Author: Don Kayembe

  • Communiqué de la CENCO

    Communiqué de la CENCO

    Des évêques membres de la CENCO lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 09/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo.

    -LA CENCO DENONCE LES ATTAQUES CONTRE L’EGLISE CATHOLIQUE ET SA HIERARCHIE 1. Le 31 décembre 2017, le Comité Laïc de Coordination (CLC), une association reconnue par l’autorité ecclésiale compétente dans l’Archidiocèse de Kinshasa, interpelé par les messages pastoraux de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), a organisé une marche pacifique et non violente pour réclamer la mise en œuvre effective, intégrale et de bonne foi de l’Accord politique global et inclusif du 31 décembre 2016.    
    2. Au lendemain de cette marche pacifique, suivie également dans certaines provinces, le Nonce Apostolique a publié un communiqué rappelant à l’opinion publique « le droit de chaque baptisé catholique de se constituer en association et de promouvoir des initiatives qui soient en harmonie avec la mission de l’Eglise. La promotion de la justice sociale et la défense des droits civils et politiques des citoyens font intégralement partie de la Doctrine sociale de l’Eglise »[1]
    La CENCO a également publié un communiqué pour manifester son indignation et condamner la répression violente et sanglante par les forces de l’ordre contre les manifestants, ainsi que pour exprimer sa compassion et sa proximité spirituelle à l’égard des victimes et de leurs proches (cf. Communiqué du 2 janvier 2018).         
    A son tour, Son Eminence Laurent Cardinal MONSENGWO, dans l’état d’âme d’un père face au mauvais traitement infligé à ses fils et à ses filles dont certains en sont morts, a, avec raison, élevé le ton pour fustiger les auteurs de ces actes insupportables. 
    3. Depuis lors, l’on assiste à une campagne d’intoxication, de désinformation voire de diffamation orchestrée même par des responsables des Institutions de la République contre l’Eglise catholique et sa hiérarchie. Le Peuple congolais en est témoin. C’est inacceptable ! Cette campagne de mépris vise particulièrement l’autorité de Son Eminence Laurent Cardinal MONSENGWO, considéré à tort comme instigateur des actions visant à déstabiliser les Institutions en place et à vouloir s’emparer du pouvoir. Nous exigeons des preuves à ces graves accusations portées contre sa personne.  
    4. La CENCO désapprouve la diabolisation volontairement distillée à l’endroit de Son Eminence le Cardinal, Archevêque de Kinshasa et Membre du Conseil des neuf Cardinaux choisis par le Pape François pour le gouvernement de l’Eglise universelle. Elle lui réaffirme son soutien total et sa proximité.     
    5. Aux prises de positions de la CENCO, certains opposent le principe de laïcité de l’Etat congolais, d’autres prônent la notion de neutralité de l’Eglise. Il convient de retenir que le caractère laïc de l’Etat congolais ne peut pas empêcher l’Eglise catholique d’accomplir sa mission, celle d’annoncer la Bonne Nouvelle du salut, d’être au service de la population congolaise en vue du respect des droits de l’homme et de la dignité humaine indispensables à son bien-être et à son développement intégral.      
    6. En effet, « l’Eglise qui, de par sa nature, a le droit d’intervenir dans les questions de foi et des mœurs, peut prendre position en matière politique »[2] en vue « d’exercer sa sollicitude et ses responsabilités à l’égard de l’homme qui lui a été confié par le Christ lui-même »[3]. Elle a le droit de « porter un jugement moral même en des matières qui touchent le domaine politique quand les droits fondamentaux de la personne ou le salut des âmes l’exigent »[4].         
    7. La CENCO en appelle au respect des droits aux manifestations pacifiques et à la liberté de culte garantie par la Constitution de la République (cf. Art. 26). Elle exige le respect et la considération dus aux autorités ecclésiastiques, en l’occurrence le Cardinal Archevêque de Kinshasa, le Nonce Apostolique en RD Congo et l’ensemble des Evêques. Il est juste et urgent que des sanctions exemplaires soient prises à l’encontre de ceux qui ont torturé, blessé et tué nos concitoyens ainsi que de ceux qui ont délibérément profané nos églises, lieux saints consacrés à la prière et à la rencontre avec Dieu.  
    8. La CENCO dénonce également toute tentative de division de l’Episcopat congolais orchestrée à des fins politiciennes. L’Episcopat congolais ne peut se diviser ni être dédoublé comme des partis politiques. Partageant les joies et les peines de leur peuple, les Evêques membres de la CENCO restent solidaires les uns des autres dans une communion effective et affective.      
    9. Nous demandons au Peuple congolais de ne pas se laisser influencer par cette campagne dont les auteurs ignorent superbement sa souffrance. Nous l’invitons à demeurer débout et vigilant, à prendre son destin en mains et à barrer pacifiquement la route à toute tentative de confiscation ou de prise de pouvoir par des voies non démocratiques et anticonstitutionnelles.        
    10. Que Dieu bénisse la RD Congo et son peuple. 
    Fait à Kinshasa, le 11 janvier 2018.         
    + Marcel UTEMBI TAPA Archevêque de KISANGANI – Président de la CENCO  
    + Fridolin AMBONGO BESUNGU Archevêque de MBANDAKA BIKORO – Vice-Président de la CENCO

