Author: Don Kayembe

  • « La Guerre des mondes », ou la fausse panique collective de 1938

    « La Guerre des mondes », ou la fausse panique collective de 1938

    Récit

    Le 30 octobre 1938, CBS diffuse « La Guerre des mondes », une pièce radiophonique inspirée du célèbre roman de l’écrivain britannique H.G. Wells. Au micro et à la mise en scène, son presque homonyme, Orson Welles, 23 ans, un metteur en scène alors quasi inconnu du grand public. Pour donner un caractère réaliste à la pièce, Welles décide d’y inclure de faux flashs d’information qui évoquent le débarquement des Martiens dans la région de New York.

    Selon les journaux de l’époque, cette version de la « Guerre des mondes » aurait déclenché une panique générale à travers le pays. Problème : cette panique générale n’a pas eu lieu. En effet, l’émission était clairement annoncée dans les programmes et un générique marquait le début et la fin de cette mise en scène radiophonique de « La Guerre des mondes » sur l’antenne de CBS.

    LE MONDE

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  • Conversation avec Juliette Armanet. Une rencontre du Monde Festival

    Conversation avec Juliette Armanet. Une rencontre du Monde Festival

    Décryptage

    C’est l’une des voix les plus séduisantes de la jeune chanson française. Son succès est fulgurant. Depuis la sortie de son premier album, Petite Amie, en 2017, Juliette Armanet a chanté sur toutes les scènes ou presque. Beaucoup l’ont d’ailleurs découverte lorsqu’elle a magnifiquement repris Les Moulins de mon cœur, le classique de Michel Legrand, en ouverture du dernier Festival de Cannes.

    Pour Le Monde Festival, samedi 6 octobre, au Théâtre des Bouffes du Nord, cette fille de libraires de banlieue parisienne est revenue sur les amours artistiques qui ont scandé son parcours et montré qu’elle n’est avare ni de voix ni de cœur.

    Revivez les meilleurs moments du Monde Festival en vidéo.

    LE MONDE

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  • Les coups de ciseaux du politiquement correct, selon Emmanuel Pierrat

    Les coups de ciseaux du politiquement correct, selon Emmanuel Pierrat

    Le livre. Sommes-nous en train de glisser de façon indolore vers une société où la liberté d’expression ne serait plus un principe cardinal ? A lire l’avocat Emmanuel Pierrat, on prend conscience que ce péril n’est pas théorique. Ce spécialiste du droit de la culture et des affaires de censure recense les multiples coups que nous portons à la liberté de création artistique, à celles d’éditer ou d’exposer une œuvre.

    Ce n’est pas sous le joug de gouvernements autoritaires mais au nom de la morale qu’émerge une insidieuse « censure privatisée ». Parfois au nom de buts louables, comme la lutte contre le racisme ou contre les violences faites aux femmes, on parvient à interdire, bannir, censurer ou même réécrire l’histoire.

    Sans revenir sur les arguments juridiques débattus autour de la publication des pamphlets antisémites de Céline ou de la réédition de Mein Kampf de Hitler, M. Pierrat s’inquiète pour « la mémoire d’une société qui ne saura rien des errements de son passé ». Fallait-il déboulonner les statues de Lénine après la chute du mur de Berlin ? La mairie de San Francisco a-t-elle eu raison de retirer en 2018 une statue représentant un Amérindien à moitié nu aux pieds de deux missionnaires catholiques ?

    Censurer l’expression du racisme, une erreur

    Censurer l’expression du racisme des générations précédentes n’aide pas à le combattre aujourd’hui. Au contraire ! « Nous n’aurons plus les moyens intellectuels de savoir ce qui a été peint, lu, admiré ou conspué. Le public du futur sera anesthésié », prévient l’avocat. Mais invoquer les traditions n’autorise pas tout. L’auteur dénonce la perpétuation d’une manifestation raciste comme la « Nuit des Noirs » au carnaval de Dunkerque, pendant laquelle des Blancs se noircissent le visage.

