Publié le 28-10-2018 Modifié le 28-10-2018 à 19:10
« Le candidat du FLN en 2019, c’est Abdelaziz Bouteflika », a affirmé ce dimanche le secrétaire général du parti majoritaire et historique du pays, Djamel Ould Abbès, qui s’exprimait devant le Parlement algérien, à l’occasion de l’investiture du nouveau chef de groupe FLN à l’Assemblée. Le président Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, briguerait donc un cinquième mandat.
Djamel Ould Abbès, le secrétaire général du FLN, était face aux députés de son parti ce dimanche, pour l’investiture du nouveau chef de groupe parlementaire. Dans son discours, il a déclaré : « Au FLN, nous n’avons qu’un choix. Le candidat en 2019, c’est Abdelaziz Bouteflika ». Il a ensuite été longuement applaudi.
Djamel Ould Abbès avait déjà affirmé au mois de juillet que tous les militants souhaitaient que le président se présente à nouveau pour un cinquième mandat.
Un député de l’opposition, joint par RFI, estime que cette déclaration est un signal pour mobiliser les forces politiques favorables au pouvoir. Pour les politologues du pays, il y a peu de doute sur un mandat supplémentaire : il aura lieu si le président de 81 ans, qui souffre des séquelles d’un AVC survenu en 2013, est toujours en vie lors de l’élection.
En 2014, c’est le Premier ministre de l’époque, Abdelmalek Sellal, qui avait annoncé la candidature du président. Mais cette annonce n’était arrivée qu’au mois de février. Abdelaziz Bouteflika avait été réélu avec plus de 81% des voix.
Une pépite peut en cacher une autre. Comme n’a pas manqué de le rappeler le PSG, il y a sept ans, Kylian Mbappé usait encore ses fonds de culotte sur les bancs de l’école. Depuis, il a un peu évolué et fait la une de Time Magazine. Comme Donald Trump (plein de fois) par exemple. Bref, voilà des nouvelles du gars Kylian.
Le Monde.frProdige de précocité, mythe naissant, l’attaquant français n’en finit pas de relever les attentes à son égard. Ce n’est qu’un début, s’enthousiasment les uns ; mais ce n’est qu’un début, relativise notre chroniqueur Jérôme Latta.
Et un OM-PSG sans Cavani qu’est-ce ? On espère que ce ne sera surtout pas un “bon vieux 0-0 des familles”.
6, le numéro de Marco Verratti et de Rolando. Vous avez donc beaucoup de talent, un don certain pour votre discipline, et un talent sûr pour l’absence de discipline personnelle. Et en même temps vous pouvez parfois laisser passer vos adversaires et terminer sur le banc. Bref, certains ont fait carrière avec ces qualités (et on ne va pas commencer à échanger les notes au bac, je vous assure que des gens très bien ont eu des notes très moyennes voire moyennes moins à cet examen)*.
* Toute ressemblance avec la carrière de la personne tenant le clavier est purement fortuite
Parce qu’il faut de tout pour faire un Monde, nous n’avons pas manqué de nous pencher sur la star marseillaise, ex-sale gosse du foot français (les Lillois s’en rappellent), ex-flèche bastiaise (les défenseurs de Ligue 1 s’en souviennent), et actuel icône chez les Marseillais.
Découvrez la vie et l’oeuvre de Popop “FloTov”, le joueur-frisson de bien des fans phocéens;
A ce sujet, notre très spécial correspondant en la bonne ville de Marseille, Gilles Rof, s’était penché sur la “contamination” de Marseille par la marque mondiale PSG. A ne pas confondre avec les déchets pouvant parfois jucher les trottoirs de la cité (mais pas nécessairement plus qu’ailleurs soit dit en passant).
Bonne lecture de ce “phénomène impensable il y a encore quelques années”
Au cours de la nuit, dans cet instant d’éternité où il a été à la fois deux heures et trois heures, nous nous sommes pris d’envie subite de calculs. Du coup, à coup d’équations improbables, mon camarade Grégor Brandy (qui co-animera ce direct ce soir) s’est posé la question qui agite tous les bistrots de France et de Navarre : et si Paris parvenait à être sacré champion de France en même temps que champion d’automne ?
Sans divulgâcher la réponse, il y répond avec brio dans la démonstration ci-dessous (où ma collaboration s’est restreinte à vérifier les calculs et me fendre de légendes amusantes pour les images). Bonne lecture !
Parce que le Parisien est taquin (ça rime, donc c’est vrai), les hommes de Saint-Germain (pas le groupe de musique) ont décidé de remuer le couteau dans la plaie marseillaise, en produisant ce clip rappelant que décidément, le temps passe vite.
Et vous, vous étiez où il y a sept ans ? (Non pas que ça vous intéresse, mais je crois que personnellement, j’étais en train de tester des spécialités houblonnées à Lille)
Bonsoir à toutes, bonsoir à tous
Bienvenue sur ce direct consacré à l’affiche (un peu écornée par les années, mais affiche quand même) de la 11e journée de Ligue 1. Ce soir, le PSG, multi-champion de France et de Navarre en titre se déplace en la cité phocéenne.
