Author: Don Kayembe

  • Football : les vérités de Cristiano Ronaldo

    Football : les vérités de Cristiano Ronaldo

    Pour la première fois, Cristiano Ronaldo, quintuple Ballon d’Or,  a expliqué sa décision de quitter le Real Madrid pour la Juventus Turin, dans un entretien au magazine France Football. Il évoque aussi son envie de rester le plus longtemps possible au haut niveau. Il répond par ailleurs à l’accusation de viol qui le vise aux Etats-Unis.

    Après Manchester, au début de sa carrière, Cristiano Ronaldo avait débarqué au Real Madrid, « le plus grand club du monde ». Mais pourquoi avoir quitté l’Espagne et la « Maison Blanche » après neuf saisons remplies de titres dont quatre Ligues des champions ? « Je sentais à l’intérieur du club, surtout de la part du président (NDLR : Florentino Perez) qu’on ne me considérait plus comme au début (…) La vérité, c’est que le président me voulait, mais qu’en même temps, il me faisait savoir que mon départ ne constituerait pas un problème », raconte l’international portugais.

    « L’âge n’est pas un facteur important »

    A 33 ans, Cristiano Ronaldo se sent encore la force de relever des défis. « L’âge n’est pas un facteur important. Ça l’est peut-être pour certains clubs, mais pas pour moi. C’est vrai j’aurais pu demeurer où j’étais, confortablement, et continuer à gagner des titres dans l’un des plus grands clubs du monde », raconte CR7 tout en précisant qu’à la Juve, on le désirait vraiment. « On me l’a dit ! On me l’a montré ! »

    Avec 7 buts en 10 rencontres dans le championnat italien, Cristiano Ronaldo estime être « toujours en phase d’adaptation ». « Je dois m’ajuster à mes coéquipiers, à leur profil tactique et physique à leurs déplacements sur le terrain, à la Serie A, à l’Italie, à la langue. Ce n’est pas facile, mais c’est motivant ».  La Juventus Turin est pour le moment en tête du classement devant avec 6 points d’avance sur l’Inter Milan.

    La semaine dernière, Cristiano Ronaldo a inscrit son 400e but en championnats, Angleterre, Espagne et Italie confondus. « Ce qui est compliqué, c’est de garder cette éthique de travail, cette motivation qui vous permet d’être le même joueur sur la durée ». Il ajoute : « Combien de joueurs sont capables d’être au plus haut niveau de performance pendant plus de dix ans ? (…) Messi et moi. »

    « La vérité éclatera au grand jour »

    Le quintuple Ballon d’Or France Football, candidat à sa propre succession, a aussi évoqué l’idée d’un sixième trophée. « Je l’ai dit de nombreuses fois, gagner un sixième Ballon d’Or n’est pas une obsession. Et je ne pose pas la question en ces termes-là. Je sais déjà, dans mon for intérieur, que je suis un des meilleurs joueurs de l’histoire. Bien sûr que j’ai envie de le gagner ce sixième Ballon d’Or ! Ce serait un mensonge de vous dire l’inverse. Je bosse pour ça. Comme je bosse pour marquer des buts et gagner des matches sans que cela soit une obsession. Le Ballon d’Or, oui, je pense le mériter. »

    En octobre, la police de Las Vegas a ouvert une enquête sur les accusations portées par Kathryn Mayorga, qui affirme dans une plainte au civil que le footballeur l’a violée en juin 2009. Selon un communiqué de l’un de ses avocats, Cristiano Ronaldo assure avoir eu une relation « complètement consentie ».

    Interrogé sur l’affaire Cristiano Ronaldo déclare : « J’ai donné des explications à ma compagne. Mon fils, Cristiano Jr, est trop petit pour comprendre. Le pire, c’est pour ma mère et mes sœurs. Elles sont abasourdies, et en même temps très en colère. C’est la première fois que je les vois dans cet état-là ». Ajoutant : « J’essaie de rester calme. Mais ça reste là, à l’intérieur de moi ».  « Je sais qui je suis et ce que j’ai fait. La vérité éclatera au grand jour. Et les gens qui me critiquent ou qui exposent ma vie aujourd’hui, qui font d’elle un cirque, ces gens-là verront », conclut-il sur le sujet.

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  • Alaa El Aswany : « La révolution a changé les gens »

    Alaa El Aswany : « La révolution a changé les gens »

    J’ai couru vers le Nil (Al-Joumhouriyya Ka’anna), d’Alaa El Aswany, traduit de l’arabe (Egypte) par Gilles Gauthier, Actes Sud, 430 p., 23 €.

