Author: Don Kayembe

  • Plus de 3000 participants pour la première édition du Monde Festival à Montréal

    Plus de 3000 participants pour la première édition du Monde Festival à Montréal

    Faire dialoguer Français et Québécois à propos de quelques-unes des thématiques qui animent le débat public des deux côtés de l’Atlantique ; confronter les points de vue : tel était l’objectif du premier Monde Festival Montréal organisé conjointement par Le Monde et Le Devoir. Pari réussi : vendredi 26 octobre, donc en une journée, plus de 3 000 personnes ont rempli deux salles du splendide Musée des beaux-arts, pour assister à une dizaine de tables rondes portant sur des sujets comme la laïcité, le féminisme, les musées, l’intelligence artificielle, le passé colonial, l’exception culturelle, le climat, l’éducation. Les discussions ont été denses et joyeuses. Parfois âpres.

    Consensuels, les Québécois ? « Nous aussi on s’engueule ! », revendique une festivalière de 47 ans. Lors de la première table ronde de la journée, consacrée aux réformes sociétales, l’ex-ministre Christiane Taubira a d’ailleurs démontré qu’au niveau institutionnel, le « dissensus français » est aussi très québécois : la loi sur le mariage pour les couples de même sexe a été adoptée ici par 158 voix contre 133 en 2005, et en France par 331 voix contre 225 en 2013. Seule différence notable : les opposants au projet de loi ne sont pas descendus dans la rue. « On ne peut pas manifester au Québec, il fait trop froid pendant six mois de l’année ! Que pensez-vous de cet aspect météo du débat ? », se risque un homme dans le public, faisant éclater de rire l’ancienne garde des sceaux. Elle aussi assure le spectacle avec son sens de la formule : « Mon utérus n’a rien à voir avec mes choix politiques ! » Le public montréalais n’est pas en reste quand il s’agit d’applaudir ou de désapprouver les interventions.

    Différences culturelles

    A la sortie de la magnifique salle Bourgie du musée, les festivaliers échangent leurs impressions. Maxime, qui cherche un emploi après avoir terminé ses études de communication, a la double-nationalité franco-québécoise : « Je trouve ça fascinant de voir comment nos différences culturelles se traduisent dans la politique. » La longue file d’attente qui serpente avant le débat sur la laïcité démontre qu’il n’est pas le seul.

    Maryse, la soixantaine, « fervente lectrice du Devoir », sort de la table ronde sur « le féminisme après #metoo. » « #moiaussi ! », nous reprend-elle. Ici, on ne rigole pas avec les anglicismes. « Les Français se battent moins que les Québécois pour leur langue », résume Claudine Lepage, la sénatrice représentant les Français établis hors de France, lors de la table ronde consacrée à l’exception culturelle francophone.

    Autre différence apparue lors du débat « A quoi ça sert un musée ? » opposant l’hôte de ces lieux, Nathalie Bondil, la directrice du Musée des beaux-arts, au président du MuCEM de Marseille, Jean-François Chougnet. « Au départ, explique ce dernier, je regardais bizarrement le concept d’“art thérapie” créé par Nathalie. Mais si vous aviez vu la tête de nos collègues français du Louvre quand elle le leur a présenté ! Ça m’a donné envie de m’y intéresser. » Le grain de folie québécois allégerait ainsi la lourdeur des institutions.

    Pas de critique publique du mouvement #metoo au Québec, pas de « tribune Deneuve », allusion à la tribune publiée dans Le Monde en janvier dernier et cosignée par cent femmes défendant « la liberté d’importuner ». Ici, une pétition intitulée « Et maintenant » exhortait au contraire les Québécois à aller plus loin. « Il ne faut pas s’arrêter à : est-ce qu’elle a dit oui ou non ?, expose la jeune Mélanie Lemay, qui a fondé, bien avant #metoo, le mouvement Québec contre les violences sexuelles. Il faut que les jeunes filles puissent se percevoir comme des puissances désirantes. » A quoi Diane Guilbault, la présidente de l’organisme Pour les droits des femmes du Québec, ajoutait : « La tribune Deneuve a beaucoup fait rigoler ici. On se disait ah ben ça, c’est bien la France. »