  • RDC: le G7 veut «harmoniser» les points de vue au sein du Rassemblement

    RDC: le G7 veut «harmoniser» les points de vue au sein du Rassemblement

    -C’est un courrier qui n’aurait pas dû être publié et qui met en lumière les divergences qui existent au sein du Rassemblement de l’opposition en RDC. Une lettre signée du G7, le groupe des sept partis politiques qui soutiennent la candidature de Moise Katumbi à la présidentielle, adressée mardi au président du Rassemblement, Félix Tshisekedi, pour lui demander de convoquer une réunion afin d’harmoniser les points de vue au sein de la plateforme sur la stratégie à adopter pour obtenir le départ du président Kabila comme le souhaite l’opposition congolaise.

    De part et d’autre, on se dit « surpris » que ce courrier interne ait fuité pour se retrouver sur les réseaux sociaux et vienne rappeler les divergences qui existent au sein du Rassemblement. Des divergences qui ne sont pas nouvelles, mais que l’unité affichée au sein de l’opposition à l’occasion de la marche des laïcs catholiques avait fait passer en second plan.

    D’un côté, il y a Félix Tshisekedi, leader de l’UDPS, président du Rassemblement, ainsi que Martin Fayulu. Tous deux continuent de réclamer une « transition sans Kabila » estimant qu’il serait « absurde » de faire encore confiance à un président qui, selon eux, a déjà « trahi tous ses engagements ».

    De l’autre, la position du G7, plus proche de celle du Comité laïc et des chancelleries occidentales. Pour Pierre Lumbi, le président du G7, réclamer ainsi une « transition sans Kabila » est non seulement « peu réaliste », mais reviendrait à disqualifier l’accord de la Saint-Sylvestre.

    Le retour de Moïse Katumbi en toile de fond

    Or, toujours pour le G7, ce qu’il faudrait, c’est au contraire redoubler de pressions pour que cet accord soit appliqué. Non seulement parce qu’il prévoit le retour d’exil du candidat soutenu par le G7 pour la présidentielle Moïse Katumbi, mais surtout disent-ils, car il reste la seule feuille de route pouvant mener à des élections crédibles et donc in fine au départ du président Kabila.

    Autant de questions qui doivent être débattues vendredi au cours d’une réunion de toutes les composantes du Rassemblent. A noter aussi que le président du Rassemblement, Félix Tshisekedi, a également reçu ce mercredi le patron de l’UNC, l’opposant Vital Kamerhe.

  • Bruxelles revoit sa coopération avec Kinshasa jusqu’à “l’organisation d’élections crédibles”

    Bruxelles revoit sa coopération avec Kinshasa jusqu’à “l’organisation d’élections crédibles”

    -La Belgique a annoncé mercredi “une révision fondamentale” de sa coopération avec les autorités congolaises jusqu’à “l’organisation d’élections crédibles”, en condamnant de nouveau les violences du 31 décembre à Kinshasa.

    “Un nouveau programme bilatéral de coopération avec les autorités congolaises ne pourra être conclu qu’après l’organisation d’élections crédibles, sur base des principes de bonne gouvernance”, selon un communiqué du ministère belge des Affaires étrangères.

    “Concrètement il a été décidé de mettre fin à une série d’interventions qui devaient être mises en oeuvre directement par les autorités congolaises”, indique ce communiqué rendant compte d’une réunion de la commission des Relations extérieures de la Chambre.

    “Cela concerne des interventions pour un montant total de 25 millions d’euros”, ajoute le communiqué diffusé par l’ambassade de Belgique à Kinshasa.

