Author: Don Kayembe

  • Lacroix, Delattre, Haley demandent une enquête après les violences du 31 décembre en RDC

    Lacroix, Delattre, Haley demandent une enquête après les violences du 31 décembre en RDC

    Les Chrétiens de la paroisse « Bienheureuse Anuarite» en pleine marche pacifique contre la balkanisation se dirigent vers la Cathédrale Notre Dame du Très Saint Rosaire pour assister à une messe en faveur de la paix dans l’est de la RDC. Radio Okapi/Ph. Aliana Alipanagama

    -Le secrétaire général adjoint pour les opérations de paix des Nations unies Jean-Pierre Lacroix a réclamé mardi à Kinshasa “des enquêtes” sur les auteurs des violences du 31 décembre commises par des forces de sécurité congolaises contre des civils.

    “Il est essentiel que les autorités nationales compétentes diligentent les enquêtes nécessaires pour établir les responsabilités et traduire en justice les auteurs présumés de violations des droits de l’homme”, a indiqué M. Lacroix devant le Conseil de sécurité.

    Il a aussi déploré “les entraves” au travail des Casques bleus ce jour-là par les forces de sécurité de la République démocratique du Congo.

    D’après l’ONU et la nonciature apostolique, au moins cinq personnes sont mortes dans la dispersion de marches organisées le 31 décembre à l’appel de laïcs proches de l’Eglise qui demandaient au président Joseph Kabila de déclarer publiquement qu’il quitterait le pouvoir et ne se représenterait pas.

    M. Kabila n’a pas organisé d’élections dans son pays alors que son second et dernier mandat a pris fin le 20 décembre, provoquant des manifestations étouffées dans le sang en septembre et décembre. Des élections pour organiser son départ et sa succession sont désormais prévues le 23 décembre 2018.

    Selon la nonciature, 134 paroisses ont été encerclées et cinq messes interrompues le 31 décembre.

    “La situation politique reste extrêmement fragile” et “la situation sécuritaire des plus préoccupantes”, a souligné M. Lacroix. “Le dialogue reste la seule voie” pour sortir le pays de la crise, a-t-il ajouté, mettant en garde contre tout nouveau retard du calendrier électoral.

    L’ambassadeur français à l’ONU François Delattre a “fermement condamné les violences” commises par les forces de sécurité et a appelé à “une application effective” du calendrier électoral.

    Sur la même ligne, son homologue ivoirien Bernard Tanoh-Boutchoue a appelé tous les acteurs en RDC à “la retenue” et à “éviter les manifestations violentes”.

    L’ambassadrice des Etats-Unis, Nikki Haley, a ajouté que M. Kabila devait “rendre ses forces de sécurité responsables, respecter les droits de l’homme de ses citoyens et respecter son engagement de démissionner” à la suite des élections de décembre.

    “Entendre des rapports de brutalité et de cruauté contre des civils innocents et des enfants dans les lieux les plus sacrés est vraiment horrifiant”, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

    Ignace Gata Mavita, ambassadeur onusien de la RDC, a dénoncé des manifestations le 31 décembre dont les organisateurs n’ont pas respecté les procédures prévues par la législation du pays.

    “S’agissant des éléments de forces de l’ordre qui se seraient introduits dans les églises, (…) une enquête a été ouverte et des sanctions” vont être envisagées “à l’endroit des coupables”, a-t-il précisé.

    Début janvier, le gouvernement avait “félicité les forces de police et de sécurité” qui avaient fait preuve “de rigueur, de fermeté et de conformité au droit international humanitaire dans la gestion” des marches du 31 décembre 2017.

    Avec AFP

  • “Il a perdu la raison”: Trump se lâche contre son ex-conseiller Bannon

    “Il a perdu la raison”: Trump se lâche contre son ex-conseiller Bannon

    -La charge est d’une violence inouïe: Donald Trump a accusé mercredi son ancien conseiller Steve Bannon d’avoir “perdu la raison”, marquant la rupture avec celui qui fut l’un des stratèges de sa victoire inattendue de 2016.

    Cette attaque fait suite à la diffusion d’extraits explosifs d’un livre à paraître, citant l’ex-conseiller selon lequel le fils du locataire de la Maison Blanche, Donald Trump Jr., a commis une “trahison” en rencontrant une avocate russe offrant des informations compromettantes sur Hillary Clinton.

