Author: Don Kayembe

  • Nikki Haley  a rencontré pendant près de deux heures le président Joseph Kabila, pas de declaration!

    Nikki Haley a rencontré pendant près de deux heures le président Joseph Kabila, pas de declaration!

    -L’ambassadrice américaine à l’ONU est à Kinshasa où le calendrier électoral n’a toujours pas été publié. La diplomate a insisté pour que “les élections soient organisées en 2018 sinon la RDC ne pourra pas compter sur le soutien des Etats-Unis et de la communauté internationale”

    À la CENI qui évoque un délai de 504 jours pour organiser ces élections, soit un scrutin à organiser à la mi-2019, l’ambassadrice américaine a déclaré que “les élections sont possibles si toutes les parties s’impliquent, la CENCO notamment, et toutes les parties prenantes doivent mettre la main à la pâte.”

    Suite à sa rencontre avec les évêques de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo, les religieux ont déclaré “que le peuple congolais souhaite obtenir l’appui de la communauté internationale afin d’organiser les élections dans le délai convenu.”

    “Elle voulait avoir une idée de la situation générale et savoir ce que nous attendons de la communauté internationale. Les évêques lui ont dit attendre de la communauté internationale, comme la communauté nationale, un appui dans le sens de ce que le peuple congolais attend, les élections dans les meilleures délai”, a dit l’Abbé Donatien N’shole, le porte-parole de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo.

    Nikki Haly entourée des membres de l'opposition, de gauche à droite : Vital Kamrehe, Eve Bazaiba, Felix Tshisekedi et Pierre Lumbi, Kinshasa, le 27 octobre 2017

    Nikki Haly entourée des membres de l’opposition, de gauche à droite : Vital Kamrehe, Eve Bazaiba, Felix Tshisekedi et Pierre Lumbi, Kinshasa, le 27 octobre 2017

    Nikki Haley a ensuite rencontré les leaders de l’opposition Vital Kamerhe (UNC), Eve Bazaiba (MLC), Felix Tshisekedi (UDPS) et Pierre Lumbi (MSR). Ces derniers ont insisté sur le respect de l’accord du 31 décembre 2016

    L’ambassadrice américaine à l’ONU rencontré pendant près de deux heures le président Joseph Kabila. Aucune déclaration n’a été faite à l’issue de cet échange.

    Réaction du gouvernement congolais

    Le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende a, de son côté, dénié à l’ambassadrice américaine la qualité de la porte-parole de toute la communauté internationale. M. Mende a rappelé que la fixation de la date des élections relève plutôt de la CENI et non “ni du gouvernement congolais ni de celui des Etats-Unis”.

    “Nikki Haley est ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies. Donc, elle représente un pays au sein de la communauté internationale. S’agissant du calendrier des élections, ceci ne relève pas du gouvernement congolais ni du gouvernement américain. Donc, la volonté de Mme Nikki Haley n’a rien à voir là-dedans. C’est à la Commission électorale nationale indépendante de voir si elle peut organiser les élections en 2018. Mais il faut attendre que la Commission électorale nationale indépendante nous dise quand est-ce qu’elle sera prête à organiser les élections pour savoir si cette volonté va coïncider avec la réalité congolaise”, a déclaré M. Mende.

    La visite de Nikki Haley intervient au moment où la RDC est rongée par une grave crise politique, sécuritaire et humanitaire.

    Le climat politique est tendu en raison du maintien au pouvoir du président Joseph Kabila dont le mandat a expiré depuis fin décembre 2016.

    La Constitution interdit à M. Kabila de se représenter mais l’autorise à rester à la tête du pays jusqu’à l’élection de son successeur.

    En vertu d’un accord majorité/opposition signé fin 2016, sous l’égide des évêques, les élections auraient dû se tenir avant fin 2017, mais la Commission électorale chargée de l’organiser table désormais sur 2019.

    voa

  • RDC : l’élection présidentielle devra être organisée en 2018, prévient Nikki Haley

    RDC : l’élection présidentielle devra être organisée en 2018, prévient Nikki Haley

    -En visite en RDC, l’ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Nikki Haley, a appelé vendredi à l’organisation des élections en 2018, alors que la Commission électorale table sur 2019.

    « Les élections doivent être organisées en 2018 [sinon], la RDC ne doit pas compter sur le soutien des États-Unis et de la communauté internationale », a déclaré Nikki Haley à l’issue d’une rencontre avec le président de la Commission électorale, Corneille Nangaa.

