heurtĂ©e par les rĂŽles fĂ©minins dans le théùtre classique. » La jeune femme fait des Ă©tudes littĂ©raires brillantes, dĂ©couvre la littĂ©rature et la poĂ©sie allemandes, qui l’ont « beaucoup marquĂ©e », et part Ă  Berlin, au tournant de l’annĂ©e 2010. « LĂ , j’ai vu tout ce que l’on pouvait voir Ă  l’époque, une autre vision du théùtre, beaucoup plus performative, avec des femmes fortes, qui prenaient la parole, comme celles du collectif She She Pop, l’actrice Sophie Rois ou la metteuse en scĂšne Monika Gintersdorfer. »

    FantÎmette des années 2.0

    Marion SiĂ©fert va se former Ă  l’Institut théùtral de Giessen, une Ă©cole qui a peu Ă  voir avec les conservatoires français. « Le travail y est trĂšs libre, trĂšs axĂ© sur la crĂ©ation contemporaine, Ă  la fois thĂ©orique et pratique. LĂ -bas, je n’ai plus Ă©tĂ© stigmatisĂ©e comme “intello”, et je n’ai plus eu besoin de cacher que j’avais fait de la philosophie, de la musicologie et de la littĂ©rature allemande. »

    C’est Ă  Giessen que Marion SiĂ©fert crĂ©e son premier spectacle, un objet scĂ©nique dĂ©jĂ  trĂšs culottĂ©, qui s’appelle Deux ou trois choses que je sais de vous, tourne en France pendant la saison 2018-2019, et oĂč, vĂȘtue comme une sorte de ­FantĂŽmette des annĂ©es 2.0, elle joue, via Facebook, avec la vie privĂ©e de ses spectateurs. Pour Le Grand Sommeil, elle a travaillĂ©, au fil de longues improvisations, avec sa cousine Jeanne, qui avait alors 11 ans, avec le dĂ©sir de « libĂ©rer une Ă©nergie explosive et drĂŽle ». Sur scĂšne, Jeanne est incarnĂ©e par l’étonnante danseuse-performeuse Helena de Laurens. Et ce n’est pas triste.

    Article rĂ©alisĂ© dans le cadre d’un partenariat avec le Festival d’automne Ă  Paris.

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  • Crash en IndonĂ©sie : l’une des boĂźtes noires rĂ©cupĂ©rĂ©e

    Crash en IndonĂ©sie : l’une des boĂźtes noires rĂ©cupĂ©rĂ©e

    L’une des deux boĂźtes noires de l’avion de la compagnie indonĂ©sienne Lion Air qui s’est abĂźmĂ© en mer lundi avec 189 personnes Ă  bord a Ă©tĂ© retrouvĂ©e, a annoncĂ© jeudi 1er novembre le patron du comitĂ© national de la sĂ©curitĂ© des transports. Les circonstances de l’accident devraient ainsi ĂȘtre Ă©claircies.

    « Nous avons trouvĂ© l’une des boĂźtes noires », a dĂ©clarĂ© Ă  l’Agence France-Presse (AFP) Soerjanto Tjahjono. « Nous ne savons pas si c’est le FDR (qui enregistre les paramĂštres de vol) ou le CVR (qui enregistre les sons dans le cockpit). »

    L’armĂ©e indonĂ©sienne avait annoncĂ© mercredi avoir peut-ĂȘtre localisĂ© l’épave de l’avion. Pour rĂ©cupĂ©rer les deux boĂźtes noires de l’appareil, un millier de personnes ont Ă©tĂ© mobilisĂ©es, dont des dizaines de plongeurs, de mĂȘme que des hĂ©licoptĂšres et des bateaux.

    Lire aussi :   La rĂ©putation de Lion Air ternie par le crash au large de l’IndonĂ©sie de l’un de ses Boeing

    Le Boeing 737 MAX 8 de Lion Air, entrĂ© en service il y a seulement quelques mois, a disparu en mer de Java lundi. Peu auparavant, l’équipage avait demandĂ© au contrĂŽle aĂ©rien l’autorisation de revenir Ă  Djakarta, son point de dĂ©part. Il avait pour destination Pangkal Pingang, localitĂ© de transit pour les touristes dĂ©sireux de profiter des plages de l’üle voisine de Belitung. Les autoritĂ©s ont exclu la possibilitĂ© de retrouver des survivants.

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  • La sĂ©lection littĂ©raire du « Monde »

    La sélection littéraire du « Monde »

    LES CHOIX DE LA MATINALE

    Cette semaine, la rĂ©daction du « Monde des livres » vous propose de vous plonger dans le Charlie Hebdo d’avant la barbarie du 7 janvier 2015, racontĂ© par Luz, ou d’explorer le lien entre peine capitale et construction de l’Etat.