    La Belgique affectera “les moyens libérés au profit de l’aide humanitaire et d’autres initiatives répondant aux besoins les plus pressants de la population”, poursuit le communiqué, qui parle de “davantage de coopération avec des organisations non gouvernementales”.

    “Enabel, la nouvelle agence belge de développement, recevra également la mission de soutenir des organisations de la société civile congolaise sur le plan des droits de l’homme et des libertés politiques”.

    Présents à la réunion, les ministres belges des Affaires étrangères, Didier Reynders, et de la Coopération, Alexander De Croo, “condamnent l’intervention des forces de l’ordre le 31 décembre et appellent à l’ouverture d’une enquête indépendante”.

    La dispersion de marches interdites par les autorités le 31 décembre à Kinshasa a fait au moins cinq morts, selon les Nations unies et le Vatican, aucun d’après les autorités.

    Les organisateurs, des laïcs proches de l’Eglise catholique, souhaitent que le président Joseph Kabila s’engage publiquement à ne pas rester au pouvoir.

    Son deuxième et dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016. Des élections sont prévues le 23 décembre 2018.

    Avec AFP

  • José Filomeno dos Santos, le fils de l’ex-président limogé du fonds d’investissement souverain en Angola

    José Filomeno dos Santos, le fils de l’ex-président limogé du fonds d’investissement souverain en Angola

    -Le président angolais Joao Lourenço a démis de ses fonctions le fils de l’ancien chef de l’Etat José Eduardo dos Santos qui était à la tête du fonds d’investissement souverain du pays, a annoncé mercredi soir la présidence.

    José Filomeno dos Santos a été remplacé par un ancien ministre des Finances, Carlos Alberto Lopes.

    Le fils de l’ex-président, surnommé “Zenu”, avait été mis en cause dans le scandale des “Paradise Papers”. Le fonds aurait versé des dizaines de millions de dollars à un homme d’affaires proche de “Zenu”, Jean-Claude Bastos de Morais, pour gérer cette entité.

    Comme de nombreuses puissances pétrolières, l’Angola a mis en place un fonds pour investir les revenus de l’or noir. Lancé en 2011, il était alors doté de 5 milliards de dollars.

    Depuis qu’il a pris ses fonctions en septembre, Joao Lourenço, dauphin désigné par José Eduardo dos Santos, a commencé à démanteler pièce par pièce l’empire politico-financier bâti par son prédécesseur, au pouvoir pendant trente-huit ans.

    Il a ainsi congédié plusieurs patrons des institutions ou secteurs les plus sensibles du pays (Banque centrale, pétrole, industrie du diamant, médias), tous des fidèles de l’ancien président.

    La fille dos Santos, Isabel, classée femme la plus riche d’Afrique par le magazine américain Forbes, a été évincée en novembre de la présidence de la compagnie pétrolière nationale Sonangol.

    Depuis, la Sonangol a indiqué enquêter sur des mouvements de fonds jugés suspects ordonnés par la femme d’affaires.

    Son époux, Sindika Dokolo, n’a pas échappé au grand ménage organisé par le président. La Société publique angolaise de commercialisation des diamants (Sodiam) s’est retirée du capital du bijoutier suisse de Grisogono, dont est actionnaire le mari d’Isabel dos Santos.

    José Eduardo dos Santos, qui est resté le patron du parti du Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA), a déploré en décembre des décisions à ses yeux trop “radicales”.

    Lundi, à l’occasion d’une conférence de presse pour ses 100 jours au pouvoir, Joao Lourenço lui a répondu en niant toute “tension” avec son prédécesseur.

    Lors de sa campagne, Joao Lourenço avait promis d’éradiquer la corruption et de relancer l’économie du pays, en panne depuis la chute des cours du pétrole, sa principale ressource, en 2014.

    Avec AFP

  • Lacroix, Delattre, Haley demandent une enquête après les violences du 31 décembre en RDC

    Lacroix, Delattre, Haley demandent une enquête après les violences du 31 décembre en RDC

    Les Chrétiens de la paroisse « Bienheureuse Anuarite» en pleine marche pacifique contre la balkanisation se dirigent vers la Cathédrale Notre Dame du Très Saint Rosaire pour assister à une messe en faveur de la paix dans l’est de la RDC. Radio Okapi/Ph. Aliana Alipanagama

    -Le secrétaire général adjoint pour les opérations de paix des Nations unies Jean-Pierre Lacroix a réclamé mardi à Kinshasa “des enquêtes” sur les auteurs des violences du 31 décembre commises par des forces de sécurité congolaises contre des civils.