    Ensemble

    Certains sujets, comme le climat, n’ont pas fait débat. « L’accord de Paris, s’il était respecté, nous conduirait à une augmentation de la température de trois degrés. Même pas le minimum vital pour garantir la survie de l’humanité », alertait Delphine Batho, ancienne ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie et aujourd’hui présidente de Génération écologie. « Peut-on faire confiance au marché pour s’autoréguler ? » s’interrogeait François Delorme, professeur à l’université de Sherbrooke et expert du GIEC, avant de conclure : « On est sur un bateau en fin de croisière, avec des gens sur le pont qui boivent du champagne. Le capitaine du bateau voit le glacier dans lequel on se dirige. C’est lui, le garant du bien commun. Si le capitaine ne fait pas son travail, il faut changer de capitaine, faire pression sur lui, ou descendre dans les bateaux pneumatiques et prendre les choses en main. »

    Marie-Françoise, une festivalière française retraitée, venue rendre visite à des amis québécois, fait la queue pour la conférence sur le passé colonial : « C’est agréable d’être débarrassée du climat sécuritaire qui règne en France. Regardez : il n’y a pas cinquante portiques pour entrer dans la salle ! » Elle est pressée d’entendre l’écrivaine Alice Zeniter et l’historien Benjamin Stora. Ses amis, au contraire, trépignent d’entendre les militants autochtones Michèle Audette et Stanley Vollant, que Marie-Françoise ne connaît pas même de nom. C’est bien là l’une des premières vertus de ce Monde Festival Montréal : faire découvrir, aux uns et aux autres, des grandes voix. Et tirer des fils, de part et d’autre de l’Atlantique, entre deux peuples qui ont, décidément, beaucoup à apprendre l’un de l’autre.

    Sur le Web : www.lemonde.fr/festival/montreal.html

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  • Philharmonie de Paris : l’essence de la comédie musicale

    Philharmonie de Paris : l’essence de la comédie musicale

    Le critique N. T. Binh et le scénographe Pierre Giner soulignent la nature d’un genre qui ne cesse de disparaître et de renaître.

    Par Thomas Sotinel Publié aujourd’hui à 09h57, mis à jour à 12h22

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    De prime abord, le titre qu’a choisi l’écrivain et critique N. T. Binh, commissaire de l’exposition qui a ouvert le 18 octobre à la Philharmonie de Paris, pour célébrer le musical, fait un peu tiquer. En regardant le mur d’affiches qui accueille le visiteur, par exemple. West Side Story, Dancer in the Dark sont des tragédies. La Mélodie du bonheur et Cabaret se concluent sur le triomphe du nazisme… Reste qu’il est à peu près inévitable – à moins de bénéficier d’une santé morale hors du commun – de sortir de meilleure humeur de « Comédies musicales, la joie de vivre du cinéma » qu’on y est entré.

    La débauche d’énergie que déploient les artistes à l’écran et les techniciens (le métier d’opérateur ne devait pas être de tout repos sous la direction de Busby Berkeley), le plaisir d’entendre les ­mélodies de Cole Porter, Leonard Bernstein ou Michel Legrand, de découvrir les dessins des costumes de Cyd Charisse pour Tous en scène (Vincente Minnelli, 1953) sont inévitablement contagieux. N. T. Binh fait remarquer que les seuls moments de bonheur du personnage qu’incarne Björk dans le musical de Lars Von Trier sont ceux où elle chante et danse.

    Sur l’immense écran de 24 mètres de large autour duquel le commissaire et le scénographe Pierre ­Giner ont conçu l’exposition, une séquence vient donner raison au premier. Sur les panneaux centraux du dispositif, on voit Fred Astaire et Ginger Rogers danser Cheek to Cheek (extrait de Top Hat/Le Danseur du dessus, Mark Sandrich, 1935) ; presque insidieusement, viennent se glisser deux autres extraits. L’un de La Ligne verte, de Frank Darabont (1999) : on y voit un condamné à mort (Michael Clarke Duncan) demander comme ultime faveur de voir un film, le premier de sa vie, ce sera Top Hat, et des larmes coulent sur ses joues (un moment insupportable de sentimentalisme dans le film qui devient ici émouvant puisque parfaitement adapté au culte que célèbre l’exposition).

