Author: Don Kayembe
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“Sans machine à voter, pas d’élections” dans les délais en RDC, déclare le président de la Céni
-Le président de la Commission électorale en République démocratique du Congo a annoncé mardi à l’AFP que sans l’utilisation de machines à voter contestées, il ne serait pas possible d’organiser comme prévu la présidentielle censée élire le successeur du président Joseph Kabila le 23 décembre.“Sans machine à voter, il n’y aura pas d’élections le 23 décembre 2018”, a déclaré Corneille Nangaa, président de la commission électorale nationale indépendante (Céni), interrogé sur la position des États-Unis qui se sont opposés, la veille, à l’utilisation d’un système électronique de vote en RDC.
“Les élections du 23 décembre 2018 se feront avec la machine à voter”, a-t-il insisté, joint au téléphone depuis New-York où il séjourne.
Lundi, les États-Unis ont affirmé leur opposition à un système électronique de vote pour la triple élection présidentielle, législatives et provinciales, du 23 décembre en RDC, alors que sept membres du Conseil de sécurité pressaient le président Kabila d’annoncer qu’il ne sera pas candidat à la prochaine présidentielle.
“Nous sommes très préoccupés de voir l’insistance (en RDC) à vouloir utiliser un système électronique de vote” pour les scrutins présidentiel, législatif et provincial de décembre, avait affirmé l’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley.
Un tel recours représente “un risque colossal” et les États-Unis souhaitent le recours à “des bulletins papier pour qu’il n’y ait pas de doutes sur le résultat”. “Les États-Unis ne soutiennent pas” ce recours à un système électronique, avait insisté la diplomate.
S’il faut recourir aux bulletins papiers, comme le souhaitent les États Unis, les élections devraient être organisées en juillet 2019, a estimé M. Nangaa.
“Les élections en RDC ne sont pas une affaire des États-Unis ou du Conseil de sécurité. La Céni entend faire respecter son indépendance” vis-à-vis de ses partenaires nationaux et étrangers, a-t-il insisté.
La RDC est minée par une crise politique aggravée par le maintien au pouvoir du président Kabila dont le deuxième et dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016.
Kinshasa a justifié la non-tenue d’élections fin 2016 par des problèmes de sécurité. Un scrutin avait été prévu fin décembre 2017, avant finalement d’être reporté au 23 décembre 2018.
Avec AFP
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RDC: le Conseil de sécurité de l’ONU mobilisé pour la tenue des élections en 2018

Conseil de Sécurité de l’ONU -C’est un débat sans précédent sur le processus électoral en République démocratique du Congo (RDC) devant le Conseil de sécurité de l’ONU. A dix mois de la présidentielle, législatives et provinciales – élections reportées par deux fois et aujourd’hui promises par la commission électorale et le gouvernement congolais pour le 23 décembre 2018 – les Etats-Unis, la France, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, la Suède, la Côte d’Ivoire et la Guinée équatoriale ont invité la Céni et les partenaires de la RDC ce lundi 12 février à faire le point sur l’avancée du processus.
Lors de cette réunion étaient invités notamment le président de la commission électorale, Corneille Nangaa, et la directrice Afrique centrale de Human Rights Watch, Ida Sawyer. Un rendez-vous au cours duquel les Etats comme les organisations partenaires du Congo ont surtout laissé entrevoir leurs points de convergence plus que de divergences.
C’est l’Américaine Nikki Haley qui présidait la séance. L’ambassadrice américaine aux Nations unies a demandé à tous les partenaires du Congo de réfléchir « à ce qu’ils pouvaient faire de plus pour s’assurer que toutes les parties respectent leurs engagements ». Si Washington a en ligne de mire le gouvernement congolais, d’autres Etats comme la Guinée équatoriale, co-organisatrice de la réunion, ont au contraire souligné l’engagement de la RDC à organiser ce scrutin. Le représentant de l’Ethiopie est même allé jusqu’à mettre en garde contre « toute diabolisation ».
