Author: Don Kayembe

  • La Ligue 1 est-elle (si) nulle ?

    La Ligue 1 est-elle (si) nulle ?

    Chronique. Depuis le temps que l’on proclame le déclin du championnat de France, celui-ci devrait en être aujourd’hui au niveau d’Andorre ou de Saint-Marin. Le sujet a tout du marronnier, et il a de nouveau poussé sur le terreau de l’hebdomas horribilis des clubs français en Coupe d’Europe.

    Zéro victoire face à des adversaires pour certains modestes, il n’en fallait pas plus pour que notre goût de l’autodénigrement entre en émulsion au contact des éternelles carences de notre football de clubs.

    Elle a toujours été (un peu) nulle

    La frustration est sans doute avivée par l’écart entre les performances de la sélection nationale et celles des clubs, au lendemain d’une victoire en Coupe du monde. Mais on peut observer l’Angleterre pour se convaincre qu’une telle corrélation n’existe ni dans un sens, ni dans l’autre.

    Cette frustration repose aussi sur un malentendu historique, qui consiste à prendre pour référence d’exceptionnelles années 1990, durant lesquelles le football de clubs français a connu son apogée avec ses sept finales continentales et ses deux uniques Coupes d’Europe. Juste avant la révolution industrielle du football.

    Depuis une quinzaine d’années, la Liga, la Premier League, la Bundesliga et la Serie A sont bien installées en tête du coefficient UEFA, tandis que la Ligue 1 oscille entre le quatrième et le sixième rang.

    Elle est à sa place

    A une époque où les résultats sportifs sont de plus en plus indexés aux moyens financiers, le football français apparaît, en réalité, à sa place : celle de la cinquième puissance européenne – grâce à son vaste marché de consommateurs et à ses droits de diffusion.

    En termes de prestige et d’attention, l’Espagne, l’Angleterre, l’Allemagne et l’Italie restent loin devant – malgré l’intérêt international récent suscité par l’AS Monaco et surtout le Paris-Saint-Germain.

    Mais le PSG joue dans une autre cour, celle de la Ligue des champions, et la locomotive espérée est plutôt un TGV qui file sur d’autres rails que les TER de L1. Dans le monde, notre championnat vaut ce que valent ses droits de diffusion à l’étranger : une paille.

    Lire :   OM – PSG : Ligue 1 cherche concurrents à Paris pour un semblant de suspense

    Elle pourrait faire mieux

    Logique, mais savoir ne pas rester à sa place, c’est aussi le propre du sport de haut niveau. La finale et la demi-finale de Ligue Europa atteintes par l’OM et l’OL en 2018 et en 2017 masquent mal le mépris des clubs français pour cette compétition – pourtant à leur portée. C’est le problème quand on joue plus la qualification pour la Coupe d’Europe que la Coupe d’Europe elle-même.

    La faiblesse des projets sportifs, le manque d’audace sont des maux récurrents, qui compromettent le spectacle proposé, alors que le championnat de France souffre de son tropisme défensif et de son manque d’éclat.

    Or, ni la direction technique nationale ni les entraîneurs ne font du football français un laboratoire du jeu dans lequel s’élaborerait un modèle séduisant et gagnant… Et quand des techniciens reconnus (Ancelotti) ou prometteurs (Jardim, Emery, Favre) arrivent de l’étranger, ils sont raillés et leurs séjours écourtés.

    Elle pourrait être mieux dirigée

    La France du football ne brille pas non plus par sa gouvernance. Même le meilleur président de club de l’époque, Jean-Michel Aulas, semble perdre pied. A Nantes, Paris, Marseille ou Lille, les dirigeants arrivés avec les investisseurs étrangers ont commis de graves erreurs de stratégie et de communication.

    Bien que les clubs les plus nantis soient désormais dotés de stades modernes, ils continuent à se plaindre de la fiscalité ou de réclamer un système (encore) moins égalitaire en se déchirant au sein des instances.

    De quoi s’inquiéter quant à l’usage qui sera fait de la future manne des droits télé, en forte augmentation dès 2020. L’absence de vision caractérise aussi un football qui méprise et maltraite absurdement ses supporteurs.

    On l’aime quand même

    Cette « Farmers League » que l’on moque à l’étranger est, pourtant, ce championnat où l’on forme et fait émerger de futures stars qui iront briller ailleurs, exploitant un fantastique vivier de jeunes joueurs. Elle sent le terroir qu’incarnent bien ses bucoliques multiplex du samedi soir.

    C’est surtout la compétition où évoluent les clubs qu’on aime le plus – d’un amour plus difficile et ingrat que celui voué aux top teams glamoureuses, bardées de stars. On ne s’excusera pas d’avoir, dimanche après-midi, préféré Rennes-Reims au « classico » Barça-Real.

