Author: Don Kayembe

  • Centrafrique: Abdou Karim Meckassoua s’adresse à ses soutiens au quartier PK5

    Centrafrique: Abdou Karim Meckassoua s’adresse à ses soutiens au quartier PK5


    Par
    RFI

    Publié le 29-10-2018
    Modifié le 29-10-2018 à 01:48

    En Centrafrique, le président de l’Assemblée nationale est sorti de son silence. Pour la première fois depuis sa destitution vendredi, Abdou Karim Meckassoua s’est présenté devant ses électeurs dans le quartier du PK5. Il s’est exprimé longuement pour appeler au calme, donner sa version des faits et remercier ses supporters. Plusieurs centaines de personnes s’étaient réunies pour écouter l’ancien président de l’Assemblée nationale et toujours député du PK5. Reportage.

    Juché à l’arrière d’un pick-up, mégaphone en main et entouré d’agents de protection de l’ONU, Abdou Karim Meckassoua s’est exprimé en sango devant plusieurs centaines de personnes.

    Pour beaucoup, sa destitution reste un choc. Comme pour le Dr Malick. « Ils ont déposé une plainte au niveau du Tribunal de grande instance. Et ils attendent la réponse du juge. Mais pourquoi ils n’ont pas attendu sa réponse ? Parce qu’il y a des choses floues, qu’ils ne veulent pas attendre ce résultat et ils l’ont fait partir. Donc, nous on supplie, on veut que le gouvernement revienne sur sa position. On veut la paix seulement. Tout ce qu’on demande, c’est la paix », dit-il.

    Le message principal de l’ancien président de l’Assemblée nationale semble avoir été entendu comme l’explique Moussa : « Nous sommes sortis massivement pour soutenir le président. On sait que la chute de l’homme n’est pas la fin de sa vie. Il nous a déclaré avec toute sincérité pour la réconciliation la paix et le vivre ensemble. Il nous a dit d’éviter la manipulation. Et il nous a dit clairement, il y a 10 musulmans qui sont à l’Assemblée nationale parmi les 10 musulmans, il n’y a que 2 qui ont voté pour lui. »

    Malgré la colère et l’incompréhension d’un grand nombre de personnes, le meeting s’est déroulé dans le calme. La foule s’est dispersée rapidement après le départ de Meckassoua.

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  • Namibie: la population noire écartée des contrats miniers

    Namibie: la population noire écartée des contrats miniers


    Par
    RFI

    Publié le 29-10-2018
    Modifié le 29-10-2018 à 01:14

    La Namibie a récemment entamé une nouvelle réforme de ses terres. Elles sont encore détenues à 70% par les Blancs namibiens, qui représentent moins de 10% de la population totale. Le gouvernement de Hage Geingob accélère donc la redistribution aux populations noires, mais dans le même temps, limite leur accès aux contrats miniers. La loi vient d’être changée : les compagnies minières n’auront plus besoin d’être détenues par des Noirs namibiens pour acquérir des contrats. Une décision polémique, qui va à l’encontre du discours officiel de Windhoek depuis plusieurs mois.

    C’est un virage à 180 degrés qu’a opéré le pouvoir namibien. Après un grand sommet à Windhoek en début de mois, où la redistribution des terres à la population noire a été entérinée, le gouvernement a écarté cette même population noire des potentiels contrats miniers.

    Depuis 2015, pour pouvoir décrocher une concession minière, les entreprises devaient remplir deux critères : être dirigées à 20% par des Namibiens noirs et détenues à au moins 5% par des citoyens namibiens.

    Une politique de discrimination positive qui s’achève donc au nom de la croissance économique. Le ministre des Mines, Tom Alweendo, est formel : « Notre objectif est de faire croître le secteur minier, qui peut contribuer de façon significative à notre développement socio-économique. »

    Pour une Namibie entrée en récession il y a deux ans, le secteur minier est vital, il représente 12% de son PIB. Mais l’incohérence du président Geingob agace dans le pays. La semaine dernière, il a annoncé louer 17 000 hectares de terres à un milliardaire russe, là aussi officiellement pour stimuler une économie en berne.

