– Sur les réseaux sociaux, la nouvelle de la mort de Mbilia Bel a été vite propagée, mettant ses fanatiques en émoi, alors qu’elle se porte à merveille, au pays de Sassou où elle a élu domicile depuis plus d’une année.Author: Don Kayembe
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Donnée pour morte à Kinshasa, Mbilia Bel réagit contre les folles rumeurs !
– Sur les réseaux sociaux, la nouvelle de la mort de Mbilia Bel a été vite propagée, mettant ses fanatiques en émoi, alors qu’elle se porte à merveille, au pays de Sassou où elle a élu domicile depuis plus d’une année.Tout le monde en parle, deux jours durant. Tenez ! Les journées de mardi et mercredi ont été émaillées par une folle rumeur, donnant pour morte, à Brazzaville, la Cléopâtre de la musique africaine. Sur les réseaux sociaux, la nouvelle qui a été vite propagée, a mis ses fanatiques, en émoi, alors que Mbilia Bel se porte à merveille, au pays de Sasou où elle a élu domicile depuis plus d’une année.Par souci de mieux informer les Congolais, le journal La Prospérité est allé à la rencontre de Claudrick Miere, son producteur et manager et cela, après plusieurs tentatives manqués de joindre la chanteuse à son numéro de téléphone.Pour couper court aux rumeurs, il nous a envoyés d’urgence une vidéo authentique, dans laquelle Marie-Claire Mboyo dit Mbilia Bel, en chair et en os, s’est exprimée en direct de Brazzaville.‘‘Je suis belle et bien vivante. Je ne suis pas morte. C’est parfois regrettable que l’Afrique demeure et recule toujours encore à cause de ces types de mensonges, de fausses informations qui ne profitent à personne.C’est de l’intox ! Je vous demande de bien préserver le bijou et la voix que Dieu vous a donnée, à travers ma personne.Que mes fanatiques de Brazza et de Kinshasa se tranquillisent. Nous avons de bons projets qui vont encore vous faire plaisir dans les jours à venir. Des spectacles sont prévus à Kinshasa et à Brazzaville pour vous régaler à travers mes chansons que vous aimez.Que mes frères et sœurs de deux rives soient dans la joie.Car, je suis là toujours avec la belle voix qui vous berce. Vous allez savourer mon nouveau disque « Signature » qui sort bientôt sur le marché’’, a déclaré la chanteuse, en entonnant un akapela en live.ependant, le producteur a aussi apporté un démenti, en y ajoutant une mise au point, pour préciser les choses et calmer les esprits des mélomanes et proches de la Cléopâtre. Pour le Brazzavillois Claudrick Miere, Mbilia Bel n’a aucun problème de santé. Elle est en super forme avec tout son groupe. Présentement, la grande Diva séjourne à Brazzaville où elle s’est produite en spectacle scénique, le 27 novembre 2016, devant un public fou.D’ailleurs, annonce-t-il, l’artiste se prépare pour une grande tournée internationale qui va la conduire en Australie, précisément à Melbourne et Sydney. Et cela grâce à la maison « Eagle Center» de l’inamovible Claudrick MIERE.‘‘C’est triste que les gens inventent des histoires sur la mort d’une personne. Seul Dieu peut décider sur la durée de vie de quelqu’un. Désolé pour ceux qui veulent se faire du buzz sur la mort des célébrités’’, a-t-il conclu.Donc, ne cherchons pas la chanteuse vivante parmi les morts. Car, elle continue son bonhomme de chemin comme tout artiste ayant plusieurs projets pour satisfaire ses fanatiques. L’auteur de la chanson «La beauté d’une femme» aspire à un avenir meilleur et se bat davantage pour donner le meilleur d’elle-même à travers sa voix angélique inégalable.A Brazzaville, explique-t-elle, elle n’a pas croisé les bras. Elle continue à travailler encore dur pour maintenir sa place sur la scène musicale dans le continent. Sur le plan scénique, Marie-Claire Mboyo, mieux connue sous le nom de Mbilia Bel, fait des productions live, dans différentes villes du Congo-Brazza. Comme toujours, chaque sortie de la chanteuse est une occasion de fête pour les yéyés africains qui adorent son alléchant répertoire.Cependant, l’ex-protégé de Tabu Ley se prépare pour lancer un nouveau disque « Signature », qui va, certainement, briser son silence, sur le terrain. Elle promet une œuvre de valeur et de haute dimension