Author: Don Kayembe

  • Entre le marteau de la Communauté internationale et l’enclume du Peuple congolais

    Entre le marteau de la Communauté internationale et l’enclume du Peuple congolais

    -Le Face à face du ‘‘Rassemblement majoritaire’’ et de la ‘‘Majorité minoritaire’’

    En quête de Consensus politique et national

    Entre le marteau de la Communauté internationale et l’enclume du Peuple congolais

     

    ‘‘La meilleure arme, c’est s’asseoir et parler’’

    Nelson Mandela’, Président de la République Sud-Africaine (RSA) 1994 – 1999 et Héros de l’abolition du régime ségrégationniste d’Apartheid

    Depuis le jeudi 8 décembre 2016, Kinshasa est, indéniablement, en pleine ébullition. En effet, à la veille de la fin du second et, surtout, dernier mandat de Joseph Kabila Kabange, la capitale politique et administrative de la République démocratique du Congo (RDC) est, à vrai dire, le théâtre des pourparlers politiques. En fait, ces négociations politiques intercongolaises mettent face à face les signataires du fameux ‘‘Accord du 18 octobre 2016’’ ou ‘‘le Pacte du camp Tshatshi ’’, conclu à la va-vite à la Cité de l’Union africaine (UA), et le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement – [politique et démocratique NDLR] – dont l’acronyme est le (RFPSC).

    À la suite du monologue de la Cité de l’Union africaine (UA), ce nouveau forum politique, se déroulant au siège de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), réunit, en réalité, deux camps aux prétentions politiques et idéologiques, somme toute, variées et diamétralement opposées. Il confronte, réalistement, deux visions intrinsèquement liées à l’avenir politique de la Nation et de l’État. D’un côté, se pavane comme un paon le conglomérat de celles et ceux dont le slogan est ‘‘Wumela’’. Ce signifie ‘‘Régner ad vitam aeternam’’.

    Cette équipe, certes, adossée au pouvoir finissant et vermoulu présente, manifestement, cette particularité et cette singularité d’offrir sur un plateau d’or à ‘‘l’imposteur’’ Joseph Kabila Kabange la certitude de ‘‘glisser’’. En effet, au travers d’une convention ‘‘privée’’ et ‘‘sectaire[i]’’, ce camp plutôt motivé par la seule et unique perspective de partage des maroquins ‘‘proroge’’, sans autre forme de procès, de 18 mois le mandat présidentiel de l’Usurpateur. Ce qui est, indubitablement, une manière d’accorder un sursis au pouvoir maffieux d’occupation étrangère et de pillage meurtrier de toutes ressources nationales. Il sied de mentionner que ce ‘‘cadeau’’ offert à Joseph Kabila Kabange n’est pas vraiment sans rappeler le tristement célèbre épisode de l’Hôtel des Cascades vécu à Sun City, une station balnéaire de la République Sud-Africaine[ii]. Sans compter que dans le cas présent, il a néanmoins cette faculté de violer, de manière flagrante, bon nombre de dispositions de l’édifice constitutionnel.

    Aussi cette équipe dont l’idéologie politique est, sûrement, la ‘‘Wumelacratie’’ présente-t-elle cette particularité et cette singularité de faire d’un simple accord privé et sectaire – ce qui est incompréhensible et inadmissible – une ‘‘loi supraconstitutionnelle’’. Donc, ce conglomérat d’aventuriers et d’opportunistes – pour reprendre cette formule d’ailleurs chère à Mzee Laurent-Désiré Kabila (LDK) – s’arroge, toute honte bue, le droit d’exercer une compétence politique et constitutionnelle qui relève, pourtant, du Parlement réuni normalement en Congrès. Ce qui est, par essence, un impair politique ‘‘gravissime’’. Une telle forfaiture relève, essentiellement, de la ‘‘haute trahison’’ d’autant plus qu’il s’agit, en l’espèce, d’un ‘‘coup d’État’’,  cette fois-ci soft. [Purement et simplement !]

    Aussi cette équipe au service exclusif de l’occupation étrangère et du pillage meurtrier présente-t-elle cette particularité et cette singularité de faire retourner immédiatement la République démocratique du Congo à l’époque de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL). Cette triste période se caractérise par le fait que le destin politique de ce vaste pays au cœur de la région des Grands Lacs africains et d’Afrique centrale dépend inexorablement d’un texte manuscrit. Celui-ci est, d’ailleurs, griffonné par une bande de soudards locaux et étrangers dans l’optique d’hypothéquer tous azimuts l’indépendance de l’État et la souveraineté de la Nation.

    En face des signataires du ‘‘Pacte privé et sectaire’’ du camp militaire Tshatshi, campent solidement les promoteurs de l’Accord de Genval (banlieue bruxelloise). Celui-ci porte, très naturellement, dans les fonts baptismaux le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. Celles-ci sont réunies autour d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba, leader charismatique de l’UDPS, qui plus est Opposant historique à la triade despotique incarnée, personnifiée, à diverses époques par le Togolais Mobutu Sese Seko du Zaïre, le Malawite Mzee Laurent-Désiré Kabila et le Rwando-tanzanien Joseph Kabila Kabange. Il sied de souligner que ce camp est viscéralement opposé à toute prorogation du mandat présidentiel de l’imposteur Joseph Kabila Kabange. À cet effet, celui-ci exige – rien que moins – le respect strict et intégral de la Constitution de Liège du 18 février 2006 qui est, par définition, ‘‘un acte de vente [bradage, spoliation] des ressources du pays’’.

    Force est de relever que, vingt-quatre ans après l’ouverture de la véritable Conférence nationale souveraine (CNS), l’Église catholique du Congo accepte volontiers de jouer, en sa qualité de puissance religieuse et d’autorité morale, la ‘‘Modération’’ dans un forum politique. Cette institution adopte cette attitude dans l’optique de trouver une solution viable consolidant aussi bien la paix et l’harmonie que la liberté et la démocratie. Ce qui n’est pas sans arrière-pensée surtout dans un pays gangrené par la montée en puissance des groupes charismatiques, syncrétiques et évangéliques d’obédience protestante.

    Aussi convient-il de noter que, dix-neuf ans après l’effondrement irréversible du régime politique, directement issu d’une CNS revue et corrigée, ‘‘polluée’’ et ‘‘verrouillée’’ par les forces politiques mobutistes, cette Confession religieuse accepte volontiers de jouer la ‘‘Médiation ou les Bons offices’’ dans une crise politique qui affecte sensiblement la Collectivité publique. Cette Assemblée ecclésiastique accepte de jouer très ouvertement ce rôle à haut risque dans un conflit politique où les dés sont pourtant – c’est, d’ailleurs, un secret de polichinelle – déjà pipés. Pourquoi ?

    Comme à l’époque effervescente de la CNS, ce conflit politique oppose brutalement ceux qui sacrifient à tout prix la vie de la Communauté nationale[iii] et ceux qui privilégient la dignité du Peuple et la liberté du Citoyen[iv]. Force est, toutefois, de reconnaître que dans cette crise politique, d’ailleurs, artificiellement provoquée par les officines étrangères, la ‘‘Moraliste’’ Communauté internationale cherche, d’abord et avant tout, à sauvegarder ses intérêts sacrosaints[v]. Ceux-ci passent forcément et logiquement par l’expulsion pure et simple de l’Empire du milieu [la République populaire de Chine] qui a naturellement conquis, et ce sans coup férir, le cœur de l’Afrique et de la région des Grands Lacs.

