Author: Don Kayembe

  • Mining Indaba : le moral de l’industrie minière au beau fixe, malgré les annonces fracassantes de la RDC

    Mining Indaba : le moral de l’industrie minière au beau fixe, malgré les annonces fracassantes de la RDC

    -Les professionnels du secteur minier africain se sont retrouvés au Cap, du 5 au 8 février, pour la conférence Mining Indaba, dans un contexte de hausse du prix des minerais. Un seul trouble-fête : la RDC, qui prévoit une réforme du code minier, rendu plus contraignant, et de renégocier les contrats de partenariats de la Gécamines au Katanga.

    La conférence Mining Indaba, qui rassemblait du 5 au 8 février plus de 5000 professionnels du secteur extractif africain au Cap, en Afrique du Sud, s’est terminée dans un climat nettement plus optimiste que les précédentes éditions. Et pour cause : les prix des minerais ont presque tous clôturés l’année 2017 en hausse. Le cuivre a gagné près de 7% de sa valeur l’année dernière ; le cobalt, près de 16% ; les diamants 28% ; l’or, déjà en forme depuis deux ans, 3%. Quant au prix de la cassitérite, il a pris 88%, et le coltan 130%.

    Les gisements de bauxite du continent, minerais dont on fait l’aluminium, suscitent toujours l’appétit des groupes chinois. Seules les filières du fer et du zinc sont en petite forme, mais l’inversion de leurs cours pourrait elle-aussi survenir dans les prochains mois.

    L’intérêt pour l’Afrique

    Une envolée quasi généralisée qui suscite l’intérêt des groupes miniers internationaux sur le continent, et la reprise des activités d’exploration, notamment dans l’or, où les grands de la filière, Randgold Resources, Endeavour Mining, Kinross Gold et Nordgold, dont les patrons étaient tous à la conférence du Cap, mettent les bouchées doubles pour dénicher les prochaines pépites, notamment en Afrique de l’Ouest, de la Guinée à la Côte d’Ivoire.

    Si les sociétés canadiennes, australiennes, et anglaises, qui dominent le secteur, étaient venues, comme à leur habitude, en nombre à Mining Indaba, on a pu aussi noter lors de cette édition la présence remarquée des compagnies extractives russes, emmenées par leur ministre des Mines Sergueï Donskoy.

    Ce contexte florissant donne des ailes aux gouvernements africains. Les ministres de la RDC, du Burkina Faso, de la Guinée, et du Mali, les principaux pays miniers francophones, avaient notamment fait le déplacement au Cap pour mettre en avant leurs gisements, trouver des partenaires miniers et financiers, et éclairer sur les éventuelles évolutions de leurs législations minières respectives.

    Les annonces fracassantes de la RDC

    À cet égard, les annonces fracassantes à Mining Indaba de la RDC, représentée par son ministre des mines Martin Kabwelulu, mais aussi par le président de la Gécamines, détenue par l’État, Albert Yuma Mulimbi, ont fait des vagues chez les miniers présents dans le pays.

    Le premier a confirmé la promulgation prochaine d’un nouveau code minier beaucoup plus contraignant que le précédent, et applicable immédiatement. Le second a indiqué qu’il lancerait une renégociation de tous ses contrats de partenariats dans 17 projets miniers au Katanga – dont ceux de Glencore et de China Molybdenum – dès avril prochain, suite à un audit réalisé par le cabinet Mazars.

    Avec JA

  • Partira ou ne partira pas?

    Partira ou ne partira pas?

    -Le parti au pouvoir en Afrique du sud, l’ANC, continue ses tractations pour faire démissionner le président, Jacob Zuma à la tête du pays. La même question est posée aussi en Israël mais aux migrants et aux réfugiés.

    Pour la Süddeutsche Zeitung, le discours sur l’état de la nation est un symbole important pour l’Afrique du Sud. Parce que, poursuit le journal, depuis 1994, c’est à un président démocratiquement et librement élu, qu’il revient de dire quelle direction devrait prendre le développement du pays et ce qui a été accompli jusqu’à présent.