artistique dont la particularité se trouve sur les thèmes et mélopées succulentes.Qu’on se le dise, Mbilia Bel est débout et reste afro-optimiste. Inutile d’essayer de lui chercher des notes démoralisantes dans son répertoire. A travers l’art, elle transfigure la tristesse par sa voix sensuelle et sa musique complexe. Mais facile à retenir.C’est au creux de l’oreille que la belle kinoise dépose sa musique. A la manière d’une amoureuse, la Cléopâtre susurre d’une voix suave des textes poétiques et engagés.Car, il ne faut pas se tromper, Mbilia Bel n’est pas simple. Si elle cultive la complexité, c’est pour mieux vous emmener dans son univers. Sensualité et militantisme. L’ancienne chanteuse du groupe Afrisa de Tabu Ley délivre des messages militants sur des mélodies envoûtantes.J.Diala/La Prospérité -

Washington demande aux ressortissants américains de quitter la RDC avant le 19 décembre
-Le département d’Etat américain demande aux ressortissants des Etats-Unis de quitter le territoire congolais avant le 19 décembre, craignant des troubles qui pourraient avoir lieu autour de cette date qui correspond à la fin constitutionnelle du deuxième et dernier mandat du président Joseph Kabila. Le Chef de l’Etat congolais à qui la Constitution interdit de se représenter à un troisième mandat a, sur base d’une interprétation de la Cour constitutionnelle, annoncé qu’il restera au pouvoir jusqu’à l’élection du nouveau président, bravant la pression de l’opposition et de la population.Washington a publié un communiqué reprenant un avertissement de son ambassade à Kinshasa selon lequel des manifestations et troubles à grande échelle pourraient avoir lieu dans le pays autour de cette date.
“Les citoyens américains en RDC devraient envisager sérieusement de quitter le pays avant cette date”, précise le communiqué du département d’Etat.
Washington indique avoir ordonné aux membres de famille du personnel (de l’ambassade) des États-Unis et du personnel non-auxiliaire à quitter le pays à compter du 10 décembre 2016, en raison de la détérioration de la situation sécuritaire prévisible.
Les autorités américaines conseillent à leurs citoyens de recourir aux vols commerciaux et autres options de transport dès maintenant et de prévoir des plans d’évacuation qui ne dépendent pas uniquement du gouvernement des États-Unis.
“Les citoyens américains doivent veiller à ce que les documents de voyage (passeports et visas) soient valides et à jour. Les services consulaires, déjà limités dans tout le pays en raison des infrastructures de transport et des conditions de sécurité très mauvaises, peuvent être encore limités, même à Kinshasa”, prévient le document.
A ceux qui opteront de rester jusqu’au 19 décembre, le département d’Etat leur demande de prendre des précautions.
Il leur recommande de suivre les instructions des autorités locales, de rester à la maison ou dans un autre endroit sûr, d’avoir des kits d’urgence, de nourriture, d’eau et de médicaments.
Washington prévient également de l’insécurité dans la toute la partie Est du pays, évoquant les groupes armés, les bandits et certains éléments des forces armées congolaises qui y opèrent.
“Ces groupes tuent, violent, kidnappent, pillent, volent des véhicules et mènent des opérations militaires ou paramilitaires dans lesquelles des civils peuvent être visés sans discrimination. Les enlèvements pour rançon sont courants, en particulier dans les régions situées au nord et à l’ouest de Goma, au Nord-Kivu”, rappelle Washington.
Le climat politique est tendu en RDC à l’approche de la date du 19 décembre sanctionnant la fin du deuxième et dernier mandat du président Kabila au pouvoir depuis 2001.
Les élections n’ont pas pu être organisées à la date prévue par la Constitution qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels et empêche ainsi à M. Kabila de se représenter.
Près de 50 personnes ont été tuées les 19 et 20 septembre dernier dans des heurts entre forces de l’ordre et manifestants qui exigeaient le départ de M. Kabila au 20 décembre 2016.
Des mouvements pro-démocratie et l’opposition prévoient d’autres manifestations jusqu’au 19 décembre.