    Une brasserie parisienne. Devant un verre de whisky écossais, Alaa El Aswany semble un géant bienveillant, attentif aux questions qu’on lui pose. On pourrait dire, au risque de paraître exagérément lyrique, qu’avec sa gentillesse bon enfant et sa distance amusée à l’égard du genre humain, il incarne quelque chose de l’âme égyptienne. Comme s’il sortait d’un roman de Naguib Mahfouz (1911-2006) ou d’un film de Youssef Chahine (1926-2008). Il fait chaud en ce début d’automne, on se croirait presque dans un café huppé du Caire en sa compagnie. Ou à Assouan, en Basse-Nubie, d’où est originaire sa famille paternelle.

    C’est en partie à son père, Abbas El Aswany, que le romancier doit ce qui fait la réussite de ses livres : sa capacité à rendre la multiplicité des destins égyptiens, toutes classes sociales confondues, avec proximité et sympathie. Aswany père était avocat et écrivain lui aussi, militant socialiste, opposant à l’occupant britannique, patriote plus que nationaliste. Son fils étudiait au lycée français du Caire, mais il l’emmenait après la classe dans les quartiers populaires. Lui rejoignait ses camarades militants et l’enfant jouait dans les rues, qu’il a su si bien évoquer par la suite.

    La nostalgie du cosmopolitisme cairote d’antan

    « Mon père brisait les barrières entre les milieux bourgeois et le peuple », raconte Alaa El Aswanyqui, à sa suite, a su créer une porosité entre des mondes souvent antagonistes. Dans son premier roman, au succès immédiat en Egypte, L’Immeuble Yacoubian (2002 ; Actes Sud 2006), il a bâti une intrigue où se mêlent musulmans, chrétiens, juifs, hétérosexuels, homosexuels, riches bourgeois, prolétaires, paysans et sans-logis venus s’installer sur le toit de l’immeuble. On peut y lire, outre la nostalgie…

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  • CAN des moins de 17 ans: l’ex-patron du football béninois condamné

    CAN des moins de 17 ans: l’ex-patron du football béninois condamné


    Par
    RFI

    Publié le 30-10-2018
    Modifié le 30-10-2018 à 14:57

    Ils avaient triché sur leur âge pour participer aux éliminatoires de la CAN des moins de 17 ans. La justice béninoise s’est penchée sur leur cas et a rendu son verdict ce mardi matin. Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur.

    La condamnation la plus lourde est de douze mois d’emprisonnement dont deux fermes et dix assortis de sursis, peine infligée à l’ancien et tout-puissant président de la Fédération béninoise de football, Anjorin Moucharafou, à l’entraîneur, ses adjoints et au médecin de l’équipe. Ils sont reconnus coupables de « complicité d’usage de fausse attestation ». Selon le calcul d’un avocat, ils totaliseront les deux mois d’emprisonnement le 7 novembre prochain et devront recouvrer la liberté ce jour-là.

    La dizaine de joueurs concernés, ceux pour qui on a établi facilement et rapidement de faux actes de naissance, sont punis de six mois d’emprisonnement, dont un ferme. Ils sont condamnés parce qu’ils ont avoué avoir menti sur leur âge réel. Certains avaient minoré leur âge de plus de six ans parfois.

    A l’énoncé du verdict, ils étaient soulagés. Ils savent qu’ils vont quitter la prison civile de Cotonou dès aujourd’hui. Ils ont séjourné plus d’un mois déjà à la maison d’arrêt. Pendant les débats, ils avaient plaidé coupables.

    Quatre personnes ont été relaxées pour infraction non constituée. Parmi elles, une ancienne ministre, professeur agrégée en imagerie médicale et propriétaire de laboratoire.

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  • La défaite de trop pour Angela Merkel

    La défaite de trop pour Angela Merkel

    Dessin

    Publié le

    Angela Merkel abandonnera la direction de la CDU (l’Union chrétienne-démocrate) en décembre et ne briguera pas de nouveau mandat en 2021, a annoncé la dirigeante du gouvernement allemand le 29 octobre. Chancelière depuis treize ans et à la tête des conservateurs allemands depuis dix-huit ans, Merkel a fait cette annonce au lendemain de la débâcle électorale en Hesse où son parti a perdu plus de onze points par rapport au précédent scrutin. Le 14 octobre, le camp conservateur avait aussi enregistré un mauvais résultat lors d’un scrutin régional en Bavière. D’une élection à l’autre, Merkel prend donc le chemin de la sortie, comme le montre le dessinateur néerlandais Tom.

