Author: Don Kayembe

  • L’Indonésie rend hommage à un jeune contrôleur aérien de Palu, mort dans le séisme

    L’Indonésie rend hommage à un jeune contrôleur aérien de Palu, mort dans le séisme

    Deux jours après le séisme meurtrier qui a frappé l’île des Célèbes, l’Indonésie pleure ses morts – 832, selon le dernier bilan qui pourrait encore s’alourdir –, mais célèbre aussi ses héros. Anthonius Gunawan Agun, jeune contrôleur aérien de Palu, est l’un de ceux-là.

    Les médias locaux ont tous relayé l’acte de bravoure de cet Indonésien de 21 ans, qui se trouvait à son poste à l’aéroport Mutiara SIS Al-Jufrie, lorsque la terre a commencé à trembler vendredi. Selon des responsables de l’aéroport, le jeune homme a refusé de quitter son poste, affirmant vouloir accompagner sereinement un appareil de la compagnie indonésienne Batik Air en phase de décollage, afin d’éviter tout risque d’accident. Ses collègues, qui ne supervisaient pas cet avion, ont rapidement évacué le bâtiment.

    Effondrement de l’aéroport

    Après le décollage du vol 6231, la secousse est devenue plus forte, atteignant la magnitude de 7,5. C’est alors que l’édifice de l’aéroport a commencé à s’écrouler de toutes parts. M. Agung a alors sauté du quatrième étage, se fracturant les deux jambes dans cette chute, qui a également provoqué de nombreuses lésions internes.

    Lire aussi :   L’Indonésie, cœur sismique de la « ceinture de feu » du Pacifique

    Le contrôleur aérien a été emmené dans un hôpital à proximité pour recevoir de premiers soins. Mais il est mort avant que n’arrive l’hélicoptère qui devait le transporter vers un établissement mieux équipé. Dans un communiqué, AirNav a déclaré que le grade de M. Agung serait relevé de deux niveaux à titre posthume, en reconnaissance de son extraordinaire dévouement.

    De son côté, le pilote du vol 6231 de Batik Air a posté une photo du jeune homme sur son compte Instagram. « Merci d’être resté en contact avec moi et de m’avoir préservé jusqu’à ce que nous soyons tous en sécurité dans les airs », a écrit celui qui a salué la mémoire de « [son] ange gardien ».

    D’une magnitude de 7,5, selon l’institut géologique américain (USGS), le séisme qui a frappé les Célèbes, vendredi, et le tsunami qui l’a suivi a été le plus meurtrier de la série qu’a connue l’Indonésie en août et qui avaient fait plus de 500 morts et environ 1 500 blessés sur l’île de Lombok, voisine de Bali.

    L’Indonésie, un archipel de 17 000 îles et îlots formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne et eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.

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  • Au temps des zoos humains

    Au temps des zoos humains

    Arte, samedi 29 septembre à 20 h 50, documentaire

    A l’exception peut-être de Saartjie Baartman, mieux connue sous le pseudonyme de la Vénus hottentote, une jeune femme originaire d’Afrique du Sud arrivée en Europe en 1810 et dont le destin a été porté à l’écran par Abdellatif Kechiche dans Vénus noire, l’histoire populaire n’a retenu aucun nom, aucun visage. Pendant tout le XIXe siècle et jusqu’à la seconde guerre mondiale, près de 35 000 personnes ont pourtant été exhibées dans des cirques ou lors d’expositions universelles et coloniales en Europe et aux Etats-Unis. Devant un public avide de sensations fortes et assoiffé d’exotisme, des hommes, des femmes et des enfants ont été présentés comme des bêtes sauvages ou des monstres sexuels.

    Ce documentaire retrace la vie de Petite Capeline, Tambo, Moliko, Ota Benga ou Jean Thiam. Ils ont été arrachés au Congo, à la Guyane, à la Patagonie ou à l’Australie. Sans pathos, le film de Pascal Blanchard et Bruno Victor-Pujebet retrace leur vie grâce à d’innombrables archives (vidéos, affiches, films, cartes postales, articles de presse…), à des éclairages d’universitaires parmi lesquels l’anthropologue Gilles Boëtsch et des historiens comme Benjamin Stora et Sandrine Lemaire. A l’écran, le résultat final ressemble à un hommage aussi fort qu’émouvant.

