Author: Don Kayembe

  • Négocier le Brexit, mission impossible  ?

    Négocier le Brexit, mission impossible  ?

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    Publié le

    Sommet après sommet, crise après crise, les négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne piétinent. Les appels à la démission de Theresa May, la Première ministre britannique, contestée de toutes parts, se multiplient. À Londres comme à Bruxelles, Theresa May marche sur des œufs, prise en permanence entre des forces contradictoires. Son gouvernement risque de chuter au moindre faux pas, ce qui rend sa position dans les négociations quasi intenable. Voici un aperçu des arguments des forces en présence.

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  • RCA: coups de feu à l’Assemblée lors de l’élection du nouveau président

    RCA: coups de feu à l’Assemblée lors de l’élection du nouveau président

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  • Une femme se fait exploser dans le centre-ville de Tunis

    Une femme se fait exploser dans le centre-ville de Tunis

    L’attentat, le premier dans le cœur de la capitale tunisienne depuis novembre 2015, a fait entre cinq et neuf blessés, selon les sources.

    Une femme est morte en se faisant exploser, lundi 29 octobre, en début d’après-midi, dans le centre de Tunis, dans un geste qui présente les caractéristiques d’un attentat – le premier dans le cœur de la capitale depuis novembre 2015. Selon une source gouvernementale contactée par Le Monde, l’explosion a blessé « entre cinq et six personnes », « tous des policiers » – le ministère de l’intérieur, cité par l’Agence France-Presse, fait état de neuf blessés.

    La femme s’était « approchée d’un groupe de policiers qui stationnaient à proximité du théâtre municipal », a ajouté la source du Monde, précisant qu’« aucun » des blessés n’avait apparemment été « gravement atteint ». « Il est encore trop tôt pour parler d’acte terroriste, a poursuivi cette source, mais il clair que la femme visait les policiers. »

    Le dernier attentat en date à Tunis remontait au 24 novembre 2015 lorsqu’un djihadiste s’était lui aussi fait exploser devant un bus de la garde présidentielle, causant la mort de douze policiers. L’organisation de l’Etat islamique (EI) avait revendiqué le lendemain l’attaque.

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  • Une femme s’est fait exploser dans le centre de Tunis

    Une femme s’est fait exploser dans le centre de Tunis

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  • Tunisie : attentat-suicide dans le centre-ville de Tunis

    Tunisie : attentat-suicide dans le centre-ville de Tunis

    Afrique

    Tunisie : attentat-suicide dans le centre-ville de Tunis

    Vidéo par Lilia BLAISE

    Texte par FRANCE 24

    Dernière modification : 29/10/2018

    Au moins neuf personnes, dont huit policiers, ont été blessées dans une attaque-suicide perpétrée lundi, sur l’avenue Bourguiba, dans le centre-ville de Tunis. Le dernier attentat dans la capitale remonte à novembre 2015.

    Une femme s’est fait exploser, lundi 29 octobre, en début d’après-midi, sur l’avenue Habib Bourguiba, la principale artère du centre de Tunis, à proximité de véhicules de police, a indiqué le ministère de l’Intérieur.

    Selon les autorités, neuf personnes ont été blessées, dont huit policiers. D’après des témoins, la déflagration s’est produite à proximité du Théâtre municipal, en plein centre-ville, où les forces de l’ordre établissaient un cordon de sécurité.

    Cette femme, âgée de 30 ans, n’était pas considérée comme “extrémiste” par les services de sécurité, a par la suite précisé le ministère dans un communiqué, sans autre précision sur son identité.

    Selon Sébastien Boussois, chercheur en relations internationales interrogé sur France 24, la kamikase viendrait de Mahdia, une ville côtière à 200 kilomètres de Tunis. Toujours selon le chercheur, l’attentat aurait été perpétré avec une grenade’.

    Sébastien Boussois, chercheur en relations internationales

    Atmosphère chaotique

    Lilia Blaise, la correspondante de France 24, était sur place au moment de l’explosion. “Pour l’instant, il n’y a que des blessés mais pas de morts confirmés. On a vu les ambulances repartir. La police tente de disperser les piétons”.