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  • Le Premier ministre éthiopien à Paris pour parler culture et questions migratoires

    Le Premier ministre éthiopien à Paris pour parler culture et questions migratoires


    Par
    RFI

    Publié le 29-10-2018
    Modifié le 29-10-2018 à 00:13

    Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed est en visite ce lundi à Paris. Il sera reçu par le président français. Les deux hommes devraient parler culture, climat et questions migratoires, avec en ligne de mire la visite d’Emmanuel Macron en Ethiopie au printemps prochain.

    Le 14 juillet dernier, le président français avait appelé le Premier ministre éthiopien pour le féliciter des réformes qu’il avait engagées. A cette occasion, Emmanuel Macron avait convié Abiy Ahmed à Paris, et ce dans l’idée de préparer son futur déplacement en Ethiopie au printemps prochain.

    Cette visite s’inscrit donc dans ce cadre. Au programme des discussions de ce lundi : la culture et le patrimoine d’abord. Le gouvernement éthiopien entend mettre en valeur le palais du jubilé d’Hailé Sélassié 1er. Or, explique-t-on à l’Elysée, la France a un savoir-faire reconnu en la matière. Les deux pays devraient donc travailler à un partenariat et c’est certainement pour juger du savoir-faire français qu’Abiy Ahmed visitera l’Hôtel de la Marine, un bâtiment actuellement en rénovation.

    Outre ce sujet, les deux hommes parleront également climat. L’Ethiopie est perçue par Paris comme un partenaire important de la COP21.

    Emmanuel Macron et Abiy Ahmed échangeront aussi sur les enjeux migratoires, alors que beaucoup d’hommes et de femmes continuent de fuir la Corne de l’Afrique.

    A noter que pour cette visite, Abiy Ahmed sera accompagné de plusieurs membres de son gouvernement, dont Workneh Gebeyehu, son ministre des Affaires étrangères et Ahmed Shide, en charge de l’Economie et des finances…

    Et le Premier ministre éthiopien clôturera sa journée parisienne par un dîner avec le Medef, le Mouvement des entreprises de France, avant de s’envoler mardi pour l’Allemagne.

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  • Midterms 2018 : Amy McGrath, candidate démocrate et forte tête

    Midterms 2018 : Amy McGrath, candidate démocrate et forte tête

    BRYAN WOOLSTON / REUTERS

    Par Gilles Paris

    EnquêteRéservé à nos abonnés

    Publié aujourd’hui à 00h07, mis à jour à 00h07

    Nouveaux visages des midterms 1/4. A l’approche des élections de mi-mandat, mardi 6 novembre, aux Etats-Unis, « Le Monde » consacre une série d’articles à quatre candidates des deux partis. Aujourd’hui, la démocrate Amy McGrath, dans le Kentucky.

    Le 12 novembre 2016, Amy McGrath avait eu les honneurs du Musée de l’aviation du Kentucky, à Lexington. Intronisée dans le Hall of Fame de l’endroit, cette quadragénaire, première pilote de combat du corps d’élite des marines, n’était pourtant pas d’humeur à se contenter du passé. La campagne présidentielle qui venait de s’achever quatre jours plus tôt l’avait laissée « triste », avoue-t-elle aujourd’hui, mais l’élection de Donald Trump l’avait rendue « déterminée ». Les paroles prononcées par Amy McGrath lors de cette cérémonie ont marqué l’assistance. Natalie Wilkerson, présente avec son père, un ancien aviateur de la guerre de Corée, s’en souvient fort bien : « Elle dégageait une telle volonté et une telle détermination que je me suis dit que j’entendrais certainement parler d’elle plus tard. »

    Ce « plus tard » est arrivé assez vite. Le 1er août 2017, deux mois seulement après avoir quitté les rangs des marines après vingt ans de service, Amy McGrath annonce sa candidature à l’investiture démocrate dans la 6e circonscription du Kentucky, détenue par un républicain. L’ex-pilote, qui avait attendu, le 11 septembre 2001, sur une base californienne, à bord d’un avion de combat, un éventuel ordre d’interception pour le cas où un appareil menacerait Los Angeles ou San Francisco, la femme aux 89 missions de combat, en Afghanistan et en Irak, se lance dans l’inconnu. Avec seulement 50 000 dollars sur son compte de campagne, elle prend une autre forme de risque en faisant réaliser pour 7 000 dollars de plus une vidéo autobiographique, un genre appelé à se généraliser lors de ces élections de mi-mandat.