    “Il est essentiel que les autorités nationales compétentes diligentent les enquêtes nécessaires pour établir les responsabilités et traduire en justice les auteurs présumés de violations des droits de l’homme”, a indiqué M. Lacroix devant le Conseil de sécurité.

    Il a aussi déploré “les entraves” au travail des Casques bleus ce jour-là par les forces de sécurité de la République démocratique du Congo.

    D’après l’ONU et la nonciature apostolique, au moins cinq personnes sont mortes dans la dispersion de marches organisées le 31 décembre à l’appel de laïcs proches de l’Eglise qui demandaient au président Joseph Kabila de déclarer publiquement qu’il quitterait le pouvoir et ne se représenterait pas.

    M. Kabila n’a pas organisé d’élections dans son pays alors que son second et dernier mandat a pris fin le 20 décembre, provoquant des manifestations étouffées dans le sang en septembre et décembre. Des élections pour organiser son départ et sa succession sont désormais prévues le 23 décembre 2018.

    Selon la nonciature, 134 paroisses ont été encerclées et cinq messes interrompues le 31 décembre.

    “La situation politique reste extrêmement fragile” et “la situation sécuritaire des plus préoccupantes”, a souligné M. Lacroix. “Le dialogue reste la seule voie” pour sortir le pays de la crise, a-t-il ajouté, mettant en garde contre tout nouveau retard du calendrier électoral.

    L’ambassadeur français à l’ONU François Delattre a “fermement condamné les violences” commises par les forces de sécurité et a appelé à “une application effective” du calendrier électoral.

    Sur la même ligne, son homologue ivoirien Bernard Tanoh-Boutchoue a appelé tous les acteurs en RDC à “la retenue” et à “éviter les manifestations violentes”.

    L’ambassadrice des Etats-Unis, Nikki Haley, a ajouté que M. Kabila devait “rendre ses forces de sécurité responsables, respecter les droits de l’homme de ses citoyens et respecter son engagement de démissionner” à la suite des élections de décembre.

    “Entendre des rapports de brutalité et de cruauté contre des civils innocents et des enfants dans les lieux les plus sacrés est vraiment horrifiant”, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

    Ignace Gata Mavita, ambassadeur onusien de la RDC, a dénoncé des manifestations le 31 décembre dont les organisateurs n’ont pas respecté les procédures prévues par la législation du pays.

    “S’agissant des éléments de forces de l’ordre qui se seraient introduits dans les églises, (…) une enquête a été ouverte et des sanctions” vont être envisagées “à l’endroit des coupables”, a-t-il précisé.

    Début janvier, le gouvernement avait “félicité les forces de police et de sécurité” qui avaient fait preuve “de rigueur, de fermeté et de conformité au droit international humanitaire dans la gestion” des marches du 31 décembre 2017.

    Avec AFP

  • “Il a perdu la raison”: Trump se lâche contre son ex-conseiller Bannon

    “Il a perdu la raison”: Trump se lâche contre son ex-conseiller Bannon

    -La charge est d’une violence inouïe: Donald Trump a accusé mercredi son ancien conseiller Steve Bannon d’avoir “perdu la raison”, marquant la rupture avec celui qui fut l’un des stratèges de sa victoire inattendue de 2016.

    Cette attaque fait suite à la diffusion d’extraits explosifs d’un livre à paraître, citant l’ex-conseiller selon lequel le fils du locataire de la Maison Blanche, Donald Trump Jr., a commis une “trahison” en rencontrant une avocate russe offrant des informations compromettantes sur Hillary Clinton.

    Steve Bannon n’a rien à voir avec moi ou ma présidence. Quand il a été limogé, il n’a pas seulement perdu son travail, il a perdu la raison”, a répliqué le 45e président des Etats-Unis.

    Selon les médias américains, un avocat de M. Trump, Charles Harder, a adressé une mise en demeure écrite à Steve Bannon, l’accusant d’avoir rompu un accord de confidentialité et d’avoir tenu des “propos diffamatoires à l’encontre de M. Trump et de membres de sa famille”.

    Le changement de ton est spectaculaire vis-à-vis d’un homme que Donald Trump qualifiait il y a moins de cinq mois d’”ami”, de “quelqu’un de bien” traité très injustement par la presse.