    Attentat en Tunisie: la police scientifique sur l’avenue Bourguiba

    Sur place, une journaliste de l’AFP a pu voir le corps sans vie de la kamikaze. Plusieurs ambulances et d’importants renforts de police sont arrivés sur les lieux et le secteur a été immédiatement bouclé, d’après la même source. De nombreuses boutiques de cette avenue commerçante ont rapidement baissé leurs rideaux, dans une atmosphère chaotique, toujours selon l’AFP.

    Premier attentat depuis novembre 2015

    Il s’agit du premier attentat à secouer la capitale tunisienne depuis le 24 novembre 2015 quand une attaque-suicide, commise là aussi en plein centre-ville contre un bus de la garde présidentielle avait tué 12 agents. Cette attaque avait été revendiquée par le groupe jihadiste État islamique (EI). “C’est bien un miracle qu’il n’y ait pas eu un attentat sur l’avenue Bourguiba [depuis 2015, NDLR] parce que c’est le cœur névralgique du pays et le lieu symbolique de la contestation et de la révolution. La situation était relativement contenue”, explique Sébastien Boussois.

    Quelques mois plus tôt, le 18 mars 2015, toujours à Tunis, deux hommes avaient ouvert le feu à l’arme automatique sur des touristes qui descendaient d’autocars pour visiter le musée du Bardo, avant de les pourchasser dans le bâtiment. Vingt-et-un touristes et un policier tunisien avaient été tués dans cet acte également revendiqué par l’EI, tout comme l’attentat perpétré par un kamikaze en juin de la même année sur une plage et contre un hôtel près de Sousse (est), qui avait coûté la vie à 38 touristes.

    Avec AFP

    Première publication : 29/10/2018

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  • « La volonté chinoise de censurer les opinions critiques en Afrique a de quoi inquiéter »

    « La volonté chinoise de censurer les opinions critiques en Afrique a de quoi inquiéter »

    Investissements dans les médias, opérations séduction, pressions : pour contrôler son image, Pékin manie le chaud et le froid, décrypte notre chroniqueur.

    Chronique. « J’ai écrit mon éditorial sur la répression des musulmans ouïgours dans la province chinoise du Xinjiang. Quelques heures après la sortie de l’édition papier contenant mon article, j’ai appris que celui-ci ne serait pas mis en ligne. Le lendemain, ma chronique hebdomadaire était supprimée. » Azad Essa est le premier journaliste en Afrique à subir de plein fouet la censure imposée par la Chine aux médias.

    Sa chronique, « Au bout du monde », était publiée chaque semaine depuis septembre 2016 dans des titres appartenant à Independent Media, le deuxième plus grand groupe d’information sud-africain. Une entreprise contrôlée à 20 % par le Fonds de développement Chine-Afrique (CAD Fund) et la société de diffusion China International Television Corporation (CITVC).

    « Dans une démocratie comme l’Afrique du Sud, il n’est pas acceptable que la ligne éditoriale d’un média dépende de la nationalité de ses investisseurs, dénonce Cédric Alviani, directeur du bureau Asie de l’Est de Reporters sans frontières (RSF). Cet exemple reflète l’influence croissante exercée par Pékin hors de ses frontières et qui vise à imposer un nouvel ordre médiatique mondial, dont l’éthique journalistique et le droit des citoyens à l’information seraient exclus. »

    « Nous ne sommes pas des marionnettes »

    L’affaire concerne cette fois un journaliste, mais elle n’est pas le seul exemple de cette volonté de contrôler son image. Le 29 septembre, un professeur de droit, Patrick Loch Otieno Lumumba, s’est ainsi vu refuser l’entrée en Zambie, un pays extrêmement dépendant des prêts chinois. Le Kényan, dont les positions très critiques sont connues, était invité à s’exprimer lors d’une conférence sur l’influence de la Chine en Afrique, mais il a été bloqué à l’aéroport et renvoyé à Nairobi « pour raisons de sécurité ».