    « Nous n’allons pas appuyer un calendrier qui ne montre pas clairement que les élections seront tenues en 2018 », a-t-elle martelé. Avant de lancer, à l’adresse des autorités congolaises : « Cela est possible si toutes les parties s’impliquent ».

    Nikki Haley invite les évêques à « mettre la main à la pâte »

    À l’issue d’une rencontre avec l’épiscopat congolais, Nikki Haley a invité les évêques à « mettre la main à la pâte ». L’abbé Donatien Shole, porte-parole des évêques, a pour sa part de nouveau demandé « un appui » de la part de la communauté internationale pour la tenue des « élections dans le meilleur délai », a-t-il déclaré devant la presse à l’issue de la rencontre avec l’Américaine.

    Il s’agit du premier voyage en Afrique de l’ambassadrice, qui a rang de ministre dans l’administration américaine. Arrivée à Kinshasa mercredi 25 octobre, elle s’est rendue à Goma puis à Kitchanga dans la province du Nord-Kivu (est), où elle a visité un camp de personnes déplacées. Vendredi après-midi, elle doit rencontrer le président Joseph Kabila, selon les informations de Jeune Afrique.

  • USA/Russie: Hillary Clinton a financé en partie le dossier anti-Trump

    USA/Russie: Hillary Clinton a financé en partie le dossier anti-Trump

    Hillary Diane Rodham Clinton, Secrétaire d’État des États-Unis,

    -L’équipe d’Hillary Clinton et le Comité national des démocrates (DNC) ont contribué au financement de recherches qui ont alimenté le dossier sensible sur les liens de la campagne électorale de Donald Trump avec la Russie, a rapporté mardi le Washington Post.

    En avril 2016, l’avocat Marc Elias, qui travaillait pour la campagne d’Hillary Clinton et le DNC, a retenu l’entreprise Fusion GPS, basée à Washington, pour enquêter sur les relations de Donald Trump avec la Russie, selon le journal.

    Les paiements à cette entreprise se sont poursuivis jusqu’à quelques jours avant l’élection présidentielle de novembre.

    Dès avant l’accord avec les démocrates, Fusion GPS avait entrepris des recherches sur Donald Trump à la demande d’un de ses rivaux du camp républicain pour la primaire. L’identité de ce rival n’est pas encore connue, selon le journal.

    Fusion GPS a demandé à un juge fédéral de rejeter une demande de la commission du renseignement de la Chambre des représentants d’accéder à ses comptes bancaires, arguant que cela violerait ses droits constitutionnels.

    Le rapport contenant les recherches en question, qui compte 35 pages, a été préparé par Christopher Steele, un ancien agent du MI6, le contre-espionnage britannique, et constitue une pièce maîtresse des enquêtes du Congrès sur les ingérences de la Russie dans l’élection présidentielle américaine de 2016.

    Donald Trump a qualifié le rapport de “fake news“, de désinformation.

    Controversé, ce rapport fait état de nombreuses allégations compromettantes pour Donald Trump, notamment l’existence d’une vidéo à caractère sexuel impliquant des prostituées ou des échanges d’informations pendant près d’une décennie avec le Kremlin.

    Samedi, le président américain a tweeté que le département de la Justice et le FBI “devraient immédiatement divulguer qui a payé pour” réaliser ce rapport, après avoir laissé entendre qu’il pouvait s’agir des démocrates, et sans exclure la Russie et le FBI.

    RTBF

  • Félix Tshisekedi empêché de tenir un meeting à Lubumbashi

    Félix Tshisekedi empêché de tenir un meeting à Lubumbashi

    -Le chef de l’opposition congolaise a accusé la police d’avoir empêché la tenue d’un meeting à Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, en tirant des gaz lacrymogènes et des coup de feu en l’air, mais la police a démenti ces tirs.

    La police a tenté de nous brutaliser. Ils ont lancé des gaz lacrymogènes à quelques centimètres de mon visage. Cela ne m’a pas ébranlé. Je suis déterminé à mener mon combat contre Joseph Kabila jusqu’au bout. Il partira c’est certain”, a déclaré à VOA Afrique Félix Tshisekedi, président du Rassemblement de l’opposition.
    “La police nous a empêchés de quitter l’hôtel en barricadant la route. Nous avons décidé de nous rendre au lieu du meeting avec la population à pieds, ils ont dressé un cordon 500 mètres plus loin, tirant sur nous des gaz lacrymogènes et montrant leurs fusils”, a poursuivi Félix Tshisekedi.