    « Vouloir se souvenir, ça ne veut pas dire vouloir culpabiliser les gens », prévient au début du documentaire Lilian Thuram, ancien pilier de l’équipe de France de football et président de la Fondation Education contre le racisme. Le film conserve le même esprit, grâce notamment aux commentaires du rappeur et écrivain Abd Al Malik, qui accompagne les récits des « déracinés » et ceux de leurs descendants. L’évolution des zoos humains montre comment la société européenne est passée d’un racisme pseudo-scientifique à un racisme de masse, les « sauvages » étant montrés comme des êtres inférieurs qu’il faut asservir et coloniser pour assurer leur développement.

    La fortune de Barnum

    Dans les années 1880, en Europe, il faut montrer d’authentiques « primitifs » dans les zoos, quitte à faire croire qu’ils sont cannibales. Le grand public veut ressentir le même frisson que les aventuriers lors de leurs expéditions lointaines. Petite Capeline a été capturée à l’âge de 2 ans avec dix membres de son village de Patagonie. Morte d’une broncho-pneumonie après quelques mois en France, elle est enterrée à deux pas du Jardin d’acclimatation, à Paris. Quant à sa famille, elle est exposée en Allemagne puis en Suisse. Deux membres survivront et reverront leur terre natale, mais en y rapportant un virus respiratoire qui décimera leur peuple.

    Aux Etats-Unis, Phineas Barnum a construit sa fortune en présentant dans ses spectacles des femmes à barbe, des frères siamois, des obèses mais aussi des aborigènes d’Australie ou des Pygmées du Congo. Ces derniers, en raison de leur petite taille, qui leur a pourtant permis de survivre dans les forêts d’Afrique centrale, ont longtemps été classés au dernier rang de l’espèce humaine.

    En Allemagne, au début du XXe siècle, Carl Hagenbeck a été l’un des plus grands imprésarios d’Europe. Marchand d’animaux, il a aussi alimenté en « sauvages » des cirques, des ménageries et des jardins zoologiques. Un siècle après sa mort en 1913, un zoo de Hambourg porte encore son nom. De hautes statues décorent la porte d’entrée. Elles représentent des hommes originaires de contrées lointaines au milieu d’animaux sauvages.

    Sauvages – Au cœur des zoos humains, de Pascal Blanchard et Bruno Victor-Pujebet (France, 2018, 90 min).

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  • Le Japon balayé par le typhon Trami et ses rafales à 216 km/h

    Le Japon balayé par le typhon Trami et ses rafales à 216 km/h


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    Le Japon a subi, dimanche 30 septembre, le passage du vingt-quatrième typhon de l’année en Asie. Le gouvernement a conseillé à 1,5 million de personnes d’évacuer leur domicile. Trami devait survoler la plus grande partie de l’archipel avant de s’affaiblir légèrement, tout en causant de très fortes intempéries encore lundi.

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    L’œil du typhon Trami a balayé, dimanche 30 septembre, le Japon. Il a provoqué des rafales atteignant parfois les 216 km/h.


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  • Mort de Marty Balin, cofondateur du groupe de rock psychédélique Jefferson Airplane

    Mort de Marty Balin, cofondateur du groupe de rock psychédélique Jefferson Airplane

    Cofondateur, avec le guitariste Paul Kantner (1941-2016), du groupe de rock Jefferson Airplane, chanteur à la voix chaude et expressive, guitariste et auteur-compositeur, Marty Balin est mort, jeudi 27 septembre, à Tampa (Floride). Il était âgé de 76 ans. Les causes de sa mort n’ont pas été précisées par sa femme Susan Joy Balin et sa famille, dans l’annonce publiée vendredi 28 septembre, sur le site Internet Martybalinmusic.com.

    Né le 30 janvier 1942 à Cincinnati (Ohio), Marty Balin, a été élevé dans la région de San Francisco (Californie). Après un cursus artistique à la San Francisco State University, qui mêle musique, danse et arts graphiques – ses portraits, réalisés plus tard, de musiciennes et de musiciens seront exposés dans sa galerie à St. Augustine, en Floride – il enregistre, en 1962, quelques chansons. Début 1965, Balin et trois associés mettent en place un club, The Matrix – il revendra ses parts en 1967. Il faut un groupe résident. Balin, qui vient de rencontrer Kantner, va le constituer avec la chanteuse Signe Anderson (1941-2016), le guitariste Jorma Kaukonen, le bassiste Bob Harvey et le batteur Jerry Peloquin. Jefferson Airplane y fait ainsi ses débuts lors de l’inauguration le 13 août 1965.