    La censure bien-pensante ne s’applique pas qu’au passé. Au Teatro del Maggio de Florence, la scène finale de l’opéra Carmen a…

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  • Christian Streiff : « Ce PDG méprisant qu’incarne Luchini, ce n’était pas moi »

    Christian Streiff : « Ce PDG méprisant qu’incarne Luchini, ce n’était pas moi »

    Christian Streiff le reconnaît volontiers, il souffre encore de très légers trous de mémoire. Quelques noms qu’il peine à retrouver. Une idée qui chemine jusqu’au bout de sa langue et s’évanouit soudain. C’est pour cela, d’ailleurs, que l’ancien patron d’Airbus et de PSA Peugeot Citroën a apporté avec lui un élégant carnet rouge. « J’y note les choses importantes pour lesquelles je ne suis pas sûr de ma mémoire », sourit-il en s’installant au fond des Belles plantes, la brasserie du Jardin des plantes, à Paris, pas très loin de chez lui. Il pose le carnet sur la table en bois, passe la main sur le cuir : « Ce matin, j’y ai fait la liste de ce que je voulais vous dire… ou ne pas vous dire. »

    Il est une certitude qu’il n’a pas eu besoin d’inscrire pour s’en souvenir : bien sûr, Christian Streiff, 64 ans, aime beaucoup Un homme pressé (dHervé Mimran avec Fabrice Luchini et Leïla Bekhti), la comédie qui sortira sur grand écran le 7 novembre, inspirée de sa chute et de sa lente reconstruction. Mais « l’histoire n’a rien à voir avec la [s]ienne ». Que ce soit clair, « ce PDG très autoritaire, méprisant, ce vrai ­salaud qu’incarne Luchini au début, ce n’était pas moi, assure-t-il. Cela, c’est le patron tel que les Français aiment le détester, et c’est dur de se dire que j’ai pu avoir quelque chose en commun avec lui ».

    De même, « la maladie décrite dans le film a très peu à voir avec mon accident vasculaire cérébral », affirme-t-il en commandant un jus multivitaminé. Bien sûr, il s’est retrouvé terrassé un matin de mai 2008, comme Luchini à l’écran. Comme lui, il a failli mourir. Comme lui, il ne savait plus compter ni parler. Des mots sortaient bien de sa bouche. Mais pas toujours les bons. L’ex-major de l’Ecole des mines disait « pluance », « ancture ». « Les orthophonistes, je les appelais “mes psychopathes’’, sans m’en rendre compte, comme…

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  • « Bohemian Rhapsody » : Freddie Mercury au bord de la canonisation

    « Bohemian Rhapsody » : Freddie Mercury au bord de la canonisation

    L’avis du « Monde » – pourquoi pas

    Tout dépend de la place que Queen tient dans votre vie. Si, dans votre panthéon, le quatuor emmené par Freddie Mercury n’est qu’une divinité mineure, une bizarrerie dans l’histoire du rock, un groupe glam arrivé trop tard pour faire œuvre de pionnier – comme Bowie ou T. Rex –, devenu une machine à tubes et à remplir les stades à un moment où les Ramones et The Clash menaient le soulèvement contre le rock pompier, vous prendrez probablement un certain plaisir au spectacle de Bohemian Rhapsody. Ce long film est tour à tour artificieux, pompier, sentimental, séduisant, boursouflé, entraînant. Exactement comme Bohemian Rhapsody, plaisir coupable, éphémère et interminable (6 minutes), qui ne vaudra jamais la première mesure de Get It On.

    Ce long film est tour à tour artificieux, pompier, sentimental, séduisant, boursouflé, entraînant

    Le produit final, homogène, sans aspérité, ne révèle rien de la genèse tourmentée de la chanson. Mis en chantier en 2010 à l’initiative du producteur américain ­Graham King et de Jim Beach, qui fut le manageur de Queen, le projet fut d’abord élaboré autour de Sacha Baron Cohen, dont la ressemblance physique avec Freddie Mercury n’avait échappé à personne. Celui-ci devait être dirigé par Bryan Singer, réalisateur ­entre autres de Usual Suspects et de quelques X-Men.

