Author: Don Kayembe

  • Afrique du Sud: le ministre de l’Intérieur victime d’un chantage à la sextape

    Afrique du Sud: le ministre de l’Intérieur victime d’un chantage à la sextape


    Par
    RFI

    Publié le 28-10-2018
    Modifié le 28-10-2018 à 17:49

    Ce dimanche, une sextape montrant le ministre sud-africain de l’Intérieur a été publiée sur les réseaux sociaux. Malusi Gigaba s’est rapidement excusé auprès de sa famille et des Sud-Africains pour l’embarras causé par la vidéo. Il s’est aussi indigné de la façon dont le fichier a été piraté sur son téléphone et a été utilisé pour le faire chanter pendant plus d’un an.

    Il y a un an et demi, Malusi Gigaba, alors sur le point d’être nommé ministre des Finances, envoie une vidéo, le montrant en train de se livrer à un acte sexuel solitaire. « Cette vidéo [était] destinée uniquement à ma femme », assure-t-il aujourd’hui.

    S’en suivent alors dix-huit mois de chantage. Le ministre refuse de céder aux avances des détenteurs de la sextape qui finissent par la publier ce dimanche matin.

    On ne sait pas qui sont ces fameux maîtres-chanteurs. Des ennemis politiques pour les uns, une liaison extra-conjugale pour d’autres.

    Malusi Gigaba s’est rapidement excusé sur Twitter, avant de contre-attaquer. « J’espère que le pays va s’engager de manière constructive pour savoir s’il est juste de tolérer et de promouvoir l’invasion flagrante dans la vie privée d’autrui », a-t-il écrit.

    D’après Malusi Gigaba, des détectives privés et les services de renseignements enquêtent.

    Le fichier a fait des dégâts. Des milliers d’internautes sud-africains y ont déjà eu accès.

    Ce scandale à la sextape, d’un nouveau genre, est une première en Afrique du Sud, même si les scandales sexuels sont assez nombreux dans la classe politique.

    L’an dernier, c’est Cyril Ramaphosa qui était au centre d’une polémique identique. Certains de ses mails privés avaient été publiés dans la presse, faisant état de huit relations extraconjugales. Des relations qui n’ont jamais existé, selon lui.

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  • Afrique du Sud: l’ANC gangrené par des rivalités et des violences fratricides

    Afrique du Sud: l’ANC gangrené par des rivalités et des violences fratricides


    Par
    Tirthankar Chanda

    Publié le 28-10-2018
    Modifié le 28-10-2018 à 14:23

    Deux récentes tueries de cadres municipaux de l’ANC viennent rappeler au gouvernement sud-africain la nécessité de traiter de manière urgente le drame des assassinats politiques qui menacent le processus démocratique. Le rapport de la commission Moerane qui planche sur le dossier depuis deux ans souligne les luttes intestines au sein du parti de Mandela, qui se règlent souvent à coup de fusils. Or, à l’approche des élections législatives prévues en début 2019, le gouvernement Ramaphosa a-t-il la volonté de prendre à bras le corps ce problème grave de violences politiques, qui risque de révéler au grand jour la dérive affairiste du parti ?

    L’homme, 44 ans, s’appelait Luyanda Mbele. Militant de l’African National Congress (ANC), il était depuis 2015 conseiller municipal à Cape Town, réélu en 2016. Le soir du dimanche 21 octobre, après avoir déposé une amie chez elle, lorsque Mbele s’apprêtait à repartir chez lui, il a été abattu dans sa voiture à bout portant, tout comme son cousin qui se trouvait à son côté. C’est l’amie qu’ils venaient de déposer qui a appelé la police en découvrant les deux corps inanimés baignant dans leur sang. Lorsqu’elle est sortie de sa maison, alertée par la fusillade, la jeune femme a juste eu le temps de voir une voiture foncer dans la nuit avec deux hommes à l’intérieur.

    Deux jours plus tôt, dans l’Etat de KwaZulu-Natal (KZN), un autre cadre de l’ANC avait été froidement exécuté dans sa voiture, arrêtée à un feu rouge. «  Sbu Maphumulo, fonctionnaire de la ville d’Umlazi, située dans la banlieue sud de Durban, rentrait chez lui après une réunion politique qui avait traîné en longueur, quand il est tombé sous les balles de ses assassins », a indiqué la porte-parole de la branche locale de l’ANC. Celle-ci a exhorté le gouvernement de dépêcher rapidement sur les lieux des enquêteurs pour tirer cette affaire au clair et arrêter les assassins. « Il y a urgence  », a-t-elle ajouté.

    Urgence

    Il y a, en effet, urgence, car depuis quelques années des meurtres à répétition de cadres politiques, issus pour l’essentiel des rangs de l’ANC comme les deux victimes de ces derniers jours, connaissent une recrudescence dramatique suscitant la consternation au sein du parti au pouvoir en Afrique du Sud.

    Selon un rapport publié par The Global Initiative Against Transnational Crime («  Initiative globale contre le crime transnational ») en collaboration avec le centre d’études de la criminologie de l’université du Cap, 90 hommes et femmes politiques ont été assassinés en Afrique du Sud entre 2011 et 2017, dont 80 dans la province du KZN, qui détient le triste record des morts violentes. Elle est suivie de près par les régions de Gauteng et du Cap occidental. Beaucoup pensent que le cancer de la violence pourrait se répandre dans tout le pays, mettant en péril le rêve d’une Afrique du Sud démocratique de Nelson Mandela.

    C’est suite au meurtre d’un ancien secrétaire général de la Ligue de la jeunesse de l’ANC (ANCYL), survenu à Durban en juillet 2017, que la presse s’est saisie du drame des assassinats politiques. Proche du leader médiatique Julius Malema qui fut un temps le président de l’ANCYL, Sindiso Magaqa était tombé dans une embuscade, avec deux de ses acolytes, sur leur chemin de retour chez lui, à l’issue d’une réunion politique. Sa Mercédès avait été criblée de balles.

