Author: Don Kayembe

  • La CENI retarde à nouveau la publication du calendrier électoral en RDC

    La CENI retarde à nouveau la publication du calendrier électoral en RDC

    Bureau de la  CENI
    Bureau de la CENI

    -Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante, a reporté mardi la publication du calendrier des élections, indiquant vouloir consulter toutes les parties concernées.

    « La CENI, dans ses prérogatives conformément à l’article 25 points 12 de la loi organique, commence, ce jour, les consultations avec les parties prenantes pour requérir les derniers avis et considérations des uns et des autres avant la publication dans les jours qui viennent », a declare M. Nangaa lors d’un point de presse a Kinshasa.

    M. Nangaa a annoncé que le calendrier est déjà prêt, mais l’organe électoral attend les amendements des parties prenantes.

    Le calendrier techniquement prêt, mais la CENI lance, dès ce mardi une série des consultations avec toutes les parties prenantes sur toutes les questions liées au processus électoral, car, selon Nangaa, président de la centrale électorale, la publication d’un calendrier est tributaire de beaucoup de paramètres.

    « Nous n’avons pas promis publier un calendrier ce mardi », a-t-il conclu.

    Le budget électoral évalué à 1,8 milliard de dollars

    La Commission chargée d’organiser les élections en République démocratique du Congo a annoncé mardi avoir évalué à 1,8 milliard de dollars le budget pour le financement des scrutins prévus dans la Constitution.

    La Céni a déposé au gouvernement le 9 novembre un budget évalué à “plus ou moins 1,8 milliard de dollars” pour prendre en charge l’ensemble du processus électoral prévu par le cadre légal congolais, a déclaré le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) Corneille Nangaa.

    “Un travail est en cours entre la Céni et le gouvernement pour voir (…) les possibilités de réduction substantielle de ce budget au regard des difficultés que connait le pays”, a-t-il ajouté.

    “Ce budget tient compte des contraintes techniques et opérationnelles et inclut les opérations de refonte du fichier électoral en cours”, a expliqué à l’AFP M. Nangaa.

    En 2013, la Céni avait sollicité du gouvernement congolais et des partenaires, 1,3 milliard de dollars pour l’organisation de l’ensemble des 13 scrutins nationaux et locaux prévus par la Constitution.

    “Le fait d’avoir lié à une seule séquence la présidentielle, les législatives nationales et les législatives provinciales a comme conséquence de gonfler le budget électoral”, a indiqué à l’AFP M. Nangaa.

    Le financement des élections est un casse-tête pour la RDC qui fait face à la chute des prix des matières premières principalement le cuivre dont les recettes couvrent une grande partie du budget de l’État.

    Dans un discours à la nation en 2015, le président congolais Joseph Kabila avait appelé les acteurs politiques à engager des réflexions sur le financement exorbitant des élections, proposant le changement de mode des scrutins pour les adapter aux capacités financières du pays.

    Le mandat du président Kabila, au pouvoir depuis 2001 et auquel la constitution interdit de se représenter, s’achève le 20 décembre et aucune date n’a été avancée pour la prochaine présidentielle.

    voa

  • Des affrontements violents ont éclaté dans la province de Kasaï-Occidental en RDC

    Des affrontements violents ont éclaté dans la province de Kasaï-Occidental en RDC

    tshikapa-Les affrontements qui ont éclaté mardi à Tshikapa, dans le centre de la République démocratique du Congo, entre forces de sécurité et partisans d’un chef traditionnel tué en août, se sont poursuivis ce week- end.

    Des militaires congolais ont affronté des miliciens du chef traditionnels Kamwina Nsapu à Tshikapa selon Radio Okapi, une radio congolaise.

    Toujours selon la radio qui a réussi à avoir un témoin au téléphone, la population est restée cachée dans les maisons, en attendant que les coups de feu s’arrêtent.

    Il a affirmé que “des militaires venus en renfort de Kinshasa ont été déployés” plus tard dans la soirée, à Tshikapa.

    Lors de ces affrontements, il y aurait eu cinq habitants tués par des balles perdues. Trois miliciens auraient également perdus la vie.

    Selon le maire de la ville, le calme est revenu à Tshikapa.

    Kamwina Nsapu a été tué en août après s’être opposé aux autorités locales. Depuis, les provinces voisines du Kasaï sont le théâtre d’incursions meurtrières de ses partisans.