    Steve n’a eu qu’un rôle très limité dans notre victoire historique”, a estimé M. Trump mercredi, affirmant que ce dernier avait passé son temps à la Maison Blanche “à faire fuiter de fausses informations pour se rendre plus important qu’il n’était”.

    – Melania en larmes –

    Le livre de Michael Wolff, dont de longs extraits ont été publiés dans New York Magazine, raconte aussi combien le candidat républicain et son équipe rapprochée ont été surpris par la victoire, tant ils étaient convaincus qu’elle était hors de portée.

    Le soir du 8 novembre, quand les chiffres commencent à dessiner une surprise possible, Donald Trump Jr “a dit a un ami que son père (…) ressemblait à quelqu’un ayant vu un fantôme”, écrit Michael Wolff, qui dit s’être entretenu avec M. Trump et des dizaines de ses collaborateurs.

    “Melania (Trump) était en larmes – mais pas de joie”, ajoute-t-il.

    La porte-parole de la Première dame a vigoureusement contesté cette version, assurant que l’ancienne mannequin d’origine slovène avait toujours eu “confiance” dans la victoire et était “très heureuse” lorsque son mari l’a emporté face à Hillary Clinton.

    Au-delà de la nouvelle ligne de fracture qu’elle révèle, ce spectaculaire développement soulève d’épineuses questions politiques pour Donald Trump à l’approche des primaires républicaines en vue des élections de mi-mandat prévues en novembre.

    Depuis son départ de la Maison Blanche l’été dernier, Steve Bannon s’est auto-désigné sauveur du “Trumpisme” face à ce qu’il juge être un dévoiement par les républicains du sérail et les “élites” de Washington.

    L’entourage de M. Trump est au centre d’une enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller sur une possible collusion avec la Russie en vue d’influencer l’élection de novembre 2016.

    – ‘Affirmations trompeuses’ –

    L’ouvrage s’attarde aussi sur le désarroi des jours et de semaines qui suivent la victoire. Il évoque par exemple la volonté initiale de Donald Trump de nommer son jeune gendre, Jared Kushner, au poste extrêmement puissant de secrétaire général de la Maison Blanche.

    C’est finalement la très conservatrice polémiste Ann Coulter qui osera prendre le président à part pour lui expliquer qu’il peut pas embaucher “ses enfants”.

    Sous la plume de Michael Wolff, les premiers mois au pouvoir de Donald Trump furent marqués d’abord par une forme de “chaos” permanent.

    Il décrit un président fréquemment reclus dans sa chambre dès 18H30 avec un cheeseburger, les yeux rivés sur ses trois écrans de télévisions, multipliant les appels à un petit groupe d’amis sur lesquels il déverse “un flot de récriminations”, allant de la malhonnêteté des médias au manque de loyauté des membres de son équipe.

    La porte-parole de la présidence, Sarah Sanders, a dénoncé un livre “truffé d’affirmations fausses ou trompeuses” de la part d’individus qui n’ont ni accès à la Maison Blanche ni de véritable influence sur cette dernière.

    Elle a par ailleurs assuré que son auteur n’avait, au total, échangé que “5 à 7 minutes” avec le président américain.

    Le livre “Fire and Fury: Inside the Trump White House” (“Le feu et la colère, dans la Maison Blanche de Trump”), doit sortir le 9 janvier.

    Avec Le Vif

  • La Francophonie dénonce des “attaques inqualifiables” en RDC

    La Francophonie dénonce des “attaques inqualifiables” en RDC

    -La secrétaire générale de la Francophonie a dénoncé les “attaques inqualifiables et désolantes” contre des fidèles et des citoyens dimanche en République Démocratique du Congo, exhortant les autorités de ce pays à garantir le droit de manifester.

    “Mes pensées vont aux familles et aux proches endeuillés, aux blessés, aux personnes incarcérées. Les attaques lancées contre des fidèles rassemblés dans des lieux de culte” et contre “des citoyens (…) voulant que tout soit mis en oeuvre (…) pour préparer sereinement la tenue d’élections crédibles” en RDC “sont inqualifiables et désolantes”, a déclaré la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Michaëlle Jean, dans un communiqué.

    “Participer à une manifestation est un droit fondamental”, a-t-elle souligné.

