Author: Don Kayembe

  • Emoi autour de la photo de l’arrestation d’une fillette en RDC

    Emoi autour de la photo de l’arrestation d’une fillette en RDC

    -La photo d’une enfant arrêtée lors des manifestations anti-président Joseph Kabila mercredi en République démocratique du Congo, selon l’opposition, a provoqué la colère des opposants, mais la police a affirmé vendredi que la fillette avait “violenté les forces de l’ordre”.

    La photo montre une fillette habillée d’un pantalon rose et d’un chemisier blanc, entourée de six policiers dont l’un lui tient les bras dans le dos comme s’il la menottait, devant un cachot.

     D’après le mouvement citoyen la Lutte pour le changement (Lucha), il s’agit de Binja Yalala, 15 ans, lors de son interpellation avec 14 autres personnes mercredi sur l’île d’Idjwi dans le Sud-Kivu (est).

    La photo a été largement partagée sur les réseaux sociaux par les opposants sous le mot-dièse #JesuisYalala.

    “A mon âge, les autres enfants mangent à leur faim, vont dans des bonnes écoles, jouent entre eux… Moi j’apprends aux adultes leur devoir”, a écrit la Lucha sur son compte. “Voici le pays dans lequel nous vivons en 2017”, déplore le député Martin Fayulu, responsable de la mobilisation au sein du Rassemblement de l’opposition.

    Réagissant dans un communiqué, la police congolaise a indiqué que “onze meneurs avaient été appréhendés y compris mademoiselle Binja Yalala qui avait été interpellée pour avoir violenté les forces de l’ordre”.

     Tous ont été libérés, a ajouté la police, qui accuse les organisateurs d’avoir placé des mineurs “en première ligne”.

    Plusieurs dizaines d’opposants ont été interpellés pour avoir tenté de mobiliser contre le calendrier électoral qui fixe au 23 décembre 2018 le prochain scrutin présidentiel. Ils demandent le départ du président Kabila dès la fin de cette année.

    Les forces de sécurité avait prévenu la veille que les rassemblements seraient interdits, suscitant l’inquiétude de la communauté internationale (UE, USA, Canada, Suisse, ONU) qui demandent aux autorités le respect des libertés d’expression.

    Au pouvoir depuis 2001, élu en 2006 et 2011, M. Kabila ne peut pas se représenter et son mandat a pris fin le 20 décembre 2016 d’après l’actuelle Constitution, qui l’autorise à demeurer au pouvoir jusqu’à l’élection de son successeur.

    Avec AFP

  • Paradise Papers : Glencore et les contrats miniers en RDC

    Paradise Papers : Glencore et les contrats miniers en RDC

    -Le géant suisse des mines et du négoce, Glencore, a accordé un prêt de 45 millions de dollars à une entreprise en RDC contrôlée par l’homme d’affaires israélien Dan Gertler.

    C’est une révélation de Paradise Papers, la dernière enquête du Consortium international des journalistes d’investigation, publiée le week-end dernier.

    Dan Gertler, l’homme d’affaires, influent en Afrique, aurait tissé des relations très étroites avec le président de la RDC Joseph Kabila et son entourage.

    Son nom apparaît dans plusieurs affaires de corruption et figure dans plusieurs listes noires destinées aux investisseurs, selon Paradise Papers.

    Dan Gertler a servi d’intermédiaire lorsque Glencore cherchait à acquérir à bas prix des droits d’exploitation pour la mine de Katanga en République démocratique du Congo.

    Selon l’enquête, la RDC aurait vu lui échapper des centaines de millions de francs CFA.

    La société Glencore a rejeté les accusations de corruption concernant les transactions l’ayant notamment conduit à disposer d’une large majorité dans Katanga Mining, ainsi que sur la renégociation de contrats miniers en RDC.

    BBC

  • Les USA appellent Kabila à quitter le pouvoir après décembre 2018

    Les USA appellent Kabila à quitter le pouvoir après décembre 2018

    -Les États-Unis demandent au président congolais Joseph Kabila de “quitter le pouvoir” après les élections prévues le 23 décembre 2018.

