Author: Don Kayembe

  • « Faut-il créer des concours plus justes socialement ou se débarrasser du concours lui-même ? »

    « Faut-il créer des concours plus justes socialement ou se débarrasser du concours lui-même ? »

    Chronique. La scène est glaçante : plan large, caméra de surveillance, sur le vaste et informel hall de Villepinte (Seine-Saint-Denis) abritant, le temps d’une épreuve, les quelques milliers de carabins aspirant à devenir médecins, chacun devant sa petite table et face à son destin. Plus tard, une autre scène lui répond : le cinéma se fait alors peinture car c’est un tableau filmé en contre-plongée, nimbé de l’élévation d’une vocation. Autour de la table de dissection et du maître qui opère, les « troisième année » triés sur le volet recueillent la transmission d’un savoir médical comme au temps de La Leçon d’anatomie saisie par Rembrandt…

    D’un côté, la masse anonyme des impétrants ; de l’autre, l’intimité familière des disciples. Entre les deux, le film de Thomas Lilti étire le temps de cette Première année des facultés de médecine – ici Paris-V-Descartes – ­violente et ritualisée, tout entière finalisée par le passage dans le chas du concours : beaucoup d’appelés (amphis bondés) et peu d’élus, environ un sur dix, ce qu’on ­nommait « décimer » pendant la Grande Guerre. Chose étonnante, la sortie du film a correspondu à la suppression officielle du numerus clausus qui en forme le nœud dramaturgique, le rendant immédiatement obsolète ou puissamment performatif selon les interprétations !

    Cauchemar des étudiants, de leurs parents, de leurs grands-parents… le fameux numerus clausus fut établi en 1971 comme outil de régulation de la démographie médicale. Politiquement sensible – on est trois ans après 1968 –, ce contingentement par concours est rendu possible par l’alliance conjoncturelle d’un ordre des médecins, garant d’un certain malthusianisme bien entendu de la profession et de la médecine hospitalière qui, ­désormais, avec la suppression du concours de l’externat (en 1968) doit assurer la formation de tous les étudiants dans les centres hospitaliers universitaires. Cela n’aurait pas suffi si ne s’y était ajouté…

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  • Le réseau social Gab, utilisé par le tireur de Pittsburgh, contraint de fermer

    Le réseau social Gab, utilisé par le tireur de Pittsburgh, contraint de fermer

    Gab, un réseau social lancé en 2016 sur le modèle de Twitter et utilisé par la mouvance d’extrême droite américaine, l’« alt-right », a annoncé qu’il était contraint de cesser son activité. Cette annonce fait suite aux révélations selon lesquelles Robert Bowers, identifié par les autorités comme l’auteur de la tuerie qui a fait samedi 27 octobre onze morts dans une synagogue de Pittsburgh (Pennsylvanie), y postait des messages antisémites.

    Le FBI a indiqué que Bowers n’était pas connu jusqu’alors des services de police. Mais il est apparemment l’auteur d’une série de posts antisémites en ligne, notamment sur le site Gab.com. Selon une capture d’écran de son compte, à présent suspendu, réalisée par le groupe SITE (qui surveille les mouvements extrémistes), le tireur déclarait en haut de sa page sur ce réseau social : « Les Juifs sont les enfants de Satan ».

    Lire aussi :   Que sait-on de Robert Bowers, le suspect de la fusillade dans la synagogue de Pittsburgh ?

    Gab a indiqué samedi que Joyent, la société lui fournissant l’accès à Internet, mettait fin à ses services à compter de lundi. Paypal a également annoncé qu’il excluait Gab de ses services de paiement en ligne en raison des discours de haine colportés sur ce site avec la bienveillance de ses administrateurs.

    La devise de Gab : « Tous bienvenus pour s’exprimer librement »

    « Gab va probablement être hors service pendant des semaines à cause de cela », a réagi le réseau social sur son compte Twitter. « Nous continuerons à nous battre pour la liberté d’expression et la liberté individuelle en ligne pour tous. Les grandes firmes technologiques ne peuvent pas nous arrêter. Les médias traditionnels ne peuvent pas nous arrêter », affirme le site.

    La devise de Gab, « Tous bienvenus pour s’exprimer librement », lui a valu d’attirer des personnalités apparentées à l’extrême droite devenues persona non grata notamment sur Twitter.