    Steve Bannon n’a rien à voir avec moi ou ma présidence. Quand il a été limogé, il n’a pas seulement perdu son travail, il a perdu la raison”, a répliqué le 45e président des Etats-Unis.

    Selon les médias américains, un avocat de M. Trump, Charles Harder, a adressé une mise en demeure écrite à Steve Bannon, l’accusant d’avoir rompu un accord de confidentialité et d’avoir tenu des “propos diffamatoires à l’encontre de M. Trump et de membres de sa famille”.

    Le changement de ton est spectaculaire vis-à-vis d’un homme que Donald Trump qualifiait il y a moins de cinq mois d’”ami”, de “quelqu’un de bien” traité très injustement par la presse.

    Steve n’a eu qu’un rôle très limité dans notre victoire historique”, a estimé M. Trump mercredi, affirmant que ce dernier avait passé son temps à la Maison Blanche “à faire fuiter de fausses informations pour se rendre plus important qu’il n’était”.

    – Melania en larmes –

    Le livre de Michael Wolff, dont de longs extraits ont été publiés dans New York Magazine, raconte aussi combien le candidat républicain et son équipe rapprochée ont été surpris par la victoire, tant ils étaient convaincus qu’elle était hors de portée.

    Le soir du 8 novembre, quand les chiffres commencent à dessiner une surprise possible, Donald Trump Jr “a dit a un ami que son père (…) ressemblait à quelqu’un ayant vu un fantôme”, écrit Michael Wolff, qui dit s’être entretenu avec M. Trump et des dizaines de ses collaborateurs.

    “Melania (Trump) était en larmes – mais pas de joie”, ajoute-t-il.

    La porte-parole de la Première dame a vigoureusement contesté cette version, assurant que l’ancienne mannequin d’origine slovène avait toujours eu “confiance” dans la victoire et était “très heureuse” lorsque son mari l’a emporté face à Hillary Clinton.

    Au-delà de la nouvelle ligne de fracture qu’elle révèle, ce spectaculaire développement soulève d’épineuses questions politiques pour Donald Trump à l’approche des primaires républicaines en vue des élections de mi-mandat prévues en novembre.

    Depuis son départ de la Maison Blanche l’été dernier, Steve Bannon s’est auto-désigné sauveur du “Trumpisme” face à ce qu’il juge être un dévoiement par les républicains du sérail et les “élites” de Washington.

    L’entourage de M. Trump est au centre d’une enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller sur une possible collusion avec la Russie en vue d’influencer l’élection de novembre 2016.

    – ‘Affirmations trompeuses’ –

    L’ouvrage s’attarde aussi sur le désarroi des jours et de semaines qui suivent la victoire. Il évoque par exemple la volonté initiale de Donald Trump de nommer son jeune gendre, Jared Kushner, au poste extrêmement puissant de secrétaire général de la Maison Blanche.

    C’est finalement la très conservatrice polémiste Ann Coulter qui osera prendre le président à part pour lui expliquer qu’il peut pas embaucher “ses enfants”.

    Sous la plume de Michael Wolff, les premiers mois au pouvoir de Donald Trump furent marqués d’abord par une forme de “chaos” permanent.

    Il décrit un président fréquemment reclus dans sa chambre dès 18H30 avec un cheeseburger, les yeux rivés sur ses trois écrans de télévisions, multipliant les appels à un petit groupe d’amis sur lesquels il déverse “un flot de récriminations”, allant de la malhonnêteté des médias au manque de loyauté des membres de son équipe.

    La porte-parole de la présidence, Sarah Sanders, a dénoncé un livre “truffé d’affirmations fausses ou trompeuses” de la part d’individus qui n’ont ni accès à la Maison Blanche ni de véritable influence sur cette dernière.

    Elle a par ailleurs assuré que son auteur n’avait, au total, échangé que “5 à 7 minutes” avec le président américain.

    Le livre “Fire and Fury: Inside the Trump White House” (“Le feu et la colère, dans la Maison Blanche de Trump”), doit sortir le 9 janvier.

    Avec Le Vif

  • La Francophonie dénonce des “attaques inqualifiables” en RDC

    La Francophonie dénonce des “attaques inqualifiables” en RDC

    -La secrétaire générale de la Francophonie a dénoncé les “attaques inqualifiables et désolantes” contre des fidèles et des citoyens dimanche en République Démocratique du Congo, exhortant les autorités de ce pays à garantir le droit de manifester.

