Publié le 01-11-2018 Modifié le 01-11-2018 à 05:15
La tension est redescendue de plusieurs crans à Abuja et dans certaines de ses banlieues. Le Mouvement islamique du Nigeria a cessé ses processions dans les rues de la capitale fédérale. Mais la bataille se poursuit sur le nombre des victimes suite aux heurts entre certains membres de cette organisation chiite et les forces de sécurité nigérianes. Le Mouvement islamique du Nigeria dresse un bilan de 42 morts dans son camp. Un nombre que ni la police ni l’armée nigériane n’ont confirmé jusqu’à présent. Les heurts de ces 3 derniers jours marquent un nouvel épisode sanglant depuis le début des années 1980 et l’irruption d’une branche chiite dans la communauté musulmane du Nigeria. Qui est ce mouvement islamique du Nigeria ?
Ibrahim El-Zakzaky est la figure charismatique du Mouvement islamique du Nigeria. A la fin des années 1970, il s’éloigne des Frères musulmans, une organisation transnationale sunnite. Inspiré par la révolution iranienne de 1979, Ibrahim El-Zakzaky lance le MIN, première organisation à se revendiquer au grand jour du chiisme musulman au Nigeria.
Rêvant d’instaurer une République islamique, El-Zakzaky ouvre les portes de son mouvement à des sunnites. Le mouvement islamique se choisit comme base la ville de Zaria, anciennement Zazzau, l’une des 7 Cités-États haoussa.
Dès ses premiers pas, cette organisation religieuse inquiète Abuja. Car Le MIN séduit : des processions annuelles dans les rues de Zaria mais aussi de Sokoto, Kano et de Kaduna. Des marches spectaculaires et martiales conjuguées à un discours prônant la non-violence.
Résultat : le nombre des fidèles s’accroît jusqu’à dépasser plusieurs dizaines de milliers. Une situation inacceptable pour certains musulmans sunnites locaux. Boko Haram cible Ibrahim El-Zakzaky comme l’un de ses principaux ennemis.
Le refus constant du Mouvement islamique de reconnaître l’Etat fédéral va provoquer plusieurs destructions de centre religieux chiites durant ces 20 dernières années, ouvrant un cycle chronique de heurts sanglants comme Abuja et ses banlieues viennent de vivre ces derniers jours.
Publié le 01-11-2018 Modifié le 01-11-2018 à 05:14
Une grande cérémonie pour la paix a été organisée mercredi 31 octobre au Soudan du Sud. Le président Salva Kiir a invité les groupes rebelles, les leaders régionaux et la communauté internationale pour célébrer la signature de l’accord de paix du 12 septembre, conclu à Addis-Abeba. La journée a été marquée par la venue du chef rebelle Riek Machar, ennemi juré du chef de l’Etat et en exil depuis plus de deux ans. Devant leur peuple, les deux hommes ont donné des gages de bonne volonté.
« Que la paix soit sur vous », déclare Riek Machar à la tribune, devant des milliers de personnes venues pour célébrer la paix. L’image du chef rebelle, fuyant Juba à pied alors que les combats entre ses hommes et l’armée faisaient rage a changé. C’est en dignitaire qu’il a été accueilli et en homme de paix qu’il s’est présenté : « Nous avions accueilli favorablement la décision de l’IGAD, en juillet 2017, de relancer le processus de négociation. J’avais aussitôt mis sur pied une délégation de paix pour nous engager dans ce processus de haut niveau. »
Riek Machar s’est aussi adressé à Salva Kiir lui demandant de libérer les prisonniers, de lever l’état d’urgence ou encore d’accorder la liberté de mouvement et d’expression aux partis l’opposition. Le chef de l’Etat s’est alors à son tour adressé à la foule. « Je veux rappeler devant vous tous que la guerre est terminée, a affirmé Salva Kiir. Riek Machar et moi-même, ainsi que tous les leaders d’opposition avons décidé de nous pardonner. Et nous avons décidé, en toute conscience, de faire avancer le pays, à travers un processus de guérison. »
Le président Kiir a joint le geste à la parole. Il a annoncé la libération de deux proches du chef rebelle. James Gatdet Dak, condamné à mort par pendaison en février et William John Endley, un Sud-Africain, colonel à la retraite, condamné à mort pour conspiration, livraison d’armes et espionnage.