    La parole n’est plus suivie des actes

    Au début, rappelle le journal de Munich, c’est Nelson Mandela qui avait inauguré ce qui deviendra une tradition en prenant les Blancs au sérieux et en donnant beaucoup d’espoir aux Noirs de la nation Arc-en-ciel.

    Puis ça a été au tour de Thabo Mbeki de profiter de l’occasion pour instaurer des principes. Et finalement, sous Jacob Zuma, le discours devient de plus en plus un événement « étrange », parce que pour de nombreux Sud-Africains la parole n’est plus suivie des actes.

    Plus récemment, c’est devenu palpable selon la Süddeutsche Zeitung. Pire encore selon le quotidien, pour la première fois, le discours sur l’état de la nation initialement prévu hier a été annulé et reporté à une date inconnue et il est beaucoup plus question d’une démission du président.

    Zuma vers la porte de sortie

    Jacob Zuma n’a pas encore démissionné mais la Frankfurter Allgemeine Zeitung parle déjà de son probable successeur, Cyril Ramaphosa. Eloquent et posé, c’est un homme qui peut faire l’unanimité et regagner la confiance des investisseurs.

    Depuis sa courte victoire à l’élection à la présidence du parti au pouvoir, le Congrès national africain, l’ANC, le monde des affaires sud-africain respire à nouveau.

    Pour le journal de Francfort Cyril Ramaphosa est probablement à quelques jours de son objectif ; celui de succéder au président Jacob Zuma à la tête du pays.

    D’après la FAZ, un drame politique sans précédent est en cours en Afrique du sud – le journal fait allusion au report du discours sur l’état de la nation. Une réunion extraordinaire du comité exécutif de l’ANC a également été annulée. Dans les coulisses, Ramaphosa et ses partisans font tout pour convaincre Jacob Zuma de démissionner de son propre gré.

    Quitter ou c’est la prison

    Partir ou aller en prison, c’est le dilemme auquel sont confrontés les demandeurs d’asile en Israël titre der Tagesspiegel. Ces derniers sont priés de choisir entre quitter volontairement le pays ou aller en prison.

    La plupart de ces personnes sont arrivées via le Sinaï après 2005 – jusqu’à ce que le pays ait érigé une barrière à cet endroit en 2013. Le gouvernement israélien prétend que presque tous les réfugiés sont venus pour des raisons économiques.

    Dans la société civile, cependant, il y a une résistance a constaté le quotidien. 36 survivants de l’Holocauste ont récemment demandé au Premier ministre, Benjamin Netanyahu, d’arrêter son plan.

    Même les médecins, les rabbins, des écrivains et des universitaires se sont prononcés contre l’initiative gouvernementale. L’ambiance parmi les réfugiés est très tendue, note le journal de Berlin qui cite des organisations humanitaires.

    Avec DW

  • Le marché mondial du cobalt entre les mains de la RDC et la Chine

    Le marché mondial du cobalt entre les mains de la RDC et la Chine

    -La conférence Mining Indaba en Afrique du Sud se clôt sur un constat : la concentration de la production de cobalt entre la RDC et la Chine fait peser un risque sur l’approvisionnement mondial.

    L’abandon annoncé par la France et la Grande-Bretagne des véhicules à essence et diesel d’ici à 2040 et le virage de l’industrie automobile mondiale vers les véhicules électriques ont placé le cobalt au centre d’un débat complexe.

    En effet, ce métal entre, avec le lithium, dans la composition des batteries lithium-ion des voitures électriques comme dans celles des smartphones.

    Les projections de Transparency Market Research estiment ainsi que le marché mondial des batteries au lithium-ion devrait passer d’une valeur de 24 milliards d’euros en 2015 à 61 milliards à l’horizon 2024.

    Cette progression s’expliquant essentiellement par la demande de l’industrie automobile.

    Le cabinet de conseil Morgan Stanley estime ainsi que les véhicules électriques  devraient représenter la moitié des ventes mondiales à l’horizon 2050.