    En Namibie, à l’approche du sommet Chine-Afrique de septembre, l’ambassadeur Zhang Yiming a demandé publiquement au président Hage Geingob de manifester plus d’enthousiasme vis-à-vis de Pékin et d’affirmer un « soutien politique fort » dans son discours lors de cet événement diplomatique. « Vous ne devriez pas nous dire ce que nous devons faire, lui a répondu le chef d’Etat. Nous ne sommes pas des marionnettes. »

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    « La stratégie chinoise connaît ses premiers déboires en Afrique »

    En Afrique du Sud encore, l’universitaire Anthony Ross s’est vu refuser un visa pour la Chine, ses cours étant jugés trop critiques : « On m’a dit que je m’attachais trop aux problèmes de Taïwan, du Tibet, du Xinjiang et à la Révolution culturelle. » Le consulat aurait affirmé au directeur du Centre d’études chinoises de l’université de Stellenbosch qu’il ne pourrait plus se rendre dans le pays tant que ses cours ne mettraient pas davantage en lumière les succès de la « Nouvelle Chine ». Pour Anthony Ross, l’empire du Milieu demande de plus en plus aux Africains de le représenter d’« une certaine manière ».

    Cette propagande est plus ou moins douce. Elle peut prendre la forme d’investissements – et l’on sait que Pékin a les poches profondes. Le groupe chinois StarTimes, qui distribue déjà ses programmes sur les réseaux câblés du continent, est par exemple devenu récemment l’actionnaire majoritaire du fournisseur sud-africain d’accès satellite TopTV. Au Sénégal, le quotidien national Le Soleil distribue gratuitement le magazine Chinafrique du groupe d’Etat Beijing Review. Et même en Europe, selon une enquête de Bloomberg News, la Chine aurait investi ces dix dernières années près de 3 milliards de dollars (2,4 milliards d’euros) en prises de participations dans divers médias.

    La chaîne CGTN Africa a installé ses studios au Kenya et inonde le continent depuis 2012 de ses informations largement inspirées de la propagande des médias officiels chinois. Sans compter l’agence de presse Chine nouvelle (Xinhua), forte de 7 000 employés dans le monde, qui s’appuie sur deux bureaux régionaux implantés au Caire et à Nairobi, et sur des correspondants dans tous les pays d’Afrique. Ses dépêches sont proposées gratuitement aux médias du continent, offrant ainsi une autre voix que celle des grandes agences occidentales.

    Cours de mandarin et de marxisme

    La pluralité des médias et des opinions est une bonne chose pour l’Afrique, et l’on comprend que la Chine ne s’estime pas forcément bien servie par la presse occidentale. Mais cette volonté un peu trop pressante de censurer les opinions critiques a de quoi inquiéter.

    Pour quelqu’un qui vit en Chine, les médias d’Etat sont d’une triste uniformité. Le chef de l’Etat fait quotidiennement les gros titres, le manque d’esprit critique est criant. Les grandes chaînes d’information ne sont visibles que dans certains hôtels, et sur Internet la censure bloque aussi bien les sites du New York Times, de Radio France internationale (RFI) ou encore du Monde que des moteurs de recherche comme Google.

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    « La Chine s’appuie sur l’Afrique pour construire une muraille face aux pays occidentaux »

    Plus insidieux, peut-être, ces « groupes d’étude » organisés par le ministère chinois des affaires étrangères. Lancés en 2015, ils proposent des voyages en Chine tous frais payés, sous l’étiquette de « formations », à un millier de journalistes africains chaque année. De retour récemment d’un reportage dans la ville de Yiwu, au sud de Shanghaï, j’ai ainsi croisé par hasard dans l’avion qui me ramenait à Pékin un groupe de vingt Zimbabwéens achevant un séjour d’un mois dans le pays. Une journaliste (qui préfère ne pas donner son nom) m’en a détaillé le programme : visite des zones économiques spéciales de Yiwu puis des télévisions locales et, surtout, exposé sur la puissance économique chinoise, apprentissage du mandarin et cours de marxisme. Pas un seul jour de repos dans ce cursus d’un mois, mais une enveloppe de 400 dollars remise à chaque participant pour ses frais alors que l’hébergement, le transport et la nourriture étaient pris en charge.