    Fin septembre, les partisans de Kamwina Nsapu, dont les revendications ne sont pas clairement connues, avaient pris le contrôle de l’aéroport national de Kananga, dans le Kasaï central voisin, pendant plusieurs heures, avant d’en être délogés au cours d’affrontements qui, selon les sources, ont fait entre 49 et 100 morts.

    voa

  • Donnée pour morte à Kinshasa, Mbilia Bel réagit contre les folles rumeurs !

    Donnée pour morte à Kinshasa, Mbilia Bel réagit contre les folles rumeurs !

    mbilia-bel– Sur les réseaux sociaux, la nouvelle de la mort de Mbilia Bel a été vite propagée, mettant ses fanatiques en émoi, alors qu’elle se porte à merveille, au pays de Sassou où elle a élu domicile depuis plus d’une année.
    Tout le monde en parle, deux jours durant. Tenez ! Les journées de mardi et mercredi ont été émaillées par une folle rumeur, donnant pour morte, à Brazzaville, la Cléopâtre de la musique africaine. Sur les réseaux sociaux, la nouvelle qui a été vite propagée, a mis ses fanatiques, en émoi, alors que Mbilia Bel se porte à merveille, au pays de Sasou où elle a élu domicile depuis plus d’une année.
    Par souci de mieux informer les Congolais, le journal La Prospérité est allé à la rencontre de Claudrick Miere, son producteur et manager et cela, après plusieurs tentatives manqués de joindre la chanteuse à son numéro de téléphone.
    Pour couper court aux rumeurs, il nous a envoyés d’urgence une vidéo authentique, dans laquelle Marie-Claire Mboyo dit Mbilia Bel, en chair et en os, s’est exprimée en direct de Brazzaville.
    ‘‘Je suis belle et bien vivante. Je ne suis pas morte. C’est parfois regrettable que l’Afrique demeure et recule toujours encore à cause de ces types de mensonges, de fausses informations qui ne profitent à personne.
    C’est de l’intox ! Je vous demande de bien préserver le bijou et la voix que Dieu vous a donnée, à travers ma personne.
    Que mes fanatiques de Brazza et de Kinshasa se tranquillisent. Nous avons de bons projets qui vont encore vous faire plaisir dans les jours à venir. Des spectacles sont prévus à Kinshasa et à Brazzaville pour vous régaler à travers mes chansons que vous aimez.
    Que mes frères et sœurs de deux rives soient dans la joie.
    Car, je suis là toujours avec la belle voix qui vous berce. Vous allez savourer mon nouveau disque « Signature » qui sort bientôt sur le marché’’, a déclaré la chanteuse, en entonnant un akapela en live.
    ependant, le producteur a aussi apporté un démenti, en y ajoutant une mise au point, pour préciser les choses et calmer les esprits des mélomanes et proches de la Cléopâtre. Pour le Brazzavillois Claudrick Miere, Mbilia Bel n’a aucun problème de santé. Elle est en super forme avec tout son groupe. Présentement, la grande Diva séjourne à Brazzaville où elle s’est produite en spectacle scénique, le 27 novembre 2016, devant un public fou.
    D’ailleurs, annonce-t-il, l’artiste se prépare pour une grande tournée internationale qui va la conduire en Australie, précisément à Melbourne et Sydney. Et cela grâce à la maison « Eagle Center» de l’inamovible Claudrick MIERE.
    ‘‘C’est triste que les gens inventent des histoires sur la mort d’une personne. Seul Dieu peut décider sur la durée de vie de quelqu’un. Désolé pour ceux qui veulent se faire du buzz sur la mort des célébrités’’, a-t-il conclu.
    Donc, ne cherchons pas la chanteuse vivante parmi les morts. Car, elle continue son bonhomme de chemin comme tout artiste ayant plusieurs projets pour satisfaire ses fanatiques. L’auteur de la chanson «La beauté d’une femme» aspire à un avenir meilleur et se bat davantage pour donner le meilleur d’elle-même à travers sa voix angélique inégalable.
    A Brazzaville, explique-t-elle, elle n’a pas croisé les bras. Elle continue à travailler encore dur pour maintenir sa place sur la scène musicale dans le continent. Sur le plan scénique, Marie-Claire Mboyo, mieux connue sous le nom de Mbilia Bel, fait des productions live, dans différentes villes du Congo-Brazza. Comme toujours, chaque sortie de la chanteuse est une occasion de fête pour les yéyés africains qui adorent son alléchant répertoire.
    Cependant, l’ex-protégé de Tabu Ley se prépare pour lancer un nouveau disque « Signature », qui va, certainement, briser son silence, sur le terrain. Elle promet une œuvre de valeur et de haute dimension artistique dont la particularité se trouve sur les thèmes et mélopées succulentes.
    Qu’on se le dise, Mbilia Bel est débout et reste afro-optimiste. Inutile d’essayer de lui chercher des notes démoralisantes dans son répertoire. A travers l’art, elle transfigure la tristesse par sa voix sensuelle et sa musique complexe. Mais facile à retenir.
    C’est au creux de l’oreille que la belle kinoise dépose sa musique. A la manière d’une amoureuse, la Cléopâtre susurre d’une voix suave des textes poétiques et engagés.
    Car, il ne faut pas se tromper, Mbilia Bel n’est pas simple. Si elle cultive la complexité, c’est pour mieux vous emmener dans son univers. Sensualité et militantisme. L’ancienne chanteuse du groupe Afrisa de Tabu Ley délivre des messages militants sur des mélodies envoûtantes.
    J.Diala/La Prospérité
  • Washington demande aux ressortissants américains de quitter la RDC avant le 19 décembre