    Aussi importe-t-il de relever que dans ce conflit politique où tout le monde a réellement tout à gagner et tout à perdre, le Peuple congolais qui est, par définition, plutôt une vue de l’esprit pour l’élite dirigeante et ses soutiens internationaux, veut sans aucun doute le changement politique et démocratique. En effet, celui-ci souhaite ardemment prendre part à la gestion politique et administrative du pays comme tout peuple digne vivant sur son territoire national. Il souhaite, donc, vivre de toutes ses richesses, de ses immenses ressources autant minérales et naturelles que précieuses et stratégiques. ‘‘Privilège lui catégoriquement interdit par la Communauté internationale, a fortiori occidentale, par l’entremise de sa classe politique moribonde et mentalement atrophiée[vi]’’. Ce dernier sera-t-il, vraiment, très largement entendu ? Sera-t-il effectivement le dindon de la farce ? Qui vivra verra !

    [i] Cette convention est conclue le 18 octobre 2016 entre le gouvernement, la soi-disant famille politique de Joseph Kabila Kabange et ses partis satellites. S’y greffent l’opposition alimentaire et les mendiants de la société civile.

    [ii] Le 19 avril 2002, la faction belligérante de Kinshasa incarnée par le général-major Joseph Kabila Kabange et le Mouvement de libération du Congo (MLC) animé par nul autre que l’affairiste postmobutiste Jean-Pierre Bemba Gombo avaient signé un accord pirate et sectaire de partage du pouvoir. Ce pacte clandestin qui excluait de ces pourparlers la véritable opposition politique et démocratique (UDPS) et le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD)-Goma adoubé par le Rwanda de Paul Kagame, avait pour effet de balkaniser la République démocratique du Congo en deux vastes territoires distincts.

    [iii] Ce camp vise à assouvir la soif de pouvoir pathologique d’un individu, a fortiori incompétent et kleptomaniaque, dans l’optique de se créer un espace d’enrichissement sans cause, donc une sécurité matérielle et financière.

    [iv] Ce camp est, plutôt, favorable à l’équité et la justice en tant que garante des droits humains fondamentaux et des libertés républicaines. Il s’oppose farouchement aux caprices loufoques d’un tyran aveuglé par les richesses matérielles et obnubilé par la violence, quelle qu’elle soit, dans l’intention fort délibérée de détruire la Collectivité publique et la Communauté nationale.

    [v] Dans l’agenda politique et diplomatique de la fameuse Communauté internationale, le Peuple congolais meurtri et asservi n’existe malheureusement pas.

    [vi] En clair, le Peuple congolais totalement néantisé est le seul détenteur des clés de cette crise à la fois politique et démocratique. En effet, la République démocratique du Congo sera à l’image de ses propres phantasmes s’il se décide finalement à agir pour se libérer définitivement de la camisole de force que lui font porter aussi bien de puissants intérêts extérieurs que des geôliers internes et qui entrave sa liberté. Donc, la libération nationale ne dépend pas de la classe politique. Ce processus révolutionnaire ou insurrectionnel dépend, plutôt, forcément et logiquement de l’implication positive et irréversible de la population. En d’autres termes, c’est le Peuple qui libère vaillamment la Nation tout entière et les dirigeants politiques et gouvernementaux qu’il se choisit dans le secret des urnes, ne sont que ses serviteurs patentés.

  • Document complet: l’Union européenne sanctionne sept hauts responsables du régime Kabila

    Document complet: l’Union européenne sanctionne sept hauts responsables du régime Kabila

    -L’Union européenne a adopté ce lundi des sanctions visant sept hauts responsables des services de sécurité congolais, dont Gabriel Amisi Kumba et Celestin Kanyama. Celles-ci ont été aussitôt dénoncées par le gouvernement congolais, qui les qualifiées d’ « illégales ».

    Le Conseil des ministres des affaires étrangères de l’Union européenne a décidé, lundi 12 décembre, d’imposer des mesures restrictives en matière de déplacements à l’égard de sept ressortissants congolais, et le gel de leurs avoirs. Ils occupent des positions de hauts responsables dans la chaîne de commandement des forces de sécurité congolaises.

    Ils sont notamment accusés d’avoir « fait un usage disproportionné de la force » pendant les manifestations des 19 et 20 septembre à Kinshasa. Les violences avaient causé la mort d’environ cinquante personnes et « constituent de graves violations des droits de l’Homme et des libertés fondamentales », explique l’institution européenne.

    Elle appelle en outre le gouvernement de la RD Congo à coopérer à une enquête transparente et indépendante afin de traduire en justice les responsables.

    D’autres sanctions pourraient suivre

    Les sept personnes visées par ces sanctions font toutes partie de l’appareil sécuritaire congolais. Il s’agit de:

    1. Ilunga Kampete, commandant de la garde républicaine,
    2. Gabriel Amisi Kumba, commandant de la première zone de dé­fense de l’armée congolaise (FARDC),
    3. Ferdinand Ilunga Luyoyo, commandant de l’unité anti-émeute,
    4. Celestin Kanyama, commissaire de la police nationale congolaise,
    5. John Numbi, ancien inspecteur général de la police nationale congolaise,
    6. Roger Kibelisa, chef du département de la sécurité intérieure de l’agence nationale de renseignements (ANR), et
    7. Delphin Kahimbi, chef du service du renseignement militaire (ex-Demiap.

    L’Union européenne, qui se dit gravement préoccupée par la situation en RD Congo, a également indiqué qu’elle suivrait « avec une attention accrue l’évolution politique cruciale » que connaîtra le pays dans les prochaines semaines. « Des mesures restrictives supplémentaires pourront être envisagées en cas d’obstruction du processus politique ou de nouvelles violences », ajoute encore l’UE.

    Des sanctions « illégales » selon le gouvernement congolais

    Sitôt ces sanctions annoncées, le gouvernement congolais les a qualifiées d’ »illégales ». « Elles procèdent d’une sorte de droit impérial qui est aux antipodes du droit international », a assuré le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende. « La RDC, pays non européen, les condamne et entend les attaquer devant qui de droit », a-t-il ajouté.