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  • Trump et la violence politique : lorsque le tribun affaiblit la parole du président

    Trump et la violence politique : lorsque le tribun affaiblit la parole du président

    Après la découverte de colis piégés et la tuerie de Pittsburgh, le ton présidentiel a été vite chassé par un discours de campagne virulent.

    Par Gilles Paris Publié hier à 23h46, mis à jour à 01h55

    Lecture 4 min.

    Article réservé aux abonnés

    Le carnage perpétré dans une synagogue de Pittsburgh, samedi 27 octobre, a conclu de la plus tragique des manières une semaine marquée par un déchaînement de violence à caractère politique aux Etats-Unis. Elle avait débuté avec la découverte d’un colis piégé au domicile new-yorkais du philanthrope Georges Soros, livré régulièrement à la vindicte des ultranationalistes européens et américains, et s’était poursuivie par le décompte alarmant de colis similaires visant tous des personnalités démocrates.

    L’homme accusé par la justice de les avoir envoyés, Cesar Sayoc, 56 ans, appréhendé et inculpé le 26 octobre, est un repris de justice qui a basculé dans un activisme anti-démocrate poussé à l’extrême mêlé d’une véritable adoration du président Donald Trump.

    Le 25 octobre, dans le Kentucky, un autre homme, connu pour des antécédents psychiatriques, a été arrêté et inculpé du meurtre de deux personnes afro-américaines dans la banlieue de Louisville. Gregory Bush, 51 ans, aurait déclaré sur les lieux du drame que « les Blancs ne tuent pas des Blancs », selon un témoin. La police a indiqué par la suite, confirmant un mobile racial, qu’il aurait tenté au préalable de pénétrer à l’intérieur d’une église fréquentée par la communauté afro-américaine.

    Lire aussi Midterms : Trump électrise les électeurs républicains

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  • Ligue 1: grâce à Mbappé, le PSG fait plier l’OM

    Ligue 1: grâce à Mbappé, le PSG fait plier l’OM

    Le « Classique » du championnat de France a tourné en faveur du Paris Saint-Germain dimanche 28 octobre. Les Parisiens se sont imposés sur le terrain de l’Olympique de Marseille (0-2) en clôture de la 11e journée de Ligue 1. Sanctionné pour un retard, Kylian Mbappé est entré en jeu en seconde période et a mis son équipe sur la voie d’un historique 11e succès consécutif.

    Thomas Tuchel a surpris son monde pour son premier « Classique » en tant qu’entraîneur du PSG. Ce dimanche 28 octobre, l’Allemand a aligné une équipe remodelée au Vélodrome face à l’Olympique de Marseille, match de clôture de la 11e journée. Edinson Cavani, l’attaquant uruguayen qui a souvent brillé face aux Marseillais et qui avait arraché à la dernière minute l’égalisation la saison dernière dans ce même stade, était absent sur blessure.

    Plus surprenant : Tuchel avait décidé de laisser sur le banc des remplaçants au coup d’envoi Adrien Rabiot et surtout Kylian Mbappé. C’est Eric Choupo-Moting qui était titularisé avec Neymar en attaque à la place du jeune champion du monde. A l’arrivée, cela a quand même fait victoire pour Paris (0-2). Un succès qui porte la griffe de… Mbappé.

    Mbappé, puni mais indispensable

    Incapable de battre son vieux rival depuis 2011, l’OM a chèrement défendu sa peau. Les Olympiens ont même bousculé leurs adversaires par moment et ont montré beaucoup d’envie. Mais tout a basculé à l’heure de jeu. Sans surprise, face au manque de mordant de son équipe, Thomas Tuchel a sorti Kylian Mbappé du banc pour le lancer dans le bain.

