Author: Don Kayembe

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    Gabon: des sites internet gouvernementaux bloqués par la mouvance Anonymous

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  • Formule 1: Hamilton, quintuple champion du monde, rejoint Fangio dans la légende

    Formule 1: Hamilton, quintuple champion du monde, rejoint Fangio dans la légende

    Lewis Hamilton a conquis le titre de champion du monde de F1 2018 dimanche 28 octobre en terminant 4e du Grand Prix du Mexique, remporté par Max Vertsappen. Le pilote britannique de Mercedes ne peut plus être rattrapé, à deux Grands Prix de la fin de la saison. Il compte autant de titres que Juan Manuel Fangio et peut désormais viser les sept sacres de Michael Schumacher.

    Il n’y avait plus de doute quant au nom du champion du monde 2018 des pilotes de Formule 1 depuis quelques semaines déjà. La seule question qui demeurait, c’était la date à laquelle Lewis Hamilton verrouillerait son sacre. Cette date, c’est ce dimanche 28 octobre. A l’issue du Grand Prix du Mexique remporté par le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull), le Britannique, qui s’est classé 4e, est assuré du titre.

    Une « course horrible » certes, mais un nouveau sacre quand même

    Vainqueur de 9 des 18 Grands Prix disputés avant celui du Mexique, Lewis Hamilton avait une main et quatre doigts sur le titre de champion du monde. Sur l’autodromo Hemanos-Rodriguez de Mexico, il pouvait se contenter d’une 7e place pour s’assurer le titre devant son rival Michael Schumacher, l’Allemand de Ferrari. Finalement, le pilote de Mercedes a pris la 4e, derrière le vainqueur Verstappen, Vettel et Kimi Räikkönen.

    Sitôt sorti de sa monospace, le champion du monde ne s’est pas caché. « Ça a été une course horrible. J’ai pris un bon départ, mais je ne sais pas ce qu’il s’est passé. On a beaucoup souffert », a-t-il observé. Mais l’essentiel était de marquer assez de points pour s’assurer le titre. Et cela, Hamilton l’a très bien fait.

    Il fond sur les records encore détenus par Schumacher

    A 33 ans, le Britannique entre un peu plus dans la légende de la Formule 1. Il y a dix ans, il devenait le plus jeune champion du monde de l’histoire de son sport à l’époque, chez McLaren-Mercedes. Ce dimanche, Lewis Hamilton a remporté son 5e titre, après ceux de 2014, 2015 et 2017, tous avec Mercedes. Il fait aussi bien que l’illustre argentin Juan Manuel Fangio, maître des circuits dans les années 1950. « Je veux commencer par féliciter tous les supporters. Je veux remercier toute mon équipe. On a accompli tellement de travail au fil de toutes les courses. Fangio a réalisé ça aussi avec Mercedes, cela rend la situation surréaliste pour l’instant », a d’ailleurs déclaré le champion du monde.

    Désormais, un seul homme surpasse encore Lewis Hamilton dans l’histoire de la Formule 1 : Michael Schumacher et ses sept sacres mondiaux. En 2017, le Britannique avait déjà dépossédé l’Allemand de son record de pole position. Il en est à 81 désormais, contre 68 pour l’Allemand. « Schumi » compte toujours deux titres mondiaux de plus et davantage de victoires (91 contre 71) et de courses terminées sur le podium (155 contre 132) que son cadet. Pour combien de temps encore ?

    Chronologie et chiffres clés

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  • Election au Brésil : le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro élu président

    Election au Brésil : le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro élu président

    Le mandat présidentiel est de quatre ans au Brésil. Jair Bolsonaro succédera à Brasilia au président Michel Temer, au 1er janvier 2019.

    Il y a plusieurs raisons pour expliquer ce vote en faveur de l’extrême droite, et notamment le rejet des élites politiques. Les scandales de corruption ont emporté le PT, parti de l’ancien dirigeant Lula Da Silva, ainsi que la droite de Michel Temer, ouvrant la voie au candidat “antisystème”. 

    Notre correspondante au Brésil Claire Gatinois raconte cette “faillite de la classe politique” dans un article :

    Effectivement Emmanuel, ce résultat est fiable étant donné qu’une très grande majorité des bulletins ont été dépouillés. Jair Bolsonaro est effectivement en passe de devenir le futur président du Brésil, avec une avance conforme à celle anticipée par les sondages (les deux derniers sondages samedi soir créditaient le candidat du Parti social-libéral de 54 à 55 % des intentions de vote)

    Bolsonaro en passe d’être élu à la présidence du Brésil avec 55,7 % des suffrages (premières estimations)

    Le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro est en passe d’être élu dimanche à la présidence du Brésil, les premiers résultats le créditant de 55,7 % des suffrages valides après dépouillement de 88,7 % des bulletins de vote.