    Washington demande aux ressortissants américains de quitter la RDC avant le 19 décembre

    department-detat-Le département d’Etat américain demande aux ressortissants des Etats-Unis de quitter le territoire congolais avant le 19 décembre, craignant des troubles qui pourraient avoir lieu autour de cette date qui correspond à la fin constitutionnelle du deuxième et dernier mandat du président Joseph Kabila. Le Chef de l’Etat congolais à qui la Constitution interdit de se représenter à un troisième mandat a, sur base d’une interprétation de la Cour constitutionnelle, annoncé qu’il restera au pouvoir jusqu’à l’élection du nouveau président, bravant la pression de l’opposition et de la population.

    Washington a publié un communiqué reprenant un avertissement de son ambassade à Kinshasa selon lequel des manifestations et troubles à grande échelle pourraient avoir lieu dans le pays autour de cette date.

    “Les citoyens américains en RDC devraient envisager sérieusement de quitter le pays avant cette date”, précise le communiqué du département d’Etat.

    Washington indique avoir ordonné aux membres de famille du personnel (de l’ambassade) des États-Unis et du personnel non-auxiliaire à quitter le pays à compter du 10 décembre 2016, en raison de la détérioration de la situation sécuritaire prévisible.

    Les autorités américaines conseillent à leurs citoyens de recourir aux vols commerciaux et autres options de transport dès maintenant et de prévoir des plans d’évacuation qui ne dépendent pas uniquement du gouvernement des États-Unis.

    “Les citoyens américains doivent veiller à ce que les documents de voyage (passeports et visas) soient valides et à jour. Les services consulaires, déjà limités dans tout le pays en raison des infrastructures de transport et des conditions de sécurité très mauvaises, peuvent être encore limités, même à Kinshasa”, prévient le document.

    A ceux qui opteront de rester jusqu’au 19 décembre, le département d’Etat leur demande de prendre des précautions.

    Il leur recommande de suivre les instructions des autorités locales, de rester à la maison ou dans un autre endroit sûr, d’avoir des kits d’urgence, de nourriture, d’eau et de médicaments.

    Washington prévient également de l’insécurité dans la toute la partie Est du pays, évoquant les groupes armés, les bandits et certains éléments des forces armées congolaises qui y opèrent.

    “Ces groupes tuent, violent, kidnappent, pillent, volent des véhicules et mènent des opérations militaires ou paramilitaires dans lesquelles des civils peuvent être visés sans discrimination. Les enlèvements pour rançon sont courants, en particulier dans les régions situées au nord et à l’ouest de Goma, au Nord-Kivu”, rappelle Washington.

    Le climat politique est tendu en RDC à l’approche de la date du 19 décembre sanctionnant la fin du deuxième et dernier mandat du président Kabila au pouvoir depuis 2001.

    Les élections n’ont pas pu être organisées à la date prévue par la Constitution qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels et empêche ainsi à M. Kabila de se représenter.