    L’absence du champion du monde dans le onze de départ était une sanction décidée par l’entraîneur. Mécontent de voir Rabiot et Mbappé en retard à sa causerie d’avant-match, l’ex-coach de Mayence et de Dortmund a sévi en les sortant de son équipe prévue. Une décision qui a piqué l’attaquant. Le n°7 avait le visage fermé durant tout le temps qu’il a passé au bord de la pelouse. Le choix était risqué, mais le scénario a donné raison à Tuchel : quand Paris a eu besoin de se réveiller au niveau offensif, le joker Mbappé a fait la différence.

    L’OM a fini par céder, le PSG égale Tottenham

    Entré en jeu à la 62e minute à la place d’un Choupo-Moting inefficace, Mbappé a refroidi le Vélodrome. Lancé en profondeur par Angel Di Maria, l’international français a accéléré pour se défaire de Brice Kamara et aller battre Steve Mandanda. On jouait alors la 65e minute et l’ex-Monégasque venait de toucher son deuxième ballon… C’est allé très vite, mais cela a suffi pour mettre l’OM à terre.

    Marseille n’a pas baissé les bras malgré ce coup dur et l’énergie dépensée jusqu’alors. Les Phocéens égaliseront même par Kostas Mitroglou (85e), mais l’arbitre, M. Benoît Bastien, l’a refusé pour une faute a priori inexistante de Kevin Strootman sur Marquinhos. La fureur des Marseillais n’y changera rien. L’entraîneur Rudi Garcia, excédé, sera expulsé. Dans un Vélodrome déçu, Julian Draxler enterrera tout suspense après un tir de Neymar (90+5e), sur une action lancée par… Kylian Mbappé, meilleur buteur de Ligue 1 (10 buts).

    « Une grande équipe se repose sur des leaders. Il faut qu’ils sachent faire la différence dans les moments clés. Je peux assumer ce rôle », expliquera le buteur à Canal +, sans s’exprimer toutefois sur ce que Thomas Tuchel qualifie de « sanction disciplinaire ». Le PSG signe ainsi  sa 11e victoire consécutive en Ligue 1, ce qui lui permet de conforter sa position de leader et d’égaler le record des Anglais de Tottenham (saison 1960-1961).

    Chronologie et chiffres clés

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  • Gabon: des sites internet gouvernementaux bloqués par la mouvance Anonymous

    Gabon: des sites internet gouvernementaux bloqués par la mouvance Anonymous

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  • Formule 1: Hamilton, quintuple champion du monde, rejoint Fangio dans la légende

    Formule 1: Hamilton, quintuple champion du monde, rejoint Fangio dans la légende

    Lewis Hamilton a conquis le titre de champion du monde de F1 2018 dimanche 28 octobre en terminant 4e du Grand Prix du Mexique, remporté par Max Vertsappen. Le pilote britannique de Mercedes ne peut plus être rattrapé, à deux Grands Prix de la fin de la saison. Il compte autant de titres que Juan Manuel Fangio et peut désormais viser les sept sacres de Michael Schumacher.

    Il n’y avait plus de doute quant au nom du champion du monde 2018 des pilotes de Formule 1 depuis quelques semaines déjà. La seule question qui demeurait, c’était la date à laquelle Lewis Hamilton verrouillerait son sacre. Cette date, c’est ce dimanche 28 octobre. A l’issue du Grand Prix du Mexique remporté par le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull), le Britannique, qui s’est classé 4e, est assuré du titre.

    Une « course horrible » certes, mais un nouveau sacre quand même

    Vainqueur de 9 des 18 Grands Prix disputés avant celui du Mexique, Lewis Hamilton avait une main et quatre doigts sur le titre de champion du monde. Sur l’autodromo Hemanos-Rodriguez de Mexico, il pouvait se contenter d’une 7e place pour s’assurer le titre devant son rival Michael Schumacher, l’Allemand de Ferrari. Finalement, le pilote de Mercedes a pris la 4e, derrière le vainqueur Verstappen, Vettel et Kimi Räikkönen.

