Author: Don Kayembe

  • Donald Trump explique “avoir de la peine” pour Michael Flynn

    Donald Trump explique “avoir de la peine” pour Michael Flynn

    -Donald Trump a expliqué lundi matin “avoir beaucoup de peine” pour son ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, inculpé vendredi dans l’affaire russe pour avoir avait menti au FBI.

    “J’ai de la peine pour le général Flynn, j’ai beaucoup de peine”, a déclaré le président américain depuis la Maison Blanche avant son départ pour l’Utah, dans l’ouest du pays.

    “Hillary Clinton a menti plusieurs fois au FBI, rien ne lui est arrivé. Flynn a menti, et sa vie a été détruite”, a-t-il ajouté.

    Michael Flynn a plaidé coupable vendredi d’avoir fait de fausses déclarations à la police fédérale sur ses conversations avec l’ambassadeur de Russie Sergueï Kisliak.

    Il a confirmé avoir ponctuellement agi sur les instructions d’un “très haut responsable” de l’équipe de transition présidentielle qui n’est autre, selon plusieurs médias américains, que Jared Kushner, gendre et proche conseiller de Donald Trump.

    “J’ai dû limoger le général Flynn parce qu’il a menti au vice-président et au FBI. Il a plaidé coupable de ces mensonges. C’est triste parce que ses actions pendant la transition étaient légales. Il n’y avait rien à cacher!”, avait écrit le président républicain sur Twitter samedi.

    Dimanche – toujours sur le réseau social – il s’était déjà ému que la vie de Michael Flynn “soit détruite”, dénonçant une situation de “deux poids, deux mesures”.

    Avec AFP

  • RDC : Des rebelles M23 recrutés pour réprimer les manifestations

    RDC : Des rebelles M23 recrutés pour réprimer les manifestations

    -L’organisation de défense des Droits de l’Homme américaine Human Rights Watch (HRW) a révélé lundi 4 décembre que des officiers supérieurs des forces de sécurité congolaises avaient recruté en Ouganda et au Rwanda des rebelles du M23 pour réprimer les manifestations anti-Kabila de décembre 2016, tandis que d’autres ont reçu une formation « spéciale » à la mi-2017 pour défendre le régime du président hors mandat.

    Les manifestations exigeant le départ de Joseph Kabila (au pouvoir depuis 2001) à la fin de son deuxième et dernier mandat constitutionnel, le 19 décembre 2016, avaient commencé ce jour-là et avaient été suivies d’autres protestations dans les jours suivants. On déplora au moins 62 morts (certains cadavres ont été emmenés par les forces de sécurité), de nombreux blessés et de nombreuses arrestations.

    Recrutés à partir d’octobre 2016

    Selon des membres de l’ancienne rébellion congolaise du M23 (défaite en novembre 2013) réfugiés dans des camps en Ouganda et au Rwanda et interrogés par HRW, ils avaient commencé à être recrutés par des officiers supérieurs des forces de sécurité congolaises entre octobre et début décembre 2016. Au moins 200 rebelles ont répondu à cet appel et ont été intégrés à des unités de la police, de l’armée et de la Garde républicaine (garde prétorienne de Joseph Kabila, n’obéissant pas à la hiérarchie militaire) congolaises, après avoir reçu uniforme et armes. HRW a obtenu des confirmations de ces informations par des officiers de l’armée congolaise.

    Les ex-rebelles – logés, nourris et payés – ont été envoyés à Kinshasa, Goma et Lubumbashi et ont reçu l’ordre de tirer « à la moindre provocation des civils », a raconté l’un d’entre eux à HRW. Ils savaient que cette « guerre » serait facile, les officiers congolais qui les envoyaient réprimer les protestations leur ayant spécifié qu’ils seraient déployés « contre des manifestants non armés ».

    Incapable de former une bonne armée, le régime Kabila – père et fils – a, à plusieurs reprises, fait appel à l’armée rwandaise (formée de Tutsis et de Hutus), à d’ex-rebelles tutsis congolais (bien que recherché par la justice internationale, Bosco Ntaganda fut longtemps le « numéro deux » de l’armée congolaise au Kivu) et aux rebelles hutus rwandais FDLR ( issus des génocidaires) parce que ce sont de bons soldats, courageux et plus disciplinés que ceux de l’armée congolaise, mal payés et guère ravitaillés.

    Selon les interviews menées par HRW, les ex-M23 défaits avaient accepté le recrutement de fin 2016 parce qu’ils vivent dans des conditions misérables en Ouganda et au Rwanda et qu’on leur promettait, outre la paie, de pouvoir revenir au Congo avec des postes et des grades. Seuls certains d’entre eux ont toutefois vu ces promesses respectées; les autres ont été renvoyés en Ouganda et au Rwanda fin décembre 2016 et en janvier 2017.

    Selon HRW, certains d’entre eux ont à nouveau été recrutés par les forces de sécurité congolaises entre mai et juillet 2017, en vue d’une formation, à Kisangani (nord-est du Congo) pour des « opérations spéciales ». L’inquiétude est donc grande que ces ex-soldat rebelles soient à nouveau utilisés pour réprimer les protestations contre le maintien au pouvoir de Joseph Kabila au-dela du 31 décembre 2017, voire plus tard encore. Le 31 décembre avait été fixé comme date limite de son départ par l’Accord de la Saint-Sylvestre 2016, signé sous la pression des manifestations de rue réprimées avec l’aide des ex-M23.

