Author: Don Kayembe

  • RDC: Gécamines, où sont passés les 750 millions Dollars: les détails du rapport

    RDC: Gécamines, où sont passés les 750 millions Dollars: les détails du rapport

    -Le Centre Carter a publié ce 3 novembre la première partie d’un rapport sur la Gécamines, société minière publique congolaise, et sur ses principaux partenariats (https://afrique.lalibre.be/10520/ou-sont-passes-les-millions-de-la-gecamines/), qui cherche à établir ce qu’il est advenu de l’argent engrangé par l’entreprise.

    Le rapport raconte l’histoire de la Gécamines, société publique sous Mobutu devenue entreprise commerciale appartenant à l’Etat sous Joseph Kabila. Sur pression de la Banque mondiale, un Code minier est adopté en 2002, dans le but de mettre fin à la fois au monopole de l’Etat congolais sur les ressources minières et aux pratiques de vente à bas prix à des chevaliers d’industrie prêts à aider des politiciens en poste au Congo, pratiques inaugurées sous Mobutu et qui ont surtout fleuri sous le règne de Laurent Kabila (1997-2001).

    La Gécamines contrôle les meilleurs permis

    Profitant d’une disposition spécifique du Code minier, la majorité des entrepreneurs privés ont cependant préféré acheter à la Gécamines des concessions aux ressources avérées plutôt que d’acquérir auprès de l’Etat congolais des permis d’exploration aux résultats incertains. Comme elle contrôle les « meilleurs permis », l’entreprise publique s’est ainsi retrouvée  dans la position de gardien des « actifs miniers les plus désirables du Congo », rôle légalement dévolu au Cadastre minier, indique le rapport.

    Or, souligne le Centre Carter, la Gécamines joue sur le fait qu’elle est devenue une société commerciale pour ne plus rendre compte au parlement. Mais, en même temps, elle bénéficie de privilèges de société publique. Par exemple, indique le rapport, elle a pu transformer ses permis d’exploration en licences d’exploitation sans remplir les prérequis en matières financière, technique et environnementale exigés par la loi – ce qui lui a donné accès à 96 permis d’exploitation au lieu du maximum de 50 autorisé par le Code minier. En outre, elle a reçu une aide légale gratuite normalement réservées aux « gouvernements africains » de la part d’institutions financières internationales. Enfin, le président Joseph Kabila a signé « de multiples lois protégeant la Gécamines de la faillite », lois inaccessibles aux sociétés commerciales privées.

    Deux tiers de ces revenus sont intraçables

    Selon le rapport, la Gécamines a utilisé cette position privilégiée pour générer 1,1 milliard de dollars de contrats portant sur le cuivre et sur le cobalt entre 2011 et 2014. « Près des deux tiers de ces revenus – ou 750 millions de dollars – ne peuvent être tracés jusqu’à ses comptes en banque de manière fiable », indique le Centre Carter. Celui-ci a retrouvé la trace de certains de ces fonds, « détournés vers l’une des plus proches connexions d’affaires du Président, le groupe Fleurette de Gertler, pour rembourser un prêt. Mais le gros des revenus manquants n’a pas pu être retrouvé ».

    Et le rapport – qui souligne les « anomalies » existant dans les livres de comptes de la société congolaise – d’ajouter: « L’opacité continue des dépenses de la Gécamines, couplée à sa maigre production, a nourri des supputations selon lesquelles ses revenus ont été siphonnés pour bénéficier à un petit nombre d’acteurs politiques clés. Dans ce sens, la Gécamines n’agit plus comme un Etat dans l’Etat », comme c’était le cas sous Mobutu, quand elle fournissait à ses travailleurs logement, nourriture, soins de santé et écoles, mais plutôt comme « un Etat parallèle, opérant au-delà de la portée des institutions régulières et de la surveillance de l’Etat, capable d’accorder des actifs miniers, de collecter un revenu significatif et de déterminer comment canaliser ces fonds ».