    Sitôt sorti de sa monospace, le champion du monde ne s’est pas caché. « Ça a été une course horrible. J’ai pris un bon départ, mais je ne sais pas ce qu’il s’est passé. On a beaucoup souffert », a-t-il observé. Mais l’essentiel était de marquer assez de points pour s’assurer le titre. Et cela, Hamilton l’a très bien fait.

    Il fond sur les records encore détenus par Schumacher

    A 33 ans, le Britannique entre un peu plus dans la légende de la Formule 1. Il y a dix ans, il devenait le plus jeune champion du monde de l’histoire de son sport à l’époque, chez McLaren-Mercedes. Ce dimanche, Lewis Hamilton a remporté son 5e titre, après ceux de 2014, 2015 et 2017, tous avec Mercedes. Il fait aussi bien que l’illustre argentin Juan Manuel Fangio, maître des circuits dans les années 1950. « Je veux commencer par féliciter tous les supporters. Je veux remercier toute mon équipe. On a accompli tellement de travail au fil de toutes les courses. Fangio a réalisé ça aussi avec Mercedes, cela rend la situation surréaliste pour l’instant », a d’ailleurs déclaré le champion du monde.

    Désormais, un seul homme surpasse encore Lewis Hamilton dans l’histoire de la Formule 1 : Michael Schumacher et ses sept sacres mondiaux. En 2017, le Britannique avait déjà dépossédé l’Allemand de son record de pole position. Il en est à 81 désormais, contre 68 pour l’Allemand. « Schumi » compte toujours deux titres mondiaux de plus et davantage de victoires (91 contre 71) et de courses terminées sur le podium (155 contre 132) que son cadet. Pour combien de temps encore ?

    Chronologie et chiffres clés

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  • Election au Brésil : le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro élu président

    Election au Brésil : le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro élu président

    Le mandat présidentiel est de quatre ans au Brésil. Jair Bolsonaro succédera à Brasilia au président Michel Temer, au 1er janvier 2019.

    Il y a plusieurs raisons pour expliquer ce vote en faveur de l’extrême droite, et notamment le rejet des élites politiques. Les scandales de corruption ont emporté le PT, parti de l’ancien dirigeant Lula Da Silva, ainsi que la droite de Michel Temer, ouvrant la voie au candidat “antisystème”. 

    Notre correspondante au Brésil Claire Gatinois raconte cette “faillite de la classe politique” dans un article :

    Effectivement Emmanuel, ce résultat est fiable étant donné qu’une très grande majorité des bulletins ont été dépouillés. Jair Bolsonaro est effectivement en passe de devenir le futur président du Brésil, avec une avance conforme à celle anticipée par les sondages (les deux derniers sondages samedi soir créditaient le candidat du Parti social-libéral de 54 à 55 % des intentions de vote)

    Bolsonaro en passe d’être élu à la présidence du Brésil avec 55,7 % des suffrages (premières estimations)

    Le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro est en passe d’être élu dimanche à la présidence du Brésil, les premiers résultats le créditant de 55,7 % des suffrages valides après dépouillement de 88,7 % des bulletins de vote.

    Notre envoyée spéciale à Rio de Janeiro nous livre les premières estimations :

    Le président de la République fédérative du Brésil est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Chaque candidat se présente avec un colistier, candidat à la vice-présidence.

    Pour les citoyens de 18 à 70 ans, le vote est obligatoire ; il est en revanche facultatif pour ceux âgés de 16 à 18 ans et les plus de 70 ans. 

    @Toto : les premiers résultats seront connus à partir de 23 heures à Paris. Actuellement, 77 % des bulletins ont été dépouillés, selon les médias brésiliens.

    Les principaux point du programme de Jair Bolsonaro :

    • Economie : Jair Bolsonaro promet une réduction de la dette de 20 % au moyen de privatisations ; la création d’un système parallèle de retraite par capitalisation ; la création d’un super-ministère de l’économie regroupant les ministères actuels des finances, de l’industrie et de la planification. Il a toutefois affirmé récemment que celui de l’industrie devrait être maintenu à part.
       