    MFC- La libre Afrique

  • Star Wars VIII : « un nouvel espoir » d’étoiles ?

    Star Wars VIII : « un nouvel espoir » d’étoiles ?

    -S’il y a un univers que les petits et grands connaissent tous, c’est celui de la force. La saga de Star Wars et de ses célèbres Jedi ne laissent personne indifférent : qu’on aime ou qu’on déteste, tout le monde a son avis bien tranché. Et que cela ne plaise à ses détracteurs : la saga intergalactique ne risque pas de s’éteindre. En effet, pour fêter les 40 ans de la sortie du premier opus, un nouveau film sort dans les salles obscures.

    Malgré une équipe de réalisation différente, le successeur du géant Georges Lucas, ne se laisse pas abattre et veut à son tour son jour de gloire. Après des statistiques record pour la sortie du dernier volet en 2015, la nouvelle armée menée par Rian Johnson espère réitérer l’expérience. Grâce à l’arrivée d’une nouvelle génération de sabre lasers, la sortie du nouvel opus a débuté de la meilleure des manières la troisième trilogie.

    5 nominations aux Oscars, 1055 millions de dollars de recettes, 3ème plus grand succès au box office, le dernier opus de la saga a de quoi faire des jaloux. Et pourtant, malgré cette armée d’effets spéciaux et d’acteurs emblématiques (Harrison Ford, Carrie Fisher), le long-métrage n’a pas su gagner son ultime bataille. En effet, malgré les nombreuses nominations, le film n’a récupéré aucune récompense. Et ça, George Lucas l’avait presque prédit …

    Quelques jours avant la sortie officielle française, l’initiateur de la saga aux milles étoiles lance une petite bombe. Bien qu’au début, il affirme que le résultat final ravira les fans les plus avertis, il n’hésite pas à attaquer les choix de réalisation de son successeur. Pour, le dernier opus aurait dû « un soap opéra qui traite des problèmes de famille, et non pas un film de vaisseaux spatiaux ».

    Alors est-ce là l’explication toute donnée de ce manque de récompenses ? Trop de vaisseaux spatiaux et d‘étoiles filantes et pas assez de psychologie …

    Quoi qu’il en soit, à l’heure qu’il est, nul ne sait quel côté de la force la nouvelle armée de Rian Johnson a choisi pour ce dernier long métrage. Jouera-t-il la carte des effets spéciaux à gogo afin de tenter une sélection mais surtout une récompense pour cette catégorie ? C’est d’ailleurs dans cette dernière que l’ensemble des films de la saga a récolté le plus de sélection (5 sur 8).

    Mais une autre catégorie pourrait faire en sort que le dernier opus soit primé lors de la cérémonie. Avec plusieurs acteurs intergalactiques qui remettront leurs sabres à la fin du court-métrage, il se pourrait que l’un d’entre eux remporte un prix bien spécial. D’après l’équipe rédactionnelle de Bwin, Mark Hamill, l’interprète légendaire du dernier chevalier Jedi aurait une cote de 9.00. Bien que l’équipe du film soit unanimement de son côté de la force, les bookmakers parient plus sur un nouveau record de recette que sur une nouvelle acquisition de récompense individuelle … Un objectif ambitieux mais réalisable pour la machine à gagner Star Wars. Puisse la force soit du côté de l’armée du chevalier Johnson.

    Julien Casteinhera

  • Rififi dans la rumba congolaise avec le roi Koffi Olomidé

    Rififi dans la rumba congolaise avec le roi Koffi Olomidé

    -Le roi de la rumba congolaise Koffi Olomidé a de nouveau fait parler de lui avec une plainte en justice contre l’un de ses ex-disciples, Ferre Gola, brièvement incarcéré à Kinshasa, a rapporté dimanche la presse en ligne congolaise.

    Les programmes des nombreuses radios qui rythment la vie de la République démocratique du Congo posent la question, entre deux morceaux de rumba d’hier et d’aujourd’hui: Koffi Olomidé, 61 ans, devait-il porter devant la justice son différend avec Ferre Gola, de 20 ans son cadet et ancien membre de son groupe Quartier latin?

    Le fait est que Ferré Gola a été incarcéré pendant 24 heures le 22 novembre, “poursuivi par M. Koffi Olomidé”, selon son avocat, Me Hugues Matadi, qui ajoute : “Sur instruction du procureur général de la République, mon client a regagné son domicile”.

    Il aurait été relaxé, selon les médias congolais, qui évoquent une plainte pour injure et diffamation sur l’internet déposée par Koffi Olomidé, voire le “non-respect d’un contrat” datant de 2005-2006 entre Ferre Gola et l’orchestre de Koffi Olomidé.

    “Les jaloux vont maigrir. Je vais très bien. D’ailleurs, je suis chez moi à la maison. Les gens de très mauvaise foi ont tenté de nous faire taire par des procédures téméraires et vexatoires, mais en vain. La lutte continue…”, a réagi Ferre Gola sur sa page Facebook.