    DÉCISIONS
    DÉCISION (PESC) 2016/2231 DU CONSEIL
    du 12 décembre 2016modifiant la décision 2010/788/PESC concernant l’adoption de mesures restrictives à l’encontre dela République démocratique du Congo
    LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,
    vu le traité sur l’Union européenne, et notamment son article 29,
    vu la proposition du haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité,
    considérant ce qui suit:
    (1) Le 20 décembre 2010, le Conseil a adopté la décision 2010/788/PESC (1).
    (2) Le 17 octobre 2016, le Conseil a adopté des conclusions faisant état d’une profonde préoccupation quant à lasituation politique en République démocratique du Congo (RDC). En particulier, il y condamnait vivement lesactes d’une extrême violence qui ont été commis les 19 et 20 septembre à Kinshasa, indiquant que ces actes ontencore aggravé la situation d’impasse dans laquelle se trouve le pays du fait de la non-convocation des électeurs àl’élection présidentielle dans le délai constitutionnel fixé au 20 décembre 2016.
    (3) Le Conseil a souligné que, afin d’assurer un climat propice à la tenue d’un dialogue et des élections, legouvernement de la RDC doit clairement s’engager à veiller au respect des droits de l’homme et de l’état de droitet cesser toute instrumentalisation de la justice. Il a également exhorté tous les acteurs à rejeter l’usage de laviolence.
    (4) Le Conseil s’est également déclaré prêt à utiliser tous les moyens à sa disposition, y compris le recours à desmesures restrictives contre ceux qui sont responsables de graves violations des droits de l’homme, incitent à laviolence ou qui font obstacle à une sortie de crise consensuelle, pacifique et respectueuse de l’aspiration dupeuple de la RDC à élire ses représentants.
    (5) Il y a donc lieu de modifier la décision 2010/788/PESC en conséquence.
    (6) Une nouvelle action de l’Union est nécessaire pour mettre en œuvre certaines mesures,
    A.  ADOPTÉ LA PRÉSENTE DÉCISION:
     Article premier
    La décision 2010/788/PESC est modifiée comme suit:1) L’article 3 est remplacé par le texte suivant:
    «Article 3
    1.Les mesures restrictives prévues à l’article 4, paragraphe 1, et à l’article 5, paragraphes 1 et 2, sont instituées àl’encontre des personnes et entités désignées par le comité des sanctions qui se livrent ou apportent un soutien à desactes qui compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité en RDC. De tels actes comprennent:
    a) agir en violation de l’embargo sur les armes et des mesures connexes visées à l’article 1er;
     b) faire partie des responsables politiques et militaires des groupes armés étrangers opérant en RDC qui font obstacleau désarmement et au rapatriement ou à la réinstallation volontaires des combattants appartenant à ces groupes;12.12.2016
    Décision 2010/788/PESC du Conseil du 20 décembre 2010 concernant l’adoption de mesures restrictives à l’encontre de la Républiquedémocratique du Congo et abrogeant la position commune 2008/369/PESC (JO L 336 du 21.12.2010, p. 30).
    c) faire partie des responsables politiques et militaires des milices congolaises, y compris celles qui reçoivent unsoutien de l’extérieur de la RDC, qui font obstacle à la participation de leurs combattants aux processus dedésarmement, de démobilisation et de réinsertion;
    d) recruter ou employer des enfants dans les conflits armés en RDC en violation du droit international applicable;
    e) contribuer, en les planifiant, en les dirigeant ou en les commettant, à des actes en RDC qui constituent desviolations des droits de l’homme ou des atteintes à ces droits ou des violations du droit international humanitaire,selon le cas, notamment des actes dirigés contre les civils, y compris des meurtres et des mutilations, des viols etd’autres violences sexuelles, des enlèvements, des déplacements forcés et des attaques contre des écoles et deshôpitaux;
    f) entraver l’accès à l’aide humanitaire ou sa distribution en RDC;
    g) apporter son concours à des personnes ou entités, y compris des groupes armés ou des réseaux criminels, quiprennent part à des activités déstabilisatrices en RDC en se livrant à l’exploitation ou au commerce illicite deressources naturelles, dont l’or ou les espèces sauvages et les produits issus de celles-ci;
    h) agir au nom ou sur instruction d’une personne ou d’une entité désignée ou agir au nom ou sur instruction d’uneentité détenue ou contrôlée par une personne ou une entité désignée;
    i) planifier, diriger ou commanditer des attaques contre des soldats de la paix de la MONUSCO ou des membres dupersonnel des Nations unies, ou participer à de telles attaques;
     j) fournir à une personne ou entité désignée un appui financier, matériel ou technologique ou des biens ou services.La liste des personnes et entités concernées par le présent paragraphe figure à l’annexe I.2.Les mesures restrictives prévues à l’article 4, paragraphe 1, et à l’article 5, paragraphes 1 et 2, sont instituées àl’encontre des personnes et entités:
    a) faisant obstacle à une sortie de crise consensuelle et pacifique en vue de la tenue d’élections en RDC, notammentpar des actes de violence, de répression ou d’incitation à la violence, ou des actions portant atteinte à l’état dedroit;
     b) contribuant, en les planifiant, en les dirigeant ou en les commettant, à des actes constituant de graves violationsdes droits de l’homme ou des atteintes à ces droits en RDC;
    c) associées à celles visées aux points a) et b),
    dont la liste figure à l’annexe II.»
    2) L’article 4 est remplacé par le texte suivant:
    «Article 4
    1.Les États membres prennent les mesures nécessaires pour empêcher l’entrée ou le passage en transit sur leurterritoire des personnes visées à l’article 3.
    2.Le paragraphe 1 n’oblige pas un État membre à refuser à ses propres ressortissants l’entrée sur son territoire.
    3.En ce qui concerne les personnes visées à l’article 3, paragraphe 1, le paragraphe 1 du présent article nes’applique pas si le comité des sanctions:
    a) détermine à l’avance et au cas par cas que cette entrée ou ce passage en transit se justifie pour des raisonshumanitaires, y compris un devoir religieux;
     b) conclut qu’une dérogation favoriserait la réalisation les objectifs des résolutions pertinentes du Conseil de sécuritédes Nations unies, à savoir la paix et la réconciliation nationale en RDC et la stabilité dans la région;
    c) autorise à l’avance et au cas par cas le passage en transit des personnes rentrant sur le territoire de l’État dont ellesont la nationalité ou participant aux efforts tendant à traduire en justice les auteurs de graves violations des droitsde l’homme ou du droit international humanitaire; ou
    d) lorsque cette entrée ou ce passage en transit est nécessaire aux fins d’une procédure judiciaire.
     Lorsque, en application du présent paragraphe, un État membre autorise des personnes désignées par le comité dessanctions à entrer ou à passer en transit sur son territoire, cette autorisation est limitée à l’objectif pour lequel elle estaccordée et aux personnes qu’elle concerne.
    4.En ce qui concerne les personnes visées à l’article 3, paragraphe 2, le paragraphe 1 du présent article s’appliquesans préjudice des cas où un État membre est lié par une obligation de droit international, à savoir:
    a) en tant que pays hôte d’une organisation intergouvernementale internationale;
     b) en tant que pays hôte d’une conférence internationale convoquée par les Nations unies ou tenue sous leursauspices;
    c) en vertu d’un accord multilatéral conférant des privilèges et immunités; ou
    d) en vertu du traité de réconciliation (accords du Latran) conclu en 1929 entre le Saint-Siège (État de la Cité duVatican) et l’Italie.
    5.Le paragraphe 4 est considéré comme s’appliquant également lorsqu’un État membre est pays hôte de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
    6.Lorsqu’un État membre accorde une dérogation conformément au paragraphe 4 ou 5, il en informe dûment leConseil.
    7.En ce qui concerne les personnes visées à l’article 3, paragraphe 2, les États membres peuvent déroger auxmesures imposées en vertu du paragraphe 1 du présent article lorsque le déplacement d’une personne se justifie pourdes raisons humanitaires urgentes, ou lorsque la personne se déplace pour assister à des réunions intergouvernementales et à des réunions dont l’initiative a été prise par l’Union européenne ou qu’elle accueille, ou à des réunionsaccueillies par un État membre assurant alors la présidence de l’OSCE, lorsqu’il y est mené un dialogue politiquevisant directement à promouvoir les objectifs stratégiques des mesures restrictives, y compris la démocratie, les droitsde l’homme et l’état de droit en RDC.
    8.Tout État membre souhaitant accorder des dérogations au sens du paragraphe 7 le notifie au Conseil par écrit.La dérogation est réputée être accordée sauf si un ou plusieurs membres du Conseil s’y opposent par écrit dans lesdeux jours ouvrables qui suivent la réception de la notification en question. Si un ou plusieurs membres du Conseils’y opposent, le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, peut décider d’accorder la dérogation proposée.
    9.Lorsque, en application du paragraphe 4, 5, 6, 7 ou 8, un État membre autorise des personnes énumérées àl’annexe II à entrer ou à passer en transit sur son territoire, cette autorisation est strictement limitée à l’objectif pourlequel elle est accordée et aux personnes qu’elle concerne directement.»