    Conseiller municipal dans la région de Umzimkhulu, sur la côte australe, Sindiso était un jeune trentenaire promis à un bel avenir politique, mais s’était fait des ennemis en attirant l’attention sur les dépenses irrégulières de son administration municipale, notamment dans le cadre des travaux de rénovation de l’Umzimkhulu Memorial Hall, un bâtiment historique. Le projet avait englouti près de 2 millions de dollars, avant même que le gros œuvre ait pu débuter. « Sindiso n’avait pas froid aux yeux et critiquait ouvertement les dysfonctionnements de son administration. Il savait qu’il était menacé, mais il était très courageux et totalement dédié à la population et à son parti », a déclaré l’un de ses proches à la presse en apprenant qu’on lui avait tiré dessus.

    L’attaque contre la voiture de Magaqa eut lieu le 13 juillet 2017, tuant sur-le-champ deux des compagnons de ce cadre municipal. Magaqa décèdera à l’hôpital trois mois plus tard des suites de ses blessures. Plusieurs hommes politiques éminents de l’ANC étaient présents à ses funérailles, mais si ces derniers n’ont pas tari d’éloges en évoquant pendant la cérémonie l’engagement social du défunt, ils ont unanimement refusé de commenter les causes de son assassinat.

    Dérive affairiste de l’ANC

    Analysant les chiffres des meurtres réactualisés, l’auteur du rapport du Global Initiative sur les morts violentes en Afrique du Sud, Kim Thomas, indique que 13 des 19 meurtres politiques comptabilisés pendant les huit premiers mois de l’année en cours ont été perpétrés dans la province du KZN. « Si le KZN est plus touché que les autres régions, cela s’inscrit dans une longue tradition de violences politiques qui sévit dans cette province  », explique la chercheuse. A la fin des années 1980, lorsque les négociations battaient le plein pour mettre fin à l’apartheid et organiser la transition vers un régime démocratique, les violences opposaient l’ANC au puissant parti zoulou Inkatha Freedom Party du chef Buthelezi : elles firent au bas mot 20 000 morts. Selon certains historiens, ces violences entre communautés noires rivales auraient été fomentées par les partis d’extrême-droite afrikaner dans le but de discréditer la révolution démocratique en cours.

    La donne a changé depuis 1994, date du transfert du pouvoir politique à la majorité noire. L’ANC est solidement aux manettes depuis bientôt 25 ans, même si les partis de l’opposition ont réussi parfois à imposer l’alternance à la tête des administrations municipales et régionales. Or les données recueillies par les équipes de la Global Initiative montrent que, comme l’écrit Kim Thomas, « les assassinats politiques sont plus nombreux dans les localités où il n’y a pas eu d’alternance, ce qui indique que les meurtres sont liés aux luttes internes au sein des partis politiques au pouvoir, en l’occurrence l’ANC, et pas à la compétition entre les partis ».

    Les rivalités internes entre les « camarades  », comme les militants de l’ANC se désignent entre eux, sont souvent motivées par la compétition pour l’accès aux postes, devenu synonyme d’accès aux ressources. Dans ces conditions, les luttes se règlent parfois à coups de fusils, notamment dans les régions rurales où le parti de Mandela a le monopole du pouvoir, et distribue prébendes et contrats publics moyennant des dessous de table sonnantes et trébuchantes. « La dérive affairiste de l’ANC sous la présidence Zuma n’est peut-être pas étrangère à la hausse des assassinats politiques dans ce pays », affirme Kim Thomas.

    Absence de volonté politique

    La gravité de la situation a conduit le gouvernement du KZN à mettre en place en octobre 2016 une commission afin d’engager des investigations sur les assassinats politiques. La commission Moerane, ainsi appelée d’après le nom du magistrat qui la dirige, a auditionné une centaine de personnes, dont des chefs politiques régionaux, mais aussi des chercheurs, des journalistes et des lanceurs d’alerte et des activistes.

    Les témoins interrogés par la commission ont tous insisté sur le lien étroit entre les meurtres et la corruption qui gangrène la classe politique. Déposant devant la commission, la spécialiste de la corruption en politique, Mary de Haas, a reproché à la police de vouloir minimiser le phénomène des assassinats politiques en ne donnant pas le chiffre exact de victimes. Elle déclare en avoir comptabilisé pour sa part plus d’une centaine dont les victimes des assassinats perpétrés par les résidents de l’hostel (foyer des travailleurs temporaires) de Glebelands (Durban), de sinistre mémoire. C’est parmi ces jeunes que les politiques puisent les exécuteurs de leurs basses besognes.

    Le rapport de la commission Moerane, rendu public en août dernier, revient sur ces débats et exhorte le gouvernement à mieux protéger les lanceurs d’alerte et les activistes menacés pour avoir révélé les complicités entre la classe politique et les gangs mafieux. Sensibilisé au drame des meurtres politiques, le président Cyril Ramaphosa aurait demandé, pour sa part, à son ministre de la police d’accélérer son enquête et de lancer des poursuites pénales contre les assassins.

    Si pour beaucoup d’observateurs, cette reconnaissance par le président de la gravité de la violence politique est un pas en avant, d’autres s’interrogent sur la lenteur des investigations policières qui n’ont débouché jusqu’ici sur quasiment aucune arrestation. Aux funérailles du conseiller municipal Luyanda Mbele tué le 22 octobre, le ministre de la police Bheki Cele avait promis à la famille de la victime de retrouver le ou les assassins sous trois jours. Plus d’une semaine s’est écoulée depuis…

    « On peut se demander, s’interroge Marianne Séverin, spécialiste française de l’Afrique du Sud (1), s’il y a une véritable volonté pour prendre à bras le corps la question des violence politiques. » Et d’ajouter : « Manifestement, dans le contexte actuel, la priorité du gouvernement de Pretoria est de réunir les différentes factions de l’ANC en vue des législatives de 2019, plutôt que de diviser le parti en montrant du doigt ses éléments mafieux, impliqués dans des affaires de corruption, de l’attribution frauduleuse de marchés publics et des assassinats ! »


    (1) Chercheur associée au Laboratoire pour l’Afrique dans le monde (LAM), Sciences Po Bordeaux.