    Notre envoyée spéciale à Rio de Janeiro nous livre les premières estimations :

    Le président de la République fédérative du Brésil est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Chaque candidat se présente avec un colistier, candidat à la vice-présidence.

    Pour les citoyens de 18 à 70 ans, le vote est obligatoire ; il est en revanche facultatif pour ceux âgés de 16 à 18 ans et les plus de 70 ans. 

    @Toto : les premiers résultats seront connus à partir de 23 heures à Paris. Actuellement, 77 % des bulletins ont été dépouillés, selon les médias brésiliens.

    Les principaux point du programme de Jair Bolsonaro :

    • Economie : Jair Bolsonaro promet une réduction de la dette de 20 % au moyen de privatisations ; la création d’un système parallèle de retraite par capitalisation ; la création d’un super-ministère de l’économie regroupant les ministères actuels des finances, de l’industrie et de la planification. Il a toutefois affirmé récemment que celui de l’industrie devrait être maintenu à part.
       
    • Sécurité : il promet un abaissement de la majorité pénale de 18 à 17 ans, l’assouplissement de la législation sur le port d’armes. Pour lui, “Les armes sont des instruments qui peuvent être utilisés pour tuer ou pour sauver des vies. Ça dépend de qui s’en sert” ; la “Protection juridique” de policiers s’ils tuent un suspect avec leur arme en service ; de qualifier les invasions de propriétés rurales ou urbaines de terrorisme”.
       
    • Corruption : le candidat veut “un gouvernement décent, différent de tout ce qui nous a plongé dans la crise éthique, morale et budgétaire”. Il veut aussi diviser le nombre de ministères par deux, pour arriver à 15, afin de limiter les arrangements entre partis.
       
    • Diplomatie : il promet de d’“arrêter de faire l’éloge de dictatures assassines (référence au Venezuela) et de ne plus dénigrer des démocraties importantes comme les Etats-Unis, l’Italie ou Israël”.
       
    • Éducation : il préconise un renouveau des programmes scolaires, avec “plus de mathématiques, de sciences et de portugais et “sans endoctrinement ni sexualisation précoce”. Il veut ouvrir des écoles gérées par des militaires.
       
    • Avortement : Jair Bolsonaro a promis d’opposer son veto à toute tentative d’assouplissement d’une loi déjà très restrictive. Au Brésil, l’IVG n’est autorisée qu’en cas de viol, de risque pour la mère ou de grave malformation du cerveau du foetus.
       
    • Environnement : le candidat bénéficie du soutien du puissant lobby de l’agro-business au Parlement, son programme prévoit de regrouper les ministères de l’agriculture et de l’environnement, même s’il a récemment affirmé qu’il pourrait revenir sur cette mesure ; après avoir menacé début septembre de sortir de l’Accord de Paris sur le climat, le candidat d’extrême droite a assuré que son pays resterait à la condition que Brasilia garde sa pleine souveraineté sur l’Amazonie. Son programme n’évoque ni la déforestation ni le réchauffement de la planète.

    Les principaux point du programme de Fernando Haddad :

    • Economie : Fernando Haddad promet la fin du gel des dépenses publiques décidé par le gouvernement Temer ; l’interruption des privatisations ; la réduction de la dette grâce au “retour au plein emploi” et à des mesures contre l’évasion fiscale.
       
    • Sécurité : le candidat du Parti des travailleurs promet un changement radical de la politique actuelle anti-drogue, “erronée, injuste et inefficace”, en prenant exemple sur les expériences de dépénalisation dans d’autres pays ; il veut renforcer la politique de contrôle des armes à feu, une meilleure coordination des services de renseignements pour lutter contre le crime organisé.
       
    • Corruption : Fernando Haddad prône “plus de transparence”, mais considère que “la lutte contre la corruption ne peut servir à criminaliser la politique”.
       
    • Diplomatie : le candidat de gauche estime que “Le Brésil doit reprendre et approfondir sa politique d’intégration latino-américaine et la coopération Sud-Sud (notamment avec l’Afrique) pour soutenir le multilatéralisme, la recherche de solutions à travers le dialogue et le rejet de l’usage de la force”.
       
    • Éducation : il propose de mettre en valeur dans les programmes éducatifs “une perspective inclusive, non raciste, non sexiste et sans discrimination de la communauté LGBT”.
       