Le président Kabila a, sur base d’un accord politique entre la majorité au pouvoir et une frange de l’opposition, nommé un Premier ministre issu de l’opposition mais récusé par sa famille politique qui a boycotté le dialogue politique.
Les évêques catholiques ont appelé jeudi à des concertations directes entre le camp de ceux qui ont pris part au dialogue et l’opposition restée dehors enfin d’éviter le chaos dans le pays.
VOA
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Angola:Dos Santos ne se présentera pas à un nouveau mandat en 2017
-Le président angolais José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis trente-sept ans, ne sera pas candidat à un nouveau mandat à la tête du pays lors des élections générales de 2017, a annoncé la radio officielle.La Constitution angolaise ne prévoit pas de scrutin présidentiel, mais précise que le poste de chef de l’Etat revient au chef du parti qui remporte les législatives.
M. dos Santos a officiellement lancé vendredi la campagne de son parti pour les élections de 2017 lors d’un discours devant son comité central, sans toutefois y préciser s’il serait candidat à un nouveau mandat.
Le communiqué officiel du MPLA publié à l’issue de cette réunion n’a pas non plus évoqué sa succession, mais à l’issue de sa lecture, la radio nationale a précisé en citant des sources internes au parti que M. Lourenço avait été désigné pour lui succéder.
“Le président José Eduardo dos Santos ne sera pas candidat” à sa succession à la tête du pays, a confirmé à l’AFP M. Pinto.
Le nom de M. Lourenço, qui avait été nommé vice-président du MPLA en août, sera officiellement dévoilé lors du 60e anniversaire du parti le 10 décembre, selon cet élu.
Le chef de l’Etat avait été réélu en août à la tête du MPLA. Il avait semé le trouble en affirmant en mars qu’il quitterait le pouvoir en 2018, un an après les prochaines élections.
Depuis plusieurs semaines, l’Angola bruisse de rumeurs sur l’état de santé du président, qui suggèrent qu’il s’apprête à prendre sa retraite politique.
Le MPLA est arrivé au pouvoir en 1975 lorsque l’Angola a acquis son indépendance du Portugal. José Eduardo dos Santos a pris les rênes du pays quatre ans plus tard après la mort du chef historique du parti, Agostinho Neto.
En trente-sept ans, il a imposé un règne sans partage sur le pays, plus gros producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne avec le Nigeria, mais qui reste l’un des plus pauvres du monde.
Avec AFP
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Cynthia McKinney dément avoir été engagée par Kinshasa
-L’ex-élue du Congrès américain réagit sur son site internet et sur les réseaux sociaux au lendemain de l’annonce du porte-parole du gouvernement congolais selon laquelle elle aurait été engagée pour faire du lobbying en faveur du régime de Joseph Kabila aux Etats-Unis et contrecarrer la campagne menée par l’opposant Moise Katumbi pour le départ du pouvoir du président congolais au 19 décembre comme le prévoit la Constitution.“Je rassure tous les Congolais sur le fait que je n’ai touché aucun centime du gouvernement de Kinshasa et que je n’ai jamais touché un centime pour tout ce que j’ai fait jusqu’ici pour la République Démocratique du Congo. Je vais soumettre cette affaire à mon avocat pour savoir quelle suite lui donner”, écrit l’ex-Congresswoman.
Mise en point de Dr. Cynthia McKinney au sujet de la RDCongo – All Things Cynthia McKinneyÉtant en possession d’importantes informations sur le processus électoral actuel en République Démocratique du Congo et sur le trucage prévu lors du scrutin présidentiel de 2016 où certains, aux… http://www.allthingscynthiamckinney.com/mise-en-point-de-dr-cynthia-mckinney-au-sujet-de-la-rdcongo/
Le gouvernement congolais “a engagé l’ancienne parlementaire Cynthia McKinney pour améliorer l’image de marque du pays, écornée et malmenée par [l’opposant Moïse] Katumbi et l’administration Obama”, avait déclaré la veille à l’AFP Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais.
“Katumbi paie des millions pour salir l’image du pays aux USA, nous avons négocié avec elle à Paris en octobre dernier, un prix du tiers-monde [de] quelques centaines de milliers de dollars, en vue de renverser cette tendance”, avait ajouté M. Mende.