    “Mes pensées vont aux familles et aux proches endeuillés, aux blessés, aux personnes incarcérées. Les attaques lancées contre des fidèles rassemblés dans des lieux de culte” et contre “des citoyens (…) voulant que tout soit mis en oeuvre (…) pour préparer sereinement la tenue d’élections crédibles” en RDC “sont inqualifiables et désolantes”, a déclaré la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Michaëlle Jean, dans un communiqué.

    “Participer à une manifestation est un droit fondamental”, a-t-elle souligné.

    Rappelant “les règles de conduite auxquels les forces de maintien de l’ordre doivent se soumettre dans l’encadrement républicain des manifestations”, la secrétaire générale a également exhorté les acteurs politiques et de la société civile de RDC à “préserver le caractère pacifique de leurs revendications”.

    Huit personnes ont trouvé la mort dimanche en RDC et une centaine d’autres ont été arrêtées, en marge de manifestations – à l’appel de catholiques congolais et auxquelles s’étaient associées l’opposition et la société civile – contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, dont le mandat a pris fin en décembre 2016.

    Dans ce pays majoritairement chrétien, les forces de sécurité ont réprimé des messes dans des églises à coups de gaz lacrymogène, et empêché ces marches qui avaient été interdites par les autorités.

    Dans ses voeux aux Congolais, M. Kabila a assuré que la publication de l’échéancier qui prévoit la tenue de la présidentielle le 23 décembre 2018 “conduit de manière irréversible vers l’organisation des élections”. Mais les catholiques ont décidé de manifester car il y a un an un accord était signé, sous l’égide des évêques, prévoyant des élections fin 2017 pour organiser le départ de M. Kabila.

     

    “Rien ne saurait entamer la volonté et les efforts vers une sortie de crise en République démocratique du Congo”, affirme lundi la secrétaire générale de la Francophonie, rappelant la “détermination” de son organisation à oeuvrer pour des “élections libres, transparentes et crédibles en RDC”.

    L’Organisation Internationale de la Francophonie, basée à Paris, compte 58 Etats et gouvernements membres (dont la RDC), et 26 pays observateurs. L’OIF a notamment pour objectif de “promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l’homme”.

    Avec AFP

  • La RDC réprime par la force des marches anti-Kabila

    La RDC réprime par la force des marches anti-Kabila

    -Les forces de sécurité de République démocratique du Congo (RDC) ont réprimé dimanche des messes dans des églises à coups de gaz lacrymogène, et empêché des marches après l’appel des catholiques à manifester contre le maintien du président Joseph Kabila.

    A 13h00 (locales et GMT) toutes les marches et rassemblements dans les églises avaient été dispersés, a constaté un journaliste de l’AFP.

    Coupure internet, déploiement sécuritaire, barrages policiers: les autorites congolaises ont sorti l’artillerie lourde pour étouffer les “marches pacifiques” des catholiques contre le chef de l’Etat, malgré l’appel des Nations unies et des chancelleries au respect du droit à manifester.

    Ces “marches pacifiques” sont organisées par les catholiques congolais, un an jour pour jour après la signature sous l’égide des évêques d’un accord prévoyant des élections fin 2017 pour organiser le départ du président Joseph Kabila.

    A Kananga, au KasaÏ, dans le centre du pays, un homme a été tué par balles par des militaires qui ont ouvert le feu sur des chrétiens catholiques en marge d’une marche anti-Kabila dont le mandat a expiré depuis décembre 2016.

    A Kinshasa, au moins une quinzaine de personnes ont été blessées, selon un décompte d’une équipe de l’AFP qui s’est rendue dans plusieurs paroisses.

    Trois personnes ont été blessées par balles à la paroisse Don Bosco dans la commune de Massina, selon cette source.

    Une dizaine d’autres personnes ont été blessés à la paroisse Saint-Joseph dans la commune populaire de Matonge. A la paroisse Saint-Dominique, un vicaire et une fidèle ont également été touchés, au visage et à au front.

    La police a interpellé douze enfants de chœur catholiques à la sortie d’une paroisse du centre-ville.