    Roi de la rumba depuis la mort de Papa Wemba en 2016, Koffi Olomidé avait fait parlé de lui l’année dernière en étant écroué quatre jours pour avoir donné un violent coup de pied à l’une de ses danseuses. Il avait été libéré sous caution par le parquet général de Kinshasa.

    En août 2012, Antoine Agbepa Mumba, alias Koffi Olomidé, avait été condamné à Kinshasa à trois mois de prison avec sursis pour “coups et blessures volontaires” contre son producteur.

    Avec AFP

  • RDC : PPRD, parti Etat, au pas de charge sur la loi électorale

    RDC : PPRD, parti Etat, au pas de charge sur la loi électorale

    -Réunion de tous les honorables députés de la mosaïque PPRD à Fleuve Congo Hôtel, sous la double direction du SG/MP et Pdt de l’AN, ce vendredi 24 Nov 2017 à 10h00′.  L’invitaton est lancée officiellement par les dignitaires du PPRD, le parti veut faire passer au pas de charge la réforme de la loi électorale et ne cache plus ses intentions.

    Aux commandes, le secrétaire général de la Majorité présidentielle, Aubin Minaku, soutenu par le président de l’Assemblée nationale… Aubin Minaku. L’adage est connu, mieux vaut supprimer les intermédiaires, ça évite les voix discordantes.

    Après la réunion, particulièrement houleuse, de ce jeudi 23 novembre, avec les élus de la majorité présidentielle à l’Hôtel du Fleuve, les députés de « la mosaïque » PPRD sont priés de ne pas aller se coucher trop tard pour pouvoir être présent ce vendredi après un bon petit-déjeuner, à cette nouvelle réunion.

    Objectif : bien faire comprendre les intérêts de faire passer cette réforme de la loi électorale et tenter de faire oublier la bronca menée par nombre d’élus de la MP qui ne veulent pas entendre parler du PPRD. Certains barons régionaux ne veulent pas se rendre pieds et mains liés au pouvoir de Kabila et de son clan.

    Un clan dans lequel Aubin Minaku, pourtant déjà porteur de deux casquettes, se verrait bien enfiler les lauriers.

    LLA

  • Exclusif – Réforme électorale en RDC : un enregistrement sonore révèle la stratégie du parti de Kabila

    Exclusif – Réforme électorale en RDC : un enregistrement sonore révèle la stratégie du parti de Kabila

    -Comment faire adopter un projet de loi électorale contesté aussi bien par l’opposition que par ses propres alliés ? Une réunion du PPRD, le parti du président Joseph Kabila, s’est penchée vendredi sur la question. Jeune Afrique reproduit en exclusivité l’enregistrement des débats.

    Corneille Nangaa poursuit ses consultations. Après les groupes parlementaires de la Majorité présidentielle (MP), qui ont clairement boudé, la veille, le principe d’un « seuil de représentativité » prévu dans la nouvelle réforme électorale, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) s’est entretenu, vendredi 25 novembre, avec les députés et certains cadres triés sur le volet du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), la formation politique du président Joseph Kabila.

    Contacté par Jeune Afrique, le député François Bokona (PPRD), rapporteur de la Commission politique, administrative et juridique (PAJ) de l’Assemblée nationale, confirme la tenue de ces concertations mais dit ne pas y avoir pris part puisqu’il devait participer à une autre réunion. D’après nos informations, Corneille Nangaa s’est évertué à rassurer les lieutenants de Kabila quant à l’intérêt, pour leur parti, de soutenir ce « seuil de représentativité » proposé dans le projet de loi électorale.

    « Seuil de représentativité », du pain béni pour le PPRD ?

    Concrètement, si la réforme est adoptée en l’état, les listes des partis et regroupements politiques ou des candidats indépendants devront atteindre ou dépasser « 3 % du nombre total de suffrages valablement exprimés » au niveau national pour espérer remporter des sièges dans l’hémicycle. Il deviendra ainsi indispensable aux formations politiques de se regrouper dans de grands ensembles sous peine de disparaître.

    Jeune Afrique s’est procuré l’enregistrement sonore des échanges qui ont suivi l’exposé du président de la Ceni. Le premier à s’exprimer est Henri Mova Sakanyi, le secrétaire général du PPRD, qui a estimé d’entrée de jeu qu’il fallait « défendre jusqu’au bout » la ligne du parti. Pas question, selon lui, de « [s’] incliner parce que l’opposition a le vent en poupe ». « C’est pour cela qu’on a aussi une majorité (…) », poursuit-il avant de donner la parole à Aubin Minaku, secrétaire générale de la MP et président de l’Assemblée nationale.

    Plus prudent, Aubin Minaku tente d’abord de sensibiliser ses camarades au risque qu’il y aurait à soutenir ce « seuil de représentativité » dans une Assemblée où, au-delà de l’opposition, les alliés même du PPRD sont prêts à rejeter l’initiative au moment du vote. « Irons-nous jusqu’au bout en sachant que cela peut se passer de cette manière-là ? Sur le plan politique, est-ce bon ? » interroge celui qui est présenté comme le dauphin putatif de Kabila.

