Un grillage qui cède sous la pression de supporters en folie, deux interruptions de match, et une ambiance de braise : Montpellier, qui a sèchement battu Nîmes (3-0), est passé par toutes les émotions pour remporter le premier derby du Languedoc depuis 25 ans, dimanche 30 septembre.
Grâce à leur succès dans ce bouillant « derby », les Montpelliérains grimpent à le deuxième place en attendant le match de Marseille (5e, 13 points) à Lille (6e, 13 pts) à 21h00, en clôture de la 8e journée de Ligue 1.
Dominateurs, et bien meilleurs dans le jeu, ils ont eu la peau des Crocodiles grâce à des buts d’Ambroise Oyongo (28e), Andy Delort (s.p. 45+9) et Gaëtan Laborde (79e), contre des Nîmois méconnaissables, loin de leur réputation d’équipe joueuse comme de leur tradition de combattants.
Et pourtant, les supporters montpelliérains ont risqué de perdre cette victoire historique sur tapis vert en entraînant l’interruption du match pendant environ une demi-heure. La deuxième de la rencontre…
Après le but du 3-0, quelques éléments du groupe Butte Paillade ont escaladé le grillage et pénétré sur la pelouse. Les CRS sont intervenus, tout comme le président du club, Laurent Nicollin, allé parlementer avec eux pour ramener le calme.
Le match avait déjà été interrompu en première période pendant sept minutes quand un des grillages avait cédé sous le poids des supporters fêtant l’ouverture du score d’Oyongo, à la 28e minute de jeu. Deux personnes ont été légèrement blessées, selon la préfecture.
Cet accident est survenu exactement un an après que le grillage a cédé lors d’un Amiens-Lille, où 29 Lillois avaient été blessés.
Avant le coup de sang des supporters, l’ambiance était fiévreuse mais chambreuse.
Butte Paillade a déployé une banderole rappelant avec humour que si Nîmes avait bien gagné la fameuse demi-finale de 1996, c’est bien Montpellier qui a un palmarès: Coupe de France 1990 et Ligue 1 2012.
Sur le dessin, des enfants répondent à un vieux crocodile: « C’est bon, ça fait 100 fois que tu nous la racontes », pendant qu’un Montpelliérain raconte à des jeunes les titres de La Paillade.
Les Nîmois ont répliqué sur une banderole que leurs rivaux étaient « comme votre nouvelle gare: inutile ».
« Aucun joueur n’a été en danger »
Après toutes les chansons hostiles des deux camps, le match s’est terminé sur « Et un, et deux et trois zéro! » Feu le président « Loulou » Nicollin aurait adoré gagner le derby 3-0. Mais qu’aurait-il dit à ses supporteurs ?
Son fils Laurent, patron du club, s’est voulu compréhensif :
« La seule chose que je précise: il n’y a jamais eu d’envahissement de terrain, aucun joueur n’a été en danger, les forces de sécurité du club les ont arrêtés. Il y a eu un bon spectacle sur le terrain, c’était “folklo” en tribune mais c’est le Sud. On a va certainement prendre un grosse amende. Mon trésorier doit s’arracher les cheveux. (Mais) je le répète, parce que vous (les journalistes, ndlr) avez le don d’être excessifs: il n’y a pas eu d’envahissement de terrain », a-t-il déclaré.
La commission de discipline jugera lundi de la part de folklore et de la part d’insécurité dans le stade de la Mosson : elle se réunira en urgence, à 12h00, « pour étudier les suites à donner aux événements ayant entraîné à deux reprises une longue interruption du match ».
La victoire n’est sans doute pas à la hauteur du moment « historique » annoncé, mais l’essentiel est là : l’accord sur le « nom conclu » au mois de juin entre la Macédoine et son voisin grec a franchi l’écueil du référendum, organisé dimanche 30 septembre dans ce petit pays des Balkans.
La victoire du « oui » est nette, avec des estimations donnant 90 % des électeurs acceptant un changement de nom du pays, qui deviendrait, en vertu de cet accord, la Macédoine du Nord. Mais le résultat est en réalité bien plus étriqué qu’il n’y paraît, l’indicateur le plus scruté, la participation s’avérant très faible. Selon le dernier chiffre fourni par la commission électorale, les deux tiers des électeurs n’étant pas allés voter une demi-heure avant la fermeture des bureaux.