    Lorsque le comique a renoncé au rôle du chanteur de Queen, en regrettant publiquement que le scénario n’évoque pas la sexualité de Mercury, son fardeau a échu d’abord à Ben Whishaw, qui a également abandonné, et finalement à Rami Malek.

    Changement de réalisateur

    A la ville, ou dans le rôle principal de la série Mr. Robot, qui l’a rendu célèbre, l’acteur américain d’origine égyptienne ne ressemble guère au rocker d’origine indienne. Heureusement, Bohemian Rhapsody est assez bien financé pour s’offrir les services des meilleurs maquilleurs et prothésistes….

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  • La sélection séries du « Monde »

    La sélection séries du « Monde »

    LES CHOIX DE LA MATINALE

    Pour cette seconde semaine de vacances, deux séries de qualité pour enfants et pré-ados, ainsi qu’une truculente création britannique sur un couple en mal d’étincelles permettront d’affronter le retour du froid avec délice.

    « Si j’étais un animal » : pour les plus jeunes, pendant les vacances

    La superbe série documentaire française Si j’étais un animal, que France 3 et France 4 rediffusent par fragments, se compose, pour chaque saison, de quatre rencontres (de cinq minutes chacune) avec une espèce animale, que l’on découvre au travers de l’un de ses petits, filmé dans son milieu naturel.

    Premiers pas, premières excursions hors du cocon familial, le corps qui change, l’apprentissage auprès des parents… Deux enfants, Emma (6 ans) et son grand frère Tim (9 ans), commentent tour à tour la naissance et l’entrée dans la vie adulte d’un chien berger, d’un papillon, d’un blaireau, d’un cygne, d’un daim ou d’un ours polaire, etc. Le tout filmé grâce aux techniques les plus avancées pour approcher le monde animalier au plus près.

    Si j’étais un animal comportant treize saisons, ce sont en tout cinquante-deux petites et grosses bêtes, exotiques ou non, auxquelles Tim et Emma familiarisent les plus jeunes, le tout ponctué de dessins animés artistiquement enfantins et d’une musique savamment humoristique. L’ensemble est disponible sur Netflix, en français, mais sous le titre If I were an animal. Martine Delahaye

    « If I were an animal », série documentaire créée par Marc du Pontavice et Frédéric Fougea (France, 2017-18, 52 x 5 minutes). A la demande sur Netflix. Rediffusions fragmentaires sur France 3 le mercredi à 8 h 55 et sur TV5 Monde Europe le samedi et le dimanche à 9 h 15.

    « Anne avec un E », une merveilleuse pré-ado du XIXe siècle qui traverse le temps

    Autre série de grande qualité, et même époustouflante dans sa première saison, Anne with an E, elle, s’adresse à un public un peu plus âgé, plus proche de l’adolescence que de la petite enfance – sans que les adultes en soient exclus pour autant, bien au contraire.

    Brillante adaptation du roman Anne… la maison aux pignons verts (Anne of Green Gables, 1908), le plus populaire de la saga écrite par la Canadienne Lucy Maud Montgomery, Anne with an E devient, sous la plume de la scénariste Moira Walley-Beckett (qui fut de l’aventure Breaking Bad), un hymne à la fiction, aux pouvoirs de l’imagination et aux rêves de l’enfance.

    Traversée par les thèmes de la recherche de son identité, de la construction d’une individualité, de l’acceptation de soi, ainsi que par ceux du harcèlement, des traitements abusifs et du déclassement social, cette version d’Anne with an E n’est en rien engluée dans le XIXe siècle canadien et s’adresse à tous.

