Author: Don Kayembe

  • Inondations spectaculaires à Venise

    Inondations spectaculaires à Venise

    “Un déluge d’eau et de vent” s’est abattu sur l’Italie, écrit Il Gazzettino, quotidien du nord-est de l’Italie, qui déplore “des évacuations, la peur et la mort”.

    Depuis dimanche 28 octobre, les intempéries ont fait au moins 11 morts dans le pays, provoquant notamment des chutes d’arbres, des coupures d’électricité et le blocage d’axes routiers. À Venise, l’eau est montée jusqu’à 156 cm lundi, rappelle le journal régional, qui affiche ce chiffre à sa une. “Les trois quarts de la ville étaient recouverts d’eau.”

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    Fondé en 1887, il s’agit du quotidien régional le plus diffusé en Vénétie et en Trivénétie.
    Parmi les plus anciens quotidiens d’Italie, Il Gazzettino a longtemps été publié sur une feuille unique et contenait des feuilletons. En octobre 2009,

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  • Au Sri Lanka, une manifestation monstre pour soutenir le premier ministre démis

    Au Sri Lanka, une manifestation monstre pour soutenir le premier ministre démis

    Le Sri Lanka s’enfonce dans une grave crise politique depuis le limogeage, vendredi 26 octobre, du premier ministre Ranil Wickremesinghe par le président Maithripala Sirisena. Le chef du gouvernement sortant, qui s’accroche à son siège, a reçu le soutien mardi de plusieurs dizaines de milliers de personnes, qui dénoncent un « coup antidémocratique ».

    Entre 25 000, selon la police, et 100 000 personnes, selon le United National Party (UNP) parti de M. Wickremesinghe, se sont rassemblées devant sa résidence, où il vit retranché depuis le début de la crise politique, paralysant des axes routiers clés de la ville. Le rassemblement s’est dispersé en début de soirée sans que des incidents violents n’aient été signalés.

    Lire notre analyse :   Le Sri Lanka s’enfonce dans la crise politique

    M. Wickremesinghe, qui estime que son renvoi est anticonstitutionnel, a été remplacé par Mahinda Rajapakse, l’ex-président (2005-2015) du Sri Lanka. Ce dernier, accusé de corruption et de violation des droits de l’homme, a d’ores et déjà annoncé une partie de son gouvernement.

    Dimanche, deux jours après cette nomination surprise, M. Sirisena a justifié sa décision au cours d’une longue déclaration retransmise à la télévision, dans laquelle il accuse un ministre du précédent gouvernement d’avoir préparé une tentative d’assassinat le visant. Il reproche également au chef du gouvernement sortant d’avoir pris des « décisions individuelles » sans le concerter et d’avoir laissé prospérer la « fraude et la corruption » dans le pays.
    Le président et le premier ministre sortant, qui s’étaient alliés en 2015 pour évincer M. Rajapakse, ont notamment des divergences sur la politique économique et les tensions entre eux étaient montées d’un cran à un an de la prochaine élection présidentielle, où tous deux envisagent d’être candidats.

    « Coup d’Etat constitutionnel »

    Mais M. Wickremesinghe réclame une session d’urgence du Parlement, suspendu par le président jusqu’au 16 novembre, pour prouver qu’il détient toujours la majorité. « Nous sommes contre le limogeage, les gens n’ont pas voté pour que Sirisena se comporte de cette manière, a lancé à ses soutiens M. Wickremesinghe depuis un podium improvisé. Nous résisterons à ce qu’a fait le président. »

    La foule de vert vêtue, la couleur de l’UNP, a également déchiré des effigies du président Sirisena et chanté « A bas le premier ministre voyou » en protestation à ce que de nombreux journaux locaux ont qualifié de « coup d’Etat constitutionnel ». Cette crise est aussi celle du système politique sri-lankais, à mi-chemin entre régime parlementaire et régime présidentiel. Le premier ministre sortant a reçu le soutien du président du Parlement, Karu Jayasuriya, qui est également issu de l’UNP. Dans une lettre écrite au président, il dit redouter un « bain de sang » si les députés ne sont pas consultés pour trancher.

    « Si vous ne le faites pas, nous ne pourrons empêcher le peuple de recourir à des moyens alternatifs pour protéger leurs droits démocratiques. Au nom de la démocratie, je vous enjoins de reconsidérer votre position de proroger le Parlement et autoriser que justice soit faite. »

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  • « Le regard égrillard de l’homme blanc a été un élément constituant de la colonisation »

    « Le regard égrillard de l’homme blanc a été un élément constituant de la colonisation »

    L’historienne Catherine Coquery-Vidrovitch revient sur la polémique suscitée par les images du livre « Sexe, race et colonies ». Un procès qui, selon elle, détourne du vrai sujet.