Confusion sur la « victoire »
Avant même l’annonce finale des résultats, le premier ministre social-démocrate Zoran Zaev, s’est félicité d’un « succès pour la démocratie et pour la Macédoine européenne », assurant que « la vaste majorité des citoyens ont choisi une Macédoine européenne ». Le commissaire européen à l’élargissement, Johannes Hahn, a lui aussi salué « un large soutien » apporté à l’accord. Signe de la confusion, au moment où M. Zaev serrait le poing en signe de victoire, quelques centaines d’opposants au référendum célébraient eux aussi leur « victoire » devant le Parlement.
Cette différence d’interprétation se résume à un chiffre : 50 %. Mettant en avant le caractère « consultatif » de ce référendum, le gouvernement ne s’estime pas tenu par le seuil de 50 % de participation que la Constitution impose ordinairement aux référendums pour être considérés comme valide. A l’inverse, l’opposition nationaliste du parti VMRO-DPMNE avait prévenu qu’elle ne reconnaîtrait le scrutin que si ce seuil était franchi. « Les gens qui ont voté contre l’accord et ceux qui ont choisi de montrer par l’abstention ce qu’ils en pensaient ont envoyé le message le plus clair qui soit », répétait dimanche soir le chef du parti, Hristijan Mickoski.
« Il n’y a pas d’alternative »
Le désaveu pour le pouvoir est net, mais le processus pas pour autant enterré. L’objectif de Zoran Zaev est désormais d’obtenir un vote d’une majorité des deux tiers du Parlement pour adapter la Constitution à l’accord conclu en juin avec son homologue Alexis Tsipras. « Il n’y a pas d’alternative », a-t-il martelé dimanche soir, prévenant qu’il n’hésiterait pas à convoquer des élections anticipées si les négociations avec l’opposition patinaient.
Car le pari, déjà ambitieux, s’annonce désormais très périlleux. Les sociaux-démocrates et leurs alliés de la minorité albanaise (25 % de la population) ne disposent pas de cette majorité des deux tiers. Il leur faudra convaincre une dizaine de députés de l’opposition de se rallier, le tout avec une légitimité démocratique écornée par les résultats de dimanche soir.
Ceux-ci compliquent également la tâche d’Alexis Tsipras, qui devra lui aussi, en cas de vote positif du Parlement macédonien, convaincre son propre Parlement d’accepter l’accord. Son partenaire de coalition, les Grecs indépendants, y est opposé, et les nationalistes du nord de la Grèce se sont à nouveau fait entendre en manifestant dimanche à Thessalonique.
C’est donc une période lourde d’inconnues et d’incertitudes qui s’ouvre pour la Macédoine, et ce alors même que l’enjeu est de taille. La question du nom, pour archaïque qu’elle puisse paraître, est à l’origine d’un lourd contentieux irrésolu depuis 27 ans avec la Grèce, pour qui le nom de Macédoine est exclusivement celui de sa province septentrionale. Depuis l’indépendance de « l’Ancienne République yougoslave de Macédoine », la formulation acceptée par l’ONU et la plupart des organisations internationales, les Grecs crient à l’usurpation d’identité, à la spoliation d’héritage, notamment celui du roi antique Alexandre le Grand, et soupçonnent leurs voisins, majoritairement slaves, d’entretenir des ambitions irrédentistes.
En mesure de rétorsion, Athènes impose son veto à toute tentative de Skopje de rejoindre l’UE et l’OTAN. C’est pour cette raison que le référendum de dimanche mentionnait explicitement les perspectives d’ouverture contenues dans l’accord passé avec Athènes : « Etes-vous favorable à une adhésion à l’OTAN et à l’UE en acceptant l’accord passé entre la République de Macédoine et la République de Grèce ? »
Ce rapprochement avec l’UE et l’OTAN fait l’objet d’un large consensus en Macédoine, qui a payé son isolement des dernières d’un marasme économique persistant. Mais le gouvernement a sans doute sous-estimé le caractère épidermique de la question du nom, qui touche à l’identité même de cette jeune nation divisée entre majorité slave et minorité albanaise (25 %). Une grande partie de la population a vécu comme une humiliation de devoiraccepter un changement aussi fondamental sous la contrainte, quand bien même l’accord autorise Skopje à continuer d’utiliser l’adjectif « macédonien » et à évoquer une « langue macédonienne ».
Crises politiques à répétition
« Tout se passe comme si tout le monde comprenait la nécessité d’un compromis mais personne ne veut personnellement s’y associait », expliquait un diplomate européen avant le vote. Les mises en garde du pouvoir, qui avertissait qu’une telle opportunité « ne se présente qu’une seule fois par génération », n’ont pas suffi à vaincre les réticences, pas plus que les appels pressants des Occidentaux, qui se sont pressés à Skopje dans les jours précédant le vote.
