Author: Don Kayembe

  • « Bohemian Rhapsody » : Freddie Mercury au bord de la canonisation

    « Bohemian Rhapsody » : Freddie Mercury au bord de la canonisation

    L’avis du « Monde » – pourquoi pas

    Tout dépend de la place que Queen tient dans votre vie. Si, dans votre panthéon, le quatuor emmené par Freddie Mercury n’est qu’une divinité mineure, une bizarrerie dans l’histoire du rock, un groupe glam arrivé trop tard pour faire œuvre de pionnier – comme Bowie ou T. Rex –, devenu une machine à tubes et à remplir les stades à un moment où les Ramones et The Clash menaient le soulèvement contre le rock pompier, vous prendrez probablement un certain plaisir au spectacle de Bohemian Rhapsody. Ce long film est tour à tour artificieux, pompier, sentimental, séduisant, boursouflé, entraînant. Exactement comme Bohemian Rhapsody, plaisir coupable, éphémère et interminable (6 minutes), qui ne vaudra jamais la première mesure de Get It On.

    Ce long film est tour à tour artificieux, pompier, sentimental, séduisant, boursouflé, entraînant

    Le produit final, homogène, sans aspérité, ne révèle rien de la genèse tourmentée de la chanson. Mis en chantier en 2010 à l’initiative du producteur américain ­Graham King et de Jim Beach, qui fut le manageur de Queen, le projet fut d’abord élaboré autour de Sacha Baron Cohen, dont la ressemblance physique avec Freddie Mercury n’avait échappé à personne. Celui-ci devait être dirigé par Bryan Singer, réalisateur ­entre autres de Usual Suspects et de quelques X-Men.

    Lorsque le comique a renoncé au rôle du chanteur de Queen, en regrettant publiquement que le scénario n’évoque pas la sexualité de Mercury, son fardeau a échu d’abord à Ben Whishaw, qui a également abandonné, et finalement à Rami Malek.

    Changement de réalisateur

    A la ville, ou dans le rôle principal de la série Mr. Robot, qui l’a rendu célèbre, l’acteur américain d’origine égyptienne ne ressemble guère au rocker d’origine indienne. Heureusement, Bohemian Rhapsody est assez bien financé pour s’offrir les services des meilleurs maquilleurs et prothésistes….

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  • La sélection séries du « Monde »

    La sélection séries du « Monde »

    LES CHOIX DE LA MATINALE

    Pour cette seconde semaine de vacances, deux séries de qualité pour enfants et pré-ados, ainsi qu’une truculente création britannique sur un couple en mal d’étincelles permettront d’affronter le retour du froid avec délice.

    « Si j’étais un animal » : pour les plus jeunes, pendant les vacances

    La superbe série documentaire française Si j’étais un animal, que France 3 et France 4 rediffusent par fragments, se compose, pour chaque saison, de quatre rencontres (de cinq minutes chacune) avec une espèce animale, que l’on découvre au travers de l’un de ses petits, filmé dans son milieu naturel.

    Premiers pas, premières excursions hors du cocon familial, le corps qui change, l’apprentissage auprès des parents… Deux enfants, Emma (6 ans) et son grand frère Tim (9 ans), commentent tour à tour la naissance et l’entrée dans la vie adulte d’un chien berger, d’un papillon, d’un blaireau, d’un cygne, d’un daim ou d’un ours polaire, etc. Le tout filmé grâce aux techniques les plus avancées pour approcher le monde animalier au plus près.

    Si j’étais un animal comportant treize saisons, ce sont en tout cinquante-deux petites et grosses bêtes, exotiques ou non, auxquelles Tim et Emma familiarisent les plus jeunes, le tout ponctué de dessins animés artistiquement enfantins et d’une musique savamment humoristique. L’ensemble est disponible sur Netflix, en français, mais sous le titre If I were an animal. Martine Delahaye

    « If I were an animal », série documentaire créée par Marc du Pontavice et Frédéric Fougea (France, 2017-18, 52 x 5 minutes). A la demande sur Netflix. Rediffusions fragmentaires sur France 3 le mercredi à 8 h 55 et sur TV5 Monde Europe le samedi et le dimanche à 9 h 15.

    « Anne avec un E », une merveilleuse pré-ado du XIXe siècle qui traverse le temps

    Autre série de grande qualité, et même époustouflante dans sa première saison, Anne with an E, elle, s’adresse à un public un peu plus âgé, plus proche de l’adolescence que de la petite enfance – sans que les adultes en soient exclus pour autant, bien au contraire.