En réaction, Mme McKinney se déclare “surprise d’apprendre, dans un document diffusé sur internet et visant manifestement à nuire à ma réputation, que j’étais prête à faire du lobbying en faveur du gouvernement congolais alors que je n’ai jamais eu d’atomes crochus avec le régime de Kinshasa”.
“Je ne peux pas tolérer que mon nom soit associé à des basses manœuvres politiciennes qui visent à défendre le régime de Kinshasa ou à spolier le peuple congolais qui souffre depuis plus de soixante ans de violence et d’injustice”, soutient-elle, rappelant qu’elle a toujours combattu pour que la vérité sur l’assassinat de Emery Patrice Lumumba, le premier Premier minier démocratiquement élu en RDC, et celui de Laurent-Désiré Kabila, ancien président de la RDC, soit connue.
voa
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Kinshasa engage une ex-élue du Congrès américain pour “améliorer” son image aux USA
-Le gouvernement congolais a engagé une ancienne parlementaire américaine pour défendre sa cause à Washington, où gouvernement et élus mettent la pression sur Kinshasa à trois semaines de la fin du mandat du président Joseph Kabila, le porte-parole du gouvernement congolais .Le gouvernement congolais “a engagé l’ancienne parlementaire Cynthia McKinney pour améliorer l’image de marque du pays, écornée et malmenée par [l’opposant Moïse] Katumbi et l’administration Obama”, a déclaré à l’AFP Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais.
“Katumbi paie des millions pour salir l’image du pays aux USA, nous avons négocié avec elle à Paris en octobre dernier, un prix du tiers-monde [de] quelques centaines de milliers de dollars, en vue de renverser cette tendance”, a ajouté M. Mende.
L’AFP avait interrogé M. Mende après avoir obtenu copie d’une lettre signée de son nom demandant au ministre des Finances le règlement des honoraires de Mme McKinney. Le porte-parole a confirmé l’authenticité de cette lettre.
“En toute transparence [et] en exécution de ses obligations”, le gouvernement congolais “a payé” cette ancienne élue démocrate, a ajouté M. Mende.
La lettre lue par l’AFP parle d’un premier versement de 368.000 USD sur un montant total convenu de 448.000 dollars.
Mme McKinney n’avait pas pu être jointe jeudi pour confirmer ce contrat avec le gouvernement congolais.
Afro-Américaine, Mme McKinney a exercé six mandats à la chambre des Représentants à partir de 1993 avant de passer au Parti vert (Green party) après s’être opposée à la guerre américaine contre l’Irak en 2003. Candidate à la présidentielle de 2008 en tant que présidente de ce parti, elle attira 0,12% des suffrages sur son nom.
La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection contestée de M. Kabila en 2011, aggravée par le report à une date indéterminée de la présidentielle et des législatives qui auraient dû avoir lieu cette année.
Officiellement, le report de ces scrutins est justifié par le manque de moyens du gouvernement pour les organiser, mais l’opposition accuse celui-ci d’avoir tout fait pour empêcher qu’ils aient lieu.
M. Kabila est au pouvoir depuis 2001. Son mandat s’achève le 20 décembre et la Constitution lui interdit de se représenter.
En vertu d’un accord signé avec une frange minoritaire de l’opposition prévoyant la constitution d’un gouvernement élargi, M. Kabila entend se maintenir au pouvoir après cette date.
Richissime homme d’affaires en exil depuis le mois de mai, M. Katumbi, candidat déclaré à la prochaine présidentielle, a prononcé mardi un discours devant l’Atlantic Council, influent cercle de réflexion de Washington, dans lequel il a estimé que M. Kabila pouvait encore entrer dans l’histoire en abandonnant le pouvoir le 20 décembre.
Avec AFP
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Depuis Washington, Barnabé Kikaya Bin Karubi dit Joseph Kabila ne quittera pas le pouvoir le 19 décembre
-Alors que beaucoup craignent des violences après le 19 décembre en RDC si Joseph Kabila se maintient au pouvoir, son conseiller diplomatique affirme sur VOA Afrique que le président congolais ne s’en ira pas à la fin de son mandat mais après les élections. Barnabé Kikaya Bin Karubi confirme aussi que Kabila est favorable à une rencontre avec Tshisekedi.La date du 19 décembre approche et toujours pas d’avenir politique clair en République Démocratique du Congo. Que va-t-il se passer ?