    • Avortement : aucun des deux candidats ne mentionne le sujet dans son programme officiel, mais ils se sont déjà exprimés à ce propos. En 2012, il s’est dit “personnellement contre” l’assouplissement des règles régissant l’avortement. Le 11 octobre, après avoir rendu visite à la Confédération nationale des évêques du Brésil (CNBB), il a assuré son alignement sur les valeurs que l’Eglise catholique “considère essentielles”, comme la “préservation de la vie”.
    • Environnement : il se donne pour objectif d’éradiquer la déforestation d’ici 2022 sans réduire la production agricole, grâce à une utilisation “plus efficace” des terres cultivables.

    Raphaëlle Rérolle est notre envoyée spéciale à Rio de Janeiro. Elle est actuellement devant le domicile du candidat d’extrême droite :

     

    Claire Gatinois est notre correspondante au Brésil. Elle est actuellement à Sao Paulo.

    Cette vidéo explique comment il a opéré cette ascension inattendue : 

    Pourquoi cette élection est-elle suivie avec autant d’attention ?

    Pendant près de quinze ans, le plus grand pays d’Amérique latine a été gouverné par des présidents issus du Parti des travailleurs (PT) : le “petit père des pauvres” Luiz Inácio Lula da Silva de 2003 à 2011, puis son héritière Dilma Rousseff. Une période marquée par de graves scandales de corruption qui ont gravement affecté la vie politique brésilienne.

    Aujourd’hui, c’est Javier Bolsonaro qui est en passe de devenir président du pays. Ancien militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe, il est surnommé le “Trump des tropiques”. Son programme, très dur, fait notamment craindre un “régime fascisant”

    à l’historienne Maud Chirio

    . Lui-même présente dans ses discours la dictature qu’a connue le Brésil comme un âge d’or.

    Il y a encore quelques mois, un tel scénario semblait difficilement imaginable. Et, pourtant, profitant d’un climat général de défiance vis-à-vis des responsables politiques ainsi que de l’inéligibilité de l’ancien candidat Lula, M. Bolsonaro a réussi une ascension spectaculaire.

    Retrouvez des éléments de portrait et de programme des deux adversaires dans ce papier :

    Bolsonaro favori, mais avec une avance plus courte sur son adversaire

    Au premier tour, le 7 octobre, Jair Bolsonaro a frôlé une élection dès le premier tour en emportant 46 % des suffrages.

    Après trois semaines de campagne sous haute tension, entachée de violences et d’insultes, les derniers sondages des instituts Ibope et Datafolha, publiés samedi soir, ont montré une diminution de son avance, à 54-55 % des intentions de vote, contre 46-45 % pour Fernando Haddad, le candidat du Parti des travailleurs (PT).
     

    Premiers résultats après 23 heures

    Les quelque 147 millions d’électeurs brésiliens étaient attendus dans les bureaux de vote aujourd’hui pour désigner leur futur président entre le candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro, et son adversaire de gauche, Fernando Haddad.

    La plupart des bureaux ont d’ores et déjà fermé leurs portes, mais ceux de l’Etat de l’Acre, à l’extrême ouest du pays, ferment à 23 heures (heure de Paris) en raison du décalage horaire entre les différents Etats du Brésil. Les premiers résultats sont attendus environ une heure plus tard. Vous pourrez bien sûr les retrouver dans ce live.

    Bonjour à toutes et à tous et bienvenus dans ce live dédié au second tour de l’élection présidentielle au Brésil.

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  • CAN 2018 de beach soccer: le Sénégal dans le groupe du Nigeria

    CAN 2018 de beach soccer: le Sénégal dans le groupe du Nigeria

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    La Confédération africaine de football (CAF) a effectué, ce dimanche 28 octobre, le tirage au sort de la 9e Coupe d’Afrique des Nations de beach soccer (football de plage), qui aura lieu du 9 au 14 décembre à Charm el-Cheikh, en Egypte. L’Egypte justement, tête de série et pays organisateur, est dans le groupe A avec la Côte d’Ivoire, Madagascar et le Maroc. Le Sénégal, sacré en 2016 et nation la plus titrée (quatre titres et deux finales en sept éditions), et dans le groupe B avec le Nigeria, vice-champion d’Afrique en titre, la Libye et la Tanzanie, dont c’est la première qualification pour la phase finale. Le champion d’Afrique 2018 et le finaliste seront les deux représentants de l’Afrique lors de la prochaine Coupe du monde au Paraguay, en novembre 2019.

    Chronologie et chiffres clés

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  • Algérie: Abdelaziz Bouteflika candidat en 2019, selon le chef du FLN

    Algérie: Abdelaziz Bouteflika candidat en 2019, selon le chef du FLN


    Par
    RFI

    Publié le 28-10-2018
    Modifié le 28-10-2018 à 19:10

    « Le candidat du FLN en 2019, c’est Abdelaziz Bouteflika », a affirmé ce dimanche le secrétaire général du parti majoritaire et historique du pays, Djamel Ould Abbès, qui s’exprimait devant le Parlement algérien, à l’occasion de l’investiture du nouveau chef de groupe FLN à l’Assemblée. Le président Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, briguerait donc un cinquième mandat.