    Parcourir la planète musicale

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  • Primero d’Agosto et Zamalek rois d’Afrique

    Primero d’Agosto et Zamalek rois d’Afrique

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    Les deux clubs ont remporté la Coupe d’Afrique des clubs champions de Hand-Ball.

    Primero d’Agosto chez les Dames et le Zamalek d’Égypte chez les Hommes ont défait respectivement le Petro de Luanda (25-21) et Al Ahly du Caire (27-25) lors de la finale de la 40è édition de la Coupe d’Afrique des clubs champions de Hand-Ball.

    Les deux clubs, déjà tenants des titres se succèdent à eux-mêmes après un tournoi très disputé à Abidjan, la capitale économique ivoirienne.

    Primero d’Agosto de Luanda, quadruple champion d’Afrique s’est retrouvé dans un classico bien connu des férus de Hand-Ball.

    Une finale chez les Dames qui les opposait à leur “éternelles rivales” du Petro de Luanda.

    Le derby entre club angolais a tourné à l’avantage du Primero lors d’une rencontre à suspense marquée par quatre parités 2-2 (5è), 3-3 (7è), 6-6 (13è) et 7-7(14è).

    Le Primero d’Agosto s’est finalement imposé 25-21, raflant ainsi son cinquième titre d’affilée.

    Chez les Hommes, le Zamalek a eu un début de match assez hésitant face à Al Ahly qui a joué sans complexe avec une débauche importante d’énergie.

    Cette stratégie ne sera pas payante puisqu’en seconde période, les joueurs trop épuisés n’ont pas pu faire face au retour du Zamalek qui remporte le gain de la rencontre.

    Le club du Caire décroche son septième titre continental (27-25) au terme d’une finale âprement disputée de bout en bout.

    A lire aussi : Can Hand Ball: le Gabon s’offre une victoire en ouverture

    A lire aussi : Rio: seulement 2 femmes pour le Qatar

    A lire aussi : Zamalek limoge son entraîneur Augusto Inacio

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  • Exposition : Julian Schnabel à Orsay, la recherche du spectaculaire

    Exposition : Julian Schnabel à Orsay, la recherche du spectaculaire

    Correspondances était le nom de code baudelairien d’expositions qui confrontaient des artistes vivants aux collections du Musée d’Orsay. Le principe avait été établi par Serge Lemoine, qui dirigea l’établissement de 2001 à 2008. Annette Messager, Ellsworth Kelly, Pierre Soulages, Bertrand Lavier ou Christian Boltanski furent de ses invités. Fâcheusement abandonné par son successeur, ce bon usage est aujourd’hui restauré par Laurence des Cars, directrice d’Orsay depuis 2017, et c’est une heureuse nouvelle.

    Fallait-il néanmoins ouvrir cette série avec Julian Schnabel ? Né en 1951 à Brooklyn, l’artiste américain fut une gloire des années 1980. Ses « plate paintings », tableaux hérissés de débris de vaisselles recouverts par d’épaisses touches de couleur, passaient pour une manifestation exemplaire de ce que l’on appelait postmodernisme, du retour à la peinture et même de la résurrection du baroque. On le vit alors dans les lieux où il fallait exposer : les galeries de Mary Boone, Leo Castelli, Yvon Lambert et Bruno Bischofberger, le Stedelijk Museum d’Amsterdam, la Kunsthalle de Düsseldorf, le Centre Pompidou, le CAPC de Bordeaux.

    C’est à l’occasion de la prochaine sortie de son film « At Eternity’s Gate » en France que Julian Schnabel est invité à Orsay

    Puis l’engouement tomba, à la fin de la décennie. Un film sur Jean-Michel Basquiat, sorti en 1996, marqua le début d’une deuxième vie de réalisateur. At Eternity’s Gate, consacré aux derniers jours de Van Gogh, a été projeté pour la première fois à la dernière Mostra de Venise. C’est aussi à l’occasion de la prochaine sortie du film en France que Schnabel est invité à Orsay.