    Selon un communiqué du département d’État, les USA ont salué la publication de ce calendrier électoral.

    Les États-Unis se déclarent “résolus à travailler avec le peuple et les institutions de la RDC, l’Union Africaine, les partenaires régionaux et internationaux et la Monusco” pour que les “quelque 45 millions d’électeurs congolais puissent voter à temps et comme prévu en décembre 2018″.

    L’Union africaine pour sa part déclare avoir” pris note avec satisfaction” de la publication du calendrier électoral en République Démocratqiue du Congo.

    Dans un communiqué, le Président de la Commission de l’Union africaine invite l’ensemble des acteurs politiques à se montrer responsables et de s’abstenir de tout propos ou acte de nature à générer des tensions.

    L’UA réaffirme sa détermination à mobiliser toutes les ressources pour accompagner et soutenir le processus électoral en RDC.

    BBC

  • RDC: la Ceni ne cache plus son allégeance au pouvoir

    RDC: la Ceni ne cache plus son allégeance au pouvoir

    Les journaux kinois de ce mercredi 8 novembre ont publié une photo montrant le « numéro deux » de la Commission électorale nationale indépendante (sic), participant à une réunion « stratégique » des kabilistes sur les élections.

    La photo montre le président hors mandat Joseph Kabila entouré de membres de son parti, le PPRD, parmi lesquels figure le « numéro deux » de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Norbert Basengezi Kititima (encerclé de rouge sur notre cliché), considéré comme l’homme fort de cet organe. La photo illustre la réunion « stratégique » organisée mardi dans l’une des fermes privées de M. Kabila, Kingakati, pour y évoquer les prochaines élections.

    Serment de ne pas nuire à l’indépendance

    Les membres de la Ceni sont des mandataires de partis politiques et de la société civile. M. Basengezi, lui, émane du PPRD mais, comme tous ses collègues, il a, en prenant ses fonctions à la Commission électorale, juré sur l’honneur de, notamment, « n’exercer aucune activité susceptible de nuire à l’indépendance, à la neutralité, à la transparence et à l’impartialité » de la Ceni (art. 20 de la loi sur la Ceni).

    En outre, l’article 22 de cette loi ajoute que « dans l’accomplissement de leur mission, les membres de la Ceni: 1. ne sollicitent ni ne reçoivent d’instructions d’aucune autorité extérieure; 2. jouissent de la totale indépendance par rapport aux forces politiques qui les ont désignées ».

    Si la photo a fait tiquer certains journalistes, il n’en va pas de même pour le très kabiliste l’Avenir, qui  semble trouver très naturelle l’absence de neutralité du vice-président de la Ceni à une réunion destinée à « maximiser les chances de succès » du PPRD.

    La Libre Afrique

  • Washington à Kabila: « Quittez le pouvoir après les élections »

    Washington à Kabila: « Quittez le pouvoir après les élections »

    -Les États-Unis ont demandé mardi au président congolais Joseph Kabila de « quitter le pouvoir après les élections » annoncées pour décembre 2018, dans un communiqué du département d’État relayé par l’ambassade à Kinshasa, qui a salué la publication de ce calendrier électoral.

    Selon ce calendrier publié dimanche, une élection présidentielle est prévue en République démocratique du Congo le 23 décembre 2018. M. Kabila est au pouvoir depuis 2001, son dernier mandat a expiré le 20 décembre 2016. La Constitution lui interdit de se représenter, mais la Cour suprême l’autorise à rester en fonction jusqu’à l’élection de son successeur.

    « Les États-Unis notent qu’il importe au président Kabila de respecter la Constitution de la RDC, tel que réaffirmé dans l’accord de la Saint Sylvestre, de ne pas chercher à exercer un troisième mandat et de quitter le pouvoir après les élections », selon le communiqué, dans une référence à l’accord pouvoir-opposition du 31 décembre 2016, qui prévoyait des élections d’ici décembre 2017.

    La fin des poursuites

    Dans leur communiqué, les États-Unis demandant à la RDC « la fin des poursuites motivées par des raisons politiques, la libération des prisonniers politiques et le respect du droit de réunion et d’association pacifiques » et la possibilité de « tenir des rassemblements publics pacifiques sans immixtion ou intimidation de la part du gouvernement ».