    Tribune. La réception du gros ouvrage (4 kg) Sexe, race et colonies, qui vient de sortir aux éditions La Découverte, provoque des réactions contrastées voire virulentes. En qualité d’historienne engagée – qualificatif qui n’est pas synonyme de militante –, je pense que l’un des principaux devoirs de l’historien est de privilégier le savoir, et tout le savoir. D’où la nécessité d’aborder quelque question que ce soit de façon sinon frontale du moins dégagée autant que possible de tout affect. Cela implique de lutter contre les non-dits, les réticences d’ordre extra-scientifique, les préjugés de toute sorte, bref d’une façon générale les tabous de l’histoire ou réputés tels.

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    Le sexe aux colonies a fait partie de ces « tabous ». Tabou n’implique pas ignorance. On a étudié les signares, les ménagères, les concubines, les esclaves. Néanmoins c’est l’historienne américaine Ann Stoler qui a, la première, mis en lumière une évidence : le regard égrillard de l’homme blanc, la sexualité, voire la pornographie n’ont pas été un corollaire marginal de la colonisation : c’en est un élément constituant.

    L’ouvrage s’en veut la démonstration visuelle. On l’a écrit, on l’a peu montré, et jamais de façon systématique. D’aucuns, choqués par la crudité des images, ont réagi.

    Ne pas s’en tenir au premier degré

    Quelques journalistes pourtant sérieux s’en sont offusqués avant d’avoir vu le livre, d’autres l’ont fait sans l’avoir lu. Ce n’est pas admissible. Certes, il faut tenir compte des réactions, mais peut-être seulement si elles émanent de femmes noires – les sujets apparemment objectivés de l’ouvrage. Je suis réservée sur les réactions gênées, voire scandalisées de critiques blancs.

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    Car c’est au public blanc que s’adresse le livre, qui exige de ne pas s’en tenir au premier degré. Le propos n’est pas de se régaler de la vue du corps de femmes noires, il est de démontrer le caractère massif, pendant des siècles, de l’utilisation de ces corps par le regard et les actes des hommes (voire des femmes) blancs.

    Ce processus a commencé dès les premiers contacts, au tout début de l’esclavage de couleur, de la traite des unes par les autres. Le documentaire Les Routes de l’esclavage, diffusé le 1er mai 2018 sur Arte et auquel j’ai participé, a entrepris de le visualiser sans complexe.

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    Les images apparaissent avec la traite arabo-berbère, elles se démultiplient avec la traite atlantique. Quoi de plus convaincant que de le montrer ? Comme l’explique l’historien Jean‑Claude Schmitt, « l’image a été un élément clé de l’expansion européenne ».

    C’est le sujet de cet ouvrage. Les auteurs ont visualisé 70 000 images pendant quatre ans. Ils en ont sélectionné 1 200. Certaines étaient connues, ne serait-ce qu’au travers des cartes postales qui circulaient dès les années 1900 et de publications antérieures. La plupart sont inédites, oubliées, ou dissimulées. La masse confirme la thèse du livre : l’usage sexuel et la manipulation coloniale des femmes ont été aussi abondants que permanents. Le fait même que certaines aient été « fabriquées » est une preuve de la sexualisation coloniale.

    Savoir visuel

    La virulence des critiques répond à la violence sexuelle coloniale. On a opposé ce corpus à Shoah, ce monument de Claude Lanzmann (1985), qui évoque tout en ne montrant rien. La comparaison est doublement inacceptable. Shoah repose sur un savoir visuel préalable qui permet à l’imaginaire de se représenter l’inacceptable. Qui plus est, ce « savoir visuel » a été fabriqué, car il n’existe guère d’images des camps d’extermination en action, les cendres étant englouties dans les fours crématoires.

    Les amas de cadavres squelettiques photographiés par les Britanniques et les Américains ne sont pas les restes des juifs et des Tziganes gazés à Auschwitz, mais les victimes du typhus dans les camps de déportation (et non d’extermination) abandonnés par les nazis, notamment Bergen-Belsen. Néanmoins, sans ce travail visuel préalable, Shoah serait incompréhensible pour le public non concerné ou non spécialiste.

    Le savoir visuel réalisé ici est authentique. Il affirme que tous les colonisateurs – administrateurs, commerçants, voyageurs, explorateurs, voire missionnaires – pouvaient (même s’ils ne l’ont pas tous fait) se livrer sur les femmes africaines à ce qui leur était interdit en métropole. Après avoir vu, on ne peut plus faire comme si on ne savait pas. Ces images sont dérangeantes par ce qu’elles font voir qu’il devient impossible de ne pas voir. Je me méfie des réactions effarouchées de lecteurs qui préfèrent se voiler la face plutôt que d’affronter une réalité déstabilisante.

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    J’aurai une réserve ; celle d’une historienne blanche. Car la réaction affective, viscérale, de femmes noires est réelle. L’« insensibilité affective » devient difficile sinon impossible. La chercheuse sait que c’est vrai. La femme a du mal à faire la distinction entre la maltraitance des colonisées et sa propre personne. Elle voit son image : que faire ?