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  • Sénégal: des mesures contre le virus de la dengue à Touba

    Sénégal: des mesures contre le virus de la dengue à Touba


    Par
    RFI

    Publié le 28-10-2018
    Modifié le 28-10-2018 à 13:52

    Au Sénégal, on commémore, ce dimanche 28 octobre, le grand Magal de Touba. Chaque année, les musulmans de la confrérie mouride saluent la mémoire de Cheikh Ahmadou Bamba, exilé de force par les Français en 1895. Il s’agit d’une fête très populaire mais cette année les autorités ont dû composer avec le virus de la dengue qui sévit particulièrement dans la région. Le ministère de la Santé assure que toutes les mesures ont été prises.

    Le virus de la dengue est transmis par un moustique. Il faut donc se protéger des piqûres.

    « Les populations, sur le plan individuel, doivent prendre leurs mesures, c’est-à-dire se protéger des piqures de moustiques par tous les moyens mécaniques ou bien même les moyens chimiques, notamment se couvrir de crème anti-moustique, dormir sous moustiquaire, même si le moustique en question a une activité essentiellement diurne, explique le docteur El Haji Mamadou Ndiaye, directeur de la prévention au ministère de la Santé. Bien-sûr, ces mesures se doivent d’être combinées également à la sensibilisation. En effet, quand une personne sent la fièvre, [elle ne doit] pas faire de l’automédication et aller vers la structure sanitaire la plus proche où l’on pourra voir si c’est la dengue ou non. »

    Sur place, à Touba, le commandant des opérations sanitaires, Rassoul Ba, doit réagir quand un pèlerin présente des symptômes suspects comme des rougeurs et une forte fièvre. « Nous envoyons une équipe sur le terrain, chez la personne, afin de traiter la maison et traiter également autour », précise-t-il.

    Un traitement insecticide dont l’objectif est d’éliminer le vecteur, le moustique, dans un rayon de 100 mètres autour du patient.

    Le ministère de la Santé dénombre, pour l’instant, une centaine de cas dans le pays dont 57 à Touba. Un seul cas a été confirmé à Dakar où le patient a été placé en quarantaine.

    Un décompte actualisé, après le pèlerinage, sera publié lundi.

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  • Revivez la troisième journée de notre vidéotest de « Red Dead Redemption 2 »

    Revivez la troisième journée de notre vidéotest de « Red Dead Redemption 2 »

    Et c’est avec la fin de ce chapitre 2 que s’achève notre 3e journée, ce qui n’est pas hyper intuitif mais que voulez-vous, c’est comme ça.

    Quid de la suite ? Nous hésitons.

    Allons-nous continuer, dès demain, à vous raconter “en live”, la suite du jeu ?

    Ou alors fêter les 30 ans de la Megadrive (hé oui, c’est demain !) en rejouant en direct à certains de nos jeux préférés ?

    A vous de nous le dire dans le champ “Posez votre question” !

    En attendant, n’hésitez pas à retrouver :

    Sur ce, je vous souhaite une bonne fin de week-end, et je suis certain que si William n’était pas très occupé à se faire démonter les arcades sourcilières, il en ferait autant. A bientôt !

    Une authentique PlayStation 4 premier modèle.

    (avec des manettes déchargées) 

    Treize heures de jeu : le chapitre 3 commence.

    On a déjà joué au poker ainsi que, attention, ne riez pas, aux dominos. 

    Willam me dit qu’il le savait. J’avoue que je suis estomaqué. Mille fois merci. 

    Il y a tout un volet “vie quotidienne”, gestion du camp, chasse, pêche, qu’on a un peu exploré hier et moins aujourd’hui, parce qu’il faut bien avancer et qu’il ne nous reste plus que trois semaines de direct.

    (je plaisante)

    (enfin à moitié, on revient quand même demain et mardi)

    Elle est très appropriée, plutôt belle, jamais envahissante et s’adapte en permanence à l’action (ou à son absence).

    Vous me faites penser que je dois publier une interview d’Olivier Derivière, qui me parlait en début de semaine du potentiel inexploité de la musique de jeu vidéo en tant qu’expression artistique.

    Les menus sont lents, lourds, et assez compliqués. On s’étonne par exemple de devoir aller chercher la carte du jeu dans un sous-menu.

    Et après douze heures de jeu, je ne sais toujours pas où se situe le résumé des quêtes en cours, ni même s’il existe. William prétend qu’on peut le trouver en appuyant longuement sur “Options”.

    Mais pire que les menus, ce sont les combinaisons de touche à retenir. Il y a des centaines de choses à faire dans le jeu, mais plutôt que des actions contextuels, le jeu privilégie des combinaisons de touches pas forcément évidentes à assimiler, d’autant qu’on s’en sert assez rarement.

    Il y a des pages très intéressantes qui ont été écrites sur le parallèle entre le jeu et la guerre, qui commence aux chatons de quelques semaines se chamaillant jusqu’à Red Dead Redemption II (avec pas mal d’étapes intermédiaires).

    Le pourcentage de femmes dans le jeu est très faible. Nous n’en avons pour le moment croiser que trois, qui étaient systématiques des prostituées*. 

    L’éditeur de jeu vidéo Rockstar est du reste régulièrement critiqué pour la façon dont les personnages féminins sont représentées et traitées dans leurs jeux.

    * : ok, c’était vrai il y a encore trente secondes.

    Je m’en remets à William.

    William ?

    Hmm… 3 – 1 pour Paris. 

    On n’en saura pas plus.

    On pense aussi à Breath of the Wild, même si le dernier Zelda propose tout de même beaucoup d’action, et des décors parfois presque abstraits par rapport au réalisme de Red Dead Redemption II. 