L’enjeu ? Une onzième victoire en autant de rencontres pour le club de la capitale. Et une victoire contre l’adversaire honni après sept ans de disette pour celui des Bouches-du-Rhône.
Rendez-vous à 21 heures pétantes pour l’entame de ce match.
C’est un nouveau coup dur pour la chancelière allemande. Le parti conservateur d’Angela Merkel (CDU) et son partenaire social-démocrate (SPD) au sein de la coalition qui gouverne à Berlin ont enregistré dimanche 28 octobre de lourdes pertes lors d’élections régionales clés dans la Hesse, selon des sondages sorties des urnes.
Le parti de la chancelière arrive en tête avec 27 à 28 % des voix dans cet Etat régional, mais enregistre un recul de plus de 10 points par rapport au précédent scrutin en 2013. Avec 20 % des voix, le SPD perd également dix points selon ces sondages des chaînes de télévision publique ARD et ZDF. Les Verts obtiennent pour leur part 19,5 %.
Avec 12 % à 13 % des voix, l’extrême droite fait en revanche son entrée dans le Parlement régional, le dernier en Allemagne où le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) n’était pas encore représenté.
Ces résultats devraient permettre à la CDU de rester au pouvoir soit en reconduisant son alliance avec les Verts, soit en s’associant au SPD dans la région. Mais l’hémorragie se poursuit pour les conservateurs et les sociaux-démocrates avec le risque d’attiser les tensions au sein de la « grande coalition » au pouvoir à Berlin.
L’état du gouvernement de coalition allemand n’est pas acceptable, a déclaré dimanche soir Andrea Nahles, la présidente des sociaux-démocrates (SPD) associés aux conservateurs d’Angela Merkel au sein de la « grande coalition ».
« Les politiques menées au niveau fédéral ont largement contribué aux pertes du SPD dans la Hesse », a réagi dimanche soir Andrea Nahles, la présidente des sociaux-démocrates. « Et ceci pour deux raisons : d’abord, quelque chose doit changer au sein du SPD (…) Ensuite, l’état du gouvernement est inacceptable », a-t-elle déclaré, tirant les premières conclusions de ces nouvelles élections régionales.
Mme Nahles réunira lundi la direction de son parti afin qu’il décide s’il reste ou non au sein de la « grande coalition » difficilement mise en place en mars, plus de cinq mois après les législatives.
Un départ du SPD de la coalition signerait la fin du gouvernement actuel et probablement celle de la carrière politique d’Angela Merkel, avec des nouvelles élections à la clé. « La Hesse va-t-elle faire exploser la grande coalition ? », se demandait dimanche le quotidien conservateur allemand Bild, le plus vendu du pays.
Le choc majeur du championnat d’Espagne entre les deux fameux rivaux ce dimanche 28 octobre a tourné sans surprise en faveur du FC Barcelone, victorieux du Real Madrid au Camp Nou (5-1). La réaction des Madrilènes en seconde période n’a pas suffi pour endiguer la déferlante barcelonaise, symbolisée par les trois buts inscrits par le seul Luis Suarez. Le Barça est leader tandis que le Real végète en milieu de tableau. L’avenir de l’entraîneur Julen Lopetegui semble scellé.
Le temps passe. Et cela devait bien arriver un jour : pour la première fois depuis décembre 2007, le fameux « Clasico » espagnol entre le FC Barcelone et le Real Madrid s’est joué sans les deux extraterrestres de notre époque, à savoir Cristiano Ronaldo et Lionel Messi. Le premier a fait ses bagages pour la Juventus durant l’été après neuf années glorieuses à Madrid. Le second, lui, porte toujours le maillot catalan, mais il était indisponible pour le choc de ce dimanche 28 octobre (10e journée de Liga) à cause d’une fracture du bras droit. C’est donc du bord du terrain que Messi a vu ses coéquipiers l’emporter brillamment sans lui (5-1).
Le Real espérait rebondir, le voilà plus bas que terre
Avant le coup d’envoi, le rapport de force était clairement en faveur des locaux. Car depuis le début de la saison, le Real Madrid va mal. Les départs de Cristiano Ronaldo et de Zinedine Zidane, les hommes forts des trois dernières saisons triomphales du club (trois Ligues des champions, deux Mondiaux des clubs, deux Supercoupes de l’UEFA, une Liga), ont laissé un vide immense. Sportivement, ça se ressent : déjà trois défaites en Liga où le géant pointe à une piteuse 9e place, une campagne européenne avec le couac d’un revers contre le CSKA Moscou, une attaque en berne… et un sentiment général que plus rien ne trouve vraiment rond.
Le choc de dimanche face à un Barça en pleine forme était à double tranchant : soit le Real Madrid se rebellait face à son meilleur ennemi, à l’extérieur en plus, et s’offrait une bouffée d’oxygène salvatrice, soit le triple vainqueur des trois dernières Ligues des champions s’effondrait. Malheureusement pour les nombreux supporters madrilènes, c’est, sans grande surprise, le deuxième scénario qui s’est dessiné dans un Camp Nou ravi de voir son Barça piétiner son adversaire (5-1).