    La Ligue 1 est dénigrée rituellement, mais on la chérit encore jusque dans sa manière de résister aux injonctions du grand spectacle footballistique mondialisé. On aimerait juste qu’elle fasse un effort pour nous rendre cette affection.

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  • Election au Brésil : « C’est une jeune démocratie, la présidence Bolsonaro pourrait être un test »

    Election au Brésil : « C’est une jeune démocratie, la présidence Bolsonaro pourrait être un test »

    Avec Jair Bolsonaro, les Brésiliens ont choisi pour président, dimanche 28 octobre, un nostalgique de la dictature militaire, adepte des provocations racistes, misogynes et homophobes. Partisan de la libéralisation des armes, autoproclamé anti-système, le candidat d’extrême droite a tiré profit du sentiment d’insécurité et de l’écœurement des Brésiliens envers leurs élites politiques.

    Claire Gatinois, correspondante du « Monde » au Brésil, a répondu à vos questions et décrypté la situation au lendemain du scrutin.

    Lucas : Bonjour, sur quels thèmes Jair Bolsonaro a-t-il gagné ?

    Claire Gatinois : Bonjour. Le discours sur la sécurité a été déterminant ainsi que celui sur les « valeurs » de la famille. Mais c’est surtout en fustigeant la gauche, le Parti des travailleurs taxé de « communiste » et en se présentant comme le remède à la corruption que Bolsonaro a séduit les foules.

    Didier Lejeune : Que dire de l’influence de l’armée pour l’élection, et surtout après ?

    Elle a eu une influence primordiale. Jair Bolsonaro s’est entouré de généraux. Ce sont eux qui l’auraient incité à axer son discours sur les valeurs familiales et la sécurité. L’après-élection reste un mystère : le général Mourao, désormais vice-président, dit que Jair Bolsonaro et lui ne sont plus des militaires mais des citoyens. A suivre…

    Cosette : Que va t-il arriver aux opposants de Bolsonaro ?

    Une partie du pays est effrayée, d’autant qu’il a récusé toute responsabilité dans les agressions commises par certains de ses partisans durant la campagne. Les plus inquiets sont les militants du mouvement des sans-terre, que Bolsonaro compte qualifier de « terroristes ». Il faut espérer que les institutions joueront leur rôle.

    Zed : Quel est son plan d’action pour le rétablissement de l’ordre et de la sécurité, notamment dans les favelas abandonnées par le gouvernement précédent ?

    Pour les favelas en particulier, il n’a pas de message. Jair Bolsonaro compte investir dans les forces armées et mettre plus de cohérence entre les différentes polices. Mais son principal message est la fermeté. Il entend supprimer les aménagements de peines, amnistier les crimes de policiers, et autoriser plus largement la détention d’armes à feu.

    Ce dernier point est l’une des priorités du gouvernement. le président de la Chambre des députés actuel, Rodrigo Maia, envisage déjà de la mettre à l’agenda du Congrès. Mais cet assouplissement sera probablement moins large que prévu, n’autorisant le port d’armes qu’à quelques professions, comme les agriculteurs qui se plaignent d’être sans défense dans des campagnes isolées.

    Lire aussi :   Brésil : Bolsonaro, la victoire d’un illusionniste sans scrupule

    JeanElsass : Quelle politique économique et sociale va-t-il conduire ?

    Jair Bolsonaro admet régulièrement qu’il n’y connaît rien en économie. Il a confié le dossier à son conseiller Paulo Guedes, un financier libéral qui entend lancer un vaste chantier de privatisations, réformer les retraites et réduire les dépenses de l’Etat. Son objectif est de ramener le déficit public à zéro en un an. Sur le social, Jair Bolsonaro, après avoir critiqué la « bolsa familia », une sorte de RMI, a promis qu’il maintiendrait l’équivalent d’un tel programme.

    Curieuse : Quelles seront les conséquences de son élection sur l’environnement ?

    Désastreuses à priori. Jair Bolsonaro est allié à la « bancada ruralista », le lobby des grands propriétaires terriens, cultivateurs de soja, de maïs et de canne à sucre. Il compte fusionner les ministères de l’agriculture et de l’environnement, et mettre le holà sur les actions de l’Ibama, l’Agence de protection de l’environnement. Enfin, son propos disant qu’une fois élu, « les Indiens [n’auraient] plus un centimètre carré de terre » fait froid dans le dos.

    SImanovici : Sur quelle majorité pourra-t-il s’appuyer au Congrès ?

    C’est le point le plus complexe de l’équation du prochain gouvernement. Le parti de Bolsonaro, le Parti social libéral, est en position de force mais il a face à lui le PT, qui va mener l’opposition. Bolsonaro devra donc chercher des alliés au sein de la kyrielle de petits partis. Une gageure, pour un homme qui ne semble ni diplomate ni négociateur.