    On aimerait écrire que son exposition annonce brillamment le retour de l’art contemporain à Orsay. Mais son principal intérêt est d’expliquer pourquoi le peintre Schnabel a vite lassé : parce qu’il n’allait pas au-delà d’effets visuels ostensiblement étendus à de vastes surfaces. Ses…

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  • Marianne James, pétillante « Tatie Jambon »

    Marianne James, pétillante « Tatie Jambon »

    L’artiste donne à Paris le spectacle musical destiné au jeune public qu’elle a créé lors du Festival « off » d’Avignon.

    Par Sandrine Blanchard Publié aujourd’hui à 06h46, mis à jour à 07h37

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    Marianne James chante pour les enfants, et ça lui va vraiment bien. « Je suis là où je ne m’attendais pas », reconnaît l’ex-cantatrice foldingue de L’Ultima récital, la diva excentrique de Miss Carpenter, devenue une habituée des jurys télévisés (« Nouvelle Star », « La France a un incroyable talent »). Tatie Jambon : tel est son nouveau nom de scène et celui du spectacle musical jeune public (dès 4 ans) qu’elle a créé, cet été, avec succès lors du Festival « off » d’Avignon. Désormais, c’est sur la scène de La Grande Comédie, à Paris, qu’elle propose jusqu’au 4 novembre ce show revigorant.

    Accompagnée d’un guitariste et d’un batteur, Marianne James se fait nounou chaleureuse et coquine, enchaînant un répertoire mêlant salsa, bossa-nova, rock, country, funk. Les textes, qu’elle a coécrits avec Valérie Bour, sont tout sauf niaiseux. « Je ne cherche pas à séduire les enfants mais à les intriguer, quitte à ce que ça pique un peu pour toucher toutes les générations », assume-t-elle. Et ça marche.

    Energie, douceur et bonne humeur

    Grâce à sa générosité, sa convivialité et son espièglerie, Tatie Jambon ouvre l’esprit dans un spectacle musical aux multiples coloris. Il y est question de bonheur, de soirée pyjama, de yoga du rire mais aussi d’amour arc-en-ciel (« S’aimer chacun à sa façon/S’aimer avec ou sans alliance/Aimer aussi les différences/Aimer surtout, quoi qu’on en pense ») et de fraternité (« Rendez-vous sur la planète rose, pour tout recommencer sans les erreurs passées/Pour reprendre à zéro, construire un monde nouveau/Nous aurons les mêmes droits, les mêmes chances, nous vivrons en bonne intelligence »). Parce que les enfants ne sont pas imperméables à l’actualité.

    La chanson jeune public, Marianne James s’y est frottée grâce à Valérie Bour

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  • La sélection musicale du « Monde »

    La sélection musicale du « Monde »

    LES CHOIX DE LA MATINALE

    Un copieux programme vous attend ces quinze prochains jours : outre les festivals Jazzycolors à Paris et Jazz vibrations à Sceaux et Malakoff, les Primeurs de Massy et de Castres consacrent leurs scènes aux talents émergents. Et France musique invite Stan Getz dans « Les Légendes du jazz », en diffusant un concert de 1979. Fan de Kurt Vile ? Le rockeur de Philadelphie est ce soir à La Cigale.

    TROIS FESTIVALS :

    • Jazzycolors, dans les instituts et centres culturels étrangers à Paris, du 30 octobre au 30 novembre

    Le Forum des instituts culturels étrangers à Paris (Ficep), qui réunit 55 structures, organise durant l’année de nombreuses manifestations pour faire connaître la diversité des cultures des pays de ses différents membres. Parmi lesquelles, un festival de cinéma, un festival de littérature et ce Jazzycolors, tout dédié au jazz donc, dont la 16e édition débutera mardi 30 octobre, avec le pianiste Bojan Z, au Centre Wallonie-Bruxelles (complet) et devrait se terminer vendredi 30 novembre, avec le trio du pianiste polonais Witold Janiak, à l’Institut hongrois.