Face à un Barça sûr de sa force, le Real n’a que brièvement fait illusion
Après 45 minutes, le ton était déjà donné. Dans l’antre des Blaugrana, Barcelone menait déjà 2-0. Philippe Coutinho avait profitait des largesses défensives pour ouvrir la marque avec facilité (11e). Puis, Raphaël Varane, pas au mieux depuis la fin de la Coupe du monde, a provoqué un penalty en fauchant Luis Suarez ; ce dernier s’est fait justice lui-même (30e). Le break fait à la pause ne souffrait alors d’aucune contestation. Et Varane « payait » sa prestation et le besoin de révolte en étant remplacé par Lucas Vazquez.
Le début de la seconde période, en revanche, a montré un Real Madrid au visage transformé. Marcelo a relancé les siens (50e) et Luka Modric est passé à un doigt de l’égalisation, mais son tir a trouvé le poteau de Marc-André ter Stegen, le portier catalan. L’espace de 20 minutes, le Real Madrid a retrouvé de son panache et a opposé à son rival une résistance farouche, sans parvenir à faire céder le verrou une seconde fois.
Luis Suarez met au supplice un Real en pleine crise
Après plusieurs minutes à faire le dos rond et à souffler de soulagement face aux ratés madrilènes, le Barça a repassé la vitesse supérieure. Et le Real Madrid a volé en éclats. De la tête, Luis Suarez a redonné un break d’avance (75e). L’Uruguayen s’est ensuite joué de Thibaut Courtois pour assommer définitivement le Real (83e). Et Ousmane Dembélé, entré en jeu en seconde période, a achevé le spectacle en déposant le ballon sur la tête d’Arturo Vidal, lui aussi entré en jeu et auteur de son premier but avec Barcelone (87e).
Ce Clasico ne restera pas sans conséquences. La première, directe, se voit au classement : le FC Barcelone reprend la tête du championnat et laisse le Real Madrid à la 9e place, sept points derrière. Et dans l’éternelle rivalité entre les deux mastodontes, cette victoire éclatante ravit le camp catalan. Le Real, lui, concède une troisième défaite consécutive en Liga, ce qui ne lui était plus arrivé depuis mai 2009. Julen Lopetegui, l’ancien sélectionneur de l’Espagne qui a pris la relève de Zinedine Zidane en juin dernier, est proche de la sortie. D’après la presse espagnole, son sort était déjà réglé depuis le week-end dernier. Il serait bien étonnant que le technicien survive à cette humiliation. Le Real Madrid s’avance vers une nouvelle période compliquée et incertaine.
Selon l’agence de presse étatique turque Anadolu, l’artillerie turque a pilonné des positions des YPG situées sur la rive est de l’Euphrate, à l’ouest de Kobané. Ces bombardements turcs ont visé des abris et des tranchées des YPG sur une colline dans le village de Zur Maghar, situé sur la rive orientale de l’Euphrate en face de la ville de Jarablous. Anadolu affirme que l’artillerie turque a répliqué à des tirs provenant de cette zone.
Ce bombardement survient alors que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a plusieurs fois menacé ces derniers jours de lancer une offensive à l’est de l’Euphrate, après deux précédentes opérations à l’ouest du fleuve. Vendredi, M. Erdogan avait même lancé un « dernier avertissement » aux YPG.
Les YPG font partie d’une coalition arabo-kurde, les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui est soutenue par les Etats-Unis pour combattre le groupe Etat islamique (EI). Mais Ankara considère les YPG comme le bras armé de l’extension en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe qui livre une sanglante guérilla sur le sol turc depuis 1984.
Tensions entre Ankara et Washington
Si le PKK est classé comme « terroriste » par les alliés occidentaux de la Turquie, ce n’est pas le cas des YPG. Le soutien américain aux YPG est d’ailleurs l’un des principaux points de discorde entre Ankara et Washington, deux alliés au sein de l’OTAN dont les relations se sont dégradées depuis 2016.
Une offensive turque d’envergure à l’est de l’Euphrate risquerait d’aggraver encore les tensions entre les deux pays qui ont connu un pic au cours de l’été. Ces derniers mois, la Turquie a plusieurs fois menacé d’attaquer la ville de Minbej, tenue par les YPG et où des militaires américains sont également déployés. Pour apaiser les tensions, la Turquie et les Etats-Unis mènent désormais des patrouilles coordonnées.
La Turquie est très active en Syrie, où elle soutient l’opposition au régime de Bachar Al-Assad. Mais ces dernières années, elle s’est surtout concentrée sur les activités des milices kurdes syriennes à sa frontière qu’elle considère comme une menace à sa sécurité nationale.
La Turquie redoute en effet que l’établissement d’un « Etat kurde » à sa frontière galvanise les velléités séparatistes sur son sol. Depuis 2016, l’armée turque a lancé deux offensives dans le nord de la Syrie, à l’ouest de l’Euphrate, pour repousser les djihadistes de sa frontière et empêcher la jonction des différentes zones contrôlées par les YPG.
Par Sophie DoucePublié aujourd’hui à 18h00, mis à jour à 18h00
Lecture 4 min.