    Grayson : Quelles conséquences ce virage politique pourrait avoir sur les relations avec la France, l’Europe, le Monde ?

    Jair Bolsonaro est un nationaliste, mais son conseiller économique le pousse au libéralisme et à l’ouverture internationale. Aux Etats-Unis, les relations promettent d’être bonnes avec Donald Trump, qui l’a félicité.

    Futur Expat : Comment est accueillie l’élection par les expatriés ?

    Ils sont mitigés. Certains sont affolés, d’autres satisfaits comme les milieux d’affaires brésiliens. Ces derniers sont persuadés que Bolsonaro pourra redresser l’économie et minimisent le danger qu’il représente, pensant qu’il sera neutralisé par son entourage et le Congrès. Il n’y a pour l’heure aucune restriction prévue en termes d’immigration. Bolsonaro, contrairement à l’extrême droite européenne, n’a pas un discours xénophobe.

    Clément : Comment expliquer le vote pour Bolsonaro de la classe moyenne ?

    Les classes les plus pauvres, souvent de confession évangélique, ont été touchées par le discours sur la famille, les valeurs. Les classes moyennes qui vivent dans des villes périphériques touchées par l’insécurité ont apprécié sa position de fermeté contre le crime. Ces classes moyennes ont aussi nourri une rancœur vis-à-vis de la gauche au moment de la crise de 2015, tout comme la petite bourgeoisie. Le thème de la « corruption » qui frappe le PT a permis de galvaniser ce ressentiment.

    Lire aussi :   Election au Brésil : Bolsonaro ou la revanche du « Brésilien moyen »

    Cosette : Doit-on s’attendre une diaspora brésilienne ? Notamment des minorités LGBT ?

    Certains Brésiliens parlent de départ mais il s’agit essentiellement des classes aisées qui l’ont envisagé avant même l’élection, du fait de la crise et de l’insécurité. La communauté LGBT est angoissée mais il est trop tôt pour savoir si cela se traduira par un exil.

    Jair Bolsonaro a tenté dimanche soir de calmer les inquiétudes à ce sujet en affirmant qu’il gouvernerait pour tous les Brésiliens. Il semble aussi délicat de revenir sur le mariage homosexuel, qui a été autorisé par la Cour suprême s’appuyant sur la Constitution de 1988.

    Jenny : La démocratie est-elle solide au Brésil ? Si Bolsonaro commet des dérives, la Cour suprême peut-elle les empêcher ?

    Le Brésil est une jeune démocratie, cette présidence pourrait être un test. Les attaques de l’un des fils de Jair Bolsonaro, assurant qu’il pourrait fermer la Cour suprême avec « un soldat et un caporal », ont fait frémir. La Cour suprême a réagi et Bolsonaro a rappelé son fils à l’ordre.

    Sysy : Peut-on imaginer que l’explosion de l’endettement public et la dégradation de l’économie sont dues au Mondial de football en 2014 et aux JO deux ans après ?

    L’endettement est le résultat de plusieurs facteurs. Les dépenses des grandes cérémonies en sont un, mais il y a aussi la crise liée la chute des prix des matières premières, le gaspillage des moyens de l’Etat, la corruption et le régime des retraites qui doit faire face au vieillissement de la population.

    Vivacapito : Quel impact a eu l’agression au couteau de M. Bolsonaro, pendant la campagne, sur son élection ?

    Il a été victimisé et a été épargné par ses adversaires. Surtout, elle lui a offert un prétexte pour se dispenser de débats télévisés. Au final la campagne a très peu parlé de son programme. Un programme flou, dont la partie économique est très impopulaire.

    Lire l’éditorial :   Brésil : inquiétant retour du passé

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  • Algérie: pour la presse, la candidature Bouteflika en 2019 est quasiment actée

    Algérie: pour la presse, la candidature Bouteflika en 2019 est quasiment actée


    Par
    RFI

    Publié le 29-10-2018
    Modifié le 29-10-2018 à 17:24

    Il n’y a pas de confirmation, de la part de la présidence, que le président Abdelaziz Bouteflika sera candidat pour un cinquième mandat. Djamel Ould Abbès, le chef du FLN, a affirmé dimanche soir que le président algérien sera bel et bien candidat. Il était cité par l’Agence de presse algérienne (APS). L’entourage d’Abdelaziz Bouteflika ne s’est pas non plus exprimé sur la question. Comment la presse algérienne a-t-elle traité le sujet ?

    Le quotidien algérien Liberté écrit ce matin, en citant le porte-parole du Rassemblement national démocratique (RND), que l’option d’un cinquième mandat pour le président Bouteflika « découlerait de l’impossibilité pour les clans du régime de s’entendre sur un autre candidat que lui. » Pour le quotidien, « c’est une prolongation de règne par défaut ».