Mais au-delà de ces divergences d’approche, le but recherché par les organisateurs de cette rencontre était de prouver, à six semaines du renouvellement du mandat de la mission de l’ONU au Congo, qu’un consensus international pouvait se dégager autour de deux axes : le respect du calendrier électoral et de la date des élections, mais aussi de l’accord politique de la Saint-Sylvestre et de la mise en oeuvre des mesures de décrispation.
Objectifs remplis : même des pays réputés hostiles à toute ingérence, comme la Chine ou le Kazakhstan et comme d’ailleurs tous les pays voisins de la RDC ont rappelé le caractère crucial de cette transition pacifique cette année pour l’avenir du pays, comme pour la paix dans la région, mais également l’importance du soutien apporté par la Monusco, tant décriée ces dernières semaines par les autorités de la RDC.
Seule la Russie s’est quelque peu démarquée en insistant surtout sur le respect de la souveraineté de la RDC. A l’instar des autorités congolaises, Moscou a appelé la Monusco à éviter toute ingérence, mais a toutefois appelé Kinshasa à enquêter sur les usages abusifs de la force pour restaurer la confiance.
L’Union africaine insiste sur la création d’un groupe d’experts électoraux
Le représentant spécial du président de la Commission de l’Union africaine (UA) en RDC, Abdou Abarry, était invité à prendre part à cette réunion. Lui a insisté, comme beaucoup d’autres, sur l’importance de renouer la confiance entre la communauté internationale et la RDC sur le processus électoral et cela passe par la mise en place du groupe international d’experts électoraux promis depuis septembre, mais sur lequel la commission électorale tarde à faire avancer le dossier.
« Nous attendons le retour du président de la Céni pour qu’on puisse parachever les termes de référence qui concernent le groupe indépendant d’experts internationaux pour les élections. Nous plaidons pour dire ici que le groupe international indépendant est quelque chose d’indispensable dans le cadre de l’accompagnement de la Céni. »
Abdou Abarry a également souligné la nécessité de s’assurer que « la question des financements des élections a été résolue, que le soutien logistique nécessaire pour organiser les élections dans ce pays ait été rassemblé ». Et de conclure que « pour l’Union africaine ainsi que pour la plupart des partenaires, la seule voie de sortie de crise en RDC, c’est la voie de l’organisation des élections, et aucune autre voie ».
Les Etats-Unis interpellent le gouvernement congolais
Pour autant, Kinshasa n’a pas dit son dernier mot. Le vice-Premier ministre en charge des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, était présent lors de cette réunion. Pour lui, pas besoin d’appel à la mise en oeuvre de l’accord de la Saint-Sylvestre ou des mesures de décrispation, car ce serait déjà fait. Du moins du côté du gouvernement. Mais surtout pas besoin d’un soutien de la communauté internationale au processus électoral s’il est sorti de certaines conditions.
« La République démocratique du Congo considère que les élections relevant du domaine de souveraineté nationale, [leur] financement est totalement pris en charge par le gouvernement de la République, a-t-il affirmé. Toutefois, si contribution il y aura, aucune conditionnalité ne sera acceptée. Sur le plan des mesures dites de décrispation de l’environnement politique, que plusieurs partenaires ressassent tel un réflexe pavlovien, la République démocratique du Congo n’est pas l’enfer des droits de l’homme que l’on veut bien présenter à tort ! »
Avant de clôturer les débats, l’ambassadrice américaine, Nikki Haley a répondu tout aussi franchement au ministre congolais : « Vous avez une communauté internationale qui veut vous aider, qui vient de passer des heures à parler de la manière dont on pourrait aller de l’avant, qui tient à des élections libres et justes. Ce qu’on apprécierait, ce serait des actions positives de la RDC, pas que vous hurliez sur les évêques ou blâmiez tous les autres, mais que vous compreniez que votre administration est aujourd’hui responsable de la souffrance de votre peuple.»