    ​”On n’a pas tiré sur lui. C’est faux. Il est avec moi, comment est-ce que j’ai pu tirer (des gaz lacrymogènes) sur lui”, a réagi auprès de l’AFP le général Paulin Kyungu, commandant de la police du Haut-Katanga, qui était en discussion avec M. Tshisekedi dans son hôtel.
    Félix Tshisekedi, leader du Rassemblement, empêché de tenir un meeting à Lubumbashi, 24 octobre 2017. (VOA/Narval Mabila)
    Félix Tshisekedi, leader du Rassemblement, empêché de tenir un meeting à Lubumbashi, 24 octobre 2017. (VOA/Narval Mabila)

    Plusieurs dizaines de policiers anti-émeutes étaient positionnés aux abords de l’hôtel où est logé M. Tshisekedi, a rapporté dans la soirée le correspondant de VOA Afrique.

    Lundi, plusieurs dizaines de militants d’opposition ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes alors qu’ils se rendaient à l’aéroport pour accueillir M. Tshisekedi.

    ​La RDC traverse une crise politique profonde liée au maintien au pouvoir du président Joseph Kabila dont le mandat a expiré le 20 décembre 2016.

    La Constitution ne lui permet pas de se représenter mais l’autorise à rester en fonction jusqu’à l’élection de son successeur.

    Félix Tshisekedi a dernièrement qualifié de déclaration de “guerre au peuple congolais” l’annonce du président de la Commission chargée d’organiser des élections en RDC, Corneille Nangaa, selon lequel il n’y aurait pas d’élection pour la succession de M. Kabila avant 2019.

    Depuis quelques semaines M. Tshisekedi appelle à une “transition sans Kabila” après le 31 décembre 2017, si la présidentielle n’est pas organisée avant cette échéance comme le prévoyait l’accord de la Saint-Sylvestre conclu par la majorité et l’opposition.

    VOA

  • Football – RDC : les Léopards ont « encore un espoir » de se qualifier pour le Mondial, juge Cédric Bakambu

    Football – RDC : les Léopards ont « encore un espoir » de se qualifier pour le Mondial, juge Cédric Bakambu

    Les Léopards de la RDC lors de leur match contre les Diables rouges du Congo samedi 10 juin 2017 au stade des Martyrs de Kinshasa – première journée des éliminatoires de la CAN-2019 (3-1). Ph. Radio Okapi/John Bompengo

    -La RDC devra battre largement la Guinée, et miser sur une défaite de la Tunisie face à la Libye le 7 novembre, pour espérer se qualifier pour la Coupe du Monde 2018. Cédric Bakambu, l’attaquant des Léopards et de Villareal y croit, même s’il n’ignore rien de la complexité de la tâche.

    Jeune Afrique : Il faudrait un vrai concours de circonstances heureuses pour que la RDC aille en Russie, l’année prochaine…

    Cédric Bakambu : L’essentiel, c’est que nous soyons encore en lice pour la qualification. Il y a encore un espoir.  Nous avons une petite chance de nous qualifier. Tout peut arriver. Concentrons-nous sur notre match face à la Guinée à Kinshasa. Gagnons-le, ne serait-ce que pour honorer le maillot.

    C’est vrai que nous devrons compter sur une défaite de la Tunisie contre la Libye. Il faut y croire, jusqu’au bout. Nous avons battu la Libye le 7 octobre (2-1), il fallait le faire pour rester en vie. Nous ne sommes pas morts ! D’ailleurs, c’était assez bizarre de jouer ce match en Tunisie, chez notre principal adversaire, même si tout s’est bien passé au niveau de la sécurité.

    Si la RDC devait être éliminée, serait-ce la faute à cette fin de match mal négociée face à la Tunisie, en septembre à Kinshasa (2-2) ?

    C’est vrai que nous avons perdu des points ce jour-là… On a manqué d’expérience, car on menait 2-0 à une dizaine de minutes de la fin. Je ne pense pas que la RDC soit inférieure à la Tunisie. On a su lui poser des problèmes chez elle (1-2), on a failli gagner chez nous. Nous avons une équipe assez jeune, qui doit encore acquérir de l’expérience.