    Brillante adaptation du roman Anne… la maison aux pignons verts (Anne of Green Gables, 1908), le plus populaire de la saga écrite par la Canadienne Lucy Maud Montgomery, Anne with an E devient, sous la plume de la scénariste Moira Walley-Beckett (qui fut de l’aventure Breaking Bad), un hymne à la fiction, aux pouvoirs de l’imagination et aux rêves de l’enfance.

    Traversée par les thèmes de la recherche de son identité, de la construction d’une individualité, de l’acceptation de soi, ainsi que par ceux du harcèlement, des traitements abusifs et du déclassement social, cette version d’Anne with an E n’est en rien engluée dans le XIXe siècle canadien et s’adresse à tous.

    A-t-on connu personnage plus pétillant, optimiste, audacieux, imaginatif, romantique, idéaliste et, par moments, aussi malheureux que cette enfant de 9-10 ans ? Il faut dire qu’Anne – dont le prénom devrait s’écrire Ann dans le monde où elle vit – est orpheline et se désespère de se voir rousse comme Poil de carotte tout en se rêvant princesse. Qui plus est, sans être promise à un destin à la Dickens, la voilà envoyée par erreur dans une ferme de l’île canadienne du Prince Edouard que tiennent un vieux frère et sa soeur : ils étaient prêts à adopter un garçon qui pourrait aider aux travaux agricoles, mais une fille…

    Inutile de visionner la deuxième saison d’Anne with an E, qui s’éloigne de ce personnage magnétique et solaire qu’interprète l’impressionnante Amybeth McNulty. La première saison, en revanche, pourrait illuminer les vacances de toute la famille, que ce soit à la Toussaint ou à Noël. M. De.

    « Anne with an E », série créée par Moira Walley-Beckett. Avec Amybeth McNulty, Geraldine James, R.H. Thomson (Canada, 2017, 7 x 60 minutes). Sur Netflix.

    « Wanderlust », couple en crise cherche libido désespérément

    Joy (Toni Collette), psychanalyste de son état, constitue avec Alan (Steven Mackintosh) un couple aimant mais qui s’ennuie au lit et décide de se livrer, en toute transparence, à des expérimentations sexuelles extraconjugales. La situation met de l’huile dans les rouages mais tourne bientôt au vinaigre.

    Par cette expérience, Joy en vient, lors d’une séance avec sa psychothérapeute (Sophie Okonedo), à mettre au jour les ramifications souterraines et réprimées de sa crise identitaire, savamment masquée derrière une vie de famille « bobo », libérale, voire libertaire.

    L’actrice Toni Collette, à la virtuosité caméléonesque bien connue, domine, sans lui faire de l’ombre, une distribution d’excellents acteurs qui concourent au succès de cette très attachante série créée par le dramaturge britannique Nick Payne d’après sa pièce du même nom. L’Australienne y montre sa capacité de transformation par petites touches et incarne avec génie la grande scène dramatique et révélatrice de l’épisode 5 (elle occupe la quasi-totalité de ses 56 minutes) dans le cabinet de sa psychothérapeute.

    Cette séquence montre aussi l’extraordinaire liberté de conception et de réalisation qu’autorise le genre sériel qui permet le déplacement du poids et du rythme narratif d’une manière aussi excentrée qu’excentrique. Wanderlust, créée pour la BBC, et désormais disponible sur Netflix, s’impose comme l’une des meilleures séries de 2018, et confirme, s’il le fallait encore, l’inventivité des Britanniques en la matière. Renaud Machart

    « Wanderlust », série créée par Nick Payne. Avec Toni Collette, Steven Mackintosh, Zawe Ashton, Joe Hurst, Emma D’Arcy, Celeste Dring, Royce Pierreson, William Ash, Jeremy Swift, Anastasia Hille, Sophie Okonedo. (Royaume-Uni, 2018, 6 x 55-59 minutes) Sur Netflix.

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  • Mali: les dessous financiers de la crise de la Céni

    Mali: les dessous financiers de la crise de la Céni


    Par
    RFI

    Publié le 30-10-2018
    Modifié le 30-10-2018 à 05:18

    La crise au sein de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) du Mali se poursuit. La semaine dernière, certains membres n’avaient pas hésité à briser la porte du bureau du président officiel Amadou Ba pour assister à un entretien qu’il accordait à la presse. Il y a eu des blessés. Dans la foulée, les frondeurs qui reprochent notamment au président et aux questeurs officiels « une indiscipline budgétaire » ont désigné un nouveau président et un nouveau questeur, non reconnus par les autorités maliennes. Ce lundi, les dessous financiers de la crise se précisent.