Pour l’ambassadrice américaine, si le gouvernement congolais est le seul à pouvoir résoudre la crise, la communauté internationale est en tout cas prête à aider la RDC.
La Cenco et l’opposition pas invitées
De leur côté, la conférence épiscopale – garante de l’accord – et l’opposition congolaise n’étaient pas invitées à cette réunion. Ce que déplore Martin Fayulu, l’un des leaders du rassemblement de l’opposition, qui était pourtant à New York. Pour lui, l’engagement et l’intérêt de la communauté internationale est une avancée, mais il aurait souhaité les mettre en garde.
RFI
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Aérien : Congo Airways, un succès à l’épreuve de l’instabilité politique
-Grâce à un marché porteur, la compagnie publique s’est imposée en deux ans au niveau national. En 2018, elle se lancera sur le marché régional. Moteur de sa réussite, sa gouvernance résistera-t‑elle à la situation chaotique qui règne en RD Congo ?Avec 365 000 passagers transportés en 2017 (contre 208 000 en 2016) et 77 millions de dollars (environ 64 millions d’euros) de chiffre d’affaires escompté (36 millions en 2016), l’année s’est conclue en beauté pour la toute jeune Congo Airways, née en octobre 2015. Des performances qui rendent Désiré Balazire, son directeur général depuis mai 2016, confiant dans la capacité de la compagnie à atteindre ses objectifs : franchir la barre des 400 000 passagers et des 99 millions de dollars de revenus en 2018.
« Nous avons prévu d’être rentables à la mi-2019 », indique-t‑il. Certes le marché intérieur du pays, où Congo Airways dessert dix villes, est naturellement porteur. Une population de 80 millions d’habitants sur l’un des territoires d’Afrique les plus vastes (quatre fois la France) et les plus enclavés, où les airs constituent la route la plus pratique pour se déplacer. « Jusque-là, les passagers passaient par Nairobi ou Addis-Abeba pour se rendre de Kinshasa à Lubumbashi ou à Goma », complète Désiré Balazire.
La compagnie, détenue par l’État et par des opérateurs telle la Gécamines, « est la seule à utiliser des avions de plus de 150 places », insiste le DG. Son principal rival privé, Fly CAA, a par exemple remisé ses Airbus A320 et A321 pour ne conserver que des Fokker 50 de moins de 60 places. De quoi encourager le « Léopard volant » à viser le régional. Cette année, la compagnie ouvrira d’abord une ligne vers Johannesburg et entend être présente d’ici à la fin de 2019 au Cap, à Lusaka, Harare, Dar es-Salaam, Bujumbura, Nairobi, Addis-Abeba, Bangui, Douala, Cotonou, Abidjan, Pointe-Noire et Luanda. Viendra ensuite l’ouverture de liaisons intercontinentales vers Paris, Dubaï ou Canton, en 2020.
Pour servir ces ambitions, sa flotte comprendra dix appareils. « C’est logique, c’est le seuil sous lequel une compagnie ne peut pas survivre », commente-t‑on chez un constructeur. Propriétaire de deux A320 et de deux Bombardier Q400, le transporteur entend louer quatre A320 et deux Dreamliner neufs, ainsi que des petits modules pour les courtes liaisons. « Pour cela, il lui faut convaincre les loueurs, donc les banques, de sa solidité financière », poursuit l’avionneur.
Sur la liste noire aérienne de l’UE
Or, dans un pays figurant sur la liste noire aérienne de l’UE (71 crashs, 234 décès entre 2008 et 2016), tombeau de nombreux transporteurs dont Korhogo Airways, filiale de Brussels Airlines en 2015, Congo Airways y parvient. Sa discipline financière et managériale rassure acteurs financiers, constructeurs et sous-traitants.
« Nous avions anticipé 22 millions de dollars de pertes en 2017 ; à la fin d’octobre, nous n’en étions qu’à 6 millions », rapporte le DG, comptable de formation et ex-conseiller chargé du climat des affaires à la primature. Des économies ont été générées en supprimant le catering sur les vols de moins d’une heure. Les salaires des agents ont été réduits de 17 %. Les effectifs ont diminué de 426 à 329 employés. Une transparence associée à des procédures antifraude et à un respect scrupuleux des normes internationales de sécurité.