    Participations et droits de passage

    La Gécamines  possède par ailleurs des participations minoritaires dans une vingtaine de partenariats. Bien que le patron de la Gécamines, Albert Yuma – très proche du président Joseph Kabila – ait assuré en 2015 que les partenariats avaient rapporté « absolument rien » à l’entreprise congolaise, celle-ci, indique le Centre Carter, en a généré des revenus qui ont atteint « en moyenne 262 millions de dollars par an en royalties, bonus et autres frais contractuels entre 2009 et 2014 ». Mais « seuls 5% de ces revenus ont pris le chemin du Trésor public ». Et de s’inquiéter de nouvelles ventes possibles dans les prochains mois, alors que la RDC est susceptible d’entrer en campagne électorale et que ses dirigeants vont avoir besoin d’argent.

    De plus, la Gécamines a évoqué à cinq reprises au moins un « droit de préemption » sur la revente des actifs d’un partenaire à une troisième partie. Normalement, ce droit permet à un des partenaires de racheter la part de l’autre au prix proposé par la tierce partie. Mais la Gécamines est incapable de racheter elle-même; elle a alors bloqué la conclusion de ces contrats si on ne lui payait pas une somme substantielle. De facto, elle a transformé ce « droit de préemption » en droit de passage prélevé sur le nouveau contrat.  Les paiements réclamés dans ce cadre par la Gécamines ont atteint jusqu’à 130 millions de dollars, indique le Centre Carter. Ce droit de passage n’est cependant pas appliqué à des sociétés liées à Dan Gertler, proche ami du président Joseph Kabila.

    Enfin, la Gécamines revend ses propres participations minoritaires dans des partenariats; elle a tenté au moins une opération de ce type chaque année depuis 2010, indique le rapport.

    Aucune relance de la Gécamines

    La Gécamines a assuré que ces revenus devaient lui permettre de relancer sa production minière, note le Centre Carter, mais « en pratique, ils semblent avoir été utilisés principalement pour d’autres objectifs ». Ainsi, si la production minière totale du Congo a été multipliée « par 50 entre 2004 et 2014, la production de la Gécamines a stagné aux niveaux de 2004 après une hausse brève et artificielle en 2012 et 2013 »; la société congolaise avait en effet présenté comme siennes des productions réalisées par d’autres entreprises, indique le rapport. Et si le patron de la Gécamines, Albert Yuma, a annoncé en 2014 une production de « 50.000 tonnes » de cuivre avant la fin 2015 (après avoir annoncé en 2012 « 100.000 tonnes » pour cette date), la production n’a pas dépassé 17.827 tonnes en 2015 et a encore baissé en 2016. Cette année-là, il a promis « 50.000 tonnes » pour 2017, mais les informations de La Libre Afrique indiquent que la Gécamines n’en prend pas le chemin.

    La Gécamines n’a pas non plus utilisé ces revenus pour payer les salaires de ses travailleurs, qui se plaignent d’arriérés.