On verra si cette journée aura des effets sur le long terme. En effet, il reste d’autres détenus politiques, des combats éclatent toujours sur le terrain, et l’accord de paix peine à être appliqué.
Publié le 01-11-2018 Modifié le 01-11-2018 à 04:33
Les observateurs électoraux se préparent en RDC à moins de 2 mois maintenant du scrutin prévu le 23 décembre. La Symocel, organisme de la société civile d’observation citoyenne des élections, a commencé cette semaine la formation de ses équipes. L’occasion de faire le point. Combien et qui devraient être les observateurs nationaux et internationaux sur le terrain pour s’assurer du bon déroulement de ces élections ?
Du côté des observateurs internationaux, il y a ceux qui ont été officiellement invités : l’Union africaine, qui enverra donc une mission (reste à en définir la taille et la durée) ; l’OIF a également été sollicitée.
Puis il y a ceux qui n’ont pas été invités. L’Union européenne notamment, elle avait pourtant manifesté son intérêt dès le mois de juin, sans suite à l’heure actuelle. Les délais ne lui permettent plus d’organiser une mission selon ses critères. Elle n’observera pas le scrutin. « On ne va pas inviter des gens qui nous ont placés sous sanctions », aurait déclaré le président Kabila au Conseil de sécurité, selon plusieurs sources diplomatiques.
Toujours à l’international, l’ONG américaine Centre Carter prévoit une soixantaine d’observateurs africains, américains et européens, mais reste depuis des semaines dans l’attente d’une invitation officielle, pourtant promise par la Céni. L’ONG pourrait être obligée de réduire la voilure faute de temps.
C’est donc au niveau national que les observateurs devraient être les plus nombreux : 40 000 environ pour la Commission justice et paix de l’église catholique, plus de 20 000 pour la Symocel. Mais ces derniers restent soumis à une procédure d’accréditation fixée par la Céni, entre le 8 novembre et le 10 décembre. Avec le risque que les observateurs de longue durée ne puissent donc pas suivre l’ensemble de la campagne qui doit débuter le 22 novembre. « Un moyen de limiter l’observation », redoute un expert.
Une crainte d’autant plus présente que la Symocel, déjà présente sur le terrain au moment de l’enregistrement des électeurs et du dépôt des candidatures, dit avoir déjà essuyé des refus d’accréditation dans plusieurs provinces cette année ce qui a limité son accès à certaines informations indispensables pour mener à bien sa mission.
Plus d’un million de Vénézuéliens sont arrivés en Colombie pendant les neuf premiers mois de 2018, a recensé mercredi 31 octobre l’autorité migratoire Migración Colombia dans un communiqué. « Un peu plus de 676 000 sont partis vers des pays tiers, principalement l’Équateur, le Pérou, le Chili, les États-Unis et le Mexique. »
Il y a plus de 1,032 million de Vénézuéliens en Colombie, dont 573 000 régularisés, 217 000 en situation irrégulière et 240 000 en cours de régularisation, selon ce communiqué.
« La situation des migrants vénézuéliens est bien plus qu’un simple chiffre », a dit le directeur de Migración Colombia, Christian Krüger, cité dans le communiqué. Selon l’ONU, près de 1,9 million de personnes ont quitté le Venezuela depuis 2015, fuyant la crise économique et politique. Chaque jour, quelque 5 000 citoyens abandonnent le pays pétrolier, formant le plus important déplacement de population dans l’histoire récente de l’Amérique latine.
Des relations gelées
Le président colombien Ivan Duque a estimé fin septembre que l’arrivée d’un million de migrants vénézuéliens pourrait coûter cette année 0,5% au PIB national, soit environ 1 348 millions de dollars. Il a prévenu que la Colombie n’a pas la capacité de faire face seule à cette situation.
Réticent à reconnaître la vague migratoire, le président vénézuélien Nicolas Maduro a demandé à l’ONU de « justifier » ses statistiques.
Les relations entre la Colombie et le Venezuela sont pratiquement gelées depuis le mandat de l’ancien président colombien Juan Manuel Santos (2010-18).