    Les journalistes – dont c’était, pour la plupart, la première visite dans le pays – en sortent séduits par l’avance technologique de la deuxième puissance économique mondiale, mais ont-ils pour autant compris la Chinafrique ? Non. La jeune journaliste m’expliquait combien les Chinois avaient du mal à communiquer en anglais, à s’ouvrir à la diversité des cultures africaines et à expliquer leur politique sur le continent.

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    « Les Chinois sont encore très ignorants des cultures du continent africain et de ses diasporas »

    Alors que manque-t-il vraiment à cette Chinafrique ? Ni l’argent, ni l’ambition. Mais peut-être la volonté de partager plutôt que d’imposer sa marque. Aucun réfugié africain n’a été accueilli par l’empire du Milieu alors que même son voisin japonais, pourtant très fermé aux étrangers, en reçoit quelques dizaines chaque année. Les visas sont de plus en plus difficiles à obtenir pour les ressortissants du continent qui ne passent pas par les programmes officiels d’échanges ou par une bourse universitaire. Et les jeunes qui en ont bénéficié repartent finalement dans leur pays avec l’image d’une Chine certes généreuse mais fermée, hermétique aux influences étrangères.

    « Là-bas, on vient encore me toucher la peau pour savoir si je suis vraiment noire », me raconte cette jeune Zimbabwéenne. Voilà qui en dit long sur la distance qui sépare encore beaucoup de Chinois de l’Afrique, et qui semble se mesurer en années-lumière. Le soft power de Pékin avance certes à plein régime, mais il semble manquer son but.

    Sébastien Le Belzic est installé en Chine depuis 2007. Il dirige le site Chinafrica.info, un magazine sur la « Chinafrique » et les économies émergentes.

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  • Brésil : la foule célèbre la victoire de Bolsonaro avec l’armée

    Brésil : la foule célèbre la victoire de Bolsonaro avec l’armée

    Jair Bolsonaro a été élu président du Brésil, dimanche 28 octobre. Le candidat de l’extrême droite a obtenu plus de 55 % des voix contre Fernando Haddad, le candidat de gauche du PT (Parti des travailleurs). Des dizaines de milliers de Brésiliens en liesse ont célébré la victoire de Bolsonaro dans les rues. Sur plusieurs vidéos d’amateurs, on observe par ailleurs certains militaires célébrant la victoire avec la foule. Ancien militaire, Bolsonaro a choisi comme vice-président le général Hamilton Mourao. Il a également promis un abaissement de la majorité pénale de 18 à 17 ans et une « protection juridique » aux policiers s’ils tuent un suspect à l’aide d’une arme de service. En 2017, près de 65 000 meurtres ont été commis au Brésil, un record.

    Le Monde.fr avec Reuters

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  • « Le Brésil est une jeune démocratie, la présidence Bolsonaro pourrait être un test »

    « Le Brésil est une jeune démocratie, la présidence Bolsonaro pourrait être un test »

    Ce tchat est désormais terminé, merci pour vos questions. Retrouvez bientôt le compte rendu sur Le Monde.fr, ainsi bien sûr que tous nos articles sur la victoire de Jair Bolsonaro. Bonne fin de journée !

    C’est bientôt la fin de ce tchat, merci pour vos nombreuses questions. Une dernière intervention de Herman :

     Claire Gatinois : Cela semble délicat car le mariage gay a été autorisé suite à la suite d’une décision de la Cour suprême s’appuyant sur la constitution de 1988. 

    Claire Gatinois : L’agression au couteau a sans doute, cyniquement, profité à Jair Bolsonaro. Il a été victimisé et  a été épargné par ses adversaires. Surtout, cette agression lui a offert un prétexte pour se dispenser de débats télévisés. La campagne n’a au final que très peu parlé du contenu du programme de Jair Bolsonaro. Un programme flou dont la partie économie est très impopulaire. 

    Claire Gatinois : Bonjour, l’endettement du pays est le résultats de plusieurs facteurs. Les dépenses d’infrastructures des grandes cérémonies en sont un. Mais il y a en a d’autres : la crise liée la chute des prix des matières premières, le gaspillage quant aux dépenses de l’Etat, la corruption et le régime des retraites qui doit faire face au vieillissement de la population.