    A l’automne, Harvey est remplacé par Jack Casady et Peloquin par Lee « Skip » Spence (1946-1999). Anderson, Balin et Kantner se partagent les interventions vocales, entre chant lead et parties harmonisées. Un premier album, titré Jefferson Airplane Takes Off est publié en août 1966. Balin cosigne plusieurs chansons et est le seul auteur de It’s No Secret, qui donnera lieu à un single.

    « Skip » Spence a quitté le groupe peu avant la sortie de l’album, remplacé par Spencer Dryden (1938-2005) et Grace Slick devient, à l’automne 1966, la chanteuse. Les grandes heures de Jefferson Airplane peuvent débuter.

    Le deuxième album, Surrealistic Pillow paraît en février 1967, avec Somebody…

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  • Les migrants de l’« Aquarius » sont arrivés à Malte

    Les migrants de l’« Aquarius » sont arrivés à Malte

    Les 58 migrants sauvés au large de la Libye par le navire humanitaire Aquarius sont arrivés, dimanche 30 septembre, dans le port de La Valette, à Malte, après presque une semaine d’attente au large de la petite île méditerranéenne. Ces personnes, essentiellement d’origine libyenne, avaient d’abord été transférées dans la matinée sur un navire des gardes-côtes maltais depuis l’Aquarius.

    Ce dernier est resté au large, dans les eaux internationales, de crainte d’être saisi ; il s’est, en effet, vu retirer son pavillon par le Panama, le résultat de pressions italiennes, selon Nick Romaniuk, le responsable des opérations de sauvetage.

    Ces 58 migrants, dont 17 femmes et 18 mineurs, une fois débarqués et les contrôles sanitaires et légaux effectués, seront ensuite transférés vers plusieurs pays européens, conformément à un accord trouvé mardi. Aux termes de cet accord, la France accueillera 18 de ces migrants, l’Allemagne et l’Espagne, 15 chacune, et le Portugal, 10.

    Lire aussi :   Un pays a-t-il le droit de fermer ses ports aux bateaux secourant les migrants ?

    Cinq morts dans un naufrage de migrants au large de la Turquie

    Cinq personnes ont péri dans le naufrage d’un bateau pneumatique transportant des migrants, dimanche au large des côtes nord-ouest de la Turquie, a rapporté l’agence officielle Anatolie. Les gardes-côtes turcs ont découvert les cinq corps après le naufrage de l’embarcation au large du district d’Enez dans la province d’Edirne.

    Craignant que le nombre de personnes à bord ne soit plus élevé, les gardes-côtes ont poursuivi leurs recherches pour tenter de retrouver d’autres éventuels passagers, selon l’agence, qui n’a pas fourni de précisions sur la nationalité des migrants décédés. La cause du naufrage n’a pas été précisée. Une tempête sévissait dimanche en Méditerranée, affectant la Grèce et les rivages de la mer Egée en Turquie.

    Plus de trois millions de Syriens et quelque 300 000 Irakiens sont réfugiés en Turquie, qui est l’un des pays de transit des migrants tentant de rejoindre l’Europe. La vague migratoire a atteint son pic en 2015, année où plus d’un million de personnes, dont beaucoup fuyant la guerre en Syrie, ont rejoint la Grèce depuis la Turquie, principalement par voie maritime. Le nombre de personnes tentant cette traversée a depuis fortement chuté en raison d’un accord migratoire controversé conclu entre l’Union européenne et Ankara en mars 2016.

    Lire aussi :   Sur l’« Aquarius » : « Ce sont surtout des familles libyennes qui étaient bien établies »

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  • Disparition de René Pétillon, l’un des derniers grands noms du dessin de presse

    Disparition de René Pétillon, l’un des derniers grands noms du dessin de presse

    Depuis l’attentat à Charlie Hebdo du 7 janvier 2015, et la mort brutale de Cabu et Wolinski, il était l’un des derniers monstres sacrés du dessin de presse. René Pétillon n’évoquait que très rarement en public cette tragédie qui avait décimé les rangs de sa profession, emportant également Charb, Honoré et Tignous. Il avait lui-même participé à la reparution de l’hebdomadaire satirique, quelques semaines plus tard.

    Le dessinateur s’est éteint dimanche 30 septembre à Paris, à l’âge de 72 ans, des suites d’une longue maladie. Il laisse derrière lui une œuvre marquée par l’humour corrosif, le non-sens mais aussi la dualité : comme Cabu et Wolinski, il connut, en effet, le succès autant dans le dessin politique que dans la bande dessinée, ces deux disciplines cousines n’ayant pas forcément à voir l’une avec l’autre, notamment en matière de narration.