    • Sécurité : il promet un abaissement de la majorité pénale de 18 à 17 ans, l’assouplissement de la législation sur le port d’armes. Pour lui, “Les armes sont des instruments qui peuvent être utilisés pour tuer ou pour sauver des vies. Ça dépend de qui s’en sert” ; la “Protection juridique” de policiers s’ils tuent un suspect avec leur arme en service ; de qualifier les invasions de propriétés rurales ou urbaines de terrorisme”.
       
    • Corruption : le candidat veut “un gouvernement décent, différent de tout ce qui nous a plongé dans la crise éthique, morale et budgétaire”. Il veut aussi diviser le nombre de ministères par deux, pour arriver à 15, afin de limiter les arrangements entre partis.
       
    • Diplomatie : il promet de d’“arrêter de faire l’éloge de dictatures assassines (référence au Venezuela) et de ne plus dénigrer des démocraties importantes comme les Etats-Unis, l’Italie ou Israël”.
       
    • Éducation : il préconise un renouveau des programmes scolaires, avec “plus de mathématiques, de sciences et de portugais et “sans endoctrinement ni sexualisation précoce”. Il veut ouvrir des écoles gérées par des militaires.
       
    • Avortement : Jair Bolsonaro a promis d’opposer son veto à toute tentative d’assouplissement d’une loi déjà très restrictive. Au Brésil, l’IVG n’est autorisée qu’en cas de viol, de risque pour la mère ou de grave malformation du cerveau du foetus.
       
    • Environnement : le candidat bénéficie du soutien du puissant lobby de l’agro-business au Parlement, son programme prévoit de regrouper les ministères de l’agriculture et de l’environnement, même s’il a récemment affirmé qu’il pourrait revenir sur cette mesure ; après avoir menacé début septembre de sortir de l’Accord de Paris sur le climat, le candidat d’extrême droite a assuré que son pays resterait à la condition que Brasilia garde sa pleine souveraineté sur l’Amazonie. Son programme n’évoque ni la déforestation ni le réchauffement de la planète.

    Les principaux point du programme de Fernando Haddad :

    • Economie : Fernando Haddad promet la fin du gel des dépenses publiques décidé par le gouvernement Temer ; l’interruption des privatisations ; la réduction de la dette grâce au “retour au plein emploi” et à des mesures contre l’évasion fiscale.
       
    • Sécurité : le candidat du Parti des travailleurs promet un changement radical de la politique actuelle anti-drogue, “erronée, injuste et inefficace”, en prenant exemple sur les expériences de dépénalisation dans d’autres pays ; il veut renforcer la politique de contrôle des armes à feu, une meilleure coordination des services de renseignements pour lutter contre le crime organisé.
       
    • Corruption : Fernando Haddad prône “plus de transparence”, mais considère que “la lutte contre la corruption ne peut servir à criminaliser la politique”.
       
    • Diplomatie : le candidat de gauche estime que “Le Brésil doit reprendre et approfondir sa politique d’intégration latino-américaine et la coopération Sud-Sud (notamment avec l’Afrique) pour soutenir le multilatéralisme, la recherche de solutions à travers le dialogue et le rejet de l’usage de la force”.
       
    • Éducation : il propose de mettre en valeur dans les programmes éducatifs “une perspective inclusive, non raciste, non sexiste et sans discrimination de la communauté LGBT”.
       
    • Avortement : aucun des deux candidats ne mentionne le sujet dans son programme officiel, mais ils se sont déjà exprimés à ce propos. En 2012, il s’est dit “personnellement contre” l’assouplissement des règles régissant l’avortement. Le 11 octobre, après avoir rendu visite à la Confédération nationale des évêques du Brésil (CNBB), il a assuré son alignement sur les valeurs que l’Eglise catholique “considère essentielles”, comme la “préservation de la vie”.
    • Environnement : il se donne pour objectif d’éradiquer la déforestation d’ici 2022 sans réduire la production agricole, grâce à une utilisation “plus efficace” des terres cultivables.