    Claire Gatinois : Il faut l’espérer. Le Brésil est une jeune démocratie, cette présidence pourrait être un test. Les attaques de l’un des fils de Jair Bolsonaro assurant qu’il pourrait fermer la Cour suprême avec “un soldat et un caporal” ont fait frémir. La Cour suprême a réagi et Bolsonaro a rappelé son fils à l’ordre.

    Claire Gatinois : Oui, Ronaldinho a été un soutien de Bolsonaro, mais on ne l’a guère vu dans la campagne. Je ne pense pas que les footballeurs aient ici eu un rôle crucial. Depuis la coupe du Monde de 2014, le Brésil a perdu une partie de sa passion pour le ballon rond.. 

    Claire Gatinois : La mesure d’assouplissement de l’”estatuto do desarmamento” est l’une des priorité du gouvernement. le président de la Chambre des députés actuel, Rodrigo Maia, envisage déjà de la mettre à l’agenda du Congrès. Mais cet assouplissement sera probablement moins large que prévu, en n’autorisant le port d’armes qu’à quelques professions, comme les agriculteurs, par exemple, qui se plaignent d’être sans défense dans des campagnes isolées. 

    Claire Gatinois : Bonjour. Il y a déjà une fracture, pas seulement entre le Nord et le Sud mais entre les plus aisés et les plus pauvres. Entre les pro-Bolsonaro et les pro-PT. L’ambiance risque de rester tendue. Dimanche soir, Jair Bolsonaro a de nouveau fait part de sa répulsion envers la gauche, le socialisme, le communisme. Et Haddad (le candidat du PT) a prévenu qu’il mènerait une opposition sans relâche.

    Claire Gatinois : Bolsonaro est un provocateur. Il a fait part à plusieurs reprises de son mépris pour les Noirs, les femmes ou la communauté LGBT. Puis s’affiche aux côtés de Noirs, de gays pour démentir ses propos. C’est un personnage étrange. 

    Claire Gatinois : Bonjour, certains Brésiliens parlent effectivement de départ. Mais il s’agit essentiellement des classes aisées qui ont envisagé de partir, avant même l’élection de Bolsonaro, mais aussi du fait de la crise et de l’insécurité (à Rio par exemple). Les communautés LGBT sont angoissés mais il est un peu tôt pour savoir si cela se traduira par un exil massif. Bolsonaro a tenté dimanche soir de calmer les inquiétudes à ce sujet affirmant qu’il gouvernerait pour tous les Brésiliens.

    Claire Gatinois : Bonjour, les classes les plus pauvres, souvent de confession évangélique, ont été touchées par le discours de Jair Bolsonaro sur la famille, les valeurs. Les classes moyennes qui vivent dans des villes de la périphérie, touchées par l’insécurité, ont apprécié son discours de fermeté envers le crime. Ces classes moyennes ont aussi nourri une rancoeur vis-à-vis du PT au moment de la crise de 2015, et réclamaient du “changement”, tout comme la petite bourgeoisie. Le thème de la “corruption” qui frappe le PT a permis de galvaniser ce ressentiment. 

    Claire Gatinois : Les expatriés sont mitigés. Certains sont affolés, d’autres sont satisfaits comme les milieux d’affaires brésiliens. Ces derniers sont persuadés que Bolsonaro pourra redresser l’économie du pays et minimisent le danger qu’il représente, pensant que Bolsonaro sera neutralisé par son entourage et le Congrès. Il n’y a a priori aucune restriction prévue en termes d’immigration. Bolsonaro, contrairement à l’extrême droite européenne, n’a pas un discours xénophobe.

    Claire Gatinois : Une partie du pays est effrayée. D’autant que Bolsonaro a récusé toute responsabilité dans les agressions de la part de militants pro-Bolsonaro durant la campagne. Mais les plus inquiets sont sans doute les militants du mouvement des sans-terre, que Bolsonaro compte qualifier de “terroristes”. Il faut maintenant espérer que les institutions joueront leur rôle. 

    Claire Gatinois : Oui. Donald Trump a d’ailleurs appelé Jair Bolsonaro dimanche pour le féliciter de sa victoire, assurant que tous deux travailleraient ensemble.