    BD. « Indélébiles », de Luz

    Il semble inconcevable d’écrire un livre sur Charlie Hebdo sans parler du 7 janvier 2015. Luz l’a fait, pourtant. Membre de la rĂ©daction du magazine satirique pendant plus de vingt ans, le dessinateur Ă©chappa aux balles des frĂšres Kouachi pour avoir Ă©tĂ© en retard Ă  la confĂ©rence de rĂ©daction. Dans Catharsis, sorti quatre mois aprĂšs l’attentat (Futuropolis), il avait relatĂ© son quotidien de miraculĂ©, sans jamais verser dans le pathos, prĂ©fĂ©rant user du seul levier en sa possession : l’humour.

    Si l’on y rit autant, le propos est tout autre dans IndĂ©lĂ©biles, puisqu’il s’agit de raconter l’aventure collective – et joyeusement foutraque – qui prĂ©cĂ©da la barbarie. Les belles annĂ©es, en somme. Les copains, la dĂ©connade Ă  plein tube, le bonheur de dessiner.

    En vingt-trois ans de Charlie – qu’il a quittĂ© en mai 2015 – Luz a accumulĂ© d’innombrables anecdotes, souvent rapportĂ©es ici avec autodĂ©rision. L’ancien « puceau tourangeau » montĂ© à la capitale dans l’espoir de placer des dessins au Canard enchaĂźnĂ© s’amuse, et nous amuse, Ă  ressusciter une rĂ©daction vouĂ©e au traitement caustique de l’actualitĂ©, oĂč se mĂȘlent les anciens (GĂ©bĂ©, Cabu, Wolinski
) et les sales gosses, comme lui ou Charb.

    Volontairement, Luz n’évoque pas les tensions et les engueulades au sein de la rĂ©daction, pour se concentrer sur la question du dessin, sujet d’harmonie, auquel il attribue un rĂŽle de personnage Ă  part entiĂšre ; de vieux pote indĂ©fectible, incarnĂ© par les taches ineffaçables d’encre de Chine qui maculent ses doigts, ou par ces bouts de gomme usĂ©e ayant appartenu aux confrĂšres assassinĂ©s, conservĂ©s comme de prĂ©cieuses reliques. FrĂ©dĂ©ric Potet

    « IndĂ©lĂ©biles », de Luz, Futuropolis, 320 p., 24 € (en librairie le 2 novembre).

    HISTOIRE. « Condamner à mort au Moyen Age », de Claude Gauvard

    Dans cet ouvrage longtemps attendu, Claude Gauvard invite Ă  revoir nos prĂ©jugĂ©s, à commencer par la frĂ©quence des exĂ©cutions capitales au Moyen Age, qui Ă©taient rares : une tous les quatre ans Ă  Lyon et, dans les cas extrĂȘmes que sont la Normandie ou le Comtat Venaissin, une par an. A la peine capitale, le Moyen Age prĂ©fĂšre une mort symbolique, le bannissement ou l’amende, voire la composition entre les parties, hors du tribunal.

    Mais la force singuliĂšre de l’ouvrage rĂ©side avant tout dans le lien puissamment nouĂ© entre peine de mort et construction Ă©tatique en France. L’historienne identifie un basculement essentiel entre les XIIIe et XVe siĂšcles : condamner Ă  mort devient un « acte rendu pour rĂ©parer l’offense que le crime et le criminel ont faite au roi et Ă  la chose publique » plus qu’à la victime. Elle n’est pas une vengeance. Et la repentance ouvre la voie vers la grĂące royale.

    Claude Gauvard rĂ©pĂšte ici sa conviction profonde : ce n’est pas par la force, mais par la misĂ©ricorde et le droit que l’Etat est nĂ© au Moyen Age. La peine de mort en est le parfait exemple : c’est par les lettres de rĂ©mission qu’il accorde aux condamnĂ©s Ă  mort, et par la rĂ©glementation toujours plus savante des exĂ©cutions par le Parlement de Paris, que le roi assoit progressivement l’idĂ©e que la peine capitale est un monopole d’Etat. Marie Dejoux

    « Condamner Ă  mort au Moyen Age », de Claude Gauvard, PUF, 368 p., 24 €.