Déjà audité par l’UE, par le pétrolier Total et par plusieurs sociétés minières, Congo Airways devrait se voir délivrer sa certification Iosa (Iata Operational Safety Audit) d’ici à la fin de février, sésame indispensable pour opérer vers l’Europe. Mais ces bonnes pratiques survivront-elles à l’instabilité politique qui règne dans le pays ? Une grande partie de la réponse réside dans le soutien que lui apporte le gouvernement. « Jusqu’au départ du Premier ministre Augustin Matata Ponyo en novembre 2016, Congo Airways avait bénéficié de son appui, qui l’avait préservé du népotisme à l’origine de la ruine de tant de compagnies », relève un observateur. Aujourd’hui, son DG se retrouve plus isolé pour garantir la bonne gouvernance.
Nouvelair en appui
Le 15 janvier 2018, Congo Airways signera un contrat avec la compagnie tunisienne privée Nouvelair pour la location d’une durée de cinq mois d’un A320. Cette dernière lui fournit déjà pilotes, instructeurs et chefs personnels navigants commerciaux. En 2016, quinze experts tunisiens avaient accompagné Congo Airways dans la mise en place des procédures de sécurité.
Avec JA
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Mining Indaba : le moral de l’industrie minière au beau fixe, malgré les annonces fracassantes de la RDC
-Les professionnels du secteur minier africain se sont retrouvés au Cap, du 5 au 8 février, pour la conférence Mining Indaba, dans un contexte de hausse du prix des minerais. Un seul trouble-fête : la RDC, qui prévoit une réforme du code minier, rendu plus contraignant, et de renégocier les contrats de partenariats de la Gécamines au Katanga.La conférence Mining Indaba, qui rassemblait du 5 au 8 février plus de 5000 professionnels du secteur extractif africain au Cap, en Afrique du Sud, s’est terminée dans un climat nettement plus optimiste que les précédentes éditions. Et pour cause : les prix des minerais ont presque tous clôturés l’année 2017 en hausse. Le cuivre a gagné près de 7% de sa valeur l’année dernière ; le cobalt, près de 16% ; les diamants 28% ; l’or, déjà en forme depuis deux ans, 3%. Quant au prix de la cassitérite, il a pris 88%, et le coltan 130%.
Les gisements de bauxite du continent, minerais dont on fait l’aluminium, suscitent toujours l’appétit des groupes chinois. Seules les filières du fer et du zinc sont en petite forme, mais l’inversion de leurs cours pourrait elle-aussi survenir dans les prochains mois.
L’intérêt pour l’Afrique
Une envolée quasi généralisée qui suscite l’intérêt des groupes miniers internationaux sur le continent, et la reprise des activités d’exploration, notamment dans l’or, où les grands de la filière, Randgold Resources, Endeavour Mining, Kinross Gold et Nordgold, dont les patrons étaient tous à la conférence du Cap, mettent les bouchées doubles pour dénicher les prochaines pépites, notamment en Afrique de l’Ouest, de la Guinée à la Côte d’Ivoire.
Si les sociétés canadiennes, australiennes, et anglaises, qui dominent le secteur, étaient venues, comme à leur habitude, en nombre à Mining Indaba, on a pu aussi noter lors de cette édition la présence remarquée des compagnies extractives russes, emmenées par leur ministre des Mines Sergueï Donskoy.
Ce contexte florissant donne des ailes aux gouvernements africains. Les ministres de la RDC, du Burkina Faso, de la Guinée, et du Mali, les principaux pays miniers francophones, avaient notamment fait le déplacement au Cap pour mettre en avant leurs gisements, trouver des partenaires miniers et financiers, et éclairer sur les éventuelles évolutions de leurs législations minières respectives.