Neuf hommes seulement ont été condamnés pour viol en Corée du Nord en 2009, sept en 2011 et cinq en 2015, selon les chiffres donnés en 2017 par Pyongyang à un comité des Nations unies (ONU) chargé de surveiller la discrimination contre les femmes.
« Alors que les officiels nord-coréens semblent penser que des chiffres si ridiculement bas démontrent que leur pays est un paradis libre de toute violence, ces statistiques sont surtout une condamnation sans appel de leur incapacité totale à s’attaquer à la violence sexuelle dans le pays », s’alarme l’ONG Human Rights Watch (HRW) dans un nouveau rapport sur la violence sexuelle contre les femmes par les hommes en position d’autorité en Corée du Nord.
Intitulé « You Cry at Night, but Don’t Know Why » (« tu pleures la nuit sans savoir pourquoi »), le rapport de 86 pages repose sur le témoignage d’une centaine de défecteurs nord-coréens, essentiellement des femmes, mais aussi des officiels.
Comportements de prédation dans la police
Il confirme la prévalence de comportements de prédation dans la police et les forces de sécurité vis-à-vis des femmes qui se font arrêter pour contrebande, notamment entre la Corée et Nord et la Chine, ainsi que le harcèlement sexuel très fréquent des gardiens ou des responsables des marchés libres envers les commerçantes. Ces pratiques avaient déjà été évoquées dans le rapport de février 2014 de la commission d’enquête de l’ONU sur les violations des droits de l’homme en Corée du Nord qui appelait à saisir la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité.
Les défecteurs et les commerçants sur les marchés forment deux populations particulièrement « féminines », résultat des espaces croissants d’autonomie qu’ont pu s’aménager les Nord-Coréennes au gré du délitement des structures d’Etat et de la montée de l’économie parallèle depuis la fin des années 1990. Près de 80 % des quelque 30 000 défecteurs nord-coréens enregistrés en Corée du Sud, qu’ils ont gagnée via des pays tiers, sont par exemple des femmes.
Environ 400 marchés libres sont approuvés par le gouvernement à travers la Corée du Nord, faisant travailler plus d’un million de commerçant(e) s et de gestionnaires. HRW a ainsi recueilli le témoignage de quatre marchandes victimes de harcèlement sexuel par des responsables ou par des gardes sur ces marchés, ainsi que de dix-sept femmes ayant subi de graves abus sexuels par la police alors qu’elles se déplaçaient pour leur travail.
Pots-de-vin
Les restrictions portant sur le déplacement des personnes, notamment dans les zones frontalières, ainsi que le commerce, sont telles en Corée du Nord que la sollicitation de pots-de-vin est généralisée. « Pour les femmes, les pots-de-vin incluent l’abus sexuel, les violences et le viol », note HRW.
Celles-ci ne réalisent souvent qu’elles ont été victimes de viol ou d’agression en Corée du Nord qu’après avoir fait défection. Elles n’ont dans la majorité des cas pas conscience de la possibilité d’un recours juridique, ni confiance dans la loi ou dans la police de leur pays au moment des faits, toute démarche étant susceptible d’entraîner d’autres abus de nature souvent sexuelle.
« Les jours où ils en avaient envie, les gardes du marché ou les fonctionnaires de police pouvaient me demander de les suivre dans une pièce vide à l’extérieur du marché, ou un autre endroit qu’ils choisissaient. Que pouvions-nous faire ? Ils nous considèrent comme des objets sexuels, nous [les femmes] sommes à la merci des hommes», explique ainsi l’une de ces négociantes, Oh Jung Hee, qui achetait et revendait du tissu dans la ville de Hyesan, près de la frontière chinoise, jusqu’à sa fuite en 2014.
« Cela arrive si souvent que personne ne pense que c’est un gros problème. Les hommes qui agressent sexuellement les femmes ne pensent pas que ce soit mal et nous [les femmes] non plus. Nous ne nous rendons même pas compte que nous sommes en colère. Mais nous sommes des humains et il y a un impact. Alors parfois, cela vient de nulle part, tu pleures la nuit et tu ne sais pas pourquoi », poursuit-elle.
Abus systématiques
Les hommes nord-coréens ayant occupé des postes de responsabilité dans les forces de police, la police secrète, le parti et le système carcéral, sont particulièrement enclins à ce genre de comportements, malgré les lois qui punissent en théorie ces crimes.