    ROMAN. « Isidore et les autres », de Camille Bordas

    Sur le plan scolaire, les cinq premiers enfants de la famille Mazal peuvent ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme des surdouĂ©s. Ils remplissent des dossiers de candidature en classe prĂ©pa quand les enfants de leur Ăąge sont encore au collĂšge. Ils cherchent un nouveau sujet de thĂšse Ă  peine leur premier doctorat obtenu. SĂ»rs de leur bon goĂ»t comme de leur intelligence, ils ne doutent pas un instant de leur capacitĂ© Ă  rĂ©ussir leur vie.

    Aucune difficultĂ© ne devrait leur rĂ©sister, puisqu’ils ont toutes les clĂ©s pour comprendre le monde qui les entoure. Encore faudrait-il, bien sĂ»r, qu’ils y prĂȘtent attention. Le rĂ©el, on s’en doute, va se rappeler Ă  eux avec brutalitĂ©.

    C’est Isidore, le sixiĂšme enfant de la fratrie, 11 ans au dĂ©but du roman, qui observe et essaie de comprendre les agissements des membres de sa famille. Contrairement Ă  ses frĂšres et sƓurs, il n’a sautĂ© aucune classe. Mais sa scolaritĂ© se dĂ©roule sans encombre. Un enfant normal, en somme. Ce qui suffit Ă  le rendre diffĂ©rent. Et Ă  justifier la spontanĂ©itĂ© et la sensibilitĂ© dont il est le seul Ă  faire preuve chez les Mazal. Sa parole bienveillante et futĂ©e dope le rĂ©cit, en lui confĂ©rant Ă©nergie et naturel.

    Ecrit en anglais par la française Camille Bordas, qui vit Ă  Chicago (Illinois), et traduit par elle-mĂȘme, Isidore et les autres crĂ©e une merveilleuse figure d’adolescent, tout en auscultant avec une gĂ©nĂ©reuse luciditĂ© la façon dont chacun des personnages – chacun de nous, aussi bien – organise le passage des livres Ă  la vie, et inversement. Florence Bouchy

    « Isidore et les autres », de Camille Bordas, Inculte, 414 p., 19,90 €.

    PHILOSOPHIE. « Devant la beautĂ© de la nature », d’Alexandre Lacroix

    La nature, objet de tant de nos angoisses aujourd’hui, peut-elle demeurer une cause d’émerveillement ? La beautĂ© s’offre autour de nous avec profusion, et nous vivons en somnambules. Tel est le point de dĂ©part de l’enquĂȘte philosophique qu’Alexandre Lacroix consacre Ă  une question Ă  la fois centrale et peu frĂ©quentĂ©e : celle de la place qu’occupe dans nos vies la splendeur du monde.

    Devant la beautĂ© de la nature se prĂ©sente comme une courbe tracĂ©e entre le saisissement intime face Ă  la nature et la question mĂ©taphysique de notre place en elle. Courbe qui prend aussi la forme d’un voyage Ă  travers les souvenirs de l’auteur. Progressivement, se construit une thĂ©orie en Ă©clats, faite de bribes d’histoire des idĂ©es philosophiques et scientifiques reliĂ©es par l’interrogation continue de l’auteur sur sa propre expĂ©rience.

    Une thĂ©orie ainsi dirigĂ©e autant vers la connaissance que vers une tentative de dĂ©finition d’un bon usage de la nature. Non seulement, l’humanitĂ© met aujourd’hui la nature en danger, mais elle prend le risque de s’étioler en s’éloignant de cette « source » inĂ©puisable, qui « surgit sans arrĂȘt autour de nous ». Sa promenade savante Ă  travers les idĂ©es et les sensations nous plonge dans ce flux Ă  mesure qu’elle nous le fait connaĂźtre ; elle a la douceur un peu dĂ©chirante, et l’élan, de retrouvailles. Florent Georgesco

    « Devant la beautĂ© de la nature », d’Alexandre Lacroix, Allary, 444 p., 22,90 €.

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  • Un procĂšs met Ă  nu les critĂšres d’admission plus ou moins avouables de Harvard

    Un procùs met à nu les critùres d’admission plus ou moins avouables de Harvard

    LETTRE DE NEW YORK

    Avis aux jeunes prodiges : il vous reste deux jours pour dĂ©poser votre candidature Ă  Harvard. Et le Wall Street Journal vous donne en « une » quelques conseils pour rĂ©ussir : dĂ©mĂ©nagez dans les montagnes perdues du Montana – l’universitĂ© a bien du mal Ă  recruter dans les campagnes amĂ©ricaines – ; soyez trĂšs pauvre – et vous augmenterez la diversitĂ© de la prestigieuse Ă©cole de Cambridge (Massachusetts) – ; ou au contraire trĂšs riche – afin que vos parents puissent ĂȘtre de gĂ©nĂ©reux donateurs. Surtout, intĂ©ressez-vous aux humanitĂ©s, plus qu’à la science que l’on peut Ă©tudier au MIT voisin. Enfin, si vous ĂȘtes un champion de hockey, vous avez toutes les chances d’ĂȘtre admis.