Les annonces fracassantes de la RDC
À cet égard, les annonces fracassantes à Mining Indaba de la RDC, représentée par son ministre des mines Martin Kabwelulu, mais aussi par le président de la Gécamines, détenue par l’État, Albert Yuma Mulimbi, ont fait des vagues chez les miniers présents dans le pays.
Le premier a confirmé la promulgation prochaine d’un nouveau code minier beaucoup plus contraignant que le précédent, et applicable immédiatement. Le second a indiqué qu’il lancerait une renégociation de tous ses contrats de partenariats dans 17 projets miniers au Katanga – dont ceux de Glencore et de China Molybdenum – dès avril prochain, suite à un audit réalisé par le cabinet Mazars.
Avec JA
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Partira ou ne partira pas?
-Le parti au pouvoir en Afrique du sud, l’ANC, continue ses tractations pour faire démissionner le président, Jacob Zuma à la tête du pays. La même question est posée aussi en Israël mais aux migrants et aux réfugiés.Pour la Süddeutsche Zeitung, le discours sur l’état de la nation est un symbole important pour l’Afrique du Sud. Parce que, poursuit le journal, depuis 1994, c’est à un président démocratiquement et librement élu, qu’il revient de dire quelle direction devrait prendre le développement du pays et ce qui a été accompli jusqu’à présent.
La parole n’est plus suivie des actes
Au début, rappelle le journal de Munich, c’est Nelson Mandela qui avait inauguré ce qui deviendra une tradition en prenant les Blancs au sérieux et en donnant beaucoup d’espoir aux Noirs de la nation Arc-en-ciel.
Puis ça a été au tour de Thabo Mbeki de profiter de l’occasion pour instaurer des principes. Et finalement, sous Jacob Zuma, le discours devient de plus en plus un événement « étrange », parce que pour de nombreux Sud-Africains la parole n’est plus suivie des actes.
Plus récemment, c’est devenu palpable selon la Süddeutsche Zeitung. Pire encore selon le quotidien, pour la première fois, le discours sur l’état de la nation initialement prévu hier a été annulé et reporté à une date inconnue et il est beaucoup plus question d’une démission du président.
Zuma vers la porte de sortie
Jacob Zuma n’a pas encore démissionné mais la Frankfurter Allgemeine Zeitung parle déjà de son probable successeur, Cyril Ramaphosa. Eloquent et posé, c’est un homme qui peut faire l’unanimité et regagner la confiance des investisseurs.
Depuis sa courte victoire à l’élection à la présidence du parti au pouvoir, le Congrès national africain, l’ANC, le monde des affaires sud-africain respire à nouveau.
Pour le journal de Francfort Cyril Ramaphosa est probablement à quelques jours de son objectif ; celui de succéder au président Jacob Zuma à la tête du pays.
D’après la FAZ, un drame politique sans précédent est en cours en Afrique du sud – le journal fait allusion au report du discours sur l’état de la nation. Une réunion extraordinaire du comité exécutif de l’ANC a également été annulée. Dans les coulisses, Ramaphosa et ses partisans font tout pour convaincre Jacob Zuma de démissionner de son propre gré.
Quitter ou c’est la prison
Partir ou aller en prison, c’est le dilemme auquel sont confrontés les demandeurs d’asile en Israël titre der Tagesspiegel. Ces derniers sont priés de choisir entre quitter volontairement le pays ou aller en prison.
La plupart de ces personnes sont arrivées via le Sinaï après 2005 – jusqu’à ce que le pays ait érigé une barrière à cet endroit en 2013. Le gouvernement israélien prétend que presque tous les réfugiés sont venus pour des raisons économiques.
Dans la société civile, cependant, il y a une résistance a constaté le quotidien. 36 survivants de l’Holocauste ont récemment demandé au Premier ministre, Benjamin Netanyahu, d’arrêter son plan.
Même les médecins, les rabbins, des écrivains et des universitaires se sont prononcés contre l’initiative gouvernementale. L’ambiance parmi les réfugiés est très tendue, note le journal de Berlin qui cite des organisations humanitaires.