    Entendre l’avis des Africaines d’Afrique

    Expliquer. Inlassablement expliquer que le fait de se voir « noire » sur l’image est le fruit du racisme de couleur instauré depuis des siècles à la faveur de l’esclavage atlantique. Des siècles de dépréciation lui ont fait intégrer la réalité du racisme de couleur. C’est, il me semble, une réaction plus française qu’africaine. En France, les femmes noires font globalement partie d’une minorité menacée, donc fragile.

    En Afrique, des collègues africains consultés ne sont pas aussi choqués que leurs partenaires français. Alain Mabanckou l’a également exprimé à Blois lors d’une table ronde. Ce que montre le livre est vrai, et ils l’ont toujours su. Alors ? Alors, avant de parler à leur place ou en leur nom, il faut d’abord entendre l’avis et les réactions des Africaines d’Afrique.

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    C’est ici que l’intelligence des textes qui accompagnent les images apparaît fondamentale. Comme le souligne Jean‑François Dortier dans un numéro de la revue Les Grands Dossiers des sciences humaines édité à l’occasion des Rendez-vous de l’histoire de Blois, « le pouvoir des images n’existe pas sans un texte et un contexte qui l’accompagnent ».

    Le nombre de critiques qui n’ont pas lu, ou si peu, les textes paraît considérable. Les vingt textes de fond ont été pensés, discutés et écrits par les cinq éditeurs du volume. Ils traitent de ces questions fondamentales en faisant le partage entre le savoir historique et l’usage que l’on peut en faire. Qui a pris le temps de les lire avec attention ?

    Du paradis terrestre au paradis sexuel

    Les auteurs ont procédé au travail chronologique de l’historien, distinguant les phases de la représentation : la première, à partir des XVe et XVIe siècles, révèle, de la part des graveurs et peintres concernés, un mélange détonnant de fascination – pour ces corps étrangers au monde occidental de l’époque – et de domination (présente quelle que soit la période) ; fascination non dépourvue d’obscénité, surtout à partir des XVIIe et XVIIIe siècles, pour ces sociétés qui s’autorisaient des « femmes nues » alors que le puritanisme occidental allait s’accentuer une fois passés les « excès » de la Renaissance.

    La rupture remonte au début du XIXe siècle : c’est la fin du « paradis terrestre », qui va se transmuter en paradis sexuel pour les hommes blancs, dont les épouses, en Europe, sont dorénavant « corsetées au propre comme au figuré », tandis que se généralise l’idée de la sexualité irrépressible de l’homme. Les espaces sexuels sont rejetés vers les colonies. C’est l’épanouissement de la pornographie coloniale, la seule tolérée et même magnifiée en Occident.

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    La centaine de notices complémentaires rédigées par 97 spécialistes internationaux apporte des mises au point n’éludant aucun problème, pédérastie incluse (volontairement sans illustration). On peut ne pas être d’accord. Encore faut-il le démontrer plutôt que de se livrer de façon plutôt répétitive à des attaques ad hominem visant une équipe de chercheurs de qualité.

    Un ciment de l’entreprise coloniale

    L’image et le texte sont inséparables, c’est une exigence historienne. Or beaucoup de lecteurs ne savent pas interpréter les images. Une table ronde à Blois [lors de l’édition 2018 des Rendez-vous de l’histoire dont le thème était « La puissance des images »] était consacrée au retard en France du décryptage de l’image comme source des non-dits contemporains. Ces images assumées par les colonisateurs y compris dans leur esthétisme sont aujourd’hui condamnables. Mais les textes font éviter l’anachronisme.

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    On dira que c’est un vœu pieux, car il existe encore, hélas, nombre de racistes qui pourraient ainsi se « rincer l’œil ». Mais au moins le livre peut-il montrer à tous les autres, qui ne le savaient guère (à l’exception de quelques spécialistes), à quel point les abus sexuels ne furent pas des accidents épisodiques ou marginaux, mais qu’ils constituèrent un des ciments constitutionnels de l’entreprise coloniale.

    Le sujet traité n’est pas la femme noire ou orientale, mais l’idée que s’en faisaient et que s’en font encore certains Blancs. Les auteurs n’auraient-ils pas suffisamment souligné leur propos dans le titre ?

    Encore faut-il tenir compte des exigences de l’édition : faire vendre. On pense ainsi au titre accrocheur de la sérieuse revue L’Histoire en octobre 2018 : « Le Moyen Age a tout osé : l’obscène et le sacré », le thème et ses images n’occupant que 10 % du numéro.

    Le thème du livre n’est pas la sexualité de la femme « exotique » mais l’obscénité du colonisateur blanc.