    Djamel Ould Abbès, le secrétaire général du FLN, était face aux députés de son parti ce dimanche, pour l’investiture du nouveau chef de groupe parlementaire. Dans son discours, il a déclaré : « Au FLN, nous n’avons qu’un choix. Le candidat en 2019, c’est Abdelaziz Bouteflika ». Il a ensuite été longuement applaudi.

    Djamel Ould Abbès avait déjà affirmé au mois de juillet que tous les militants souhaitaient que le président se présente à nouveau pour un cinquième mandat.

    Un député de l’opposition, joint par RFI, estime que cette déclaration est un signal pour mobiliser les forces politiques favorables au pouvoir. Pour les politologues du pays, il y a peu de doute sur un mandat supplémentaire : il aura lieu si le président de 81 ans, qui souffre des séquelles d’un AVC survenu en 2013, est toujours en vie lors de l’élection.

    En 2014, c’est le Premier ministre de l’époque, Abdelmalek Sellal, qui avait annoncé la candidature du président. Mais cette annonce n’était arrivée qu’au mois de février. Abdelaziz Bouteflika avait été réélu avec plus de 81% des voix.

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  • OM – PSG : suivez le choc de la Ligue 1 en direct

    OM – PSG : suivez le choc de la Ligue 1 en direct

    Une pépite peut en cacher une autre. Comme n’a pas manqué de le rappeler le PSG, il y a sept ans, Kylian Mbappé usait encore ses fonds de culotte sur les bancs de l’école. Depuis, il a un peu évolué et fait la une de Time Magazine. Comme Donald Trump (plein de fois) par exemple. Bref, voilà des nouvelles du gars Kylian. 

    Kylian Mbappé : trop haut, trop vite ?

    Le Monde.frProdige de précocité, mythe naissant, l’attaquant français n’en finit pas de relever les attentes à son égard. Ce n’est qu’un début, s’enthousiasment les uns ; mais ce n’est qu’un début, relativise notre chroniqueur Jérôme Latta.

    Et un OM-PSG sans Cavani qu’est-ce ? On espère que ce ne sera surtout pas un “bon vieux 0-0 des familles”. 

     6, le numéro de Marco Verratti et de Rolando. Vous avez donc beaucoup de talent, un don certain pour votre discipline, et un talent sûr pour l’absence de discipline personnelle. Et en même temps vous pouvez parfois laisser passer vos adversaires et terminer sur le banc. Bref, certains ont fait carrière avec ces qualités (et on ne va pas commencer à échanger les notes au bac, je vous assure que des gens très bien ont eu des notes très moyennes voire moyennes moins à cet examen)*.

    * Toute ressemblance avec la carrière de la personne tenant le clavier est purement fortuite

    Parce qu’il faut de tout pour faire un Monde, nous n’avons pas manqué de nous pencher sur la star marseillaise, ex-sale gosse du foot français (les Lillois s’en rappellent), ex-flèche bastiaise (les défenseurs de Ligue 1 s’en souviennent), et actuel icône chez les Marseillais.

    Découvrez la vie et l’oeuvre de Popop “FloTov”, le joueur-frisson de bien des fans phocéens; 

    A ce sujet, notre très spécial correspondant en la bonne ville de Marseille, Gilles Rof, s’était penché sur la “contamination” de Marseille par la marque mondiale PSG. A ne pas confondre avec les déchets pouvant parfois jucher les trottoirs de la cité (mais pas nécessairement plus qu’ailleurs soit dit en passant). 

    Bonne lecture de ce “phénomène impensable il y a encore quelques années”

    Au cours de la nuit, dans cet instant d’éternité où il a été à la fois deux heures et trois heures, nous nous sommes pris d’envie subite de calculs. Du coup, à coup d’équations improbables, mon camarade Grégor Brandy (qui co-animera ce direct ce soir) s’est posé la question qui agite tous les bistrots de France et de Navarre : et si Paris parvenait à être sacré champion de France en même temps que champion d’automne ?

    Sans divulgâcher la réponse, il y répond avec brio dans la démonstration ci-dessous (où ma collaboration s’est restreinte à vérifier les calculs et me fendre de légendes amusantes pour les images). Bonne lecture !