La crispation identitaire n’est pas seule en cause. Le gouvernement partait avec un lourd handicap, celui des listes électorales. Celles-ci sont en effet établies sur les bases d’un recensement vieux de seize ans, or la Macédoine a perdu entre 300 000 et 400 000 de ses habitants, partis émigrer à l’étranger. La stratégie de l’opposition s’est aussi révélée payante : sous la pression des diplomaties occidentales, les responsables du parti n’avaient pas appelé explicitement à boycotter le scrutin, mais c’est bel et bien une campagne de boycott qu’ils ont organisée en sous-main.
Les mois à venir seront déterminants, quand bien même la Macédoine est une habituée des crises politiques. Avant le vote, l’universitaire Gordan Gueorguiev, ancien vice-président des sociaux-démocrates, dressait un tableau sombre des perspectives du pays en cas d’un nouveau blocage long :
« Nous allons nous retrouver à nouveau dans un cul-de-sac. Toutes les perspectives de réformes pour mettre fin à la corruption et au clientélisme souffriront. Les jeunes vont continuer à quitter ce pays. Et pire, les Albanais [qui se sont massivement mobilisés en faveur du “oui”] vont se demander ce qu’ils peuvent attendre de ce pays. »
Pour les Européens, le signal est également peu encourageant. Leur engagement dans la campagne ne semble guère avoir pesé. Surtout, après l’échec des discussions récentes entre le Kosovo et la Serbie, l’accord gréco-macédonien constituait une rare source d’espoir dans une région, les Balkans, à nouveau marquée par les crispations identitaires.
Le footballeur portugais a qualifié de “fausses nouvelles” les propos d’une jeune Américaine l’accusant de l’avoir violée en 2009.
“Ils veulent faire leur propre promotion en utilisant mon nom. C’est normal”, a-t-il ajouté dans une vidéo postée sur son compte Instagram.
Les avocats de Cristiano Ronaldo affirment qu’ils vont poursuivre en justice l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, le premier journal à relayer les accusations de viol.
Selon la publication allemande, Kathryn Mayorga, une Américaine âgée de 33 ans, a déclaré avoir été violée par l’attaquant de la Juventus de Turin, dans une chambre d’hôtel à Las Vegas.
Mme Mayorga, 34 ans, aurait déposé une plainte auprès de la police de Las Vegas, peu après l’incident présumé.
En 2010, elle aurait conclu un règlement à l’amiable avec Ronaldo, qui aurait accepté de remettre 375.000 dollars US à l’accusatrice pour étouffer l’affaire.
Christian Schertz, l’un des avocats de Ronaldo, soutient dans une déclaration que “le reportage publié par Der Spiegel est manifestement illégal”.
Ronaldo, considéré comme l’un des plus grands footballeurs de tous les temps, a quitté le Real Madrid pour la Juventus de Turin italienne, pendant l’été dernier. Son transfert a coûté 99,2 millions de livres sterling.
Comme j’ai deux écrans, vous aurez même le droit à une photo. #Backstage
Sur corner, Loic Remy place une tête piquée, qui passe juste à côté du poteau de Mandanda.
Une victoire de Valverde, 38 ans et toutes ses dents, après avoir terminé six fois sur le podium des mondiaux. Et une belle deuxième place de Romain Bardet, après une sacrée course d’équipe des Français
J’aurais surement regardé ce match d’anthologie en me maudissant d’avoir fait ce choix
Florian Thauvin bute sur Mike Maignan, qui s’est bien couché sur la frappe croisée de l’attaquant
Nous aussi, on attend que ça
Première offensive lilloise, qui se solde par une frappe lointaine de Mendes, mais c’est encore à côté
Les joueurs sont de retour sur le terrain, on est bientôt repartis pour 45 minutes de bonheur
Pas que je sache, mais Habib Beye est aux commentaires, ça compte ? Et sinon, Bouna Sarr a joué chez les voisins de Metz
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Nicolas Pépé dans la défense marseillaise.
Pause musicale de circonstance
Le coup de sifflet de l’arbitre nous a presque réveillé, c’est la pause.
Frappe lointaine de Thiago Mendes, qui passe à côté des buts marseillais
Tout à fait, le vainqueur de ce match prendrait la deuxième place, et sortirait Saint-Etienne du podium. Mais pour ça, il faut qu’une équipe décide de gagner ce match…
On s’ennuie tellement qu’on se balade sur les photos de la Ryder Cup. Le golf est un sport formidable
Nos confrères de 20minutes sont eux-mêmes en difficulté.
Certains réclament même des sanctions sportives.
Oui : figurez-vous que l’Europe a gagné la Ryder Cup. Au chaudron de Blanqui on en a jeté nos coupes de Dom Perignon. Et on a repris un abonnement d’un an au Figaro.