    -Kinshasa quadrillée –

    Alors que Kinshasa était quadrillée par les forces de sécurité, la police menait des opérations dans plusieurs paroisses, selon des témoignages recueillis par l’AFP.

    Des militaires de la “garde républicaine procèdent à un contrôle systématique des chrétiens à la paroisse Saint Luc”, a déclaré à l’AFP, un habitant, Giscard, à la sortie d’une messe.

    “Les gens sont placés en file indienne, les mains en l’air, ils sont fouillés avant de sortir de l’enceinte de la paroisse” par cette unité chargée de la protection du président Kabila. “Une fois dans la rue, ils sont soumis à un deuxième contrôle fait par la police”, a-t-il ajouté.

    Toute l’opposition et la société civile qui réclament le départ du président Kabila (46 ans) dès ce 31 décembre 2017 s’est jointe à l’appel à cette marche à hauts risques, interdite par les autorités comme les précédentes manifestations organisées en RDCongo.

    Dans un pays majoritairement catholique où les habitants survivent avec moins de un dollar par jour, c’est en pleine prière au coeur des églises que les forces de sécurité ont fait irruption.

    “Alors que nous étions en train de prier, les militaires et les policiers sont entrés dans l’enceinte de l’église et ont tiré des gaz lacrymogènes dans l’église” où se déroulait la messe, a déclaré à l’AFP un chrétien de la paroisse Saint-Michel, dans la commune de Bandalungwa, dans le centre de Kinshasa.

    “Des gens sont tombés, les secouristes étaient en train de réanimer des vielles dames, mais le prêtre n’a pas arrêté de dire la messe, elle s’est poursuivi avec les chrétiens qui n’ont pas fui”, a affirmé Chantal, une autre paroissienne.

    A la cathédrale Notre-Dame du Congo, à Lingwala, quartier populaire du nord de Kinshasa, les forces de sécurité ont également tiré des gaz lacrymogènes à l’arrivée du leader de l’opposition Félix Tshisekedi, selon des journalistes de l’AFP.

    Des militaires sont ensuite entrés dans l’enceinte de la principale église de Kinshasa, demandant aux gens d’évacuer les lieux.

    A Kinshasa, les catholiques du “comité laïc de coordination” ont invité les fidèles à marcher, bibles, chapelets et crucifix à la main, après la messe de ce dimanche matin.

    Ils demandent au président Joseph Kabila de déclarer publiquement qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession.

    Ils souhaitent aussi un “calendrier électoral consensuel” à la place de l’actuel, qui prévoit des élections le 23 décembre 2018 pour remplacer le président Kabila, dont le dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016.

    – Internet coupé –

    Les autorités congolaises ont coupé l’internet “pour des raisons de sécurité d’État” avant cette marche, a constaté dimanche l’AFP.

    Au cours de la nuit, l’armée et la police se sont déployées massivement devant les paroisses de Kinshasa, la capitale aux quelque 10 millions d’habitants. L’armée et la police contrôlaient et fouillaient les véhicules.

    De son côté, Kinshasa a affirmé avoir été informé d’une “distribution d’armes” destinée à déstabiliser le régime.

    Le président Kabila ne s’est pas exprimé.

    Devant l’église Saint-Michel dans le quartier populaire de Bengalou, une équipe de l’AFP a été menacée par un officier congolais.

    “Si vous ne videz pas les lieux, j’ordonne qu’on tire sur vous” , a lancé cet officier. “Moi je ne suis pas de la police, c’est l’armée. Presse ou pas, personne n’entrera. En plus vous êtes avec un Blanc, une race qui nous crée des problèmes. Si vous résistez, on va tirer”, a-t-il ajouté.

    La correspondante de la radio française RFI a été brièvement interpellée, a constaté l’AFP.

    La très puissante conférence épiscopale (Cenco) tout comme le représentant du Vatican en RDC n’ont pas soutenu officiellement ces marches mais ne les ont pas rejetées non plus.

    Avec AFP

  • 2 morts devant une église à Kinshasa

    2 morts devant une église à Kinshasa

    -Deux personnes ont été tués et douze enfants de chœur catholiques ont été interpellés dimanche à Kinshasa à la sortie d’une paroisse du centre de Kinshasa, alors qu’ils étaient à la tête d’une “marche pacifique” contre le maintien du président Joseph Kabila.