    Parce que le Parisien est taquin (ça rime, donc c’est vrai), les hommes de Saint-Germain (pas le groupe de musique) ont décidé de remuer le couteau dans la plaie marseillaise, en produisant ce clip rappelant que décidément, le temps passe vite.

     

    Et vous, vous étiez où il y a sept ans ? (Non pas que ça vous intéresse, mais je crois que personnellement, j’étais en train de tester des spécialités houblonnées à Lille) 

    Bonsoir à toutes, bonsoir à tous

    Bienvenue sur ce direct consacré à l’affiche (un peu écornée par les années, mais affiche quand même) de la 11e journée de Ligue 1. Ce soir, le PSG, multi-champion de France et de Navarre en titre se déplace en la cité phocéenne.

    L’enjeu ? Une onzième victoire en autant de rencontres pour le club de la capitale. Et une victoire contre l’adversaire honni après sept ans de disette pour celui des Bouches-du-Rhône. 

    Rendez-vous à 21 heures pétantes pour l’entame de ce match. 

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  • Allemagne : la CDU de Merkel et le SPD désavoués lors d’élections régionales dans la Hesse

    Allemagne : la CDU de Merkel et le SPD désavoués lors d’élections régionales dans la Hesse

    C’est un nouveau coup dur pour la chancelière allemande. Le parti conservateur d’Angela Merkel (CDU) et son partenaire social-démocrate (SPD) au sein de la coalition qui gouverne à Berlin ont enregistré dimanche 28 octobre de lourdes pertes lors d’élections régionales clés dans la Hesse, selon des sondages sorties des urnes.

    Le parti de la chancelière arrive en tête avec 27 à 28 % des voix dans cet Etat régional, mais enregistre un recul de plus de 10 points par rapport au précédent scrutin en 2013. Avec 20 % des voix, le SPD perd également dix points selon ces sondages des chaînes de télévision publique ARD et ZDF. Les Verts obtiennent pour leur part 19,5 %.

    Avec 12 % à 13 % des voix, l’extrême droite fait en revanche son entrée dans le Parlement régional, le dernier en Allemagne où le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) n’était pas encore représenté.

    Lire aussi :   Allemagne : quand le coprésident de l’AfD paraphrase Hitler

    La coalition menace d’éclater

    Ces résultats devraient permettre à la CDU de rester au pouvoir soit en reconduisant son alliance avec les Verts, soit en s’associant au SPD dans la région. Mais l’hémorragie se poursuit pour les conservateurs et les sociaux-démocrates avec le risque d’attiser les tensions au sein de la « grande coalition » au pouvoir à Berlin.

    Mi-octobre, en Bavière, l’Union chrétienne sociale (CSU), alliée incontournable d’Angela Merkel, avait déjà subi son plus grave revers depuis 1950 aux élections régionales dans son propre fief.

    Lire aussi :   Elections en Bavière : « La fin des grands partis »

    La coalition CDU-CSU-SPD a déjà failli éclater à deux reprises en raison de divergences sur l’immigration et la proximité présumée de l’ex-chef des services de renseignement Hans-Georg Maassen avec l’extrême droite. Dans le camp social-démocrate, nombreux sont ceux qui plaident aujourd’hui pour un retour dans l’opposition.

    L’état du gouvernement de coalition allemand n’est pas acceptable, a déclaré dimanche soir Andrea Nahles, la présidente des sociaux-démocrates (SPD) associés aux conservateurs d’Angela Merkel au sein de la « grande coalition ».

    « Les politiques menées au niveau fédéral ont largement contribué aux pertes du SPD dans la Hesse », a réagi dimanche soir Andrea Nahles, la présidente des sociaux-démocrates. « Et ceci pour deux raisons : d’abord, quelque chose doit changer au sein du SPD (…) Ensuite, l’état du gouvernement est inacceptable », a-t-elle déclaré, tirant les premières conclusions de ces nouvelles élections régionales.

    Mme Nahles réunira lundi la direction de son parti afin qu’il décide s’il reste ou non au sein de la « grande coalition » difficilement mise en place en mars, plus de cinq mois après les législatives.

    Un départ du SPD de la coalition signerait la fin du gouvernement actuel et probablement celle de la carrière politique d’Angela Merkel, avec des nouvelles élections à la clé. « La Hesse va-t-elle faire exploser la grande coalition ? », se demandait dimanche le quotidien conservateur allemand Bild, le plus vendu du pays.

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  • Liga: sans pitié, Barcelone humilie un Real Madrid bien malade

    Liga: sans pitié, Barcelone humilie un Real Madrid bien malade

    Le choc majeur du championnat d’Espagne entre les deux fameux rivaux ce dimanche 28 octobre a tourné sans surprise en faveur du FC Barcelone, victorieux du Real Madrid au Camp Nou (5-1). La réaction des Madrilènes en seconde période n’a pas suffi pour endiguer la déferlante barcelonaise, symbolisée par les trois buts inscrits par le seul Luis Suarez. Le Barça est leader tandis que le Real végète en milieu de tableau. L’avenir de l’entraîneur Julen Lopetegui semble scellé.