    Le seuil de représentativité, c’est quelque chose qui remet le PPRD sur pied », selon Mova Sakanyi

    Mais pour Henri Mova Sakanyi, le PPRD n’a d’autre choix que de voter en faveur de ce seuil de représentativité. D’autant que c’est, selon lui, « quelque chose qui nous permet d’être beaucoup plus à l’aise ». Autrement dit, il ne serait plus question de partager les responsabilités au sein du gouvernement et des entreprises publiques avec des alliés politiques, voire avec des opposants, et « d’introduire [ainsi] des gens dans le gâteau, qui n’a pas grossi ». En conséquence, plus personne au sein du PPRD n’a les moyens de financer le parti pour les élections, avance-t-il sans convaincre ses camarades, qui se mettent alors à hurler…

    Devant la réticence de ses camarades à soutenir ce fameux « seuil de représentativité », qui profiterait pourtant au parti, Henri Mova Sakanyi lâche que « cela devient suspect » et rappelle que le PPRD est en train de « trahir [sa] cause » en défendant « tous les jours » le programme du gouvernement d’un « Premier ministre venu de je-ne-sais-quel bord politique ». Allusion à Bruno Tshibala, dissident du Rassemblement de l’opposition, qui a été fait chef du gouvernement avec le soutien de la MP.

    De son côté, Emmanuel Ramazani Shadary, vice-Premier ministre de l’Intérieur, qui va défendre ce projet de loi électorale devant le Parlement, n’est pas non plus rassuré. « Tout le monde est contre. Ici aussi, il y a des contradictions au niveau du PPRD : PPRD pur et les autres, qui […] croient qu’ils seront éliminés. Est-ce que nous aurons 260 voix pour faire passer notre projet avec le seuil ?” lance-il. La réponse de ses camarades est sans appel : « Non! »

    Comment le PPRD a fabriqué ses partis alliés

    Mais qui sont ces partis alliés du PPRD qui craignent de disparaître si le « seuil de représentativité » est adopté ? A ceux qui l’auraient oublié, Aubin Minaku rappelle qu’ils n’ont été créés que pour répondre à une « stratégie électorale » « par rapport au mode de scrutin » choisi à l’époque. Ce sont en réalité des « partis-tiroirs, sans militants et sans drapeau », résume le secrétaire général de la MP, citant même l’exemple d’une de ces formations dont les cofondateurs ont été désignés parmi son entourage proche – son épouse et son assistant notamment – pour servir de gardes-fous. Fou rire dans la salle.

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    « La machine à voter » ou l’instrument du PPRD ?

    Reconnaissant qu’il y a « quelques soucis » dans le partage des responsabilités avec ces « partis-tiroirs » ou « partis de la mosaïque », Aubin Minaku assure que les choses changeront dans l’avenir, se réjouissant au passage que Corneille Nangaa ait su « épater » et « convaincre » beaucoup de partisans sur l’utilité de « la machine à voter » en vue des prochaines élections.

    Quant au « seuil de représentativité », Henri Mova Sakanyi appelle les députés de son parti à [s]’assumer et [à] démontrer que la scène politique [congolaise] a quand même des personnalités sérieuses qui s’assument en tant que tel ». Au risque de voir le projet de loi rejeté par la plénière de l’Assemblée nationale ? Car à ce stade, même « l’encadrement » de certains élus (entendre « la distribution de billets de banque », selon un député de la MP) ne garantit pas le vote du projet de loi tel que présenté par le gouvernement, selon Minaku. « Nous avons peut-être mal choisi le moment » de faire passer cette réforme, estime le secrétaire général de la MP, laissant entendre que le même projet de loi pourrait passer après le départ de Kabila.

     