    Personnellement je garde une tendresse infinie pour les Elite, Daggerfall ou plus récemment No Man’s Sky, jeu gigantesque dans lesquels il n’y a strictement rien à faire. Ou, à une échelle moindre, le très beau Proteus.

    Bonjour Nestor,

    Quand ça ne tire pas oui, à condition qu’on nous propose de faire autre chose que du cheval. 

    Alors que nous avons allègrement dépassé les 12h de jeu, cette phrase, terrible :

    – J’aimerais bien voir quand même le chapitre 3…

    Il n’avait pas mis son clignotant, je ne l’ai pas vu arriver, je n’ai pas eu le temps de l’esquiver, monsieur l’agent. 

    – “Il faut que tu payes ta prime pour pouvoir débloquer la prochaine quête…

    – Ou que je meurs.

    – Ou que tu meurs.

    – Ou que je meurs…”, répète William, d’un air pensif qui n’augure pas que du meilleur.

    On n’en a pas vraiment vues en vérité, restez tunés comme disent nos amis Anglo-saxons.

    Je profite d’avoir piqué le clavier pour donner mon point de vue, pas nécessairement en accord avec celui de William : je pense que le jeu vidéo est un média très mal nommé, puisque cela fait bien 10 ou 20 ans qu’il est acquis qu’un bon jeu n’est pas forcément un jeu fun. 

    Intéressant : le jeu vise par défaut le cavalier.

    Si on insiste pour vouloir tirer sur le cheval, on perd des points de “loyauté” qui peuvent à terme nous causer de gros soucis avec la justice.

    Alors que si on tire sur les gens, ça passe sans trop de souci. 

    Il y a de la truculence dans les dialogues, mais ce n’est pas vraiment du second degré, du méta, ou juste de la parodie, comme cela peut être le cas dans GTA. 

    Si vous nous rejoignez, nous testons Red Dead Redemption 2 depuis vendredi, et cela fait désormais trois semaines que Corentin essaie d’abattre cette diligence. 

    Je vous l’avais dit. En malgache, certes, mais je vous l’avais dit.

    Je dirais plutôt qu’il est désarçonnant. Ce n’est pas un jeu amusant, comme peut l’être un GTA. C’est une immersion, lente, méticuleuse, une ode inattendue à la lenteur, mais qui a son charme. 

    On ne saurait mieux le dire, et je suis extrêmement d’accord avec vous, même si la confraternité m’interdit de vous traduire ici. 

    (Ary ratsy i Corentin amin’ny lalao video.) 

    Pas du tout.

    Regardez la peinture par exemple : même si, techniquement, l’art de la peinture à l’huile est plutôt limitée, cela n’empêche pas certains de trouver des qualités à la Joconde.

    Un jeu peut manquer de moyen technique, fonctionner sur une console peu puissante, ou souffrir de bugs, et cependant être très beau (ce qui est le cas ici).

    (Faux, le malgache se rapproche du malais, pas du japonais, qui est lui généralement classé avec le coréen et l’aïnou).

    Je ne me plains pas.

    William préférerait être chez lui pour passer son dimanche en famille tout en étudiant les rapports entre les langues japonaises et malgaches. 

    La direction artistique est très réussie mais techniquement ce n’est pas une grosse claque.

    Maintenant, rappelons que nous jouons sur PlayStation 4, et que le résultat est paraît-il très différent sur Xbox One X.

    Rappelons aussi qu’il s’agit du même moteur graphique depuis Rockstar Table Tennis. 

    Merci au mode “cinéma”, qui nous offre la possibilité de nous sustenter tout en jouant.

    On n’est pas déjà pas très, très bons à la visée, alors si on bouge en même temps, ça va pas trop arranger nos affaires. 

    J’ai les réflexes d’Assassin’s Creed, je me cache dans les fourrés, ça ne marche pas.

    Les dix prochaines heures de stream seront donc consacrées à fuir.

    C’est tout à fait possible. 

    On y reviendra éventuellement dans un second temps, le service ne sera lancé que le mois prochain !

    De toute façon, il faut des semaines, des mois, des années, avant de pouvoir juger de ces jeux “services”.

    Et nos tests/critiques n’ont pas toujours vocation à dire ce que valent les jeux, pour parfois plutôt se concentrer sur ce qu’ils disent.

    CL : “Il y avait beaucoup de gens qui vivaient au far west à l’époque ?”

    WA, en pleine fusillade : “En tout cas il y en a moins maintenant”.

    Ok je descends chercher à manger, je dis à William de bien s’occuper des moutons, je reviens et c’est l’anarchie.

    C’est vrai ! Merci Rantanplan. 

    Je prends la manette, tremblez, moutons.

    N’en jetez plus, voici et de très loin le meilleur jeu de cowboy sur Switch : 

     

    Remontons sur la selle et reprenons : notre bande de hors-la-loi s’est établi au sud de la ville de Valentine et tente de se faire passer pour des gens sans histoires (ce qui est très mal nous connaître).

    Il y a eu un drame à Black Water dont on n’a pas bien compris la portée ET BIM LE PANNEAU

    Une remarque intéressante de Didier Pasamonik, spécialiste de la bande dessinée franco-belge, à propos de Lucky Luke :

    “Bien davantage que l’Histoire, c’est le code du western qui régit les aventures de Lucky Luke. Or on sait à quel point il est fabriqué. Cette poétisation de la conquête de l’Ouest par Hollywood a d’ailleurs souvent été écrite par ses propres acteurs : Buffalo Bill, Emmet Dalton, Wyatt Earp, le héros de Tombstone, en Arizona, qui y croisa un jeune acteur, Marion Michael Morrison, connu plus tard sous le nom de John Wayne.”

    Le cinéma a formé l’imaginaire du western, et tout autant que la bande dessinée, c’est également à cette école que le jeu vidéo s’est formé, s’y confrontant en permanence. 