    Les Léopards ont-ils les moyens de devenir une des toutes meilleures sélections d’Afrique ?

    Je le pense. Cette équipe est ambitieuse. Je le suis également. Cela fait presque trois ans que je joue pour la RDC. Elle a fait beaucoup de progrès. Beaucoup de joueurs sont arrivés, on a réussi à se qualifier pour la CAN en 2015 et en 2017. Nous sommes toujours concernés par une qualification pour la Coupe du Monde.

    L’équipe est capable de marquer à chaque match. Défensivement, elle est de plus en plus solide. Ce qu’il nous manque, je le répète, c’est un peu d’expérience. Mais je suis convaincu que la RDC peut devenir une des toutes meilleures équipes d’Afrique. Elle en a le potentiel. Elle dispose d’une bonne marge de progression.

    Florent Ibenge, votre sélectionneur, laisse planer un doute sur son avenir, puisqu’il sera en fin de contrat dans trois mois…

    Oui, nous sommes au courant. On verra. Ce n’est pas nous qui décidons. Cela se jouera au niveau de la Fédération. Florent Ibenge m’a appelé en sélection, je suis devenu un des cadres. C’est un statut que j’assume, mais pour ce qui concerne la question du coach, ce n’est pas à moi de parler de ça.

    Vous avez inscrit juste avant la trêve internationale un triplé en championnat d’Espagne contre Eibar (3-0)…

    Oui, c’était mon premier triplé en Liga. J’en étais très heureux pour l’équipe. Ce succès a en quelque sorte lancé notre saison. Il est encore un peu tôt pour parler d’un objectif. On a fini à la cinquième place l’an dernier.

    Personnellement, je prends beaucoup de plaisir à Villareal. C’est ma troisième saison ici. Je suis sous contrat jusqu’en 2021, et quand on me parle de mon avenir, je réponds que je me concentre uniquement sur cette saison…

    J.A

  • RDC: pourquoi Mende est-il en Europe malgré les sanctions pesant contre lui?

    RDC: pourquoi Mende est-il en Europe malgré les sanctions pesant contre lui?

    -Le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende est à Bruxelles, et ce malgré des sanctions européennes prises à son encontre en mai dernier. Lambert Mende bénéficie d’une « dérogation », expliquent les autorités belges.

    Lambert Mende est à Bruxelles depuis mercredi 18 octobre et pour une durée d’une semaine, pour des « raisons familiales », explique le porte-parole du gouvernement congolais qui confirme avoir bénéficié d’une « dérogation » de la part des autorités belges pour effectuer ce voyage.

    Car depuis le 29 mai, le ministre de la Communication, accusé entre autres de mener « une politique répressive envers les médias » et de ne pas favoriser l’organisation des élections dans son pays, fait partie d’un groupe de 16 personnalités congolaises sous le coup de sanctions de l’UE.

    Des sanctions qui gèlent les éventuels avoirs financiers en Europe et interdisent l’accès au territoire européen. Mais des dérogations existent, confirme le ministère des Affaires étrangères belges joint par RFI, et notamment pour raisons « humanitaires ».

    Le porte-parole du gouvernement ayant ses enfants et sa mère qui résident en Belgique, il a obtenu un visa d’une durée d’une semaine pour des raisons familiales.

    La majorité présidentielle hausse le ton

    Ces sanctions étrangères sont dénoncées par la majorité présidentielle, alors que les membres du Comité des sanctions des Nations unies se trouvent dans le pays et que l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, est attendue à Kinshasa dans quelques jours.

    André Alain Atundu, porte-parole de la coalition qui soutient le président Joseph Kabila, s’est fait lyrique pour élever les personnalités, frappées par les sanctions, au rang de héros patriotes, refusant de brader la dignité et la souveraineté de leur Etat.

    « Puisque les relations entre les États sont fondamentalement fonction des intérêts, les sanctions ciblées visent donc logiquement davantage la sauvegarde des intérêts d’un État, loin des préoccupations philosophiques sur la valeur morale ou le respect d’un contrat. Ceux qui sont victimes de telles sanctions sont, en réalité, tombés sur les champs d’honneur de la défense de la patrie, tandis que ceux qui conspirent avec les puissances étrangères ne sont, en réalité, que des Ganelons qui ne méritent aucune considération de la patrie. Leur place est plutôt dans un endroit austère, loin des salons qu’ils fréquentent d’habitude pour réaliser leur sale besogne », a-t-il déclaré.

