Author: Don Kayembe

  • Premier League: Manchester City et Liverpool sont toujours en tête et invaincus!

    Premier League: Manchester City et Liverpool sont toujours en tête et invaincus!

    Pour aller plus loin autour d’un sport qui passionne la planète entière, au-delà des résultats, enjeux, analyses, l’émission reviendra aussi sur certains matchs, joueurs, vedettes actuelles et anciennes gloires, sur des évènements mémorables, des faits marquants et jamais loin de l’actualité du moment.
    Emission présentée par Annie Gasnier. Coordination journalistique et reportages: David Fintzel. Réalisation: Laurent Salerno.

    A partir du 29 octobre 2018, Radio Foot internationale, c’est du lundi au vendredi à 15h10 TU vers l’Afrique ; 16h10 TU vers le monde et Paris ; à 21h10 TU vers l’Afrique et la Roumanie.

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  • Rwanda: le géant de la bière Heineken a-t-il joué un rôle dans le génocide?

    Rwanda: le géant de la bière Heineken a-t-il joué un rôle dans le génocide?


    Par
    RFI

    Publié le 30-10-2018
    Modifié le 30-10-2018 à 02:37

    C’est un livre qui a fait beaucoup parler. Le journaliste néerlandais, Olivier Van Beemen vient de publier « Heineken en Afrique », une enquête sur les méthodes de ce géant de la bière, très présent sur le continent. Agressions sexuelles, viols, corruption, l’auteur y multiplie les accusations contre le brasseur néerlandais. Des accusations très graves que Heineken conteste. Le journaliste néerlandais accuse même le groupe d’avoir joué un rôle durant le génocide rwandais de 1994.

    Selon Olivier Van Beemen, Heineken aurait joué un rôle important dans ce génocide, et ce en continuant à produire de la bière. « Le problème, c’était que cette bière servait à motiver, à récompenser les génocidaires. En même temps, Heineken continuait aussi à payer des taxes au régime génocidaire », déclare l’auteur du livre.

    Cette accusation est formellement rejetée par le groupe néerlandais qui affirme avoir perdu le contrôle de sa brasserie. « Des employés de Heineken se sont révélés être des extrémistes, extrêmement connectés au gouvernement, ce qui a fait tourner la brasserie. Donc, la question c’est : est-ce que Heineken a apporté un support à cette brasserie pour qu’elle puisse tourner ? Nous avons fait une enquête véritablement approfondie et ce qui ressort, de manière assez évidente, c’est qu’il n’y a eu aucun support qui a été apporté. J’ai même regardé un peu les chiffres. C’est vraiment extrêmement clair. Les volumes se sont totalement effondrés et les profits sont arrivés quasiment à zéro », a précisé Patrick Villemin, directeur des relations institutionnelles pour le groupe Heineken en Afrique.

    Il y a cependant un problème. Cet argument de la perte de contrôle n’a pas tout de suite été mis en avant par Heineken, au contraire. En juin 1994, une porte-parole du groupe justifie le maintien de la production par ces mots : « Tant qu’il y a de la demande et que nous pouvons produire, ça ne me semble pas à l’ordre du jour », sous-entendu d’arrêter la production. Une déclaration dont le brasseur se démarque totalement aujourd’hui.

    « Les déclarations qu’a faites cette porte-parole sont en déconnexion totale avec ce qui se passait dans la réalité », rétorque Patrick Villemin.

    Si Heineken qualifie les accusations de l’auteur « d’inacceptables », le groupe n’a toutefois pas porté l’affaire en justice. Aucune plainte en diffamation n’a en effet été déposée contre le journaliste néerlandais.

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  • Terrorisme : quand le kamikaze est une femme

    Terrorisme : quand le kamikaze est une femme

    Afrique

    Terrorisme : quand le kamikaze est une femme

    Texte par Alcyone WEMAËRE

    Dernière modification : 30/10/2018

    L’attentat-suicide perpétré au cœur de Tunis, le 29 octobre, a remis sur le devant de la scène les femmes kamikazes. Fatima Lahnait, auteure du rapport “Femmes kamikazes, le djihad au féminin”, revient sur leur engagement dans les conflits armés.