    A-t-on connu personnage plus pétillant, optimiste, audacieux, imaginatif, romantique, idéaliste et, par moments, aussi malheureux que cette enfant de 9-10 ans ? Il faut dire qu’Anne – dont le prénom devrait s’écrire Ann dans le monde où elle vit – est orpheline et se désespère de se voir rousse comme Poil de carotte tout en se rêvant princesse. Qui plus est, sans être promise à un destin à la Dickens, la voilà envoyée par erreur dans une ferme de l’île canadienne du Prince Edouard que tiennent un vieux frère et sa soeur : ils étaient prêts à adopter un garçon qui pourrait aider aux travaux agricoles, mais une fille…

    Inutile de visionner la deuxième saison d’Anne with an E, qui s’éloigne de ce personnage magnétique et solaire qu’interprète l’impressionnante Amybeth McNulty. La première saison, en revanche, pourrait illuminer les vacances de toute la famille, que ce soit à la Toussaint ou à Noël. M. De.

    « Anne with an E », série créée par Moira Walley-Beckett. Avec Amybeth McNulty, Geraldine James, R.H. Thomson (Canada, 2017, 7 x 60 minutes). Sur Netflix.

    « Wanderlust », couple en crise cherche libido désespérément

    Joy (Toni Collette), psychanalyste de son état, constitue avec Alan (Steven Mackintosh) un couple aimant mais qui s’ennuie au lit et décide de se livrer, en toute transparence, à des expérimentations sexuelles extraconjugales. La situation met de l’huile dans les rouages mais tourne bientôt au vinaigre.

    Par cette expérience, Joy en vient, lors d’une séance avec sa psychothérapeute (Sophie Okonedo), à mettre au jour les ramifications souterraines et réprimées de sa crise identitaire, savamment masquée derrière une vie de famille « bobo », libérale, voire libertaire.

    L’actrice Toni Collette, à la virtuosité caméléonesque bien connue, domine, sans lui faire de l’ombre, une distribution d’excellents acteurs qui concourent au succès de cette très attachante série créée par le dramaturge britannique Nick Payne d’après sa pièce du même nom. L’Australienne y montre sa capacité de transformation par petites touches et incarne avec génie la grande scène dramatique et révélatrice de l’épisode 5 (elle occupe la quasi-totalité de ses 56 minutes) dans le cabinet de sa psychothérapeute.

    Cette séquence montre aussi l’extraordinaire liberté de conception et de réalisation qu’autorise le genre sériel qui permet le déplacement du poids et du rythme narratif d’une manière aussi excentrée qu’excentrique. Wanderlust, créée pour la BBC, et désormais disponible sur Netflix, s’impose comme l’une des meilleures séries de 2018, et confirme, s’il le fallait encore, l’inventivité des Britanniques en la matière. Renaud Machart

    « Wanderlust », série créée par Nick Payne. Avec Toni Collette, Steven Mackintosh, Zawe Ashton, Joe Hurst, Emma D’Arcy, Celeste Dring, Royce Pierreson, William Ash, Jeremy Swift, Anastasia Hille, Sophie Okonedo. (Royaume-Uni, 2018, 6 x 55-59 minutes) Sur Netflix.

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  • Mali: les dessous financiers de la crise de la Céni

    Mali: les dessous financiers de la crise de la Céni


    Par
    RFI

    Publié le 30-10-2018
    Modifié le 30-10-2018 à 05:18

    La crise au sein de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) du Mali se poursuit. La semaine dernière, certains membres n’avaient pas hésité à briser la porte du bureau du président officiel Amadou Ba pour assister à un entretien qu’il accordait à la presse. Il y a eu des blessés. Dans la foulée, les frondeurs qui reprochent notamment au président et aux questeurs officiels « une indiscipline budgétaire » ont désigné un nouveau président et un nouveau questeur, non reconnus par les autorités maliennes. Ce lundi, les dessous financiers de la crise se précisent.