« Bienvenue chez les Ouango ! » Au milieu du joyeux ballet des poulets qui picorent et des chats endormis, des comédiens répètent leur texte sur les planches d’une petite scène installée au fond d’une cour, à l’ombre des manguiers et des calebassiers. Assise à côté de sa maison en terre cuite, la vieille Awa Ouango les observe d’un œil curieux. Les artistes règlent les dernières finitions avant le grand soir, le stress monte. « Je dois faire la cuisine », s’excuse-t-elle. La vie continue. En arrière-fond, le tap-tap du pilon résonne, les casseroles s’entrechoquent.
Depuis près de deux mois, 150 artistes africains et européens (comédiens, metteurs en scène, danseurs, musiciens et scénographes) ont investi les cours de seize familles de Bougsemtenga, un quartier populaire de Ouagadougou, au Burkina Faso, où se déroule le festival Les Récréâtrales, du 26 octobre au 3 novembre. Au programme : spectacles de théâtre et de danse, animations jeune public, ateliers d’écriture et soirées « causerie ». Près de 60 000 visiteurs sont attendus pour cette dixième édition, selon les organisateurs.
« J’ai découvert le théâtre grâce au festival, je m’assois souvent ici pour regarder les répétitions », explique Awa Ouango. Cela fait dix ans que cette cultivatrice d’arachides et de haricots accueille des troupes venues du monde entier dans sa modeste demeure transformée en petit théâtre à ciel ouvert.
« Leur quotidien nous a inspirés »
« On voulait créer un laboratoire de recherche et de création théâtrale, rien de tel n’existait à l’époque. La scène africaine était vue comme le théâtre du pauvre, sans moyens et dépendante des ressources extérieures, explique Etienne Minoungou, le fondateur du festival. L’idée est née dans un verre de whisky, en discutant un soir avec un ami : “Si le théâtre est un espace de discussion sociale, il faut trouver l’endroit naturel où notre parole ait du sens !”, disait-on. En Afrique, la cour familiale est le lieu traditionnel de la sociabilité. Il était 2 ou 3 heures du matin, on a passé la tête par-dessus le mur des voisins et on a commencé à rêver. »
Depuis, le rêve ne l’a plus jamais quitté. En 2002, le comédien et metteur en scène se lance et crée les premières résidences d’écriture et de création théâtrales panafricaines. Mais pour « entrer dans l’intimité » des familles, le dramaturge a préféré avancer « pas à pas » : « Nous prenions les décisions ensemble au cours d’assemblées générales avec les habitants. On ne pouvait pas s’inviter comme ça. Plus que leur espace physique, les familles partagent aussi leurs vies. »
« Voilà une façon d’amener le théâtre au cœur de la cité, ça permet d’apporter un peu de rêve aux jeunes du quartier ! », s’enthousiasme la comédienne et metteuse en scène Odile Sankara, assise sur les gradins en bois de la cour des Nikiéma. Dans le cadre des Récréâtrales, elle présente « Musika », un spectacle monté en six semaines de résidence, « entre les éclats de voix et les bruits de cuisine ».« C’était extraordinaire de pouvoir créer ici, avec la famille qui nous observe et vaque à ses occupations. Le théâtre se nourrit de la vie, leur quotidien nous a inspirés », raconte-t-elle.
Assise sur son petit banc en bois, Bernadette Nikiéma a assisté à la gestation de la pièce dans sa cour, entre le linge suspendu aux arbres et la vieille Renault abandonnée au fond du jardin. « Je suis très heureuse de les accueillir chez moi, on est comme leur deuxième famille. Chaque jour, j’aime les regarder jouer, on s’ennuie dès qu’ils repartent », regrette la doyenne d’une famille d’une dizaine de personnes, devenue l’égérie de cette édition.
« Ça m’a donné envie de faire du théâtre, à force de les écouter je connais le texte par cœur, parfois je souffle aux comédiens quand ils ont des trous », confie sa fille Natolia. Près d’elle, les mains plongées dans une bassine de teinture indigo, Lydie, 29 ans, s’agite pour tisser les derniers pagnes en faso dan fani, le tissu local qu’elle vend aux festivaliers devant leur porte. « Ça nous rapporte un peu d’argent, on fait notre plus gros chiffre d’affaires la semaine du festival », affirme-t-elle, ravie.
« Ça fait vivre le quartier »
A quelques mètres de là, la « rue 9.32 », point névralgique des Récréâtrales, est en ébullition. Une odeur de brochettes et de chenilles de karité emplit l’air, les lampions multicolores s’illuminent dans les arbres sous les yeux émerveillés des enfants, les chaises des maquis débordent dans les ruelles orangées, tandis qu’au loin les échos des percussionnistes vibrent déjà. Les habitants de Bougsemtenga vivent au rythme du festival.
« Il faut avouer qu’on était un peu sceptiques au début, je craignais les nuisances sonores et pour la sécurité des petits, mais aujourd’hui je suis content : tout le monde est impliqué, un groupe de femmes est chargé du nettoyage, les jeunes s’occupent de l’accueil et de la billetterie, certains sont même devenus électriciens et menuisiers, ça fait vivre le quartier », se félicite le chef de Bougsemtenga dans sa cour, où des voisines maquillent une troupe de danseurs.
« Toute une économie informelle a émergé. Mais surtout, chaque année on a des bébés qui naissent, des amours et des amitiés qui se créent, c’est ça la grande économie humaine », glisse Etienne Minoungou, l’œil malicieux, avant de filer. Le festival peut commencer.