    Après avoir fermé le compte de Robert Bowers samedi soir, Gab a également indiqué dans un communiqué avoir une « tolérance zéro » pour la violence et le terrorisme, et s’est dit « attristé et écœuré » par la tuerie de Pittsburg.

    Lire aussi :   Aux Etats-Unis, les actes antisémites en forte progression

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  • Cameroun: des manifestants du parti d’opposition MRC arrêtés puis relâchés

    Cameroun: des manifestants du parti d’opposition MRC arrêtés puis relâchés


    Par
    RFI

    Publié le 28-10-2018
    Modifié le 28-10-2018 à 10:51

    Au Cameroun, les militants du MRC, interpellés ce samedi 27 octobre à Douala, ont été libérés dans la soirée. Le parti de l’opposant Maurice Kamto, arrivé deuxième à la présidentielle du 7 octobre dernier, avait invité ses militants à manifester contre les résultats officiels du scrutin qui ont vu la réélection de Paul Biya.

    Toutes les personnes interpellées ont été libérées autour 22h, après une longue procédure d’identification qui a duré quasiment toute la journée de samedi. Leur nombre n’a pas été précisé, mais selon plusieurs sources, elles étaient plusieurs dizaines, au moins une cinquantaine d’après Edith Kah Walla du Cameroon People’s Party.

    Parmi les manifestants, il y avait l’avocate Michelle Ndoki qui avait plaidé la cause de Maurice Kamto lors du contentieux postélectoral devant le Conseil constitutionnel. Un journaliste du quotidien Mutations a aussi été interpellé, avant d’être libéré en fin de journée après une forte mobilisation des confrères.

    Tous les manifestants qui arboraient le t-shirt sur lequel était inscrit le message « Hold up électoral » ont été sommés de le retirer avant leur libération.

    D’autres actions à venir

    Cette manifestation était la première d’une série d’actions de protestation annoncée par l’équipe de Maurice Kamto qui conteste la réélection de Paul Biya. L’ancien candidat à la présidentielle du 7 octobre était lui-même absent de Douala, mais son porte-parole a indiqué qu’il se préparait à faire une sortie publique lors de la prochaine manifestation qui devrait se tenir à Yaoundé dans les prochains jours.

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  • OM – PSG : Ligue 1 cherche concurrents à Paris pour un semblant de suspense

    OM – PSG : Ligue 1 cherche concurrents à Paris pour un semblant de suspense

    Dix victoires en dix journées. Jamais un club français n’avait réalisé un tel début de championnat : ni le Lyon des années 2000, ni le Marseille du début des années 1990, ni le Saint-Etienne des années 1970 ou le Stade de Reims des années 1950.

    C’est dire la performance du Paris Saint-Germain en ce début de saison sur la scène nationale. Dix victoires, 37 buts marqués (aucun match à moins de trois buts), et seulement six encaissés. Lille, auteur d’un début de saison remarquable (son meilleur depuis 2004), pointait à huit longueurs avant la 11e journée.

    Sur les vingt dernières saisons, seuls deux clubs avaient pris une telle avance si tôt dans le championnat : Marseille, en 2014, sous l’impulsion de Marcelo Bielsa. Les Marseillais comptaient alors 25 points, soit sept de plus que les Parisiens, mais ils s’étaient effondrés en seconde partie de saison, et avaient fini à la quatrième place, loin derrière Paris. L’autre exemple, sans doute plus similaire à celui du PSG, est celui de l’Olympique lyonnais. En 2006, les Rhodaniens, qui allaient finir la saison avec un sixième titre consécutif, comptaient déjà 28 points, soit huit de plus que Marseille. Ils avaient fini la saison avec 17 points d’avance sur l’OM et un titre décerné dès la 33e journée.

    A quand le titre de champion ?

    Dès lors, au vu de la mainmise parisienne sur le championnat, la question ne semble plus vraiment de savoir si le PSG sera champion de France, mais quand il le sera. Depuis plusieurs jours, des observateurs plaisantent à moitié en se demandant si cela ne pourrait pas être le cas dès la fin de la première partie de saison, quand est attribué le titre honorifique de champion d’automne.