    Deux hommes ont été tués par balle devant l’église Sainte Alphonse à Matete à Kinshasa pendant que forces de sécurité dispersaient les manifestants pacifiques, exigeant départ de Kabila selon Ida Sawyer, directrice de Human Rights Watch en Afrique centrale.

    Vêtus de leur tenue liturgique, les douze garçons ont été embarqués dans un véhicule de police. L’un d’entre-eux portait un grand crucifix, selon cette source.

    Après avoir dispersé des messes anti-Kabila à coup de gaz lacrymogènes dans des églises à Kinshasa, les forces de police congolaises menaient dimanche des opérations musclées dans ces lieux de culte, déterminées à empêcher toute marche contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.

    Au moins une dizaine de personnes ont été blessées, selon un décompte de l’AFP. C’est le cas du père Jean Kongolo, vicaire de la paroisse saint-Dominique de Limete (centre) qui a été blessé au visage. Une autre femme d’une soixantaine d’années a également été blessée à la tête et présentait une entaille sur le front, selon la même source.

    Alors que la capitale congolaise était quadrillée par les forces de sécurité, la police a également interpellé douze enfants de chœur catholiques à la sortie d’une paroisse du centre de Kinshasa, alors qu’ils étaient à la tête d’une “marche pacifique” anti-Kabila, a constaté l’AFP.

    Les autres manifestant qui étaient avec eux sont retournés ensuite dans l’enceinte de la paroisse, entonnant des chants à la Vierge Marie pour “faire partir Kabila”.

    Dans plusieurs paroisses, des opérations de police étaient en cours, selon des témoignages recueillis par l’AFP, étouffant ainsi toute tentative de manifestation.

    Des militaires de la “garde républicaine procèdent à un contrôle systématique des chrétiens à la paroisse Saint Luc”, a déclaré à l’AFP Giscard, à la sortie d’une messe.

    “Les gens sont placés en file indienne, les mains en l’air, ils sont fouillés avant de sortir de l’enceinte de la paroisse” par cette unité chargée de la protection du président de la République démocratique du Congo. “Une fois dans la rue, ils sont soumis à un deuxième contrôle fait par la police”, a-t-il ajouté.

    A Kinshasa, les catholiques du “comité laïc de coordination” ont invité les fidèles à marcher, bibles, chapelets et crucifix à la main, après la messe de ce dimanche matin.

    Ils demandent au président Joseph Kabila de déclarer publiquement qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession. Ils souhaitent aussi un “calendrier électoral consensuel” à la place de l’actuel, qui prévoit des élections le 23 décembre 2018 pour remplacer le président Kabila, dont le dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016.

    De son côté, Kinshasa a affirmé avoir été informé d’une “distribution d’armes” destinée à déstabiliser le régime et “créer une situation insurrectionnelle”.

    Devant l’église Saint-Michel dans le quartier populaire de Bandalungwa, une équipe de l’AFP a été menacée par un officier congolais.

    “Si vous ne videz pas les lieux, j’ordonne qu’on tire sur vous”, a lancé cet officier. “Moi je ne suis pas de la police, c’est l’armée. Presse ou pas, personne n’entrera. En plus vous êtes avec un Blanc, une race qui nous crée des problèmes. Si vous résistez, on va tirer”, a-t-il ajouté.

    L’Église catholique a joué un rôle majeur dans l’ouverture démocratique pendant les dernières années de la dictature de Mobutu, renversé en 1997 par Laurent-Désiré Kabila, père de l’actuel président.

    Elle jouit d’une audience sur les questions politiques qui dépasse largement le cercle de ses fidèles (environ 40% des quelque 70 millions de Congolais).

    Avec AFP

  • Une résidence de Kabila incendiée dans l’est et un policier tué

    Une résidence de Kabila incendiée dans l’est et un policier tué

    -Une résidence du président Joseph Kabila a été incendiée par des miliciens présumés, dans la nuit de dimanche à lundi causant la mort d’un policier dans l’est de la RDC, selon des témoins.

    “La résidence du chef de l’État à Musienene a été la cible d’une attaque depuis 3 heures (1 heure GMT) puis incendiée par des Maï-Maï”, a déclaré à l’AFP un responsable militaire sous couvert de l’anonymat. Le chef de la police responsable de la garde de la résidence est mort calciné dans l’incendie.