    Né le 12 décembre 1945 à Lesvneven (Finistère) au sein d’une famille de boulangers-pâtissiers, René Pétillon fut, comme beaucoup de dessinateurs de presse de sa génération, un pur autodidacte n’ayant jamais fréquenté d’école d’art. Il a 22 ans quand paraissent ses premiers crobards, dans la revue Planète, l’organe du mouvement du réalisme fantastique, cher à Louis Pauwels et Jacques Bergier. Il va alors collaborer à d’autres publications, témoignant d’un éclectisme qui ne le quittera jamais – Plexus, L’Enragé, Week-End, Vingt Ans, Penthouse… –, avant de mettre sa carrière de dessinateur de presse entre parenthèses pour s’essayer à la bande dessinée, qui s’apprête à vivre une révolution fracassante avec la création de plusieurs magazines de BD pour adultes (L’Echo des savanes, Métal hurlant, Fluide glacial).

    Jack Palmer, le plus empoté et le plus incompétent des détectives privés que la terre n’ait jamais porté

    Comme avec tant d’autres, René Goscinny va lui laisser sa chance en 1972, en lui ouvrant les pages de Pilote, dont il est le rédacteur en chef….

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  • Syrie : incertitudes sur le premier retrait d’un groupe rebelle après l’accord russo-turc

    Syrie : incertitudes sur le premier retrait d’un groupe rebelle après l’accord russo-turc

    L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a fait savoir, dimanche 30 septembre, qu’un groupe rebelle proturc avait commencé à se retirer de la future « zone démilitarisée » dans le nord-ouest de la Syrie, des propos rapidement contredits par des groupes rebelles sur place. Ce retrait, s’il est avéré, constituerait une première depuis l’accord conclu entre Moscou et Ankara qui doit permettre d’éviter une offensive meurtrière du régime sur la province d’Idleb.

    « Des unités de Faylaq Al-Cham se retirent depuis dimanche matin avec leurs armes lourdes, dont des chars et des canons, du sud de la province d’Alep et de la banlieue ouest de la ville », a déclaré le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane. « Il s’agit du premier groupe à se retirer depuis la conclusion de l’accord », a-t-il ajouté.

    Conclu à Sotchi (Russie) le 17 septembre, l’accord russo-turc permettrait d’éloigner, à court terme, la perspective d’une offensive militaire du régime syrien. Il prévoit la création d’ici au 15 octobre d’une « zone démilitarisée » de 15 à 20 kilomètres de large, sous contrôle de la Russie et de la Turquie.

    Mais sa mise en application, qui implique le renoncement aux armes lourdes, est soumise à l’accord des divers groupes rebelles et djihadistes. Peu après l’annonce de l’OSDH, le Front national de libération (FNL), coalition de groupes rebelles (dont Faylaq Al-Cham) de la province d’Idleb et de ses environs, a d’ailleurs nié « catégoriquement » tout retrait d’armes lourdes de cette zone, via la voix de son porte-parole, Naji Moustafa.

    « ll n’y a eu aucun changement au niveau de l’emplacement des armes ou de redéploiement des combattants », a clamé à son tour Seif al-Raad, porte-parole d’un des groupes rebelles, tout en notant que son groupe « adhér(ait) à l’accord conclu à Sotchi ». A la suite de ces démentis, l’OSDH, qui dispose d’un vaste réseau de correspondants dans le pays en guerre, a lui maintenu que des armes avaient bel et bien été retirées.

    Lire aussi :   Syrie : l’accord russo-turc de Sotchi offre un répit aux rebelles d’Idlib

    Tampon entre territoires du régime syrien et des insurgés

    En forme de fer de cheval, la future « zone démilitarisée » doit servir de tampon entre les territoires tenus par le régime syrien et ceux acquis aux insurgés. Elle concerne la province d’Idleb et des secteurs des régions voisines d’Alep, de Hama et de Lattaquié, qui constituent ensemble le dernier bastion insurgé dans la Syrie en guerre.

    La partie est toutefois loin d’être gagnée : samedi, Jaich Al-Ezza, un groupe rebelle actif dans le nord de la province de Hama, avait déjà dit rejeter l’accord russo-turc, tout comme l’avait fait le groupuscule djihadiste Houras Al-Din, lié à Al-Qaida. Le principal groupe djihadiste, Hayat Tahrir Al-Cham (HTS), qui domine plus de la moitié de la région d’Idleb, n’a, lui, toujours pas fait connaître sa décision.