    3) L’article 5 est remplacé par le texte suivant:

    «Article 5
    1.Sont gelés tous les fonds, autres avoirs financiers et ressources économiques que les personnes ou entités viséesà l’article 3 possèdent ou contrôlent directement ou indirectement, ou qui sont détenus par des entités que cespersonnes ou entités ou toute personne ou entité agissant pour leur compte ou sur leurs instructions, qui sont viséesaux annexes I et II, possèdent ou contrôlent directement ou indirectement.
    2.Aucun fonds, autre avoir financier ou ressource économique n’est mis directement ou indirectement à ladisposition des personnes ou entités visées au paragraphe 1 ou utilisé à leur profit.
    3.En ce qui concerne les personnes et entités visées à l’article 3, paragraphe 1, les États membres peuventaccorder des dérogations aux mesures visées aux paragraphes 1 et 2 du présent article pour les fonds, autres avoirsfinanciers et ressources économiques qui:
    a) sont nécessaires pour régler des dépenses ordinaires, notamment les dépenses consacrées à l’achat de vivres, aupaiement de loyers ou au remboursement de prêts hypothécaires, à l’achat de médicaments et au paiement de fraismédicaux, d’impôts, de primes d’assurance et de redevances de services publics; 
    b) sont exclusivement destinés au règlement d’honoraires d’un montant raisonnable et au remboursement dedépenses engagées dans le cadre de la fourniture de services juridiques;
    c) sont exclusivement destinés au règlement des frais ou commissions liés, conformément à la législation nationale, àla garde ou la gestion courante de fonds, autres avoirs financiers et ressources économiques gelés;
    d) sont nécessaires pour régler des dépenses extraordinaires, après notification par l’État membre concerné au comitédes sanctions et accord de ce dernier; ou
    e) font l’objet d’un privilège ou d’une décision de nature judiciaire, administrative ou arbitrale, auquel cas les fonds,autres avoirs financiers et ressources économiques peuvent être utilisés à cette fin, à condition que le privilège ou la décision soit antérieur à la désignation par le comité des sanctions de la personne ou de l’entité concernée etqu’il ne profite pas à une personne ou entité visée à l’article 3, après notification par l’État membre concerné aucomité des sanctions.
    4.Les dérogations prévues au paragraphe 3, points a), b) et c), peuvent être accordées après que l’État membreconcerné a notifié au comité des sanctions son intention d’autoriser, dans les cas où cela serait justifié, l’accès auxditsfonds, autres avoirs financiers et ressources économiques, et en l’absence d’une décision contraire du comité dessanctions dans les quatre jours ouvrables qui suivent la notification.
    5.En ce qui concerne les personnes et entités visées à l’article 3, paragraphe 2, l’autorité compétente d’un Étatmembre peut autoriser le déblocage de certains fonds ou ressources économiques gelés, ou la mise à disposition decertains fonds ou ressources économiques, dans les conditions qu’elle juge appropriées, après avoir établi que lesfonds ou ressources économiques concernés sont:
    a) nécessaires pour répondre aux besoins fondamentaux des personnes et entités et des membres de la famille de cespersonnes physiques qui sont à leur charge, notamment pour couvrir les dépenses consacrées à l’achat de vivres,au paiement de loyers ou au remboursement de prêts hypothécaires, à l’achat de médicaments et au paiement defrais médicaux, d’impôts, de primes d’assurance et de redevances de services publics; 
    b) exclusivement destinés au règlement d’honoraires d’un montant raisonnable et au remboursement de dépensesengagées dans le cadre de la fourniture de services juridiques;
    c) exclusivement destinés au règlement des frais ou commissions liés à la garde ou la gestion courante de fonds ouressources économiques gelés; ou
    d) nécessaires pour régler des dépenses extraordinaires, pour autant que l’autorité compétente ait notifié auxautorités compétentes des autres États membres et à la Commission, au moins deux semaines avant l’autorisation,les motifs pour lesquels elle estime qu’une autorisation spéciale devrait être accordée.
    L’État membre concerné informe les autres États membres et la Commission de toute autorisation accordée en vertudu présent paragraphe.
    6.Par dérogation aux paragraphes 1 et 2, les autorités compétentes d’un État membre peuvent autoriser ledéblocage de certains fonds ou ressources économiques gelés au profit de personnes et d’entités inscrites sur la listefigurant à l’annexe II, pour autant que les conditions suivantes soient réunies:
    a) les fonds ou ressources économiques font l’objet d’une décision arbitrale rendue avant la date à laquelle lapersonne ou l’entité a été inscrite sur la liste figurant à l’annexe II, ou d’une décision judiciaire ou administrativerendue dans l’Union, ou d’une décision judiciaire exécutoire dans l’État membre concerné, avant ou après cettedate; 
    b) les fonds ou ressources économiques seront exclusivement utilisés pour faire droit aux créances garanties par unetelle décision ou dont la validité a été établie par une telle décision, dans les limites fixées par les lois etrèglements applicables régissant les droits des personnes titulaires de telles créances;
    c) la décision ne profite pas à une personne ou entité inscrite sur la liste figurant à l’annexe I ou II; et
    d) la reconnaissance de la décision n’est pas contraire à l’ordre public de l’État membre concerné.
    L’État membre concerné informe les autres États membres et la Commission de toute autorisation accordée en vertudu présent paragraphe.
    7.En ce qui concerne les personnes et entités inscrites sur la liste figurant à l’annexe II, des dérogations peuventégalement être accordées pour des fonds et des ressources économiques qui sont nécessaires à des fins humanitaires,comme l’acheminement d’une assistance, y compris de fournitures médicales, de denrées alimentaires, ou le transfertde travailleurs humanitaires et de l’aide connexe, ou la facilitation de cet acheminement, ou encore les évacuations hors de la RDC.
    8.Les paragraphes 1 et 2 n’interdisent pas à une personne ou entité inscrite sur la liste figurant à l’annexe IId’effectuer un paiement dû en vertu d’un contrat passé avant la date à laquelle la personne ou l’entité en questiona été inscrite sur cette liste, pour autant que l’État membre concerné se soit assuré que le paiement n’est pas reçudirectement ou indirectement par une personne ou entité inscrite sur la liste figurant à l’annexe I ou II.
    9.Le paragraphe 2 ne s’applique pas aux versements sur les comptes gelés:
    a) d’intérêts ou autres rémunérations de ces comptes; 
    b) de paiements dus en vertu de contrats ou d’accords conclus ou d’obligations contractées avant la date à laquelleces comptes ont été soumis à des mesures restrictives; ou
    c) de paiements dus aux personnes et entités visées à l’article 3, paragraphe 2, en vertu de décisions judiciaires,administratives ou arbitrales rendues dans l’Union ou exécutoires dans l’État membre concerné, 
    sous réserve que ces intérêts, autres rémunérations et paiements continuent de relever du paragraphe 1.»
    4) L’article 6 est remplacé par le texte suivant:
    «Article 6
    1.Le Conseil modifie la liste figurant à l’annexe I sur la base des décisions prises par le Conseil de sécurité desNations unies ou le comité des sanctions.
    2.Le Conseil, statuant sur proposition d’un État membre ou du haut représentant de l’Union pour les affairesétrangères et la politique de sécurité, établit et modifie la liste qui figure à l’annexe II.»
    5) L’article 7 est remplacé par le texte suivant:
    «Article 7
    1.Lorsque le Conseil de sécurité des Nations unies ou le comité des sanctions inscrit sur la liste une personne ouentité, le Conseil inscrit la personne ou l’entité concernée sur la liste figurant à l’annexe I. Le Conseil communique sadécision à la personne ou à l’entité concernée, y compris les motifs de son inscription sur la liste, soit directement, sison adresse est connue, soit par la publication d’un avis, en donnant à cette personne ou entité la possibilité deprésenter des observations.
    2.Le Conseil communique à la personne ou à l’entité concernée la décision visée à l’article 6, paragraphe 2, ycompris les motifs de son inscription sur la liste, soit directement, si son adresse est connue, soit par la publicationd’un avis, en donnant à cette personne ou entité la possibilité de présenter des observations.
    3.Si des observations sont formulées ou si de nouveaux éléments de preuve substantiels sont présentés, le Conseilrevoit sa décision et informe la personne ou l’entité concernée en conséquence.»
    6) L’article 8 est remplacé par le texte suivant:
    «Article 8
    1.L’annexe I contient les motifs communiqués par le Conseil de sécurité des Nations unies ou par le comité dessanctions qui ont présidé à l’inscription des personnes et entités concernées sur la liste.
    2.L’annexe I contient aussi, si elles sont disponibles, les informations fournies par le Conseil de sécurité des Nations unies ou par le comité des sanctions et qui sont nécessaires à l’identification des personnes ou entitésconcernées. En ce qui concerne les personnes, ces informations peuvent comprendre les nom et prénoms, y comprisles pseudonymes, la date et le lieu de naissance, la nationalité, les numéros de passeport et de carte d’identité, le sexe,l’adresse, si elle est connue, et la fonction ou la profession. En ce qui concerne les entités, ces informations peuventcomprendre la dénomination, le lieu et la date d’enregistrement, le numéro d’enregistrement et l’adresse professionnelle. L’annexe I contient également la date de désignation par le Conseil de sécurité des Nations unies ou par lecomité des sanctions.
    3.L’annexe II contient les motifs qui ont présidé à l’inscription des personnes et entités qui y figurent.
    4.L’annexe II contient également, si elles sont disponibles, les informations nécessaires à l’identification despersonnes ou entités concernées. En ce qui concerne les personnes physiques, ces informations peuvent comprendreles nom et prénoms, y compris les pseudonymes, la date et le lieu de naissance, la nationalité, les numéros depasseport et de carte d’identité, le sexe, l’adresse, si elle est connue, et la fonction ou la profession. En ce qui concerneles entités, ces informations peuvent comprendre la dénomination, le lieu et la date d’enregistrement, le numérod’enregistrement et l’adresse professionnelle.
    7) L’article 9 est remplacé par le texte suivant:
    «Article 9
    1.La présente décision est réexaminée, modifiée ou abrogée, s’il y a lieu, en particulier compte tenu des décisionspertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies.
    2.Les mesures visées à l’article 3, paragraphe 2, s’appliquent jusqu’au 12 décembre 2017. Elles sont prorogées, oumodifiées le cas échéant, si le Conseil estime que leurs objectifs n’ont pas été atteints.»
    8) L’annexe de la décision 2010/788/PESC est renommée annexe I, et les titres de ladite annexe sont remplacés par letexte suivant: «a) Liste des personnes visées à l’article 3, paragraphe 1» et «b) Liste des entités visées à l’article 3,paragraphe 1».
     Article 2
    La présente décision entre en vigueur le jour de sa publication au
     