    Les États-Unis se déclarent « résolus à travailler avec le peuple et les institutions de la RDC, l’Union Africaine, les partenaires régionaux et internationaux et la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) » pour que les « quelque 45 millions d’électeurs congolais puissent voter à temps et comme prévu en décembre 2018 ».

    L’opposition et des mouvements citoyens rejettent ce calendrier électoral, souhaitant une « transition sans Kabila » à partir du 31 décembre 2017. Le Mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) a appelé les Congolais « au soulèvement » avec une première journée de manifestations le 15 novembre.

    AFP

  • Zimbabwe: la première dame prête à succéder au président Mugabe

    Zimbabwe: la première dame prête à succéder au président Mugabe

    -L’épouse du président zimbabwéen Robert Mugabe a annoncé dimanche qu’elle était prête à succéder à son mari, alors que la succession du dirigeant âgé de 93 ans provoque des tensions croissantes au sein du parti au pouvoir.

    « Je dis à M. Mugabe: vous devriez (…) me laisser prendre votre place, » a-t-elle lancé devant des milliers de personnes dans un stade de Harare.

    « N’ayez pas peur. Si vous voulez me donner votre poste, donnez-le moi librement, » a ajouté la première dame, Grace Mugabe.

    Le président Mugabe a laissé entendre samedi qu’il pourrait démettre de ses fonctions le vice-président Emmerson Mnangagwa, qui est vu comme un de ses successeurs potentiels et qui apparait comme un rival de l’épouse du chef d’Etat.

    Emmerson Mnangagwa, 75 ans, surnommé « le crocodile », a déjà perdu début octobre son portefeuille de ministre de la Justice.

    Grace Mugabe, 52 ans, a déclaré que le parti au pouvoir allait bientôt changer ses statuts pour qu’une femme soit vice-présidente.

    Une telle décision pourrait avoir comme conséquence qu’elle remplace M. Mnangagwa et lui ouvre la voie pour succéder au plus vieux président d’Afrique, qui dirige le pays depuis 37 ans.

    Mnangagwa a été nommé vice-président en 2014, remplaçant Joice Mujuru, qui avait perdu son poste après une campagne de Grace Mugabe qui l’accusait de vouloir renverser le président.

    La première dame a aussi accusé dimanche M. Mnangagwa d’avoir ourdi des complots, notamment d’avoir préparé un coup d’Etat au moment de l’indépendance en 1980.

    « En 1980 cette personne appelée Mnangagwa voulait faire un coup d’Etat. Il voulait prendre le pouvoir du président. Il conspirait avec des Blancs, » a-t-elle dit.

    Le parti au pouvoir, la Zanu-PF, connaît de profondes divisions à propos de la succession du président Mugabe, qui a refusé de désigner un successeur.

    1. Mugabe a déjà annoncé qu’il briguerait un nouveau mandat lors de l’élection présidentielle de 2018.

    La Libre Afrique

  • L’opposition appelée à des “actions fortes” contre Kabila

    L’opposition appelée à des “actions fortes” contre Kabila

    -Un mouvement congolais de jeunes a appelé les leaders de l’opposition à mener des “actions fortes” afin de forcer le président Joseph Kabila a lâcher le pouvoir à la fin de cette année en République démocratique du Congo, selon un document confidentiel.

    Le peuple attend “désespérément” de vous “une position commune ferme, invariable et sans équivoque, considérant que Kabila doit quitter le pouvoir (ou cesser d’être considéré comme président de la RDC) d’ici au 31 décembre 2017”, écrit le mouvement Lutte pour le changement (Lucha) dans ce document dont l’AFP a reçu une copie dimanche.

    Il s’agit aussi de mener dès à présent des “actions fortes, résolues et coordonnées sur le terrain pour forcer Kabila et ses auxiliaires à lâcher le pouvoir sans aucune autre forme de conciliabules”, écrit ce mouvement des jeunes basé à Goma. Ces militants, qui se présentent comme apolitiques, non partisans et non violents, demandent des comptes aux décideurs.