Avec DW
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Le marché mondial du cobalt entre les mains de la RDC et la Chine
-La conférence Mining Indaba en Afrique du Sud se clôt sur un constat : la concentration de la production de cobalt entre la RDC et la Chine fait peser un risque sur l’approvisionnement mondial.L’abandon annoncé par la France et la Grande-Bretagne des véhicules à essence et diesel d’ici à 2040 et le virage de l’industrie automobile mondiale vers les véhicules électriques ont placé le cobalt au centre d’un débat complexe.
En effet, ce métal entre, avec le lithium, dans la composition des batteries lithium-ion des voitures électriques comme dans celles des smartphones.
Les projections de Transparency Market Research estiment ainsi que le marché mondial des batteries au lithium-ion devrait passer d’une valeur de 24 milliards d’euros en 2015 à 61 milliards à l’horizon 2024.
Cette progression s’expliquant essentiellement par la demande de l’industrie automobile.
Le cabinet de conseil Morgan Stanley estime ainsi que les véhicules électriques devraient représenter la moitié des ventes mondiales à l’horizon 2050.
66% de la production mondiale
Mais cette dépendance aux batteries au lithium-ion repose sur une faiblesse préoccupante.
Les géants de l’industrie mondiale tels qu’Apple, Samsung, Volkswagen ou Tesla sont dépendants des livraisons d’un pays africain plongé dans un profond marasme politique : la République démocratique du Congo (RDC), qui assure à elle seule les deux tiers de la production mondiale de cobalt, estimée à 148.000 tonnes en 2015 par la British Geological Survey.
L’autre particularité du cobalt est que les pays de production diffèrent souvent de ceux où ce métal est raffiné.
De ce point de vue, la Chine arrive largement en tête puisqu’avec plus de 48.000 tonnes par an, elle raffine à elle seule près de la moitié du cobalt disponible sur le marché mondial.
D’ailleurs la Chine est largement présente en RDC puisqu’elle raffine la plus grande partie du cobalt extrait dans ce pays.
Dès lors, il y a un véritable danger pour l’industrie automobile, ou celle des téléphones portables, à dépendre ainsi de la RDC.
Dans un article publié par le site de vulgarisation scientifique The Conversation, Ben McLellan, chercheur à l’université de Kyoto au Japon, estime que l’industrie automobile “devrait se soucier du fait que l’approvisionnement d’un de ses minéraux essentiels (…) pourrait être trop centralisé dans un seul pays.”
Si la Chine demeure par ailleurs un Etat plus fiable du point de vue économique, la crise d’approvisionnement en terres rares, entre 2009 et 2012, a montré que Pékin pouvait avoir une utilisation politique de ses ressources minérales.
“Il y aura une pénurie d’approvisionnement en cobalt à l’avenir, lorsque le marché des véhicules électriques va se déployer”, a prédit à Bloomberg Ivan Glassenberg, le PDG du géant minier Glencore.
Ainsi, en cinq ans, le prix de la tonne de cobalt a quasiment été multiplié par trois et la tendance reste à la hausse au London Metal Exchange, la bourse des métaux de Londres.
La RDC s’apprête d’ailleurs à réviser son code minier jugé trop favorable aux capitaux étrangers, pour que son économie profite aussi de l’envolée des cours du cobalt, notamment par l’intermédiaire de l’entreprise nationale Gecamines.
Travail d’enfants
Mais ce n’est pas le seul souci. Dans un rapport publié en novembre 2017, Amnesty International a dénoncé les conditions de travail effrayantes dans les mines de cobalt en RDC, où 20% de la production serait assurée par des exploitations artisanales.
Amnesty International a accusé des entreprises comme Volkswagen, Daimler, Microsoft et Renault de ne pas agir suffisamment – voire pas du tout – pour tracer l’origine du cobalt qu’ils intègrent dans leur production.