    Raphaëlle Rérolle est notre envoyée spéciale à Rio de Janeiro. Elle est actuellement devant le domicile du candidat d’extrême droite :

     

    Claire Gatinois est notre correspondante au Brésil. Elle est actuellement à Sao Paulo.

    Cette vidéo explique comment il a opéré cette ascension inattendue : 

    Pourquoi cette élection est-elle suivie avec autant d’attention ?

    Pendant près de quinze ans, le plus grand pays d’Amérique latine a été gouverné par des présidents issus du Parti des travailleurs (PT) : le “petit père des pauvres” Luiz Inácio Lula da Silva de 2003 à 2011, puis son héritière Dilma Rousseff. Une période marquée par de graves scandales de corruption qui ont gravement affecté la vie politique brésilienne.

    Aujourd’hui, c’est Javier Bolsonaro qui est en passe de devenir président du pays. Ancien militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe, il est surnommé le “Trump des tropiques”. Son programme, très dur, fait notamment craindre un “régime fascisant”

    à l’historienne Maud Chirio

    . Lui-même présente dans ses discours la dictature qu’a connue le Brésil comme un âge d’or.

    Il y a encore quelques mois, un tel scénario semblait difficilement imaginable. Et, pourtant, profitant d’un climat général de défiance vis-à-vis des responsables politiques ainsi que de l’inéligibilité de l’ancien candidat Lula, M. Bolsonaro a réussi une ascension spectaculaire.

    Retrouvez des éléments de portrait et de programme des deux adversaires dans ce papier :

    Bolsonaro favori, mais avec une avance plus courte sur son adversaire

    Au premier tour, le 7 octobre, Jair Bolsonaro a frôlé une élection dès le premier tour en emportant 46 % des suffrages.

    Après trois semaines de campagne sous haute tension, entachée de violences et d’insultes, les derniers sondages des instituts Ibope et Datafolha, publiés samedi soir, ont montré une diminution de son avance, à 54-55 % des intentions de vote, contre 46-45 % pour Fernando Haddad, le candidat du Parti des travailleurs (PT).
     

    Premiers résultats après 23 heures

    Les quelque 147 millions d’électeurs brésiliens étaient attendus dans les bureaux de vote aujourd’hui pour désigner leur futur président entre le candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro, et son adversaire de gauche, Fernando Haddad.

    La plupart des bureaux ont d’ores et déjà fermé leurs portes, mais ceux de l’Etat de l’Acre, à l’extrême ouest du pays, ferment à 23 heures (heure de Paris) en raison du décalage horaire entre les différents Etats du Brésil. Les premiers résultats sont attendus environ une heure plus tard. Vous pourrez bien sûr les retrouver dans ce live.

    Bonjour à toutes et à tous et bienvenus dans ce live dédié au second tour de l’élection présidentielle au Brésil.

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  • CAN 2018 de beach soccer: le Sénégal dans le groupe du Nigeria

    CAN 2018 de beach soccer: le Sénégal dans le groupe du Nigeria

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    La Confédération africaine de football (CAF) a effectué, ce dimanche 28 octobre, le tirage au sort de la 9e Coupe d’Afrique des Nations de beach soccer (football de plage), qui aura lieu du 9 au 14 décembre à Charm el-Cheikh, en Egypte. L’Egypte justement, tête de série et pays organisateur, est dans le groupe A avec la Côte d’Ivoire, Madagascar et le Maroc. Le Sénégal, sacré en 2016 et nation la plus titrée (quatre titres et deux finales en sept éditions), et dans le groupe B avec le Nigeria, vice-champion d’Afrique en titre, la Libye et la Tanzanie, dont c’est la première qualification pour la phase finale. Le champion d’Afrique 2018 et le finaliste seront les deux représentants de l’Afrique lors de la prochaine Coupe du monde au Paraguay, en novembre 2019.

    Chronologie et chiffres clés

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