Sans surprise, c’est dans le mur
Coup franc lillois pour peut-être se réveiller (on peut rêver)
Il paraît que les statisticiens Opta ont renoncé à compter les passes ratées de ce match. C’est dire
Marseille, évidemment (non)
Pendant ce temps, Thauvin est lancé en profondeur, mais Mike Maignan sort bien dans les pieds du Marseillais
On se rassure à chaque plan de coupe sur Jacques Henri Eyraud et Andoni Zubizaretta : on n’est pas les seuls à trouver le match chiant
Parce que vous croyez qu’on ne fait que regarder le match ? Présentement je fais mes comptes en matant une série Netflix
Dans l’actualité aujourd’hui, sachez que les habitants de la Macédoine ont voté pour changer le nom de leur pays. On espère simplement qu’ils choisiront autre chose qu’un nom de plat cuisiné, cette fois-ci.
Depuis le Mondial. On est tellement forts qu’on a même fait un gif spécial pour votre pseudo
Xeka tente sa chance, mais comme le dirait un certain JM Larqué, il avait le corps trop en arrière sur sa frappe, qui passe bien au-dessus.
Sinon, sachez que le recordman du monde du saut à la perche s’est marié, ce jour.
On sent que les deux équipes sont clairement marquées par les adieux de Manuel Valls à la France. Les visages sont fermés, et le niveau du match est plutôt nul. Les têtes sont ailleurs
Ikone tente de reprendre directement un bon service de Pepe, mais son ballon passe juste à côté du but de Mandanda
Les gardiens Maignan et Mandanda se font un goal à goal, comme aux plus belles heures de la cour de récré. Vivement le chat perché
Trois spécialistes de la défaite en finale réunis au stade Pierre-Mauroy
Pour Marseille, où il semble d’ailleurs un peu seul ce soir. A part lui, c’est un peu le désert depuis le début du match
Radonjic a bien été lancé par Thauvin dans la profondeur, mais le jeune Serbe manque un peu son contrôle
Autant d’action dans ce début de match que dans la séquence d’ouverture de l’émission politique. La patte Amsellem ?
Et carton jaune pour Ocampos
Ocampos a mis un bon coup de coude à Xeka, qui reste au sol pour l’instant
Troisième corner lillois déjà dans ce match, mais ça ne donne rien… pendant ce temps, les supporters lillois insultent Thauvin, comme à chaque Lille-Marseille
Titulaire dans une position de numéro 10 un peu inhabituelle, Thauvin déborde côté gauche, centre mais la reprise n’est pas cadrée ensuite. En l’absence de Payet, il va falloir que le Français soit un peu plus créateur que finisseur ce soir
(selon le théorème du commentateur, on va maintenant avoir deux buts en dix minutes)
Pour l’instant, on ne va pas se mentir, c’est…
Premier corner pour les Lillois, après quelques minutes de jeu
Premier centre marseillais, mais c’est capté par Mike Maignan sans problème.
A noter que Jean Jacques Amsellem, qui était à la réalisation de l’Emission Politique mardi, réalise ce match. On espère qu’il y aura plus de rythme ce soir…
C’est un running gag, mais comme il y a surement des gens qui ne savent pas : ils indiquent le “bilan” des équipes, en montrant le nombre de victoires, nuls et défaites
Allez, c’est ti-par. Les Lillois sont en rouge, les Marseillais en blanc, et, pour une fois, l’homme en noir est en noir
Il faudra se contenter d’un bon vieux tut tut des familles, toujours efficace
Messieurs dames, les joueurs font leur entrée sur la pelouse, on n’a jamais été aussi proches du coup d’envoi.
Bonsoir Greg (Sertic ?), le match va commencer dépêchez vous de poser ce téléphone
Point stats, pour vous, les abonnés des lives du Monde : Lille – Marseille, c’est un match entre l’effectif le plus jeune du championnat (Lille, 23 ans et 5 mois de moyenne) et le plus âgé (Marseille, 27 ans et 2 mois)
Expliquez au patient que Gregory Sertic est titulaire, ça devrait l’anesthésier pour de bon et vous pourrez travailler tranquillement
En exclusivité, des images d’un supporter marseillais découvrant la composition de son équipe ce soir.
Du côté du Losc, la grosse absence c’est celle de Soumaoro en défense centrale, mais le trio offensif Bamba, Ikone, Pepe est bien là.