    Journal officiel de l’Union européenne
    Fait à Bruxelles, le 12 décembre 2016.
    Par le ConseilLe président
    F. MOGHERINI
  • La RDC en quête de cohésion politique et de stabilité nationale.  Que représente-t-elle vraiment ‘‘la date du 19 décembre 2016’’ ?

    La RDC en quête de cohésion politique et de stabilité nationale. Que représente-t-elle vraiment ‘‘la date du 19 décembre 2016’’ ?

    -La République démocratique du Congo en quête de cohésion politique et de stabilité nationale

    Que représente-t-elle vraiment ‘‘la date du 19 décembre 2016’’ ?

    ‘‘Enjeux’’ et ‘‘Perspectives’’ du ‘‘Pouvoir’’ populaire

    La ‘‘Symbolique’’ de la ‘‘Puissance’’ démocratique

    A l’instant où l’esclave décide qu’il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent.” Mohandas Karamchand, alias Mahatma Gandhi

    Par Joël Asher Lévy-Cohen *

    Le ‘‘lundi 19 décembre 2016’’, le mandat présidentiel de l’usurpateur Joseph Kabila Kabange arrive, pratiquement, à échéance. Ce terme légal présente cette particularité et cette singularité que ce ‘‘saigneur de paix’’ à la tête de la République démocratique du Congo depuis quinze ans ne peut plus se représenter à un scrutin électif pour assumer les plus hautes charges de l’État. Cette contrainte s’opère conformément à l’esprit et la lettre de la Constitution de Liège du 18 février 2006. Mais, dans le contexte d’une crise politique artificiellement créée et, surtout, savamment nourrie par une classe politique moribonde et mentalement ‘‘atrophiée’’, que signifie-t-elle exactement cette date dont la portée ‘‘réflexive’’ et ‘‘universelle’’ est plus politique et idéologique que juridique ?

    Au-delà de toute considération personnelle, le lundi 19 décembre 2016 veut dire que le Peuple congolais meurtri et asservi recouvre l’entièreté de ses droits de souveraineté, d’ailleurs perdus brutalement le 14 septembre 1960[i]. Il sied de constater que ceux-ci ont été, pratiquement, perdus aux mains de la tyrannie des mercenaires locaux et étrangers dont l’objectif primordial consiste à prostituer la souveraineté internationale ainsi que l’indépendance nationale de la République démocratique du Congo. Ils ont été perdus au profit des forces despotiques et ‘‘rétrogrades’’ dont l’arbitraire est, à vrai dire, le mode d’expression légitime. Ils ont été perdus au bénéfice des puissances réactionnaires dont la mission essentielle se résume à priver l’État du droit au développement économique, la population du droit au progrès social, le Citoyen du strict respect des droits humains et des libertés publiques fondamentales.