Du 5 au 10 novembre, Shanghaï accueille un Salon destiné à favoriser les importations chinoises. Au total, 2 800 entreprises venues de 130 pays seront présentes et c’est le président Xi Jinping en personne qui inaugurera la China International Import Expo.
C’est une première, et la Chine fait tout pour qu’elle soit grandiose. Du 5 au 10 novembre, Shanghaï accueillera la première China International Import Expo (CIIE). Uan salon non pas pour exporter, comme c’est généralement le cas, mais, au contraire, pour favoriser les importations. Pour accueillir des centaines de milliers de visiteurs, la ville a réparé ses routes, enterré des lignes électriques et rénové entièrement des dizaines de quartiers. Comme lors de chaque grand événement politique en Chine, les usines de la région ont été priées de se mettre en vacances trois jours avant l’inauguration, pour assurer un ciel sans pollution.
Qualifiée d’« usine du monde » au tournant du siècle, la Chine entend rappeler que, si elle est, depuis 2009, le premier exportateur mondial, elle est également le deuxième acheteur au monde. Elle importe certes moins que les Etats-Unis mais autant que l’Allemagne et le Japon réunis. « La Chine est le premier marché à l’exportation pour l’aéronautique et le soja américains et le deuxième pour l’automobile, les circuits intégrés et le coton américain », rappelle le Livre blanc que la Chine a publié, en septembre, sur le différend qui l’oppose aux Etats-Unis.
Au moment où le président américain, Donald Trump, accuse Pékin de pratiques commerciales déloyales et où certains dénoncent le caractère « néocolonial » des « nouvelles routes de la soie », cette foire aux importations constitue évidemment un événement autant politique que commercial.
La bière à la châtaigne et les canistrelli, biscuits traditionnels corses, peuvent-ils obtenir les faveurs des gourmets chinois ? Du 5 au 11 novembre, seize entreprises insulaires essaieront d’en convaincre les 15 000 acheteurs présents à la China International Import Expo (CIIE) de Shanghaï. Eaux minérales et bière, charcuteries, coopératives viticoles, toutes relèvent du secteur agroalimentaire, qui représente à lui seul le quart du commerce extérieur de l’île. Toutes espèrent aussi bénéficier de la baisse des taxes sur les produits importés décidée en 2017 par le gouvernement chinois afin de favoriser la consommation locale et donner des gages d’ouverture aux entreprises étrangères, qui peinent à investir durablement ce marché.
Car le montant des exportations de l’île a beau avoir doublé en 2017, pour atteindre 137 millions d’euros, il reste extrêmement faible, 150 fois inférieur à celui que réalisent les départements de la façade sud-est de la France.
« Les retombées ne seront pas immédiates mais nous poursuivons une stratégie du pied dans la porte », explique Pierre Orsini, vice-président de la chambre de commerce et d’industrie de la Haute-Corse et organisateur du déplacement. Si ce dernier ne jure que par l’export, c’est qu’il a très tôt éprouvé les limites d’un marché local étroit et d’un tissu entrepreneurial constitué à 90 % de TPE. Il y a près de quinze ans, lorsque Leroy-Merlin installe une succursale près des établissements Orsini, l’enseigne familiale fondée par son père et spécialisée dans les accessoires de salles de bains, il se retrouve « contraint d’innover » et se tourne vers Internet. Aujourd’hui, son site masalledebains.com réalise 80 % de son chiffre d’affaires (10 millions d’euros) hors de l’île. « C’est tout l’enjeu de notre participation à des salons comme la CIIE : montrer aux générations nouvelles qu’il existe des marchés de niche friands de savoir-faire. »
>> Barcelone s’est imposé 5 à 1 face au Real Madrid, grâce notamment à un triplé de son attaquant Luis Suarez, et ce malgré l’absence de sa star, Lionel Messi, blessé.
>> Après une première période catastrophique, le Real Madrid a réagi en début de seconde période, et est revenu au score grâce à Marcelo. Mais les Madrilènes ont craqué dans le denier quart d’heure et ont concédé trois buts en tout juste dix minutes.
>> Avec cette victoire, le Barça reprend la tête du championnat espagnol devant l’Atlético Madrid. De son côté, le Real Madrid enchaîne une troisième défaite consécutive en championnat (et cinq matches sans victoire). Le club madrilène occupe la 9e place, à 7 points déjà du Barça. Les jours de Julen Lopetegui, son entraîneur, semblent comptés à la tête du club.
C’est tout pour nous. On se retrouve dans 45 minutes pour l’autre Classique, celui entre Marseille et Paris. A tout de suite !
Très peu pour le moment. Nous savons qu’un hélicoptère appartenant au propriétaire de Leicester s’est écrasé hier soir peu après son décollage de l’enceinte du King Power stadium. D’ordinaire, ledit propriétaire thaïlandais utilise cet engin pour rentrer chez lui après les matchs. Mais près d’un jour après l’accident, nous ne disposons pas de plus d’informations sur les passagers de l’hélicoptère et restons prudent : ni le club, ni la police, n’ont pour le moment fait de déclarations à ce sujet. Nous pouvons seulement vous dire que l’entraîneur du club anglais, Claude Puel, n’était pas à bord de l’appareil.