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  • Kazakhstan : l’arsenal répressif se renforce

    Kazakhstan : l’arsenal répressif se renforce

    C’est un vaste pays d’Asie centrale, riche en hydrocarbures et dont le président est en poste depuis près de trente ans, où les libertés publiques sont systématiquement bridées et où la torture en prison est chose courante d’après les organisations des droits de l’homme. Le Kazakhstan de l’autocrate Noursoultan Nazarbaïev, ancienne république soviétique ayant accédé à l’indépendance à la chute de l’URSS en 1991, dispose d’un arsenal répressif de plus en plus sophistiqué et qui vient tout juste de s’enrichir d’un nouvel outil.

    Une loi votée dimanche 28 octobre permet désormais aux autorités kazakhes de couper toutes les communications sur l’ensemble du territoire dans l’éventualité d’une « situation d’urgence à caractère social ». En clair, le pouvoir s’est offert les moyens de plonger tout le pays dans le silence en cas de contestation.

    Succession

    Ce nouveau durcissement de l’emprise qu’exercent les autorités du Kazakhstan sur une société aux libertés sans cesse rognées intervient au moment où la question de la succession de M. Nazarbaïev, 78 ans, se pose d’une manière de plus en plus pressante. Depuis le mois de mai, une loi lui permet de continuer à régner sur le pays, même s’il devait quitter son poste officiel de président à la fin de son mandat actuel, en 2020.

    La loi accorde en effet un statut constitutionnel au conseil de sécurité du Kazakhstan, dont les recommandations étaient auparavant uniquement consultatives, et autorise M. Nazarbaïev à le diriger jusqu’à sa mort. L’homme fort des steppes kazakhes est aussi officiellement détenteur du titre de « père de la nation », qui lui garantit une immunité judiciaire ainsi qu’un rôle influent s’il finissait par quitter la présidence.

    Lire aussi :   Le Kazakhstan soupçonné d’espionnage informatique de dissidents et de journalistes.

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  • Quand le cinéma et les séries dissèquent les coulisses du pouvoir politique

    Quand le cinéma et les séries dissèquent les coulisses du pouvoir politique

    « Je ne quitterai pas la scène sans être président. » La réponse de Kad Merad au Figaro.fr sur le devenir de la série Baron noir ressemble à des propos entendus dans les coulisses d’une vraie campagne électorale. L’acteur parle pourtant d’une fiction où le suspense repose sur les ressorts, les intrigues et coups bas du monde politique. Et elle n’est pas la seule. Le Bureau des légendes, qui met en scène les arcanes des services secrets français et des intérêts stratégiques hexagonaux, a démarré, le 23 octobre sur Canal+, sa quatrième saison avec un succès non démenti.

    Le film politique serait-il en train de devenir une nouvelle passion française ? Quatre manifestations en font la promotion cet automne. Le Festival du film politique s’est terminé, samedi 27 octobre, à Porto-Vecchio (Corse-du-Sud). Politikos s’ouvre à Rennes le 1er novembre. François Hollande, Aurélie Filippetti, Hubert Védrine ou encore Jean-Louis Debré y débattront.

    Deux autres manifestations sont prévues dans la foulée : les Escales documentaires à La Rochelle auront lieu du 6 au 10 novembre avec pour thématique « Filmer le politique » et le Festival international du film politique se déroulera à Carcassonne du 4 au 8 décembre.

    « Moins d’inhibitions »

    Les Anglo-Saxons se sont emparés depuis longtemps des intrigues et des codes du monde politique pour fabriquer des fictions. Une liste de films qui font référence en atteste comme le magistral Mr Smith au Sénat de Franck Capra ou Les Hommes du président d’Alan Pakula, sortis respectivement en 1940 et 1976. Les séries ont pris le relais avec une liberté de ton saisissante. D’abord la shakespearienne House of Cards diffusée au Royaume-Uni dans les années 1990 avant d’être reprise ensuite aux Etats-Unis. Puis The West Wing d’Aaron Sorkin qui raconte le quotidien à la Maison Blanche ou encore la danoise Borgen qui narre l’arrivée…

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  • « Capitaine Marleau » : un peu mais pas trop…

    « Capitaine Marleau » : un peu mais pas trop…

    France 3, mardi 30 octobre à 21 heures, série

    Une partie de la presse ­télévisuelle s’est émue de découvrir, dans le ­dernier épisode du feuilleton Capitaine Marleau, Double jeu, diffusé mardi 23 sur France 3, une ­Corinne Masiero méconnaissable, ou presque.