    En d’autres termes, cette date fatidique du lundi 19 décembre 2016 marque, en réalité, la rupture nette et claire du système politique axé sur la rébellion à la Loi fondamentale. Donc, celle-ci marque, définitivement, une profonde césure dans la ‘‘confiscation’’ de la démocratie en tant que ‘‘capacité’’ du Peuple à se choisir très librement des dirigeants politiques et étatiques, des délégués ou représentants légitimes. En clair, elle marque, de manière décisive, la fin des putschs doublement militaires et révolutionnaires, des coups d’État à la fois politique et électoral.

    C’est donc, en vérité, le début d’une nouvelle ère. Celle de la démocratie qui consacre le Peuple congolais Souverain primaire, qui exalte la Citoyenneté en tant que participation à la vie politique et nationale. Celle de la démocratie qui s’appuie substantiellement sur l’éthique de liberté et aussi de responsabilité, qui s’arc-boute sur la justice en tant que garant du développement et du progrès, de la paix sociale et de l’expansion individuelle et collective et, surtout, expression de la moralité publique. Celle de la démocratie qui érige la Constitution en garant des libertés républicaines, en instrument de sécurisation du Citoyen et de protection de la Nation.

    Par conséquent, dans la seule et unique perspective du lundi 19 décembre 2016, ce qui  importe, à n’en point douter, c’est moins le départ effectif de Joseph Kabila Kabange – en tant que dirigeant étatique et entreprise politique faillitaire[ii] – que l’émasculation de la dictature répressive et oppressive. C’est la rupture absolue avec la tyrannie arbitraire en tant que méthode de gestion des ressources publiques et régime d’administration de la chose politique. C’est la rupture nette et claire avec le despotisme éclairé en tant que système de paupérisation des masses laborieuses, de spoliation des richesses nationales et d’asphyxie des libertés publiques fondamentales.

    D’où l’intérêt fondamental pour l’ensemble du Peuple congolais de manifester, au cours de cette journée consacrée entièrement à la libération nationale et populaire, son ras-le-bol politique, sa désapprobation démocratique, en assujettissant coûte que coûte la dictature féroce aux ‘‘Principes’’ de la Raison humaine, aux ‘‘Lois’’suprêmes de la Dignité du Citoyen devenu pertinemment acteur politique et, surtout, Sujet des droits ‘‘sacrés’’, ‘‘inviolables’’ et ‘‘irrévocables’’.

    Joël Asher Lévy-Cohen

    Journaliste indépendant

     

    [i] Il s’agit du jour où le colonel-major Joseph-Désiré Mobutu réalisa, en fait, son premier coup d’État militaire qu’il qualifia, d’ailleurs, non sans morgue, avec jactance, de ”coup de force”. C’est le jour que ce chef militaire, qui plus est commandant en chef de l’armée nationale congolaise (ANC), trucida la démocratie nationale. Pour ce faire, il encercla le parlement de la République démocratique du Congo avec la soldatesque acquise à sa cause. Cette instance politique et étatique venait, à ce moment précis, de renouveler sa pleine et entière confiance au Premier ministre nationaliste et panafricaniste Patrice Emery Lumumba et à son gouvernement. Par conséquent, le colonel-major Joseph-Désiré Mobutu profita de cette occasion ‘‘unique’’ pour renvoyer sine die les sessions parlementaires, ainsi que les députés et sénateurs.

    [ii]Certes, le Maréchal-despote-pillard Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko du Zaïre est bel et bien parti. Il a bel et bien quitté cette Terre des Hommes. Mais, force est d’admettre qu’il est plutôt revenu sous les traits arbitraires et totalitaires du Mercenaire Mzee Laurent-Désiré Kabila. Cette brute dictatoriale s’est vraiment réincarnée et, surtout, a parfaitement pris le visage sanguinaire de Joseph Kabila Kabange. Raison de plus de chasser pour de bon, et ce à compter du lundi 19 décembre 2016, le tristement célèbre Maréchal-tyran Mobutu Sese Seko du Zaïre et ses diverses incarnations hideuses pour avoir indéfiniment paralysé le pays et, par conséquent, plomber tant son ascension morale et spirituelle que son expansion intellectuelle et matérielle.

  • La RDC, pays le plus écouté d’Afrique par le renseignement selon Edward Snowden

    La RDC, pays le plus écouté d’Afrique par le renseignement selon Edward Snowden

    -Ce sont les dernières révélations issues des archives d’Edward Snowden, cet ancien consultant pour l’agence américaine de renseignements, la NSA. Le journal français Le Monde et le site The Intercept se sont penchés sur une nouvelle série de documents portant sur l’Afrique. Le continent intéresse beaucoup les services de renseignements américains et britanniques depuis des années, et notamment la République démocratique du Congo.

    Parmi les 20 pays africains surveillés, la République démocratique du Congo est celui qui a été le plus ciblé, le plus écouté, selon l’article du quotidien Le Monde. Les fameux documents rendus publics grâce à Edward Snowden datent de début 2009. Cette année-là, les autorités de Kinshasa sont en pleines négociations avec le groupe rebelle CNDP. Objectif : intégrer une partie des combattants au sein de l’armée congolaise et essayer de ramener la paix dans l’est du pays.

    Les discussions, très délicates, sont alors suivies de très près par les services de renseignements britanniques. Ils surveillent les principaux acteurs de ces négociations. Le président Kabila, mais aussi ses conseillers les plus proches et un haut gradé de l’armée. Le gouverneur de la région du Nord-Kivu lui aussi est sur écoute. Même chose du côté des rebelles : les téléphones de Laurent Nkunda, de Bosco Ntaganda et de leurs conseillers sont surveillés en permanence.

    Les services secrets ne se contentent pas des lignes de bureau, ils connaissent les numéros de portable et les adresses mails personnelles des intéressés. En fait, c’est très simple : pendant toute cette période, le Royaume-Uni pouvait écouter en temps réel les conversations et suivre pas à pas l’évolution des positions de chacun.

     

    RFI

  • Dialogue en RDC : les travaux suspendus jusqu’à mardi

    Dialogue en RDC : les travaux suspendus jusqu’à mardi

    -Les évêques catholiques ont suspendu les travaux du dialogue jusqu’à mardi prochain au terme de la séance de vendredi à Kinshasa boycottée par le parti de Jean-Pierre Bemba, ancien rebelle et ancien vice-président congolais.

    La séance de vendredi a été levée après validation des listes de différentes parties. Les prélats catholiques ont remis aux délégués présents des documents reprenant les thèmes qui feront l’objet des débats au cours de ces discussions ainsi qu’un code de conduite.

    Mais la question de quotas continue à diviser les participants, surtout l’opposition.

    Le Mouvement pour la libération du Congo (MLC), parti de Jean-Pierre a quitté la salle avant la levée officielle de la séance. Il conteste le quota de deux délégués qui lui est attribué contre cinq pour l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), parti d’Etienne Tshisekedi.

    Quinze participants devront représenter chacun de deux principaux camps en présence dans ce dialogue. Celui de la majorité et des opposants qui ont pris part au dialogue de septembre et octobre derniers et celui de l’opposition qui l’avait boycotté.

    Le MLC et l’Udps sont, en fait, en tête de deux groupes de l’opposition (le Rassemblement et le Front pour le respect de la Constitution) qui s’avaient rejeté le dialogue précédant, le jugeant non inclusif.

    Le dialogue actuel a été convoqué pour trouver une solution à la crise causée par la non-tenue des élections (principalement la présidentielle) à la proche de la fin du dernier mandat du président Joseph Kabila au pouvoir depuis 2001.