    66% de la production mondiale

    Mais cette dépendance aux batteries au lithium-ion repose sur une faiblesse préoccupante.

    Les géants de l’industrie mondiale tels qu’Apple, Samsung, Volkswagen ou Tesla sont dépendants des livraisons d’un pays africain plongé dans un profond marasme politique : la République démocratique du Congo (RDC), qui assure à elle seule les deux tiers de la production mondiale de cobalt, estimée à 148.000 tonnes en 2015 par la British Geological Survey.

    L’autre particularité du cobalt est que les pays de production diffèrent souvent de ceux où ce métal est raffiné.

    De ce point de vue, la Chine arrive largement en tête puisqu’avec plus de 48.000 tonnes par an, elle raffine à elle seule près de la moitié du cobalt disponible sur le marché mondial.

    D’ailleurs la Chine est largement présente en RDC puisqu’elle raffine la plus grande partie du cobalt extrait dans ce pays.

    Dès lors, il y a un véritable danger pour l’industrie automobile, ou celle des téléphones portables, à dépendre ainsi de la RDC.

    Dans un article publié par le site de vulgarisation scientifique The Conversation, Ben McLellan, chercheur à l’université de Kyoto au Japon, estime que l’industrie automobile “devrait se soucier du fait que l’approvisionnement d’un de ses minéraux essentiels (…) pourrait être trop centralisé dans un seul pays.”

    Si la Chine demeure par ailleurs un Etat plus fiable du point de vue économique, la crise d’approvisionnement en terres rares, entre 2009 et 2012, a montré que Pékin pouvait avoir une utilisation politique de ses ressources minérales.

    “Il y aura une pénurie d’approvisionnement en cobalt à l’avenir, lorsque le marché des véhicules électriques va se déployer”, a prédit à Bloomberg Ivan Glassenberg, le PDG du géant minier Glencore.

    Ainsi, en cinq ans, le prix de la tonne de cobalt a quasiment été multiplié par trois et la tendance reste à la hausse au London Metal Exchange, la bourse des métaux de Londres.

    La RDC s’apprête d’ailleurs à réviser son code minier jugé trop favorable aux capitaux étrangers, pour que son économie profite aussi de l’envolée des cours du cobalt, notamment par l’intermédiaire de l’entreprise nationale Gecamines.

    Travail d’enfants

    Mais ce n’est pas le seul souci. Dans un rapport publié en novembre 2017, Amnesty International a dénoncé les conditions de travail effrayantes dans les mines de cobalt en RDC, où 20% de la production serait assurée par des exploitations artisanales.

    Amnesty International a accusé des entreprises comme Volkswagen, Daimler, Microsoft et Renault de ne pas agir suffisamment – voire pas du tout – pour tracer l’origine du cobalt qu’ils intègrent dans leur production.

    Un cinquième de la production de cobalt en RDC est extrait dans des mines artisanales Un cinquième de la production de cobalt en RDC est extrait dans des mines artisanales

    Volkswagen a annoncé en janvier sa décision de s’installer au Rwanda pour y bâtir une usine d’assemblage. L’intention du constructeur automobile allemand est également de se rapprocher des gisements de cobalt en République démocratique du Congo.

    “20% de la production totale de cobalt en RDC est réalisée à la main. Les mineurs extraient le cobalt avec des outils rudimentaires et sans protection”, explique Lauren Amistead d’Amnesty International.

    “Les puits qu’ils creusent sont souvent plus profonds que la norme légale de 30 mètres. Ils descendent parfois à 60 ou 70 mètres et ils n’ont aucune protection. Ces personnes travaillent dans des conditions très dangereuses et lorsque les puits s’effondrent, il y a des morts.”

    “Si Volkswagen veut devenir leader sur le marché de la voiture électrique alors ils doivent vraiment se positionner en tant que leader du point de vue des pratiques d’extraction. Il est de la plus haute importance que la révolution des véhicules électriques ne se fasse pas sur le dos des enfants et des adultes qui travaillent dans ces conditions en République démocratique du Congo”, poursuit Lauren Amistead.