    La raison de cet article du quotidien Ă©conomique ? La tenue, depuis le 15 octobre Ă  Boston, du procĂšs contre le processus d’admission de Harvard, accusĂ© de discriminer les Ă©tudiants d’origine asiatique.

    L’affaire, qui tient en haleine l’élite amĂ©ricaine, a forcĂ© l’avocat du campus, Bill Lee (promotion Harvard 1972) Ă  dĂ©voiler les secrets de l’universitĂ© en la matiĂšre. « Je n’ai pas rĂ©vĂ©lĂ© la recette du Coca-Cola », a-t-il assurĂ©. Il n’empĂȘche, on en sait dĂ©sormais beaucoup plus sur les mĂ©thodes de Harvard.

    La sĂ©lection est sĂ©vĂšre, seuls 2 022 Ă©tudiants ont Ă©tĂ© admis en 2017 sur 43 000 postulants. Tous ont d’excellents scores acadĂ©miques, et il faut donc trouver d’autres critĂšres pour les dĂ©partager. Certains, Ă©vidents, portent sur le caractĂšre du candidat – social, extraverti mais pas trop, extraordinaire forcĂ©ment. D’autres sont moins avouables : il existe une liste de candidats « dans l’intĂ©rĂȘt du doyen » (on dirait les pistonnĂ©s en français) ainsi qu’une « liste Z », celle des candidats qui n’ont pas tout Ă  fait le niveau. Bref un labyrinthe plus ou moins recommandable dont les aspirants rĂȘvent de trouver l’issue.

    Un modĂšle d’« affirmative action »

    Le sujet officiel est ailleurs, il s’agit de savoir si Harvard…

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  • Qui est le Mouvement islamique du Nigeria?

    Qui est le Mouvement islamique du Nigeria?


    Par
    RFI

    Publié le 01-11-2018
    Modifié le 01-11-2018 à 05:15

    La tension est redescendue de plusieurs crans Ă  Abuja et dans certaines de ses banlieues. Le Mouvement islamique du Nigeria a cessĂ© ses processions dans les rues de la capitale fĂ©dĂ©rale. Mais la bataille se poursuit sur le nombre des victimes suite aux heurts entre certains membres de cette organisation chiite et les forces de sĂ©curitĂ© nigĂ©rianes. Le Mouvement islamique du Nigeria dresse un bilan de 42 morts dans son camp. Un nombre que ni la police ni l’armĂ©e nigĂ©riane n’ont confirmĂ© jusqu’Ă  prĂ©sent. Les heurts de ces 3 derniers jours marquent un nouvel Ă©pisode sanglant depuis le dĂ©but des annĂ©es 1980 et l’irruption d’une branche chiite dans la communautĂ© musulmane du Nigeria. Qui est ce mouvement islamique du Nigeria ?
     

    Ibrahim El-Zakzaky est la figure charismatique du Mouvement islamique du Nigeria. A la fin des annĂ©es 1970, il s’Ă©loigne des FrĂšres musulmans, une organisation transnationale sunnite. InspirĂ© par la rĂ©volution iranienne de 1979, Ibrahim El-Zakzaky lance le MIN, premiĂšre organisation Ă  se revendiquer au grand jour du chiisme musulman au Nigeria.

    RĂȘvant d’instaurer une RĂ©publique islamique, El-Zakzaky ouvre les portes de son mouvement Ă  des sunnites. Le mouvement islamique se choisit comme base la ville de Zaria, anciennement Zazzau, l’une des 7 CitĂ©s-États haoussa.

    DÚs ses premiers pas, cette organisation religieuse inquiÚte Abuja. Car Le MIN séduit : des processions annuelles dans les rues de Zaria mais aussi de Sokoto, Kano et de Kaduna. Des marches spectaculaires et martiales conjuguées à un discours prÎnant la non-violence.

    RĂ©sultat : le nombre des fidĂšles s’accroĂźt jusqu’Ă  dĂ©passer plusieurs dizaines de milliers. Une situation inacceptable pour certains musulmans sunnites locaux. Boko Haram cible Ibrahim El-Zakzaky comme l’un de ses principaux ennemis.

    Le refus constant du Mouvement islamique de reconnaĂźtre l’Etat fĂ©dĂ©ral va provoquer plusieurs destructions de centre religieux chiites durant ces 20 derniĂšres annĂ©es, ouvrant un cycle chronique de heurts sanglants comme Abuja et ses banlieues viennent de vivre ces derniers jours.