    Le corps sans vie d’une femme voilée, et portant des lunettes noires sur le front, gît sur l’avenue Habib-Bourguiba, l’artère principale de Tunis. Lundi 29 octobre, le premier attentat-suicide à secouer la capitale tunisienne depuis 2015 a été commis par une femme. Au moins 20 personnes, dont 15 policiers, ont été blessées dans l’attaque, pour l’heure non revendiquée, qui visait des forces de l’ordre. Le fait que le kamikaze soit une femme est une première en Tunisie. Pourtant, si les femmes kamikazes sont moins nombreuses que les hommes, les attentats-suicides commis par celles-ci n’ont rien d’exceptionnel.

    En l’absence de tout décompte officiel ou précis, Fatima Lahnait*, chercheuse, auteure du rapport “Femmes kamikazes, le djihad au féminin” estime “de l’ordre de 15 %” le nombre d’attentats-suicides commis par des femmes. D’après son propre décompte, en 2017, 137 attentats-suicides ont été commis par des femmes dans 23 pays (contre 77 en 2016 et 118 en 2015). L’augmentation significative en 2017 est due à Boko Haram, selon la chercheuse.

    Libanaises, Tchétchènes, Palestiniennes…

    “Au Proche-Orient, la première femme à commettre un attentat-suicide est une Libanaise de 16 ans, Sana Khyadali, qui s’est fait exploser au volant d’un véhicule piégé près d’un convoi militaire israélien”, rappelle Fatima Lahnait. C’était le 9 avril 1985, et dans l’année qui suivit, cinq autres femmes commirent des attaques similaires au Liban.

    La chercheuse, qui refuse de parler de “phénomène” concernant les femmes kamikazes, évoque dans son rapport certaines attaques-suicides marquantes menées par des femmes. C’est une kamikaze tamoule, membre des Black Tiger, qui, rappelle-t-elle, est responsable, en 1991, de l’assassinat du Premier ministre indien, Rajiv Gandhi. Elle avait dissimulé sa bombe dans un panier de fleurs. Il y eut aussi en 2002, la spectaculaire prise d’otages du théâtre Doubrovka par 19 femmes kamikazes tchétchènes, en vêtements de deuil. Et comment ne pas parler de cette vague d’attaques-suicides menées par 67 femmes palestiniennes entre 2002 et 2006…

    “Il n’y a pas de profil type de la femme kamikaze si ce n’est que, comme pour les hommes, ces femmes sont rarement mûres”, souligne Fatima Lahnait. Quant à leurs motivations, elles sont diverses et fluctuantes : “les femmes sont des kamikazes comme les autres”.

    “Cependant, a contrario des hommes, des raisons personnelles, comme venger la mort d’un proche, sont d’abord mises en avant pour expliquer l’action des femmes kamikazes. Leurs motivations d’ordre politique ou d’engagement pour une cause sont moins facilement évoquées”, souligne la chercheuse. Fatima Lahnait y voit “un déni de leur capacité à raisonner” mais aussi le signe que “se tuer en tuant lorsqu’on est une femme touche à davantage de tabous”.

    Une fascination-effroi utilisée à des fins tactiques ou de propagande

    “La participation de femmes à des actes de carnage suscite un mélange de stupéfaction, de révulsion et d’intérêt public”, explique Fatima Lahnait dans son rapport. Corollaire de cette fascination-effroi, le recours à des femmes kamikazes alors que les volontaires masculins ne manquent pas peut être une stratégie.

    “En période de tensions, une femme pourra plus facilement atteindre la cible en s’approchant de forces de l’ordre sur le qui-vive par exemple”, pointe la chercheuse. De même, recourir à des femmes a pu être un moyen d’accentuer l’attention des médias et de pousser à la médiation politique comme ce fût le cas pour les kamikazes palestiniennes du début des années 2000.

    Alors que ces dernières années, l’organisation État islamique a reçu le monopole de l’attention médiatique, les femmes y sont cantonnées à un rôle domestique : “Au sein de l’EI, le rôle des femmes est d’être au foyer, d’être une bonne épouse et une bonne mère. Les femmes kamikazes sont une stratégie de dernier recours comme cela a été le cas à la fin de la bataille de Mossoul”.

    *”Pasionarias. De l’engagement des femmes dans les mouvements violents et les conflits armés”, à paraître chez L’Harmattan

    Première publication : 29/10/2018

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  • Le Real Madrid vire son entraineur après le classico

    Le Real Madrid vire son entraineur après le classico

    Copyright de l’image Getty Images

    Le Real Madrid a limogé l’entraineur Julen Lopetegui après seulement quatre mois et demi à la tête du club.