    Les industriels de l’automobile et des smartphones se retrouvent donc sous une pression croissante des ONG mais aussi des investisseurs qui exigent un “traçage” du cobalt, à l’image de ce qui a été mis en place pour les minerais et les diamants extraits dans les zones de conflits.

    Le fond d’investissement Hermes, qui pèse 34 milliards d’euros, vient de sommer les industriels de songer à utiliser des techniques telle que le “blockchain”, une technologie de stockage et de transmission de données qui fonctionne sans contrôle central, utilisée notamment avec la crypto-monnaie bitcoin.

    Appliquée au cobalt, cette technologie, déjà utilisée pour le diamant, permettrait de tracer le cobalt depuis son extraction jusqu’à son application industrielle.

    Toutefois, le cas du cobalt reste plus complexe car encore lié à une production plus artisanale. Le risque étant que du cobalt “propre” soit mélangé à la production d’autres sites qui utilisent le travail des enfants.

    DW

  • Disparition du pasteur qui a demandé à Kabila de passer le relais en RDC

    Disparition du pasteur qui a demandé à Kabila de passer le relais en RDC

    -Le pasteur François David Ekofo, qui s’est montré critique contre le régime de Kinshasa, est porté disparu, indique l’église protestante congolaise en RDC.

    “La présidence nationale de l’Eglise du Christ au Congo (ECC) informe les autorités ainsi que l’opinion publique, qu’elle est sans nouvelle de son pasteur François David Ekofo depuis le 4 février 2018″, précise un communiqué dont VOA Afrique a obtenu copie.

    L’ٞéglise prie, dans le texte, les autorités de ne ménager aucun effort pour l’informer de la situation du pasteur.

    En même temps que le communiqué de l’ECC, une photo de la famille du pasteur circule dans les réseaux sociaux prétendant qu’elle (la famille) serait depuis deux jours aux Etats-Unis. VOA Afrique n’a pas pu vérifier l’information.

    L’ECC demande à ses fidèles de prier pour le pasteur François David Ekofo et pour la paix en RDC.

    Le pasteur Ekofo avait, le 16 janvier dernier, demandé au président Joseph Kabila de ” savoir passer le relais comme dans une course pour que le pays entier gagne “. Le culte auquel assistaient la famille présidentielle et les membres de différentes institutions du pays, était organisé en mémoire du 17e anniversaire de l’assassinat du président Laurent Kabila, père de l’actuel chef de l’Etat congolais.

    Depuis ce sermon, le pasteur Ekofo que l’ECC reconnait comme aumônier de la famille présidentielle, s’est mis à vivre en clandestinité. Mais la hiérarchie de l’église dit avoir perdu ses traces le 4 février et s’inquiète.

    La Mission des Nations unies en RDC (Monusco) affirme, pour sa part, que le pasteur David Ekofo a emprunté un vol de l’ONU pour quitter la République démocratique du Congo.

    “Figure de l’Eglise du Christ du Congo (ECC), le pasteur Ekofo a voyagé à bord d’un vol de l’ONU Kinshasa-Goma-Entebbe (Ouganda) samedi dernier”, a indiqué la porte-parole de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), Florence Marchal.

    La Monusco facilite le déplacement des étrangers et congolais (officiels, journalistes, personnalités) en RDC, où les voyages coûtent cher.

    Le pasteur s’est ensuite rendu dimanche aux Etats-Unis, a indiqué à l’AFP un proche du pasteur Ekofo qui a requis l’anonymat.

    La RDC est en crise pour non-tenue d’élections. Le président Joseph, au pouvoir depuis 2001, avec un mandat expiré le 19 décembre 2016, s’est maintenu au pouvoir alors que la Constitution ne l’autorise pas à se représenter parce que déjà élu par deux fois à la tête du pays.

    Des marches de protestation sont organisées à l’initiative du comité de coordination des laïcs catholiques pour exiger le départ du président Kabila, mais elles sont violemment dispersées.