    Catherine Coquery-Vidrovitch est professeure émérite d’histoire africaine à l’université Paris-Diderot (USPC). Elle a publié en mai 2018 Les Routes de l’esclavage. Histoire des traites africaines, VIe-XXe siècle chez Albin Michel/Arte Editions.

    Cet article a d’abord été publié sur le site de The Conversation.

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  • Dans l’Amérique de Trump, un record de femmes se présentent aux élections de mi-mandat

    Dans l’Amérique de Trump, un record de femmes se présentent aux élections de mi-mandat

    La présidence Trump s’est ouverte, le 21 janvier 2017, sur une marée de bonnets roses dans les rues de Washington et d’ailleurs, une marche inédite de femmes protestant contre son investiture. Vingt-deux mois plus tard, la même marée rose – et bleue, aux couleurs du parti démocrate – s’apprête à déferler, sur le Congrès, cette fois, à l’issue des élections de mi-mandat.

    Un an après la vague #metoo, Donald Trump est toujours en délicatesse avec l’électorat féminin. A trois semaines du scrutin, mardi 16 octobre, il a renouvelé ses attaques contre la sénatrice démocrate Elizabeth Warren et a adressé une bordée d’insultes à l’actrice pornographique Stormy Daniels, qu’il a appelée « Horseface » (Face de cheval)… Ces remarques sont lancées à un moment où le scrutin du 6 novembre s’annonce comme un référendum plutôt « contre » que « pour » le président, relève une étude de Pew Research.

    Le dernier épisode de notre série :   Midterms J – 7 : Trump juge les « médias bidon » responsables du climat de violence politique

    • Record de candidates au Congrès

    Un constat s’impose, la saison des primaires pour le cycle électoral de 2018 s’est terminée sur un record : 257 femmes ont décroché une investiture pour le Congrès pour les élections de mi-mandat, relève le Center for American Women and Politics de l’université Rutgers (CAWP). Cette vague n’est pas sans rappeler l’année 1992, qui est restée dans les mémoires comme « l’année des femmes » : 51 candidates avaient fait leur entrée au 103e Congrès des Etats-Unis (47 à la Chambre, 4 au Sénat), doublant la représentation féminine au Parlement.

    Ce phénomène avait été interprété comme une réponse au choc ressenti par les femmes face à la manière humiliante dont avait été traitée Anita Hill, une jeune professeure d’université afro-américaine qui accusait de harcèlement le juge Clarence Thomas, pressenti pour entrer à la Cour suprême. En 2018, l’élément déclencheur est Donald Trump, par ses propos sexistes, les menaces qu’il fait peser sur les droits des femmes ou ses positions rétrogrades, sur l’avortement notamment.

    • Alexandria Ocasio-Cortez, l’espoir du parti démocrate

    Membre des socialistes démocrates américains, Alexandria Ocasio-Cortez est la star des candidates démocrates à la Chambre. A la fin de juin, elle a bousculé l’establishment démocrate en remportant les primaires du parti dans la 14circonscription de New York, face à Joseph Crowley, 56 ans, élu à la Chambre des représentants depuis 1999. Son discours a séduit les communautés afro-américaines, asiatiques et latino-américaines du Bronx. Son élection en novembre semble une formalité, et elle s’apprête à devenir, à 28 ans, la plus jeune élue du Congrès. Elle pourra prétendre incarner le « futur du parti démocrate ».

    • Duel de candidates en Pennsylvanie

    La Pennsylvanie, qui est l’un des onze Etats sans élue, œuvre à corriger cette anomalie. Deux candidates se présentent dans la 5circonscription : l’ancienne procureure Pearl Kim, pour les républicains, et l’avocate Mary Gay Scanlon, 59 ans, pour les démocrates. Si Pearl Kim l’emportait dans cette circonscription qui vote largement démocrate, elle deviendrait la première personne d’origine asiatique à représenter la Pennsylvanie au Congrès, note le CAWP. Sur CNN, elle a expliqué qu’elle soutenait le mouvement #metoo et la lutte contre les violences sexuelles, combat qui, selon elle, devrait transcender les partis.

    • Trois candidates amérindiennes

    En plus d’être l’année des femmes, 2018 devrait être celle des Amérindiennes, note le site Indian Country Today. Debra Haaland, 58 ans, issue de la tribu Pueblo of Laguna, au Nouveau-Mexique, se présente dans la première circonscription. Cette démocrate, en passe d’être élue face à Janice Arnold-Jones dans une circonscription aux mains des démocrates et où Hillary Clinton l’a emporté en 2016 avec 17 points d’avance, défend le droit à l’avortement et veut une réforme de l’immigration.

    Yvette Herrell, républicaine de la tribu Cherokee, se présente dans la 2circonscription du Nouveau-Mexique (favorable aux républicains), face à la démocrate Xochitl Torres Small. Elle se définit comme « une chrétienne conservatrice » et réclame un renforcement des contrôles aux frontières et l’expulsion des clandestins.