    Dans son éditorial, Mustapha Hammouche écrit, que la principale raison de ce prolongement indéfini du règne Bouteflika, malgré son état de santé, est là : « le pouvoir tire sa cohésion du seul fait que toutes ses composantes ont (…) un même leader de référence ». Le journal Al-Khabar paraît du même avis : « le FLN n’a qu’un seul candidat, Bouteflika ».

    En avril 2014, le président Bouteflika avait été réélu pour un quatrième mandat. A l’époque, il n’avait mis fin aux spéculations que deux mois avant la date des élections. TSA pose s’est posé la question : « Cinquième mandat : décision actée ou simple surenchère des soutiens de Bouteflika ? »

    L’éditorialiste Makhlouf Mhenni écrit dans le même journal : « Si le schéma devait se répéter, Bouteflika annoncera officiellement sa candidature vers la mi-janvier, au plus tard début février, et sa réélection ne sera qu’une simple formalité. »

    De nombreux observateurs algériens et étrangers se disent persuadés que l’actuel président algérien sera à nouveau candidat pour 2019. Si l’annonce d’hier est censée relancer le débat, autour de cette candidature, les Algériens semblent se résigner à l’inéluctable.

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  • Comment améliorer le premier tour de la Coupe du monde de football ?

    Comment améliorer le premier tour de la Coupe du monde de football ?

    Crédit Photographique : FIFA

    Lors du premier tour de la coupe du monde de football 2018, deux oppositions majeures faisaient saliver les amateurs de ballon rond : le match Portugal-Espagne, premier match du groupe B, et le match Belgique-Angleterre, dernier match du groupe G. Le match Portugal-Espagne dépassa les attentes des spectateurs et téléspectateurs. Il fut en effet un festival offensif, un match à très haute intensité, un régal conclu par un prolifique score de 3 buts partout. A l’opposé, le match Belgique-Angleterre opposait deux équipes déjà qualifiées qui se demandaient si le perdant ne serait pas « le mieux loti » au regard du tableau des matchs à élimination directe qui l’attendait. La Belgique l’emporta finalement sur la plus petite des marques (1-0), à l’issue d’un match qui, même si n’a engendré aucune forme d’entente entre les deux protagonistes, fut l’un des plus soporifiques de la compétition.

    Optimiser l’ordre des rencontres lors de la phase de poule

    Est-il possible d’éviter ce genre de situations ou, pire encore, des ultimes matchs de poule gangrénés par une collusion entre deux équipes qui obtiendrait, avec un résultat nul (ou tout autre résultat), la garantie d’être conjointement qualifiées ? C’est la question à laquelle tentent de répondre Mario Chater, Luc Arrondel, Jean-Pascal Gayant et Jean-François Laslier dans un document de travail de l’École d’Economie de Paris d’octobre 2018 intitulé « Fixing match-fixing« . Ils se proposent de comparer plusieurs modalités d’ordre des rencontres lors des phases de poule de la coupe du monde. Le principe actuel de la construction de cette phase de groupe est un ordre « aléatoire » des rencontres entre les équipes issues des différents « pots ». Au moment du tirage au sort, en effet, 4 pots sont constitués : le pot A contient les 8 meilleures équipes présumées, le pot B les 8 suivantes et ainsi de suite jusqu’au pot D contenant les 8 équipes les plus faibles du tournoi. Les deux derniers matchs de la phase de poule, joués simultanément dans chaque groupe pour éviter toute collusion (à l’image de ce qui se produisit lors du match Allemagne-Autriche en 1982), peuvent donc opposer : l’équipe issue du pot A à celle issue du pot D d’une part, et l’équipe issue du pot B à celle issue du pot C d’autre part (format 1), ou pot A versus pot C et pot B versus pot D (format 2) ou finalement pot A versus pot B et pot C versus pot D (format 3).

    Eviter de programmer le match opposant les deux meilleures équipes lors du dernier round

    Dans leur article, Chater et al. (2018) effectuent 15 000 simulations de matchs des phases de poule pour chaque option d’ordre des rencontres. A l’issue des 4 premiers matchs de chaque poule, il est alors possible de déterminer quel pourcentage de derniers matchs seront : sans enjeu, propices à une collusion ou pleinement concurrentiels. Dans le format actuel du système d’attribution de points (3 pour une victoire, 1 pour un match nul, 0 pour une défaite), ils établissent sans ambigüité que la meilleure option est le format 1, tandis que la pire est le format 3. En effet, la probabilité d’être confronté à des matchs sans enjeu lors du dernier round de la phase de poule est de 35 % avec le format 1 et grimpe à 55 % avec le format 3. Le contraste entre la physionomie des matchs Portugal-Espagne et Belgique-Angleterre était donc prévisible : faire s’affronter les deux meilleures équipes de la poule (pot A versus pot B, tel était le cas pour Belgique-Angleterre) lors de la dernière rencontre de la phase de groupe engendre, plus d’une fois sur deux, un match sans enjeu. A l’inverse, il semble pertinent de faire s’affronter les compétiteurs issus des pots A et B lors du premier match de poule (comme Portugal-Espagne), mais ceci n’entre pas, au sens strict, dans le champ des enseignements qui peuvent être tirés de l’étude.