    Cela pose une question aux reconstitutions en monde ouvert comme Red Dead Redemption 2 : s’agit-il d’une reconstitution historique des Etats-Unis de 1899, documenté par des livres d’histoire ou des témoignages d’époque, ou d’une reconstitution spatiale d’un monde de western, fantasmé à travers le septième art ? 

    (Si vous avez la réponse, merci d’écrire à Pixels, Le Monde, 80 boulevard Auguste Blanqui, 75013 Paris). 

    Pour ceux qui nous rejoignent : nous testons en direct Red Dead Redemption 2, pour la troisième journée consécutive. Notre avis sur le jeu évolue au fur et à mesure que nous avançons, et après de premières heures assez poussives et malgré la lourdeur et la raideur du héros, on prend désormais du plaisir à vivre cette vie de cowboy crotteux, immersive et pas si trépidante. Par exemple, Corentin, qui tient la manette, vient de s’exclamer “Je me demande si on peut prendre un bain”.  

    Alors qu’Arthur, le héros, s’engouffre un ragoût au clair de Lune pendant que nous devons encore attendre nos plats 14 minutes dans le studio vidéo du Monde. La vie est tellement injuste.

    Absolument zéro fois. Il faudra peut-être voir au chapitre suivant. 

    Il ne le sait pas. Nous sommes des journalistes honnêtes, mais en tant que cowboys, nous avons nos moments de faiblesse. 

    Excellente question, Catel. C’est effectivement pertinent et cela colle dans les date : les jeux de survie comme Rust ou Ark ont effectivement explosé entre 2012-2014, durant la phase de conception initiale de Red Dead Redemption 2, et on peut en effet sentir le parallèle. Même s’il intègre cette dimension très différemment.

    Je lui pardonne beaucoup de choses, c’est lui qui a commandé notre pitance pour ce midi.
    (Que nous attendons un peu fébriles, il faut reconnaître)

    Elle est franchement impeccable, variée, dans le ton, immersive, intelligemment utilisée, bien placée, et je cherche un reproche mais je n’en trouve pas, à part, peut-être, que le bruit du ventilateur de la PS4 en fond sonore ne fait peut-être pas très western (mais quoique, il y avait des ventilateurs aussi dans les saloons, et bruyants eux aussi, de quoi se plaint-on ?) 

    “On est à douze heures de jeu, et il m’apprend comment on regarde par la fenêtre. J’ai l’impression que l’aventure entière est un tuto sans fin”, s’esclame Corentin, sans que l’on puisse savoir s’il s’agit d’un compliment ou d’une critique.

    Je m’en veux tellement.

    (bonjour)

    “Pourquoi ?”, demande Corentin, manifestement plongé dans sa partie. “Demain ?”, propose-t-il un peu au hasard sans trop savoir qui lui parle et pourquoi. Cet homme ne le dit pas, mais il joue et il a faim, ses capacités cognitives maximales ont été atteintes. 

    Autre élément historique, dont Red Dead Redemption 2 ne rend pas vraiment compte, contrairement à une idée répandue l’anglais n’est pas la seule langue parlée à l’époque (vision faussée par les films tournés par Hollywood). Les colons allemands sont très nombreux, notamment dans le Nord central des Etats-Unis, où semble se dérouler le jeu. Sur la décennie 1880-1890, l’immigration allemande représente même

    plus du quart

    de l’immigration européenne totale du pays. 

    Comme souvent dans les jeux Rockstar, les noms de lieux sont fictifs, et le monde réel librement réinterprété. Pour l’instant, on pense pouvoir affirmer que nous ne sommes pas au Texas (ni à Levallois-Perret). 

    C’est très fluide et bien amené. Contrairement aux productions Ubisoft qui séparent de manière parfois artificielle leur carte en région, le monde de RDR2 est organique, on passe d’un paysage à un autre juste en se baladant, et il faut consulter sa carte pour s’apercevoir du chemin parcouru. C’est très élégant. 

    Le sachiez-vous ? Le gouvernement fédéral octroie à l’époque des lots fonciers massifs aux compagnies ferroviaires pour encourager leur développement, souvent au détriment des tribus indiennes. C’est la naissance des premiers magnats du rail, comme Cornelius Vanderbilt, et dites-moi si je vous embête, Corentin fait rien qu’à se croire au cinéma.

    Pour se faire une idée, entre 1840 et 1920, le réseau ferroviaire américain est passé de 5 000 kilomètres à 360 000, essayé-je d’expliquement doctement en lisant mon livre pendant que Corentin met le dawa au Dakota.

    Commençons par un point commun inattendu et non moins essentiel entre Lucky Luke et Red Dead Redemption 2 : les trains, moyen de locomotion ô combien emblématique de la période. Ils donnent même leur nom (ou presque) à un album du célèbre cow-boy franco-belge, Des rails sur la prairie. Dans RDR2, ils servent de moyen de locomotion entre les villes – à ce stade, le jeu n’offre pas de fonction téléportation, et les chevaux étant très lents, on est bien content d’en attraper un – parfois comme on peut, comme l’a lâchement immortalisé mon éminent binôme).

    Il est tout à fait vrai que Lucky Luke n’est jamais sorti sur Mega Drive, et qu’il s’agissait à l’époque d’une exclusivité Super Nintendo. (Si vous êtes venu.e.s voir des vidéos de jeux vidéo de cow-boy, vous êtes bien tombés)

    L’exigence de clarté nous oblige à expliquer que nous fêtons demain les 30 ans de la Mega Drive (principal événement jeu vidéo de cette année 2018) ; que nous affichons depuis le début vendredi de ce vidéo-test de Red Dead Redemption 2 une inquiétante fébrilité devant les attaques de loups et une attirance toute aussi inquiétante pour les arbres (souvent expliqué par une distraction, comme la lecture de vos nombreuses questions et délicieux commentaires). 