    L’Espagnol a succédé à Zinedine Zidane en juin, mais la défaite écrasante 5-1 contre Barcelone lors du Clasico dimanche était sa cinquième défaite en six matchs.

    Le Real, qui est maintenant neuvième de la Liga, n’a marqué que 14 points sur 30 possibles, son pire début de saison depuis 2001-02.

    Le club a annoncé qu’il serait “provisoirement remplacé” par l’ancien joueur Santiago Solari, actuellement entraîneur du Castilla, l’équipe réserve.

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  • L’entraîneur du Real Madrid, Julen Lopetegui, démis de ses fonctions

    L’entraîneur du Real Madrid, Julen Lopetegui, démis de ses fonctions

    C’était la défaite de trop. Au lendemain de la correction dans le Clasico contre le FC Barcelone (5-1), l’entraîneur du Real Madrid, Julen Lopetegui, a été démis de ses fonctions, lundi 29 octobre, a annoncé dans la soirée le club madrilène.

    L’Espagnol de 52 ans ne sera resté que quatre mois à ce poste. La décision était attendue depuis plusieurs jours tant les résultats de la Maison blanche, 9e du championnat espagnol, n’étaient pas conformes aux attentes pour le triple champion d’Europe en titre.

    Lire aussi :   Barça-Real : Julen Lopetegui ou la vie impossible d’un entraîneur au Real Madrid

    Interim de Santiago Solari

    « Le comité directeur du Real Madrid, réuni ce jour, a décidé de mettre fin au contrat de l’entraîneur Julen Lopetegui. Cette décision, adoptée avec le plus haut sens des responsabilités, a pour objectif de changer la dynamique de l’équipe première, a écrit le club dans un communiqué. Le comité directeur considère qu’il existe une grande disparité entre les résultats obtenus jusqu’à présent et la qualité des joueurs de l’effectif du Real Madrid. »

    M. Lopetegui sera « remplacé provisoirement par Santiago Solari », ancien joueur du Real Madrid entre 2000 et 2005. Il fera ses débuts dès mercredi en 16es de finale aller de la Coupe du Roi à Leilla, en attendant la nomination d’un nouvel entraîneur.

    Malgré un début de saison prometteur, le Real Madrid reste sur cinq matchs sans victoire en Liga. La tâche était compliquée pour M. Lopetegui qui a pris la succession sur le banc madrilène de Zinédine Zidane, l’entraîneur qui a permis au Real de remporter trois Ligues des champions d’affilée et qui a vu partir au cours de l’été le quintuple Ballon d’or, Cristiano Ronaldo. Avec ce renvoi, Julen Lopetegui devient l’un des entraîneurs les plus éphémères de l’histoire récente madrilène avec seulement 14 matches dirigés : 6 victoires, 2 nuls et 6 défaites.

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  • Scandale d’abus sexuels en Angleterre : sept hommes, membres d’un même gang, reconnus coupables

    Scandale d’abus sexuels en Angleterre : sept hommes, membres d’un même gang, reconnus coupables

    Ces décisions de justice sont les premières poursuites majeures engagées dans le cadre de l’opération « Stovewood », portant sur une vaste affaire d’exploitation sexuelle de mineures dans le Yorkshire.

    Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 20h21, mis à jour à 20h21

    Lecture 2 min.

    Les premières condamnations tombent après la découverte, il y a quelques années, d’un scandale d’abus sexuels dans le Yorkshire. Lundi 29 octobre, sept hommes, membres d’un même gang, ont été reconnus coupables d’avoir violé et exploité sexuellement des adolescentes à Roterham, au nord de l’Angleterre.

    Ces décisions de justice sont les premières poursuites majeures engagées dans le cadre de l’opération « Stovewood », une enquête de la National Crime Agency (l’agence britannique de lutte contre le crime, NCA) portant sur une vaste affaire d’exploitation sexuelle de mineures dans le Yorkshire. L’enquête avait été lancée après qu’un rapport rendu en 2014 à la suite d’une enquête publique avait révélé l’ampleur des faits, survenus entre 1997 et 2013, et l’échec de la police et des services sociaux à y mettre fin. Au total plus de 1 500 victimes ont été identifiées.

    Le gang était composé d’hommes originaires du Pakistan, âgés aujourd’hui d’une trentaine d’années, qui s’en prenaient à des adolescentes « ciblées » et « dans certains cas, soumises à des actes dégradants et violents », a expliqué la procureure Michelle Colborne. Les jeunes filles étaient alcoolisées, droguées et victimes de viol collectif. Une des victimes est tombée enceinte après avoir été violée à quatorze ans par plusieurs hommes dans une forêt, qui l’ont menacée de l’y abandonner si elle refusait de se plier à leurs ordres. Ses parents l’ont ensuite forcée à avorter.