    RFI

  • Premier voyage de Nikki Haley en Afrique la semaine prochaine

    Premier voyage de Nikki Haley en Afrique la semaine prochaine

    -L’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, effectuera la semaine prochaine son premier voyage en Afrique, notamment au Soudan du Sud et en République démocratique du Congo où les violences redoublent en dépit d’une forte présence de Casques bleus.

    Annoncé en septembre par Donald Trump, “profondément préoccupé” par les “millions de vies en danger” dans ces deux pays, ce voyage conduira d’abord en Ethiopie celle qui a rang de ministre dans l’administration américaine.

    Son séjour en Afrique durera du 23 au 28 octobre. “Outre des entretiens avec les autorités des pays visités, des responsables de l’Union africaine et des représentants de l’ONU, Nikki Haley rencontrera des hommes, femmes et enfants qui bénéficient sur le terrain de la protection et du soutien des opérations de l’ONU”, indique vendredi un communiqué de ses services.

    Avec ce déplacement, “l’ambassadrice Haley pourra se rendre compte par elle-même du travail de l’ONU dans des pays dévastés par les conflits, avec des visites auprès de missions de maintien de la paix et de sites où oeuvrent d’autres agences de l’ONU apportant de l’aide humanitaire vitale”.

    “J’envoie l’ambassadrice Nikki Haley en Afrique pour discuter des conflits et de leur résolution, et plus important, de la prévention”, avait affirmé en septembre le président américain.

    Au Soudan du Sud et à la RDCongo, “nous continuons de fournir une aide humanitaire. Mais de vrais résultats pour arrêter ces catastrophes nécessitent un processus de paix dirigé par des Africains et un sincère, réellement sincère engagement de toutes les parties concernées”, avait-il dit.

    Le Soudan du Sud est plongé depuis décembre 2013 dans une guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de morts, alimentée par une rivalité entre le président Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar. Le conflit a éclaté seulement deux ans et demi après l’indépendance du pays acquise en juillet 2011 grâce notamment aux Etats-Unis.

    Le mois dernier, Nikki Haley avait affirmé à l’ONU qu’une récente et nouvelle initiative de paix venue de pays de la région était “la dernière chance” pour les autorités sud-soudanaises d’en finir avec le conflit.

    La mission de paix de l’ONU au Soudan du Sud compte quelque 14.000 Casques bleus.

    Missions trop coûteuses

    A l’égard de la République démocratique du Congo secouée par des violences meurtrières et où la situation politique est bloquée, les Etats-Unis se montrent de plus en plus critiques. Ils ont dénoncé lundi l’élection de ce pays au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU au regard de son bilan dans ce domaine.

    En dépit d’un mandat expiré depuis fin 2016, le président Joseph Kabila est toujours au pouvoir et aucun calendrier électoral n’a encore été rendu public malgré de multiples pressions de la communauté internationale pour des élections “au plus tôt”.

    La Constitution ne permet pas à Joseph Kabila de se représenter mais l’autorise à rester à la tête du pays jusqu’à l’élection de son successeur. En vertu d’un accord avec l’opposition, le scrutin aurait du se tenir avant fin 2017 mais la Commission électorale chargée de l’organiser parle désormais de 2019.

    En mars, deux experts de l’ONU, une Suédo-Chilienne et un Américain, ont été assassinés dans le Kasaï (centre), un crime impuni qui devrait être évoqué par Nikki Haley.

    La mission de l’ONU en RDCongo est la plus importante de sa quinzaine d’opérations de paix dans le monde, avec environ 18.000 Casques bleus.

    A côté du discret secrétaire d’Etat Rex Tillerson, l’ex-gouverneure de Caroline du Sud, 45 ans, jusqu’alors inexpérimentée en politique étrangère, a pris depuis janvier une importance considérable dans l’administration Trump.

    Parmi ses précédents voyages, celle à qui sont prêtées des ambitions présidentielles a été en Israël en juin et à Vienne en août s’enquérir auprès de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AEIA) du respect par l’Iran de ses obligations nucléaires. Moins de deux mois avant le choix de Donald Trump de ne pas certifier que Téhéran applique bien ses engagements.

    Sa visite en Afrique s’inscrit dans une volonté des Etats-Unis de revoir l’une après l’autre toutes les opérations de maintien de la paix de l’ONU, jugées trop coûteuses par le plus gros contributeur au budget de l’Organisation.