    Un enjeu rendu déterminant par le passage de la coupe du monde de 32 à 48 équipes

    L’étude ne s’arrête pas là ; elle s’intéresse aussi aux modifications que le passage d’une coupe du monde de 32 à 48 équipes engendre. Pour l’édition 2026, en effet, le format prévu est celui d’un premier tour organisé en 16 poules de 3, avec 2 qualifiés pour la suite de la compétition. La question intéressante devient désormais : laquelle des 3 équipes de chaque poule doit être exempte lors de la « 3ème journée » : la plus forte, la plus faible ou celle de niveau intermédiaire ? Sans véritable surprise, le format le plus pertinent est celui à l’occasion duquel l’équipe exempte lors du dernier round est l’équipe présumée la meilleure (la probabilité d’assister à un match sans enjeu est inférieure à 8 %). A l’inverse, quand l’équipe la plus faible est exempte lors du dernier round, il y a 77 % de chances que le match soit sans enjeu.

    Un format néanmoins structurellement médiocre pour 2026

    Même s’il est possible de minimiser le risque de match sans enjeu lors du dernier round de la phase de poule, il n’en demeure pas moins qu’un premier tour à 66,7 % de qualifiés (2 sur 3, format prévu pour la coupe du monde 2026) risque de produire des matchs moins offensifs qu’un premier tour à 50 % de qualifiés (2 sur 4, format coupes du monde 2018 et 2022). Le précédent du passage de 16 à 24 équipes lors de l’Euro 2016 a démontré, avec éclat, qu’un premier round à 66,7 % de qualifiés (sur la base du système contestable des « meilleurs troisièmes ») engendrait des matchs défensifs, frileux et peu spectaculaires. La moyenne du nombre de buts marqués par match de phase de poule est passée, rappelons-le, d’un peu plus de 2,5 pour les Euros s’étant déroulés entre 1996 et 2012, à 1,92 pour l’Euro 2016. Pour cette raison, il nous semble pertinent d’envisager le format d’une coupe du monde à 40, avec 8 groupes de 5 équipes et seulement 40 % de qualifiés (2 sur 5). Outre que l’obligation d’adopter un comportement offensif (avec un système d’attribution de points 3-1-0) s’impose, il est possible d’optimiser le spectacle en optimisant le choix de l’équipe exempte lors de la dernière « journée » de chaque poule.

    C’est à  cet exercice que Chater et al. (2018) se sont enfin livrés. Le résultat est, là aussi, sans équivoque. Mais alors qu’il faut rendre la plus forte équipe exempte lors du dernier round dans un système à 2 qualifiés sur 3, il est stimulant de constater que c’est la plus faible qu’il faut rendre exempte lors du dernier round dans un système à 2 qualifiés sur 5. Ceci démontre avec force que, pour un tirage au sort de phase finale de coupe du monde, l’ordre des matchs du premier tour doit être tout sauf aléatoire.

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  • Tunisie: attentat-suicide sur l’avenue Bourguiba

    Tunisie: attentat-suicide sur l’avenue Bourguiba


    Par
    RFI

    Publié le 29-10-2018
    Modifié le 29-10-2018 à 20:27

    La capitale tunisienne a été frappée par un attentat-suicide ce lundi 29 octobre. Cela fait plusieurs années que le pays n’avait pas connu d’acte terroriste. Le bilan est de neuf blessés.

    Il était 14 heures lorsqu’une femme d’une trentaine d’années a activé la charge explosive qu’elle transportait sur l’avenue Bourguiba, artère symbolique au cœur de la capitale tunisienne. Avant d’actionner sa bombe, la terroriste s’était approchée d’un groupe de policiers. Huit ont été blessés, ainsi qu’un civil.

    La scène s’est déroulée à quelques mètres du théâtre municipal, non loin de l’ambassade de France. Très rapidement, la plus grande avenue du pays a été bouclée, quadrillée par des centaines de membres des forces de l’ordre.

    Le mouvement de panique des passants a duré quelques minutes, chacun se demandant ce qu’était cette explosion entendue à plusieurs centaines de mètres à la ronde. Les commerces ont massivement baissé leurs rideaux et ce lundi soir encore, cette avenue, habituellement très animée, vit au rythme du passage des véhicules de police.