    Plusieurs condamnations en octobre

    « Les filles étaient fascinées par des hommes asiatiques plus âgés, des hommes qui avaient une voiture », a déclaré la procureure. « Elles pensaient qu’ils menaient la grande vie » et « aucune n’avait la maturité de réaliser qu’elles étaient manipulées et exploitées ». Pour Robin Pearson, responsable des enquêtes de la NCA pour l’opération « Stovewood », les accusés sont des « prédateurs » ; « aucun n’avait exprimé de remords. »

    Depuis le début du mois d’octobre, une vingtaine d’hommes ont également été condamnés pour viols et agressions sexuelles graves sur des mineurs. Quatre hommes ont été condamnés le 8 octobre par le tribunal de Leeds pour de multiples agressions contre des jeunes filles dans la région d’Huddersfield, dans le Yorkshire de l’Ouest, au nord de l’Angleterre, entre 2004 et 2011.

    Lire aussi Au Royaume-Uni, le soupçon de biais racial resurgit dans une vaste affaire d’exploitation sexuelle

    Seize autres hommes avaient précédemment été condamnés par le même tribunal lors de deux précédents procès. Le chef du groupe, Amere Singh Dhaliwal, un père de famille de 35 ans, a été condamné à la prison à vie avec une période de sûreté de 18 ans. Il a été reconnu coupable de 54 infractions, dont 22 viols envers onze adolescentes.

    « Ces hommes ont délibérément pris pour cible des victimes vulnérables, les manipulant et les exploitant pour leur propre satisfaction sexuelle », a déclaré Michael Quinn, du Crown Prosecution Service (CPS), service chargé de l’accusation au Royaume-Uni, cité dans un communiqué.

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  • Allemagne : les trois années qui ont affaibli Angela Merkel

    Allemagne : les trois années qui ont affaibli Angela Merkel

    Angela Merkel, 64 ans, dont treize au pouvoir en Allemagne, a longtemps paru indétrônable. Mais des crises à répétition au sein de sa coalition et les critiques contre sa politique migratoire ont fini par fragiliser irrémédiablement la chancelière allemande.

    Elle en a tiré de premières conséquences, lundi 29 octobre, au lendemain d’un énième revers électoral dans la région de Hesse, en annonçant qu’elle quitterait la tête de l’Etat à l’issue de son mandat de chancelière, en 2021, et qu’elle se retirerait de la vie politique.

    Quelques heures plus tôt, la plus ancienne dirigeante européenne en exercice avait annoncé à ses troupes qu’elle quitterait en décembre la présidence du parti conservateur, l’Union chrétienne-démocrate d’Allemagne (CDU). Un premier pas vers la fin de sa carrière politique. Retour sur les trois années qui ont isolé politiquement la chancelière allemande.

    • Automne 2015 : Merkel accueille près de 900 000 demandeurs d’asile

    C’est à l’automne 2015 que tout a basculé. A la tête de l’Allemagne depuis dix ans, Angela Merkel décide d’ouvrir son pays à 890 000 demandeurs d’asile fuyant la guerre en Syrie ou la pauvreté. Malgré les inquiétudes de l’opinion, elle promet de les intégrer et de les protéger. « Wir schaffen das » (nous y arriverons), assure-t-elle au plus fort de la crise des réfugiés.

    Lire l’analyse :   Angela Merkel a du mal à faire oublier son « Wir schaffen das »

    Cette décision historique, prise sans avoir véritablement consulté ses partenaires européens, divise autant au sein de l’Union européenne que les Allemands eux-mêmes. Fin 2015, celle qui fut un temps dépeinte en nazie en Grèce pour son inflexibilité financière face à Athènes, est ironiquement surnommée « Mère Angela », en référence à mère Teresa, par le magazine Der Spiegel.

    • Septembre 2016 : battue dans sa circonscription par l’extrême droite

    Sa politique d’ouverture lui vaut d’être qualifiée « chancelière du monde libre » par le Time en décembre 2015. Un an plus tard, après le séisme Donald Trump, Angela Merkel apparaît à certains observateurs comme un antidote à la montée des populismes. Mais la crise migratoire inquiète, la peur de l’islamisme et des attentats djihadistes s’installent, et l’électorat conservateur allemand se détourne en partie vers l’extrême droite.