Plusieurs défecteurs confirment ainsi ces abus systématiques. Un ancien agent de haut rang de la police secrète ayant fait défection, Goh Myun Chu, a ainsi déclaré à HRW qu’il rejoignait une fois par mois trois ou quatre de ses collègues dans une chambre d’hôtel à Pyongyang à la fin des années 2000 pour faire la fête. Tard dans la nuit, les agents choisissaient alors leurs actrices préférées dans les films qu’ils avaient regardés.
« Nous demandions au personnel de l’hôtel de nous les amener. Celles que nous avions sélectionnées étaient dans l’heure devant la porte de notre chambre. Aucune ne s’est jamais refusée à nous. A l’époque, je m’imaginais qu’elles étaient tout naturellement heureuses que nous les ayons choisies. Nous étions puissants, influents. On les payait. Et elles savaient que si elles nous plaisaient bien, alors celles qui avaient un problème ou voulaient une faveur pouvaient compter sur nous. »
Publié le 01-11-2018 Modifié le 01-11-2018 à 02:20
Une voix autorisée de l’Eglise remet en question le statut minoritaire des créoles, soit la population chrétienne de descendance africaine. Elle estime que ce groupe ethnique est sous-représenté, voire « discriminé » dans les administrations publiques et semi-publiques.
Depuis que le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination raciale a critiqué Maurice pour son manque d’engagement en matière d’égalité des chances pour tous, l’Eglise fait entendre sa voix pour réclamer une meilleure représentation des créoles dans les administrations.
Le père Maurice Labour, dont le franc-parler dérange, estime que « la minorité d’hier n’est plus la minorité d’aujourd’hui ». Une façon de dire que la communauté hindoue n’est plus si majoritaire et qu’elle doit céder des parts. Après lui, c’est au tour du cardinal Maurice Piat, une voix respectée dans l’île, de prendre position.
Sur le site internet de l’Eglise, il écrit que « la discrimination ethnique dans les administrations publiques et paraétatiques existe, mais c’est une discrimination qui est très difficile à prouver mais parce qu’elle prend soin de ne jamais laisser de trace écrite. Elle prend des formes déguisées qui ont pour but de décourager des personnes de certaines communautés à rester dans les emplois, écoles, administrations où ils ont été employés ou admis légalement. »
Le cardinal Maurice Piat, appelle alors à un recensement ethnique de la population qui « pourrait aider à vérifier qu’il y a, dans des lieux sensibles comme les hôpitaux, la police, les écoles, les prisons, des personnes de communautés diverses pour sécuriser tout le monde. »
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Dans un entretien à « Ouest France », le chef de l’Etat appelle à comprendre les leçons de cette Histoire et plaide pour une Europe « plus souveraine et plus multilatérale ».
Le Monde avec AFPPublié aujourd’hui à 00h56, mis à jour à 01h25
Lecture 1 min.
Appelant à « résister », Emmanuel Macron se dit « frappé » par la ressemblance entre la situation actuelle en Europe et l’entre-deux-guerres, dans un entretien à Ouest-Francepublié mercredi 31 octobre au soir.
« Dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique, on voit presque méthodiquement se réarticuler tout ce qui a rythmé la vie de l’Europe de l’après première guerre mondiale à la crise de 1929 », ajoute le président de la République. « Il faut l’avoir en tête, être lucide, savoir comment on y résiste », en « portant la vigueur démocratique et républicaine. »
Le chef de l’Etat s’apprête à célébrer le centenaire de la fin de la première guerre mondiale, en visitant les lieux de bataille dans le Grand Est et les Hauts-de-France durant une semaine à partir de dimanche. Suivront la cérémonie du 11-Novembre à l’Arc de triomphe en présence d’une centaine de dirigeants du monde entier, puis le premier Forum de la Paix à La Villette.
Au cours de ces rendez-vous, Emmanuel Macron assure qu’il ne « veut pas simplement regarder l’Histoire ». « Je veux rendre hommage et essayer de comprendre les leçons de cette Histoire. C’est un message de célébration, de mémoire et d’avenir ». En promouvant, à cette occasion, une Europe « plus souveraine et plus multilatérale ».