    Heureusement pour le semblant de suspense, les chiffres sont têtus. Pour qu’un club prenne le plus d’avance possible sur ses adversaires, il faut qu’il remporte tous ses matchs, et que dans le même temps ses adversaires prennent le moins de points possible, et donc qu’ils concèdent des matchs nuls. Dans ce cas-ci, ils ne se partagent que deux points (un pour l’un et l’autre), quand trois points sont en jeu en cas de victoire (trois pour la vainqueur, zéro pour le vaincu). Dans ce monde hypothétique, il faudrait alors attendre la 23e journée pour qu’un club soit champion : il compterait 69 points (23 victoires), quand ses meilleurs dauphins (ceux qui ne l’ont affronté qu’une fois) n’en compteraient que 22 (22 matchs nuls, une défaite), et seulement 45 points seraient toujours en jeu.

    Les autres clubs en juges de paix

    Autant dire qu’il reste encore un petit moment avant que les Parisiens ne soient officiellement champions. Et le suspense de cette saison dépendra certes du PSG, mais également des résultats de ses adversaires. Or, cette saison, les Lillois ne se contentent pas de faire de simples matchs nuls. Si l’on pouvait se plaindre de la faible concurrence subie par le Paris Saint-Germain il y a quelques saisons, ce n’est pas vraiment le cas pour l’instant (et ce même si les favoris attendus ne répondent pas encore présents).

    Avec 25 points acquis lors des onze premières journées, les hommes de Christophe Galtier semblent revivre après une saison catastrophique. A tel point qu’ils figurent dans la fourchette haute des dauphins à ce stade de la compétition. Sur les vingt dernières saisons, seuls Monaco (en 2013 et 2017) et Bordeaux (en 1998) ont fait aussi bien.

    Au rythme actuel (et il semble plus que compliqué que Paris ne le tienne jusqu’à la fin de la saison), il faudrait attendre la 31e journée pour que Paris soit officiellement champion : soit une de plus que le record actuel, déjà détenu par le PSG, lors de la saison 2015-2016. Preuve que pour battre ce record, les Parisiens devront aussi compter sur les autres. Pas sûr que ce soit le plus palpitant des suspenses. Mais, cette saison, à moins que Marseille et les autres ne trouvent une recette miracle, c’est probablement ce dont il faudra se contenter en Ligue 1.

    Lire aussi :   Le PSG reste fidèle à ses « ultras »

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  • Hommage à Ghislaine Dupont et Claude Verlon, cinq ans après leur assassinat

    Hommage à Ghislaine Dupont et Claude Verlon, cinq ans après leur assassinat


    Par
    RFI

    Publié le 28-10-2018
    Modifié le 28-10-2018 à 10:16

    Il y a cinq ans, la journaliste et le réalisateur de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon étaient assassinés à Kidal, au Mali, alors qu’ils étaient en reportage. Un hommage leur a été rendu samedi 27 octobre à la Maison de la Poésie à Paris en présence d’artistes, mais aussi de leurs amis et confrères.

    Poésie, musique africaine et française, mais aussi des souvenirs de leurs proches ont alterné 2 heures durant pour raviver la mémoire de nos reporters. Sur le mode de Je me souviens de Georges Perec, les proches et confrères de Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont égrené leurs souvenirs.

    « Je me souviens qu’elle voulait m’emmener dans la région des Grands Lacs d’Afrique centrale et qu’elle me disait “tu verras, là-bas, le temps ne passe pas pareil” », se rappelle une proche de Ghislaine Dupont. « Je me souviens que personne n’aurait pu te retenir, Claude, ceux qui t’aimaient ne pouvaient le vouloir. Tu guettais l’actualité et la moindre place dans les avions militaires », relate un proche de Claude Verlon.

    Opacité

    Un baume pour la famille qui se bat depuis cinq ans contre l’opacité qui entoure ce crime. « Comme depuis 5 ans, comme depuis la première minute où j’ai appris leurs morts, j’attends la vérité, de mettre un visage sur les gens qui ont tenu les armes pour les abattre », s’impatiente Apolline Verlon, fille du réalisateur de RFI.

    « Je voudrais savoir qui sont les commanditaires, pourquoi, et surtout pourquoi on nous a raconté tout et son contraire ? Moi je me dis qu’on nous ment, ou qu’il y a vraiment quelque chose à cacher », s’interroge Marie-Solange Poinsot, mère de la journaliste.