    La libre Afrique

  • RDC: la démission du président de la Ceni réclamée

    RDC: la démission du président de la Ceni réclamée

    -Quelques semaines après l’annonce par la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) qu’il est impossible de tenir les élections – dues pour 2016 – avant avril 2019 au plus tôt, les voix commencent à s’élever, parmi les Congolais, pour demander la démission du président de cet organe puisqu’il est incapable d’effectuer son travail.
     Le blog du journaliste Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa rappelle ainsi qu’après avoir échoué à organiser les élections en 2016, la Ceni devait les organiser pour « au plus tard le 31 décembre 2017 » et que le président de la Ceni, Corneille Nangaa, estime à présent « sans rire qu’il lui faudra 504 jours après l’enrôlement » des électeurs, toujours en cours. Et que M. Nangaa ajoute « sans gêne »: « Et encore, on ne saura que plus tard si les 504 jours sont suffisants ».
    Lundi dernier, l’ONG de défense des droits de l’homme La Voix des Sans Voix, avait déjà exigé la démission de Corneille Nangaa, incapable de « garantir des élections apaisées tant attendues par la population ». De telles élections, argumente la Voix des Sans Voix, ne sont possibles que si toutes les parties font confiance à la Ceni et à son président – alors que, précisément, cette confiance n’existe plus, au point d’apparaître, écrit l’agence de presse APA, qui rapporte les déclarations de l’ONG, comme « une institution d’appui à la Majorité présidentielle » plutôt qu’à la démocratie comme l’exige la Constitution.
    Le blog de notre confrère souligne que les sénateurs congolais touchent « 7200 dollars par mois, mieux que les députés français (5200 euros) », pour en conclure que l’absence d’élections arrange bien ceux qui s’accrochent ainsi aux postes de pouvoir.
    La libre Afrique
  • Zambie : Lungu met en garde ceux qui lui dénient un 3e mandat

    Zambie : Lungu met en garde ceux qui lui dénient un 3e mandat

    -Lors d’un discours prononcé jeudi soir devant des partisans, Edgar Lungu a mis en garde les magistrats de son pays contre toute initiative visant à l’empêcher de briguer un nouveau mandat en 2021.

    “Je dis à mes amis du système judiciaire : ne plongez pas le pays dans le chaos (…) sur cette question”, a-t-il lancé.

    Le chef de l’Etat a à nouveau fait part de son souhait de rester au pouvoir en ajoutant : “la chose la plus importante que je peux dire maintenant c’est qu’en 2021, je suis disponible pour un nouveau mandat si mon parti me désigne”.

    Au pouvoir depuis 2015 et réélu en 2016, Edgar Lungu a déjà laissé entendre publiquement à plusieurs reprises qu’il était prêt à briguer un nouveau mandat lors de la prochaine présidentielle.

    Devenu chef de l’Etat à la suite du décès de son prédécesseur, Michael Sata, l’opposition zambienne estime qu’il ne peut se représenter après avoir déjà servi deux mandats.

    BBC

  • RDC : 750 millions de dollars se sont « volatilisés » à la Gécamines, selon le Centre Carter

    RDC : 750 millions de dollars se sont « volatilisés » à la Gécamines, selon le Centre Carter

    -Selon un rapport dévoilé ce vendredi, la société congolaise d’exploitation du cuivre et du cobalt agirait en véritable « État parallèle » en RDC, négociant les permis avec les autres miniers et opérant sans aucune supervision des institutions d’État.

    Le Centre Carter, ONG créée en 1982 par l’ancien président américain Jimmy Carter, a rendu publique ce vendredi la première partie d’un rapport sur les pratiques contractuelles et financières de la Gécamines, la société d’État qui exploite cuivre et cobalt en RDC. « Alors que le code minier de 2002 avait pour objectif de casser le monopole de la Gécamines, celle-ci est au contraire devenue le véritable gardien des ressources minières de la RDC », estiment les auteurs de « La privatisation des concessions de cuivre du Congo : une affaire d’État ».

    En effet, la Gécamines ayant été autorisée à conserver ses meilleurs permis, « la plupart des investisseurs ont préféré négocier avec la société d’État pour bénéficier de ces ressources, plutôt que se lancer dans un processus d’exploration plus incertain », poursuit le Centre Carter.

    Selon les contrats que les enquêteurs ont pu étudier, les joint-ventures ainsi noués ont permis à la Gécamines de générer en moyenne 262 millions de dollars (225 millions d’euros) par an entre 2009 et 2014, soit 1,5 milliards de dollars. Une manne dont seulement 5 % a été reversée au Trésor national sous forme de taxes et d’avances sur dividendes.