Volkswagen a annoncé en janvier sa décision de s’installer au Rwanda pour y bâtir une usine d’assemblage. L’intention du constructeur automobile allemand est également de se rapprocher des gisements de cobalt en République démocratique du Congo.
“20% de la production totale de cobalt en RDC est réalisée à la main. Les mineurs extraient le cobalt avec des outils rudimentaires et sans protection”, explique Lauren Amistead d’Amnesty International.
“Les puits qu’ils creusent sont souvent plus profonds que la norme légale de 30 mètres. Ils descendent parfois à 60 ou 70 mètres et ils n’ont aucune protection. Ces personnes travaillent dans des conditions très dangereuses et lorsque les puits s’effondrent, il y a des morts.”
“Si Volkswagen veut devenir leader sur le marché de la voiture électrique alors ils doivent vraiment se positionner en tant que leader du point de vue des pratiques d’extraction. Il est de la plus haute importance que la révolution des véhicules électriques ne se fasse pas sur le dos des enfants et des adultes qui travaillent dans ces conditions en République démocratique du Congo”, poursuit Lauren Amistead.
Les industriels de l’automobile et des smartphones se retrouvent donc sous une pression croissante des ONG mais aussi des investisseurs qui exigent un “traçage” du cobalt, à l’image de ce qui a été mis en place pour les minerais et les diamants extraits dans les zones de conflits.
Le fond d’investissement Hermes, qui pèse 34 milliards d’euros, vient de sommer les industriels de songer à utiliser des techniques telle que le “blockchain”, une technologie de stockage et de transmission de données qui fonctionne sans contrôle central, utilisée notamment avec la crypto-monnaie bitcoin.
Appliquée au cobalt, cette technologie, déjà utilisée pour le diamant, permettrait de tracer le cobalt depuis son extraction jusqu’à son application industrielle.
Toutefois, le cas du cobalt reste plus complexe car encore lié à une production plus artisanale. Le risque étant que du cobalt “propre” soit mélangé à la production d’autres sites qui utilisent le travail des enfants.
DW
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Disparition du pasteur qui a demandé à Kabila de passer le relais en RDC
-Le pasteur François David Ekofo, qui s’est montré critique contre le régime de Kinshasa, est porté disparu, indique l’église protestante congolaise en RDC.“La présidence nationale de l’Eglise du Christ au Congo (ECC) informe les autorités ainsi que l’opinion publique, qu’elle est sans nouvelle de son pasteur François David Ekofo depuis le 4 février 2018″, précise un communiqué dont VOA Afrique a obtenu copie.
L’ٞéglise prie, dans le texte, les autorités de ne ménager aucun effort pour l’informer de la situation du pasteur.
En même temps que le communiqué de l’ECC, une photo de la famille du pasteur circule dans les réseaux sociaux prétendant qu’elle (la famille) serait depuis deux jours aux Etats-Unis. VOA Afrique n’a pas pu vérifier l’information.
L’ECC demande à ses fidèles de prier pour le pasteur François David Ekofo et pour la paix en RDC.
Le pasteur Ekofo avait, le 16 janvier dernier, demandé au président Joseph Kabila de ” savoir passer le relais comme dans une course pour que le pays entier gagne “. Le culte auquel assistaient la famille présidentielle et les membres de différentes institutions du pays, était organisé en mémoire du 17e anniversaire de l’assassinat du président Laurent Kabila, père de l’actuel chef de l’Etat congolais.
Depuis ce sermon, le pasteur Ekofo que l’ECC reconnait comme aumônier de la famille présidentielle, s’est mis à vivre en clandestinité. Mais la hiérarchie de l’église dit avoir perdu ses traces le 4 février et s’inquiète.
La Mission des Nations unies en RDC (Monusco) affirme, pour sa part, que le pasteur David Ekofo a emprunté un vol de l’ONU pour quitter la République démocratique du Congo.
“Figure de l’Eglise du Christ du Congo (ECC), le pasteur Ekofo a voyagé à bord d’un vol de l’ONU Kinshasa-Goma-Entebbe (Ouganda) samedi dernier”, a indiqué la porte-parole de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), Florence Marchal.