    L’association Ghislaine Dupont et Claude Verlon ne compte pas baisser les bras et entend poursuivre le travail de recherche de la vérité. « Les tueurs, certains ont été identifiés, d’autres sont dans la nature, a priori aucun mandat d’arrêt n’a été annoncé, alors y a-t-il des gens que l’on protège ? Y a-t-il des gens qui bénéficient d’une impunité alors qu’on pourrait les rattraper ? Est-ce que c’est parce qu’ils sont en Algérie ? Ou leur arrestation pourrait causer un certain nombre de problèmes ? Nous, nous voulons des procès, nous voulons que ces gens soient arrêtés et jugés, il nous semble que c’est possible. Quelle est la réalité des circonstances de l’enlèvement et de l’assassinat ? Il est évident que certains savent donc pour cela nous demandons la levée du secret défense », rappelle Pierre-Yves Schneider, porte-parole de l’association.

    De plus en plus de femmes journalistes assassinées

    En cet anniversaire, une soixantaine de femmes grands reporters à travers le monde ont signé une lettre dénonçant l’assassinat de femmes journalistes.

    « Visiblement nous sommes entrés dans une nouvelle ère, auparavant, lorsqu’une femme journaliste reporter était tuée au combat, ça voulait dire qu’elle avait pris le risque d’aller sur un terrain de guerre et malheureusement elle pouvait tomber dans une embuscade sous les bombes ou autre, explique Laurence Lacour, vice-présidente de l’association Ghislaine Dupont et Claude Verlon et l’une des signataires de ce manifeste. Nous constatons que depuis la mort d’Anna Politkovskaïa en 2006, les femmes, les journalistes, sont assassinées. C’est-à-dire que leurs exécutants, les exécutants de cette hache macabre, obéissent à des ordres, qui sont souvent gouvernementaux, même si ce sont évidemment des responsabilités difficiles à cerner. Et en listant malheureusement les noms des dernières victimes – notre consœur maltaise, une consœur indienne qui a été tuée également l’année dernière de plusieurs balles dans la tête, Ghislaine bien sûr, Marie Colvin l’Américaine qui a été exécuté sur ordre du gouvernement syrien – il nous a semblé qu’il était important de souligner ces deux éléments. »

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  • Après l’attaque antisémite de Pittsburgh, Trump et le camp républicain accusés d’attiser la haine

    Après l’attaque antisémite de Pittsburgh, Trump et le camp républicain accusés d’attiser la haine

    Un homme de 46 ans a commis, samedi 28 octobre, dans une synagogue de Pittsburgh, en Pennsylvanie, l’attaque antisémite la plus meurtrière des dernières décennies aux Etats-Unis. Il a tué à l’arme à feu onze fidèles réunis en ce jour du repos hebdomadaire juif, le shabbat.

    Robert Bowers, ainsi identifié par les autorités locales, a fait irruption dans la synagogue Tree of Life (« Arbre de vie ») autour de 10 heures, heure locale (16 heures à Paris) et a ouvert le feu lors d’une cérémonie célébrant la naissance d’un enfant en hurlant : « Tous les Juifs doivent mourir », rapportent les médias.

    Le président américain, Donald Trump, a dénoncé « une action maléfique de meurtre de masse ». « Il ne doit y avoir aucune tolérance pour l’antisémitisme ou pour n’importe quelle forme de haine religieuse », a-t-il dit. « Nous devons nous tenir aux côtés de nos frères et sœurs juifs pour vaincre l’antisémitisme et les forces de la haine », a-t-il aussi déclaré lors d’un rassemblement électoral dans l’Illinois, en vue des élections de mi-mandat du 6 novembre.

    De l’appel à l’unité aux attaques

    Le New York Times reproche justement au président Trump de ne pas avoir su résister à « l’appel de la campagne électorale ». « Plutôt que de rester en retrait à la Maison Blanche, le président s’est rendu dans l’Illinois pour soutenir le représentant Mike Bost, un républicain dans une course serrée à la réélection. » Lors du meeting, « M. Trump est passé, en quelques minutes, d’un appel à l’unité aux injures adressées aux démocrates », relève le quotidien.