     

     Des fonds transférés au groupe de Dan Gertler

    Le rapport fait également état de sommes « disparues », pour un montant de 750 millions de dollars sur la période 2011-2014, « dont une partie a été transférée vers une des plus proches relations d’affaires du président, le Groupe Fleurette, de Dan Gertler, en remboursement d’un prêt. L’opacité de la gestion financière de la Gécamines, ainsi que la faiblesse de sa production officielle, alimentent la spéculation sur la possibilité d’un détournement des revenus de l’entreprise au profit d’un petit nombre d’acteurs politiques ». Ce chiffre concorde avec celui avancé en juillet par l’ONG Global Witness, dont l’étude portait sur la période 2013-2015.

    Outre ces question financières, le Centre Carter dénonce aussi le jeu trouble de la société, qui a officiellement perdu son statut d’entreprise publique, « mais se sert de son caractère quasi-public pour obtenir des privilèges que ne peuvent avoir les sociétés privées ». la Gécamines peut ainsi transformer ses permis de recherche en licences d’exploitation, sans remplir les prérequis financiers, techniques et environnementaux exigés par la loi, « ce qui lui a permis d’amasser près de deux fois plus de permis que ce que prévoit le code minier ».

    La Gécamines, en tant qu’entreprise publique, peut percevoir des aides émanant d’institutions financières internationales officiellement destinées aux « gouvernements africains ». En revanche, « elle invoque son statut d’entreprise privée pour échapper à la supervision du gouvernement et parer aux questions quant à ses pratiques contractuelles, ses revenus et ses dépenses », notent les auteurs, qui recommandent une plus grande transparence et une application plus stricte du code minier.

    Jeune Afrique a essayé sans succès de joindre le président du conseil d’administration de la Gécamines, Albert Yuma Mulimbi, pour l’interroger sur ce rapport. De même, notre courrier électronique adressé au service communication de l’entreprise est resté lettre morte à l’heure où nous publions cet article.

    Congo Report Carter Center Nov 2017 by jeuneafrique on Scribd

    Jeune Afrique

  • Nikki Haley  a rencontré pendant près de deux heures le président Joseph Kabila, pas de declaration!

    Nikki Haley a rencontré pendant près de deux heures le président Joseph Kabila, pas de declaration!

    -L’ambassadrice américaine à l’ONU est à Kinshasa où le calendrier électoral n’a toujours pas été publié. La diplomate a insisté pour que “les élections soient organisées en 2018 sinon la RDC ne pourra pas compter sur le soutien des Etats-Unis et de la communauté internationale”

    À la CENI qui évoque un délai de 504 jours pour organiser ces élections, soit un scrutin à organiser à la mi-2019, l’ambassadrice américaine a déclaré que “les élections sont possibles si toutes les parties s’impliquent, la CENCO notamment, et toutes les parties prenantes doivent mettre la main à la pâte.”

    Suite à sa rencontre avec les évêques de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo, les religieux ont déclaré “que le peuple congolais souhaite obtenir l’appui de la communauté internationale afin d’organiser les élections dans le délai convenu.”

    “Elle voulait avoir une idée de la situation générale et savoir ce que nous attendons de la communauté internationale. Les évêques lui ont dit attendre de la communauté internationale, comme la communauté nationale, un appui dans le sens de ce que le peuple congolais attend, les élections dans les meilleures délai”, a dit l’Abbé Donatien N’shole, le porte-parole de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo.

    Nikki Haly entourée des membres de l'opposition, de gauche à droite : Vital Kamrehe, Eve Bazaiba, Felix Tshisekedi et Pierre Lumbi, Kinshasa, le 27 octobre 2017

    Nikki Haly entourée des membres de l’opposition, de gauche à droite : Vital Kamrehe, Eve Bazaiba, Felix Tshisekedi et Pierre Lumbi, Kinshasa, le 27 octobre 2017

    Nikki Haley a ensuite rencontré les leaders de l’opposition Vital Kamerhe (UNC), Eve Bazaiba (MLC), Felix Tshisekedi (UDPS) et Pierre Lumbi (MSR). Ces derniers ont insisté sur le respect de l’accord du 31 décembre 2016

    L’ambassadrice américaine à l’ONU rencontré pendant près de deux heures le président Joseph Kabila. Aucune déclaration n’a été faite à l’issue de cet échange.