    Le FNL, formé début août à l’instigation de la Turquie, avait favorablement accueilli, mais non sans prudence, l’accord russo-turc. Faylaq Al-Cham, qui compte de « 8 500 à 10 000 combattants », est, pour sa part, « le deuxième groupe le plus puissant dans le nord syrien en termes d’équipements militaires et le troisième en termes d’effectifs », croit savoir le directeur de l’OSDH.

    Nombreux groupes rebelles réfractaires

    Ce début de retrait de Faylaq Al-Cham intervient trois jours après une réunion entre des responsables turcs et des représentants des groupes rebelles, d’après l’OSDH, qui visait à favoriser la mise en application de l’accord de Sotchi. Parmi les réfractaires, des concertations internes intenses seraient en cours au sein du groupe HTS. Quant à Jaich Al-Ezza, il l’a jugé en l’état trop favorable au régime.

    Il « grignote les zones libérées et renfloue Bachar Al-Assad », a jugé son principal responsable, Jamil Al-Saleh. Le refus de Jaich Al-Ezza de se conformer à l’accord a été suivi samedi soir par des échanges d’obus et de tirs à l’artillerie lourde entre les combattants du groupe rebelle et des factions djihadistes, d’une part, et les forces du régime, d’autre part, dans les régions de Hama et de Lattaquié. Selon l’OSDH, qui n’a pas fait état de victimes, des échanges se poursuivent dimanche « dans le nord de Hama et le nord-est de Lattaquié ».

    La province d’Idleb et les zones avoisinantes sont depuis des semaines dans le viseur du régime, qui a enchaîné les victoires et contrôle, désormais, près des deux tiers du territoire. Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pro-démocratie par le régime de Bachar Al-Assad, le conflit syrien s’est complexifié au fur et à mesure des années. Il a fait plus de 360 000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

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  • La CAF veut faire réélire Infantino à la Fifa

    La CAF veut faire réélire Infantino à la Fifa

    Copyright de l’image AFP

    La CAF a assuré dimanche le président de la Fifa du “soutien de l’Afrique” pour sa réélection en 2019.

    Elu en 2016 alors que l’instance mondiale était en plein scandale de corruption, Gianni Infantino a annoncé en juin sa candidature à un second mandat.

    Le congrès électif de la Fifa aura lieu le 5 juin 2019 à Paris.

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    “J’estime de mon devoir (…) d’annoncer ce soutien de l’Afrique”, a déclaré le président de la CAF, Ahmad, lors d’une réunion du comité exécutif de la Confédération africaine de football, dans la ville égyptienne de Charm El-Cheikh, en présence du président italo-suisse de la Fifa.

    “En plus du soutien électoral, vous avez l’engagement et l’implication de (…) tous les présidents des fédérations africaines”, a ajouté le président de la Fédération royale marocaine, Fouzi Lekjaa, s’exprimant au nom des 54 fédérations du continent.

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    “Ça signifie beaucoup pour moi”, a réagi Gianni Infantino.

    “Depuis bien avant mon élection, je l’avais dit et j’ai mis en place tout pour faire en sorte que le futur soit vraiment en Afrique”, a assuré, devant les délégations réunies, ce juriste de formation et ancien numéro deux de l’Union des associations européennes de football (UEFA).

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  • Nucléaire : une « fake news » crée un mouvement de panique en Wallonie

    Nucléaire : une « fake news » crée un mouvement de panique en Wallonie

    Le parquet de Liège, en Belgique, a ouvert, samedi 29 septembre, une enquête après la diffusion d’une fausse information sur une explosion nucléaire qui a déclenché la panique chez certains habitants de la Wallonie. « Alerte : explosion atomique à Tihange », avait titré, dans la nuit de vendredi à samedi, l’un des principaux sites d’information du pays, RTL Info. Du moins pouvait-on le croire. Sa page d’ouverture avait, en réalité, été imitée et détournée, avec une copie quasiment parfaite de son logo et de son habillage.