    “Les assaillants ont tout pillé avant de mettre le feu à la maison et à quelques véhicules” qui s’y trouvaient, a indiqué l’officier.

     “Nous avons vu des flammes consumer la résidence du président de la République à notre réveil”, a déclaré Pascal Mukondi, un habitant de Musienene. Un autre habitant a déclaré “redouter des représailles” de l’armée.

    Musienene est une localité située à 17 km de la ville de Butembo, voisine de Beni (nord-Kivu), où la population manifeste régulièrement contre l’insécurité et le maintien au pouvoir du président Kabila après l’expiration de son mandat le 20 décembre 2016.

    L’opposition congolaise appelle à “une transition sans Kabila” après le 31 décembre 2017, estimant qu’il n’a aucune volonté d’organiser la présidentielle qui permettra d’élire son successeur.

    Plusieurs groupes armés locaux et étrangers opèrent dans cette zone du Nord-Kivu. Début décembre, 14 Casques bleus tanzaniens ont été tués lors d’une attaque attribuée aux rebelles ADF-Nalu, originaires de l’Ouganda.

    Avec AFP

  • Donald Trump promulgue la baisse des impôts adoptée par le Congrès

    Donald Trump promulgue la baisse des impôts adoptée par le Congrès

    -Le président américain a signé vendredi dans le Bureau ovale la loi sur la réforme fiscale, la promulguant ainsi le texte adopté la veille par les deux chambres du parlement des Etats-Unis réunies.

    Donald Trump a signé la loi dans le Bureau ovale, devant les photographes, avant de partir en vacances dans son club privé de Mar-a-Lago, en Floride.

    “Nous voulions attendre jusqu’au 7 ou 8 janvier pour une cérémonie formelle, mais toutes les télévisions se demandaient si j’allais tenir ma promesse et promulguer la loi avant Noël, donc j’ai tout de suite demandé qu’on la prépare”, a-t-il déclaré, assis derrière son bureau.

    “Une famille moyenne de quatre gagnant 75.000 dollars verra son impôt baisser de plus de 2.000 dollars”, a-t-il ajouté. “Ils commenceront à le voir en février.”

    La loi promulguée s’appliquera dès 2018.

    Le Congrès, à majorité républicaine, a définitivement adopté la loi mercredi.

    “La plus grande réforme de la fiscalité depuis une génération est désormais inscrite dans la loi”, s’est félicité le président républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan, dans un communiqué. “Comme promis, les Américains commenceront l’année avec un nouveau code des impôts.”

    >> Lire aussi : La réforme fiscale passe, les bonus pleuvent dans des entreprises

    Le président américain a également promulgué un texte distinct de financement temporaire de l’Etat fédéral, jusqu’au 19 janvier, et qui a permis d’éviter une fermeture des administrations fédérales vendredi soir à minuit.

    Ce texte inclut aussi plus de quatre milliards de dollars pour l’achat de missiles et la construction d’une nouvelle base de missiles en Alaska.

    Avec AFP

  • RDC: Dan Gertler visé par des sanctions américaines

    RDC: Dan Gertler visé par des sanctions américaines

    -Par Marie-France Cros.

    L’homme d’affaires israélo-congolais Dan Dertler, proche du président hors mandat Joseph Kabila, est la cible de sanctions américaines pour son rôle en République démocratique du Congo (RDC), où il est à la tête de nombreuses entreprises et passe pour avoir été favorisé par le régime. Est également visé le Belge Pieter Deboutte, lié aux activités de Gertler au Congo.

    Le Département du Trésor des Etats-Unis a annoncé jeudi des sanctions contre 15 personnes dans le monde, parmi lesquelles on note en particulier la présence de l’Israélo-Congolais Dan Gertler. L’homme d’affaires, proche du président hors mandat Joseph Kabila, dispose en effet de deux passeports israéliens, selon le site du gouvernement américain annonçant les sanctions, ainsi que du passeport congolais DB0009084, émis le 28 mai 2015 et expirant le 27 mai 2020, bien que l’article 10 de la Constitution congolaise interdise de posséder une autre nationalité que la congolaise: celle-ci est « une et exclusive ».