    Réaction du gouvernement congolais

    Le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende a, de son côté, dénié à l’ambassadrice américaine la qualité de la porte-parole de toute la communauté internationale. M. Mende a rappelé que la fixation de la date des élections relève plutôt de la CENI et non “ni du gouvernement congolais ni de celui des Etats-Unis”.

    “Nikki Haley est ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies. Donc, elle représente un pays au sein de la communauté internationale. S’agissant du calendrier des élections, ceci ne relève pas du gouvernement congolais ni du gouvernement américain. Donc, la volonté de Mme Nikki Haley n’a rien à voir là-dedans. C’est à la Commission électorale nationale indépendante de voir si elle peut organiser les élections en 2018. Mais il faut attendre que la Commission électorale nationale indépendante nous dise quand est-ce qu’elle sera prête à organiser les élections pour savoir si cette volonté va coïncider avec la réalité congolaise”, a déclaré M. Mende.

    La visite de Nikki Haley intervient au moment où la RDC est rongée par une grave crise politique, sécuritaire et humanitaire.

    Le climat politique est tendu en raison du maintien au pouvoir du président Joseph Kabila dont le mandat a expiré depuis fin décembre 2016.

    La Constitution interdit à M. Kabila de se représenter mais l’autorise à rester à la tête du pays jusqu’à l’élection de son successeur.

    En vertu d’un accord majorité/opposition signé fin 2016, sous l’égide des évêques, les élections auraient dû se tenir avant fin 2017, mais la Commission électorale chargée de l’organiser table désormais sur 2019.

    voa

  • RDC : l’élection présidentielle devra être organisée en 2018, prévient Nikki Haley

    RDC : l’élection présidentielle devra être organisée en 2018, prévient Nikki Haley

    -En visite en RDC, l’ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Nikki Haley, a appelé vendredi à l’organisation des élections en 2018, alors que la Commission électorale table sur 2019.

    « Les élections doivent être organisées en 2018 [sinon], la RDC ne doit pas compter sur le soutien des États-Unis et de la communauté internationale », a déclaré Nikki Haley à l’issue d’une rencontre avec le président de la Commission électorale, Corneille Nangaa.

    « Nous n’allons pas appuyer un calendrier qui ne montre pas clairement que les élections seront tenues en 2018 », a-t-elle martelé. Avant de lancer, à l’adresse des autorités congolaises : « Cela est possible si toutes les parties s’impliquent ».

    Nikki Haley invite les évêques à « mettre la main à la pâte »

    À l’issue d’une rencontre avec l’épiscopat congolais, Nikki Haley a invité les évêques à « mettre la main à la pâte ». L’abbé Donatien Shole, porte-parole des évêques, a pour sa part de nouveau demandé « un appui » de la part de la communauté internationale pour la tenue des « élections dans le meilleur délai », a-t-il déclaré devant la presse à l’issue de la rencontre avec l’Américaine.

    Il s’agit du premier voyage en Afrique de l’ambassadrice, qui a rang de ministre dans l’administration américaine. Arrivée à Kinshasa mercredi 25 octobre, elle s’est rendue à Goma puis à Kitchanga dans la province du Nord-Kivu (est), où elle a visité un camp de personnes déplacées. Vendredi après-midi, elle doit rencontrer le président Joseph Kabila, selon les informations de Jeune Afrique.

  • USA/Russie: Hillary Clinton a financé en partie le dossier anti-Trump

    USA/Russie: Hillary Clinton a financé en partie le dossier anti-Trump

    Hillary Diane Rodham Clinton, Secrétaire d’État des États-Unis,

    -L’équipe d’Hillary Clinton et le Comité national des démocrates (DNC) ont contribué au financement de recherches qui ont alimenté le dossier sensible sur les liens de la campagne électorale de Donald Trump avec la Russie, a rapporté mardi le Washington Post.