    Howard Fineman, journaliste de la chaîne NBC, écrit dans une tribune dans le New York Times : « Si Pittsburgh n’est pas sûr pour les Juifs, si Squirrel Hill n’est pas sûr, si [la synagogue de] l’Arbre de vie n’est pas sûre, quel lieu l’est ? Sans diminuer la souffrance et la mort de qui que ce soit d’autre, il est triste de constater que face à l’effondrement des valeurs sociales et politiques, les Juifs jouent souvent le rôle des canaris dans la mine de charbon. » Il poursuit et n’épargne pas le dirigeant américain : « C’est un signe que la vision cynique et impitoyable du président Trump (…) déchire une société déjà soumise au stress du changement générationnel, démographique, technologique, économique et social. »

    Le New Yorker voit dans cette tuerie « l’ancienne crainte juive de persécution mariée à la réalité américaine : un pays saturé d’armes et habitué aux massacres quotidiens, en proie à un racisme et à un sectarisme qui ont été enflammés par le titulaire de la plus haute fonction dans le pays ». Le magazine poursuit : « Depuis quelques années, les Juifs américains regardent avec méfiance l’Europe occidentale, où l’antisémitisme s’est réveillé. Le Parti travailliste britannique a été déchiré par les accusations d’antisémitisme portées contre ses dirigeants. Les Juifs français ont émigré en Israël en nombre. En Suède, des synagogues et des centres juifs ont été incendiés ». Le New Yorker ajoute : « On a longtemps supposé que l’antisémitisme américain n’existait pas et que Le Complot contre l’Amérique, le roman de Philip Roth, resterait l’uchronie voulue par son auteur. »

    Lire aussi :   Aux Etats-Unis, les actes antisémites en forte progression

    Et pourtant, les signes avant-coureurs sont devenus de plus en plus clairs, comme le relève Vox. « L’attaque de Pittsburgh représente une nouvelle manifestation de cette tendance qui n’a cessé de proliférer depuis la campagne et l’investiture de Donald Trump : la résurgence de l’antisémitisme en Amérique. » Mais l’attaque s’inscrit dans une autre tendance, plus large et non moins inquiétante : « Les lieux de culte sont devenus la cible d’actes qui pourraient être qualifiés de terrorisme intérieur. Au cours de la dernière décennie, les lieux de culte des synagogues aux églises chrétiennes en passant par les temples sikhs sont devenus de plus en plus la cible de violences extrémistes. »

    La démagogie du président et du Parti républicain

    Dans le Washington Post, au-delà de Donald Trump, c’est le camp républicain qui est accusé « d’attiser les craintes de l’opinion publique ». Le quotidien rappelle les incidents récents liés à l’extrémisme de droite : « l’assassinat de deux Afro-Américains dans une épicerie à Louisville », les « bombes artisanales ciblant une douzaine de démocrates qui auraient été envoyées par un partisan de Trump » et « la fusillade de masse dans une synagogue de Pittsburgh ». A chaque fois, « le dénominateur commun semble être le ciblage de groupes spécifiques en fonction de la race, de la religion ou des convictions politiques ».

    Les opposants du président ont répliqué samedi que « le président et son parti, cyniquement à la poursuite du pouvoir », sont allés « au-delà de la lutte politique pour verser dans une démagogie pure et simple contre les minorités raciales, les étrangers et les personnalités politiques juives, comme le donateur démocrate juif George Soros (…) devenu l’une des principales cibles des publicités d’attaque républicaines ».

    Lire aussi :   Les fusillades les plus meurtrières aux Etats-Unis depuis vingt-cinq ans

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  • Le journaliste et animateur Philippe Gildas est mort

    Le journaliste et animateur Philippe Gildas est mort

    On ne le retrouve guère, sur le Net, qu’en Monsieur Loyal dans l’émission de Canal+ « Nulle part ailleurs », submergé par des fous rires à l’écoute de la bande des Nuls ou de son délirant comparse Antoine de Caunes. Un complice qui n’aura eu de cesse de le moquer pour sa petite taille et ses supposées talonnettes, ses grandes oreilles ou ses brushings façon « moumoute ». Mais au regard des décennies pendant lesquelles il a officié tant à la radio qu’à la télévision, le parcours professionnel de Philippe Gildas illustre surtout la mutation qu’ont connue les médias au cours des cinquante dernières années ainsi que les relations étroites et mouvantes entre le politique et l’audiovisuel, tant public que privé. Philippe Gildas est mort à Paris dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 octobre à l’âge de 82 ans, a fait savoir Antoine de Caunes. Il souffrait d’un cancer.