    Le 4 septembre 2016, lors d’élections régionales du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, le parti anti-immigration Alternative pour l’Allemagne (AfD) devance la CDU de la chancelière allemande dans son fief électoral. La claque est brutale pour Mme Merkel. Cette année-là, l’Allemagne accueillera 280 000 demandeurs d’asile.

    Lire aussi :   Claque électorale pour Angela Merkel dans sa région

    • Septembre 2017 : l’AfD fait son entrée au Bundestag

    Le 24 septembre 2017, c’est un tabou de l’après-guerre qui tombe. Avec 94 élus, la formation d’extrême droite fait une entrée historique au Parlement à la faveur des élections législatives.

    La percée de l’AfD a été permise par l’effondrement des deux grands partis traditionnels. La CDU (conservateurs) et le SPD (sociaux-démocrates) ne totalisent à eux deux que 399 sièges au Bundestag, soit 56 % du Parlement. Il faut remonter à 1949, où ils ne détenaient que 67 % des sièges (avec 277 députés sur 410), pour retrouver un score aussi faible.

    En 2017, le nombre de demandeurs d’asile en Allemagne est passé à 180 000, soit 100 000 de moins qu’en 2016. Mais Angela Merkel continue de voir une partie de ses électeurs se tourner vers des formations hostiles à sa politique d’immigration, l’extrême droite et les Libéraux du FDP.

    Notre décryptage :   Ce qu’il faut retenir de l’entrée de l’extrême droite au Parlement allemand

    • Mars 2018 : une coalition créée dans la douleur, et qui reste fragile

    C’est dans la douleur qu’Angela Merkel parvient finalement à entamer un quatrième mandat de chancelière, en mars 2018… près de six mois après les élections législatives. Après d’interminables tractations pour former un gouvernement de « grande coalition », elle trouve un accord entre son camp conservateur (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates du SPD.

    Mais la recette du compromis permanent concoctée sous l’égide de la chancelière a fini par lasser les électeurs dans un monde politique allemand atomisé et électrisé par l’irruption du discours antimigrant porté par l’extrême droite . En conflit répété sur la politique d’asile avec son ministre de l’intérieur et patron de la droite bavaroise, Horst Seehofer, Mme Merkel voit son étoile pâlir.

    A deux reprises déjà, la « Grosse Koalition » CDU-CSU-SPD a failli éclater en raison de divergences sur l’immigration et la proximité présumée de l’ex-chef des services de renseignement Hans-Georg Maassen avec l’extrême droite.

    Lire aussi :   Horst Seehofer, ennemi de l’intérieur pour Angela Merkel

    La chancelière lutte aujourd’hui pour le maintien de sa coalition avec le Parti social-démocrate, mais celle-ci apparaît au bord de l’implosion à la suite des échecs électoraux des deux partis en Hesse et en Bavière. Un départ du SPD de la coalition signerait la fin du gouvernement actuel et probablement celle de la carrière politique d’Angela Merkel.

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  • “L’annonce de la candidature de Bouteflika à la présidentielle, rassurante mais insuffisante”

    “L’annonce de la candidature de Bouteflika à la présidentielle, rassurante mais insuffisante”

    Afrique

    “L’annonce de la candidature de Bouteflika à la présidentielle, rassurante mais insuffisante”

    Texte par Bahar MAKOOI

    Dernière modification : 29/10/2018

    Le FLN a annoncé, dimanche, la candidature d’Abdelaziz Bouteflika à la présidence algérienne. Une décision qui masque mal les craintes de la sphère politique, qui, au vu de la santé dégradée du chef d’État, essaye de préparer l’après-Bouteflika.

    L’annonce du Front de libération nationale (FLN), dimanche 28 octobre, n’a pas calmé les spéculations sur la candidature du président algérien Abdelaziz Bouteflika au scrutin présidentiel prévu en avril 2019 en Algérie. Lui-même n’a pas confirmé sa participation à l’élection, pas plus que son entourage.

    À 81 ans, diminué par les séquelles de l’accident vasculaire cérébral (AVC) dont il a été victime en 2013, le chef d’État algérien ne correspond pas au profil idéal d’un candidat à la présidentielle. Pour ne rien arranger, la récente crise au Parlement, où un nouveau président a été élu alors même que le mandat de l’ex-chef de l’Assemblée populaire nationale (APN) est encore valable, est venue rajouter à l’inquiétude politique ambiante.