    “Nous savons que certains parmi vous ont commis des erreurs de jugement ou de positionnement politique par le passé, avec de fâcheuses conséquences pour le pays”, note Lucha.

    Certains responsables de l’opposition ont confirmé avoir reçu le document.

    Les élections (présidentielle, législatives et provinciales) auraient dû se tenir avant fin 2017 en vertu d’un accord majorité-opposition conclu à la fin de l’année dernière. La Commission électorale chargée d’organiser les scrutins table désormais sur des élections en 2019. Elle a promis de publier le calendrier électoral ce dimanche.

    “Comment comprendre qu’après tout ceci, certains parmi vous envisagent encore de concéder à Kabila une nouvelle prolongation au-delà de la date butoir du 31 décembre 2017, aussi courte soit-elle ?”, s’interroge Lucha dans ce document de trois pages.

    “Cet homme et son régime ont allègrement violé la Constitution, foulé aux pieds l’accord de la Saint-Sylvestre et ignoré les résolutions successives du Conseil de sécurité de l’ONU”, estime Lucha.

    “Si ceux que la population considère comme leaders n’ont pas le courage d’être en première ligne pour affronter ce régime, alors tout espoir de libération est perdu, et il faudrait trouver un autre sens au mot +leader+!”.

    “Vous avez une grave responsabilité sur laquelle l’histoire vous jugera”, a averti ce mouvement.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001, son dernier mandat a expiré le 20 décembre 2016. La Constitution lui interdit de se représenter, mais la justice l’autorise à rester en fonction jusqu’à l’élection de son successeur.

    Le climat politique est très tendu dans le pays.

    Avec AFP

  • RDC: Fin du suspens-les élections fixées au 23 décembre 2018, annonce la Céni

    RDC: Fin du suspens-les élections fixées au 23 décembre 2018, annonce la Céni

    -Fin du suspens en République démocratique du Congo (RDC). A l’issue d’un week-end de plénière, la Commission électorale a annoncé ce dimanche, devant la presse et les diplomates, la date des élections : la présidentielle, les législatives et les provinciales se tiendront le 23 décembre 2018. Trois scrutins en une seule séquence.

    Les élections présidentielle, législatives et provinciales sont fixées le 23 décembre 2018, a annoncé le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa, dimanche 5 novembre, lors de la publication du calendrier électoral.

    Les résultats provisoires de la présidentielle seront annoncés le 30 décembre 2018. Le 9 janvier 2019 seront proclamés les résultats définitifs, a renchérit le rapporteur de la CENI, Jean-Pierre Kalamba.

    La prestation de serment du président de la République est prévue au 12 janvier 2019.

    Selon le président de la CENI, Corneille Nanngaa, ce calendrier publié est conforme à l’accord du 31 décembre.

    Les élections présidentielle, les législatives et les provinciales seront toutes organisées «une seule séquence», a précisé Corneille Nangaa.

    «Le calendrier que nous présentons est basé sur le principe de la rationalisation du système électoral pour réduire le coût excessif des élections», a-t-il dit.

    Ce calendrier est assorti de quatre contraintes :

    • Légales
    • Financières
    • Logistiques
    • Politiques et sécuritaires.

    Est-ce que ce calendrier va être accepté par l’opposition ?

    En tout cas, pas par Félix Tshisekedi. Le président du Rassemblement de l’opposition que l’on vient de joindre à l’instant, rejette ce calendrier, affirme ne plus reconnaître ni le gouvernement ni la Céni. Il estime que ce calendrier est une violation de la Constitution et de l’accord politique de la Saint-Sylvestre que lui-même a signé.

    C’est l’avis d’Eve Bazaiba du MLC qui rejette également de ce calendrier. « Le peuple n’acceptera », dit-elle.

    Ce soir, tous ces leaders de l’opposition sont en réunion pour déterminer la marche à suivre.