    Le temps passe. Et cela devait bien arriver un jour : pour la première fois depuis décembre 2007, le fameux « Clasico » espagnol entre le FC Barcelone et le Real Madrid s’est joué sans les deux extraterrestres de notre époque, à savoir Cristiano Ronaldo et Lionel Messi. Le premier a fait ses bagages pour la Juventus durant l’été après neuf années glorieuses à Madrid. Le second, lui, porte toujours le maillot catalan, mais il était indisponible pour le choc de ce dimanche 28 octobre (10e journée de Liga) à cause d’une fracture du bras droit. C’est donc du bord du terrain que Messi a vu ses coéquipiers l’emporter brillamment sans lui (5-1).

    Le Real espérait rebondir, le voilà plus bas que terre

    Avant le coup d’envoi, le rapport de force était clairement en faveur des locaux. Car depuis le début de la saison, le Real Madrid va mal. Les départs de Cristiano Ronaldo et de Zinedine Zidane, les hommes forts des trois dernières saisons triomphales du club (trois Ligues des champions, deux Mondiaux des clubs, deux Supercoupes de l’UEFA, une Liga), ont laissé un vide immense. Sportivement, ça se ressent : déjà trois défaites en Liga où le géant pointe à une piteuse 9e place, une campagne européenne avec le couac d’un revers contre le CSKA Moscou, une attaque en berne… et un sentiment général que plus rien ne trouve vraiment rond.

    Le choc de dimanche face à un Barça en pleine forme était à double tranchant : soit le Real Madrid se rebellait face à son meilleur ennemi, à l’extérieur en plus, et s’offrait une bouffée d’oxygène salvatrice, soit le triple vainqueur des trois dernières Ligues des champions s’effondrait. Malheureusement pour les nombreux supporters madrilènes, c’est, sans grande surprise, le deuxième scénario qui s’est dessiné dans un Camp Nou ravi de voir son Barça piétiner son adversaire (5-1).

    Face à un Barça sûr de sa force, le Real n’a que brièvement fait illusion

    Après 45 minutes, le ton était déjà donné. Dans l’antre des Blaugrana, Barcelone menait déjà 2-0. Philippe Coutinho avait profitait des largesses défensives pour ouvrir la marque avec facilité (11e). Puis, Raphaël Varane, pas au mieux depuis la fin de la Coupe du monde, a provoqué un penalty en fauchant Luis Suarez ; ce dernier s’est fait justice lui-même (30e). Le break fait à la pause ne souffrait alors d’aucune contestation. Et Varane « payait » sa prestation et le besoin de révolte en étant remplacé par Lucas Vazquez.

    Le début de la seconde période, en revanche, a montré un Real Madrid au visage transformé. Marcelo a relancé les siens (50e) et Luka Modric est passé à un doigt de l’égalisation, mais son tir a trouvé le poteau de Marc-André ter Stegen, le portier catalan. L’espace de 20 minutes, le Real Madrid a retrouvé de son panache et a opposé à son rival une résistance farouche, sans parvenir à faire céder le verrou une seconde fois.

    Luis Suarez met au supplice un Real en pleine crise

    Après plusieurs minutes à faire le dos rond et à souffler de soulagement face aux ratés madrilènes, le Barça a repassé la vitesse supérieure. Et le Real Madrid a volé en éclats. De la tête, Luis Suarez a redonné un break d’avance (75e). L’Uruguayen s’est ensuite joué de Thibaut Courtois pour assommer définitivement le Real (83e). Et Ousmane Dembélé, entré en jeu en seconde période, a achevé le spectacle en déposant le ballon sur la tête d’Arturo Vidal, lui aussi entré en jeu et auteur de son premier but avec Barcelone (87e).

    Ce Clasico ne restera pas sans conséquences. La première, directe, se voit au classement : le FC Barcelone reprend la tête du championnat et laisse le Real Madrid à la 9e place, sept points derrière. Et dans l’éternelle rivalité entre les deux mastodontes, cette victoire éclatante ravit le camp catalan. Le Real, lui, concède une troisième défaite consécutive en Liga, ce qui ne lui était plus arrivé depuis mai 2009. Julen Lopetegui, l’ancien sélectionneur de l’Espagne qui a pris la relève de Zinedine Zidane en juin dernier, est proche de la sortie. D’après la presse espagnole, son sort était déjà réglé depuis le week-end dernier. Il serait bien étonnant que le technicien survive à cette humiliation. Le Real Madrid s’avance vers une nouvelle période compliquée et incertaine.