    De l’un à l’autre, une vingtaine de formations sont annoncées (certaines dans des centres et instituts qui ne sont pas ceux de leur pays d’origine) dont, dans les jours qui viennent, le quartette de la pianiste roumaine Ramona Horvath (à l’ambassade de Roumanie à Paris, Hôtel de Béhague, vendredi 2 novembre), la chanteuse irlandaise Riona Sally Hartman puis le quartette du bassiste Ronan Guilfoyle (Centre tchèque de Paris, samedi 3), le trio Bartok Impressions (Centre culturel irlandais, mercredi 7) et la quartette de la chanteuse lituanienne Indré Gasiuné (Centre culturel canadien, jeudi 8). Sylvain Siclier

    Festival Jazzycolors, dans les centres et instituts culturels étrangers à Paris, du mardi 30 octobre au vendredi 30 novembre. Tél. : 01-42-84-14-34. De 5 € à 10 € selon les lieux, réservation conseillée.

    • Les Primeurs de Massy et de Castres, du 31 octobre au 3 novembre

    Rassurant qu’une belle idée puisse avoir une descendance. Créé, il y a 21 ans, le festival Les Primeurs de Massy (Essonne) osait alors, Salle Paul B, le concept original de soirées uniquement consacrées à des artistes venant de publier leur premier album. Depuis 3 ans, l’événement est accompagné d’un petit frère à l’accent du sud-ouest, Les Primeurs de Castres (Tarn), partageant la même semaine, dans la salle Lo Bolegason, l’essentiel de cette programmation.

    Après s’être fait le tremplin de jeunes prometteurs tels Tryo, Camille, Asaf Avidan, Yael Naim ou Dionysos, Les Primeurs donnent cette année une double chance à des talents émergents de la chanson et de la pop (dont Clara Luciani, Adam Naas, Corine, Clément Bazin, Dani Terreur, Inuït…, du rock (Minuit, Theo Lawrence & The Hearts, Delgres…), voire du soul-rock malgache avec Kristel, ou du psychédélisme turcophone avec Altin Gün. Stéphane Davet

    Les Primeurs de Massy, salle Paul B, 6 allée du Québec, Massy (Essonne). Tél. : 01-69-75-12-80. Du 31 octobre au 3 novembre. 20 € ; forfaits 2 jours, 36 €, 3 jours, 48 €, et 4 jours, 56 €. Les Primeurs de Castres, Lo Bolegason, passage Claude-Nougaro, Castres (Tarn). Tél. : 05-63-62-15-61. Du 1er au 3 novembre. 18 € ; forfaits 2 jours, 26 € et 3 jours, 36 €.

    • Jazz vibrations, aux Gémeaux, à Sceaux et au Théâtre 71, à Malakoff, du 6 au 17 novembre

    « Les scènes nationales du 92 donnent le tempo », annonce le dossier du festival Jazz Vibrations. Celui du jazz, donc, dans ses liens avec son histoire comme dans ceux entretenus avec d’autres genres et avec une programmation proposée par deux salles du département des Hauts-de-Seine, Les Gémeaux, scène nationale de Sceaux, et le Théâtre 71, scène nationale de Malakoff.

    Le festival débutera mardi 6 novembre aux Gémeaux avec le groupe The Groove Retrievers mené par le saxophoniste Julien Lourau, puis au Théâtre 71, jeudi 8 novembre avec un concert en solo du percussionniste Xavier Desandre Navarre. Les Gémeaux recevront ensuite, le 9 novembre, le bassiste Fred Pallem avec son orchestre Le Sacre du tympan, et les 16 et 17 novembre, le septette du pianiste Michel Barbaud. Au Théâtre 71, deux formations sont attendues le 13 novembre, le trio Ikui Doki et le groupe nOx.3 avec la chanteuse Linda Olah, puis, le 15 novembre, l’épatant Umlaut Big Band, avec son programme consacré au swing de l’âge d’or et les compositions et arrangements de Don Redman. S. Si.

    Festival Jazz Vibrations, Les Gémeaux, 49, avenue Georges-Clemenceau, Sceaux et Théâtre 71, 3 place du 11-Novembre, Malakoff. Du mardi 6 au samedi 17 novembre. De 5 € à 28 € selon les concerts et les salles.