  • Gecamines: Albert Yuma va revoir unilatéralement les partenariats miniers

    Gecamines: Albert Yuma va revoir unilatéralement les partenariats miniers

    -Moins de trois semaines après la publication du rapport Carter stigmatisant la mauvaise gestion de la Gécamines, le patron de cette société publique congolaise, Albert Yuma, a annoncé mardi matin qu’il allait « revoir – j’ai dit revoir, pas renégocier, c’est nous qui allons désormais fixer les termes » – les partenariats qui lient l’entreprise congolaise à des sociétés minières privées.
    Albert Yuma s’adressait mardi matin à des agents de la Gécamines et aux nouveaux mandataires qu’il a nommés il y a quelques mois au sein des partenariats. Il leur a annoncé les « deux axes » fixés « par le chef de l’Etat », au « développement » de l’entreprise publique: « refaire de la Gécamines un véritable acteur minier » sur le plan national et international; faire en sorte que les ressources de la République démocratique du Congo (RDC) – dont la société publique détient, dit-il, « la majorité » – « profitent au peuple congolais, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui ».
    « On nous a trompés »
    « Dans la plupart de nos partenariats, pour ne pas dire tous », a affirmé M. Yuma, « nous n’avons jamais touché de dividendes et l’Etat n’a jamais touché d’impôts ». Depuis « la mise en place du code minier », qui date de 2002, les différents partenaires de la Gécamines, a-t-il dit, « ont exporté pour plus de 48 milliards de dollars » et « l’Etat a reçu en net – soit le revenu moins les bonus fiscaux qu’il a donnés – moins de 3 milliards de dollars ». C’est pourquoi, a ajouté M. Yuma, la Gécamines va « revoir – j’ai dit revoir, pas renégocier, c’est nous qui allons désormais fixer les termes » – les « conditions » des partenariats qui lient l’entreprise congolaise à des sociétés minières privées.
    Selon M. Yuma, « on nous a trompés, en 2000 » en disant que le Congo était incapable de développer seul ses ressources minières et qu’il fallait des partenariats. « On aurait dû toucher 350 millions de dollars de dividendes et on a touché zéro » dollars, tandis que « l’Etat aurait dû toucher 768 millions de dollars d’impôts » et a touché « zéro ». « Nos partenaires se sont toujours arrangés pour que les comptes d’exploitation apparaissent en perte d’année en année », a-t-il assuré.
    Prendre le contrôle du cobalt
    Or, la « vraie ressource » des partenariats n’est « pas l’argent » mais « les gisements » de cuivre et de cobalt de la Gécamines, a estimé Albert Yuma, assurant que « la prochaine guerre mondiale sera pour le contrôle du cobalt », dont le Congo possède « 70% » et l’entreprise publique « 40% des réserves mondiales connues ». « Depuis 15 ans, nos partenaires nous ont trompés et, disons-le, volés. Cela doit s’arrêter ».
    M. Yuma a ajouté que l’entreprise avait « aussi constaté la faiblesse de nos mandataires pour contrôler les partenariats », raison pour laquelle ils avaient été changés il y a quelques mois. Reconnaissant aussi des faiblesses dans « l’organisation » de la société publique, son patron a annoncé avoir confié à « Ernst and Young un audit organisationnel » en vue d’installer de nouvelles structures « dès le deuxième trimestre 2018″. En effet, a-t-il ajouté, la Gécamines souffre d’ »équipements obsolètes » et « surtout » d’un personnel trop vieux, la moyenne d’âge étant « 58 ans ». « On ne peut pas compter sur cette génération pour défendre nos intérêts » et « prendre des risques ».  Il faut, dit-il, que les cadres « reprennent le contrôle de la Gécamines comme, il y a 40 ans, nos frères arabes ont décidé de contrôler le pétrole ».
    « Pas un dollar ne manque »
    Répondant au rapport du Centre Carter  (https://afrique.lalibre.be/10520/ou-sont-passes-les-millions-de-la-gecamines/) selon qui « près des deux tiers de ces revenus (NDLR: générés par les partenariats miniers) – ou 750 millions de dollars – ne peuvent être tracés jusqu’à des comptes en banque de manière fiable », M. Yuma a assuré à son auditoire que c’était « une idiotie, un mensonge, une incompétence (…) Pas un dollar ne manque. Tout l’argent est enregistré dans les comptes de la Gécamines ». Il a affirmé que « la plupart de cet argent est parti dans des investissements » qu’il chiffre à « 860 millions de dollars depuis que nous sommes là », soit sept ans, « et dans le financement de l’Etat congolais. En termes de pourcentage, la Gécamines a contribué plus au budget de l’Etat que tous les partenaires réunis », a-t-il déclaré, sans expliquer son calcul.
    Toutefois, de ces « 860 millions de dollars » d’investissements et de « deux plans de restructuration, deux plans de production », « on ne voit pas les résultats », a reconnu M. Yuma, rejetant la faute sur « vos aînés ». Evoquant les « rapports bidon, basés sur des racontars », tel celui du Centre Carter, selon lui, le patron de la Gécamines a stigmatisé « certains d’entre vous qui disent n’importe quoi » à des « étrangers » contre « 1000 ou 2000 dollars, ou une auto ou une promesse d’emploi ».
    Et d’assurer que, grâce à la réorganisation de la Gécamines prévue pour 2018,  « dans 2 ou 3 ans, vous allez voir la différence ». Comme il l’a déjà annoncé – sans effet – à plusieurs reprises ces dernières années, M. Yuma a promis: « Nous serons capables de produire 100.000 tonnes ».
    Par Marie-France Cros
  • La Mort de l’Humanité ambiante -Le Marché noir aux esclaves négro-africains en Libye

    La Mort de l’Humanité ambiante -Le Marché noir aux esclaves négro-africains en Libye

    -Crime musulman ou crime islamiste ?

    ‘‘Tout ignorant est esclave’’ Proverbe italien

     

    Par Joël Asher Lévy-Cohen *

    Le reportage sur le ‘‘Marché noir’’ aux esclaves négro-africains en Libye dernièrement diffusé par la chaîne américaine d’information continue CNN a, réellement, suscité un tollé généralisé. Au-delà de l’émotionnite qu’il a, toutefois, pu assurément susciter par-ci et par-là, ce document journalistique et médiatique présente, en vérité, le mérite de rappeler, quoi que brutalement, à l’humanité tout entière que la traite négrière, autant que la traite humaine, est une dure réalité qui se pratique allégrement dans bon nombre de pays du Maghreb et du Machrek. Aussi a-t-il le mérite de rappeler que deux cents ans après leur proclamation solennelle par les révolutions américaine et française de la fin du XVIIIe siècle, les droits humains fondamentaux sont, à vrai dire, dans leur acception un idéal visiblement lointain autant qu’une une notion très largement bafouée dans le monde.