    Rappelant “les règles de conduite auxquels les forces de maintien de l’ordre doivent se soumettre dans l’encadrement républicain des manifestations”, la secrétaire générale a également exhorté les acteurs politiques et de la société civile de RDC à “préserver le caractère pacifique de leurs revendications”.

    Huit personnes ont trouvé la mort dimanche en RDC et une centaine d’autres ont été arrêtées, en marge de manifestations – à l’appel de catholiques congolais et auxquelles s’étaient associées l’opposition et la société civile – contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, dont le mandat a pris fin en décembre 2016.

    Dans ce pays majoritairement chrétien, les forces de sécurité ont réprimé des messes dans des églises à coups de gaz lacrymogène, et empêché ces marches qui avaient été interdites par les autorités.

    Dans ses voeux aux Congolais, M. Kabila a assuré que la publication de l’échéancier qui prévoit la tenue de la présidentielle le 23 décembre 2018 “conduit de manière irréversible vers l’organisation des élections”. Mais les catholiques ont décidé de manifester car il y a un an un accord était signé, sous l’égide des évêques, prévoyant des élections fin 2017 pour organiser le départ de M. Kabila.

     

    “Rien ne saurait entamer la volonté et les efforts vers une sortie de crise en République démocratique du Congo”, affirme lundi la secrétaire générale de la Francophonie, rappelant la “détermination” de son organisation à oeuvrer pour des “élections libres, transparentes et crédibles en RDC”.

    L’Organisation Internationale de la Francophonie, basée à Paris, compte 58 Etats et gouvernements membres (dont la RDC), et 26 pays observateurs. L’OIF a notamment pour objectif de “promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l’homme”.

    Avec AFP

  • La RDC réprime par la force des marches anti-Kabila

    La RDC réprime par la force des marches anti-Kabila

    -Les forces de sécurité de République démocratique du Congo (RDC) ont réprimé dimanche des messes dans des églises à coups de gaz lacrymogène, et empêché des marches après l’appel des catholiques à manifester contre le maintien du président Joseph Kabila.

    A 13h00 (locales et GMT) toutes les marches et rassemblements dans les églises avaient été dispersés, a constaté un journaliste de l’AFP.

    Coupure internet, déploiement sécuritaire, barrages policiers: les autorites congolaises ont sorti l’artillerie lourde pour étouffer les “marches pacifiques” des catholiques contre le chef de l’Etat, malgré l’appel des Nations unies et des chancelleries au respect du droit à manifester.

    Ces “marches pacifiques” sont organisées par les catholiques congolais, un an jour pour jour après la signature sous l’égide des évêques d’un accord prévoyant des élections fin 2017 pour organiser le départ du président Joseph Kabila.

    A Kananga, au KasaÏ, dans le centre du pays, un homme a été tué par balles par des militaires qui ont ouvert le feu sur des chrétiens catholiques en marge d’une marche anti-Kabila dont le mandat a expiré depuis décembre 2016.

    A Kinshasa, au moins une quinzaine de personnes ont été blessées, selon un décompte d’une équipe de l’AFP qui s’est rendue dans plusieurs paroisses.

    Trois personnes ont été blessées par balles à la paroisse Don Bosco dans la commune de Massina, selon cette source.

    Une dizaine d’autres personnes ont été blessés à la paroisse Saint-Joseph dans la commune populaire de Matonge. A la paroisse Saint-Dominique, un vicaire et une fidèle ont également été touchés, au visage et à au front.

    La police a interpellé douze enfants de chœur catholiques à la sortie d’une paroisse du centre-ville.

    -Kinshasa quadrillée –

    Alors que Kinshasa était quadrillée par les forces de sécurité, la police menait des opérations dans plusieurs paroisses, selon des témoignages recueillis par l’AFP.

    Des militaires de la “garde républicaine procèdent à un contrôle systématique des chrétiens à la paroisse Saint Luc”, a déclaré à l’AFP, un habitant, Giscard, à la sortie d’une messe.

    “Les gens sont placés en file indienne, les mains en l’air, ils sont fouillés avant de sortir de l’enceinte de la paroisse” par cette unité chargée de la protection du président Kabila. “Une fois dans la rue, ils sont soumis à un deuxième contrôle fait par la police”, a-t-il ajouté.

    Toute l’opposition et la société civile qui réclament le départ du président Kabila (46 ans) dès ce 31 décembre 2017 s’est jointe à l’appel à cette marche à hauts risques, interdite par les autorités comme les précédentes manifestations organisées en RDCongo.