    Sharice Davids, qui appartient à la nation Ho-Chunk du Wisconsin, est en position de l’emporter. Cette ancienne championne de MMA (arts martiaux mixtes), qui revendique aussi son homosexualité, qui entre en lice pour le parti démocrate dans la 3e circonscription du Kansas face au candidat sortant, Kevin Yoder, est bien placée selon les sondages – portant sur de faibles échantillons – qui lui donnent entre 8 et 12 points d’avance.

    Analyse (édition abonnés) :   Les candidates démocrates à l’assaut de l’Amérique de Trump

    • Musulmanes, afro-américaines et latino-américaines

    Minnesota. La démocrate Ilhan Omar, Américaine d’origine somalienne et de confession musulmane, part à la conquête de la 5e circonscription, qui comprend la ville de Minneapolis. Née à Mogadiscio en 1982 et installée aux Etats-Unis depuis l’âge de 14 ans, elle a été élue à la Chambre des représentants du Minnesota en novembre 2016. Lors de la primaire du printemps, elle a reçu le soutien d’Alexandria Ocasio-Cortez. Ilhan Omar devrait remporter l’élection – ayant levé plus de fonds que son adversaire, Jennifer Zielinski, et faisant campagne dans une circonscription considérée comme acquise aux démocrates – et devenir ainsi l’une des deux musulmanes à entrer au Congrès.

    Michigan. Rashida Tlaib, candidate musulmane d’origine palestinienne, native de Detroit, est l’aînée d’une famille de quatorze enfants. Elle est la première de sa famille à faire des études supérieures. Elle est élue au parlement du Michigan depuis 2008. Sans opposant dans la 13e circonscription du Michigan, qui comprend des portions de Detroit, Rashida Tlaib, qui a fait campagne avec Ilhan Omar, sera élue.

    Massachusetts. Ayanna Pressley et Jahana Heyes sont en passe de devenir les premières Afro-Américaines à représenter des Etats de Nouvelle-Angleterre au Congrès. Ayanna Pressley n’a pas d’opposant dans la 7e circonscription du Massachusetts (une portion de Boston) dans laquelle elle se présente. Comme nombre de candidates, elle a, à 44 ans, bousculé l’establishment démocrate. Elle s’est imposée face à Michael Capuano, élu depuis 1998, sur un argument fédérateur : « Une circonscription jeune et majoritairement non blanche a besoin d’une voix nouvelle à Washington. »

    Connecticut. Pour sa part, la démocrate Jahana Hayes, candidate dans la 5e circonscription du Connecticut, fait figure de « survivante », comme les aiment les Américains : fille d’une mère toxicomane, mère à 17 ans, elle a reçu des mains de Barack Obama, en mai 2016, le titre d’enseignante de l’année 2016. Comme beaucoup d’enseignants, elle s’est portée candidate pour protester contre les politiques éducatives au niveau fédéral et s’est imposée dans les primaires face à une représentante de l’establishment démocrate, Mary Glassman. Un de ses chevaux de bataille : l’idée de Donald Trump de répondre aux fusillades dans les écoles en puisant dans le budget fédéral alloué à l’éducation pour armer les enseignants.

    Texas. Deux candidates latino-américaines sont en passe d’être élues au Texas : dans la 16e circonscription (celle d’El Paso), Veronica Escobar, 47 ans, ancienne juge du comté d’El Paso, s’est lancée pour sa première candidature à la conquête du siège de représentant détenu par Beto O’Rourke, lui-même candidat au Sénat face à Ted Cruz. A elle seule, sa candidature résume la somme des angoisses qu’a fait naître l’élection de Donald Trump : « Je m’inquiète pour la planète. Je m’inquiète pour les immigrants. Je m’inquiète pour les femmes. Je m’inquiète pour la communauté LGBT. Je m’inquiète pour El Paso et la frontière. Et je ressens un sentiment d’angoisse très intense », dit-elle. Dans la 29e circonscription (Houston), favorable aux démocrates, Sylvia Garcia devrait être élue.

    • Première sénatrice en Arizona et au Tennessee

    L’Arizona aura pour la première fois une sénatrice : les deux partis envoient en effet chacun des candidates à la bataille, la républicaine Martha McSally étant opposée à la démocrate Kyrsten Sinema pour prendre le siège du républicain Jeff Flake, qui ne se représente pas :

    La républicaine Marsha Blackburn, qui est la première femme à décrocher l’investiture dans le Tennessee pour un siège au Sénat, en remplacement de Bob Corker, deviendrait, si elle remporte l’élection, la première sénatrice de cet Etat du Sud ; mais elle ne fait pas de son sexe un argument de campagne, préférant être appelée… congressman.