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  • Syrie : l’armée turque bombarde une milice kurde soutenue par Washington

    Syrie : l’armée turque bombarde une milice kurde soutenue par Washington

    Au lendemain d’un sommet Turquie-Russie-France-Allemagne sur la Syrie à Istanbul, l’armée turque a bombardé dimanche 28 octobre des positions des Unités de protection du peuple (YPG) dans le nord de la Syrie. Cette milice kurde est soutenue par les Etats-Unis mais considérée comme « terroriste » par Ankara.

    Selon l’agence de presse étatique turque Anadolu, l’artillerie turque a pilonné des positions des YPG situées sur la rive est de l’Euphrate, à l’ouest de Kobané. Ces bombardements turcs ont visé des abris et des tranchées des YPG sur une colline dans le village de Zur Maghar, situé sur la rive orientale de l’Euphrate en face de la ville de Jarablous. Anadolu affirme que l’artillerie turque a répliqué à des tirs provenant de cette zone.

    Lire aussi :   La Turquie redouble ses opérations contre les rebelles kurdes du PKK dans le nord de l’Irak

    Ce bombardement survient alors que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a plusieurs fois menacé ces derniers jours de lancer une offensive à l’est de l’Euphrate, après deux précédentes opérations à l’ouest du fleuve. Vendredi, M. Erdogan avait même lancé un « dernier avertissement » aux YPG.

    Les YPG font partie d’une coalition arabo-kurde, les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui est soutenue par les Etats-Unis pour combattre le groupe Etat islamique (EI). Mais Ankara considère les YPG comme le bras armé de l’extension en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe qui livre une sanglante guérilla sur le sol turc depuis 1984.

    Tensions entre Ankara et Washington

    Si le PKK est classé comme « terroriste » par les alliés occidentaux de la Turquie, ce n’est pas le cas des YPG. Le soutien américain aux YPG est d’ailleurs l’un des principaux points de discorde entre Ankara et Washington, deux alliés au sein de l’OTAN dont les relations se sont dégradées depuis 2016.

    Une offensive turque d’envergure à l’est de l’Euphrate risquerait d’aggraver encore les tensions entre les deux pays qui ont connu un pic au cours de l’été. Ces derniers mois, la Turquie a plusieurs fois menacé d’attaquer la ville de Minbej, tenue par les YPG et où des militaires américains sont également déployés. Pour apaiser les tensions, la Turquie et les Etats-Unis mènent désormais des patrouilles coordonnées.

    La Turquie est très active en Syrie, où elle soutient l’opposition au régime de Bachar Al-Assad. Mais ces dernières années, elle s’est surtout concentrée sur les activités des milices kurdes syriennes à sa frontière qu’elle considère comme une menace à sa sécurité nationale.

    La Turquie redoute en effet que l’établissement d’un « Etat kurde » à sa frontière galvanise les velléités séparatistes sur son sol. Depuis 2016, l’armée turque a lancé deux offensives dans le nord de la Syrie, à l’ouest de l’Euphrate, pour repousser les djihadistes de sa frontière et empêcher la jonction des différentes zones contrôlées par les YPG.

    Lire aussi :   Qui sont les forces kurdes de Syrie, bombardées par la Turquie ?

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  • A Ouagadougou, quand les cours familiales deviennent scènes de théâtre

    A Ouagadougou, quand les cours familiales deviennent scènes de théâtre

    Par Sophie Douce Publié aujourd’hui à 18h00, mis à jour à 18h00

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    « Bienvenue chez les Ouango ! » Au milieu du joyeux ballet des poulets qui picorent et des chats endormis, des comédiens répètent leur texte sur les planches d’une petite scène installée au fond d’une cour, à l’ombre des manguiers et des calebassiers. Assise à côté de sa maison en terre cuite, la vieille Awa Ouango les observe d’un œil curieux. Les artistes règlent les dernières finitions avant le grand soir, le stress monte. « Je dois faire la cuisine », s’excuse-t-elle. La vie continue. En arrière-fond, le tap-tap du pilon résonne, les casseroles s’entrechoquent.

    Depuis près de deux mois, 150 artistes africains et européens (comédiens, metteurs en scène, danseurs, musiciens et scénographes) ont investi les cours de seize familles de Bougsemtenga, un quartier populaire de Ouagadougou, au Burkina Faso, où se déroule le festival Les Récréâtrales, du 26 octobre au 3 novembre. Au programme : spectacles de théâtre et de danse, animations jeune public, ateliers d’écriture et soirées « causerie ». Près de 60 000 visiteurs sont attendus pour cette dixième édition, selon les organisateurs.