    Avec AFP

  • La procureure de la CPI prend ses distances avec Moreno Ocampo, mis en cause…lancé plusieurs procès contre des Congolais

    La procureure de la CPI prend ses distances avec Moreno Ocampo, mis en cause…lancé plusieurs procès contre des Congolais

    -La procureure de la Cour pénale internationale (CPI), la Gambienne Fatou Bensouda, a pris jeudi soir, dans un communiqué, ses distances avec son prédécesseur, l’Argentin Luis Moreno Ocampo, mis en cause par une enquête de presse internationale. M. Moreno Ocampo a lancé plusieurs procès contre des Congolais lorsqu’il était procureur de la Cour.
    Plus de 40 000 documents confidentiels (courriels, câbles diplomatiques, courriers, relevés bancaires, etc…) obtenus par le journal en ligne français Mediapart au sujet de celui qui fut, durant neuf ans (2003-2012), le premier procureur de la Cour, ont été analysés par une dizaine de journaux dans le monde, auxquels ils ont été communiqués. Les révélations publiées par ces médias indiquent que Moreno Ocampo – qui représenta l’ong Transparency International en Amérique latine et aux Caraïbes – a été détenteur, avec sa femme, de sociétés offshore (du type que dénonce Transparency) aux Iles Vierges britanniques, au Panama, au Belize et en Uruguay pendant qu’il était procureur à la CPI. Et qu’il a tenté de le dissimuler.
    S’il n’en a pas parlé à la CPI, c’est parce qu’”ils n’ont rien demandé”, a-t-il répondu à Mediapart. « Mon salaire de magistrat n’était pas assez élevé”, a-t-il tenté de se justifier. Un salaire qui s’élevait tout de même à 150 000 euros par an nets d’impôts, soit 12 500 euros par mois…
    Contre des Congolais
    Ce salaire payait les poursuites engagées, au nom de la CPI, par le Bureau du procureur, notamment contre les Congolais Thomas Lubanga, Jean-Pierre Bemba, Mathieu Ngudjolo, Germain Katanga, Bosco Ntaganda. Sur les dix enquêtes ouvertes par la CPI, neuf concernent des Africains – ce qui a suscité un appel de l’Union africaine à ses membres, afin qu’ils ne collaborent pas avec elle, accusée de racisme. Plusieurs pays africains ont annoncé leur retrait du Traité de Rome qui crée la ou leur intention de s’en retirer, lui reprochant de ne pas être “véritablement indépendante” ou de ne pas avoir été à la hauteur des espoirs suscités. Beaucoup de reproches ont été faits au Bureau du Procureur sur la légereté avec laquelle sont constitués les dossiers.
    Après son départ de la CPI, en 2012, Luis Moreno Ocampo a rejoint un cabinet new-yorkais, Getnick&Getnick, “pour y développer le business, en pleine expansion, des lanceurs d’alerte”, écrit Mediapart. Il enseigne aussi à Harvard et possède une firme de consultance à New York, selon le journal allemand Der Spiegel, un des médias enquêteurs. L’Argentin a été embauché en juillet 2017 par l’Organisation des Etats américains pour enquêter sur le Vénézuela, en vue d’éventuellement constituer un dossier pour la CPI.
    Lobbying pour le financier d’un seigneur de guerre
    En 2015, indique l’enquête, Moreno Ocampo est devenu l’avocat de l’organisation “Justice First”, créée par le milliardaire libyen du pétrole Hassan Tatanaki. Ce dernier, après avoir appuyé Khadafi, explique Der Spiegel, soutient un des deux plus grands seigneurs de guerre en Libye, le maréchal Khalifa Haftar. Le contrat de Moreno Ocampo – pour 3 millions de dollars (2,55 millions d’euros) en trois ans – le chargeait de constituer des dossiers pour envoyer à la CPI  les adversaires du maréchal et de mettre au point une stratégie permettant (NDLR: à Tatanaki) d’échapper à toute poursuite de la Cour ».
    Les contacts de Moreno Ocampo à la CPI, indiquent les médias enquêteurs, lui permettent de faire bénéficier ses clients d’informations sur les documents en possession de la CPI qui pourraient être utilisés contre eux. Deux collaboratrices de la procureure Bensouda, pourtant tenues au secret, ont ainsi donné des conseils afin que Hassan Tatanaki ne soit pas poursuivi. Finalement, ce dernier mettra fin au contrat avec Moreno Ocampo au bout de trois mois et 750 000 dollars; on ignore pourquoi.
    Brèches dans la sécurité de la CPI?
    Jeudi soir, Mme Bensouda a affirmé que la Cour ignorait comment les 40 000 documents qui servent à mettre en cause Luis Moreno Ocampo ont été obtenus par Mediapart. Elle assure que la CPI « met tout en œuvre pour la mise en place de mesures renforcées pour garantir la sécurité des informations » en sa possession. La fuite de documents internes permet en effet de se poser des questions sur le sérieux de la protection des témoins qui accusent des puissants lors des procès de la CPI. « Rien n’indique à ce jour que ses systèmes (NDLR: de protection) aient été compromis », assure la procureure.
    Mme Bensouda avoue cependant son « inquiétude » au sujet des « allégations » impliquant deux de ses collaboratrices dans le travail de lobbying de Luis Moreno Ocampo pour le milliardaire libyen. Elle annonce que le Mécanisme de Contrôle Indépendant (MCI) de la Cour a prévu « une enquête complète » sur le sujet.
    Elle se démarque de Moreno Ocampo
    La procureure, si elle souligne que les dirigeants de la CPI doivent déclarer tous les ans leur patrimoine depuis 2015 – soit après le départ de l’Argentin – affirme que son bureau « n’a pris aucun contatc », ni « sollicité aucun conseil », ni « collaboré avec » Moreno Ocampo sur des affaires traitées par la CPI « depuis que j’ai pris mes fonctions de procureur ».
    « J’ai moi-même été très claire à ce sujet avec M. Ocampo par le passé et je lui ai demandé, sans aucune équivoque, de s’abstenir de toute déclarartion ou activité publique susceptible, en vertu de ses anciennes fonctions à la tête du Bureau (NDLR: du procureur), d’être perçue comme une ingérence dans les activités de celui-ci ou une atteinte à sa réputation », ajoute-t-elle. Ce qui permet de supposer que Mme Bensouda avait des raisons de s’inquiéter avant que n’éclate le scandale.
    Marie-France Cross
  • Joseph Olenghankoy : « Le Premier ministre fait courir de graves risques au pays »