    La première affaire concerne l’achat des véhicules des membres de la Céni. D’après nos informations, les 17 véhicules ont coûté environ 715 millions de francs CFA. Une partie de cette somme a été payée car le fournisseur s’impatientait pour le règlement du reliquat. Alors, de l’argent destiné à payer les salaires des représentants de la Céni à l’intérieur du pays a été mobilisé pour éponger cette dette.

    Mais des dessous de table ont-ils été versés ? Certains n’hésitent pas à dire « oui ». Qui sont ceux qui ont touché ? Qui sont ceux à qui, selon une expression locale, « on a mouillé la barbe » ? L’enquête en cours le dira, avec précision. Mais d’ores et déjà, des noms circulent.

    Autre affaire : on cherche toujours à connaître la direction prise par plusieurs centaines de millions de francs CFA confiés à des membres de la Céni dans le cadre de l’organisation de la dernière présidentielle malienne. Un document officiel que nous avons pu consulter laisse des cases vides devant la mention « justifications fournies ».

    L’image de l’institution chargée de veiller à la transparence des élections prend un coup. Et du côté du gouvernement, même si on ne reconnaît pas « le président et le questeur » désignés par les frondeurs, certains n’hésitent à se dire « inquiets » de la tournure des événements.

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  • Attentat en Tunisie: un acte rappelant la réalité de la menace terroriste

    Attentat en Tunisie: un acte rappelant la réalité de la menace terroriste


    Par
    RFI

    Publié le 30-10-2018
    Modifié le 30-10-2018 à 04:39

    Une femme kamikaze est morte lundi 29 octobre après avoir visé une patrouille de police au cœur de Tunis. Quinze policiers et cinq civils ont été blessés dans un acte qui vient rappeler au pays la réalité de la menace terroriste.

    C’est la première fois qu’une femme kamikaze se fait exploser en Tunisie et le premier attentat sur la très symbolique avenue Bourguiba. L’artère principale de Tunis, pourtant quadrillée par les forces policières, est encore ce mardi matin interdite à la circulation.

    En déclenchant la charge explosive qu’elle portait sur elle contre une patrouille de police, une femme de Mahdia, qui aurait fêté aujourd’hui ses trente ans, a ravivé des démons que le pays croyait enfouis.

    Le président de la République n’a pas hésité à parler de tragédie, reconnaissant un raté dans la lutte antiterroriste. « Nous avions cru avoir éradiqué le terrorisme, a déclaré Beji Caïd Essebsi, mais, a-t-il ajouté, ce terrorisme est toujours présent au cœur de la capitale. »

    Depuis 2015, année des attentats de Sousse, du Bardo et de Tunis, qui ont fait plus de 70 morts, le pays pensait en avoir fini avec les attentats. Certes en juillet, six membres de la garde nationale sont morts lors d’une embuscade près de la frontière algérienne, mais les autorités qui maintiennent l’état d’urgence depuis 2015 semblaient assurer la sécurité dans les agglomérations, en particulier Tunis.

    Cet attentat suicide dans la capitale, qui n’a finalement blessé que 20 personnes, dont une quinzaine de policiers, rappelle l’attaque revendiquée par les jihadistes de l’Etat islamique en novembre 2015 quand un kamikaze a tué douze membres de la garde présidentielle, sur l’avenue Mohamed V, à quelques centaines de mètres du lieu de la nouvelle attaque. A un an des scrutins présidentiel et législatif, la Tunisie, dont plusieurs milliers de ses ressortissants sont allés combattre dans les rangs de Daech, doit donc composer avec une menace terroriste effective prête à agir jusqu’au cœur de la capitale.