    18 de ses sociétés sont visées aussi

    Outre la personne de Dan Gertler, 44 ans, 18 de ses sociétés sont visées par les sanctions: Africa Horizons Investment Ltd, Caprikat and Foxwhelp sarl, Caprikat Ltd, Dan Gertler Diamonds Investments Ltd, DGI Israel Ltd, GDI Mining Ltd, Emaxon Finance International Inc, Fleurette Holdings Netherlands BV, Fleurette Properties Ltd, Foxwhelp Ltd, Gertler Family Foundation (Fondation Famille Gertler), International Diamonds Industries, Jarvis Congo sarl, Lora Enterprises Ltd, Oil of DRCongo sprl, Orama Properties Ltd, Rozaro Development Ltd et Zuppa Holdings Ltd.

    Est également visé par cette volée de sanctions le Belge Pieter Albert Deboutte, 51 ans, de Roeselare, lié aux activités de Gertler au Congo.

    Le decret présidentiel ordonnant les sanctions a été signé par le président Donald Trump le 20 décembre et « bloque les propriétés de personnes impliquées dans de graves violations des droits de l’homme et de la corruption ». Il découle du Global Magnitsky Act, adopté en décembre 2016, dont c’est la première application, selon l’ONG Enough Project.

    Celle-ci précise que cette loi permet aux autorités américaines d’imposer des sanctions « à des responsables publics dans le monde qui détournent des avoirs de l’Etat, ainsi que ceux qui attaquent des journalistes et des défenseurs des droits de l’homme ». En outre, la loi prévoit que « les institutions financières américaines ne peuvent  participer à l’appui des gens qui profitent de ces atrocités ».

  • Dans un an les élections en RDC

    Dans un an les élections en RDC

    -Les 45 millions de Congolais recensés en 2017 choisiront-ils leur nouveau président, leurs députés et leurs élus provinciaux en “une seule séquence” le 23 décembre 2018 ? VOA Afrique fait le point

    Dans un an les élections en République démocratique du Congo… normalement : le compte à rebours commence officiellement samedi pour des scrutins qui doivent sonner l’heure du départ déjà retardé du président Joseph Kabila.

    Aux affaires depuis 2001, le président Kabila, 46 ans, laissera-t-il le pouvoir à un successeur élu début 2019, après avoir prolongé de fait de plus de deux ans son deuxième et dernier mandat constitutionnel qui a pris fin le le 20 décembre 2016 ?

    Les obstacles sont à la mesure d’un pays-continent de 2,3 millions de km2 qui n’a jamais connu de transition pacifique du pouvoir depuis son indépendance de la Belgique le 30 juin 1960, et dont les richesses minières (cuivre, cobalt, coltan, or, diamant…) suscitent toutes les convoitises.

    Des élections devaient déjà avoir lieu au plus tard en ce mois de décembre 2017, d’après l’accord pouvoir-majorité de la Saint-Sylvestre 2016. Elles ont été reportées, officiellement en raison des violences au Kasai, dans le centre de la RDC.

    Le processus électoral commence en terrain plus que miné. La RDC est une des priorités humanitaires des Nations unies dans le monde en 2018, avec quatre millions de déplacés internes et des centaines de milliers d’enfants en danger au Kasai, d’après les alertes des agences humanitaires.

    Plus précisément, la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) recense toujours chaque mois des centaines de meurtres, viols…, oeuvre des milices ou des forces de sécurité (701 violations des droits en novembre, 704 en octobre 2017, contre 644 en septembre et 441 en août…).

    La publication d’un calendrier électoral le 5 novembre, sous pression américaine, n’a pas détendu la situation politique.

    Sans réponse jusqu’à présent, l’épiscopat congolais, qui a servi de médiateur pour l’accord de la Saint Sylvestre, a demandé au président Kabila de déclarer publiquement qu’il ne serait pas candidat à sa propre succession.

    Les autorités interdisent et dispersent toute manifestation du Rassemblement de l’opposition, qui demande le départ de M. Kabila dès la fin de l’année. “Ils (ndlr: les opposants) veulent le pouvoir sans élection”, accuse une source sécuritaire.

    Un “Comité laïc” annonce encore des marches pour le dimanche 31 décembre sur des mots d’ordre très généraux -“libérer l’avenir”, “sauver le Congo”.

    Très formellement, les autorités sont déjà en retard sur le calendrier présenté par la commission électorale le 5 novembre.

    Le président Kabila n’a en effet pas promulgué comme prévu le 15 décembre la réforme électorale adoptée dans la douleur et la polémique par le Parlement dans la nuit du 15 au 16 décembre.