    En avril 2016, l’avocat Marc Elias, qui travaillait pour la campagne d’Hillary Clinton et le DNC, a retenu l’entreprise Fusion GPS, basée à Washington, pour enquêter sur les relations de Donald Trump avec la Russie, selon le journal.

    Les paiements à cette entreprise se sont poursuivis jusqu’à quelques jours avant l’élection présidentielle de novembre.

    Dès avant l’accord avec les démocrates, Fusion GPS avait entrepris des recherches sur Donald Trump à la demande d’un de ses rivaux du camp républicain pour la primaire. L’identité de ce rival n’est pas encore connue, selon le journal.

    Fusion GPS a demandé à un juge fédéral de rejeter une demande de la commission du renseignement de la Chambre des représentants d’accéder à ses comptes bancaires, arguant que cela violerait ses droits constitutionnels.

    Le rapport contenant les recherches en question, qui compte 35 pages, a été préparé par Christopher Steele, un ancien agent du MI6, le contre-espionnage britannique, et constitue une pièce maîtresse des enquêtes du Congrès sur les ingérences de la Russie dans l’élection présidentielle américaine de 2016.

    Donald Trump a qualifié le rapport de “fake news“, de désinformation.

    Controversé, ce rapport fait état de nombreuses allégations compromettantes pour Donald Trump, notamment l’existence d’une vidéo à caractère sexuel impliquant des prostituées ou des échanges d’informations pendant près d’une décennie avec le Kremlin.

    Samedi, le président américain a tweeté que le département de la Justice et le FBI “devraient immédiatement divulguer qui a payé pour” réaliser ce rapport, après avoir laissé entendre qu’il pouvait s’agir des démocrates, et sans exclure la Russie et le FBI.

    RTBF

  • Félix Tshisekedi empêché de tenir un meeting à Lubumbashi

    Félix Tshisekedi empêché de tenir un meeting à Lubumbashi

    -Le chef de l’opposition congolaise a accusé la police d’avoir empêché la tenue d’un meeting à Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, en tirant des gaz lacrymogènes et des coup de feu en l’air, mais la police a démenti ces tirs.

    La police a tenté de nous brutaliser. Ils ont lancé des gaz lacrymogènes à quelques centimètres de mon visage. Cela ne m’a pas ébranlé. Je suis déterminé à mener mon combat contre Joseph Kabila jusqu’au bout. Il partira c’est certain”, a déclaré à VOA Afrique Félix Tshisekedi, président du Rassemblement de l’opposition.
    “La police nous a empêchés de quitter l’hôtel en barricadant la route. Nous avons décidé de nous rendre au lieu du meeting avec la population à pieds, ils ont dressé un cordon 500 mètres plus loin, tirant sur nous des gaz lacrymogènes et montrant leurs fusils”, a poursuivi Félix Tshisekedi.

    ​”On n’a pas tiré sur lui. C’est faux. Il est avec moi, comment est-ce que j’ai pu tirer (des gaz lacrymogènes) sur lui”, a réagi auprès de l’AFP le général Paulin Kyungu, commandant de la police du Haut-Katanga, qui était en discussion avec M. Tshisekedi dans son hôtel.
    Félix Tshisekedi, leader du Rassemblement, empêché de tenir un meeting à Lubumbashi, 24 octobre 2017. (VOA/Narval Mabila)
    Félix Tshisekedi, leader du Rassemblement, empêché de tenir un meeting à Lubumbashi, 24 octobre 2017. (VOA/Narval Mabila)

    Plusieurs dizaines de policiers anti-émeutes étaient positionnés aux abords de l’hôtel où est logé M. Tshisekedi, a rapporté dans la soirée le correspondant de VOA Afrique.