    Lire aussi Le Ciné Guimbi, salle mythique des cinéphiles burkinabés, renaît pas à pas

    « J’ai découvert le théâtre grâce au festival, je m’assois souvent ici pour regarder les répétitions », explique Awa Ouango. Cela fait dix ans que cette cultivatrice d’arachides et de haricots accueille des troupes venues du monde entier dans sa modeste demeure transformée en petit théâtre à ciel ouvert.

    « Leur quotidien nous a inspirés »

    « On voulait créer un laboratoire de recherche et de création théâtrale, rien de tel n’existait à l’époque. La scène africaine était vue comme le théâtre du pauvre, sans moyens et dépendante des ressources extérieures, explique Etienne Minoungou, le fondateur du festival. L’idée est née dans un verre de whisky, en discutant un soir avec un ami : “Si le théâtre est un espace de discussion sociale, il faut trouver l’endroit naturel où notre parole ait du sens !”, disait-on. En Afrique, la cour familiale est le lieu traditionnel de la sociabilité. Il était 2 ou 3 heures du matin, on a passé la tête par-dessus le mur des voisins et on a commencé à rêver. »

    Depuis, le rêve ne l’a plus jamais quitté. En 2002, le comédien et metteur en scène se lance et crée les premières résidences d’écriture et de création théâtrales panafricaines. Mais pour « entrer dans l’intimité » des familles, le dramaturge a préféré avancer « pas à pas » : « Nous prenions les décisions ensemble au cours d’assemblées générales avec les habitants. On ne pouvait pas s’inviter comme ça. Plus que leur espace physique, les familles partagent aussi leurs vies. »

    « Voilà une façon d’amener le théâtre au cœur de la cité, ça permet d’apporter un peu de rêve aux jeunes du quartier ! », s’enthousiasme la comédienne et metteuse en scène Odile Sankara, assise sur les gradins en bois de la cour des Nikiéma. Dans le cadre des Récréâtrales, elle présente « Musika », un spectacle monté en six semaines de résidence, « entre les éclats de voix et les bruits de cuisine ». « C’était extraordinaire de pouvoir créer ici, avec la famille qui nous observe et vaque à ses occupations. Le théâtre se nourrit de la vie, leur quotidien nous a inspirés », raconte-t-elle.

    Assise sur son petit banc en bois, Bernadette Nikiéma a assisté à la gestation de la pièce dans sa cour, entre le linge suspendu aux arbres et la vieille Renault abandonnée au fond du jardin. « Je suis très heureuse de les accueillir chez moi, on est comme leur deuxième famille. Chaque jour, j’aime les regarder jouer, on s’ennuie dès qu’ils repartent », regrette la doyenne d’une famille d’une dizaine de personnes, devenue l’égérie de cette édition.

    « Ça m’a donné envie de faire du théâtre, à force de les écouter je connais le texte par cœur, parfois je souffle aux comédiens quand ils ont des trous », confie sa fille Natolia. Près d’elle, les mains plongées dans une bassine de teinture indigo, Lydie, 29 ans, s’agite pour tisser les derniers pagnes en faso dan fani, le tissu local qu’elle vend aux festivaliers devant leur porte. « Ça nous rapporte un peu d’argent, on fait notre plus gros chiffre d’affaires la semaine du festival », affirme-t-elle, ravie.

    « Ça fait vivre le quartier »

    A quelques mètres de là, la « rue 9.32 », point névralgique des Récréâtrales, est en ébullition. Une odeur de brochettes et de chenilles de karité emplit l’air, les lampions multicolores s’illuminent dans les arbres sous les yeux émerveillés des enfants, les chaises des maquis débordent dans les ruelles orangées, tandis qu’au loin les échos des percussionnistes vibrent déjà. Les habitants de Bougsemtenga vivent au rythme du festival.

    « Il faut avouer qu’on était un peu sceptiques au début, je craignais les nuisances sonores et pour la sécurité des petits, mais aujourd’hui je suis content : tout le monde est impliqué, un groupe de femmes est chargé du nettoyage, les jeunes s’occupent de l’accueil et de la billetterie, certains sont même devenus électriciens et menuisiers, ça fait vivre le quartier », se félicite le chef de Bougsemtenga dans sa cour, où des voisines maquillent une troupe de danseurs.

    « Toute une économie informelle a émergé. Mais surtout, chaque année on a des bébés qui naissent, des amours et des amitiés qui se créent, c’est ça la grande économie humaine », glisse Etienne Minoungou, l’œil malicieux, avant de filer. Le festival peut commencer.

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