    Pas de revendication

    L’attaque n’a, pour l’heure, pas été revendiquée. Les explosifs artisanaux, le mode opératoire et l’absence d’autres morts semblent souligner une forme d’amateurisme, selon plusieurs spécialistes.

    En 2015, après les attaques très meurtrières du musée du Bardo et de la plage de Sousse, un kamikaze s’était fait exploser, en novembre, visant un bus de la garde présidentielle tuant douze agents. Cette attaque, qui avait été revendiquée par le groupe djihadiste Etat islamique, s’était produite à quelques centaines de mètres seulement de l’attentat de ce lundi et, comme aujourd’hui, elle avait ciblé des forces de l’ordre. La nouveauté, et non des moindres, c’est que l’attaque s’est produite sur la célèbre avenue Bourguiba et a été perpétrée par une femme.

    Les forces de sécurité ont pu identifier l’auteure de l’attentat. Elle vient de la région de Mahdia et n’est pas connue des Services de la police. Diplômée en management et en anglais, elle n’avait jamais réussi à travailler dans ces domaines.

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  • Vichai Srivaddhanaprabha, le milliardaire qui a changé la destinée du club de Leicester

    Vichai Srivaddhanaprabha, le milliardaire qui a changé la destinée du club de Leicester

    Sa seule extravagance de milliardaire lui aura été fatale. Le président de Leicester City, le Thaïlandais Vichai Srivaddhanaprabha, avait pour seul péché mignon de quitter le stade de son équipe en hélicoptère. Celui-ci s’est écrasé aux abords du King Power Stadium, samedi 27 octobre, causant la mort de son propriétaire, ainsi que celles de quatre autres passagers. Un choc pour les habitants de Leicester, ville située dans le centre de l’Angleterre, qu’il a fait connaître dans le monde entier.

    Le milliardaire de 60 ans, décrit comme humble et généreux, avait mené son club jusqu’à l’un des plus improbables exploits de l’histoire du football : le titre de champion conquis en 2016, au nez et à la barbe des grandes puissances du football anglais. Seulement six ans après le rachat pour 40 millions de livres d’un club alors moribond, qui végétait en deuxième division.

    Un conte de fées du football moderne avec l’entraîneur italien Claudio Ranieri à la baguette, mais dont l’homme d’affaires thaïlandais avait été le véritable investigateur. Sans dépense mirobolante (selon les canons de la Premier League), Vichai Srivaddhanaprabha avait investi de manière ciblée, privilégiant l’éclosion de jeunes talents. Leicester a eu du nez avec l’attaquant vedette Jamie Vardy, déniché en cinquième division anglaise, ou le Français N’Golo Kanté (acheté à Caen) et l’Algérien Riyad Mahrez, recruté au Havre en Ligue 2.

    « Nous lui devons tout »

    Réputé proche de ses joueurs, Vichai Srivaddhanaprabha était également très apprécié des supporteurs de Leicester, un fait plutôt rare pour des propriétaires étrangers en Angleterre. Il faut dire qu’il savait les choyer. Les supporters de Leicester avaient ainsi eu droit à une bière gratuite et à des beignets pour célébrer son soixantième anniversaire, avant un match contre Newcastle en avril de cette année. Et le prix des abonnements avait été gelé ces quatre dernières saisons, tandis que Vichai Srivaddhanaprabha avait fait don de deux millions de livres sterling (2,5 millions de dollars) pour aider à construire un hôpital pour enfants.

    « Vichai a choisi Leicester lorsque nous étions couverts de dettes, rappelle Ellis Greaves, un fan des Foxes (les renards, le surnom du club), qui a lancé une pétition en ligne pour qu’une statue soit érigée en l’honneur du président défunt. Il nous a sortis de là et a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui. Nous lui devons tout, à lui et sa famille. S’il vous plaît, si vous êtes un supporter de Leicester ou un fan de football, signez cette pétition pour qu’une statue soit érigée devant le King Power Stadium à sa mémoire. » En milieu de journée, cette pétition avait déjà recueilli plus de 16 000 signatures.

    Malgré sa popularité, le Thaïlandais aux petites lunettes rondes était un personnage peu connu, qui a préféré laisser son fils Aiyawatt, dit « Top », jouer les premiers rôles en tant que vice-président du club.

    Dimanche, le club a salué la « gentillesse » et la « générosité » de Vichai Srivaddhanaprabha, un « grand homme ». « C’est une tragédie pour le club. Je suis épouvantablement triste », a aussi réagi l’entraîneur français de Leicester, Claude Puel. De nombreux supporters de football ont afflué toute la journée aux abords du stade, pour déposer des bouquets de fleurs et des écharpes aux couleurs du club, ou se recueillir en silence.