    Ce qui frappe, réellement, dans ce document journalistique et médiatique à charge de la Libye, c’est le prix d’achat complètement ‘‘dérisoire’’ des esclaves négro-africains. Ces êtres humains sont facilement adjugés à moins de 1000 $ US. En effet, le prix d’acquisition le plus élevé d’un homme noir est estimé, dans cet État décomposé, à 800 $ US lors de la réalisation du reportage (août 2017). Croit-on rêver ? Il y a de quoi sursauter sur sa chaise !

    Ceci revient à dire qu’un chameau, une bête d’ailleurs utilisée pour le transport tout comme la course, voire même estimée pour son lait et sa viande, coûterait réellement plus cher qu’un mâle négro-africain à la bourse animalière du Yémen ou au Marché d’Abu Dhabi. À titre d’exemple, au Maroc, le prix d’achat d’un chameau normal varie de 2 000 à 2 500 Euros. Ce qui n’est pas forcément le cas des chameaux de course. Ces bêtes reviennent excessivement cher.

    En effet, lors d’une vente aux enchères au marché animalier des Émirats arabes unis (EAU), un camélidé, plutôt, destiné spécialement à la course a été acheté par un riche collectionneur omanais Naeem al-Ghilan à 530 000 Euros. Toutefois, un chameau de course de race pure – un pur boss de haute lignée – peut en réalité coûter jusqu’à plus de 3 millions d’Euros. Les chamelles peuvent encore valoir plus cher (Source Internet).

    Il en est de même pour un cheval ‘‘pur-sang’’. Cet animal, d’ailleurs, fort prisé de riches fortunes du Proche-Orient peut être vendu dans bien des pays du Golfe arabo-persique à des prix exorbitants. Son prix peut facilement grimper et atteindre la bagatelle de 20 millions de dollars US. Cependant, le cheval de course le plus cher dans le monde Frankel a été évalué, il y a cinq ans, à 200 millions de dollars US après sa quatorzième victoire de la compétition. Il appartient au prince saoudien Khalil Abdullah[i].

    Autre fait troublant, ce marché clandestin destiné à vendre des esclaves négro-africains, lequel se tient nuitamment dans la périphérie de la capitale Tripoli, est lourdement protégé par des hommes encagoulés. Ceux-ci portent autant des armes que des treillis militaires. Force est de constater que leur identité n’est pas du tout révélée.

    En tout état de cause, s’agit-il des islamistes armés rapatriés au Maghreb après la débâcle de l’État islamique[ii] de triste mémoire en Syrie dans le but de déstabiliser cette région riche en hydrocarbures ? S’agit-il, en réalité, des individus ou groupes maffieux à la solde exclusive du pouvoir militaire issu de la décomposition de l’armée régulière et du délabrement forcé du pays par les forces militaires de l’OTAN en 2011 ? S’agit-il, en fait, de ces nombreuses milices armées qui essaiment comme des champignons toxiques dans cet État démantelé après la chute brutale du régime incarné de main de maître par le colonel-guide Mouammar el-Kadhafi ?

    En d’autres termes, qu’est-ce qui explique véritablement ce commerce odieux ? Quels en sont les soubassements et les enjeux fondamentaux ? Qui en est le principal initiateur ? Qui en est le véritable bénéficiaire ? Qui en sont effectivement les animateurs de réseau ?

    Ce qui est clair, la Libye est devenue, de nos jours, le point de chute ou de convergence des forces islamistes totalement défaites en Irak post-Saddam Hussein et en Syrie de Bachar el-Assad. Ces nébuleuses qui s’articulent autour de l’État Islamique, ont pratiqué, il n’y a pas si longtemps, l’esclavage sexuel des femmes et filles yazidi. Il importe d’admettre que ce crime épouvantable a complètement ému la planète Terre et, surtout, soulevé une avalanche de protestations de quatre coins du monde.

    Il sied de mentionner qu’à l’époque fastueuse du colonel-guide suprême de la Jamahiriya, les populations négro-africaines, entre autres celles faisant partie du Fezzan libyen, vivaient sans nul conteste dans des conditions somme toute respectables. C’est également le cas des populations immigrantes en provenance du Sahel limitrophe. Dans ce pays considéré jadis comme un véritable eldorado, ces sujets subsahariens avaient, sans l’ombre du doute, un niveau de vie économique appréciable, à plus forte raison des droits sociaux enviables. Par conséquent, qui devrait normalement être blâmé devant ce spectacle révoltant, ahurissant, de marchandage d’êtres humains, a fortiori négro-africains ? L’identité des responsables ne fait réellement aucun doute…

    Autre fait tout à fait marquant, les images de CNN montrent deux esclaves négro-africains mâles arborer, comme si de rien n’était, un sourire après qu’ils aient été réellement vendus à leurs maîtres. Il y a de quoi vraiment s’interroger sur leur attitude dont la complaisance voire l’inconscience laissent évidemment perplexe, inexorablement pantois. En effet, que signifie effectivement, exactement, dans ces circonstances dramatiques ce sourire ?