    Les mêmes laïcs catholiques ont, de nouveau, appelé à d’autres marches le 16 mars prochain. Mais le gouvernement ne les a pas autorisées.

    La CENI a, en décembre, reporté une énième fois les élections pour le 23 décembre 2018.

    Avec VOA

  • La RDC oblige Brussels Airlines à réduire ses vols vers Kinshasa

    La RDC oblige Brussels Airlines à réduire ses vols vers Kinshasa

    -La République démocratique du Congo a obligé la compagnie belge Brussels Airlines à réduire ses fréquences de vol vers Kinshasa de sept à quatre par semaine à partir de lundi, après un regain de tensions entre les deux pays.

    “Le nombre des fréquences hebdomadaires allouées à votre compagnie Brussels Airlines est réduit de sept à quatre à partir du lundi 5 février 2018”, a indiqué le directeur général de l’aviation civile, Jean Tshiumba Mpunga, dans un courrier adressé à la représentante de Brussels Airlines à Kinshasa.

    L’Autorité de l’aviation civile avance comme justification l’absence “de réciprocité dans l’exploitation des services aériens internationaux entre la République démocratique du Congo et le royaume de Belgique”, dans ce courrier.

    “On va trouver des solutions pour nos passagers. On regrette que nos passagers soient victimes évidemment”, a réagi une porte-parole de la compagnie jointe par l’AFP à Bruxelles.

    Il y a deux semaines, les autorités congolaises avaient signifié à Bruxelles leur volonté de fermer la “Maison Schengen” de Kinshasa, sorte de consulat de l’Union européenne géré par la Belgique pour le compte de 17 pays membres de l’UE plus la Norvège.

    Kinshasa avait aussi demandé à Bruxelles de mettre fin aux activités de son agence de développement Enabel en RDC.

    “La maison Schengen a dû suspendre ses activités”, avait indiqué vendredi l’Union européenne, indiquant que les 18 pays concernés “restent ouverts au dialogue”.

    L’ambassade de Belgique a mis en place un numéro de téléphone à la disposition des Congolais qui sollicitent un visa court séjour de trois mois. “On ne prend plus de dossier pour l’instant”, indique-t-on à ce numéro.

    Pour sa part, le standard de l’ambassade de France prenait les noms et les numéros de téléphone des Congolais sollicitant un visa.

    La Belgique avait annoncé le 10 janvier “une révision fondamentale” de sa coopération avec les autorités congolaises jusqu’à “l’organisation d’élections crédibles en RDC.

    Le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders avait condamné la répression de la marche des catholiques contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila qui avait fait au moins six morts d’après les Nations unies le 21 janvier.

    L’ambassadeur belge est en réunion à Bruxelles depuis une semaine.

    Début 2017, les autorités congolaises avaient annoncé la suspension de leur coopération militaire avec l’ancienne puissance coloniale.

    L’UE avait prononcé en 2017 des sanctions à l’encontre d’une quinzaine de personnalités congolaises pour “violations des droits” ou “entrave au processus électoral”.

    Le climat politique est très tendu en RDC où le deuxième et dernier mandat du président Kabila a pris fin le 20 décembre 2016. Des élections prévues fin décembre 2017 ont finalement été reportées en décembre 2018.

    Avec AFP

  • CONNEXIONS MINIÈRES: Les États-Unis obtiennent des documents de la Banque Suisse pour une enquête sur la corruption au Congo

    CONNEXIONS MINIÈRES: Les États-Unis obtiennent des documents de la Banque Suisse pour une enquête sur la corruption au Congo

    Israeli billionaire Dan Gertler walks through the Katanga Mining Ltd. copper and cobalt mine complex during a tour of the operations in Kolwezi, Democratic Republic of Congo, on Wednesday, Aug. 1, 2012. Since he first arrived in wartime Congo in 1997 at only 23 years old, Gertler has amassed an empire worth almost $2.5 billion dollars, according to Bloomberg calculations using publicly available documents. Photographer: Simon Dawson/Bloomberg via Getty Images

    -PAR Will Fitzgibbon

    Les États-Unis obtiennent des documents de la Banque Suisse pour une enquête sur la corruption au Congo
    Un tribunal suisse a confirmé les enquêtes criminelles en cours sur les activités de Dan Gertler, un diamantaire israélien soupçonné de corruption à grande échelle en République démocratique du Congo (RDC).