Le chat avait donné 5-0, mais dans l’autre sens. Rien à dire, il a le nez.
Une petite pensée pour Julen Lopetegui qui vient de rater une Coupe du monde pour un CDD de deux mois avec le Real Madrid.
On vous donne notre réponse définitive dans 5 heures.
C’EST NI-FI ! Barcelone s’impose 5-1 contre le Real Madrid au terme d’un match fou.
Luis Suarez, ce soir, au milieu de la défense madrilène.
Certains jouent en blanc, d’autres en blaugrana (soit bleu et grenat, le catalan est d’une simplicité…). Et certains vivent à Madrid, d’autres à Barcelone. Sinon, on est fondamentalement dans le même quête d’épanouissement par la victoire et la pratique d’un seul et même sport.
On se donne une heure pour récupérer (et redescendre sur Terre) et on parlera football français Ligue 1.
Non, ça c’est copyrighté par le PSG.
Le Belge empêche le sixième but catalan à l’issue d’une action sublime.
QUELLE PARADE DE COURTOIS !
Sur un magnifique centre de Dembélé, Vidal laissé seul dans l’axe ajuste tranquillement Courtois pour donner quatre buts d’avance au Barça. Allez plus que deux minutes.
ARTURO VIDAL POUR LE 5-1 ! ZIDANE REVIENS, ILS SONT DEVENUS FOUS !
Sale semaine pour lui, si Mourinho ou Conte débarquent sur le banc du Real.
Impossible de savoir pour l’instant. Il n’a pas tenté de rester plus longtemps sur le terrain, et semblait se tenir l’arrière du genou.
Lancé dans la profondeur après un contrôle raté de Ramos, l’Uruguayen se présente seul face à Courtois et le bat d’un petit ballon piqué. Ca fait 4-1 pour le Barça.
ENCORE SUAREZZZZZZ ! 4-1 POUR LE BARCA !
Match fini pour Marcelo qui avait relancé la rencontre. Il est remplacé par Mariano Diaz.
Marcelo reste au sol après une talonnade. Le Madrilène est en pleurs sur le terrain.
Messi a l’air d’apprécier en tout cas.
A moins que le Real ne revienne dans les 5 prochaines minutes…
Dembélé décale Sergi Roberto sur la droite, qui temporise et trouve Suarez dans l’axe, dont la tête superbe trompe Courtois. Ca fait 3-1 pour Barcelone après 75 minutes de jeu.
3-1 SUAREZZZZZZ !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Difficile de prédire ce qui va se passer. Depuis la mi-temps, ce match part dans tous les sens, et pourraient aussi si déboucher sur une égalisation du Real que sur une raclée barcelonaise.
Dembélé remplace Coutinho pour les 20 dernières minutes.
Le chat est bien reparti faire la sieste, et Clément prépare le prochain live (tout en écrivant un article mêlant géopolitique et sport).
BENZEMAAAAAAAAA ! Lucas Vasquez envoie une merveille de centre vers Benzema qui est un peu trop en retard sur son saut, et manque le cadre de quelques centimètres. C’est fou !
Le Barça a longtemps largement dominé, mais depuis 20 minutes en seconde période, ça part un peu dans tous les sens.
Si on peut avoir le début de seconde période sur 90 minutes, on signe tout de suite.
ET ISCO QUI MANQUE L’EGALISATION ! (mais il était hors-jeu).
Quel début de seconde période !
LE POTEAU POUR SUAREZ !!!!
Le but de Marcelo en vidéo :
[⚽️ VIDÉO BUT] #FCBRMA ???? Marcelo réduit l’écart pour le Real Madrid ! ???? Un enchaînement contrôle poitrine – demi-volée remarquable ! ???? Son 3ème but en une semaine !https://t.co/gvMXhxebsn
Ce match a totalement changé en l’espace de dix minutes. On n’était pas loin du 2-2, alors que le Real était au bord du désastre en fin de première période.
MODRIC QUI TROUVE LE POTEAU !
BENZEMA !!! Le Français tente de glisser le ballon vers Kroos à l’entrée de la surface, mais la défense barcelonaise est bien placée et peut dégager le ballon.
Après un gros cafouillage dans la surface, Marcelo récupère le ballon, se met sur son pied droit et le pousse au fond des filets. Ca fait 2-1, et le Barça peut regretter de ne pas s’être mis plus à l’abri en première période.
MARCELOOOOOOOO QUI RAMENE LE REAL DANS LE MATCH !
Vous aussi, essayez de deviner combien de secondes va tenir Lopetegui après cette défaite annoncée.
Des mois à essayer d’installer un football de possession pour se retrouver à jouer en contre-attaque avec un bloc ultra distendu face au Barça. Quitte à être viré, Lopetegui aurait mieux fait de mourir avec ses idées plutôt que celles de René Girard.
Victoire 3-0 des Herbiers après prolongations. #RoadtoFinal
Lucas Vasquez remplace Varane.
Sur le banc. Ni à droite, ni à gauche donc.
Varane semble bien déséquilibrer Suarez, même si ce dernier en profite bien pour se jeter et réclamer pénalty (comme à son habitude).