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  • Soudan du Sud: Machar et Kiir ensemble Ă  la cĂ©rĂ©monie pour la paix

    Soudan du Sud: Machar et Kiir ensemble à la cérémonie pour la paix


    Par
    RFI

    Publié le 01-11-2018
    Modifié le 01-11-2018 à 05:14

    Une grande cĂ©rĂ©monie pour la paix a Ă©tĂ© organisĂ©e mercredi 31 octobre au Soudan du Sud. Le prĂ©sident Salva Kiir a invitĂ© les groupes rebelles, les leaders rĂ©gionaux et la communautĂ© internationale pour cĂ©lĂ©brer la signature de l’accord de paix du 12 septembre, conclu Ă  Addis-Abeba. La journĂ©e a Ă©tĂ© marquĂ©e par la venue du chef rebelle Riek Machar, ennemi jurĂ© du chef de l’Etat et en exil depuis plus de deux ans. Devant leur peuple, les deux hommes ont donnĂ© des gages de bonne volontĂ©.

    « Que la paix soit sur vous », dĂ©clare Riek Machar Ă  la tribune, devant des milliers de personnes venues pour cĂ©lĂ©brer la paix. L’image du chef rebelle, fuyant Juba Ă  pied alors que les combats entre ses hommes et l’armĂ©e faisaient rage a changĂ©. C’est en dignitaire qu’il a Ă©tĂ© accueilli et en homme de paix qu’il s’est prĂ©senté : « Nous avions accueilli favorablement la dĂ©cision de l’IGAD, en juillet 2017, de relancer le processus de nĂ©gociation. J’avais aussitĂŽt mis sur pied une dĂ©lĂ©gation de paix pour nous engager dans ce processus de haut niveau. »

    Riek Machar s’est aussi adressĂ© Ă  Salva Kiir lui demandant de libĂ©rer les prisonniers, de lever l’Ă©tat d’urgence ou encore d’accorder la libertĂ© de mouvement et d’expression aux partis l’opposition. Le chef de l’Etat s’est alors Ă  son tour adressĂ© Ă  la foule. « Je veux rappeler devant vous tous que la guerre est terminĂ©e, a affirmĂ© Salva Kiir. Riek Machar et moi-mĂȘme, ainsi que tous les leaders d’opposition avons dĂ©cidĂ© de nous pardonner. Et nous avons dĂ©cidĂ©, en toute conscience, de faire avancer le pays, Ă  travers un processus de guĂ©rison. »

    Le prĂ©sident Kiir a joint le geste Ă  la parole. Il a annoncĂ© la libĂ©ration de deux proches du chef rebelle. James Gatdet Dak, condamnĂ© Ă  mort par pendaison en fĂ©vrier et William John Endley, un Sud-Africain, colonel Ă  la retraite, condamnĂ© Ă  mort pour conspiration, livraison d’armes et espionnage.

    On verra si cette journĂ©e aura des effets sur le long terme. En effet, il reste d’autres dĂ©tenus politiques, des combats Ă©clatent toujours sur le terrain, et l’accord de paix peine Ă  ĂȘtre appliquĂ©.

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  • Elections en RDC: quid des observateurs?

    Elections en RDC: quid des observateurs?


    Par
    RFI

    Publié le 01-11-2018
    Modifié le 01-11-2018 à 04:33

    Les observateurs Ă©lectoraux se prĂ©parent en RDC Ă  moins de 2 mois maintenant du scrutin prĂ©vu le 23 dĂ©cembre. La Symocel, organisme de la sociĂ©tĂ© civile d’observation citoyenne des Ă©lections, a commencĂ© cette semaine la formation de ses Ă©quipes. L’occasion de faire le point. Combien et qui devraient ĂȘtre les observateurs nationaux et internationaux sur le terrain pour s’assurer du bon dĂ©roulement de ces Ă©lections ?

    Du cĂŽtĂ© des observateurs internationaux, il y a ceux qui ont Ă©tĂ© officiellement invitĂ©s : l’Union africaine, qui enverra donc une mission (reste Ă  en dĂ©finir la taille et la durĂ©e) ; l’OIF a Ă©galement Ă©tĂ© sollicitĂ©e.

    Puis il y a ceux qui n’ont pas Ă©tĂ© invitĂ©s. L’Union europĂ©enne notamment, elle avait pourtant manifestĂ© son intĂ©rĂȘt dĂšs le mois de juin, sans suite Ă  l’heure actuelle. Les dĂ©lais ne lui permettent plus d’organiser une mission selon ses critĂšres. Elle n’observera pas le scrutin. « On ne va pas inviter des gens qui nous ont placĂ©s sous sanctions », aurait dĂ©clarĂ© le prĂ©sident Kabila au Conseil de sĂ©curitĂ©, selon plusieurs sources diplomatiques.