    UNE CHANSON : « While My Guitar Gently Weeps (acoustic version/take 2) », par The Beatles

    The Beatles – While My Guitar Gently Weeps (Acoustic Version/Take 2/Audio)

    L’album « blanc » des Beatles fête cette année le cinquantième anniversaire de sa parution. Le double LP à la fameuse pochette ultra sobre se voit à l’occasion réédité le 9 novembre par Apple/Capitol dans une version 2018 remastérisée, agrémentée d’inédits : 27 démos acoustiques et pas moins de 50 prises enregistrées lors des sessions studios de l’album. Pas de chansons véritablement inédites donc, mais une foison de chutes alternatives jamais entendues, du moins pour le grand public. C’est le cas de cette version acoustique de While My Guitar Gently Weeps, composée par George Harrison, dévoilée en prélude de la sortie de l’album.

    Si une autre version acoustique figure déjà sur le volume 3 de la série Anthology, il s’agit cette fois de la seconde prise du morceau, enregistrée le 25 juillet 1968. On y découvre seulement George Harrison au chant et à la guitare, Paul McCartney à l’harmonium. La composition est encore en cours de développement : au bout de trente secondes d’interprétation, Harrison cesse de chanter et s’inquiète de la prise micro, tandis que McCartney l’accompagne en tâtonnant encore sur les accords du morceau. Malgré cela, la magie opère sur cette prometteuse esquisse. Les spécialistes noteront que certaines paroles (« I look from the wings at the play you are staging/As I’m sitting here doing nothing but aging ») seront écartées dans la version finale. Franck Colombani

    UNE DIFFUSION RADIOPHONIQUE : un concert du saxophoniste de jazz Stan Getz, à l’Espace Cardin, en 1979

    Le 27 novembre 1979, Stan Getz est programmé à l’Espace Cardin. Dans cet ancien café-concert, devenu le Théâtre des ambassadeurs, puis à partir de 1970 l’Espace Cardin, au nom du couturier, concessionnaire des lieux, le jazz est bienvenu, notamment avec les concerts organisés hors les murs par la Maison de la radio. Ce soir-là, André Francis y présente, pour son émission « Jazz vivant », sur France musique, le quintette du saxophoniste, avec notamment le pianiste Andy LaVerne (avec qui il a enregistré un étrange album, Children of The World, sorti quelques mois plus tôt, avec effets sonores et atmosphères un rien pop) et le guitariste Chuck Loeb.

    Diffusé à l’époque partiellement, récemment retrouvé dans les archives de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), ce concert, restauré, sera présenté, en intégralité et en deux parties, par Jérôme Badini, dans son émission « Les Légendes du jazz », samedi 3 et dimanche 4 novembre, de 18 heures à 19 heures. L’occasion, probablement, dans sa courte présentation, pour Jérôme Badini de rappeler qu’âgé de 13 ans, il avait accompagné son père Gérard Badini, saxophoniste, clarinettiste, pianiste et chef d’orchestre, pour saluer en coulisses, Stan Getz. S. Si.

    Concert de Stan Getz, en 1979, dans l’émission Les Légendes du jazz, sur France musique, samedi 3 novembre, première partie et dimanche 4 novembre, deuxième partie, de 18 heures à 19 heures.

    UN CONCERT : Kurt Vile, à La Cigale, à Paris, lundi 29 octobre

    Avec ou sans ses anciens camarades de The War on Drugs, le songwriter de Philadelphie Kurt Vile a laissé son empreinte dans le paysage du rock américain de ces dix dernières années. Si au départ influencé par Neil Young, Bruce Springsteen et Bob Dylan, ce guitariste et compositeur s’est forgé un son très distinct, prédominé par des guitares folk et électrique usant d’une armada de pédales d’effets distordues, où il pose sa voix traînante et décontractée.

    Un an après la sortie de l’album Lotta Sea Lice, une collaboration remarquée avec l’Australienne Courtney Barnett, paraît son septième album solo, Bottle It in (Beggars/Matador) qui continue de creuser le sillon des disques précédents. Il se produira lundi 29 octobre à La Cigale, accompagné de son fidèle groupe The Violators, et avec en première partie, le duo folk Meg Baird & Mary Lattimore, également originaire de Philadelphie. F. C.