     

  • Insalubrité en RDC: Kinshasa croule sous de très chères ordures

    Insalubrité en RDC: Kinshasa croule sous de très chères ordures

    -En République démocratique du Congo, et dans sa capitale Kinshasa, la gestion des déchets est un véritable cauchemar. Les habitants se plaignent de vivre dans une décharge. Pour faire face, le gouverneur de la province, André Kimbuta, assure qu’il doit trouver 12 millions de dollars par mois pour assainir la ville, un montant colossal qu’il espère financer à travers de nouvelles taxes aux particuliers et aux entreprises. Jusqu’à 2015, c’est l’Union européenne qui avait un programme de gestion des déchets. Depuis, rien ne va plus.

    Pour le gouverneur de Kinshasa, le calcul est simple : il y a 9 000 tonnes de déchets à collecter par jour, à 30 dollars la tonne collectée, une estimation qu’il attribue à la Banque mondiale.

    Il faudrait compter 270 000 dollars par jour, 8 millions de dollars par mois, qu’André Kimbuta arrondit à 12 millions pour faire bonne mesure, l’entretien des camions et le prix du carburant n’étant pas, pour lui, compris dans le coût d’une tonne collectée.

    Pour le gouverneur, il est urgent de revoir la conception de la gestion des déchets dans la capitale de RDC, d’avoir une gestion intégrée – collecte, tri et valorisation des déchets – comme dans d’autres villes du monde.

    Trouver d’autres financements

    Surtout, faute de moyens accordés par le gouvernement central, il faut trouver d’autres sources de financement, comme une taxe d’assainissement qui sera collectée par la Regideso auprès des consommateurs, ou une taxe pollution pour faire payer les entreprises.

    Entre 2008 et 2015, c’est l’Union européenne qui avait mis la main à la poche pour organiser la collecte des déchets à Kinshasa. Un programme pour neuf des 24 communes seulement, mais bien moins onéreux : 1 million de dollars par mois, à peine, pour collecter les déchets dans plus d’un tiers des communes.

    Le gouvernorat avait promis à l’époque de profiter de l’expérience acquise pour dupliquer le projet dans toutes les communes de la ville. Finalement, Kinshasa envisage de privatiser le secteur une fois les fonds nécessaires levés et pérennisés.

    « Il y a des poubelles partout »

    Devant l’image qu’offre Kinshasa, la population interpelle les autorités municipales. « Vous circulez dans la capitale, ici, vous allez trouver qu’il y a des poubelles partout », témoigne une jeune femme.

    Le jugement de la population est sévère. Les riverains ne sont pas fiers de l’état dans lequel se trouve leur cité. « La ville n’est pas propre ; des caniveaux bouchés , il n’y a même pas d’urinoir. Ce n’est pas normal », ajoute cette habitante.

    Et de décrire : « A Bandal, vers (le secteur) 24, où j’habite, c’est trop sale. Matongue, c’est un peu mieux. Mais vers Bongolo, il n’y a pas la route, pas de poubelle. Vers Kalamou, c’est inondé. Limete est méconnaissable. »

    Des stations d’épuration pleines

    La situation est aujourd’hui pire qu’avant, affirme un employé qui fait observer que les immondices ne sont plus évacuées. « Ah, Kinshasa est sale partout, hein ? Partout, partout ! Même à Gombe, même à Lingwala, même dans la commune de Kinshasa, même à Lemba. Donc, partout. »

    « On ne vide pas les stations d’épuration avec facilité », explique-t-il, tandis que d’autres Kinois accusent tout simplement la population. « La population n’a pas de poubelle dans ses parcelles. Et tout ce qu’il y a comme ordures, saletés, ils le déversent dans la rue », observe un homme.

    C’est déjà la saison des pluies, et la situation se dégrade de plus en plus. Les agents sanitaires craignent la propagation des épidémies comme le choléra.

  • Bukavu: Abbas Kayonga entre les mains de la justice

    Bukavu: Abbas Kayonga entre les mains de la justice

    -Dimanche après-midi, après des coups des feux à l’arme lourde et armes légères entendus  à Muhumba et Nguba, dans le quartier résidentiel de Nyalukemba, le colonel Abbas Kayonga a été remis à la justice.

    Dimanche après midi, la Monusco a remis Abbas Kayonga aux autorités politiques et judiciaires du Sud-Kivu en présence de la société civile et les autorités militaires et policières.