Barnabé Kikaya Bin Karubi : “Il y a eu beaucoup de désinformation et sous-information. Les Congolais ont trouve une solution pour l’après 19 décembre. La constitution dit clairement que le président de la république, qui a déjà accompli ses deux mandats électifs, peut rester en fonctions. La fonction de président se poursuit, même si la légitimité électorale se termine, jusqu’à ce qu’il y ait un nouveau président élu à qui le président Kabila va transférer le pouvoir. Nous nous sommes retrouves dans un dialogue qui s’est conclu par un accord qui prévoit une gestion consensuelle de la période qui va mener a ces élections. Nous avons convenu que le poste de Premier ministre irait à l’opposition. C’est pour cela que Samy Badibanga a été nommé. Cette nomination a été saluée par la population congolaise comme un geste pour faire baisser les tensions et aller vers ces élections.”
Certains vous accusent de violer la feuille de route puisqu’il n’y a toujours pas de gouvernement.
Barnabé Kikaya Bin Karubi : “Cela ne serait tarder. Il est vrai que c’est un exercice complique car c’est un gouvernement d’union nationale. Le Premier ministre poursuit ses consultations. D’ici le début de la semaine prochaine, je pense, nous aurons un gouvernement.”
Pourquoi Joseph Kabila n’a-t-il toujours pas dit qu’il ne se représentera pas pour un troisième mandat ?
Barnabé Kikaya Bin Karubi : “Si vous avez suivi sa dernière adresse à la Nation, il a dit clairement que la constitution sera respectée dans toutes ses dispositions. Une de ces dispositions, je le répète, est que le président actuel ne peut pas briguer un troisième mandat. Ce n’est pas sorcier. Il l’a dit à maintes reprises mais les gens continuent de poser la question, on ne sait pas pourquoi.”
Cela n’a jamais ete dit clairement comme vous venez de le faire
Barnabé Kikaya Bin Karubi : “Modifier la constitution, c’est non et le président Kabila l’a dit. Je rappelle que de nombreux pays dans la région d’Afrique Centrale ont modifié leurs constitutions. Nous aurions pu le faire en même temps pour ne pas être pointes du doigt. Mais nous ne l’avons pas fait.”
Que répondez-vous aux membres du Rassemblement, notamment Jean-Marc Kabund de l’UDPS, qui demandent une rencontre Kabila-Tshisekedi pour régler la crise ?
Barnabé Kikaya Bin Karubi : “Il ne fait que nous rejoindre puisque c’est le président Kabila qui a fait cette proposition lors de la visite du Conseil de sécurité de l’ONU à Kinshasa. J’étais dans la salle quand le président a lancé un appel à Etienne Tshisekedi pour venir le rencontrer. Alors, je suis surpris que quelqu’un organise une conférence de presse dans laquelle il répète la même chose. Le président Kabila n’a jamais fermé sa porte, il est prêt à recevoir tous les Congolais. ”
Donc cette rencontre va-t-elle avoir lieu ?
Barnabé Kikaya Bin Karubi : “Je n’ai pas dit cela mais le président y est favorable en tout cas. Une telle rencontre de haut niveau, cela se prépare par une réunion de préparation entre les deux équipes par exemple.”
Les sanctions américaines contre des militaires congolais, est-ce un sujet qui fâche ?
Barnabé Kikaya Bin Karubi : “Bien sûr, un pays ami, un partenaire comme les Etats-Unis ne peut pas prendre des mesures punitives comme celles-là. Ces mesures punitives ne servent a rien. Ils ont pris ces mesures contre trois de nos meilleurs généraux qui sont toujours en fonction à Kinshasa, et ça ne sert à rien. Les Etats-Unis sont un pays souverain, ils font ce qu’ils veulent mais il est de notre devoir de leur montrer qu’ils font fausse route puisque les sanctions n’ont jamais rien prouvé nulle part. Il y a ici une dose d’ingérence. Les règles internationales recommandent un peu de retenue.”