    Lundi, plusieurs dizaines de militants d’opposition ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes alors qu’ils se rendaient à l’aéroport pour accueillir M. Tshisekedi.

    ​La RDC traverse une crise politique profonde liée au maintien au pouvoir du président Joseph Kabila dont le mandat a expiré le 20 décembre 2016.

    La Constitution ne lui permet pas de se représenter mais l’autorise à rester en fonction jusqu’à l’élection de son successeur.

    Félix Tshisekedi a dernièrement qualifié de déclaration de “guerre au peuple congolais” l’annonce du président de la Commission chargée d’organiser des élections en RDC, Corneille Nangaa, selon lequel il n’y aurait pas d’élection pour la succession de M. Kabila avant 2019.

    Depuis quelques semaines M. Tshisekedi appelle à une “transition sans Kabila” après le 31 décembre 2017, si la présidentielle n’est pas organisée avant cette échéance comme le prévoyait l’accord de la Saint-Sylvestre conclu par la majorité et l’opposition.

    VOA

  • Football – RDC : les Léopards ont « encore un espoir » de se qualifier pour le Mondial, juge Cédric Bakambu

    Football – RDC : les Léopards ont « encore un espoir » de se qualifier pour le Mondial, juge Cédric Bakambu

    Les Léopards de la RDC lors de leur match contre les Diables rouges du Congo samedi 10 juin 2017 au stade des Martyrs de Kinshasa – première journée des éliminatoires de la CAN-2019 (3-1). Ph. Radio Okapi/John Bompengo

    -La RDC devra battre largement la Guinée, et miser sur une défaite de la Tunisie face à la Libye le 7 novembre, pour espérer se qualifier pour la Coupe du Monde 2018. Cédric Bakambu, l’attaquant des Léopards et de Villareal y croit, même s’il n’ignore rien de la complexité de la tâche.

    Jeune Afrique : Il faudrait un vrai concours de circonstances heureuses pour que la RDC aille en Russie, l’année prochaine…

    Cédric Bakambu : L’essentiel, c’est que nous soyons encore en lice pour la qualification. Il y a encore un espoir.  Nous avons une petite chance de nous qualifier. Tout peut arriver. Concentrons-nous sur notre match face à la Guinée à Kinshasa. Gagnons-le, ne serait-ce que pour honorer le maillot.

    C’est vrai que nous devrons compter sur une défaite de la Tunisie contre la Libye. Il faut y croire, jusqu’au bout. Nous avons battu la Libye le 7 octobre (2-1), il fallait le faire pour rester en vie. Nous ne sommes pas morts ! D’ailleurs, c’était assez bizarre de jouer ce match en Tunisie, chez notre principal adversaire, même si tout s’est bien passé au niveau de la sécurité.

    Si la RDC devait être éliminée, serait-ce la faute à cette fin de match mal négociée face à la Tunisie, en septembre à Kinshasa (2-2) ?

    C’est vrai que nous avons perdu des points ce jour-là… On a manqué d’expérience, car on menait 2-0 à une dizaine de minutes de la fin. Je ne pense pas que la RDC soit inférieure à la Tunisie. On a su lui poser des problèmes chez elle (1-2), on a failli gagner chez nous. Nous avons une équipe assez jeune, qui doit encore acquérir de l’expérience.

    Les Léopards ont-ils les moyens de devenir une des toutes meilleures sélections d’Afrique ?

    Je le pense. Cette équipe est ambitieuse. Je le suis également. Cela fait presque trois ans que je joue pour la RDC. Elle a fait beaucoup de progrès. Beaucoup de joueurs sont arrivés, on a réussi à se qualifier pour la CAN en 2015 et en 2017. Nous sommes toujours concernés par une qualification pour la Coupe du Monde.