    Explications :   Le Parti démocrate mise sur les candidatures féminines

    • Gouverneur : le pari de Stacey Abrams

    Les élections au poste de gouverneur sont plus compliquées pour les candidates : 22 Etats n’ont jamais eu de femme à ce poste et, actuellement, seules six femmes occupent cette fonction de chef de l’exécutif. En 2018, douze démocrates et quatre républicaines sont candidates à un poste de gouverneur.

    A 44 ans, la démocrate Stacey Abrams, élue à la Chambre des représentants de Géorgie, se présente dans cet Etat sudiste et conservateur : elle s’est fait repérer lors de la convention démocrate de Philadelphie en 2016, parlant de sa passion pour le service public. Et elle est depuis entrée dans l’histoire en devenant la première Afro-Américaine à décrocher l’investiture d’un parti pour un poste de gouverneur. Mais la bataille s’annonce difficile : l’Etat n’a pas élu de gouverneur démocrate depuis 1998, et Donald Trump s’y est imposé en 2016.

    Dans l’Idaho, Paulette Jordan, candidate démocrate, pourrait, elle aussi, entrer dans l’histoire. Si elle l’emporte face au républicain Brad Little, elle sera la première Amérindienne (de la nation Cœur d’Alene), première femme – et premier candidat démocrate depuis le gouverneur Cecil Andrus (1987-1995) – à s’imposer dans ce bastion républicain.

    Analyse (édition abonnés) :   Aux Etats-Unis, la féminité devient un argument électoral

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  • Les violations des droits de l’homme en hausse en septembre en RDC, selon l’ONU

    Les violations des droits de l’homme en hausse en septembre en RDC, selon l’ONU


    Par
    RFI

    Publié le 30-10-2018
    Modifié le 30-10-2018 à 17:16

    Selon le dernier rapport du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme, 620 violations ont été documentées au total. Et si le nombre de ces atteintes aux droits de l’homme attribuées à des agents de l’Etat est en baisse, celles commises par divers groupes armés ont progressé.

    La tendance à la hausse se confirme. Mais cette fois ce sont les violations des droits de l’homme attribuées aux groupes armés qui augmentent : + 43% par rapport au mois d’août.

    Dans le même temps, celles attribuées aux agents de l’Etat ont baissé de 22%, mais représentent toujours plus de la moitié du total des violations enregistrées (52%) avec par exemple, en septembre, l’exécution extrajudiciaire de 25 personnes, dont une femme.

    Les provinces les plus affectées, tous auteurs confondus, sont celles où se déroulent des conflits. Le Nord-Kivu, en tête, concentre 42% des atteintes aux droits de l’homme, suivi du Sud-Kivu et l’Ituri. Une augmentation à noter également en septembre dans le Tanganyika, en lien avec le conflit entre pygmées et bantou.

    Pour ce qui est des libertés démocratiques et du climat pré-électoral. L’ONU constate une amélioration en septembre, mais parle d’un respect de la liberté de manifester « à géométrie variable, au gré des affinités politiques ». Autrement dit, « moins de manifestations réprimées violemment » dans l’ensemble explique Adbul Aziz Thioye, le directeur du bureau conjoint de l’ONU, « mais dans certains provinces comme le Haut-Katanga par exemple, des « autorités » qui « continuent de faire du zèle », et « exercent des pressions énormes sur les manifestants », « à l’encontre des engagements pris par le gouvernement ».

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  • Cameroun: une mission évalue l’aspect sécuritaire de la CAN 2019

    Cameroun: une mission évalue l’aspect sécuritaire de la CAN 2019

    Par




    Une mission de sécurité Confédération africaine de football/Fédération internationale de football est au Cameroun depuis le 28 octobre 2018 pour évaluer les mesures sécuritaires prises par le pays en marge de la Coupe d’Afrique des nations 2019, prévue du 15 juin au 13 juillet. Cette mission, qui s’achève le 3 novembre prochain, visitera l’ensemble des sites devant abriter les matches de la CAN 2019.

    C’est lors du dernier comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), fin septembre 2018 en Egypte, que la décision d’une mission de sécurité au Cameroun a été prise. Objectif : s’assurer de l’existence des plans de sécurité dans les différents sites de la Coupe d’Afrique des nations 2019.

    Mais indirectement, cette inspection, qui intervient après l’élection présidentielle du 7 octobre 2018, doit en plus de garantir que la sérénité règne dans le pays, s’assurer que les mouvements sécessionnistes des régions anglophones, n’auront pas un impact négatif sur la phase finale du tournoi, prévue du 15 juin au 13 juillet.

    Une autre mission d’inspection prévue

    La délégation conduite par le président de la fédération nigérienne de football, Djibrilla Hima Hamidou « Pelé », a ainsi eu des entretiens avec les ministres en charge des questions de sécurité. Elle a non seulement reçu les assurances que les aspects sécurités ont bien été pris en compte dans la conception des stades en cours de construction, mais également que la sécurité des personnes et des biens, sera parfaitement assurée lors de la CAN 2019, singulièrement sur le site de Buéa et Limbé en zone anglophone, qui abritera les rencontres du groupe E.