    La première affaire concerne l’achat des véhicules des membres de la Céni. D’après nos informations, les 17 véhicules ont coûté environ 715 millions de francs CFA. Une partie de cette somme a été payée car le fournisseur s’impatientait pour le règlement du reliquat. Alors, de l’argent destiné à payer les salaires des représentants de la Céni à l’intérieur du pays a été mobilisé pour éponger cette dette.

    Mais des dessous de table ont-ils été versés ? Certains n’hésitent pas à dire « oui ». Qui sont ceux qui ont touché ? Qui sont ceux à qui, selon une expression locale, « on a mouillé la barbe » ? L’enquête en cours le dira, avec précision. Mais d’ores et déjà, des noms circulent.

    Autre affaire : on cherche toujours à connaître la direction prise par plusieurs centaines de millions de francs CFA confiés à des membres de la Céni dans le cadre de l’organisation de la dernière présidentielle malienne. Un document officiel que nous avons pu consulter laisse des cases vides devant la mention « justifications fournies ».

    L’image de l’institution chargée de veiller à la transparence des élections prend un coup. Et du côté du gouvernement, même si on ne reconnaît pas « le président et le questeur » désignés par les frondeurs, certains n’hésitent à se dire « inquiets » de la tournure des événements.

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  • Attentat en Tunisie: un acte rappelant la réalité de la menace terroriste

    Attentat en Tunisie: un acte rappelant la réalité de la menace terroriste


    Par
    RFI

    Publié le 30-10-2018
    Modifié le 30-10-2018 à 04:39

    Une femme kamikaze est morte lundi 29 octobre après avoir visé une patrouille de police au cœur de Tunis. Quinze policiers et cinq civils ont été blessés dans un acte qui vient rappeler au pays la réalité de la menace terroriste.

    C’est la première fois qu’une femme kamikaze se fait exploser en Tunisie et le premier attentat sur la très symbolique avenue Bourguiba. L’artère principale de Tunis, pourtant quadrillée par les forces policières, est encore ce mardi matin interdite à la circulation.

    En déclenchant la charge explosive qu’elle portait sur elle contre une patrouille de police, une femme de Mahdia, qui aurait fêté aujourd’hui ses trente ans, a ravivé des démons que le pays croyait enfouis.

    Le président de la République n’a pas hésité à parler de tragédie, reconnaissant un raté dans la lutte antiterroriste. « Nous avions cru avoir éradiqué le terrorisme, a déclaré Beji Caïd Essebsi, mais, a-t-il ajouté, ce terrorisme est toujours présent au cœur de la capitale. »

    Depuis 2015, année des attentats de Sousse, du Bardo et de Tunis, qui ont fait plus de 70 morts, le pays pensait en avoir fini avec les attentats. Certes en juillet, six membres de la garde nationale sont morts lors d’une embuscade près de la frontière algérienne, mais les autorités qui maintiennent l’état d’urgence depuis 2015 semblaient assurer la sécurité dans les agglomérations, en particulier Tunis.

    Cet attentat suicide dans la capitale, qui n’a finalement blessé que 20 personnes, dont une quinzaine de policiers, rappelle l’attaque revendiquée par les jihadistes de l’Etat islamique en novembre 2015 quand un kamikaze a tué douze membres de la garde présidentielle, sur l’avenue Mohamed V, à quelques centaines de mètres du lieu de la nouvelle attaque. A un an des scrutins présidentiel et législatif, la Tunisie, dont plusieurs milliers de ses ressortissants sont allés combattre dans les rangs de Daech, doit donc composer avec une menace terroriste effective prête à agir jusqu’au cœur de la capitale.