    Joseph Olenghankoy : « Le Premier ministre fait courir de graves risques au pays »

    -Trois jours après l’attaque de son domicile, à Kinshasa, le président du Conseil national de suivi de l’accord (CNSA), Joseph Olenghankoy, s’interroge sur l’absence d’intervention de la police. Celui qui est censé surveiller l’avancée d’un processus électoral très controversé ne cache plus ses divergences avec le pouvoir.

    L’attaque est survenue dans la nuit du 15 au 16 octobre, dans le quartier « Binza-UPN », à Kinshasa. Vers deux heures du matin, des hommes armés non identifiés commencent à tirer sur le domicile de Joseph Olenghankoy, le président du Conseil national de suivi de l’accord (CNSA). « Les hommes étaient encagoulés, explique-t-il à Jeune Afrique. Ils ont tiré sur le portail pour essayer de le forcer. Cela a duré jusque 3h45 du matin ».

    « Les forces de l’ordre ne sont pas intervenues ! »

    L’incident n’a fait ni mort, ni blessé. Mais il a érodé la confiance entre cette grande gueule, officiellement chargée de surveiller le bon déroulé du processus électoral, et le gouvernement congolais. « Pendant l’attaque, j’ai essayé d’appeler toutes les autorités, poursuit-il. Personne ne répondait. Cela a pris beaucoup de temps avant que j’arrive à joindre le ministre de l’Intérieur [Ramazani Shadary]. Les forces de l’ordre ne sont pas intervenues. Les assaillants sont partis d’eux-mêmes. Pourtant, il y a un commissariat de police à 150 mètres de mon domicile ! »

    Côté policier, on reconnaît que l’intervention n’a eu lieu que « deux ou trois heures » après le début de l’attaque, lorsque les assaillants étaient déjà repartis. « Mais le sous-CIAT n’avait pas d’effectifs suffisants pour intervenir », se justifie le colonel Mwanapuntu, porte-parole de la police, qui ne souhaite pas dévoiler les éléments de son enquête.