    « Je peine à trouver les bons mots… Mais pour moi, vous êtes une légende, un homme incroyable, [celui] qui avait le plus grand cœur, l’âme du Leicester City », a écrit sur Instagram, dans la nuit de dimanche à lundi, l’attaquant vedette Jamie Vardy, en légende d’une photographie de lui et de Vichai Srivaddhanaprabha souriants.

    Les anciens du club se sont également exprimés. L’ex-international et joueur de Leicester Gary Lineker a confié sur Twitter avoir le « cœur brisé ». « Ce qu’il a fait pour Leicester est incroyable », a rappelé sur BBC5live Sven-Goran Erikssen, ancien manager du club, décrivant un homme « extrêmement généreux », présent à chaque match, avec sa famille.

    « Ce n’était pas un héritier d’une riche famille mais un vrai battant »

    L’homme d’affaires était à la tête d’une fortune aujourd’hui estimée à plusieurs milliards de dollars. Familier de la famille royale thaïlandaise, il avait construit l’activité de son groupe, King Power, à partir de 1989 avec, au départ, un seul magasin de Duty-Free à Bangkok, avant de décrocher, en 2006, la concession pour les magasins de Duty-Free du nouvel aéroport international de Bangkok, qui voit passer chaque année des millions de voyageurs.

    « Ce n’était pas un héritier d’une riche famille mais un vrai battant », souligne le politicien Anutin Charnvirakul, saluant le « modèle pour la jeune génération », d’homme d’affaires avisé, incarné par Vichai. Fervent bouddhiste, Vichai a réussi à se ménager les faveurs des élites conservatrices, y compris du palais, qui lui a accordé le nom prestigieux de Srivaddhanaprabha.

    En dépit de son poids économique et de ses ambitions internationales, King Power était, cependant, resté une entreprise très familiale. Et les quatre enfants de Vichai, deux filles et deux garçons tous trentenaires, font tous partie du comité exécutif du groupe.

    Vichai Srivaddhanaprabha était aussi un familier des puissants de Thaïlande, au premier rang desquels la famille royale. Son nom, Srivaddhanaprabha, lui a été attribué en 2013 par le roi de Thaïlande. Amateur de polo, dont il était un joueur accompli, membre du Ham Polo Club de Londres, il côtoyait également des membres de la famille royale en Angleterre.

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  • Europe. L’affaire Ján Kuciak rebondit en Hongrie

    Europe. L’affaire Ján Kuciak rebondit en Hongrie

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    Huit mois après l’assassinat du journaliste slovaque et de sa compagne, des récentes perquisitions menées entre les villes hongroises de Budapest, Zebegény et Kecskemét alimentent la thèse d’une arme du crime importée du territoire magyar.

    Depuis trois semaines, la mort du journaliste Ján Kuciak et de sa compagne Martina Kusnirova, abattus de sang-froid le 21 février à leur domicile de Velka Maca, en Slovaquie, prend des dimensions inattendues en Hongrie. Début octobre, les autorités slovaques confirmaient devant la presse leurs soupçons concernant Tamás Szabó et Zoltán Andruskó, issus tous deux de la minorité magyare de Slovaquie. Le premier aurait tiré les balles mortelles et le second joué les intermédiaires. Ils ont été entendus par les enquêteurs slovaques.

    Les témoignages recueillis orientent l’instruction sur la piste d’un habitant de la ville hongroise de Zebegény, dans la région de Budapest, un certain L. K., qui aurait fourni un pistolet neuf millimètres à Szabó contre 3 000 euros, selon les informations d’Europol relayées par l’hebdomadaire HVG. “Les policiers ont perquisitionné le domicile de L. K. ainsi que celui d’un certain R. I. K., résidant à Kecskemét et ayant échangé par téléphone avec L. K juste après le meurtre. Les deux hommes ont été longuement entendus puis relâchés jusqu’à nouvel ordre”, poursuit le portail. La police hongroise ne peut aller plus loin, faute de preuves suffisantes.

    Tamás Szabó et Zoltán Andruskó, les deux responsables slovaques présumés, auraient chacun, en plus du pistolet magyar et de plusieurs téléphones prépayés, perçu 10 000 euros en billets de 500 euros, emballés dans des serviettes de table, pour éliminer Kuciak après plusieurs reconnaissances minutieuses des lieux du drame.

    Le risque d’une disparition des preuves

    “Argent transmis sous le manteau, revolver, téléphones jetables, passages multiples devant le domicile de la cible, ce scénario digne d’un véritable roman policier s’est pourtant déroulé en réalité”, commente le portail slovaque en langue hongroise Bumm. “Les suspects ont exigé et obtenu une augmentation compte tenu de l’énorme médiatisation de l’affaire, mais aussi afin de quitter le pays au plus vite et d’éviter les vingt-cinq années de privation de liberté qui les guettent désormais”, développe le site d’actualités.