    La rumeur a rapidement enflé. Les services de secours et la police ont reçu de nombreux appels et des habitants pris de panique ont quitté à la hâte leur domicile, malgré un démenti rapide de RTL Info, diffusé à la demande du centre de crise du ministère de l’intérieur. La police judiciaire fédérale et des experts de la Computer Crime Unit, spécialisée dans l’analyse des systèmes informatiques, tentent de déterminer l’adresse IP du pirate. Celui-ci risque une peine de six mois à cinq ans d’emprisonnement et une lourde amende, pouvant atteindre 800 000 euros. RTL Info a porté plainte pour usurpation de son image.

    L’auteur de la fake news voulait visiblement jouer sur les peurs alors que deux des trois réacteurs de la centrale de Tihange, exploitée par Electrabel, une filiale d’Engie, sont actuellement à l’arrêt en raison de problèmes techniques. Des anomalies dans le béton des cuves font actuellement l’objet d’une enquête. Le troisième réacteur doit, lui, faire l’objet, d’un entretien approfondi prochainement.

    Sortie du nucléaire prévue en 2025

    Selon des manifestants antinucléaires venus de Belgique, des Pays-Bas et d’Allemagne qui défilaient samedi dans la région de Tihange, un éventuel incident dans cette centrale entraînerait l’évacuation de cinq millions d’habitants et aurait des répercussions dans un rayon de 250 kilomètres.

    La Belgique, dont le parc est très vieillissant, doit, en principe, sortir du nucléaire en 2025 – la première décision date de 2003 – mais n’est visiblement pas prête pour cette échéance. En novembre, six des sept réacteurs du royaume seront à l’arrêt, ce qui laisse entrevoir un risque réel de pénurie et de black-out.

    Electrabel a annoncé récemment le report de plusieurs mois du redémarrage des réacteurs Tihange 2 et 3, initialement prévu pour cet automne. La ministre de l’énergie, Marie-Christine Marghem, accuse l’exploitant de mauvaise gestion. Elle espère pouvoir acheter l’électricité manquante en France, en Allemagne ou aux Pays-Bas, ce qui pose des problèmes techniques non résolus à ce stade.

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  • Mort du dessinateur René Pétillon

    Mort du dessinateur René Pétillon

    L’auteur de bandes dessinées René Pétillon est mort, dimanche 30 septembre, à l’âge de 72 ans, « emporté par une longue maladie », a annoncé la maison d’édition Dargaud, confirmant ainsi une information publiée par le dessinateur Yan Lindingre sur son compte Facebook.

    « La tristesse et la douleur de voir disparaître un ami cher ne nous font pas oublier le talent hors du commun de ce dessinateur à l’humour irrésistible et à l’élégance rare », peut-on lire dans le communiqué publié par Dargaud.

    René Pétillon avait notamment créé le personnage de Jack Palmer, un calamiteux détective dont les péripéties ont été narrées à travers plusieurs albums, publiés entre 1976 et 2014. L’Enquête corse, prix du meilleur album au Festival d’Angoulême 2001 avait été adaptée au cinéma dans un film réalisé par Alain Berberian trois ans plus tard, avec les acteurs Christian Clavier et Jean Reno. « Le succès de cet album m’a abasourdi », racontait Pétillon en 2013, encore surpris d’avoir été fait citoyen d’honneur de la ville de Bastia grâce à cet ouvrage.

    « Humour acéré, impitoyable, légèrement décalé »

    Originaire du Finistère, il publie ses premiers dessins en 1968 dans Planète, Plexus et l’Enragé. Sa première bande dessinée sort en 1972 dans Pilote. C’est deux ans plus tard qu’il donne naissance à Jack Palmer, un Groucho Marx se prenant pour Humphrey Bogart, détective un peu bêta au gros nez et à l’imperméable trop grand. La dernière aventure de Palmer, Palmer en Bretagne, est parue en 2013.

    Parallèlement à la BD, Pétillon, lauréat du grand prix de la ville d’Angoulême en 1989, était l’un des dessinateurs français les plus connus dans le domaine de la satire politique grâce à son travail pour Le Canard enchaîné. Il y était entré en 1993 avant de mettre fin à sa collaboration avec l’hebdomadaire l’an passé, selon Dargaud.

    Lire la nécrologie :   Disparition de René Pétillon, l’un des derniers grands noms du dessin de presse

    « Son humour acéré, impitoyable, légèrement décalé et, néanmoins, pas dénué de tendresse faisait mouche à tous les coups », a souligné Dargaud dans son communiqué, saluant « un des grands portraitistes de la société française ». « L’Enquête corse découle directement de mon travail au Canard », avait assuré le dessinateur en 2013.

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