    L’équipe est capable de marquer à chaque match. Défensivement, elle est de plus en plus solide. Ce qu’il nous manque, je le répète, c’est un peu d’expérience. Mais je suis convaincu que la RDC peut devenir une des toutes meilleures équipes d’Afrique. Elle en a le potentiel. Elle dispose d’une bonne marge de progression.

    Florent Ibenge, votre sélectionneur, laisse planer un doute sur son avenir, puisqu’il sera en fin de contrat dans trois mois…

    Oui, nous sommes au courant. On verra. Ce n’est pas nous qui décidons. Cela se jouera au niveau de la Fédération. Florent Ibenge m’a appelé en sélection, je suis devenu un des cadres. C’est un statut que j’assume, mais pour ce qui concerne la question du coach, ce n’est pas à moi de parler de ça.

    Vous avez inscrit juste avant la trêve internationale un triplé en championnat d’Espagne contre Eibar (3-0)…

    Oui, c’était mon premier triplé en Liga. J’en étais très heureux pour l’équipe. Ce succès a en quelque sorte lancé notre saison. Il est encore un peu tôt pour parler d’un objectif. On a fini à la cinquième place l’an dernier.

    Personnellement, je prends beaucoup de plaisir à Villareal. C’est ma troisième saison ici. Je suis sous contrat jusqu’en 2021, et quand on me parle de mon avenir, je réponds que je me concentre uniquement sur cette saison…

    J.A

  • RDC: pourquoi Mende est-il en Europe malgré les sanctions pesant contre lui?

    RDC: pourquoi Mende est-il en Europe malgré les sanctions pesant contre lui?

    -Le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende est à Bruxelles, et ce malgré des sanctions européennes prises à son encontre en mai dernier. Lambert Mende bénéficie d’une « dérogation », expliquent les autorités belges.

    Lambert Mende est à Bruxelles depuis mercredi 18 octobre et pour une durée d’une semaine, pour des « raisons familiales », explique le porte-parole du gouvernement congolais qui confirme avoir bénéficié d’une « dérogation » de la part des autorités belges pour effectuer ce voyage.

    Car depuis le 29 mai, le ministre de la Communication, accusé entre autres de mener « une politique répressive envers les médias » et de ne pas favoriser l’organisation des élections dans son pays, fait partie d’un groupe de 16 personnalités congolaises sous le coup de sanctions de l’UE.

    Des sanctions qui gèlent les éventuels avoirs financiers en Europe et interdisent l’accès au territoire européen. Mais des dérogations existent, confirme le ministère des Affaires étrangères belges joint par RFI, et notamment pour raisons « humanitaires ».

    Le porte-parole du gouvernement ayant ses enfants et sa mère qui résident en Belgique, il a obtenu un visa d’une durée d’une semaine pour des raisons familiales.

    La majorité présidentielle hausse le ton

    Ces sanctions étrangères sont dénoncées par la majorité présidentielle, alors que les membres du Comité des sanctions des Nations unies se trouvent dans le pays et que l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, est attendue à Kinshasa dans quelques jours.

    André Alain Atundu, porte-parole de la coalition qui soutient le président Joseph Kabila, s’est fait lyrique pour élever les personnalités, frappées par les sanctions, au rang de héros patriotes, refusant de brader la dignité et la souveraineté de leur Etat.

    « Puisque les relations entre les États sont fondamentalement fonction des intérêts, les sanctions ciblées visent donc logiquement davantage la sauvegarde des intérêts d’un État, loin des préoccupations philosophiques sur la valeur morale ou le respect d’un contrat. Ceux qui sont victimes de telles sanctions sont, en réalité, tombés sur les champs d’honneur de la défense de la patrie, tandis que ceux qui conspirent avec les puissances étrangères ne sont, en réalité, que des Ganelons qui ne méritent aucune considération de la patrie. Leur place est plutôt dans un endroit austère, loin des salons qu’ils fréquentent d’habitude pour réaliser leur sale besogne », a-t-il déclaré.

    RFI