    Le Tribunal pénal fédéral suisse a publié vendredi un jugement de 13 pages qui détaille la manière dont les Etats-Unis ont cherché à obtenir des informations, notamment des dossiers bancaires, sur les affaires de Gertler depuis 2012.

    Les sociétés de Gertler ont fait appel d’une décision suisse de fournir des informations aux États-Unis. Le tribunal a rejeté l’appel et a publié sa décision.

    Les autorités américaines prétendent détenir des preuves montrant que des pots-de-vin ont été versés à des hauts fonctionnaires de la RDC en échange de droits miniers et de prestations gouvernementales, selon le jugement.

    Les pots-de-vin concernaient des pots-de-vin et des pots-de-vin en nature tels que des articles de luxe et des «vacances personnelles extravagantes» accordés à au moins trois fonctionnaires qui n’étaient pas identifiés conformément aux pratiques juridiques suisses.

    Un avocat de Gertler représentant les entreprises qui ont fait appel de la décision a confirmé au partenaire média de l’ICIJ, Tages Anzeiger, que les États-Unis avaient fait trois demandes d’information.

    Le “Britain’s Serious Fraud Office” a également demandé des informations, a ajouté l’avocat.

    “Les Américains ne verront aucune activité illégale commise par M. Gertler”, a déclaré son avocat, Marc Bonnant. Gertler a nié à plusieurs reprises les actes répréhensibles.

    Sources:

  • RDC: à Kinshasa, le président Kabila répond à la presse après 5 ans de silence

    RDC: à Kinshasa, le président Kabila répond à la presse après 5 ans de silence

    – En RDC, le président Joseph Kabila s’est exprimé lors de sa première conférence de presse à Kinshasa depuis 5 ans et sa réélection contestée. Le président Joseph Kabila a donc décidé à la surprise générale de s’exprimer pour les 17 ans de son accession au pouvoir. Dans cette longue déclaration, il est revenu sur la situation au Kasaï. La situation est redevenue calme à 90%, a dit le chef de l’Etat congolais. Et il dénonce aussi ceux qui, selon lui, ont fait barrage à l’émergence de la démocratie dans son pays.

    « Je m’éclate quand je vois ceux qui prétendent défendre la Constitution », a dit Joseph Kabila. Le président congolais a insisté sur le fait qu’il aurait été « le seul à battre campagne » en faveur de l’actuelle Constitution congolaise en 2005, contrairement à d’autres, « restés dans des bistrots ou dans les ambassades à Kinshasa », insiste le chef de l’Etat congolais. Une référence, sans doute et entre autres, sans mentionner son nom, au principal parti d’opposition, l’UDPS qui avait appelé au boycott.

    « Ceux qui ont assassiné la démocratie dans ce pays devraient faire preuve d’humilité en lieu et place de donner des leçons », a encore lancé Joseph Kabila à ses détracteurs. « Malgré le bon déroulement des élections de 2006, il y avait des contestations : le perdant et une partie de l’Eglise », a pointé le chef de l’Etat. Pour ce qui est des élections de 2011, le président congolais, qui avait modifié la Constitution en trois jours pour faire passer le scrutin à un tour au grand dam de l’opposition, met en cause la mission de l’ONU dans le pays, la Monusco qui aurait refusé d’apporter son soutien logistique. Ou même la communauté internationale qui lui aurait demandé de sursoir à ce scrutin. « J’ai dit non », a martelé le président congolais.