    Pour les besoins d’une intrigue dont les grosses ficelles sont décidément trop visibles pour être convaincantes, la capitaine de gendarmerie s’y fait passer pour sa sœur jumelle dont elle vient de découvrir l’existence dans une morgue où son corps a été déposé.

    Grande gueule à l’accent ch’ti

    La grande duduche nordiste au verbe haut et cru, en chapka fourrée (« un souvenir de ma dernière épilation du maillot », dit-elle), habillée comme une souillon, se métamorphose en bourgeoise maquillée sur talons aiguilles, à l’expression presque châtiée.

    Mais c’est méconnaître cette actrice qui a pourtant joué des emplois très différents, notamment dans le film Louise Wimmer (2012), de Cyril Mennegun, et dans la série d’Arte Ainsi soient-ils (2012-2015), dans lesquels elle était taiseuse et bouleversante.

    Puis sont venus les rôles de grande gueule à l’accent ch’ti, au cinéma et à la télévision, dont Capitaine Marleau, qui l’a véritablement fait connaître d’un très vaste public : chaque épisode fait un carton, et le dernier a rassemblé 6,63 millions de téléspectateurs, soit 28,3 % de part d’audience, son meilleur score.

    Formules tordantes

    Cette version féminine déjantée de l’inspecteur Columbo se fiche de la bienséance et accumule les formules tordantes (dont des pots-pourris peuvent être facilement trouvés sur YouTube) : « Les seuls concours que j’ai gagnés, c’est des concours de circonstances », « laxiste léniniste », « Economique Jagger », etc.

    Mais entre la pluie de (pas toujours) bons mots de la capitaine, le surjeu permanent de son interprète, la trame parfois ténue de certains épisodes – celui-ci, comme le précédent, n’est déci­dément pas l’un des meilleurs de la série – et une réalisation dont la subtilité n’est pas la caractéristique permanente, il ne reste pas toujours grand-chose à sauver. Le grand public est certes au rendez-vous, mais ce feuilleton populaire gagnerait à faire une pause, la formidable Corinne ­Masiero à jouer autre chose que les grandes gueules ch’tis pour y revenir un jour avec une fraîcheur renouvelée.

    Capitaine Marleau : Les Roseaux noirs. Série télévisée réalisée par Josée Dayan. Avec Corinne Masiero, Nicole Garcia, Hippolyte Girardot (FR, 2018, 1 h 34). www.france.tv/france-3

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  • Tanzanie : le gouverneur de Dar es Salaam lance une campagne de dénonciation des homosexuels

    Tanzanie : le gouverneur de Dar es Salaam lance une campagne de dénonciation des homosexuels

    Afrique

    Tanzanie : le gouverneur de Dar es Salaam lance une campagne de dénonciation des homosexuels

    Texte par FRANCE 24

    Dernière modification : 30/10/2018

    En phase avec la rhétorique ciblant les homosexuels depuis l’arrivée au pouvoir en Tanzanie de John Magufuli, le gouverneur de la province de Dar es Salaam a demandé lundi soir aux citoyens de dénoncer les homosexuels, promettant des arrestations.

    Le gouverneur de la province de Dar es Salaam, en Tanzanie, a lancé une campagne contre l’homosexualité, appelant ses administrés, lundi 29 octobre, à dénoncer des homosexuels et promettant des arrestations dès la semaine prochaine.

    “J’ai des informations faisant état de la présence de nombreux homosexuels dans notre province”, qui comprend la ville de Dar es Salaam, capitale économique du pays, a déclaré lundi soir le gouverneur Paul Makonda en conférence de presse. “Ces homosexuels s’en vantent sur les réseaux sociaux. À partir d’aujourd’hui [lundi] jusqu’à dimanche, donnez-moi leurs noms”, a-t-il demandé à ses administrés.

    “Mon équipe ad hoc commencera à mettre la main sur eux lundi prochain”, a promis le gouverneur, membre du parti au pouvoir, le Chama cha Mapinduzi (CCM), et proche du président John Magufuli, également connu pour son hostilité envers les homosexuels. “Je sais que lorsque je dénonce l’homosexualité, il y a des pays qui sont fâchés contre moi. Mais je préfère courroucer ces pays que courroucer Dieu”, a poursuivi Paul Makonda.

    Le gouverneur, de foi chrétienne, a exhorté ses concitoyens à soutenir sa campagne contre l’homosexualité qui, selon lui, “foule au pied les valeurs morales des Tanzaniens et de nos deux religions chrétienne et musulmane”.