    L’objectif, vous l’aurez compris, est de live-lire un fact-check d’une bande dessinée pendant un test en streaming d’un jeu vidéo. Autant dire qu’à côté, l’opéra Wagner et son art total fait profil bas.

    Voici par ailleurs le livre qui nous accompagnera aujourd’hui (on ne voulait pas déranger un ou une vénérable universitaire un dimanche) : 

    Plutôt agréable, voire très réussie en action, même si on ne comprend toujours pas très bien les différentes jauges à l’écran. En revanche, l’interface dans les menus est particulièrement mal fichue, avec une carte disponible dans un sous-menu et une sélection d’armes abominablement pas naturelle. 

    Je transmets à Corentin : la boussole est intéressante, car on peut l’afficher tantôt façon GPS, boussole à l’ancienne, ou ne pas l’afficher, selon le degré d’immersion et d’aides voulus. 

    Enfin, si j’écris beaucoup, c’est tout simplement parce que Corentin a pris d’autorité la manette pour jouer en premier.

    Enfin, nous serons accompagné aujourd’hui non pas d’un invité, mais d’un livre, Les personnages de Lucky Luke et la véritable histoire de la conquête de l’Ouest, qui nous servira autant de matériau pour remettre en contexte Red Dead Redemption 2 que pour nous replonger dans l’histoire des Etats-Unis à la fin du 19e siècle.

    Il nous est également arrivé à certaines reprises de tirer sur des brigands, ce qui relève à ce stade un peu de l’obligation syndicale pour ce genre de jeu, mais de manière étonnamment rare. Cette nouvelle session sera l’occasion d’essayer d’avancer dans l’histoire et de voir si elle est capable de nous proposer quelques séquences épiques (sans vouloir manquer de respecter à nos sympathiques mais néanmoins extrêmement calmes randonnées équestres d’hier)

    Samedi, cinq heures de jeu plus tard et enfin sorti d’une introduction abominablement lente et dirigiste, on a découvert un monde vibrant et immersion, et une approche du western étonnamment réaliste, parfois proche de la simulation. En tout cas, on a brossé notre cheval, préparé notre café, rasé nos favoris, mangé des boîtes de conserve et pêché au fromage, et c’était bien comme dans un jeu Animal Crossing. 

    Vendredi, à l’issue de nos cinq premières heures de jeu, l’avis de Pixels était plutôt mitigé, partagé entre d’un côté de réelles innovations dans la manière d’amener la narration, et une impression générale de lourdeur, manette en main, comme dans la navigation et l’exploration. Il y a même eu quatre bâillements (le professionnalisme nous a formellement obligés à les compter).

    Hier, nous étions en présence d’Alexis Blanchet, maître de conférences en études cinématographiques et spécialiste des liens entre jeu vidéo et cinéma. Il a répondu à vos nombreuses questions – réponses dont vous pouvez trouver une sélection dans l’article qui s’affiche en dessous de cette phrase à l’évidence trop longue. 

    Françaises, français, Calamity Jane, Calamity John, nous avons le plaisir pour notre troisième jour de test en direct marathon au format étonamment vidéotextuel (TEDMAFEV pour les intimes) de Red Dead Redemption 2.

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  • Migrants secourus au large de l’Espagne : deux enfants morts à bord d’une embarcation

    Migrants secourus au large de l’Espagne : deux enfants morts à bord d’une embarcation

    Les gardes-côtes espagnols ont annoncé, samedi 27 octobre, la mort de deux enfants à bord d’une embarcation de migrants tentant de traverser la Méditerranée. Le service de sauvetage en mer a annoncé sur Twitter samedi être intervenu et que « 53 personnes avaient été secourues et deux corps sans vie récupérés » en mer d’Alboran – séparant l’Espagne de l’Algérie et du Maroc – alors que leur embarcation avait pris l’eau.

    Il s’agit de « deux enfants de 7 ans morts à bord d’une embarcation » disparue depuis vendredi, a assuré sur Twitter la militante associative espagnole Helena Maleno, de l’ONG Caminando Fronteras, qui donne l’alerte quand des embarcations sont en perdition.

    Au moins 439 personnes ont par ailleurs été secourues par les gardes-côtes espagnols alors qu’elles traversaient le détroit de Gibraltar à bord de huit embarcations, selon un bilan provisoire en début de soirée.

    42 500 migrants depuis le début de l’année

    Par ailleurs, au large du Maroc, 16 migrants, originaires de deux villages de la région de Nador, sont portés disparus, selon une ONG locale, tandis que deux personnes qui tentaient la traversée avec eux ont été secourues « par des pêcheurs » et transportées à l’hôpital à Nador.

    De plus en plus de Marocains et de migrants originaires d’Afrique subsaharienne tentent de gagner l’Espagne par la mer ou en franchissant les hautes clôtures séparant le Maroc des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla.

    Selon l’Organisation internationale des migrations (OIM), près de 42 500 migrants sont arrivés par la mer en Espagne depuis le début de l’année et 433 sont morts pendant la traversée. C’est au moins trois fois plus qu’en 2017, quand 12 366 avaient atteint l’Espagne par la mer et 145 étaient morts.

    Lire aussi :   Au Maroc, les corps de 11 migrants repêchés après un naufrage

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  • Lutte contre le cancer: une marche pour clore un mois de mobilisation au Tchad

    Lutte contre le cancer: une marche pour clore un mois de mobilisation au Tchad


    Par
    RFI

    Publié le 28-10-2018
    Modifié le 28-10-2018 à 15:08

    « Octobre rose » est une campagne mondiale pour sensibiliser à la lutte contre le cancer du sein. Au Tchad, durant un mois, les femmes et les jeunes filles ont été invitées à se présenter dans deux hôpitaux de la capitale pour se faire examiner de façon préventive.

    C’est la fanfare municipale qui a ouvert la marche où se trouvaient des autorités, mais aussi des anonymes comme Marguerite qui appelle à ne pas avoir peur d’aller se faire dépister contre le cancer.