    Enorme bosseur, pointilleux jusqu’à l’obsession, malin tendance débrouillard, le verbe sobre mais capable de rognes telluriques aussitôt oubliées, l’allure décontractée – jamais de cravate –, Philippe Gildas, qui ne se prenait jamais au sérieux, se sera vu confier la rédaction des trois plus importantes stations de radio, RTL, Inter et Europe 1, aura présenté le journal télévisé au temps de l’ORTF d’après Mai-68, avant de devenir une figure emblématique de la première chaîne privée à péage du paysage audiovisuel français, Canal+. Et pourtant « je n’ai jamais eu de plan de carrière, assurait-il au Monde en 2008. Mon parcours est un condensé de contradictions mais je n’ai ni remords ni regrets. Le hasard m’a porté à chaque fois au bon croisement. » Une antienne reprise dans sa biographie, coécrite avec Gilles Verlant, Comment réussir à la télévision quand on est petit, breton, avec de grandes oreilles ? (Flammarion, 2010).

    Débuts à la radio

    Si ce jeune Breton, né le 12 novembre 1935 à Auray (Morbihan), choisit, sans le sou, de s’ancrer à Paris au sortir du Centre de formation des journalistes (CFJ), c’est qu’il est déjà marié et père du premier de ses trois fils, né en 1960 et prénommé Gildas. Il entre tout d’abord au journal Combat, où il devient rapidement chef des informations générales. Mais il est rattrapé par ses obligations militaires : de la classe 61, il risque de devoir partir en Algérie, pour une guerre contre laquelle il a milité, à la Sorbonne, pendant ses études de lettres classiques. Il atterrit finalement au service d’information des armées à Paris.

    Il n’en a pas encore fini avec ses vingt et un mois de service militaire qu’une rencontre avec son plus proche camarade au CFJ l’amène à être recruté pour une nouvelle tranche matinale qu’entend créer Radio Luxembourg, future RTL, alors en pleine mutation. Il entre pour la première fois dans une radio sous son vrai nom, Philippe Leprêtre, le 24 décembre 1962 à minuit, et, poussé vers le micro, lit son premier bulletin d’information le 1er janvier 1963, celui de 6 heures, sous le pseudonyme de Philippe Gildas : le titulaire avait trop bien fêté la Saint-Sylvestre et lui, toujours sous les drapeaux, a ajouté le prénom de son fils au sien pour échapper à toute sanction.

    Le « cadeau » le plus durable qu’il estime avoir laissé à la télévision ? La météo !

    Rapidement repéré pour sa rigueur et ses capacités à diriger des équipes – il est l’aîné de sept frères, a été un cadre scout et milité à l’UNEF à la Sorbonne –, il prend la direction de l’information de Radio Luxembourg deux ans seulement après son arrivée. « Je suis un bon OS, un ouvrier spécialisé dans l’information, estime-t-il dans sa biographie. (…) Je n’ai rien d’un génie de l’info. Je ne la conceptualise pas, je ne m’intéresse pas aux idées qui sont derrière, seule la façon de communiquer me préoccupe. Avec à la clé cette question essentielle : comment arriver à la justesse de l’info ? »

    Présentation du JT

    Après de belles années à RTL, les dissensions au sein de la rédaction, nées en Mai 68 et restées vives, amènent Gildas à présenter sa démission. Il intègre en 1969 l’ORTF, en pleine mutation post-événements, au sein de la nouvelle unité d’information que dirige Pierre Desgraupes. Il y présente notamment le JT, « Information première », en alternance avec Etienne Mougeotte. Sans prompteur, sans cravate et avec des cheveux longs pour cacher ses oreilles.

    Le « cadeau » le plus durable qu’il estime avoir laissé à la télévision ? La météo ! De par son passage à RTL, Gildas a retenu une vérité première : à chaque heure, l’info météo est celle que le public attend en priorité. Aussi, son leitmotiv étant « Tout est info », il fera de la météo un rendez-vous incarné à l’intérieur même du JT. Il ne s’agit pas encore avec d’une « miss météo », mais ça viendra…

    Le 5 juillet 1972, le premier ministre de Georges Pompidou, Jacques Chaban-Delmas, tenant d’une libéralisation de l’information, démissionne. Pierre Desgraupes est remercié ; solidaire, Philippe Gildas quitte l’ORTF. Il passe une saison à France Inter (1973-1974), mais c’est dans la station concurrente qu’il va rebondir. Sous la nouvelle présidence de Valéry Giscard d’Estaing, l’Etat, actionnaire d’Europe n° 1, remercie les deux patrons historiques de la station. Jean-Luc Lagardère, homme de confiance de Sylvain Floirat, le patron de Matra et propriétaire de la radio, prend la tête de la station. Gildas est appelé à la rédaction en chef de la matinale, qu’il intègre en décembre 1974. Il peut alors donner vie à sa marotte, une matinale en continu – au-delà des seules sessions d’information habituelles –, qu’il lance en 1976. Il est au micro de 6 h 30 à 9 heures, avec, à ses côtés, Maryse, l’animatrice vedette de la station, qu’il épousera en 1984.