    Rhétorique officielle anti-gay instaurée en 2015

    L’homosexualité constitue un crime en Tanzanie, puni d’une peine minimale de 30 ans et pouvant aller jusqu’à la prison à perpétuité. La société tanzanienne ne tolère pas l’homosexualité, qui est ainsi pratiquée en cachette.

    Mais ce n’est que depuis l’élection du président Magufuli en octobre 2015 qu’une véritable rhétorique officielle dénonçant l’homosexualité, aussi bien masculine que féminine, s’est développée.

    En juin 2017, le chef de l’État avait affirmé que “même les vaches” réprouvent les pratiques homosexuelles. Quelques jours plus tard, le gouvernement avait menacé d’arrêter tous les défenseurs des homosexuels et promis d’expulser les étrangers qui militeraient pour leurs droits. Il avait mis cette menace à exécution en octobre 2017 en expulsant vers leur pays d’origine trois Sud-Africains accusés de “promouvoir” le mariage homosexuel.

    Avant cela, en février 2017, le gouvernement avait annoncé son intention de “publier une liste de gays qui vendent leur corps sur Internet”, avant de faire volte-face peu après, officiellement pour “des raisons techniques” et par souci de préserver les preuves à charge. Quelques jours plus tôt, il avait ordonné la fermeture de centres de santé spécialisés dans la lutte contre le sida, accusés de promouvoir l’homosexualité, une décision critiquée notamment par les États-Unis.

    Avec AFP

    Première publication : 30/10/2018

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  • Italie. La colère monte au sein du Mouvement 5 étoiles

    Italie. La colère monte au sein du Mouvement 5 étoiles

    Publié le

    Le Mouvement 5 étoiles est le maillon faible de la coalition gouvernementale, sous le joug de la Ligue d’extrême droite. Dans les rangs du parti, ça gronde : combien de temps acceptera-t-on encore d’avaler des couleuvres ?

    Le conseil municipal de Turin a pris le 29 octobre une décision de poids, sur un dossier très symbolique, rapporte La Stampa. Il a décidé de “suspendre les travaux de la ligne à grande vitesse Lyon-Turin (TAV), en attendant l’analyse coûts-bénéfices promise par le gouvernement, pour déterminer ensuite s’il vaut mieux renforcer la ligne existante ou en construire une nouvelle”.

    Comme le souligne le journal de Turin, Luigi Di Maio, chef du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) et vice-Premier ministre, s’en est immédiatement félicité. C’est que l’opposition aux “grands travaux”, et particulièrement à la ligne ferroviaire Lyon-Turin, est l’un des combats sur lesquels le M5S a fondé son ascension. Parvenu au gouvernement en juin, le mouvement a depuis dû composer avec la réalité de

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  • Sénégal: les opérations de déminage bientôt relancées en Casamance

    Sénégal: les opérations de déminage bientôt relancées en Casamance


    Par
    RFI

    Publié le 30-10-2018
    Modifié le 30-10-2018 à 12:16

    Une réunion sur le sujet se tient ce mardi à Dakar. Les mines antipersonnel ont été posées par l’armée sénégalaise comme par le Front pour l’indépendance de la Casamance, le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) jusqu’en 1999, date de la signature de la convention anti-mines. Le conflit n’est pas terminé et les bombes ont fait plus d’un millier de victimes. Aujourd’hui, un tiers de la région n’est toujours pas déminé.

    L’Etat du Sénégal s’est engagé : il devra débarrasser les terres de toutes les mines d’ici 2021. Pour atteindre cet objectif, sans cesse repoussé depuis 1999, il faut des moyens et une volonté politique. « Notre objectif, c’est de dépolluer, c’est surtout de remettre à ces populations ces terres pour leur permettre de reprendre une activité économique qui est essentielle pour eux et pour le développement de la Casamance », explique Catherine Gillet, directrice régionale d’Handicap International.

    D’après plusieurs participants, le déminage n’a pas eu lieu car il est impossible dans certaines régions. Les restes du MFDC, les rebelles indépendantistes de Casamance, entravent les opérations.

    Le manque de sécurité serait donc la raison de l’arrêt du déminage. C’est l’avis d’Isidor Marcel Sene, conseiller au gouvernement sénégalais, spécialiste du désarmement : « On est dans une période de ni guerre, ni paix. Pour avoir accès à certaines zones, il faut rétablir la sécurité. Et cela passe par l’implication de tout un chacun. Je pense qu’il y va de l’intérêt de tout le monde, des populations locales car c’est les populations qui en souffrent davantage quoi qu’on dise. »

    Relancer le programme nécessite près de quatre milliards de francs CFA. Seuls 200 millions ont été trouvés.

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