Barcelone 2 – 0 Real Madrid.
SUAREZ QUI GÂCHE UNE NOUVELLE BALLE DE 3-0 ! Sur un contre de 90 mètres, l’Uruguayen oublie ses deux coéquipiers sur la gauche et permet au Real de rester encore un peu dans le match.
PRESQQUEEE 3-0 ! Deux superbes opportunités coup sur coup pour le Barça, mais Piqué, puis Rafinha ne cadrent pas. Si le Real finit cette période avec seulement deux buts de retard, ce sera bien payé.
Le deuxième but barcelonais en vidéo :
[⚽️ VIDÉO BUT] #FCBRMA ???? Luis Suarez double la mise pour le FC Barcelone sur penalty ! ✊ Varane l’accroche dans la surface, le Pistolero se fait justice lui-même !https://t.co/DgOCkIBSb9
Toujours Alba lancé sur le côté gauche. Toujours un centre dangereux. Mais pas de but ou de pénalty cette fois-ci. Le Real joue à se faire peur, et va rentrer aux vestiaires avec trois buts de retard à ce rythme-là.
Ca ne donne rien. Toujours 2 à 0 pour les Catalans après 35 minutes de jeu.
Bon coup-franc pour le Real à 40 mètres après une faute de Piqué sur Bale. C’est l’une des rares opportunités pour le Real de se montrer dangereux.
Ce Barça est largement au-dessus pour l’instant. On a du mal à voir comment le Real pourrait revenir dans la rencontre.
Courtois était parti du bon côté, mais la frappe de Suarez était trop bien placé et trop puissante. Ça se complique très fortement pour le Real.
SUAREZ 2 – 0 POUR LE BARCA !
Suarez s’écroule après un contact avec Varane, alors qu’il pouvait se présenter seul devant Courtois. L’arbitre laisse jouer. Appel à la vidéo, finalement.
RAMOOOS ! A trente mètres, le Madrilène tente sa chance de volée, mais sa frappe est trop sur Ter Stegen pour inquiéter le portier barcelonais. On en reste donc à 1-0 pour le Barça.
Le but de Coutinho en vidéo :
Passer d’Angers – Lyon au milieu du Barça en 24 heures, c’est avoir l’impression de regarder un autre sport.
Soit Coutinho attend un enfant, soit il a une façon étrange de célébrer son but. Qu’en pensez-vous ?
LA PARADEEE DE COURTOIS ! Après une superbe séquence barcelonaise, Arthur tente une frappe des 25 mètres que Courtois repousse avec aisance. On en reste à 1-0 en faveur de Barcelone.
Pas sûr. Même s’il aime à rappeler que son oncle (et homonyme) a composé l’hymne du Barça (
) l’ancien premier ministre semble fort occupé à son tweet-clash avec Ada Colau, la maire de Barcelone, en ce moment pour assister à la rencontre.
En même temps, s’il était présent, ce serait presque vexant pour les bancs de l’Assemblée nationale hexagonale qui ont un tantinet déploré son absence ces derniers mois.
(Prolongations pendant ce temps entre Fertois et Les Herbiers : toujours 0 à 0)
Benzema seul contre trois Barcelonais est obligé de temporiser pour que ses coéquipiers viennent en soutien. Résultat, tout le monde se replace côté catalan. C’était l’une des rares incursions madrilènes dans le camp barcelonais.
C’est mérité pour Barcelone qui tenait le début de match. Ca va être très long pour le Real s’ils ne font pas plus attention dans leur dos.
Lancé dans la profondeur, Alba part côté gauche, réalise un superbe contrôle dans sa course et centre en retrait vers Coutinho. Le Brésilien place tranquillement son ballon au fond des filets madrilènes malgré la tentative de sauvetage de Ramos. Ca fait 1-0 pour le Barça après 12′ et déjà un mauvais prono pour le chat.
COUTINHOOOOOOOOOO !!!!!!!!!!!!!
BENZEMAAAA ! Après un déboulé sur le côté gauche, Bale centre vers le Français qui reprend de volée, mais ça frappe passe bien au-dessus du but de Ter Stegen. Toujours 0-0 après 8 minutes.
C’est beau un stade de foot.
C’est le Barça qui domine ce début de rencontre. Messi, assis, au premier rang doit apprécier la récupération de ses coéquipiers.
Premier appel de Benzema, et premier hors-jeu. Le Français est parti légèrement trop tôt (ou Isco a donné le ballon légèrement trop tard).
Entrée des deux équipes sur le terrain. Superbe tifo barcelonais.
Premier entraîneur viré de la journée (et ce n’est pas Lopetegui)
Les 11 de départ des deux équipes.
Il va surtout ouvrir des espaces pour Ronaldo Bale.
On n’a pas trouvé de stream, mais sachez que Carantec-Henvic est mené 2-1 à la mi-temps.
Premier tacle de la rencontre.
20 minutes avant le coup d’envoi, soit le moment parfait pour nos pronostics :
Clément Martel : Barcelone 2 – 1 Real Madrid
Grégor Brandy : Barcelone 3 – 1 Real Madrid
Le chat (qui vient de se réveiller) : Barcelone 0 – 5 Real Madrid
Plutôt Max-Alain Gradel à la pointe de l’attaque toulousaine. On aime bien se compliquer la vie.