    Toujours Ă  l’international, l’ONG amĂ©ricaine Centre Carter prĂ©voit une soixantaine d’observateurs africains, amĂ©ricains et europĂ©ens, mais reste depuis des semaines dans l’attente d’une invitation officielle, pourtant promise par la CĂ©ni. L’ONG pourrait ĂȘtre obligĂ©e de rĂ©duire la voilure faute de temps.

    C’est donc au niveau national que les observateurs devraient ĂȘtre les plus nombreux : 40 000 environ pour la Commission justice et paix de l’Ă©glise catholique, plus de 20 000 pour la Symocel. Mais ces derniers restent soumis Ă  une procĂ©dure d’accrĂ©ditation fixĂ©e par la CĂ©ni, entre le 8 novembre et le 10 dĂ©cembre. Avec le risque que les observateurs de longue durĂ©e ne puissent donc pas suivre l’ensemble de la campagne qui doit dĂ©buter le 22 novembre. « Un moyen de limiter l’observation », redoute un expert.

    Une crainte d’autant plus prĂ©sente que la Symocel, dĂ©jĂ  prĂ©sente sur le terrain au moment de l’enregistrement des Ă©lecteurs et du dĂ©pĂŽt des candidatures, dit avoir dĂ©jĂ  essuyĂ© des refus d’accrĂ©ditation dans plusieurs provinces cette annĂ©e ce qui a limitĂ© son accĂšs Ă  certaines informations indispensables pour mener Ă  bien sa mission.

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  • Plus d’un million de VĂ©nĂ©zuĂ©liens arrivĂ©s en Colombie depuis le dĂ©but de l’annĂ©e

    Plus d’un million de VĂ©nĂ©zuĂ©liens arrivĂ©s en Colombie depuis le dĂ©but de l’annĂ©e

    Plus d’un million de VĂ©nĂ©zuĂ©liens sont arrivĂ©s en Colombie pendant les neuf premiers mois de 2018, a recensĂ© mercredi 31 octobre l’autoritĂ© migratoire MigraciĂłn Colombia dans un communiquĂ©. « Un peu plus de 676 000 sont partis vers des pays tiers, principalement l’Équateur, le PĂ©rou, le Chili, les États-Unis et le Mexique. »

    Lire aussi :   L’AmĂ©rique latine face au flux de migrants vĂ©nĂ©zuĂ©liens

    Il y a plus de 1,032 million de Vénézuéliens en Colombie, dont 573 000 régularisés, 217 000 en situation irréguliÚre et 240 000 en cours de régularisation, selon ce communiqué.

    « La situation des migrants vĂ©nĂ©zuĂ©liens est bien plus qu’un simple chiffre », a dit le directeur de MigraciĂłn Colombia, Christian KrĂŒger, citĂ© dans le communiquĂ©. Selon l’ONU, prĂšs de 1,9 million de personnes ont quittĂ© le Venezuela depuis 2015, fuyant la crise Ă©conomique et politique. Chaque jour, quelque 5 000 citoyens abandonnent le pays pĂ©trolier, formant le plus important dĂ©placement de population dans l’histoire rĂ©cente de l’AmĂ©rique latine.

    Des relations gelées

    Le prĂ©sident colombien Ivan Duque a estimĂ© fin septembre que l’arrivĂ©e d’un million de migrants vĂ©nĂ©zuĂ©liens pourrait coĂ»ter cette annĂ©e 0,5% au PIB national, soit environ 1 348 millions de dollars. Il a prĂ©venu que la Colombie n’a pas la capacitĂ© de faire face seule Ă  cette situation.

    Lire aussi :   A la frontiÚre entre le Venezuela et la Colombie, la contrebande rÚgne

    RĂ©ticent Ă  reconnaĂźtre la vague migratoire, le prĂ©sident vĂ©nĂ©zuĂ©lien Nicolas Maduro a demandĂ© Ă  l’ONU de « justifier » ses statistiques.

    Les relations entre la Colombie et le Venezuela sont pratiquement gelĂ©es depuis le mandat de l’ancien prĂ©sident colombien Juan Manuel Santos (2010-18).