Impartialité totale ce soir, on s’installe tranquillement et on regarde. Que le meilleur gagne (sauf Marseille)
La composition marseillaise, avec beaucoup de changements et beaucoup d’absents
En face, Lille reste certes sur une défaite contre Bordeaux, qui avait des allures de braquage tant les Lillois ont fait souffrir les Girondins, sans trouver la faille. Mais le Losc réalise tout de même un beau début de saison, dans le sillage d’un excellent Nicolas Pepe qui fait souffrir toutes les défenses qu’il affronte.
Côté Marseillais, on vient à Lille en petite forme. Les joueurs de Rudi Garcia ont certes gagné leur dernier match, en toute fin de rencontre face à Strasbourg (3-2), mais ils ne sont pas en confiance. Les gros problèmes défensifs déjà criants contre Lyon ne sont pas réglés, et l’OM est toujours l’une des pires défenses de Ligue 1. Pire, Marseille vient à Lille sans plusieurs de ses joueurs, blessés (Rami, Rolando, Sanson, Njie) ou suspendus (Amavi, Caleta Car). Dimitri Payet sera sur le banc, alors que Sertic devrait être titulaire
Interrogé par Canal +, Laurent Nicollin a tenu à minimiser les débordements, expliquant qu’il n’y avait eu “aucun envahissement de terrain par les supporters” de Montpellier. “Il y aura certainement des amendes, mais je répète qu’il n’y a pas eu d’envahissement, c’est dommage quand tu mènes 3-0 d’en arriver là” .
La ligue a annoncé que la commission de discipline allait se réunir dès demain pour étudier les incidents de ce match.
Si vous n’étiez pas avec nous cet après-midi, sachez que l’Europe a brillamment remporté la Ryder Cup face aux Etats-Unis, avec notamment une très belle performance de Francesco Molinari. Et en bonus, vous aurez droit à un des meilleurs golfeurs du monde déguisé en boîte aux lettres (oui oui)
Dans les autres matchs de cette huitième journée de Ligue 1, le PSG a confirmé en battant Nice, remportant du même coup sa huitième victoire consécutive cette saison. Vainqueur 2-0 d’un Monaco en crise, l’AS Saint-Etienne est installé sur le podium,alors que Lyon a concédé le match nul contre Nantes. Le vainqueur de ce match entre Marseille et Lille peut donc prendre la deuxième place du classement.
Coup de sifflet final, match terminé avec trente minutes de retard, et victoire nette de Montpellier dans ce derby ! 3-0, les joueurs de Der Zakarian montent sur le podium, en attendant le match du soir, Lille-Marseille.
Gros choc sur cette action entre Pedro Mendes et Alioui, qui s’est ouvert le crâne
Benjamin Lecomte vient de gagner son duel contre Bouanga dans la surface, pour soigner la différence de but de Montpellier
Sans surprise, très peu de rythme dans ce match depuis la reprise, on sent que tout le monde veut rentrer chez soi
On joue donc la 82e minute de ce match, et corner nimois
Les joueurs de Montpellier sont donc à l’échauffement sur le terrain, en attendant la reprise du match. Il devrait rester une dizaine de minutes au chronomètre.
Le speaker du match vient d’annoncer que le match allait reprendre, tout en prévenant les supporters de ce risque en cas de nouveau débordement.
Les joueurs sont toujours dans l’attente de la décision des délégués de la ligue quant à la suite de ce match. On voit des joueurs montpelliérains particulièrement énervés, ce qui peut se comprendre : ils menaient 3-0 dans un match complètement maîtrisé avant cette interruption à dix minutes de la fin de la rencontre.
Ce derby entre Montpellier et Nimes, le premier en Ligue 1 depuis 25 ans, s’annonçait effectivement chaud : il y a quelques mois, l’une des banderoles du groupe de supporters de Montpellier “Butte Paillade 91” avait été dérobée par les “Gladiators” nimois.
Une vengeance après un autre vol de banderole, qui datait de novembre 2017. Une bâche des Gladiators avait été volée par un groupe d’hommes armés, qui avaient braqué la voiture de fans nimois de retour de déplacement.
Le match du jour était donc considéré comme “à risque”, et le scénario catastrophe envisagé s’est effectivement produit : les Nimois ont exhibé leur trophée, déclenchant ainsi la colère des Montpelliérains et un début d’envahissement de terrain
Dans le match qui devait se terminer juste avant ce live, Montpellier est en tête dans le chaud derby du Languedoc contre Nimes, 3-0. Un match marqué par deux interruptions du match, dont l’une est toujours en cours : après l’ouverture du score montpelliéraine, une barrière dans la tribune a cédé, sans faire de blessés.