    S’agit-il pour ces damnés de la terre d’un moment de soulagement ? S’agit-il en fait d’une moquerie de leur condition déshumanisante ? S’agit-il d’une approbation de leur nouveau statut de bien meuble en plein 21e siècle ?

    Cependant, hormis la main et l’avant-bras, les images choc de CNN ne montrent nullement le visage du fameux adjudicateur. Elles n’exposent pas non plus celui des clients acheteurs d’esclaves. Pourquoi ? Pourtant, l’on peut aisément distinguer la couleur foncée de la peau – une partie du corps du commissaire-priseur qui dirige dans cette bourse on ne peut plus particulière et singulière la vente décriée d’esclaves négro-africains -. Ce qui est, tout à fait, sûr et certain, l’adjudication se déroule en langue arabe. Mais quelle est la véritable identité des acheteurs ?

    That’s the question

    Joël Asher Lévy-Cohen

    Journaliste indépendant

    www.joelasherlevycohen.com

    www.joelasherlevycohen.over-blog.com

    https://www.youtube.com/watch?v=qQJGe2gtoAo

    Par son impact auprès de l’opinion publique internationale et la force poignante des images diffusées, le reportage de la fameuse chaîne d’information continue américaine CNN sur le marché clandestin destiné à la vente des esclaves négro-africains a complètement fait voler en éclats le mythe pacifique et égalitaire de l’Islam.

    En un clin d’œil, ce document journalistique et médiatique a complètement trucidé l’Union africaine (UA) qui rassemble arabo-musulmans et négro-africains. En un tour de main, il a totalement détruit la solidarité et la fraternité qui, dans ce cadre, devraient normalement prévaloir entre sujets maghrébins d’Afrique du Nord et ressortissants négro-africains et subsahariens.

    Ce document audiovisuel a, certes, réussi à creuser un fossé abyssal entre populations arabo-musulmanes et populations négro-africaines. Il a très nettement et très clairement renforcé l’image négrière du ressortissant arabo-musulman dont la culture est, désormais, perçue voire interprétée comme incompatible avec la modernité ambiante.

    Par conséquent, la tradition morale et spirituelle, les croyances religieuses, la civilisation millénaire dont sont manifestement tributaires les ressortissants arabo-musulmans, sont dorénavant regardées comme foncièrement incompatibles avec la notion cardinale ou l’idéologie des droits fondamentaux de la personne humaine.

    [i] Sputnik, 21 octobre 2012.

    [ii] L’État islamique (EI), connu le pseudonyme de Daech ou l’acronyme ISIL, s’est adonné impunément à l’esclavage sexuel des femmes yazidi en Syrie et en Irak.

     

     

  • Réunion États-Unis-Afrique à Washington… sans la RDC

    Réunion États-Unis-Afrique à Washington… sans la RDC

    -La RDC n’a pas été conviée vendredi à la réunion de haut niveau organisée à Washington entre le secrétaire d’État américain et 37 ministres des Affaires étrangères du continent africain. Dernier symptôme en date des rapports complexes entre l’administration Trump et le régime de Joseph Kabila.

    Pas de trace de la délégation congolaise, vendredi 17 novembre, à Washington. Son chef de la diplomatie, Léonard She Okitundu, n’a pas été aperçu dans les parages, ni son ambassadeur dans la capitale américaine, Francois Nkuna Balumuene, qui séjourne actuellement à Kinshasa. La RDC a donc été l’une des grandes absentes des « discussions de haut-niveau » entre le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, et 37 ministres africains des Affaires étrangères ou leurs représentants.

    Cette rencontre était initiée par l’administration Trump en marge du cinquième dialogue stratégique annuel entre les États-Unis et l’Union africaine, qui a eu lieu la veille à Washington. Elle était axée sur les échanges économiques, la sécurité et la bonne gouvernance en Afrique.

    La RDC au menu sans les Congolais

    Contacté par Jeune Afrique, Brian Neubert, un porte-parole du Département d’État, précise que « les questions sécuritaires régionales, celles liées aux opérations de maintien de la paix mais aussi à la situation en RDC, [ont été] au menu » de cette réunion entre les États-Unis et leurs partenaires africains. Mais aucun mot sur le choix des 37 pays conviés au rendez-vous.

    Côté congolais, on semble encore chercher des explications à cette non-invitation. Celle-ci serait due à « un problème d’agenda », avance un proche collaborateur de Léonard She Okitundu. « A moins qu’il ne s’agisse d’une saute d’humeur passagère de Washington, suite à l’élection de la RDC au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, les Américains ayant vivement combattu notre candidature », ajoute-t-il, ironique.

    Quand les États-Unis soufflent le chaud et le froid

    Quelques jours plus tôt, dans le microcosme politique congolais, beaucoup avaient pourtant l’impression que le courant passait de nouveau entre les États-Unis et la RDC. Et pour cause : le calendrier électoral, publié le 5 novembre, reportant les élections à décembre 2018 a reçu un écho favorable du côté de la communauté internationale et des États-Unis. Au grand dam de l’opposition, qui insiste toujours pour que les scrutins soient organisés au plus tard en juillet de l’année prochaine.