    Reportage auprès de Tunisiens sur l’artère principale de Tunis

    L’attentat-suicide a créé une onde de choc au cœur de la capitale tunisienne. Wassila sortait du bureau quand c’est arrivé : « C’était quelque chose de choquant. Elle visait les agents de police, elle voulait monter dans leur voiture. Mais lorsqu’elle a dit Alla ou Akbar, ils l’ont empêchée. C’était choquant, c’est tout. »

    Hakim Mezraoui, lui, n’en revient pas : « C’est douloureux pour la Tunisie, pour le tourisme, pour tout. C’est un peu difficile. »

    La démarche usée, Omar, serveur depuis plus de trente ans dans un café à quelques dizaines de mètres du lieu de l’attentat, ne cache pas son appréhension de l’avenir : « On a peur, on a peur, il y a longtemps qu’on n’a pas vu ça. »

    Walid, qui travaille dans une librairie tout près du lieu de l’explosion se souviendra longtemps de ce jour. « J’ai entendu une explosion, et après j’ai vu une femme allongée au sol, les vêtements déchirés et avec du sang partout. Les gens courent tous vers moi. C’est un choc, le terrorisme n’est pas maintenant dans les montagnes et loin de nous, mais il est ici et entre nous. »

    Face aux barrières qui empêchent d’accéder au lieu du drame, Kamel argue de la fougue de sa jeunesse pour juger la scène. En cours pendant l’attentat, cet étudiant n’a pas vécu le choc de l’explosion : « A force de forger, on devient forgeron. A force d’avoir des islamistes conservateurs au pouvoir, c’est normal qu’on voit des trucs pareils. Quand on voit que la Tunisie exporte le nombre maximal de terroristes partout dans le monde. Si on a peur, on reste chez nous, mais on doit vivre. Faut vivre. »

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  • Madagascar: lancement de la mission d’observation électorale de la SADC

    Madagascar: lancement de la mission d’observation électorale de la SADC


    Par
    RFI

    Publié le 30-10-2018
    Modifié le 30-10-2018 à 03:59

    A Madagascar, les observateurs électoraux de la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe) sont arrivés. Elle a lancé officiellement sa mission d’observation lundi 29 octobre dans la capitale malgache en présence notamment de candidats ou de leurs représentants et de la société civile. A J-9 du premier tour de l’élection présidentielle, 53 scrutateurs originaires de 11 pays du continent vont être déployés ce mardi 30 octobre sur le territoire malgache. Une mission qui se déroulera dans les régions qui concentrent le plus grand nombre d’électeurs.

    Les observateurs de la SADC scruteront 10 des 22 régions de Madagascar. Parmi elles, l’Analamanga, région où se trouve la capitale, Anosy, Atsimo Andrefana dans le sud du pays ou encore Atsinanana dans l’Est. Des observations qui se concentreront notamment sur la fin de la campagne électorale, pendant le jour du scrutin et lors du dépouillement et du comptage des bulletins de vote.

    Mais lundi, ce sont surtout les inquiétudes concernant la liste électorale qui ont été rapportées aux représentants de la mission de la SADC. 25 candidats à la présidentielle demandent la réouverture de cette liste qu’ils jugent défaillante et le report de l’élection.

    « La Céni a donné l’opportunité à chaque citoyen de s’enregistrer pour voter, de vérifier si leur nom était sur la liste électorale, a déclaré Joseph Malanji, ministre des Affaires étrangères de la Zambie et chef de cette mission d’observation. Il faut maintenant prendre du recul et se demander comment obtenir rapidement l’apaisement à Madagascar plutôt que de continuer à enregistrer les électeurs jusqu’en 2020. Il fallait clôturer cette liste à un moment donné pour que les institutions aient le temps de mettre en place la logistique pour mener à bien cette élection. Si nous repoussons cette élection jusqu’à ce que tout le monde soit satisfait… vous savez qu’il y a un nombre de candidats sans précédent, 36. Le gouvernement et la Céni ont fait du mieux qu’ils pouvaient à notre connaissance. »

    La liste électorale a été clôturée au mois de mai. Quelque 9,9 millions de Malgaches y sont inscrits sur une population estimée à 24 millions d’habitants. 

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  • RCA: Laurent Ngon Baba élu nouveau président de l’Assemblée

    RCA: Laurent Ngon Baba élu nouveau président de l’Assemblée

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  • Premier League: Manchester City et Liverpool sont toujours en tête et invaincus!

    Premier League: Manchester City et Liverpool sont toujours en tête et invaincus!

    Pour aller plus loin autour d’un sport qui passionne la planète entière, au-delà des résultats, enjeux, analyses, l’émission reviendra aussi sur certains matchs, joueurs, vedettes actuelles et anciennes gloires, sur des évènements mémorables, des faits marquants et jamais loin de l’actualité du moment.
    Emission présentée par Annie Gasnier. Coordination journalistique et reportages: David Fintzel. Réalisation: Laurent Salerno.