    Après la réforme électorale, commence la bataille du financement des élections entre Kinshasa et ses “partenaires” internationaux dont l’Union européenne, qui conditionne son aide au rétablissement des libertés et du droit de manifester.

    Des “ultimatums surannés” pour le porte-parole du gouvernement Lambert Mende qui a confirmé jeudi que le gouvernement prévoyait 500 millions de dollars -10% du budget de 2018 – pour les élections, avec notamment l’achat de “machines à voter”, nouvelle source de polémique.

    “L’élection aura lieu, même sans appui. Quand on organise les élections en Irlande, qu’est-ce que donne la Côte d’Ivoire?”, ironise devant l’AFP un très proche du président.

    Les “partenaires” étrangers de la RDC semblent jouer un double-jeu avec M. Kabila, le président “hors mandat” comme l’appelle la presse belge.

    D’un côté, les politesses diplomatiques: Bruxelles, Paris et Washington demandent le respect du calendrier électoral, promettent leur aide moyennant le respect des libertés fondamentales.

    Un haut cadre de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, a aussi réaffirmé la disponibilité des Nations unies “à travailler en appui à ce processus” électoral en rencontrant dimanche le président.

    De l’autre, les pressions et les sanctions. L’Union européenne vient de prolonger le gel des avoirs et l’interdiction de voyager à l’encontre de 16 de personnalités congolaises dont le porte-parole du gouvernement, le ministre de l’Intérieur, le patron des renseignements.

    Les Etats-Unis ont aussi annoncé jeudi des sanctions contre un homme d’affaires israélien, proche du président Kabila, Dan Gertler.

    Accusé d’avoir fait perdre à l’Etat 1,3 milliard de dollars dans la vente d’actifs miniers congolais, M. Gertler a été sanctionné au nom d’une nouvelle loi qui vise “des individus qui bafouent les droits de l’homme, des cleptocrates et des acteurs corrompus”.

    Avec AFP

  • L’armée ougandaise attaque des camps d’un groupe rebelle en RDC

    L’armée ougandaise attaque des camps d’un groupe rebelle en RDC

    Helicoptere Puma

    -L’armée ougandaise (UPDF) a annoncé avoir lancé vendredi des attaques contre des camps, dans l’est de la RDC, de rebelles ougandais musulmans du groupe Allied Defence Forces (ADF) accusés d’avoir tué 14 casques bleus début décembre dans cette région.

    Les ADF “prévoyaient de mener des actions hostiles contre l’Ouganda”, a expliqué l’UPDF dans un communiqué, disant se baser sur des “informations partagées entre l’Ouganda et la République démocratique du Congo (RDC)”.

    “Par mesure préventive, l’UPDF a cet après-midi (vendredi) conduit des attaques contre leurs camps dans l’est de la RDC”, a ajouté l’armée ougandaise.

    Dans la nuit du 7 au 8 décembre, 14 Casques bleus tanzaniens avaient été tués dans un raid contre leur base de Semuliki, dans la province du Nord-Kivu en RDC, non loin de la frontière avec l’Ouganda.

    Il s’agissait de l’attaque la plus meurtrière contre une force onusienne dans le monde depuis 24 ans.

    Elle a été attribuée aux ADF, un groupe présent dans l’est de la RDC depuis 1995, qui lutte contre le régime du président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 31 ans en Ouganda.

    Créées pour défendre les droits de musulmans s’estimant bafoués par l’homme fort de Kampala, les ADF avaient été progressivement repoussées vers l’Ouest par l’armée ougandaise, jusqu’à s’installer en RDC.

    Les autorités congolaises et la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) accusent les ADF d’avoir tué plus de 700 civils depuis octobre 2014 dans la région de Beni et ses environs, dans le nord du Nord-Kivu.

    Les autorités ougandaises, puis de RDC, ont tenté de lier les ADF – coutumières d’une violence aveugle – à l’internationale jihadiste, mais aucun expert travaillant sur la RDC n’a réussi à établir un tel lien.

    Les ADF sont l’un des nombreux groupes armés actifs dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, les deux provinces orientales de la RDC frontalières de quatre pays (Ouganda, Rwanda, Burundi, Tanzanie) et de trois grands lacs (Édouard, Kivu et Tanganyika).

    Avec AFP