Les autorités congolaises sont aussi accusées de vouloir faire taire les voix dissidentes en RDC. Quelle votre réponse ?
Barnabé Kikaya Bin Karubi : “C’est faux. A chaque fois qu’il y a des arrestations à Kinshasa ou d’autres villes, c’est qu’il y a des troubles. Comme nous sommes au pouvoir, nous avons l’obligation de faire respecter la loi qui recommande une autorisation préalable avant chaque manifestation. Quand bien même il y aurait une autorisation, il n’est pas autorisé de mettre en danger la vie des personnes et de leurs biens. Si Lucha ou les autres associations n’arrivent pas à contrôler leurs sympathisants qui se livrent a des pillages et de la casse, la police les arrête.”
Et les morts lors des manifestations ? Les sièges de partis politiques attaques et/ou incendies ?
Barnabé Kikaya Bin Karubi : “Le gouvernement a publié un livre blanc à ce sujet. Les tueries, ou tout ce que vous voulez, ont eu lieu dans des endroits où se déroulaient des pillages. La plupart des morts étaient en train de commettre des actes de vandalisme.”
Moise Katumbi a déclaré sur VOA Afrique que le peuple allait récupérer le pouvoir le 19 décembre, que lui répondez-vous ?
Barnabé Kikaya Bin Karubi : “C’est très mal venu, ces déclarations incendiaires qui vont mettre des gens dans la rue. Nous lui disons qu’il nous prouve qu’il a le peuple derrière lui et que ce peuple congolais puisse l’élire dans les urnes.”
Que fera Joseph Kabila le 20 décembre à 00h01 à Kinshasa ?
Barnabé Kikaya Bin Karubi : “Le soleil se lève à l’est et se couche à l’ouest. Il sera a la présidence parce la constitution de la RDC lui demande de rester tant qu’il n’y a pas de président élu. Nous disons à la communauté internationale de venir nous aider à organiser ces élections que nous avons décidées pour avril 2018. Le président Kabila quittera alors le pouvoir”
Propos recueillis par Nicolas Pinault
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Francophonie: l’Arménie accueillera le prochain sommet en 2018
-Les vingt chefs d’Etat et de gouvernement présents au sommet de la Francophonie d’Antananarivo ont désigné l’Arménie comme pays hôte du prochain sommet qui aura lieu en 2018. Pour sa part, la Tunisie accueillera la réunion en 2020.Le XVIe sommet de la Francophonie s’est achevé ce dimanche 27 novembre par l’adoption de la « Déclaration d’Antananarivo » appellant les pays membres à une meilleure coopération notamment dans leurs actions contre le terrorisme.
Les chefs d’Etat et de gouvernement se sont également mis d’accord pour désigner l’Arménie comme pays hôte du prochain sommet en 2018. La Tunisie, qui était sur les rangs, obtient, elle, le sommet pour 2020.Une décision qui coupe court au projet de candidature du Niger qui entendait accueillir l’évènement à l’occasion des 50 ans de la déclaration de Niamey qui a créé l’organisme devenu depuis l’OIF.
Treize résolutions ont été adoptées, portant notamment sur la création d’une organisation pour la promotion de l’égalité hommes-femmes, ainsi que des résolutions sur la prévention de la radicalisation et sur la promotion de la diversité linguistique.
Seulement vingt chefs d’Etat et de gouvernement présents
Cette réunion d’Antananarivo aura été marquée par une faible participation des chefs d’Etat et de gouvernement. Treize chefs d’Etat, sept chefs de gouvernement. On est loin de la mobilisation qui avait eu lieu à Dakar avec 23 chefs d’Etat, deux vice-présidents et huit chefs de gouvernement. Il est vrai qu’il y avait à Dakar plus d’enjeux, avec l’élection du nouveau secrétaire général.
Toutefois pour Michaëlle Jean, à la tête de la Francophonie, cette participation n’est certainement pas une déception : « Certains chefs d’Etats n’ont bien sur pas pu être là en personne. Mais, il n’y a pas un chef d’Etat qui a annoncé sa venue et qui par la suite a dû s’excuser de ne pas pouvoir venir qui n’avait pas une raison majeure ». Et de donner l’exemple du Cameroun, justifiant l’absence du président Biya par les récentes attaques de Boko Haram.