En fin de rencontre, après le troisième but, les supporters de Montpellier ont enjambé les barrières, provoquant l’intervention des forces de l’ordre et une nouvelle interruption du match. Le groupe de supporters nimois aurait sorti, dans son virage, un morceau de la bâche des supporters montpelliérains, dérobée il y a quelques mois, ce qui aurait provoqué l’ire des membres de la Butte Paillade.
Le jeu est pour l’instant toujours arrêté
Booonjour à toutes et à tous, rebonjour pour tous ceux qui nous ont suivi cet après-midi, sur le cyclisme ou sur le golf. Au programme ce soir, retour aux fondamentaux, retour au football avec un petit Marseille-Lille. Comme d’hab on vous attend nombreux et en forme pour terminer en beauté ce week-end de sport, et nous faire oublier la deuxième place de Romain Bardet. Coup d’envoi, 21h !
Deux jours après le séisme meurtrier qui a frappé l’île des Célèbes, l’Indonésie pleure ses morts – 832, selon le dernier bilan qui pourrait encore s’alourdir –, mais célèbre aussi ses héros. Anthonius Gunawan Agun, jeune contrôleur aérien de Palu, est l’un de ceux-là.
Les médias locaux ont tous relayé l’acte de bravoure de cet Indonésien de 21 ans, qui se trouvait à son poste à l’aéroport Mutiara SIS Al-Jufrie, lorsque la terre a commencé à trembler vendredi. Selon des responsables de l’aéroport, le jeune homme a refusé de quitter son poste, affirmant vouloiraccompagner sereinement un appareil de la compagnie indonésienne Batik Air en phase de décollage, afin d’éviter tout risque d’accident. Ses collègues, qui ne supervisaient pas cet avion, ont rapidement évacué le bâtiment.
Effondrement de l’aéroport
Après le décollage du vol 6231, la secousse est devenue plus forte, atteignant la magnitude de 7,5. C’est alors que l’édifice de l’aéroport a commencé à s’écrouler de toutes parts. M. Agung a alors sauté du quatrième étage, se fracturant les deux jambes dans cette chute, qui a également provoqué de nombreuses lésions internes.
Le contrôleur aérien a été emmené dans un hôpital à proximité pour recevoir de premiers soins. Mais il est mort avant que n’arrive l’hélicoptère qui devait le transporter vers un établissement mieux équipé. Dans un communiqué, AirNav a déclaré que le grade de M. Agung serait relevé de deux niveaux à titre posthume, en reconnaissance de son extraordinaire dévouement.
De son côté, le pilote du vol 6231 de Batik Air a posté une photo du jeune homme sur son compte Instagram. « Merci d’être resté en contact avec moi et de m’avoir préservé jusqu’à ce que nous soyons tous en sécurité dans les airs », a écrit celui qui a salué la mémoire de « [son] ange gardien ».
D’une magnitude de 7,5, selon l’institut géologique américain (USGS), le séisme qui a frappé les Célèbes, vendredi, et le tsunami qui l’a suivi a été le plus meurtrier de la série qu’a connue l’Indonésie en août et qui avaient fait plus de 500 morts et environ 1 500 blessés sur l’île de Lombok, voisine de Bali.
Une publication partagée par Icoze Ezoci (@icoze_ricochet) le
L’Indonésie, un archipel de 17 000 îles et îlots formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne et eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.
A l’exception peut-être de Saartjie Baartman, mieux connue sous le pseudonyme de la Vénus hottentote, une jeune femme originaire d’Afrique du Sud arrivée en Europe en 1810 et dont le destin a été porté à l’écran par Abdellatif Kechiche dans Vénus noire, l’histoire populaire n’a retenu aucun nom, aucun visage. Pendant tout le XIXe siècle et jusqu’à la seconde guerre mondiale, près de 35 000 personnes ont pourtant été exhibées dans des cirques ou lors d’expositions universelles et coloniales en Europe et aux Etats-Unis. Devant un public avide de sensations fortes et assoiffé d’exotisme, des hommes, des femmes et des enfants ont été présentés comme des bêtes sauvages ou des monstres sexuels.
Ce documentaireretrace la vie de Petite Capeline, Tambo, Moliko, Ota Benga ou Jean Thiam. Ils ont été arrachés au Congo, à la Guyane, à la Patagonie ou à l’Australie. Sans pathos, le film de Pascal Blanchard et Bruno Victor-Pujebet retrace leur vie grâce à d’innombrables archives (vidéos, affiches, films, cartes postales, articles de presse…), à des éclairages d’universitaires parmi lesquels l’anthropologue Gilles Boëtsch et des historiens comme Benjamin Stora et Sandrine Lemaire. A l’écran, le résultat final ressemble à un hommage aussi fort qu’émouvant.