    « Pourquoi avoir peur du cancer ? Beaucoup de gens ont peur. Si tu as la chance, tu vas survivre longtemps, et si tu n’as pas la chance, c’est cela aussi. Ce n’est pas le cancer seul qui tue », estime-t-elle.

    Le « mois rose », organisé par la Ligue tchadienne en charge de la lutte contre le cancer, a permis de mettre le doigt sur une réalité méconnue par les Tchadiennes.

    « La campagne de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus à l’Hôpital de la mère et de l’enfant ainsi qu’à l’Hôpital Assiam Vantou a permis de dépister au total 1 670 femmes parmi lesquelles 457 cas suspects dont 666 de cancer du sein et 291 de celui du col », souligne le Docteur Manikassé Palouma, directeur exécutif de la ligue tchadienne contre le cancer.

    Pendant tout le mois d’octobre, les femmes et les jeunes filles ont été invitées à se présenter dans deux hôpitaux de la capitale pour se faire examiner de façon préventive. Une opération qui mérite d’être étendue aux provinces car le cancer n’est pas encore devenu une priorité dans l’agenda des autorités sanitaires du Tchad.

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  • « Faut-il créer des concours plus justes socialement ou se débarrasser du concours lui-même ? »

    « Faut-il créer des concours plus justes socialement ou se débarrasser du concours lui-même ? »

    Chronique. La scène est glaçante : plan large, caméra de surveillance, sur le vaste et informel hall de Villepinte (Seine-Saint-Denis) abritant, le temps d’une épreuve, les quelques milliers de carabins aspirant à devenir médecins, chacun devant sa petite table et face à son destin. Plus tard, une autre scène lui répond : le cinéma se fait alors peinture car c’est un tableau filmé en contre-plongée, nimbé de l’élévation d’une vocation. Autour de la table de dissection et du maître qui opère, les « troisième année » triés sur le volet recueillent la transmission d’un savoir médical comme au temps de La Leçon d’anatomie saisie par Rembrandt…

    D’un côté, la masse anonyme des impétrants ; de l’autre, l’intimité familière des disciples. Entre les deux, le film de Thomas Lilti étire le temps de cette Première année des facultés de médecine – ici Paris-V-Descartes – ­violente et ritualisée, tout entière finalisée par le passage dans le chas du concours : beaucoup d’appelés (amphis bondés) et peu d’élus, environ un sur dix, ce qu’on ­nommait « décimer » pendant la Grande Guerre. Chose étonnante, la sortie du film a correspondu à la suppression officielle du numerus clausus qui en forme le nœud dramaturgique, le rendant immédiatement obsolète ou puissamment performatif selon les interprétations !

    Cauchemar des étudiants, de leurs parents, de leurs grands-parents… le fameux numerus clausus fut établi en 1971 comme outil de régulation de la démographie médicale. Politiquement sensible – on est trois ans après 1968 –, ce contingentement par concours est rendu possible par l’alliance conjoncturelle d’un ordre des médecins, garant d’un certain malthusianisme bien entendu de la profession et de la médecine hospitalière qui, ­désormais, avec la suppression du concours de l’externat (en 1968) doit assurer la formation de tous les étudiants dans les centres hospitaliers universitaires. Cela n’aurait pas suffi si ne s’y était ajouté…

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  • Le réseau social Gab, utilisé par le tireur de Pittsburgh, contraint de fermer

    Le réseau social Gab, utilisé par le tireur de Pittsburgh, contraint de fermer

    Gab, un réseau social lancé en 2016 sur le modèle de Twitter et utilisé par la mouvance d’extrême droite américaine, l’« alt-right », a annoncé qu’il était contraint de cesser son activité. Cette annonce fait suite aux révélations selon lesquelles Robert Bowers, identifié par les autorités comme l’auteur de la tuerie qui a fait samedi 27 octobre onze morts dans une synagogue de Pittsburgh (Pennsylvanie), y postait des messages antisémites.

    Le FBI a indiqué que Bowers n’était pas connu jusqu’alors des services de police. Mais il est apparemment l’auteur d’une série de posts antisémites en ligne, notamment sur le site Gab.com. Selon une capture d’écran de son compte, à présent suspendu, réalisée par le groupe SITE (qui surveille les mouvements extrémistes), le tireur déclarait en haut de sa page sur ce réseau social : « Les Juifs sont les enfants de Satan ».

    Lire aussi :   Que sait-on de Robert Bowers, le suspect de la fusillade dans la synagogue de Pittsburgh ?

    Gab a indiqué samedi que Joyent, la société lui fournissant l’accès à Internet, mettait fin à ses services à compter de lundi. Paypal a également annoncé qu’il excluait Gab de ses services de paiement en ligne en raison des discours de haine colportés sur ce site avec la bienveillance de ses administrateurs.

    La devise de Gab : « Tous bienvenus pour s’exprimer librement »

    « Gab va probablement être hors service pendant des semaines à cause de cela », a réagi le réseau social sur son compte Twitter. « Nous continuerons à nous battre pour la liberté d’expression et la liberté individuelle en ligne pour tous. Les grandes firmes technologiques ne peuvent pas nous arrêter. Les médias traditionnels ne peuvent pas nous arrêter », affirme le site.

    La devise de Gab, « Tous bienvenus pour s’exprimer librement », lui a valu d’attirer des personnalités apparentées à l’extrême droite devenues persona non grata notamment sur Twitter.

    Après avoir fermé le compte de Robert Bowers samedi soir, Gab a également indiqué dans un communiqué avoir une « tolérance zéro » pour la violence et le terrorisme, et s’est dit « attristé et écœuré » par la tuerie de Pittsburg.