    Près de 50 personnes ont été tuées les 19 et 20 septembre dernier dans des heurts entre forces de l’ordre et manifestants qui exigeaient le départ de M. Kabila au 20 décembre 2016.

    Des mouvements pro-démocratie et l’opposition prévoient d’autres manifestations jusqu’au 19 décembre.

    Le président Kabila a, sur base d’un accord politique entre la majorité au pouvoir et une frange de l’opposition, nommé un Premier ministre issu de l’opposition mais récusé par sa famille politique qui a boycotté le dialogue politique.

    Les évêques catholiques ont appelé jeudi à des concertations directes entre le camp de ceux qui ont pris part au dialogue et l’opposition restée dehors enfin d’éviter le chaos dans le pays.

    VOA

  • Angola:Dos Santos ne se présentera pas à un nouveau mandat en 2017

    Angola:Dos Santos ne se présentera pas à un nouveau mandat en 2017

    Dos santos victoire-Le président angolais José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis trente-sept ans, ne sera pas candidat à un nouveau mandat à la tête du pays lors des élections générales de 2017, a annoncé la radio officielle.

    La Constitution angolaise ne prévoit pas de scrutin présidentiel, mais précise que le poste de chef de l’Etat revient au chef du parti qui remporte les législatives.

    M. dos Santos a officiellement lancé vendredi la campagne de son parti pour les élections de 2017 lors d’un discours devant son comité central, sans toutefois y préciser s’il serait candidat à un nouveau mandat.

    Le communiqué officiel du MPLA publié à l’issue de cette réunion n’a pas non plus évoqué sa succession, mais à l’issue de sa lecture, la radio nationale a précisé en citant des sources internes au parti que M. Lourenço avait été désigné pour lui succéder.

    “Le président José Eduardo dos Santos ne sera pas candidat” à sa succession à la tête du pays, a confirmé à l’AFP M. Pinto.

    Le nom de M. Lourenço, qui avait été nommé vice-président du MPLA en août, sera officiellement dévoilé lors du 60e anniversaire du parti le 10 décembre, selon cet élu.

    Le chef de l’Etat avait été réélu en août à la tête du MPLA. Il avait semé le trouble en affirmant en mars qu’il quitterait le pouvoir en 2018, un an après les prochaines élections.

    Depuis plusieurs semaines, l’Angola bruisse de rumeurs sur l’état de santé du président, qui suggèrent qu’il s’apprête à prendre sa retraite politique.

    Le MPLA est arrivé au pouvoir en 1975 lorsque l’Angola a acquis son indépendance du Portugal. José Eduardo dos Santos a pris les rênes du pays quatre ans plus tard après la mort du chef historique du parti, Agostinho Neto.

    En trente-sept ans, il a imposé un règne sans partage sur le pays, plus gros producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne avec le Nigeria, mais qui reste l’un des plus pauvres du monde.

    Avec AFP

  • Cynthia McKinney dément avoir été engagée par Kinshasa

    Cynthia McKinney dément avoir été engagée par Kinshasa

    cynthia-mckinney-L’ex-élue du Congrès américain réagit sur son site internet et sur les réseaux sociaux au lendemain de l’annonce du porte-parole du gouvernement congolais selon laquelle elle aurait été engagée pour faire du lobbying en faveur du régime de Joseph Kabila aux Etats-Unis et contrecarrer la campagne menée par l’opposant Moise Katumbi pour le départ du pouvoir du président congolais au 19 décembre comme le prévoit la Constitution.

    “Je rassure tous les Congolais sur le fait que je n’ai touché aucun centime du gouvernement de Kinshasa et que je n’ai jamais touché un centime pour tout ce que j’ai fait jusqu’ici pour la République Démocratique du Congo. Je vais soumettre cette affaire à mon avocat pour savoir quelle suite lui donner”, écrit l’ex-Congresswoman.

     Mise en point de Dr. Cynthia McKinney au sujet de la RDCongo – All Things Cynthia McKinney

    Étant en possession d’importantes informations sur le processus électoral actuel en République Démocratique du Congo et sur le trucage prévu lors du scrutin présidentiel de 2016 où certains, aux… http://www.allthingscynthiamckinney.com/mise-en-point-de-dr-cynthia-mckinney-au-sujet-de-la-rdcongo/

    Le gouvernement congolais “a engagé l’ancienne parlementaire Cynthia McKinney pour améliorer l’image de marque du pays, écornée et malmenée par [l’opposant Moïse] Katumbi et l’administration Obama”, avait déclaré la veille à l’AFP Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais.