    La mission CAF/FIFA s’est depuis le 28 octobre rendue sur les sites de Yaoundé, Garoua et Bafoussam pour la visite des infrastructures sportives et aéroportuaires.

    Une autre visite d’inspection de la CAF est annoncée au Cameroun dans les prochains jours, pour l’évaluation de l’évolution des travaux des infrastructures sportives.

    Chronologie et chiffres clés

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  • Football : les vérités de Cristiano Ronaldo

    Football : les vérités de Cristiano Ronaldo

    Pour la première fois, Cristiano Ronaldo, quintuple Ballon d’Or,  a expliqué sa décision de quitter le Real Madrid pour la Juventus Turin, dans un entretien au magazine France Football. Il évoque aussi son envie de rester le plus longtemps possible au haut niveau. Il répond par ailleurs à l’accusation de viol qui le vise aux Etats-Unis.

    Après Manchester, au début de sa carrière, Cristiano Ronaldo avait débarqué au Real Madrid, « le plus grand club du monde ». Mais pourquoi avoir quitté l’Espagne et la « Maison Blanche » après neuf saisons remplies de titres dont quatre Ligues des champions ? « Je sentais à l’intérieur du club, surtout de la part du président (NDLR : Florentino Perez) qu’on ne me considérait plus comme au début (…) La vérité, c’est que le président me voulait, mais qu’en même temps, il me faisait savoir que mon départ ne constituerait pas un problème », raconte l’international portugais.

    « L’âge n’est pas un facteur important »

    A 33 ans, Cristiano Ronaldo se sent encore la force de relever des défis. « L’âge n’est pas un facteur important. Ça l’est peut-être pour certains clubs, mais pas pour moi. C’est vrai j’aurais pu demeurer où j’étais, confortablement, et continuer à gagner des titres dans l’un des plus grands clubs du monde », raconte CR7 tout en précisant qu’à la Juve, on le désirait vraiment. « On me l’a dit ! On me l’a montré ! »

    Avec 7 buts en 10 rencontres dans le championnat italien, Cristiano Ronaldo estime être « toujours en phase d’adaptation ». « Je dois m’ajuster à mes coéquipiers, à leur profil tactique et physique à leurs déplacements sur le terrain, à la Serie A, à l’Italie, à la langue. Ce n’est pas facile, mais c’est motivant ».  La Juventus Turin est pour le moment en tête du classement devant avec 6 points d’avance sur l’Inter Milan.

    La semaine dernière, Cristiano Ronaldo a inscrit son 400e but en championnats, Angleterre, Espagne et Italie confondus. « Ce qui est compliqué, c’est de garder cette éthique de travail, cette motivation qui vous permet d’être le même joueur sur la durée ». Il ajoute : « Combien de joueurs sont capables d’être au plus haut niveau de performance pendant plus de dix ans ? (…) Messi et moi. »

    « La vérité éclatera au grand jour »

    Le quintuple Ballon d’Or France Football, candidat à sa propre succession, a aussi évoqué l’idée d’un sixième trophée. « Je l’ai dit de nombreuses fois, gagner un sixième Ballon d’Or n’est pas une obsession. Et je ne pose pas la question en ces termes-là. Je sais déjà, dans mon for intérieur, que je suis un des meilleurs joueurs de l’histoire. Bien sûr que j’ai envie de le gagner ce sixième Ballon d’Or ! Ce serait un mensonge de vous dire l’inverse. Je bosse pour ça. Comme je bosse pour marquer des buts et gagner des matches sans que cela soit une obsession. Le Ballon d’Or, oui, je pense le mériter. »

    En octobre, la police de Las Vegas a ouvert une enquête sur les accusations portées par Kathryn Mayorga, qui affirme dans une plainte au civil que le footballeur l’a violée en juin 2009. Selon un communiqué de l’un de ses avocats, Cristiano Ronaldo assure avoir eu une relation « complètement consentie ».

    Interrogé sur l’affaire Cristiano Ronaldo déclare : « J’ai donné des explications à ma compagne. Mon fils, Cristiano Jr, est trop petit pour comprendre. Le pire, c’est pour ma mère et mes sœurs. Elles sont abasourdies, et en même temps très en colère. C’est la première fois que je les vois dans cet état-là ». Ajoutant : « J’essaie de rester calme. Mais ça reste là, à l’intérieur de moi ».  « Je sais qui je suis et ce que j’ai fait. La vérité éclatera au grand jour. Et les gens qui me critiquent ou qui exposent ma vie aujourd’hui, qui font d’elle un cirque, ces gens-là verront », conclut-il sur le sujet.