    Dans un pays majoritairement catholique où les habitants survivent avec moins de un dollar par jour, c’est en pleine prière au coeur des églises que les forces de sécurité ont fait irruption.

    “Alors que nous étions en train de prier, les militaires et les policiers sont entrés dans l’enceinte de l’église et ont tiré des gaz lacrymogènes dans l’église” où se déroulait la messe, a déclaré à l’AFP un chrétien de la paroisse Saint-Michel, dans la commune de Bandalungwa, dans le centre de Kinshasa.

    “Des gens sont tombés, les secouristes étaient en train de réanimer des vielles dames, mais le prêtre n’a pas arrêté de dire la messe, elle s’est poursuivi avec les chrétiens qui n’ont pas fui”, a affirmé Chantal, une autre paroissienne.

    A la cathédrale Notre-Dame du Congo, à Lingwala, quartier populaire du nord de Kinshasa, les forces de sécurité ont également tiré des gaz lacrymogènes à l’arrivée du leader de l’opposition Félix Tshisekedi, selon des journalistes de l’AFP.

    Des militaires sont ensuite entrés dans l’enceinte de la principale église de Kinshasa, demandant aux gens d’évacuer les lieux.

    A Kinshasa, les catholiques du “comité laïc de coordination” ont invité les fidèles à marcher, bibles, chapelets et crucifix à la main, après la messe de ce dimanche matin.

    Ils demandent au président Joseph Kabila de déclarer publiquement qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession.

    Ils souhaitent aussi un “calendrier électoral consensuel” à la place de l’actuel, qui prévoit des élections le 23 décembre 2018 pour remplacer le président Kabila, dont le dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016.

    – Internet coupé –

    Les autorités congolaises ont coupé l’internet “pour des raisons de sécurité d’État” avant cette marche, a constaté dimanche l’AFP.

    Au cours de la nuit, l’armée et la police se sont déployées massivement devant les paroisses de Kinshasa, la capitale aux quelque 10 millions d’habitants. L’armée et la police contrôlaient et fouillaient les véhicules.

    De son côté, Kinshasa a affirmé avoir été informé d’une “distribution d’armes” destinée à déstabiliser le régime.

    Le président Kabila ne s’est pas exprimé.

    Devant l’église Saint-Michel dans le quartier populaire de Bengalou, une équipe de l’AFP a été menacée par un officier congolais.

    “Si vous ne videz pas les lieux, j’ordonne qu’on tire sur vous” , a lancé cet officier. “Moi je ne suis pas de la police, c’est l’armée. Presse ou pas, personne n’entrera. En plus vous êtes avec un Blanc, une race qui nous crée des problèmes. Si vous résistez, on va tirer”, a-t-il ajouté.

    La correspondante de la radio française RFI a été brièvement interpellée, a constaté l’AFP.

    La très puissante conférence épiscopale (Cenco) tout comme le représentant du Vatican en RDC n’ont pas soutenu officiellement ces marches mais ne les ont pas rejetées non plus.

    Avec AFP

  • 2 morts devant une église à Kinshasa

    2 morts devant une église à Kinshasa

    -Deux personnes ont été tués et douze enfants de chœur catholiques ont été interpellés dimanche à Kinshasa à la sortie d’une paroisse du centre de Kinshasa, alors qu’ils étaient à la tête d’une “marche pacifique” contre le maintien du président Joseph Kabila.

    Deux hommes ont été tués par balle devant l’église Sainte Alphonse à Matete à Kinshasa pendant que forces de sécurité dispersaient les manifestants pacifiques, exigeant départ de Kabila selon Ida Sawyer, directrice de Human Rights Watch en Afrique centrale.

    Vêtus de leur tenue liturgique, les douze garçons ont été embarqués dans un véhicule de police. L’un d’entre-eux portait un grand crucifix, selon cette source.

    Après avoir dispersé des messes anti-Kabila à coup de gaz lacrymogènes dans des églises à Kinshasa, les forces de police congolaises menaient dimanche des opérations musclées dans ces lieux de culte, déterminées à empêcher toute marche contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.

    Au moins une dizaine de personnes ont été blessées, selon un décompte de l’AFP. C’est le cas du père Jean Kongolo, vicaire de la paroisse saint-Dominique de Limete (centre) qui a été blessé au visage. Une autre femme d’une soixantaine d’années a également été blessée à la tête et présentait une entaille sur le front, selon la même source.