La Monusco facilite le déplacement des étrangers et congolais (officiels, journalistes, personnalités) en RDC, où les voyages coûtent cher.
Le pasteur s’est ensuite rendu dimanche aux Etats-Unis, a indiqué à l’AFP un proche du pasteur Ekofo qui a requis l’anonymat.
La RDC est en crise pour non-tenue d’élections. Le président Joseph, au pouvoir depuis 2001, avec un mandat expiré le 19 décembre 2016, s’est maintenu au pouvoir alors que la Constitution ne l’autorise pas à se représenter parce que déjà élu par deux fois à la tête du pays.
Des marches de protestation sont organisées à l’initiative du comité de coordination des laïcs catholiques pour exiger le départ du président Kabila, mais elles sont violemment dispersées.
Les mêmes laïcs catholiques ont, de nouveau, appelé à d’autres marches le 16 mars prochain. Mais le gouvernement ne les a pas autorisées.
La CENI a, en décembre, reporté une énième fois les élections pour le 23 décembre 2018.
Avec VOA
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La RDC oblige Brussels Airlines à réduire ses vols vers Kinshasa
-La République démocratique du Congo a obligé la compagnie belge Brussels Airlines à réduire ses fréquences de vol vers Kinshasa de sept à quatre par semaine à partir de lundi, après un regain de tensions entre les deux pays.“Le nombre des fréquences hebdomadaires allouées à votre compagnie Brussels Airlines est réduit de sept à quatre à partir du lundi 5 février 2018”, a indiqué le directeur général de l’aviation civile, Jean Tshiumba Mpunga, dans un courrier adressé à la représentante de Brussels Airlines à Kinshasa.
L’Autorité de l’aviation civile avance comme justification l’absence “de réciprocité dans l’exploitation des services aériens internationaux entre la République démocratique du Congo et le royaume de Belgique”, dans ce courrier.
“On va trouver des solutions pour nos passagers. On regrette que nos passagers soient victimes évidemment”, a réagi une porte-parole de la compagnie jointe par l’AFP à Bruxelles.
Il y a deux semaines, les autorités congolaises avaient signifié à Bruxelles leur volonté de fermer la “Maison Schengen” de Kinshasa, sorte de consulat de l’Union européenne géré par la Belgique pour le compte de 17 pays membres de l’UE plus la Norvège.
Kinshasa avait aussi demandé à Bruxelles de mettre fin aux activités de son agence de développement Enabel en RDC.
“La maison Schengen a dû suspendre ses activités”, avait indiqué vendredi l’Union européenne, indiquant que les 18 pays concernés “restent ouverts au dialogue”.
L’ambassade de Belgique a mis en place un numéro de téléphone à la disposition des Congolais qui sollicitent un visa court séjour de trois mois. “On ne prend plus de dossier pour l’instant”, indique-t-on à ce numéro.
Pour sa part, le standard de l’ambassade de France prenait les noms et les numéros de téléphone des Congolais sollicitant un visa.
La Belgique avait annoncé le 10 janvier “une révision fondamentale” de sa coopération avec les autorités congolaises jusqu’à “l’organisation d’élections crédibles en RDC.
Le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders avait condamné la répression de la marche des catholiques contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila qui avait fait au moins six morts d’après les Nations unies le 21 janvier.
L’ambassadeur belge est en réunion à Bruxelles depuis une semaine.
Début 2017, les autorités congolaises avaient annoncé la suspension de leur coopération militaire avec l’ancienne puissance coloniale.
L’UE avait prononcé en 2017 des sanctions à l’encontre d’une quinzaine de personnalités congolaises pour “violations des droits” ou “entrave au processus électoral”.
Le climat politique est très tendu en RDC où le deuxième et dernier mandat du président Kabila a pris fin le 20 décembre 2016. Des élections prévues fin décembre 2017 ont finalement été reportées en décembre 2018.
Avec AFP