    Dans cette matinale d’Europe n° 1, Gildas mêle déjà information et animation. L’austère homme-tronc qu’il fut pour le JT de l’ORTF apprend la décontraction, le rire à l’antenne, les changements de rôle et de ton. Ce mélange des genres, Gildas le résume d’une formule à laquelle il tient : « Info + spectacle n’est pas de l’info-spectacle ». Il animera d’ailleurs pendant deux saisons le jeu télévisé La Tête et les jambes, puis La Chasse au trésor, tous deux pour l’A2. Tout en continuant d’assurer la matinale d’Europe, dont les audiences grimpent.

    Le vaisseau Canal+

    L’arrivée de la gauche au pouvoir, en mai 1981, rebat une fois de plus les cartes dans l’audiovisuel. Le directeur d’Europe n°1, Etienne Mougeotte, démissionne – sa tête a été demandée, place de la Bastille, le soir du 10 mai –, Gildas fait de même par solidarité ; mais Mougeotte et Lagardère le convainquent de rester et de prendre la direction de l’antenne pour sauvegarder la rédaction. Pour autant, « Directeur, ça n’est pas mon métier », le micro lui manque. Il tient néanmoins la maison pendant cinq ans, jusqu’en 1986, en y restant comme simple animateur jusqu’en 1988… alors qu’il a déjà embarqué sur un nouveau vaisseau baptisé Canal+, en quête de territoires inexplorés.

    En 1987, « Nulle part ailleurs » arrive à l’antenne en soirée. Sous couvert d’improvisation apparente […], l’émission s’avère en réalité une mécanique de précision

    Avant que la presse ne qualifie les dix premières années de Canal+ de « fabuleuse aventure audiovisuelle », avant que ses inventeurs ne s’acheminent vers la formule magique de son émission phare, en clair, que fut « Nulle part ailleurs », ses créateurs auront testé tout et n’importe quoi. A la conception, le patron Pierre Lescure – que Gildas avait recruté à sa sortie du CFJ du temps de Radio Luxembourg –, le directeur des programmes Alain de Greef, et Philippe Gildas. Tous trois partagent le même credo que « tout est news », et entendent lancer un talk-show à l’américaine : une émission basée sur l’actualité, qui marque les esprits moins pour ses invités que grâce à son animateur, et où se mêlent info et divertissement. Ce qui aboutit en 1985 à « Direct », une émission de 90 minutes, le midi, pour les ménagères et les lycéens en mal de curiosités, face aux très sérieux JT des concurrents.

    Une horloge dans le ventre

    Parrainée par Coluche, cette émission-laboratoire, qu’il présente en polo ou en chemise Lacoste, lui permet de défricher des sujets inédits voire incongrus et de lancer à la télévision nombre de jeunes qu’il a sous la main à Europe 1. En 1987, « Nulle part ailleurs » arrive à l’antenne en soirée. Sous couvert d’improvisation apparente, de rubriques farfelues et de délire parfois incontrôlé, l’émission s’avère en réalité une mécanique de précision : elle est séquencée en modules de quelques minutes, d’autant que Gildas a une horloge dans le ventre, tous en témoignent.

    Au fil de ses dix ans d’animation, Philippe Gildas aura testé quelque 150 chroniqueurs , et l’équipe comptera, hors techniciens, pas moins de 50 à 80 personnes… « Ce qui est apparu comme un esprit était une cohérence. Tous les gens qui fabriquaient cette chaîne étaient au même endroit. (…) Tous appartenaient grosso modo à la même génération, possédaient les mêmes références. Une singularité par rapport aux autres chaînes, fabriquées par des producteurs extérieurs », résumait pour Le Monde en 2014 Arielle Saracco, arrivée à Canal en 1990.