    Alors que la capitale congolaise était quadrillée par les forces de sécurité, la police a également interpellé douze enfants de chœur catholiques à la sortie d’une paroisse du centre de Kinshasa, alors qu’ils étaient à la tête d’une “marche pacifique” anti-Kabila, a constaté l’AFP.

    Les autres manifestant qui étaient avec eux sont retournés ensuite dans l’enceinte de la paroisse, entonnant des chants à la Vierge Marie pour “faire partir Kabila”.

    Dans plusieurs paroisses, des opérations de police étaient en cours, selon des témoignages recueillis par l’AFP, étouffant ainsi toute tentative de manifestation.

    Des militaires de la “garde républicaine procèdent à un contrôle systématique des chrétiens à la paroisse Saint Luc”, a déclaré à l’AFP Giscard, à la sortie d’une messe.

    “Les gens sont placés en file indienne, les mains en l’air, ils sont fouillés avant de sortir de l’enceinte de la paroisse” par cette unité chargée de la protection du président de la République démocratique du Congo. “Une fois dans la rue, ils sont soumis à un deuxième contrôle fait par la police”, a-t-il ajouté.

    A Kinshasa, les catholiques du “comité laïc de coordination” ont invité les fidèles à marcher, bibles, chapelets et crucifix à la main, après la messe de ce dimanche matin.

    Ils demandent au président Joseph Kabila de déclarer publiquement qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession. Ils souhaitent aussi un “calendrier électoral consensuel” à la place de l’actuel, qui prévoit des élections le 23 décembre 2018 pour remplacer le président Kabila, dont le dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016.

    De son côté, Kinshasa a affirmé avoir été informé d’une “distribution d’armes” destinée à déstabiliser le régime et “créer une situation insurrectionnelle”.

    Devant l’église Saint-Michel dans le quartier populaire de Bandalungwa, une équipe de l’AFP a été menacée par un officier congolais.

    “Si vous ne videz pas les lieux, j’ordonne qu’on tire sur vous”, a lancé cet officier. “Moi je ne suis pas de la police, c’est l’armée. Presse ou pas, personne n’entrera. En plus vous êtes avec un Blanc, une race qui nous crée des problèmes. Si vous résistez, on va tirer”, a-t-il ajouté.

    L’Église catholique a joué un rôle majeur dans l’ouverture démocratique pendant les dernières années de la dictature de Mobutu, renversé en 1997 par Laurent-Désiré Kabila, père de l’actuel président.

    Elle jouit d’une audience sur les questions politiques qui dépasse largement le cercle de ses fidèles (environ 40% des quelque 70 millions de Congolais).

    Avec AFP

  • Une résidence de Kabila incendiée dans l’est et un policier tué

    Une résidence de Kabila incendiée dans l’est et un policier tué

    -Une résidence du président Joseph Kabila a été incendiée par des miliciens présumés, dans la nuit de dimanche à lundi causant la mort d’un policier dans l’est de la RDC, selon des témoins.

    “La résidence du chef de l’État à Musienene a été la cible d’une attaque depuis 3 heures (1 heure GMT) puis incendiée par des Maï-Maï”, a déclaré à l’AFP un responsable militaire sous couvert de l’anonymat. Le chef de la police responsable de la garde de la résidence est mort calciné dans l’incendie.

    “Les assaillants ont tout pillé avant de mettre le feu à la maison et à quelques véhicules” qui s’y trouvaient, a indiqué l’officier.

     “Nous avons vu des flammes consumer la résidence du président de la République à notre réveil”, a déclaré Pascal Mukondi, un habitant de Musienene. Un autre habitant a déclaré “redouter des représailles” de l’armée.

    Musienene est une localité située à 17 km de la ville de Butembo, voisine de Beni (nord-Kivu), où la population manifeste régulièrement contre l’insécurité et le maintien au pouvoir du président Kabila après l’expiration de son mandat le 20 décembre 2016.

    L’opposition congolaise appelle à “une transition sans Kabila” après le 31 décembre 2017, estimant qu’il n’a aucune volonté d’organiser la présidentielle qui permettra d’élire son successeur.

    Plusieurs groupes armés locaux et étrangers opèrent dans cette zone du Nord-Kivu. Début décembre, 14 Casques bleus tanzaniens ont été tués lors d’une attaque attribuée aux rebelles ADF-Nalu, originaires de l’Ouganda.

    Avec AFP