    Pour le sociologue algérien Nacer Djabi, la candidature d’Abdelaziz Bouteflika est loin d’être acquise étant donné son état de santé. Sa capacité physique à assurer le pouvoir pour un cinquième mandat sera la grande inconnue de cette campagne électorale. Une mise à l’écart de l’homme d’État pourrait ouvrir la voie à une crise politique redoutée par le FLN et la population.

    France 24 : Abdelaziz Bouteflika bénéficie-t-il encore de soutiens au sein de la population algérienne ?

    Nacer Djabi : Un président de la République en Algérie n’a pas besoin de soutien. Le point de vue des Algériens compte peu, car c’est une machine électorale qui produit leurs élus depuis 1962. La population n’est pas dupe et avec le temps la grande majorité s’est désintéressée du scrutin, elle ne vote pas. Mais cette fois, c’est un peu différent. Les Algériens ont peur de cette élection car il y a une incertitude quant à la candidature de Bouteflika, au vu de son état de santé qui ne s’améliore pas. Il ne s’est pratiquement pas exprimé depuis 2012, il ne bouge pas, il ne voyage pas, il reçoit très peu, le conseil des ministres a quasiment disparu… Les gens se demandent s’il est encore possible d’avoir un président candidat dans cet état. Que se passera-t-il dans le cas où il se retrouve en incapacité totale, sans même pouvoir se maintenir sur un fauteuil ? Et s’il est élu en avril 2019, combien de temps parviendra-t-il à tenir, sachant que le mandat présidentiel dure cinq ans ? Nous avons l’habitude des annonces de dernière minute. En 2014, Abdelaziz Bouteflika n’avait confirmé sa candidature que deux mois avant le scrutin. Mais cette fois, on a senti un doute s’installer. Les Algériens préféreraient rester avec un homme qu’ils connaissent, assez prévisible, plutôt que de vivre une crise politique, où les décideurs ne parviendront pas à s’entendre.

    Justement, l’Algérie vit une crise parlementaire avec l’élection anticonstitutionnelle d’un nouveau président à l’Assemblée populaire nationale (APN, chambre basse du Parlement) pour remplacer Saïd Bouhadja. Que révèle cette crise sur la situation politique algérienne ?

    En elle-même, cette crise ne paralyse pas du tout la vie politique algérienne. Il faut dire que le rôle de l’APN est assez minime. C’est une machine à valider des textes que le gouvernement propose. Il y a très peu de vie législative propre. Ce que dit cette crise, c’est surtout que la caste politique prépare le scénario post-Bouteflika, dans le cas où il ne se présenterait pas à l’élection. On ne peut pas dire que Saïd Bouhadja [président de l’APN jusqu’à 2022 selon la Constitution, NDLR] soit connu pour être un anti-Bouteflika. S’il se représente, Bouhadja est acquis. Dans le cas contraire, il n’est pas certain qu’il soutiendra un autre candidat. Les tenants du pouvoir préfèrent avoir quelqu’un à la tête de l’APN qui n’opposera aucune réticence, une personnalité dont ils sont sûrs de la fidélité le moment venu, au cas où il faudrait se mettre d’accord sur le nom d’un autre candidat.

    Si Bouteflika ne confirme pas sa candidature, qui pourrait se présenter à la présidence algérienne ?

    C’est loin d’être clair, car la classe politique est d’accord avec un scénario selon lequel Bouteflika sera maintenu pour un cinquième mandat. Et si ce n’est pas le cas, il faudra alors travailler très dur pour arriver à un consensus. Le système politique algérien ne produit pas d’élite politique. Il ne permet pas à des personnalités de se distinguer. On a pensé à un certain moment au général Abdelghani Hamel, l’ex-directeur général de la Sûreté nationale (DGSN). Il avait quelques éléments en sa faveur : il est jeune, issu d’une nouvelle génération, c’est un ancien militaire, il commençait même à acquérir une dimension internationale. Il avait beaucoup d’atouts, mais il a été limogé dans des conditions troubles qui ont sonné la fin de sa carrière politique.

    >> À lire : Abdelaziz Bouteflika limoge le patron de la police

    Première publication : 29/10/2018

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  • En Algérie, une opposition résignée à l’idée d’un cinquième mandat de Bouteflika

    En Algérie, une opposition résignée à l’idée d’un cinquième mandat de Bouteflika

    L’annonce de la candidature du chef de l’Etat, non encore confirmée par l’intéressé, a suscité des réactions fatalistes dans la classe politique.