    La Cigale, 120 boulevard de Rochechouart, Paris 18e. Lundi 29 octobre à 19 h 30. 27,50 €.

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  • RDC: polémique autour du financement du meeting du FCC

    RDC: polémique autour du financement du meeting du FCC


    Par
    RFI

    Publié le 29-10-2018
    Modifié le 29-10-2018 à 05:22

    En RDC, l’ACAJ, l’Association congolaise pour l’accès à la justice, s’interroge sur l’origine des fonds ayant servi à financer le meeting du FCC. Le Front commun pour le Congo a réuni samedi 27 octobre plusieurs dizaines de milliers de personnes au stade Tata Raphael de Kinshasa. A première vue, la rencontre entre Emmanuel Ramazani Shadary – le candidat de la majorité présidentielle – et ses militants était donc un succès. Mais l’ACAJ soupçonne les organisateurs d’avoir utilisé l’argent du Trésor public et demande des clarifications aux autorités.

    Par le biais de ses agents sur le terrain, l’ACAJ dit avoir recueilli des informations selon lesquelles de nombreux bus de la compagnie publique Transco ont été réquisitionnés illégalement pour l’occasion. D’après l’ONG, des représentants des forces de sécurités, en civil, étaient également présents dans les gradins. Et plusieurs participants se seraient vu remettre ou promettre des sommes d’argent.

    «  C’est un acte qui étonne, affirme Georges Kapiamba, président de l’ACAJ, pour lequel nous espérons recevoir vivement des explications de la part des organisateurs qui sont, pour la plupart, membres du gouvernement et donc soumis au principe de redevabilité. »

    Sous couvert d’anonymat, un fonctionnaire contacté par RFI raconte avoir été enjoint de participer au meeting, sans quoi « il aurait des problèmes ». 17 000 francs congolais lui auraient été promis en échange. Il affirme n’en avoir touché que 2 000. Lambert Mende, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, dément catégoriquement : « Il n’y a jamais eu d’ordres donnés pour forcer les gens à venir ou des menaces contre les gens qui ne sont pas venus. Ca c’est complètement faux. »

    Le ministre dément également les accusations de réquisition illégales de bus Transco. Il assure que ceux-ci ont été loués grâce aux cotisations de chaque regroupement politique.

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  • Kenya: inauguration de la nouvelle ligne Nairobi-New York

    Kenya: inauguration de la nouvelle ligne Nairobi-New York


    Par
    RFI

    Publié le 29-10-2018
    Modifié le 29-10-2018 à 04:45

    Le premier vol direct de l’histoire entre l’Afrique de l’Est et les Etats-Unis vient d’être inauguré. Dimanche soir, un Boeing 787 Dreamliner de la compagnie Kenya Airways, avec 234 passagers, a quitté Nairobi pour relier New York sans escale. Un produit prestigieux pour l’entreprise qui espère conquérir de nouveaux marchés.

    Devant la fanfare et les photographes, le président Kenyatta a inauguré hier soir ce vol historique qui doit atterrir à l’aéroport JFK de New York ce matin à 6h55.

    Durée du vol : 15h. Soit 5 à 6h de moins que les concurrents, qui offrent tous des escales. Deux cibles sont au cœur de ce projet : le tourisme de luxe et les investisseurs.

    D’ailleurs selon l’ambassadeur américain à Nairobi, Bob Godec, « ce vol direct boostera le commerce, réduira le temps de livraison, générera des revenus et des emplois dans les deux pays ».

    Avec la présence d’une quarantaine de multinationales américaines au Kenya, un trafic passager vers les Etats-Unis qui a augmenté de 40% en deux ans, et les Américains devenus les premiers touristes au Kenya, les voyants sont au vert pour la compagnie.

    Pourtant le pari reste risqué. Kenya Airways est fragile. Il y a un an, elle a subi une lourde restructuration de ses 267 millions de dollars de dette.

    La crise politique kényane de 2017 a plombé son activité. Au premier semestre, la société a encore perdu 40 millions de dollars. C’est pourtant 30% de moins que l’an dernier. Enfin, le prix du pétrole élevé alourdit les charges. Bref, même si elle espère en faire un produit phare, le Nairobi-New York ne va pas, à lui seul, remettre la compagnie à flot.