    “Katumbi paie des millions pour salir l’image du pays aux USA, nous avons négocié avec elle à Paris en octobre dernier, un prix du tiers-monde [de] quelques centaines de milliers de dollars, en vue de renverser cette tendance”, avait ajouté M. Mende.

    En réaction, Mme McKinney se déclare “surprise d’apprendre, dans un document diffusé sur internet et visant manifestement à nuire à ma réputation, que j’étais prête à faire du lobbying en faveur du gouvernement congolais alors que je n’ai jamais eu d’atomes crochus avec le régime de Kinshasa”.

    “Je ne peux pas tolérer que mon nom soit associé à des basses manœuvres politiciennes qui visent à défendre le régime de Kinshasa ou à spolier le peuple congolais qui souffre depuis plus de soixante ans de violence et d’injustice”, soutient-elle, rappelant qu’elle a toujours combattu pour que la vérité sur l’assassinat de Emery Patrice Lumumba, le premier Premier minier démocratiquement élu en RDC, et celui de Laurent-Désiré Kabila, ancien président de la RDC, soit connue.

    voa

  • Kinshasa engage une ex-élue du Congrès américain pour “améliorer” son image aux USA

    Kinshasa engage une ex-élue du Congrès américain pour “améliorer” son image aux USA

    mckinney-Le gouvernement congolais a engagé une ancienne parlementaire américaine pour défendre sa cause à Washington, où gouvernement et élus mettent la pression sur Kinshasa à trois semaines de la fin du mandat du président Joseph Kabila, le porte-parole du gouvernement congolais .

    Le gouvernement congolais “a engagé l’ancienne parlementaire Cynthia McKinney pour améliorer l’image de marque du pays, écornée et malmenée par [l’opposant Moïse] Katumbi et l’administration Obama”, a déclaré à l’AFP Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais.

    “Katumbi paie des millions pour salir l’image du pays aux USA, nous avons négocié avec elle à Paris en octobre dernier, un prix du tiers-monde [de] quelques centaines de milliers de dollars, en vue de renverser cette tendance”, a ajouté M. Mende.

    L’AFP avait interrogé M. Mende après avoir obtenu copie d’une lettre signée de son nom demandant au ministre des Finances le règlement des honoraires de Mme McKinney. Le porte-parole a confirmé l’authenticité de cette lettre.

    “En toute transparence [et] en exécution de ses obligations”, le gouvernement congolais “a payé” cette ancienne élue démocrate, a ajouté M. Mende.

    La lettre lue par l’AFP parle d’un premier versement de 368.000 USD sur un montant total convenu de 448.000 dollars.

    Mme McKinney n’avait pas pu être jointe jeudi pour confirmer ce contrat avec le gouvernement congolais.

    Afro-Américaine, Mme McKinney a exercé six mandats à la chambre des Représentants à partir de 1993 avant de passer au Parti vert (Green party) après s’être opposée à la guerre américaine contre l’Irak en 2003. Candidate à la présidentielle de 2008 en tant que présidente de ce parti, elle attira 0,12% des suffrages sur son nom.

    La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection contestée de M. Kabila en 2011, aggravée par le report à une date indéterminée de la présidentielle et des législatives qui auraient dû avoir lieu cette année.

    Officiellement, le report de ces scrutins est justifié par le manque de moyens du gouvernement pour les organiser, mais l’opposition accuse celui-ci d’avoir tout fait pour empêcher qu’ils aient lieu.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001. Son mandat s’achève le 20 décembre et la Constitution lui interdit de se représenter.

    En vertu d’un accord signé avec une frange minoritaire de l’opposition prévoyant la constitution d’un gouvernement élargi, M. Kabila entend se maintenir au pouvoir après cette date.

    Richissime homme d’affaires en exil depuis le mois de mai, M. Katumbi, candidat déclaré à la prochaine présidentielle, a prononcé mardi un discours devant l’Atlantic Council, influent cercle de réflexion de Washington, dans lequel il a estimé que M. Kabila pouvait encore entrer dans l’histoire en abandonnant le pouvoir le 20 décembre.

    Avec AFP