    Claire Gatinois : Bonjour, un peu tout cela à la fois, si on entend l’écologie comme la lutte contre les défenseurs de l’environnement en faveur de la “propriété privée”. Le discours sur la sécurité a été déterminant, ainsi que celui sur les “valeurs” de la famille. Mais c’est surtout en fustigeant la gauche, le Parti des travailleurs, taxé de “communiste”, et en se présentant comme le remède à la corruption que Bolsonaro a séduit les foules.

    Claire Gatinois : Lula est mêlé à diverses affaires de pots-de-vin mais il est difficile de se faire une idée de l’ampleur de sa responsabilité. La plupart des accusations reposent sur des délations, et dans le procès du “triplex”, sur les conditions dans lesquelles il a obtenu son appartement de luxe, les juges ont reconnu que la condamnation se fondait davantage sur des “convictions”que sur des preuves.

    Claire Gatinois : C’est le point le plus complexe de l’équation du prochain gouvernement. Le parti de Bolsonaro, le Parti social libéral, est en position de force mais il a face à lui le Parti des travailleurs (gauche) qui va mener l’opposition. Bolsonaro devra donc chercher des alliés au sein de la kyrielle de petits partis. Une gageure pour un homme qui ne semble ni diplomate ni négociateur.

    Claire Gatinois : Jair Bolsonaro est un nationaliste, mais son conseiller économique le pousse au libéralisme et à l’ouverture internationale. Aux Etats-Unis, les relations promettent d’être bonnes avec Trump, qui l’a félicité pour sa victoire. Pour le reste, il faut attendre de voir quelle sera la politique de Bolsonaro. Déjà, ses invectives contre la Chine pourraient refroidir les relations. 

    Claire Gatinois : L’armée a eu une influence primordiale dans cette élection. Jair Bolsonaro s’est entouré de généraux. Ce sont eux qui l’auraient incité à axer son discours sur les valeurs familiales et la sécurité. L’après reste un mystère. Le général Mourao, vice-président de Bolsonaro, dit que Bolsonaro et lui ne sont désormais plus des militaires mais des citoyens. A suivre… 

    Claire Gatinois : Jair Bolsonaro admet régulièrement qu’il n’y connait rien en économie. Il a confié le dossier à son conseiller Paulo Guedes – un financier libéral qui entend lancer un vaste chantier de privatisations, mettre en place la réforme des retraites, et réduire les dépenses de l’Etat. Son objectif est de ramener le déficit public à zéro en un an.

    Sur la politique sociale, Jair Bolsonaro, après avoir critiqué la “Bolsa familia”, sorte de RMI versé aux familles les plus humbles, a promis qu’il maintiendrait l’équivalent d’un tel programme.

    Claire Gatinois : Lula, emprisonné depuis avril, risque de croupir en prison. Une grâce présidentielle est, avec Bolsonaro, inenvisageable. Reste désormais à voir ce que donneront les derniers recours présentés par l’ancien chef d’Etat.

     Claire Gatinois : Désastreuses a priori. Jair Bolsonaro est allié à la “bancada ruralista”, le lobby des grands propriétaires terriens, cultivateurs de soja, de maïs et de canne à sucre. Il compte fusionner les ministères de l’agriculture et de l’environnement. Et entend mettre le holà sur les actions de l’Ibama, l’agence de protection de l’environnement qui verbalise ceux en infraction avec la loi. Enfin, son propos disant qu’une fois élu, “les Indiens n’auraient plus un centimètre carrée de terre”, fait froid dans le dos.

    Claire Gatinois : Jair Bolsonaro compte investir dans les forces armées et mettre plus de cohérence entre les différentes polices. Mais son principal message est la fermeté. Il entend supprimer les aménagements de peines, amnistier les crimes de policiers, et autoriser plus largement la détention d’armes à feu. Pour les favelas en particulier, il n’a pas de message.

    Et la première question est posée par News :

    Claire Gatinois : Bonjour, Marine le Pen a émis des réserves sur le personnage. Le discours de Bolsonaro pour le moins provocant sur la communauté LGBT, les femmes, les Noirs, a été jugé excessif par Marine Le Pen. Certains militants en faveur de Bolsonaro, froissés, en sont même venus à qualifier Marine Le Pen de “gauchiste”.