« L’Europe est face à un risque : celui de se démembrer par la lèpre nationaliste et d’être bousculée par des puissances extérieures. Et donc de perdre sa souveraineté. C’est-à-dire d’avoir sa sécurité qui dépende des choix américains et de ses changements, d’avoir une Chine de plus en plus présente sur les infrastructures essentielles, une Russie qui parfois est tentée par la manipulation, des grands intérêts financiers et des marchés qui dépassent parfois la place que les Etats peuvent prendre », prévient M. Macron.
Depuis Oslo, où il participait au conseil nordique des ministres, mercredi 31 octobre, le premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, a plaidé en faveur d’une réaction « européenne » contre Téhéran qu’il accuse d’avoir fomenté un projet d’attentat sur son territoire. S’il est favorable à l’adoption de sanctions, M. Rasmussen a précisé qu’il n’était pas question de remettre en cause l’accord sur le nucléaire iranien.
Au Danemark, des rumeurs sur l’implication de Téhéran circulaient depuis le 28 septembre et la rocambolesque opération de police, qui avait paralysé une bonne partie du pays pendant plusieurs heures. Mardi 30 octobre, Finn Borch Andersen, le chef des services de renseignement danois, Politiets Efterretningstenest (PET), a confirmé que l’opération avait pour but d’empêcher une tentative d’assassinat contre trois Iraniens, domiciliés à Ringsted, commune de 30 000 habitants, à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Copenhague.
Le patron de PET a révélé qu’un des responsables présumés, un Norvégien de 39 ans d’origine iranienne, avait été interpellé le 21 octobre à Göteborg par la police suédoise. Placé à l’isolement, « il est soupçonné d’avoir permis aux services de renseignement iraniens d’opérer au Danemark et d’avoir participé à la préparation d’une tentative d’attentat », a précisé Finn Borch Andersen.
Jugeant ces informations « totalement inacceptables », le chef de la diplomatie danoise Anders Samuelsen a immédiatement convoqué l’ambassadeur iranien en poste à Copenhague et rappelé l’ambassadeur danois en Iran. Avant de quitter Téhéran, mercredi, le diplomate a été reçu par le ministre iranien des affaires étrangères, qui a dénoncé une « campagne de désinformation ».
Des menaces contre les exilés iraniens
L’ambassadeur danois avait déjà été convoqué par le chef de la diplomatie iranienne, le 22 septembre, avec ses homologues britannique et néerlandais. Quelques…
Publié le 31-10-2018 Modifié le 31-10-2018 à 23:49
En Afrique du Sud, la maire du Cap Patricia de Lille a fini par capituler. Elle a démissionné de son siège de maire après des mois de batailles judiciaires avec son parti, la DA, l’Alliance démocratique. De Lille est accusée de népotisme et d’avoir couvert plusieurs scandales de corruption à la tête de la deuxième ville du pays. Mais blessée dans son orgueil, elle a également décidé de quitter le parti, le principal parti d’opposition sud-africain, à huit mois des élections présidentielles.
C’est sur les marches de la Haute Cour de la région du Cap-Occidental que Patricia de Lille a annoncé sa double démission. Un symbole, car c’est dans ce bâtiment que s’affrontent la désormais ancienne maire du Cap et son parti depuis plus d’un an.
L’Alliance démocratique avait bien tenté de sauver les meubles au mois d’août, en proposant un accord. Patricia de Lille restait au sein du parti, mais quittait la mairie sans scandale. L’accord vole en éclat la semaine dernière, après de nouvelles révélations de corruption et de mauvaise gestion.
Patricia de Lille a fini par claquer la porte du parti mercredi, un coup dur pour la DA, qui perd avec elle l’une de ses figures fortes, pendant longtemps la seconde personnalité politique préférée des Sud-Africains.
Le parti, en légère baisse dans les sondages, se serait bien passé de ce fiasco à moins d’un an de la présidentielle d’autant que cinq soutiens de Patricia de Lille ont eux aussi quitté le navire. Tous invoquent le racisme au sein du parti. « Nous sommes de simples fantassins », assurent-ils avant de pointer du doigt le programme de la DA, qui « avance seulement les intérêts des blancs », selon leurs mots.