« Vouloir se souvenir, ça ne veut pas direvouloirculpabiliser les gens », prévient au début du documentaire Lilian Thuram, ancien pilier de l’équipe de France de football et président de la Fondation Education contre le racisme. Le film conserve le même esprit, grâce notamment aux commentaires du rappeur et écrivain Abd Al Malik, qui accompagne les récits des « déracinés » et ceux de leurs descendants. L’évolution des zoos humains montre comment la société européenne est passée d’un racisme pseudo-scientifique à un racisme de masse, les « sauvages » étant montrés comme des êtres inférieurs qu’il faut asservir et coloniser pour assurer leur développement.
La fortune de Barnum
Dans les années 1880, en Europe, il faut montrer d’authentiques « primitifs » dans les zoos, quitte à fairecroire qu’ils sont cannibales. Le grand public veut ressentir le même frisson que les aventuriers lors de leurs expéditions lointaines. Petite Capeline a été capturée à l’âge de 2 ans avec dix membres de son village de Patagonie. Morte d’une broncho-pneumonie après quelques mois en France, elle est enterrée à deux pas du Jardin d’acclimatation, à Paris. Quant à sa famille, elle est exposée en Allemagne puis en Suisse. Deux membres survivront et reverront leur terre natale, mais en y rapportant un virus respiratoire qui décimera leur peuple.
Aux Etats-Unis, Phineas Barnum a construit sa fortune en présentant dans ses spectacles des femmes à barbe, des frères siamois, des obèses mais aussi des aborigènes d’Australie ou des Pygmées du Congo. Ces derniers, en raison de leur petite taille, qui leur a pourtant permis de survivre dans les forêts d’Afrique centrale, ont longtemps été classés au dernier rang de l’espèce humaine.
En Allemagne, au début du XXe siècle, Carl Hagenbeck a été l’un des plus grands imprésarios d’Europe. Marchand d’animaux, il a aussi alimenté en « sauvages » des cirques, des ménageries et des jardins zoologiques. Un siècle après sa mort en 1913, un zoo de Hambourg porte encore son nom. De hautes statues décorent la porte d’entrée. Elles représentent des hommes originaires de contrées lointaines au milieu d’animaux sauvages.
Sauvages – Au cœur des zoos humains, de Pascal Blanchard et Bruno Victor-Pujebet (France, 2018, 90 min).
Le Japon a subi, dimanche 30 septembre, le passage du vingt-quatrième typhon de l’année en Asie. Le gouvernement a conseillé à 1,5 million de personnes d’évacuer leur domicile. Trami devait survoler la plus grande partie de l’archipel avant de s’affaiblir légèrement, tout en causant de très fortes intempéries encore lundi.
Cofondateur, avec le guitariste Paul Kantner (1941-2016), du groupe de rock Jefferson Airplane, chanteur à la voix chaude et expressive, guitariste et auteur-compositeur, Marty Balin est mort, jeudi 27 septembre, à Tampa (Floride). Il était âgé de 76 ans. Les causes de sa mort n’ont pas été précisées par sa femme Susan Joy Balin et sa famille, dans l’annonce publiée vendredi 28 septembre, sur le site Internet Martybalinmusic.com.
Né le 30 janvier 1942 à Cincinnati (Ohio), Marty Balin, a été élevé dans la région de San Francisco (Californie). Après un cursus artistique à la San Francisco State University, qui mêle musique, danse et arts graphiques – ses portraits, réalisés plus tard, de musiciennes et de musiciens seront exposés dans sa galerie à St. Augustine, en Floride – il enregistre, en 1962, quelques chansons. Début 1965, Balin et trois associés mettent en place un club, The Matrix – il revendra ses parts en 1967. Il faut un groupe résident. Balin, qui vient de rencontrer Kantner, va le constituer avec la chanteuse Signe Anderson (1941-2016), le guitariste Jorma Kaukonen, le bassiste Bob Harvey et le batteur Jerry Peloquin. Jefferson Airplane y fait ainsi ses débuts lors de l’inauguration le 13 août 1965.
A l’automne, Harvey est remplacé par Jack Casady et Peloquin par Lee « Skip » Spence (1946-1999). Anderson, Balin et Kantner se partagent les interventions vocales, entre chant lead et parties harmonisées. Un premier album, titré Jefferson Airplane Takes Off est publié en août 1966. Balin cosigne plusieurs chansons et est le seul auteur de It’s No Secret, qui donnera lieu à un single.
« Skip » Spence a quitté le groupe peu avant la sortie de l’album, remplacé par Spencer Dryden (1938-2005) et Grace Slick devient, à l’automne 1966, la chanteuse. Les grandes heures de Jefferson Airplane peuvent débuter.