    Après une première année, en 1987, où l’aspect divertissement de « Nulle part ailleurs » est assuré par la bande des Nuls, Gildas recherche quelqu’un qui puisse les remplacer – le rythme quotidien ayant amené les Nuls à abandonner. « Ma grande découverte, c’est bien sûr Antoine de Caunes », note-t-il. Antoine de Caunes peut tout se permettre, tandis que Gildas contrebalance ce qui peut apparaître comme trash ou outrancier par sa bonhomie et sa sympathie pour les invités, incapable qu’il est d’apostropher quelqu’un à la façon d’un Ardisson, d’un Fogiel ou d’un Guillon. Grands complices – « son seul défaut est d’avoir des goûts de chiottes en musique : il adore Michel Sardou », commentait Antoine de Caunes au Monde en 2008 –, tous deux animeront d’ailleurs l’émission ensemble à partir de 1991.

    Après le départ de De Caunes en 1995, Gildas continue mais la magie n’opère plus, faute d’un solide duo (« Je sais que j’ai vécu un miracle »). Après une dernière et piteuse saison 1996-1997 en compagnie de Baffie, Gildas cède son fauteuil à Guillaume Durand ; lequel commencera à accueillir des politiques, au contraire de Gildas qui l’interdisait – il ne votait jamais.

    Opposé à la retraite – mais aussi à la mort, qu’il haïssait pour être « inhumaine » –, Philippe Gildas reste malgré tout dans le groupe jusqu’en janvier 2003. Il animera ou participera à des émissions sur Canal, Paris Première, Voyage, Europe 1, France 2, Comédie… Il « bricole », en « une semi-oisiveté ». Jusqu’à ce que l’idée de créer une chaîne pour les seniors le mobilise et le désespère à la fois : alors qu’il pensait la lancer dès 2003, Vivolta ne verra le jour qu’en 2007, seulement sur le câble et le satellite. Une chaîne d’art de vivre pour celles et ceux qui ont du temps et des moyens, qui s’éteindra en 2014 faute d’audience.

    « Longtemps, je fus catholique et breton. (…) Je ne comprends pas pourquoi l’homme est mortel. J’ai du mal à me faire à l’idée qu’il n’y a rien après », note Philippe Gildas dans sa biographie, qu’il avait décidé de clore sur ces mots : « Maryse et moi avons décidé de nous faire incinérer. Et quand je passerai de l’autre côté des flammes, faites aussi l’économie de l’urne : répandez mes cendres au hasard, en vous amusant, comme je n’ai cessé de le faire ! »

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  • Élections. La Hesse, l’avant-garde de l’Allemagne ?

    Élections. La Hesse, l’avant-garde de l’Allemagne ?

    L’avant-garde de Hesse”, titre Die TageszeitungLa région [de Francfort] a toujours été progressiste, et pas seulement depuis l’investiture de Joschka Fischer en baskets. Si elle formait une coalition de gauche avec les Verts, le Parti social-démocrate (SPD) et Die Linke (gauche radicale), elle renforcerait son rôle de pionnier”, écrit le journal en ce 28 octobre, jour de scrutin législatif régional.

    Avec sa une, les temps glorieux des Grünen (Les Verts) où Joschka Fischer, avant d’être vice-chancelier et ministre fédéral des Affaires étrangères des deux gouvernements Schröder (coalition SPD et Verts de 1998 à 2005), avait inauguré l’entrée des Verts allemands dans la gestion des affaires en région, précisément en Hesse, au milieu des années 1980.

    Avec l’écologie, les Grünen apportaient alors un vent nouveau dans la vie politique du pays, et un style plus décontracté. “Radicalité, goût de l’expérience nouvelle, mais aussi pragmatisme”, ainsi caractérise la Taz l’orientation des Verts. Aujourd’hui, leur succès annoncé dans les urnes est incarné par le quadra Tarek Al-Wazir, actuel vice-chef du gouvernement et ministre de l’Économie à Wiesbaden, le plus populaire de tous les hommes politiques de la région. Selon les sondages, les Verts sont la grande force montante. Ils pourraient arriver en deuxième position (avec 20 % des suffrages, au coude à coude avec le SPD), derrière l’Union chrétienne-démocrate (CDU, à 28 %) avec laquelle ils gouvernent depuis cinq ans. La gauche radicale et les libéraux (FDP) sont à égalité, à 8 % des intentions de vote.

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  • En Allemagne, le populisme de droite prospère à l’Est

    En Allemagne, le populisme de droite prospère à l’Est

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  • Disparition de Boniface Twagirimana: «Nous demandons l’assistance de l’UE»

    Disparition de Boniface Twagirimana: «Nous demandons l’assistance de l’UE»

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