    A partir du 29 octobre 2018, Radio Foot internationale, c’est du lundi au vendredi à 15h10 TU vers l’Afrique ; 16h10 TU vers le monde et Paris ; à 21h10 TU vers l’Afrique et la Roumanie.

    La page Facebook : cliquer ici

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  • Rwanda: le géant de la bière Heineken a-t-il joué un rôle dans le génocide?

    Rwanda: le géant de la bière Heineken a-t-il joué un rôle dans le génocide?


    Par
    RFI

    Publié le 30-10-2018
    Modifié le 30-10-2018 à 02:37

    C’est un livre qui a fait beaucoup parler. Le journaliste néerlandais, Olivier Van Beemen vient de publier « Heineken en Afrique », une enquête sur les méthodes de ce géant de la bière, très présent sur le continent. Agressions sexuelles, viols, corruption, l’auteur y multiplie les accusations contre le brasseur néerlandais. Des accusations très graves que Heineken conteste. Le journaliste néerlandais accuse même le groupe d’avoir joué un rôle durant le génocide rwandais de 1994.

    Selon Olivier Van Beemen, Heineken aurait joué un rôle important dans ce génocide, et ce en continuant à produire de la bière. « Le problème, c’était que cette bière servait à motiver, à récompenser les génocidaires. En même temps, Heineken continuait aussi à payer des taxes au régime génocidaire », déclare l’auteur du livre.

    Cette accusation est formellement rejetée par le groupe néerlandais qui affirme avoir perdu le contrôle de sa brasserie. « Des employés de Heineken se sont révélés être des extrémistes, extrêmement connectés au gouvernement, ce qui a fait tourner la brasserie. Donc, la question c’est : est-ce que Heineken a apporté un support à cette brasserie pour qu’elle puisse tourner ? Nous avons fait une enquête véritablement approfondie et ce qui ressort, de manière assez évidente, c’est qu’il n’y a eu aucun support qui a été apporté. J’ai même regardé un peu les chiffres. C’est vraiment extrêmement clair. Les volumes se sont totalement effondrés et les profits sont arrivés quasiment à zéro », a précisé Patrick Villemin, directeur des relations institutionnelles pour le groupe Heineken en Afrique.

    Il y a cependant un problème. Cet argument de la perte de contrôle n’a pas tout de suite été mis en avant par Heineken, au contraire. En juin 1994, une porte-parole du groupe justifie le maintien de la production par ces mots : « Tant qu’il y a de la demande et que nous pouvons produire, ça ne me semble pas à l’ordre du jour », sous-entendu d’arrêter la production. Une déclaration dont le brasseur se démarque totalement aujourd’hui.

    « Les déclarations qu’a faites cette porte-parole sont en déconnexion totale avec ce qui se passait dans la réalité », rétorque Patrick Villemin.

    Si Heineken qualifie les accusations de l’auteur « d’inacceptables », le groupe n’a toutefois pas porté l’affaire en justice. Aucune plainte en diffamation n’a en effet été déposée contre le journaliste néerlandais.

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  • Terrorisme : quand le kamikaze est une femme

    Terrorisme : quand le kamikaze est une femme

    Afrique

    Terrorisme : quand le kamikaze est une femme

    Texte par Alcyone WEMAËRE

    Dernière modification : 30/10/2018

    L’attentat-suicide perpétré au cœur de Tunis, le 29 octobre, a remis sur le devant de la scène les femmes kamikazes. Fatima Lahnait, auteure du rapport “Femmes kamikazes, le djihad au féminin”, revient sur leur engagement dans les conflits armés.

    Le corps sans vie d’une femme voilée, et portant des lunettes noires sur le front, gît sur l’avenue Habib-Bourguiba, l’artère principale de Tunis. Lundi 29 octobre, le premier attentat-suicide à secouer la capitale tunisienne depuis 2015 a été commis par une femme. Au moins 20 personnes, dont 15 policiers, ont été blessées dans l’attaque, pour l’heure non revendiquée, qui visait des forces de l’ordre. Le fait que le kamikaze soit une femme est une première en Tunisie. Pourtant, si les femmes kamikazes sont moins nombreuses que les hommes, les attentats-suicides commis par celles-ci n’ont rien d’exceptionnel.