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  • Human Rights Watch dĂ©nonce les violences contre les femmes en CorĂ©e du Nord

    Human Rights Watch dénonce les violences contre les femmes en Corée du Nord

    Neuf hommes seulement ont été condamnés pour viol en Corée du Nord en 2009, sept en 2011 et cinq en 2015, selon les chiffres donnés en 2017 par Pyongyang à un comité des Nations unies (ONU) chargé de surveiller la discrimination contre les femmes.

    « Alors que les officiels nord-corĂ©ens semblent penser que des chiffres si ridiculement bas dĂ©montrent que leur pays est un paradis libre de toute violence, ces statistiques sont surtout une condamnation sans appel de leur incapacitĂ© totale Ă  s’attaquer Ă  la violence sexuelle dans le pays », s’alarme l’ONG Human Rights Watch (HRW) dans un nouveau rapport sur la violence sexuelle contre les femmes par les hommes en position d’autoritĂ© en CorĂ©e du Nord.

    IntitulĂ© « You Cry at Night, but Don’t Know Why » (« tu pleures la nuit sans savoir pourquoi »), le rapport de 86 pages repose sur le tĂ©moignage d’une centaine de dĂ©fecteurs nord-corĂ©ens, essentiellement des femmes, mais aussi des officiels.

    Comportements de prédation dans la police

    Il confirme la prĂ©valence de comportements de prĂ©dation dans la police et les forces de sĂ©curitĂ© vis-Ă -vis des femmes qui se font arrĂȘter pour contrebande, notamment entre la CorĂ©e et Nord et la Chine, ainsi que le harcĂšlement sexuel trĂšs frĂ©quent des gardiens ou des responsables des marchĂ©s libres envers les commerçantes. Ces pratiques avaient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© Ă©voquĂ©es dans le rapport de fĂ©vrier 2014 de la commission d’enquĂȘte de l’ONU sur les violations des droits de l’homme en CorĂ©e du Nord qui appelait Ă  saisir la Cour pĂ©nale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanitĂ©.

    Lire des extraits du rapport de 2014 :   « Des crimes contre l’humanitĂ© sont actuellement commis » en CorĂ©e du Nord

    Les dĂ©fecteurs et les commerçants sur les marchĂ©s forment deux populations particuliĂšrement « fĂ©minines », rĂ©sultat des espaces croissants d’autonomie qu’ont pu s’amĂ©nager les Nord-CorĂ©ennes au grĂ© du dĂ©litement des structures d’Etat et de la montĂ©e de l’économie parallĂšle depuis la fin des annĂ©es 1990. PrĂšs de 80 % des quelque 30 000 dĂ©fecteurs nord-corĂ©ens enregistrĂ©s en CorĂ©e du Sud, qu’ils ont gagnĂ©e via des pays tiers, sont par exemple des femmes.

    Environ 400 marchĂ©s libres sont approuvĂ©s par le gouvernement Ă  travers la CorĂ©e du Nord, faisant travailler plus d’un million de commerçant(e) s et de gestionnaires. HRW a ainsi recueilli le tĂ©moignage de quatre marchandes victimes de harcĂšlement sexuel par des responsables ou par des gardes sur ces marchĂ©s, ainsi que de dix-sept femmes ayant subi de graves abus sexuels par la police alors qu’elles se dĂ©plaçaient pour leur travail.

    Pots-de-vin

    Les restrictions portant sur le dĂ©placement des personnes, notamment dans les zones frontaliĂšres, ainsi que le commerce, sont telles en CorĂ©e du Nord que la sollicitation de pots-de-vin est gĂ©nĂ©ralisĂ©e. « Pour les femmes, les pots-de-vin incluent l’abus sexuel, les violences et le viol », note HRW.

    Celles-ci ne rĂ©alisent souvent qu’elles ont Ă©tĂ© victimes de viol ou d’agression en CorĂ©e du Nord qu’aprĂšs avoir fait dĂ©fection. Elles n’ont dans la majoritĂ© des cas pas conscience de la possibilitĂ© d’un recours juridique, ni confiance dans la loi ou dans la police de leur pays au moment des faits, toute dĂ©marche Ă©tant susceptible d’entraĂźner d’autres abus de nature souvent sexuelle.

    « Les jours oĂč ils en avaient envie, les gardes du marchĂ© ou les fonctionnaires de police pouvaient me demander de les suivre dans une piĂšce vide Ă  l’extĂ©rieur du marchĂ©, ou un autre endroit qu’ils choisissaient. Que pouvions-nous faire ? Ils nous considĂšrent comme des objets sexuels, nous [les femmes] sommes Ă  la merci des hommes », explique ainsi l’une de ces nĂ©gociantes, Oh Jung Hee, qui achetait et revendait du tissu dans la ville de Hyesan, prĂšs de la frontiĂšre chinoise, jusqu’à sa fuite en 2014.