    Hormis un commentaire, très décrié sur les réseaux sociaux, d’Ali Benouari, ancien ministre du trésor installé en Suisse, fustigeant un « peuple qui se laisse guider comme un mouton vers l’abattoir », la classe politique algérienne n’a guère réagi à la déclaration du secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Djamel Ould-Abbès, qui a affirmé, dimanche 28 octobre 2018, que le président Abdelaziz Bouteflika, 81 ans et malade, serait le candidat du parti pour l’élection présidentielle d’avril 2019.

    Même si, en général, elle ne doute guère de « l’envie » du président Bouteflika et de son entourage « d’aller » au cinquième mandat, cette classe politique préfère attendre une annonce formelle de l’intéressé, tant il est compliqué de décrypter ce qui se passe au sein du pouvoir avec la vague d’incarcérations de généraux et l’épisode du débarquement du président de l’Assemblée nationale la semaine passée.

    Aucun candidat sérieux ne s’est déclaré

    L’annonce de Djamel Ould-Abbès n’a rien de nouveau. Celui-ci s’était déjà engagé en avril à « transmettre au président de la République les souhaits et le désir des militants de le voir poursuivre son œuvre ». Les partis dits de « l’allégeance », le FLN et le Rassemblement national démocratique (RND) notamment, ainsi que le patronat (Forum des chefs d’entreprise) et l’ex-syndicat unique (UGTA) ont multiplié les appels au chef de l’Etat. La campagne « pour la continuité » s’est intensifiée au cours des derniers mois.

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    Pour beaucoup d’observateurs, la cause est entendue. Au point qu’à six mois de l’élection présidentielle, aucun autre candidat sérieux ne s’est déclaré. L’expérience d’Ali Benflis, ancien chef de gouvernement qui a joué à deux reprises – malgré lui sans doute – le rôle de « lièvre » de Bouteflika reste très dissuasive.

    La perspective d’un cinquième mandat est si forte qu’elle a poussé le général à la retraite Rachid Benyelles à publier, le 18 octobre, dans les colonnes du Quotidien d’Oran une nouvelle « Lettre à ceux qui détiennent le pouvoir ». Estimant que l’Algérie est devenue « l’homme malade de l’Afrique », l’ancien général a exhorté « ceux qui détiennent le pouvoir […] de se démarquer par rapport au projet absolument insensé de reconduire un grand malade octogénaire pour un cinquième mandat ». Sa supplique a cependant peu de chances d’être entendue par les hauts dirigeants de l’armée, à qui le message est d’évidence adressé.

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    D’autant que l’absence physique du président Bouteflika est palliée par des cérémonies surréalistes organisées autour de ses portraits. Tendance relevée dès avril par le HuffPost Algérie qui constatait que ce « nouvel exercice de l’allégeance au portrait du président Abdelaziz Bouteflika [qui] n’est énoncé par aucun protocole […] commence en réalité à prendre les allures d’un culte rituel ».

    « Nous ne sommes pas tenus de participer à leur cirque »

    La résistance à un cinquième mandat ne vient pour l’instant que d’un mouvement, non agréé, Mouwatana (« citoyenneté »), qui tente difficilement de faire entendre sa voix. Le jeune groupe, rassemblant des militants politiques et des membres de la société civile, veut « hâter » la fin du régime et « préparer les conditions d’une transition pacifique ». Il a lancé, le 26 mai, un appel solennel au président Bouteflika à renoncer à un cinquième mandat.

    Affaiblis et sans marge dans un jeu politique verrouillé, les partis d’opposition classiques attendent, eux, avec résignation et fatalisme que le président affiche ses intentions. Pour l’heure, face à la multiplication des prises de parole des partis de « l’allégeance », ils refusent de s’emballer. « Djamel Ould-Abbès a fait une déclaration du FLN, nous ne sommes pas tenus de réagir et de participer à leur cirque. On attendra qu’il [se déclare] lui-même », nous a indiqué un député de l’opposition en relevant que le mois d’avril 2019 est « encore loin ».