Le sommet d’Antananarivo devait se prononcer sur la candidature de l’Arabie saoudite à un statut de membre associé de l’organisation. Candidature qui ne sera finalement examinée que dans deux ans lors du prochain sommet, car le dossier a été jugé incomplet. En dépit du soutien manifesté par sept pays africains, l’Egypte, le Sénégal, le Maroc, le Gabon, les Comores, Djibouti et le Bénin, qui ont défendu l’idée d’une admission immédiate, il a été décidé d’envoyer d’ici au prochain sommet une mission d’évaluation d’experts au royaume saoudien.
Finalement, quatre nouveaux venus rejoignent l’OIF : l’Ontario, la Corée du Sud, la Nouvelle-Calédonie et l’Argentine. Des admissions connues dès ce samedi. Il faut dire que l’Ontario n’a pas réussi à garder secrète bien longtemps l’information. Elle s’est répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux.
RFI
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Le Parlement européen veut des sanctions ciblées en RDC
-Après les Etats-Unis, c’est au tour de l’Union européenne d’envisager de plus en plus sérieusement la possibilité de prendre des sanctions ciblées contre des personnalités congolaises qui auraient été impliquées dans la répression de manifestations ou les arrestations arbitraires qui se sont multipliées ces derniers mois dans le pays. Les députés européens sont sur le point d’adopter cette semaine une résolution qui va en ce sens. Pour la première fois, les députés européens établissent une liste de personnes qui devraient être visées par ces sanctions, selon eux. Un texte que RFI s’est procuré en exclusivité. Cette résolution vise à faire pression sur le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne qui se réunira le 12 décembre prochain.Cinq officiels Congolais ont été listés par les députés européens comme devant être sanctionnés. Parmi eux trois sont déjà sous le coup de sanctions américaines. Il s’agit du chef de la police de Kinshasa, Celestin Kanyama, du commandant de la première zone de défense de l’armée congolaise, Gabriel Amisi Kumba, et de l’ex-chef de la police congolaise John Numbi.
Les trois ont vu leurs avoirs éventuels aux Etats-Unis gelés par le Trésor américain. Ils n’ont plus le droit non plus d’effectuer la moindre transaction avec un citoyen américain.
S’ajoutent à ces trois officiels tous proches du président Joseph Kabila deux autres personnes. Le directeur de l’Agence nationale des renseignements, Kalev Mutond, mais aussi le commandant de la garde républicaine, le général Gaston Hughes Ilunga Kampete.
Cinq officiels responsables
Pour les députés européens ces cinq officiels sont responsables « de la répression violente des manifestations » mais aussi de l’impasse politique en cours dans le pays où l’alternance à la tête de l’Etat n’aura pas lieu en décembre comme le veut la Constitution.
Le gel de leurs avoirs en Europe tout comme l’interdiction d’obtenir un visa pour le vieux continent doit servir de levier de pression supplémentaire pour éviter de nouvelles violences, estime la député socialiste belge Marie Arena, co-rédactrice de cette résolution.
Reste à convaincre le reste des institutions européennes à effectivement sanctionner ces officiels. C’est l’objectif de cette résolution qui sera soumise au conseil des ministres des Affaires étrangères européens le 12 décembre où sera examiné, entre autres, le cas de la RDC, pour qu’ils prennent des décisions.
« Augmenter graduellement les sanctions »
« Nous serions très heureux si nous n’avions pas à imposer de nouvelles sanctions à la RDC. La porte est grande ouverte pour une solution négociée à cette crise afin que nous ne soyons pas obligés d’avoir recours à cet outil, explique Tom Malinowski, secrétaire d’Etat adjoint américain pour la Démocratie et les Droits de l’homme. Mais nous restons prêts à augmenter graduellement les sanctions et à monter plus haut dans la hiérarchie si les violations des droits de l’homme continuent.»