    Lire l’entretien avec le sous-directeur de HRW en Asie :   CorĂ©e du Nord : « Les droits de l’homme ne peuvent pas ĂȘtre laissĂ©s de cĂŽté »

    « Cela arrive si souvent que personne ne pense que c’est un gros problĂšme. Les hommes qui agressent sexuellement les femmes ne pensent pas que ce soit mal et nous [les femmes] non plus. Nous ne nous rendons mĂȘme pas compte que nous sommes en colĂšre. Mais nous sommes des humains et il y a un impact. Alors parfois, cela vient de nulle part, tu pleures la nuit et tu ne sais pas pourquoi », poursuit-elle.

    Abus systématiques

    Les hommes nord-coréens ayant occupé des postes de responsabilité dans les forces de police, la police secrÚte, le parti et le systÚme carcéral, sont particuliÚrement enclins à ce genre de comportements, malgré les lois qui punissent en théorie ces crimes.

    Plusieurs dĂ©fecteurs confirment ainsi ces abus systĂ©matiques. Un ancien agent de haut rang de la police secrĂšte ayant fait dĂ©fection, Goh Myun Chu, a ainsi dĂ©clarĂ© Ă  HRW qu’il rejoignait une fois par mois trois ou quatre de ses collĂšgues dans une chambre d’hĂŽtel Ă  Pyongyang Ă  la fin des annĂ©es 2000 pour faire la fĂȘte. Tard dans la nuit, les agents choisissaient alors leurs actrices prĂ©fĂ©rĂ©es dans les films qu’ils avaient regardĂ©s.

    « Nous demandions au personnel de l’hĂŽtel de nous les amener. Celles que nous avions sĂ©lectionnĂ©es Ă©taient dans l’heure devant la porte de notre chambre. Aucune ne s’est jamais refusĂ©e Ă  nous. A l’époque, je m’imaginais qu’elles Ă©taient tout naturellement heureuses que nous les ayons choisies. Nous Ă©tions puissants, influents. On les payait. Et elles savaient que si elles nous plaisaient bien, alors celles qui avaient un problĂšme ou voulaient une faveur pouvaient compter sur nous. »

    Lire aussi :   HarcÚlement sexuel : Lee Eun-eui, ancienne de Samsung et pionniÚre de #metoo en Corée du Sud

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  • Maurice: le discours sur la place des minoritĂ©s prend un ton revendicatif

    Maurice: le discours sur la place des minorités prend un ton revendicatif


    Par
    RFI

    Publié le 01-11-2018
    Modifié le 01-11-2018 à 02:20

    Une voix autorisĂ©e de l’Eglise remet en question le statut minoritaire des crĂ©oles, soit la population chrĂ©tienne de descendance africaine. Elle estime que ce groupe ethnique est sous-reprĂ©sentĂ©, voire « discriminé » dans les administrations publiques et semi-publiques.

    Depuis que le ComitĂ© des Nations unies pour l’Ă©limination de la discrimination raciale a critiquĂ© Maurice pour son manque d’engagement en matiĂšre d’Ă©galitĂ© des chances pour tous, l’Eglise fait entendre sa voix pour rĂ©clamer une meilleure reprĂ©sentation des crĂ©oles dans les administrations.

    Le pĂšre Maurice Labour, dont le franc-parler dĂ©range, estime que « la minoritĂ© d’hier n’est plus la minoritĂ© d’aujourd’hui ». Une façon de dire que la communautĂ© hindoue n’est plus si majoritaire et qu’elle doit cĂ©der des parts. AprĂšs lui, c’est au tour du cardinal Maurice Piat, une voix respectĂ©e dans l’Ăźle, de prendre position.

    Sur le site internet de l’Eglise, il Ă©crit que « la discrimination ethnique dans les administrations publiques et paraĂ©tatiques existe, mais c’est une discrimination qui est trĂšs difficile Ă  prouver mais parce qu’elle prend soin de ne jamais laisser de trace Ă©crite. Elle prend des formes dĂ©guisĂ©es qui ont pour but de dĂ©courager des personnes de certaines communautĂ©s Ă  rester dans les emplois, Ă©coles, administrations oĂč ils ont Ă©tĂ© employĂ©s ou admis lĂ©galement. »

    Le cardinal Maurice Piat, appelle alors Ă  un recensement ethnique de la population qui « pourrait aider Ă  vĂ©rifier qu’il y a, dans des lieux sensibles comme les hĂŽpitaux, la police, les Ă©coles, les prisons, des personnes de communautĂ©s diverses pour sĂ©curiser tout le monde. »

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