En parlant de jeux vidéo, si vous ne l’avez pas encore fait, on vous conseille d’aller suivre le vidéotest de RDR2 (pour le 3e jour consécutif) de nos copains de Pixels.
On en fait beaucoup autour de ce Clasico, ce qui occulte quelque peu LE gros match de la journée, le 6e tour de coupe de France entre Fertois et Les Herbiers (si vous savez, le finaliste de l’an dernier, qui n’a perdu que 2-0 contre le PSG). 0-0 après 45 minutes. La seconde période ne devrait pas tarder à commencer. On vous tiendra, bien évidemment, au courant du résultat..
Dommage que Grégory Coupet ne soit pas dans les buts cet après-midi, on aurait pu avoir droit à un nouvel arrêt de l’année.
Blessé, Messi ne sera pas sur le terrain, mais en tribunes pour supporter les siens. Thibaut Courtois et Sergio Ramos respirent un peu mieux.
Pas de Dembélé dans les 11 titulaires du FC Barcelone normalement. Le comportement du Français a été le sujet de nombreux articles et polémiques ces derniers jours, et
. Une entrée en jeu réussie et un doublé (triplé ?) devrait lui permettre de commencer à corriger tout ça.
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour suivre le Clasico. Non, on ne parle pas de Marseille – Paris, mais de l’autre, le vrai, celui entre le FC Barcelone et le Real Madrid.
Pas de Ronaldo ou de Messi pour la première fois depuis onze ans (soit presque le nombre d’années sans victoire pour l’OM face au PSG), mais Suarez, Coutinho, Rakitic, Kroos, Benzema et Modric sont bien là.
Installez-vous bien, préparez vos meilleures blagues et jeux de mots. Coup d’envoi prévu à 16 h 15 !
Robert Bowers, l’homme inculpé pour avoir tué samedi onze personnes dans une synagogue à Pittsburgh, a évoqué le « génocide et son désir de tuer des Juifs » pendant l’attaque contre ce lieu de culte, a confirmé dimanche 28 octobre Scott Brady, le procureur général de l’ouest de la Pennsylvanie.
Il a confirmé que Robert Bowers, 46 ans, était armé de trois armes de poing et d’un fusil d’assaut semi-automatique AR-15 lors de l’attaque. Le suspect, qui sera déféré lundi, a été inculpé de 29 chefs d’accusation et encourt la peine de mort. Blessé lors de sa confrontation avec les forces de l’ordre, il a été opéré et restait hospitalisé dans un état stable dimanche matin.
Les onze morts – trois femmes et huit hommes – ont par ailleurs été identifiés et leurs familles prévenues, ont ajouté les autorités américaines. L’identité des victimes, qui venaient toutes de cette ville industrielle de l’ouest de la Pennsylvanie ou de ses environs, a été rendue publique :
Le débat sur les armes à feu une nouvelle fois relancé
« Nous savons que la haine ne l’emportera jamais, que ceux qui essaient de nous diviser à cause de la façon dont nous prions ou de l’origine de nos familles dans le monde vont perdre », a estimé au cours d’un point presse le maire de Pittsburgh, Bill Peduto.
L’élu démocrate a également relancé l’épineux débat sur les armes à feu, alors que les fusillades endeuillent régulièrement les Etats-Unis :
« J’ai entendu le président dire qu’il faudrait armer des gardes dans nos synagogues. Notre approche devrait plutôt être : comment retirer les armes à feu – qui sont le dénominateur commun de toutes les fusillades en Amérique – des mains de ceux qui veulent exprimer leur haine raciste avec des meurtres ? »
« C’est un exemple où s’il y avait eu un garde armé à l’intérieur, ils auraient peut-être pu être en mesure de l’arrêter immédiatement », avait plus tôt estimé le président américain, Donald Trump. « Il ne doit y avoir aucune tolérance pour l’antisémitisme ou pour n’importe quelle forme de haine religieuse », avait-il insisté.
L’auteur de l’attaque avait publié en ligne des commentaires antisémites, y compris quelques heures avant de passer à l’acte. Dans un commentaire, il reprochait à Donald Trump de ne pas agir avec assez de fermeté pour stopper« la contamination » des Etats-Unis par les Juifs.
Du pape François à la chancelière allemande, Angela Merkel, les condamnations de la tuerie et les messages de solidarité avec les victimes ont afflué dimanche, dénonçant l’antisémitisme et un climat de « haine » aux Etats-Unis.
Le pape a ainsi appelé à « éteindre les foyers de haine qui se développent dans notre société, en renforçant le sens d’humanité, le respect de la vie, les valeurs morales et civiles ».
« L’ensemble du peuple d’Israël partage le deuil des familles des morts, a déclaré de son côté le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Nous sommes solidaires avec la communauté juive de Pittsburgh. Nous sommes solidaires avec le peuple américain face à cette violence antisémite horrible. »
En France, le président Emmanuel Macron a condamné « avec force cet acte d’antisémitisme », tandis qu’en Allemagne, la chancelière Angela Merkel dénonce « la haine antisémite aveugle ».