Le deuxième album, Surrealistic Pillow paraît en février 1967, avec Somebody…
Les 58 migrants sauvés au large de la Libye par le navire humanitaire Aquarius sont arrivés, dimanche 30 septembre, dans le port de La Valette, à Malte, après presque une semaine d’attente au large de la petite île méditerranéenne. Ces personnes, essentiellement d’origine libyenne, avaient d’abord été transférées dans la matinée sur un navire des gardes-côtes maltais depuis l’Aquarius.
Ce dernier est resté au large, dans les eaux internationales, de crainte d’être saisi ; il s’est, en effet, vu retirer son pavillon par le Panama, le résultat de pressions italiennes, selon Nick Romaniuk, le responsable des opérations de sauvetage.
Ces 58 migrants, dont 17 femmes et 18 mineurs, une fois débarqués et les contrôles sanitaires et légaux effectués, seront ensuite transférés vers plusieurs pays européens, conformément à un accord trouvé mardi. Aux termes de cet accord, la France accueillera 18 de ces migrants, l’Allemagne et l’Espagne, 15 chacune, et le Portugal, 10.
Cinq morts dans un naufrage de migrants au large de la Turquie
Cinq personnes ont péri dans le naufrage d’un bateau pneumatique transportant des migrants, dimanche au large des côtes nord-ouest de la Turquie, a rapporté l’agence officielle Anatolie. Les gardes-côtes turcs ont découvert les cinq corps après le naufrage de l’embarcation au large du district d’Enez dans la province d’Edirne.
Craignant que le nombre de personnes à bord ne soit plus élevé, les gardes-côtes ont poursuivi leurs recherches pour tenter de retrouver d’autres éventuels passagers, selon l’agence, qui n’a pas fourni de précisions sur la nationalité des migrants décédés. La cause du naufrage n’a pas été précisée. Une tempête sévissait dimanche en Méditerranée, affectant la Grèce et les rivages de la mer Egée en Turquie.
Plus de trois millions de Syriens et quelque 300 000 Irakiens sont réfugiés en Turquie, qui est l’un des pays de transit des migrants tentant de rejoindre l’Europe. La vague migratoire a atteint son pic en 2015, année où plus d’un million de personnes, dont beaucoup fuyant la guerre en Syrie, ont rejoint la Grèce depuis la Turquie, principalement par voie maritime. Le nombre de personnes tentant cette traversée a depuis fortement chuté en raison d’un accord migratoire controversé conclu entre l’Union européenne et Ankara en mars 2016.
Depuis l’attentat à Charlie Hebdo du 7 janvier 2015, et la mort brutale de Cabu et Wolinski, il était l’un des derniers monstres sacrés du dessin de presse. René Pétillon n’évoquait que très rarement en public cette tragédie qui avait décimé les rangs de sa profession, emportant également Charb, Honoré et Tignous. Il avait lui-même participé à la reparution de l’hebdomadaire satirique, quelques semaines plus tard.
Le dessinateur s’est éteint dimanche 30 septembre à Paris, à l’âge de 72 ans, des suites d’une longue maladie. Il laisse derrière lui une œuvre marquée par l’humour corrosif, le non-sens mais aussi la dualité : comme Cabu et Wolinski, il connut, en effet, le succès autant dans le dessin politique que dans la bande dessinée, ces deux disciplines cousines n’ayant pas forcément à voir l’une avec l’autre, notamment en matière de narration.
Né le 12 décembre 1945 à Lesvneven (Finistère) au sein d’une famille de boulangers-pâtissiers, René Pétillon fut, comme beaucoup de dessinateurs de presse de sa génération, un pur autodidacte n’ayant jamais fréquenté d’école d’art. Il a 22 ans quand paraissent ses premiers crobards, dans la revue Planète, l’organe du mouvement du réalisme fantastique, cher à Louis Pauwels et Jacques Bergier. Il va alors collaborer à d’autres publications, témoignant d’un éclectisme qui ne le quittera jamais – Plexus, L’Enragé, Week-End, Vingt Ans, Penthouse… –, avant de mettre sa carrière de dessinateur de presse entre parenthèses pour s’essayer à la bande dessinée, qui s’apprête à vivre une révolution fracassante avec la création de plusieurs magazines de BD pour adultes (L’Echo des savanes, Métal hurlant, Fluide glacial).
Jack Palmer, le plus empoté et le plus incompétent des détectives privés que la terre n’ait jamais porté
Comme avec tant d’autres, René Goscinny va lui laisser sa chance en 1972, en lui ouvrant les pages de Pilote, dont il est le rédacteur en chef….