    Lire aussi :   Aux Etats-Unis, les actes antisémites en forte progression

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  • Cameroun: des manifestants du parti d’opposition MRC arrêtés puis relâchés

    Cameroun: des manifestants du parti d’opposition MRC arrêtés puis relâchés


    Par
    RFI

    Publié le 28-10-2018
    Modifié le 28-10-2018 à 10:51

    Au Cameroun, les militants du MRC, interpellés ce samedi 27 octobre à Douala, ont été libérés dans la soirée. Le parti de l’opposant Maurice Kamto, arrivé deuxième à la présidentielle du 7 octobre dernier, avait invité ses militants à manifester contre les résultats officiels du scrutin qui ont vu la réélection de Paul Biya.

    Toutes les personnes interpellées ont été libérées autour 22h, après une longue procédure d’identification qui a duré quasiment toute la journée de samedi. Leur nombre n’a pas été précisé, mais selon plusieurs sources, elles étaient plusieurs dizaines, au moins une cinquantaine d’après Edith Kah Walla du Cameroon People’s Party.

    Parmi les manifestants, il y avait l’avocate Michelle Ndoki qui avait plaidé la cause de Maurice Kamto lors du contentieux postélectoral devant le Conseil constitutionnel. Un journaliste du quotidien Mutations a aussi été interpellé, avant d’être libéré en fin de journée après une forte mobilisation des confrères.

    Tous les manifestants qui arboraient le t-shirt sur lequel était inscrit le message « Hold up électoral » ont été sommés de le retirer avant leur libération.

    D’autres actions à venir

    Cette manifestation était la première d’une série d’actions de protestation annoncée par l’équipe de Maurice Kamto qui conteste la réélection de Paul Biya. L’ancien candidat à la présidentielle du 7 octobre était lui-même absent de Douala, mais son porte-parole a indiqué qu’il se préparait à faire une sortie publique lors de la prochaine manifestation qui devrait se tenir à Yaoundé dans les prochains jours.

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  • OM – PSG : Ligue 1 cherche concurrents à Paris pour un semblant de suspense

    OM – PSG : Ligue 1 cherche concurrents à Paris pour un semblant de suspense

    Dix victoires en dix journées. Jamais un club français n’avait réalisé un tel début de championnat : ni le Lyon des années 2000, ni le Marseille du début des années 1990, ni le Saint-Etienne des années 1970 ou le Stade de Reims des années 1950.

    C’est dire la performance du Paris Saint-Germain en ce début de saison sur la scène nationale. Dix victoires, 37 buts marqués (aucun match à moins de trois buts), et seulement six encaissés. Lille, auteur d’un début de saison remarquable (son meilleur depuis 2004), pointait à huit longueurs avant la 11e journée.

    Sur les vingt dernières saisons, seuls deux clubs avaient pris une telle avance si tôt dans le championnat : Marseille, en 2014, sous l’impulsion de Marcelo Bielsa. Les Marseillais comptaient alors 25 points, soit sept de plus que les Parisiens, mais ils s’étaient effondrés en seconde partie de saison, et avaient fini à la quatrième place, loin derrière Paris. L’autre exemple, sans doute plus similaire à celui du PSG, est celui de l’Olympique lyonnais. En 2006, les Rhodaniens, qui allaient finir la saison avec un sixième titre consécutif, comptaient déjà 28 points, soit huit de plus que Marseille. Ils avaient fini la saison avec 17 points d’avance sur l’OM et un titre décerné dès la 33e journée.

    A quand le titre de champion ?

    Dès lors, au vu de la mainmise parisienne sur le championnat, la question ne semble plus vraiment de savoir si le PSG sera champion de France, mais quand il le sera. Depuis plusieurs jours, des observateurs plaisantent à moitié en se demandant si cela ne pourrait pas être le cas dès la fin de la première partie de saison, quand est attribué le titre honorifique de champion d’automne.

    Heureusement pour le semblant de suspense, les chiffres sont têtus. Pour qu’un club prenne le plus d’avance possible sur ses adversaires, il faut qu’il remporte tous ses matchs, et que dans le même temps ses adversaires prennent le moins de points possible, et donc qu’ils concèdent des matchs nuls. Dans ce cas-ci, ils ne se partagent que deux points (un pour l’un et l’autre), quand trois points sont en jeu en cas de victoire (trois pour la vainqueur, zéro pour le vaincu). Dans ce monde hypothétique, il faudrait alors attendre la 23e journée pour qu’un club soit champion : il compterait 69 points (23 victoires), quand ses meilleurs dauphins (ceux qui ne l’ont affronté qu’une fois) n’en compteraient que 22 (22 matchs nuls, une défaite), et seulement 45 points seraient toujours en jeu.

    Les autres clubs en juges de paix

    Autant dire qu’il reste encore un petit moment avant que les Parisiens ne soient officiellement champions. Et le suspense de cette saison dépendra certes du PSG, mais également des résultats de ses adversaires. Or, cette saison, les Lillois ne se contentent pas de faire de simples matchs nuls. Si l’on pouvait se plaindre de la faible concurrence subie par le Paris Saint-Germain il y a quelques saisons, ce n’est pas vraiment le cas pour l’instant (et ce même si les favoris attendus ne répondent pas encore présents).

    Avec 25 points acquis lors des onze premières journées, les hommes de Christophe Galtier semblent revivre après une saison catastrophique. A tel point qu’ils figurent dans la fourchette haute des dauphins à ce stade de la compétition. Sur les vingt dernières saisons, seuls Monaco (en 2013 et 2017) et Bordeaux (en 1998) ont fait aussi bien.

    Au rythme actuel (et il semble plus que compliqué que Paris ne le tienne jusqu’à la fin de la saison), il faudrait attendre la 31e journée pour que Paris soit officiellement champion : soit une de plus que le record actuel, déjà détenu par le PSG, lors de la saison 2015-2016. Preuve que pour battre ce record, les Parisiens devront aussi compter sur les autres. Pas sûr que ce soit le plus palpitant des suspenses. Mais, cette saison, à moins que Marseille et les autres ne trouvent une recette miracle, c’est probablement ce dont il faudra se contenter en Ligue 1.

    Lire aussi :   Le PSG reste fidèle à ses « ultras »

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