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    En Algérie, la perspective d’un cinquième mandat de Bouteflika se précise

    Le dispositif de reconduction du président Bouteflika, en poste depuis avril 1999, est bien en place. La seule incertitude planant sur ce possible cinquième mandat est l’état de santé du chef de l’Etat. Le site Tout sur l’Algérie (TSA) le rappelle : « Si la volonté d’Abdelaziz Bouteflika et de son entourage de rester aux affaires pour cinq années de plus est presque une lapalissade, l’évolution de l’état de santé du président demeure la grande inconnue qui échappe à tout le monde, à commencer par ceux qui, depuis sept mois, rivalisent de formules et de rhétorique pour le supplier de ne pas quitter le navire. »

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  • Election de Bolsonaro : malgré le vote obligatoire, un Brésilien sur cinq s’est abstenu

    Election de Bolsonaro : malgré le vote obligatoire, un Brésilien sur cinq s’est abstenu

    Alors que le vote est obligatoire au Brésil, plus d’un électeur sur cinq (21,3 %) ne s’est pas déplacé, dimanche 28 octobre, pour voter à l’élection présidentielle, qui a conduit à la victoire du candidat de l’extrême droite Jair Bolsonaro face au candidat de gauche Fernando Haddad.

    Si ce taux d’abstention n’est pas exceptionnel – il s’est établi, lors des six dernières élections entre 16,8 % en 2006 et 21,5 % en 1998 –, il reste haut et interroge sur la mise en œuvre concrète de l’obligation du vote.

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    Vote obligatoire, avec des exceptions

    Instauré en 1932, le vote obligatoire a été renforcé en 1988 dans la nouvelle Constitution brésilienne, encore en vigueur actuellement. Concrètement, la Constitution oblige tout citoyen brésilien, entre 18 et 70 ans, à voter pour l’ensemble des élections, quelle qu’en soit l’échelle (locale ou nationale). Les expatriés brésiliens ne bénéficient d’aucune dispense pour les élections nationales.

    En revanche, les Brésiliens ayant entre 16 et 18 ans (le vote au Brésil étant permis à partir de 16 ans), ainsi que ceux âgés de plus de 70 ans, les soldats et les illettrés, quel que soit leur âge, n’ont, eux, aucune obligation de vote.

    Dispenses et sanctions

    Au-delà de ces exceptions, il reste possible pour les électeurs de s’abstenir, s’ils parviennent à le justifier auprès du tribunal régional électoral (TRE) dans un délai de soixante jours. Le taux d’abstention connu au lendemain des élections mélange des abstentionnistes volontaires et des abstentionnistes qui ont eu une réelle impossibilité de se déplacer.

    Si le TRE juge leur excuse invalide, ou s’ils n’ont pas fait cette démarche de justification à temps, ils peuvent être assujettis à deux types de sanctions, l’une monétaire, l’autre administrative.

    D’une amende de deux euros au retrait de carte électorale

    La sanction monétaire est la plus légère : les abstentionnistes doivent généralement payer une amende équivalant à deux euros. La sanction administrative est, elle, très lourde. Si une personne n’a pas voté à trois élections consécutives (chacun des tours d’une élection compte pour un) et qu’elle n’a pas pu justifier son absence, elle se voit retirer sa carte électorale. Or, sans carte électorale, les Brésiliens ne peuvent pas passer d’examen pour devenir fonctionnaires, recevoir d’argent de l’Etat, obtenir un passeport ou encore un crédit dans une banque étatique.

    Il est donc possible pour les Brésiliens de « manquer » une élection. Mais ils doivent veiller à ne pas en faire une habitude, sous peine de sanctions administratives importantes. Selon un sondage publié par l’institut de sondages Datafolha en 2014, 57 % des citoyens obligés de voter ne se déplaceraient pas si le vote n’était pas obligatoire (contre entre 16 et 21 % des électeurs, selon les chiffres d’abstention lors des élections de ces vingt dernières années).

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    Registre obsolète

    En 2014, le journal Estado de São Paulo avançait une autre raison pour expliquer l’abstention malgré le caractère obligatoire du vote. Cette année-là, les Brésiliens étaient également appelés à voter pour leur chef d’Etat. A São Paulo, environ 20 % des électeurs ne s’étaient pas déplacés. Après avoir effectué une étude statistique, le journal avait affirmé qu’une partie de l’abstention pourrait être expliquée par le manque de mise à jour des listes d’électeurs, celles-ci comportant encore… des personnes décédées.

    Le journal avait noté que dans les villes où les listes électorales avaient été complètement mises à jour – cette dernière imposant aux votants inscrits de présenter leurs empreintes digitales à la cour électorale –, le taux d’abstention était plus bas. Les électeurs décédés avaient ainsi été retirés des listes électorales… et donc du décompte des abstentionnistes.

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