« Depuis un mois, nous insistons aussi pour que ces sanctions ciblées viennent de plusieurs pays et pas seulement des Etats-Unis. Nous avons travaillé assidument avec l’Union européenne pour l’encourager à suivre notre exemple et de fait l’Europe a décidé d’initier son propre programme de sanction », ajoute-t-il avant de préciser : « C’est un message important de montrer que la communauté internationale est unie. »
« Le président ne peut pas partir sans qu’il y ait eu des élections »
« Nous avons une Constitution qui est claire là-dessus. Je pense que les Etats-Unis, le Congrès américain, doivent pouvoir regarder ce que dit notre Constitution », rétorque Tryphon Kin-Kiey Mulumba, ministre sortant des Relations avec le Parlement et président du parti « Kabila Désir ».
« Nous avons en plus un arrêt de la Cour constitutionnelle. Et en même temps, il y a un accord politique qui a été conclu à l’issue du dialogue », ajoute-t-il.
Le ministre ajoute : « Le président ne peut pas partir sans qu’il y ait eu des élections dans ce pays. Il faut organiser ces élections. Maintenant la Céni [Commission électorale nationale indépendante], les experts, tous sont venus, non seulement congolais, mais internationaux, témoigner devant le dialogue qu’il nous faut un délai, un délai impératif pour organiser ces élections. A partir du moment où la classe politique se met d’accord, à partir du moment où la sous-région se met d’accord, il est impérieux que les amis du Congo puissent suivre cela. »
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La CEEAC demande d’accepter le report de la présidentielle en RDC
-Le président gabonais Ali Bongo Ondimba, l’hôte des assises, et ses homologues du Tchad Idriss Déby Itno, du Rwanda Paul Kagame et de Centrafrique Faustin-Archange Touadéra ont, au cours d’un sommet à Libreville, félicité le Tchad et le Cameroun dans leurs efforts contre Boko Haram et demandé à tous les partis de la RD Congo d’accepter l’accord sur le report de la prochaine présidentielle.Les quatre Chefs d’Etat ont fait un tour d’horizon sécuritaire et politique dans le cadre d’une conférence de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC).
“La conférence a félicité le Cameroun et le Tchad pour la coopération exemplaire dont ils font montre dans le cadre de la Force multinationale mixte en collaboration avec le Niger et le Nigeria, pour la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram”, indique le communiqué final de cette rencontre.
Onze pays au total étaient représentés avec le vice-président du Burundi, les Premiers ministres du Cameroun, du Congo, de Guinée-Equatoriale et de Sao Tomé, les ministres des Affaires étrangères d’Angola et de la RD Congo.
A propos de ce dernier pays, “la conférence a demandé aux forces politiques et sociales qui ne l’ont pas encore fait d’adhérer à l’accord politique du 18 octobre 2016 en vue de renforcer la cohésion sociale et l’organisation d’élections démocratiques apaisées”.
Cet accord, qui prévoit le report de l’élection présidentielle qui devait avoir lieu fin 2016, a été passé entre la majorité présidentielle et la frange minoritaire de l’opposition à l’issue d’un “dialogue national” boycotté par le “Rassemblement”, la majeure partie de l’opposition réunie autour de l’opposant historique Étienne Tshisekedi, président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).
Le sommet a en outre demandé aux groupes armés en Centrafrique “de déposer les armes, de s’abstenir de toute activité de nature à compromettre le processus de paix en cours et de rejoindre le processus initié par le président de la République, notamment le DDR (ndr: processus de désarmemement).
La CEEAC veut “déployer une mission” en Centrafrique “en vue de soutenir les efforts de reconstruction post-conflit de cet Etat-membre, en collaboration avec les partenaires bilatéraux et multilatéraux”.
“La Conférence a pris note des différentes élections organisées dans la sous-région au cours de l’année 2016 et des tensions qu’elles ont suscitées. Elle a demandé à toutes les parties prenantes de privilégier le dialogue, la concertation et les voies de recours pacifiques”, lit-on encore dans le communiqué, allusion aux tensions post-électorales au Tchad, au Congo et au Gabon.
La rencontre de Libreville n’en a pas moins “félicité Denis Sassou N’Guesso, Idriss Déby Itno, Teodoro Obiang et Ali Bongo Ondimba” pour leur réélection en 2016 au Congo, au Tchad, en Guinée-Equatoriale et au Gabon, lors de scrutin dont les résultats sont encore parfois contestés par l’opposition, même si elle n’a plus de recours légal comme au Tchad et au Gabon.
Avec AFP