    Reportage auprès de Tunisiens sur l’artère principale de Tunis

    L’attentat-suicide a créé une onde de choc au cœur de la capitale tunisienne. Wassila sortait du bureau quand c’est arrivé : « C’était quelque chose de choquant. Elle visait les agents de police, elle voulait monter dans leur voiture. Mais lorsqu’elle a dit Alla ou Akbar, ils l’ont empêchée. C’était choquant, c’est tout. »

    Hakim Mezraoui, lui, n’en revient pas : « C’est douloureux pour la Tunisie, pour le tourisme, pour tout. C’est un peu difficile. »

    La démarche usée, Omar, serveur depuis plus de trente ans dans un café à quelques dizaines de mètres du lieu de l’attentat, ne cache pas son appréhension de l’avenir : « On a peur, on a peur, il y a longtemps qu’on n’a pas vu ça. »

    Walid, qui travaille dans une librairie tout près du lieu de l’explosion se souviendra longtemps de ce jour. « J’ai entendu une explosion, et après j’ai vu une femme allongée au sol, les vêtements déchirés et avec du sang partout. Les gens courent tous vers moi. C’est un choc, le terrorisme n’est pas maintenant dans les montagnes et loin de nous, mais il est ici et entre nous. »

    Face aux barrières qui empêchent d’accéder au lieu du drame, Kamel argue de la fougue de sa jeunesse pour juger la scène. En cours pendant l’attentat, cet étudiant n’a pas vécu le choc de l’explosion : « A force de forger, on devient forgeron. A force d’avoir des islamistes conservateurs au pouvoir, c’est normal qu’on voit des trucs pareils. Quand on voit que la Tunisie exporte le nombre maximal de terroristes partout dans le monde. Si on a peur, on reste chez nous, mais on doit vivre. Faut vivre. »

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  • Madagascar: lancement de la mission d’observation électorale de la SADC

    Madagascar: lancement de la mission d’observation électorale de la SADC


    Par
    RFI

    Publié le 30-10-2018
    Modifié le 30-10-2018 à 03:59

    A Madagascar, les observateurs électoraux de la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe) sont arrivés. Elle a lancé officiellement sa mission d’observation lundi 29 octobre dans la capitale malgache en présence notamment de candidats ou de leurs représentants et de la société civile. A J-9 du premier tour de l’élection présidentielle, 53 scrutateurs originaires de 11 pays du continent vont être déployés ce mardi 30 octobre sur le territoire malgache. Une mission qui se déroulera dans les régions qui concentrent le plus grand nombre d’électeurs.

    Les observateurs de la SADC scruteront 10 des 22 régions de Madagascar. Parmi elles, l’Analamanga, région où se trouve la capitale, Anosy, Atsimo Andrefana dans le sud du pays ou encore Atsinanana dans l’Est. Des observations qui se concentreront notamment sur la fin de la campagne électorale, pendant le jour du scrutin et lors du dépouillement et du comptage des bulletins de vote.

    Mais lundi, ce sont surtout les inquiétudes concernant la liste électorale qui ont été rapportées aux représentants de la mission de la SADC. 25 candidats à la présidentielle demandent la réouverture de cette liste qu’ils jugent défaillante et le report de l’élection.

    « La Céni a donné l’opportunité à chaque citoyen de s’enregistrer pour voter, de vérifier si leur nom était sur la liste électorale, a déclaré Joseph Malanji, ministre des Affaires étrangères de la Zambie et chef de cette mission d’observation. Il faut maintenant prendre du recul et se demander comment obtenir rapidement l’apaisement à Madagascar plutôt que de continuer à enregistrer les électeurs jusqu’en 2020. Il fallait clôturer cette liste à un moment donné pour que les institutions aient le temps de mettre en place la logistique pour mener à bien cette élection. Si nous repoussons cette élection jusqu’à ce que tout le monde soit satisfait… vous savez qu’il y a un nombre de candidats sans précédent, 36. Le gouvernement et la Céni ont fait du mieux qu’ils pouvaient à notre connaissance. »

    La liste électorale a été clôturée au mois de mai. Quelque 9,9 millions de Malgaches y sont inscrits sur une population estimée à 24 millions d’habitants. 

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  • RCA: Laurent Ngon Baba élu nouveau président de l’Assemblée

    RCA: Laurent Ngon Baba élu nouveau président de l’Assemblée

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