    L’examen des téléphones, des ordinateurs et du disque dur externe retrouvés au cours des perquisitions hongroises pourrait prouver l’implication dans les meurtres des deux citoyens magyars auditionnés en Hongrie. Les autorités hongroises avaient par ailleurs déjà procédé à des écoutes téléphoniques fin septembre à la demande de la Slovaquie et travaillent main dans la main avec Bratislava. En attendant les suites de l’instruction, Budapest déclare rester “extrêmement vigilant” face au danger d’anéantissement des preuves.

    Joël Le Pavous

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  • Mbaye Diagne, du rêve à la réalité avec les Lions de la Téranga

    Mbaye Diagne, du rêve à la réalité avec les Lions de la Téranga

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    L’international sénégalais Mbaye Diagne vient d’inscrire son 11e but en seulement 10 matches de Süper Lig cette saison en Turquie. Et pour asseoir son bonheur, il est rappelé par le sélectionneur des Lions de la Téranga pour la cinquième journée des éliminatoires qui aura lieu en novembre. Pourtant, il y a quelques mois, Mbaye Diagne n’imaginait pas intégrer l’équipe nationale, même s’il le souhaitait ardemment.

    C’était en avril 2018, quelques mois avant le Mondial 2018. Par téléphone, Mbaye Diagne nous racontait à quel point il avait envie de jouer pour les Lions de la Téranga . « J’ai marqué des buts dans tous les clubs où je suis passé. J’ai toujours tenu mon rôle d’attaquant », argumentait-il. Finalement, en mai, la liste des 23 pour la Russie sort, son nom n’apparaît pas. En mars, il avait été présélectionné, mais pas retenu pour les deux matches amicaux contre l’Ouzbékistan (1-1) et la Bosnie-Herzégovine (0-0).

    Dans la liste pour novembre

    Mbaye Diagne a été appelé par le Sénégal le 9 septembre 2018, contre Madagascar, bien après la Coupe du monde, comme remplaçant. Et c’est en octobre que le natif de Dakar devient titulaire pour la première fois à l’occasion de la double confrontation face au Soudan.

    Mais s’il n’a pas trouvé l’occasion de briller et de marquer, l’attaquant de Kasimpasa en Turquie conserve toutefois la confiance du sélectionneur Aliou Cissé qui l’a rappelé pour le déplacement en Guinée Équatoriale, le 17 novembre, dans le cadre de la cinquième journée des éliminatoires de la CAN 2019.

    « Mbaye Diagne, je le connais, je l’ai suivi à plusieurs reprises. Mes collaborateurs l’ont aussi suivi. Sa qualité première, c’est qu’il est capable de marquer beaucoup de buts. Il a un bon jeu de tête et aussi un bon jeu, dos au but, c’est un peu notre Giroud même s’il marque plus que Giroud ! », a commenté Aliou Cissé lors de sa dernière conférence de presse pour justifier son choix.

    Des débuts en Italie

    « J’ai toujours voulu être professionnel. Petit, j’allais jouer tous les soirs avec les copains. J’ai quitté le Sénégal à 17 ans et je suis allé en Italie », nous confiait Mbaye Diagne qui a été accueilli par ses oncles à Turin. Là-bas, il a commencé sa carrière dans des petits clubs avant de signer trois saisons avec la Juventus qui l’a tout de suite prêté.

    Pour le moment, plus rien ne l’arrête avec Kasimpasa. Mbaye Diagne a encore trouvé le chemin des filets et décroché le nul sur penalty pour son équipe qui se déplaçait samedi 27 octobre à Erzurumspor (1-1). Le voilà désormais à 11 buts en 10 matches, depuis le début de la saison. Un ratio qui lui permet de caracoler en tête du classement des buteurs en Turquie avec 6 buts d’avance sur le second, Yasin Öztekin.

    « J’ai quitté la Chine pour revenir en Europe parce que je voulais jouer pour la sélection nationale. Quand tu joues en Chine, il n’y a pas beaucoup d’opportunités. Le Sénégal ne t’appelle pas », avançait Mbaye Diagne en début d’année. Un choix qui s’est révélé bénéfique pour lui. Il était arrivé en Turquie en janvier dernier après un passage au Tianjin Teda. Auparavant, il avait aussi évolué en Belgique, en Hongrie et en France.

    Le vainqueur de la Supercoupe d’Arabie saoudite en 2014 avec Al-Shabab attend désormais de débloquer son compteur avec la sélection face à la Guinée équatoriale.  De quoi lui ouvrir les portes de la phase finale de la CAN 2019 puisque le Sénégal a déjà son billet en poche.

    Chronologie et chiffres clés

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