    Brésil : inquiétant retour du passé

    Le Monde.frEditorial. Avec l’élection de Bolsonaro, nostalgique de la dictature, le Brésil s’ajoute à la liste des pays qui ont basculé dans le national-populisme.

    Bonjour à tou.te.s et bienvenue dans ce tchat consacré à la victoire de Jair Bolsonaro, le candidat d’extrême droite, à la présidentielle brésilienne.
    Claire Gatinois, la correspondante du Monde au Brésil, va vous répondre.

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  • La première télé de Philippe Gildas à l’ORTF

    La première télé de Philippe Gildas à l’ORTF

    Philippe Gildas est mort dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 octobre. Le journaliste était notamment connu pour avoir animé l’émission « Nulle part ailleurs » sur Canal+ dans les années 1980-1990. Mais sa carrière a débuté bien avant : dans les années 1960, il est journaliste à la radio, sur RTL et, dès 1969, il fait ses débuts à la télévision, à l’ORTF. Rapidement, il présentera le journal télévisé, baptisé à l’époque « Information première ». Il tient alors ce rôle en alternance avec Etienne Mougeotte. Sans prompteur, sans cravate et avec des cheveux longs, pour cacher ses oreilles.

    LE MONDE

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  • « The Walking Dead », à bout de souffle

    « The Walking Dead », à bout de souffle

    OCS Choc, lundi 29 octobre à 20 h 40, série

    La grande bataille qui a eu lieu entre le clan des sauveurs, dirigé par le fantasque Negan, et les partisans de Rick Grimes est encore dans toutes les têtes. A la fin de la saison 8, Rick (Andrew Lincoln) avait réussi à terrasser Negan, son pire ennemi. Malgré toute la haine et la rage qu’il pouvait ressentir pour cet homme dérangé qui ne sort jamais sans son Perfecto et sa batte barbelée affectueusement surnommée « Lucille », l’ancien shérif avait choisi de l’épargner.

    Lire la critique de la saison 7 :   « The Walking Dead », au-delà du gore

    Le temps a passé mais les tensions sont toujours aussi fortes. Et même si Negan (Jeffrey Dean Morgan) pourrit dans une cellule, certains sauveurs souhaitent son retour. La saison 9 de The Walking Dead, qui a démarré le 7 octobre aux Etats-Unis, montre un Rick de plus en plus isolé. Il n’est plus ce tueur impitoyable capable de découper toute personne qui se mettrait sur son chemin ; il veut coûte que coûte instaurer la paix entre son clan et celui qui était soumis à Negan. Dans ce monde apocalyptique où les « morts » (les zombies) règnent en maître, « chaque vie compte », répète-t-il.

    Scènes prévisibles et répétitives

    Le dimanche soir sur la chaîne américaine AMC, et dès le lendemain en France, à 20 h 40 sur OCS Choc ou à la demande sur OCS Go, cette série ultragore continue de mettre en scène des personnages cyniques et tourmentés qui interrogent sur la condition humaine.

    Après la diffusion des trois premiers épisodes, le récit de The Walking Dead s’essouffle cruellement. Les répliques sont d’une pauvreté affligeante et les scènes tristement prévisibles et répétitives. Côté audience, rien ne va plus : le premier épisode a été vu par quelque 6 millions d’Américains, deux fois moins que la saison dernière. Et le deuxième n’a réuni que 4,95 millions de fans, sa pire audience. Nous sommes loin des 17 millions que cette fantastique fiction a rassemblés des saisons 4 à 7.

    L’aventure télévisée de The Walking Dead est-elle arrivée à son terme ? Peut-être. D’autant que son personnage principal, Rick Grimes, doit disparaître au cours de cette saison, Andrew Lincoln ayant annoncé qu’il arrêtait d’incarner l’ancien shérif.

    Lire le post de blog :   « The Walking Dead », ce moment où le regard se détourne

    The Walking Dead, saison 9, créée par Frank Darabont et Robert Kirkman. (EU, 2018, 16 × 44 min). www.ocs.fr

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