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  • Le président du Gabon Ali Bongo hospitalisé à Riyad après un “malaise”

    Le président du Gabon Ali Bongo hospitalisé à Riyad après un “malaise”

    Afrique

    Le président du Gabon Ali Bongo hospitalisé à Riyad après un “malaise”

    Texte par FRANCE 24

    Dernière modification : 29/10/2018

    Ali Bongo, le président du Gabon, a été hospitalisé mercredi à Riyad à la suite d’un “malaise”, a annoncé la présidence dimanche soir. Il se trouvait en Arabie saoudite pour assister au forum économique Future Investment Initiative.

    Le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, est hospitalisé depuis mercredi dans un hôpital de Riyad, en Arabie saoudite, après un “malaise”, a indiqué dimanche 28 octobre la présidence du Gabon. “Son Excellence le président de la République Ali Bongo Ondimba a eu un malaise lors de son séjour à Riyad”, a déclaré dimanche soir le porte-parole de la présidence, Ike Ngouoni Aïla Oyouomi, dans une déclaration transmise à l’AFP.

    “Les médecins qui l’ont consulté ont alors diagnostiqué une fatigure sévère due à une très forte activité ces derniers mois”, a encore indiqué Ike Ngouoni Aïla Oyouomi, précisant que les médecins lui ont prescrit un “repos médical”.

    “Vigilance” contre les “fake news”

    Ali Bongo, 59 ans, était en Arabie saoudite pour assister au forum économique Future Investment Initiative (FII). Mercredi soir, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lui a rendu visite à l’hôpital King Faisal, a souligné jeudi l’agence de presse officielle saoudienne (SPA).

    Selon la présidence gabonaise dimanche, Ali Bongo Ondimba “va mieux et se repose en ce moment-même à l’hôpital” à Riyad. Son porte-parole a appelé à la “vigilance” contre les “fake news”, après qu’une télévision camerounaise eut annoncé samedi en direct qu’Ali Bongo était décédé, sans apporter aucun élément de preuve.

    Ali Bongo Ondimba est au pouvoir depuis 2009 au Gabon, après avoir succédé à son père, qui dirigeait le pays depuis 1967.

    Avec AFP

    Première publication : 29/10/2018

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  • Congo: une nouvelle galerie destinée aux artistes ouvre ses portes

    Congo: une nouvelle galerie destinée aux artistes ouvre ses portes


    Par
    RFI

    Publié le 29-10-2018
    Modifié le 29-10-2018 à 04:18

    Depuis de longues années, les artistes peintres congolais exposent essentiellement dans les centres culturels ou encore sur les principales artères des grandes cités. Mais ce week-end une nouvelle galerie dénommée Arts Brazza, une initiative privée, leur a ouvert ses portes et ils peuvent y exposer leurs œuvres dans son spacieux espace réservé également aux photographes et autres dessinateurs.

    La Galerie Arts Brazza est érigée en plein centre-ville de Brazzaville. Les masques, statues et tableaux multicolores qui y sont exposés sont les œuvres de l’artiste Sylvestre Mangouandza, de l’école de peinture de Poto-Poto. « Je me suis amusé à montrer la culture congolaise : c’est notre vécu d’aujourd’hui, voire de demain parce que nous peignons aussi des rêves », déclare l’artiste.

    Photographe de renom, Baudouin Mouanda est également présent à travers les photos qui font revivre les stigmates de la douloureuse guerre civile que le Congo a connue en 1997. « Pour moi cette exposition est une grande opportunité pour les artistes congolais. Déjà, ça fait des années que les Congolais, notamment les artistes, attendaient un tel espace », se félicite Baudouin.

    Emerveillé, le public apprécie la galerie et veut voir les artistes exposer davantage. « C’est pour moi un plaisir d’être là parce que le Congo va enfin entrer dans l’histoire de l’art. Il est temps qu’on accorde plus d’importance et de temps au travail de nos artistes locaux parce que nombreux d’entre eux font du très bon travail, mais restent dans l’anonymat total », témoigne une visiteuse de la galerie. L’exposition en cours est prévue pour une durée d’un mois.

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