    Le maire de la ville de Bukavu, Philemon Yogolelo, confirme qu’Abbas a été conduit à l’auditorat militaire pour répondre de ses agissements auprès de la justice militaire.

    Deux personnes ont été tuées dans des échanges des tirs entre les forces de sécurité et les gardes d’un fonctionnaire du service anti-fraude minière déchu la semaine dernière par les autorités.

    “Le bilan est de deux morts et huit blessés dans les échanges des tirs entre les forces de l’ordre et la garde rapprochée de Abbas Kayonga”, a déclaré sans plus de détaille à la presse le gouverneur du Sud-Kivu, Claude Nyamugabo.

    Des sources militaires confirment que depuis 5 heures dimanche matin, l’armée et la police tentent de neutraliser la garde rapprochée de l’ancien coordonnateur de la cellule technique de lutte anti-fraude minière au Sud-Kivu, Abbas Kayonga, mais cette dernière résiste et riposte en utilisant des armes lourdes et automatiques.

    Une situation qui jusqu’au-delà de 10 heures, heures locales, a paralysé les activités à Bukavu. Les marchés n’ont pas ouvert jusque tard dans la matinée, la population restant attentive à l’évolution des affrontements à Muhumba, où de temps en temps des ambulances médicales et véhicules militaires plein d’éléments armées jusqu’au dent passent à grande vitesse.

    Les armes ont été saisies, au Sud-Kivu, RDC, le 5 novembre 2017. (VOA/Ernest Muhero)

    Les armes ont été saisies, au Sud-Kivu, RDC, le 5 novembre 2017. (VOA/Ernest Muhero)

    Au camp Militaire Saio, à moins de cinq kilomètres de Muhumba, certaines épouses et autres dépendants des militaires ont opté de quitter les camps avec leur effets.

    “Quand on a entendus de loin des tirs pendant des heures sans comprendre ce qui se passe, certains de nous ont proposé que comme nous sommes de civils, il serait prudent de quitter le camps pour nous mêler parmi les civils au cas où la situation peut dégénérée. C’est comme ça qu’on a pris nos effets pour nous rendre dans la cité”, confie à VOA Afrique une dame visiblement perturbée et paniquée qui a requis l’anonymat.

    Une autre rencontrée sur le chemin de retour en direction du camps saio affirme à VOA Afrique, toujours sous le sceau de l’anonymat que son mari venait de l’appeler pour lui demander de rentrer au camps car la situation se normalise peu à peu et que la sécurité des femmes des soldats n’est pas menacée.

    Dans la ville, de petits groupes se forment ca et la pour tenter de comprendre ce qui se passe et la rumeur coule à flot.

    Certains dépendants des soldats habitant le camp Saio quittent le camp pour la cité, à Bukavu, RDC. (VOA/Ernest Muhero)

    Certains dépendants des soldats habitant le camp Saio quittent le camp pour la cité, à Bukavu, RDC. (VOA/Ernest Muhero)

    Pour rappel, le 2 novembre 2017, le nouveau gouverneur du sud Kivu, Claude Nyamugabo a suspendu Abbas kayonga de ses fonctions de coordonnateur de la cellule technique chargée des opérations de terrain au sein de la commission provinciale de lutte contre la fraude minière pour manquements graves dans l’exercice de ses fonctions selon l’arrêté du gouverneur.

    Aussitôt, Mr Abbas qui traquait les fraudeurs depuis des années au Sud-Kivu a déclaré craindre pour sa sécurité si sa garde rapprochée lui était retirée.

    Plusieurs sources affirment que c’est en résistant à ce désarmement que les échanges de tir ont commencé dimanche.

    Le bilan des affrontements n’est pas encore communiqué par les FARDC mais d’emblée on signale qu’il y aurait des morts et des blessés.

    A midi, Abbas Kayonga et une dizaine de ses éléments ont été recueillis à la base de la Monusco à Muhumba à moins d’un demi kilomètre de là, après qu’il ait sollicité un couloir sécurisée jusqu’à cette base.

    Ernest Muhero, correspondant à Bukavu– VOA