    En l’absence de tout décompte officiel ou précis, Fatima Lahnait*, chercheuse, auteure du rapport “Femmes kamikazes, le djihad au féminin” estime “de l’ordre de 15 %” le nombre d’attentats-suicides commis par des femmes. D’après son propre décompte, en 2017, 137 attentats-suicides ont été commis par des femmes dans 23 pays (contre 77 en 2016 et 118 en 2015). L’augmentation significative en 2017 est due à Boko Haram, selon la chercheuse.

    Libanaises, Tchétchènes, Palestiniennes…

    “Au Proche-Orient, la première femme à commettre un attentat-suicide est une Libanaise de 16 ans, Sana Khyadali, qui s’est fait exploser au volant d’un véhicule piégé près d’un convoi militaire israélien”, rappelle Fatima Lahnait. C’était le 9 avril 1985, et dans l’année qui suivit, cinq autres femmes commirent des attaques similaires au Liban.

    La chercheuse, qui refuse de parler de “phénomène” concernant les femmes kamikazes, évoque dans son rapport certaines attaques-suicides marquantes menées par des femmes. C’est une kamikaze tamoule, membre des Black Tiger, qui, rappelle-t-elle, est responsable, en 1991, de l’assassinat du Premier ministre indien, Rajiv Gandhi. Elle avait dissimulé sa bombe dans un panier de fleurs. Il y eut aussi en 2002, la spectaculaire prise d’otages du théâtre Doubrovka par 19 femmes kamikazes tchétchènes, en vêtements de deuil. Et comment ne pas parler de cette vague d’attaques-suicides menées par 67 femmes palestiniennes entre 2002 et 2006…

    “Il n’y a pas de profil type de la femme kamikaze si ce n’est que, comme pour les hommes, ces femmes sont rarement mûres”, souligne Fatima Lahnait. Quant à leurs motivations, elles sont diverses et fluctuantes : “les femmes sont des kamikazes comme les autres”.

    “Cependant, a contrario des hommes, des raisons personnelles, comme venger la mort d’un proche, sont d’abord mises en avant pour expliquer l’action des femmes kamikazes. Leurs motivations d’ordre politique ou d’engagement pour une cause sont moins facilement évoquées”, souligne la chercheuse. Fatima Lahnait y voit “un déni de leur capacité à raisonner” mais aussi le signe que “se tuer en tuant lorsqu’on est une femme touche à davantage de tabous”.

    Une fascination-effroi utilisée à des fins tactiques ou de propagande

    “La participation de femmes à des actes de carnage suscite un mélange de stupéfaction, de révulsion et d’intérêt public”, explique Fatima Lahnait dans son rapport. Corollaire de cette fascination-effroi, le recours à des femmes kamikazes alors que les volontaires masculins ne manquent pas peut être une stratégie.

    “En période de tensions, une femme pourra plus facilement atteindre la cible en s’approchant de forces de l’ordre sur le qui-vive par exemple”, pointe la chercheuse. De même, recourir à des femmes a pu être un moyen d’accentuer l’attention des médias et de pousser à la médiation politique comme ce fût le cas pour les kamikazes palestiniennes du début des années 2000.

    Alors que ces dernières années, l’organisation État islamique a reçu le monopole de l’attention médiatique, les femmes y sont cantonnées à un rôle domestique : “Au sein de l’EI, le rôle des femmes est d’être au foyer, d’être une bonne épouse et une bonne mère. Les femmes kamikazes sont une stratégie de dernier recours comme cela a été le cas à la fin de la bataille de Mossoul”.

    *”Pasionarias. De l’engagement des femmes dans les mouvements violents et les conflits armés”, à paraître chez L’Harmattan

    Première publication : 29/10/2018

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  • Le Real Madrid vire son entraineur après le classico

    Le Real Madrid vire son entraineur après le classico

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    Le Real Madrid a limogé l’entraineur Julen Lopetegui après seulement quatre mois et demi à la tête du club.

    L’Espagnol a succédé à Zinedine Zidane en juin, mais la défaite écrasante 5-1 contre Barcelone lors du Clasico dimanche était sa cinquième défaite en six matchs.

    Le Real, qui est maintenant neuvième de la Liga, n’a marqué que 14 points sur 30 possibles, son pire début de saison depuis 2001-02.

    Le club a annoncé qu’il serait “provisoirement remplacé” par l’ancien joueur Santiago Solari, actuellement entraîneur du Castilla, l’équipe réserve.

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