    Pour ce qui est de la présidentielle attendue pour la fin de l’année, Joseph Kabila s’est voulu rassurant. « Le processus électoral est résolument engagé », a affirmé le chef de l’Etat. Joseph Kabila est aussi revenu sur le bras de fer avec les partenaires du Congo : « Mon pays n’est pas à vendre, la RDC doit être respectée ». Concernant Monusco, la Mission des Nations unies dans le pays, Joseph Kabila dit exiger le « respect strict du Sofa », l’accord qui lie la RDC à l’ONU, accord maintes fois violé, selon lui. Il accuse même l’ONU d’avoir tardé à réagir « après des drames ».

  • Joseph Kabila demande à l’église de “rendre à César ce qui est à César”

    Joseph Kabila demande à l’église de “rendre à César ce qui est à César”

    – Au cours d’un rare face-à-face avec la presse vendredi à Kinshasa, le président congolais a déploré l’implication de l’église dans la politique en RDC. Il s’agissait de la toute première apparition publique de Joseph Kabila depuis les récentes manifestations réprimées dans le sang.

    M. Kabila a spécifiquement dénié à l’église catholique la prérogative de s’occuper des affaires politiques.

     “Jésus-Christ n’a jamais présidé une Commission électorale”, a déclaré le président congolais sur un ton d’ironie.

    “Rendons à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Quand on essaie de mélanger les deux, c’est dangereux. Le résultat est toujours négatif”, a-t-il affirmé.

    Déplorant les pertes en vies humaines, M. Kabila a indiqué qu’il était d’avis que les manifestations soient autorisées mais que les responsables en répondent.

    L’église catholique mais aussi certaines autres confessions religieuses exigent la mise en application de l’accord politique signé le 31 décembre 2016 qui permet au président Kabila dont le mandat a expiré le 19 décembre 2016 de rester au pouvoir jusqu’aux prochaines élections.

    Ledit accord avait été négocié sous la médiation des évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).

    Les Catholiques, spécialement, font pression pour que M. Kabila annonce publiquement qu’il ne se représentera pas au prochain scrutin.

    A une question de la presse dans ce sens, le président a simplement demandé qu’un exemplaire de la Constitution soit remis au journaliste auteur.

    “Je constate depuis plusieurs années qu’on vous a tout dit. Alors tout. Sauf la vérité… “, a soutenu M. Kabila.

    Avec VOA

  • Les services fédéraux ferment faute de budget aux Etats-Unis

    Les services fédéraux ferment faute de budget aux Etats-Unis

    -Un an jour pour jour après l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, les Etats-Unis sont entrés samedi dans une période de turbulences avec la fermeture partielle de l’administration fédérale après l’échec d’un vote crucial sur le budget au Sénat.

    Malgré d’intenses tractations, la majorité républicaine, l’opposition démocrate et la Maison Blanche n’ont pu s’entendre sur un budget, même temporaire, qui aurait permis d’éviter ce “shutdown” entré en vigueur à 00H00 (05H00 GMT).

    Républicains et démocrates se sont rejeté la responsabilité de cet échec, Donald Trump accusant l’opposition de faire passer “les immigrants illégaux” avant l’armée ou la sécurité des frontières alors que les démocrates ont indiqué qu’ils n’accepteraient de voter pour un texte que s’il pérennise la régularisation de 690.000 jeunes immigrés au statut précaire, les “Dreamers”.

     Democrats are far more concerned with Illegal Immigrants than they are with our great Military or Safety at our dangerous Southern Border. They could have easily made a deal but decided to play Shutdown politics instead. in order to power through mess!
    “Les démocrates sont bien plus préoccupés par les immigrants illégaux que par notre grande Armée ou la Sécurité à notre dangereuse frontière Sud”, a-t-il tweeté à l’aube. “Ils auraient pu facilement conclure un accord mais ils ont préféré jouer la carte du +shutdown+ à la place”.

    La fermeture de l’administration “était 100% évitable”, a affirmé le patron des sénateurs républicains, Mitch McConnell.

     Not looking good for our great Military or Safety & Security on the very dangerous Southern Border. Dems want a Shutdown in order to help diminish the great success of the Tax Cuts, and what they are doing for our booming economy.