    La Constitution limite à deux le nombre de mandats présidentiels et interdit ainsi à M. Kabila de se représenter.

    Les mouvements citoyens mais aussi l’opposition accusent M. Kabila d’avoir délibérément manœuvré pour ne pas organiser les élections et se maintenir au pouvoir.

    Plus de 50 personnes ont été tuées en septembre dernier à Kinshasa lors des affrontements entre les forces de l’ordre et des manifestants qui exigeaient le départ du pouvoir du président Kabila au 19 décembre, date de la fin de son mandat

  • Le nouveau dialogue politique a démarré à Kinshasa

    Le nouveau dialogue politique a démarré à Kinshasa

    -Les discussions directes entre le camp de ceux qui ont pris part au dialogue de septembre et octobre derniers et ceux qui l’ont boycotté ont démarré jeudi à Kinshasa sous la médiation de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).

    “Nous nous retrouvons ici pour la séance inaugurale des discussions politiques pour un plus large consensus sur le processus électoral”, a déclaré Mgr Marcel Utembi, président de la Cenco devant un parterre de négociateurs.

    Ces négociations visent à éviter le chaos au 19 décembre, date constitutionnelle de la fin du dernier mandat du président Joseph Kabila dont le successeur ne sera pas connu faute de la tenue des élections.

    Le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, à gauche, le Premier ministre Samy Badibanga, au centre, et le Directeur de cabinet du président Joseph Kabila, Néhémie Mwilanya, présents au lancement du dialogue politique, à Kinshasa, RDC, 8 décembre

    Le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, à gauche, le Premier ministre Samy Badibanga, au centre, et le Directeur de cabinet du président Joseph Kabila, Néhémie Mwilanya, présents au lancement du dialogue politique, à Kinshasa, RDC, 8 décembre

    Mgr Utembi a reconnu que le pays était dans un enlisement et faisait face à des “conséquences sont incalculables”. Mais il a rappelé aux acteurs politiques congolais que “le pape recommande aux acteurs politiques congolais de construire des ponts, pas des murs”.

    Le regard du nonce apostolique (ambassadeur du Vatican) en RDC était présent à cette cérémonie d’ouverture.

    “Les conclusions de ces travaux vont conduire urgemment à la paix, à la réconciliation, à la tenue d’élections apaisées afin d’obtenir l’alternance politique, comme prescrit dans la Constitution”, a affirmé le numéro un de la Cenco.

    Le prélat s’est félicité “des signaux forts et très encourageants” de la part du président Joseph Kabila. Il a ajouté que “cet élan d’encouragement (avait) été relayé” par Étienne Tshisekedi, opposant de longue dans ce pays.

    Deuxième de la gauche, Monseigneur Luis Mariano Montemayor, Nonce apostolique en RDC, marche avec des évêques congolais avant l’ouverture du dialogue politique, à Kinshasa, RDC, 8 décembre 2016. (VOA/Top Congo)

    Deuxième de la gauche, Monseigneur Luis Mariano Montemayor, Nonce apostolique en RDC, marche avec des évêques congolais avant l’ouverture du dialogue politique, à Kinshasa, RDC, 8 décembre 2016.

    La RDC traverse une crise politique aiguë depuis la réélection de M. Kabila en 2011 à l’issue d’un scrutin marqué par des fraudes massive dont M. Tshisekedi n’a jamais reconnu les résultats officiels, se proclamant “président élu”.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter.

    Néanmoins, la présidentielle n’a pas été organisée à temps et la volonté affichée de M. Kabila de se maintenir à son poste au-delà du terme de son mandat, le 20 décembre, face à une opposition qui brandit la menace de manifestations pour le faire partir, fait craindre une éruption de violences dans un pays qui ne parvient pas à se relever des deux guerres de 1996 à 2003.

  • La liste complète des délégués au dialogue national qui “se poursuit” ce jeudi,

    La liste complète des délégués au dialogue national qui “se poursuit” ce jeudi,

    -Les discussions vont redémarrer ce jeudi après-midi à annoncé la CENCO.

    C’est la continuité du dialogue, “il faut aujourd’hui harmoniser les points de vue afin que les esprits s’apaisent”, a dit à TOP CONGO FM, l’abbé Jean-Marie Bomengola, de la commission sociale de la CENCO.

    “Ce que nous attendons de ces assises est que nous puissions tous voir les choses de la même manière, que nous puissions nous entendre sur l’essentiel afin qu’il y ait la paix et l’harmonie entre tous”.

    La liste complète des participants 

    Répartis en deux groupes, les travaux se tiendront sous la médiation de la CENCO au Centre Interdiocésain.

    Il devrait y avoir 2 composantes

    Les Signataires accord 18 octobre (15 participants)

    La MP, 6 délégués

    – Nehemie Mwilanja
    – Alexis Thambwe
    – Adolphe Lumanu
    – Lambert Mende
    – Martin Kabwelulu
    – Norbert Nkulu

    L’Opposition au dialogue, 6 délégués

    – Ambatobe Nyongole (UDPS)
    – Vital Kamerhé (UNC)
    – José Makila(Atd)
    – Jean Lucien Bussa (CEDR)
    – Steve Mbikayi (NCPS)
    – Azarias Ruberwa
    – Mokonda Bonza

    La société civile, 3 délégués

    – Marie Madeleine Kalala
    – Maguy Kiala
    – Jean-Marie Ntantu Mey

    Le Rassemblement-MLC et leurs alliés

    – Jean marc Kabund (UDPS)
    – Felix Tshisekedi (UDPS)
    – Valentin Mubake (UDPS)
    – Gilbert Kankonde (UDPS)
    – Delly Sessanga (AR)
    – Christophe Lutundula (G7)
    – Joseph Olengha Nkoy (Dynamique)
    – Jean-Pierre Lisanga (alliés UDPS)
    – Eve Bazaïba (MLC)
    – Fidèle Babala (MLC)
    – Raymond Ramazani (MLC)
    – Jacques Lunguana (MLC)
    – Wivine Tshimusa (FRC)
    – Bembe Bati (FRC)
    – Georges kapiamba (société civile)
    – Christopher Ngoy Mutamba (société civile)

  • Dialogue politique de la dernière chance en vue avant la fin de la semaine

    Dialogue politique de la dernière chance en vue avant la fin de la semaine

    Des évêques membres de la CENCO lors d’une conférence de presse le 02/12/2016 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

    -La situation politique bloquée depuis des semaines en République démocratique du Congo a semblé s’éclaircir mercredi avec la perspective de négociations de la dernière chance en vue de trouver une solution pacifique à la crise qui mine le pays.

    Le mandat du président Joseph Kabila s’achève le 20 décembre, mais la présidentielle devant permettre le choix de son successeur n’a pas été organisée, engendrant des violences dans un climat politique délétère.

    Pour éviter que le pays ne retombe dans le chaos des deux guerres qui l’ont ravagé entre 1996 et 2003, la communauté internationale multiplie les appels aucompromis.

    Mardi encore, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon a exhorté “tous les acteurs politiques en RDC” à adhérer à la médiation engagée par la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) “afin de parvenir à une solution consensuelle et pacifique à l’impasse actuelle”.