    Responsabilités délicates

    A-t-on tenté d’intimider Joseph Olenghankoy ? « Je ne connais pas les motivations des assaillants, donc je ne peux pas le dire, commente l’intéressé. Mais il est vrai que j’assume des responsabilités délicates. »

    Le CNSA, institution qu’il préside, est censé surveiller le processus électoral, au centre des crispations politiques congolaises depuis l’expiration du mandat du président Joseph Kabila, en décembre 2016. Ce dernier se maintient en effet au pouvoir en attentant l’organisation d’élections qui ne cessent d’être retardées.

    L’accord du 31 décembre, entre le pouvoir et l’opposition, prévoyait que le scrutin se tienne avant la fin de l’année 2017. Or la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a jeté un pavé dans la marre, le 10 octobre, en assurant qu’elle devait encore finir l’enrôlement des électeurs, puis avoir besoin de « 504 jours » pour organiser le scrutin, le renvoyant de facto à 2019.

    Olenghankoy estime-t-il ce nouveau délai exagéré ? « Je me prononcerai sur cette question quand je serai officiellement informé par la Ceni », esquive-t-il.

    Ce sujet était pourtant à l’ordre du jour d’une réunion « tripartite » entre le CNSA, le gouvernement et la Ceni, qui débutait le 16 octobre, jour de l’attaque de son domicile. Elle a été émaillée de frictions, notamment entre Olenghankoy et le Premier ministre Bruno Tshibala, à qui il était pourtant allié il y a encore quelques semaines. Olenghankoy lui reproche notamment d’avoir présidé la réunion tripartite, à laquelle il aurait dû se présenter en simple participant. « Je suis déçu. Le Premier ministre est en train d’être manipulé. Il ne comprend pas les risques qu’il fait courir au pays », commente-t-il.

    En signe de protestation, Olenghankoy a refusé d’apposer son nom au bas du communiqué final. « Je l’ai paraphé, mais je ne l’ai pas signé », précise-t-il.

    J.A

  • Les autorités dénoncent les “maux” de la justice en RDC

    Les autorités dénoncent les “maux” de la justice en RDC

    -Les autorités ont présenté mercredi à Kinshasa un “tableau sombre” d’une justice “infectée par plusieurs maux” en République démocratique du Congo, suscitant aussitôt les critiques des défenseurs des droits de l’Homme à leur encontre.

    “La justice reste infectée par plusieurs maux”, a déclaré le ministre de la Justice congolais Alexis Thambwe Mwamba, devant le Conseil supérieur de la magistrature au cours d’une cérémonie officielle.

    Selon le ministre Thambwe, “de nombreuses personnes [sont] détenues depuis de longues années sans régularisation de leur détention et sans qu’elles ne soient non plus présentées devant la juridiction du jugement tout simplement parce que l’inculpé ou sa famille n’a pas satisfait aux exigences pécuniaires du magistrat instructeur ou de son office”.

    Parmi les maux qui rongent le secteur judiciaire congolais, M. Thambwe cite “la lenteur dans la distribution de la justice” alors que “les délais des prononcés sont rarement respectés”.

    Le ministre a par ailleurs affirmé que “l’arrestation et la détention sont devenues un instrument d’intimidation et de terreur contre les inculpés pour les amener à libérer leurs avoirs”.

    M. Thambwe a également dénoncé les “actes de certaines autorités politiques dont l’interférence dans la procédure judiciaire impacte négativement la justice dans notre pays et mettent à mal l’indépendance de la magistrature”.

    “Ce tableau sombre de l’image actuelle de la justice dans notre pays” ne peut laisser indifférent, a-t-il encore dit.

    “Je partage totalement son analyse mais nous disons que la grande responsabilité incombe au gouvernement qui entretient cette situation”, a réagi auprès de l’AFP Georges Kapiamba, président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj, une ONG de défense des droits de l’Homme).

    Pour M. Kapiamba, “les détentions arbitraires sont le fait des services de sécurité congolais notamment l’Agence nationale de renseignements”.

    “Des plaidoyers menés par des défenseurs des droits de l’Homme auprès des ministres de la Justice et de l’Intérieur en faveur des personnes détenues au secret pendant des mois par les services de sécurité civil et militaire, sans droit de visite des membres de famille et d’avocats, sont restés sans suite”, a-t-il accusé.

    La RDC a été élue lundi au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, suscitant de vives critiques des Etats-Unis et d’ONG dénonçant son bilan en la matière.

    Avec AFP