    “Ce sera appelé le Trumpshutdown car personne, personne ne mérite autant que le président Trump d’être jugé responsable de la situation dans laquelle nous nous trouvons”, lui a répondu le chef des sénateurs démocrates, Chuck Schumer.

    Les républicains, majoritaires avec 51 sièges au Sénat, n’ont obtenu que 50 voix, loin des 60 voix (sur 100) nécessaires à une extension pour quatre semaines, jusqu’au 16 février, du budget fédéral.

    Il s’agit du premier “shutdown” depuis octobre 2013, sous l’administration Obama, qui avait duré 16 jours. Il se traduira par la mise au chômage technique sans paie de plus de 850.000 employés fédéraux considérés comme “non essentiels” au fonctionnement de l’administration.

     This is the One Year Anniversary of my Presidency and the Democrats wanted to give me a nice present.
     Il était impossible de savoir combien de temps durerait cette nouvelle fermeture, les tractations entre les deux partis devant très vite reprendre. Une nouvelle réunion du Sénat, destinée à adopter une extension du budget jusqu’au 8 février, était prévue samedi.

    Chuck Schumer a demandé au président de convoquer d’urgence une réunion à la Maison Blanche avec les leaders des deux partis pour trouver un compromis.

    – En attendant lundi –

    Les premiers effets du “shutdown” devraient se faire sentir lundi. Les activités de nombreuses agences fédérales, comme les services fiscaux, seront réduites mais les services de sécurité seront globalement épargnés. Les 1,4 million de militaires américains poursuivront leurs opérations mais sans être payés.

     For those asking, the Republicans only have 51 votes in the Senate, and they need 60. That is why we need to win more Republicans in 2018 Election! We can then be even tougher on Crime (and Border), and even better to our Military & Veterans!

    “Il y a des soldats américains qui s’apprêtent à passer six mois au Koweït et qui s’inquiètent de ne pas être payés tout de suite. C’est inconcevable”, a déclaré le vice-président Mike Pence en escale à Shannon (Irlande), où il a croisé des militaires américains en transit vers des missions à l’étranger.

    Vendredi, M. Trump avait pourtant évoqué une “excellente réunion préliminaire” avec Chuck Schumer à la Maison Blanche, laissant espérer un accord de dernière minute.

    Le sénateur démocrate a accusé le milliardaire de faire la girouette alors qu’un accord était à portée de main.

    La Chambre des représentants, à forte majorité républicaine, avait approuvé jeudi soir l’extension provisoire du financement de l’Etat fédéral, qui prévoyait également de prolonger pour six ans le programme d’assurance santé destiné aux enfants pauvres (Chip), une demande des démocrates.

     Au-delà d’un budget temporaire, le quatrième depuis septembre, la majorité républicaine souhaite adopter un budget 2018 définitif de plusieurs centaines de milliards de dollars qui dope notamment les dépenses militaires, une promesse de campagne de M. Trump.

    Les démocrates veulent la régularisation de 690.000 “Dreamers”, arrivés clandestinement aux Etats-Unis quand ils étaient enfants et expulsables depuis l’abrogation par M. Trump du programme Daca, datant de l’administration Obama, qui leur offrait un statut de résident temporaire. Le président Trump a donné au Congrès jusqu’au 5 mars pour légiférer.

    – Qui paiera les dégâts ?-

    Et au-delà du budget, les parlementaires pensent aux élections de mi-mandat en novembre.

    Les démocrates estiment que les républicains qui ont tous les leviers du pouvoir –Maison Blanche, Chambre des représentants, Sénat– seront tenus pour responsables de la paralysie et paieront le prix fort.

    Les républicains espèrent se servir du “shutdown” pour punir les sénateurs démocrates qui brigueront un nouveau mandat dans dix Etats remportés par Donald Trump à la présidentielle. Quatre d’entre eux, selon les médias, ont d’ailleurs voté avec les républicains vendredi soir.

    Mais selon un sondage du Washington Post et d’ABC publié vendredi, 48% des Américains estiment que les républicains seraient responsables d’un éventuel blocage, contre 28% pour les démocrates.

    Avec AFP