    Dans un communiqué publié tard dans la soirée, la Cenco a annoncé que l’ouverture de ces pourparlers était “prévue ce jeudi 8 décembre 2016” à 10 h00 (9h00 GMT) à Kinshasa.

    L’enjeu est de conclure un accord permettant d’organiser une transition jusqu’à l’élection du successeur de M. Kabila, à qui la Constitution interdit de se représenter.

    Mardi, les évêques catholiques ont “reçu les responsables de la majorité et de toutes les tendances de l’opposition”, selon l’abbé André Masinganda, secrétaire général adjoint de la Cenco.

    Les prélats ont rencontré en particulier l’opposant historique Étienne Tshisekedi, président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), qui menace d’appeler à des manifestations pour contraindre M. Kabila à abandonner le pouvoir à partir du 19 décembre si aucun accord politique n’a été conclu d’ici là.

    Selon un diplomate, le fait que M. Tshisekedi, 83 ans, ait accepté de se déplacer est un signe encourageant dans la mesure où celui-ci ne bouge habituellement pas de chez lui.

    Concurrent malheureux à la présidentielle de 2011, entachée d’irrégularités massives, M. Tshisekedi n’a jamais reconnu la victoire de M. Kabila et se considère comme “le président élu”.

    – ‘Bonne volonté’ –

    Pour l’abbé Masinganda, les rencontres de la Cenco ont permis de montrer “qu’il y a de la bonne volonté de part et d’autre”.

    L’UDPS a boudé le “dialogue national” ayant débouché en octobre sur un accord entre la majorité présidentielle et une frange minoritaire de l’opposition consacrant le renvoi de la présidentielle à une date non fixée et le maintien au pouvoir de M. Kabila en contrepartie de la nomination d’un Premier ministre issu de l’opposition.

    Le “Rassemblement” de l’opposition constitué autour de l’UDPS a refusé cet accord, exigeant un “véritable dialogue inclusif” dans l’esprit de la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Congo votée en mars.

    Ces nouvelles négociations devraient se dérouler en un temps réduit (trois jours) avec un petit nombre de participants représentant les signataires de l’accord d’octobre et ses détracteurs.

    “Ces pourparlers directs […] doivent débuter vers la fin de la semaine”, a déclaré à l’AFP Vital Kamerhe, dirigeant d’opposition ayant signé l’accord d’octobre.

    “Raisonnablement c’est pour la fin de cette semaine”, estime aussi André-Alain Atundu, porte-parole de la majorité.

    “Nous avons fait des concessions majeures” en vue de ces discussions, a dit pour sa part Augustin Kabuya, porte-parole de l’UDPS .

    Plaidant la nécessité d’obtenir le consensus “le plus large possible”, la Cenco avait entamé sa médiation en septembre en quittant le “dialogue national” après la mort d’une cinquantaine de personnes en deux jours de violences ayant éclaté en marge d’une manifestation du Rassemblement à Kinshasa.

    Vendredi, la Cenco avait dit craindre que le pays ne sombre dans “une situation incontrôlable”, faute d’accord.

    La Majorité avait alors rapidement pris “acte de l’échec des bons offices des évêques”, faisant craindre à certains que le scénario du pire soit enclenché dans un pays n’ayant connu aucune transition pacifique du pouvoir depuis son indépendance en 1960.

    Alors que se multiplient les pressions diplomatiques, M. Kabila a comme remis la Cenco en selle lundi en lui demandant de poursuivre son oeuvre.

    Les évêques ont néanmoins fort à faire. Deux points cruciaux doivent notamment être éclaircis: celui de la date précise des élections, et la question de l’avenir de M. Kabila, à la tête du pays depuis 2001.

    Le président, âgé de 45 ans, ne donne aucun signe de vouloir quitter le pouvoir, mais ses détracteurs veulent obtenir l’assurance que la Constitution ne sera pas modifiée et qu’il ne se représentera pas.

    AvecAFP

  • Rassemblement- MP: ont avance la date du18 décembre 2016 pour le début des négociations directes

    Rassemblement- MP: ont avance la date du18 décembre 2016 pour le début des négociations directes

    -Les échanges directs devant se tenir sous la médiation des évêques catholiques entre les parties présentes au dialogue de septembre et octobre deniers et l’opposition qui l’a boycotté, ne pourront commencer qu’après la constitution des listes de parties, indiquent les différents camps.

    Ces échanges directs qui seront conduits par le prélat catholique, sont considérés comme négociations de la dernière chance pour éviter le chaos au pays au 19 décembre, date constitutionnelle de la fin du dernier mandat du président Joseph Kabila.

    Reçues mercredi par les évêques, les représentants des parties ont tous reconnu la nécessite d’entamer au plus vite les discussions autour de la gestion du pays après la fin du mandat de M. Kabila, dans une situation où les élections n’ont pas pu être organisées car la CENI devait procéder à la refonte du fichier électoral.

    Certains des représentants des parties aux échanger a commencer ont avancé la date 18 décembre 2016 pour le début de ces négociations directes mais les listes des participants doivent auparavant être constituées.

    « La date sera fixée en fonction du dépôt des listes. Au Rassemblement (Ndlr, principale plateforme de l’opposition qui n’a pas pris part au dialogue politique avec le pouvoir), nous y travaillons. Sauf changement de dernières minutes, nous déposerons notre liste cette nuit ou demain matin », affirme Augustin Kabuya, porte-parole de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), parti de l’opposant Etienne Tshisekedi, leader du Rassemblement.

    Un quota des 15 délégués est attribué à chaque camp. Celui du pouvoir et des opposants qui ont pris part au dialogue et celui qui l’a boycotté constitué du Rassemblement et du Front pour le respect de la Constitution, bloque réuni autour du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) de l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba.

    «L’essentiel pour l’instant est de négocier la sortie pacifique de Joseph Kabila en tenant compte de toutes les réalités », explique M. Kabuya en réponse à une question relative aux tergiversations notées au sein du Rassemblement.

    Du côté de ceux qui ont pris part au dialogue, des réunions se succèdent aussi pour être prêts avec la liste d’ici jeudi.

    Les échanges directs porteront aussi sur la compréhension du concept du respect de la constitution, le calendrier électoral et le financement des élections et du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel Congolais (CSAC), les mesures de décrispation politique, le mécanisme de suivi de l’accord politique et la forme du compromis politique à trouver.

    Le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, répète qu’il respectera la Constitution mais l’opposition le soupçonne de vouloir rester au pouvoir au-delà de son mandat, refusant d’organiser les élections ou en tentant de modifier la Constitution.

    Les élections n’ont pas pu etre organisées avant le 19 décembre car, selon la Commission électorale nationale indépendante, il fallait refaire le fichier électoral, commençant par l’enregistrement des électeurs, une opération qui se terminera en juillet 2017.

    Le climat politique est de plus en plus tendu en RDC à la proche du 19 décembre, date constitutionnelle de la fin du deuxième et dernier mandat du président Joseph Kabila.

    Selon la Cour constitutionnelle M. Kabila restera à son poste jusqu’à l’élection du nouveau président.

    L’accord trouvé au dialogue prévoit plutôt les élections en mars 2018 grâce.

    La majorité de partis d’opposition et des forces vives du pays rejettent l’accord et exigent la démission de M. Kabila au 19 décembre.

    La Constitution interdit au président Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se représenter pour un troisième mandat.