    A l’issue de son passage en RDC, fin octobre, l’ambassadrice Nikki Haley, représentante américaine auprès des Nations unies, avait déclaré que son pays ne soutiendrait financièrement le processus électoral congolais que si des élections libres et justes se tenaient avant la fin de l’année 2018. La position américaine a-t-elle évolué sur la question ? « Nous avons accepté ce calendrier électoral parce que nous pensons que c’est une opportunité pour le peuple congolais de participer à des élections démocratiques », répond Brian Neubert.

    De fait, ce diplomate américain campe sur la ligne tracée par Donald Yamamoto, secrétaire d’État adjoint par intérim au bureau des Affaires africaines. Début novembre, devant le sous-comité des Affaires étrangères d’une commission de la Chambre des représentants, le « Monsieur Afrique » du président Donald Trump expliquait déjà l’ « engagement stratégique » de son pays en RDC en ces termes : « Avec l’annonce d’un calendrier électoral pour décembre 2018, nous assurons une coordination étroite avec nos partenaires internationaux pour faire activement pression sur la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et le gouvernement congolais afin qu’ils mettent en œuvre toutes les étapes requises par le processus électoral du pays. »

    Transition avec Kabila mais élection sans Kabila

    Dans la stratégie des États-Unis, l’idée d’une « transition sans Kabila » n’est pas non plus mise en avant. L’hypothèse est pourtant soutenue par une grande partie de la société civile et de l’opposition congolaise. La pression américaine se concentre, elle, sur l’avenir du président congolais, dont le mandat est arrivé à terme fin 2016 sans que l’élection de son successeur ne soit organisée. « Nous nous attendons à ce qu’il ne se représente pas pour un troisième mandat », assure à Jeune Afrique Brian Neubert.

    Le porte-parole du Département d’État insiste également sur le respect de la Constitution et de l’accord de la Saint-Sylvestre, signé fin 2016. Ce compromis politique, comme la Loi fondamentale congolaise, interdit en effet à Joseph Kabila de se représenter. « Nous tenons à souligner qu’aucune personne responsable du sabotage du processus démocratique en RDC n’échappera aux sanctions américaines », avait de son côté prévenu Yamamoto.

    En attendant, les États-Unis exhortent le régime de Kabila à prendre des « mesures de restauration de la confiance qu’il s’est engagé à adopter au titre de l’accord, notamment en libérant les prisonniers politiques et en mettant fin aux affaires juridiques reposant sur des considérations politiques ».

    JA

  • Le Niger demande un débat au sommet UE-UA sur l’esclavage en Libye

    Le Niger demande un débat au sommet UE-UA sur l’esclavage en Libye

    -Le président nigérien Mahamadou Issoufou, qui s’était “indigné” jeudi de la vente aux enchères de migrants-esclaves en Libye, a demandé à ce que le sujet soit mis à l’ordre du jour du sommet Union Africaine – Union-Européenne des 29 et 30 novembre à Abidjan.

    “Fortement choqué, M. Issoufou a demandé personnellement au président ivoirien Alassane Ouattara que ce sujet soit inscrit à l’ordre du jour du sommet”, a affirmé à l’AFP sous couvert d’anonymat un proche de la présidence nigérienne.

     Le ministre nigérien des Affaires étrangères Ibrahim Yacouba a confirmé cette demande sur son compte Twitter: “Le président du Niger (…) a demandé que cette question soit inscrite à la prochaine réunion UE-UA à Abidjan. Il nous a instruit de rester mobilisés, en lien avec tous les pays africains”.

    Le président nigérien s’était insurgé dès jeudi, affirmant: “La vente aux enchères de migrants comme esclaves en Libye m’indigne profondément. J’en appelle aux autorités libyennes et aux organisations internationales, afin que tout soit mis en oeuvre pour que cesse cette pratique d’un autre âge, que nous croyions à jamais révolue”.

    Vendredi, le président en exercice de l’Union africaine (UA), le Guinéen Alpha Condé, et le gouvernement sénégalais ont aussi fait part de leur indignation.

     Le président Alpha Condé “exprime son indignation face au commerce abject de migrants qui prévaut en ce moment en Libye et condamne fermement cette pratique d’un autre âge”, selon un communiqué de la présidence guinéenne.

    L’UA “invite instamment les autorités libyennes à ouvrir une enquête, situer les responsabilités et traduire devant la justice les personnes incriminées” et “à revoir les conditions de détention des migrants”, poursuit le texte.

    “Ces pratiques modernes d’esclavage doivent cesser et l’Union africaine usera de tous les moyens à sa disposition pour que plus jamais pareille ignominie ne se répète”, promet la présidence de l’UA.

    Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a vivement dénoncé mardi la détérioration des conditions de détention des migrants en Libye, jugeant “inhumaine” la coopération de l’Union européenne avec ce pays.

    A Dakar, le gouvernement sénégalais a “appris avec une vive indignation la vente sur le territoire libyen de migrants originaires d’Afrique subsaharienne”, indique un communiqué officiel.

    Avec AFP