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  • Alaa El Aswany : « La révolution a changé les gens »

    Alaa El Aswany : « La révolution a changé les gens »

    J’ai couru vers le Nil (Al-Joumhouriyya Ka’anna), d’Alaa El Aswany, traduit de l’arabe (Egypte) par Gilles Gauthier, Actes Sud, 430 p., 23 €.

    Une brasserie parisienne. Devant un verre de whisky écossais, Alaa El Aswany semble un géant bienveillant, attentif aux questions qu’on lui pose. On pourrait dire, au risque de paraître exagérément lyrique, qu’avec sa gentillesse bon enfant et sa distance amusée à l’égard du genre humain, il incarne quelque chose de l’âme égyptienne. Comme s’il sortait d’un roman de Naguib Mahfouz (1911-2006) ou d’un film de Youssef Chahine (1926-2008). Il fait chaud en ce début d’automne, on se croirait presque dans un café huppé du Caire en sa compagnie. Ou à Assouan, en Basse-Nubie, d’où est originaire sa famille paternelle.

    C’est en partie à son père, Abbas El Aswany, que le romancier doit ce qui fait la réussite de ses livres : sa capacité à rendre la multiplicité des destins égyptiens, toutes classes sociales confondues, avec proximité et sympathie. Aswany père était avocat et écrivain lui aussi, militant socialiste, opposant à l’occupant britannique, patriote plus que nationaliste. Son fils étudiait au lycée français du Caire, mais il l’emmenait après la classe dans les quartiers populaires. Lui rejoignait ses camarades militants et l’enfant jouait dans les rues, qu’il a su si bien évoquer par la suite.

    La nostalgie du cosmopolitisme cairote d’antan

    « Mon père brisait les barrières entre les milieux bourgeois et le peuple », raconte Alaa El Aswanyqui, à sa suite, a su créer une porosité entre des mondes souvent antagonistes. Dans son premier roman, au succès immédiat en Egypte, L’Immeuble Yacoubian (2002 ; Actes Sud 2006), il a bâti une intrigue où se mêlent musulmans, chrétiens, juifs, hétérosexuels, homosexuels, riches bourgeois, prolétaires, paysans et sans-logis venus s’installer sur le toit de l’immeuble. On peut y lire, outre la nostalgie…

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  • CAN des moins de 17 ans: l’ex-patron du football béninois condamné

    CAN des moins de 17 ans: l’ex-patron du football béninois condamné


    Par
    RFI

    Publié le 30-10-2018
    Modifié le 30-10-2018 à 14:57

    Ils avaient triché sur leur âge pour participer aux éliminatoires de la CAN des moins de 17 ans. La justice béninoise s’est penchée sur leur cas et a rendu son verdict ce mardi matin. Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur.

    La condamnation la plus lourde est de douze mois d’emprisonnement dont deux fermes et dix assortis de sursis, peine infligée à l’ancien et tout-puissant président de la Fédération béninoise de football, Anjorin Moucharafou, à l’entraîneur, ses adjoints et au médecin de l’équipe. Ils sont reconnus coupables de « complicité d’usage de fausse attestation ». Selon le calcul d’un avocat, ils totaliseront les deux mois d’emprisonnement le 7 novembre prochain et devront recouvrer la liberté ce jour-là.

    La dizaine de joueurs concernés, ceux pour qui on a établi facilement et rapidement de faux actes de naissance, sont punis de six mois d’emprisonnement, dont un ferme. Ils sont condamnés parce qu’ils ont avoué avoir menti sur leur âge réel. Certains avaient minoré leur âge de plus de six ans parfois.

    A l’énoncé du verdict, ils étaient soulagés. Ils savent qu’ils vont quitter la prison civile de Cotonou dès aujourd’hui. Ils ont séjourné plus d’un mois déjà à la maison d’arrêt. Pendant les débats, ils avaient plaidé coupables.

    Quatre personnes ont été relaxées pour infraction non constituée. Parmi elles, une ancienne ministre, professeur agrégée en imagerie médicale et propriétaire de laboratoire.

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  • La défaite de trop pour Angela Merkel

    La défaite de trop pour Angela Merkel

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    Publié le

    Angela Merkel abandonnera la direction de la CDU (l’Union chrétienne-démocrate) en décembre et ne briguera pas de nouveau mandat en 2021, a annoncé la dirigeante du gouvernement allemand le 29 octobre. Chancelière depuis treize ans et à la tête des conservateurs allemands depuis dix-huit ans, Merkel a fait cette annonce au lendemain de la débâcle électorale en Hesse où son parti a perdu plus de onze points par rapport au précédent scrutin. Le 14 octobre, le camp conservateur avait aussi enregistré un mauvais résultat lors d’un scrutin régional en Bavière. D’une élection à l’autre, Merkel prend donc le chemin de la sortie, comme le montre le dessinateur néerlandais Tom.

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