Author: Don Kayembe

  • La police occupe le lieu prévu pour le meeting de Tshisekedi

    La police occupe le lieu prévu pour le meeting de Tshisekedi

    Police-Congolais-L’appel d’une coalition d’opposition à manifester contre le président congolais Joseph Kabila ne s’est pas concrétisé samedi à Kinshasa où la police occupait l’esplanade choisie pour ce rassemblement interdit par les autorités locales.

    Le “Rassemblement” d’opposition constitué autour de l’opposant historique Étienne Tshisekedi avait appelé à un meeting à 09h00 (08h00 GMT) près du Parlement de la République démocratique du Congo, pour réclamer le départ de M. Kabila le 20 décembre, date de la fin de son mandat.

    Mais à l’heure dite, aucun manifestant ou dirigeant d’opposition n’était visible au lieu de rendez-vous, alors que la police bouclait les accès à la résidence de M. Tshisekedi et au quartier général de son parti, l’UDPS.

    L’espace était occupé par des policières en tenue de sport s’affrontant sur quatre terrains de football improvisés sur toute la longueur de l’esplanade, sous le regard du chef de la police de Kinshasa, le général Célestin Kanyama.

    “Nous organisons le tournoi de la non-violence”, a déclaré le général Kanyama à la presse. Les rencontres des équipes masculines étaient attendues pour l’après-midi.

    Le 5 novembre, la police avait empêché une manifestation annoncée – mais pour ainsi dire pas préparée – par le Rassemblement en se déployant massivement dans les rues de Kinshasa. Des matches de football avaient aussi été organisés en continu sur le lieu prévu pour la manifestation, empêchant tout autre rassemblement. La ville avait tourné au ralenti toute la journée, nombre d’habitants semblant avoir jugé plus sûr de rester chez eux en cas d’éventuelles violences.

    Samedi matin, le dispositif policier était nettement moins visible et la vie suivait un cours normal dans la capitale, où l’on observait les mêmes embouteillages qu’à l’ordinaire.

    -‘Manifestations empêchées’-

    A Lubumbashi, deuxième ville du pays où les manifestations politiques publiques sont interdites depuis près d’une année, une vingtaine de manifestants qui tentaient de rallier le sud-est où devait avoir lieu le meeting du Rassemblement, ont été interpelés violemment par des militaires.

    Globalement, les activités ont tourné au ralenti à cause de la présence massive des policiers et des militaires des Forces armées de la RDC, selon un correspondant de l’AFP.

    A Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, tôt le matin, une vingtaine de manifestants qui avaient placé des barricades sur une grande artère de la ville ont été dispersés par la police à coups de gaz lacrymogènes, selon le correspondant local de l’AFP.

    La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection contestée de M. Kabila en 2011, aggravée par le renvoi de la présidentielle à une date non fixée à la suite d’un accord conclu en octobre entre la majorité et une frange minoritaire de l’opposition.

    Les 19 et 20 septembre, 49 civils et 4 policiers – selon l’ONU – avaient été tués en marge d’une marche du Rassemblement à Kinshasa.

    Depuis lors, le pouvoir a réussi à empêcher toute manifestation d’opposition dans la capitale, où le signal de la radio française RFI, l’une des stations les plus écoutées du pays, est coupé par les autorités depuis le 5 novembre.

    En application de l’accord d’octobre, M. Kabila, à qui la Constitution interdit de se représenter, a nommé jeudi un nouveau Premier ministre, Samy Badibanga, issu de l’UDPS, et entend rester à son poste après le 20 décembre.

    Avec AFP

  • Etienne Tshisekedi déclare avoir déclenché le compte à rebours pour le départ de Kabila

    Etienne Tshisekedi déclare avoir déclenché le compte à rebours pour le départ de Kabila

    President Etienne Tshisekedi
    President Etienne Tshisekedi

    -Empêché de tenir son meeting, le leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) et du Rassemblement, plate-forme des forces vives opposées au prolongement du mandat du président Joseph Kabila, déclare, dans un communiqué, avoir lancé le compte à rebours pour le départ du pouvoir du chef de l’Etat congolais à la fin du mandat de celui-ci, le 19 décembre comme le prévoit la Constitution de la RDC.

    “Le Rassemblement invite tous les congolais, toutes les plateformes, partis politiques, associations membres de la société civile à une mobilisation générale, et déclenche à dater de ce jour le compte à rebours de la fin du mandat de Monsieur Kabila, qui interviendra le 19 décembre 2016 à minuit, conformément à l’article 64 de la Constitution,” affirme M. Tshisekedi dans le document.

    L’opposant historique dénonce les autorités de Kinshasa de l’avoir empêché de tenir son discours pour une deuxième semaine consécutive.

    Il qualifie “d’état d’urgence”, les dispositifs déployés pour empêcher le meeting de ce samedi; “état d’urgence décrété de fait par Joseph Kabila, en violation de la Constitution, dans plusieurs villes pour confisquer les libertés du peuple au profit de la dictature, qu’il a instaurée et durcie en RDC”, soutient-il.

    Depuis les petites heures du matin, la police s’est déployée dans plusieurs villes du pays. Des échauffourées ont été signalées à Bunia dans l’ex-province Orientale et à Goma, dans la province du Nord-Kivu où des partisans du Rassemblement ont brûlé des pneus et érigés des barricades avant que certains ne soient arrêtés.

    A Kinshasa, la police a bloqué toutes les entrées du quartier où M. Tshisekedi réside et occupé le terrain où le meeting devait se tenir, près du Parlement, faisant jouer d’incessants matches de football depuis 5 heures du matin jusqu’à 6 heures du soir.

    La situation a été la même à Lubumbashi, dans l’ex-province du Katanga.

    Dans sa déclaration écrite, M. Tshisekedi “condamne la violence avec laquelle, les forces armées et les éléments de la police, instrumentalisés par le pouvoir, ont, depuis plusieurs jours, opéré des rafles dans les quartiers et enlevé des responsables des mouvements de jeunes du Rassemblement”, précise le document.

    Le leader du Rassemblement annonce avoir pris des mesures pour contourner les stratégies du gouvernement pour des manifestations à venir.

    “Le Rassemblement prend à témoin l’opinion nationale et internationale que Kabila et son régime sont prêts à toutes les dérives et entraves pour empêcher le peuple congolais de défendre la constitution et exercer ses droits fondamentaux et ; le Rassemblement se prépare en conséquence à toutes éventualités pour affronter la dictature et défendre ses droits en recourant à toutes les voies auxquelles l’autorise la Constitution”, soutient le document.

    Le président Joseph Kabila, a, deux jours plus tôt, nommé M. Samy Badibanga comme Premier ministre sur base d’un accord signé entre le pouvoir et un groupe d’opposants pour tenir les élections en avril 2018.

    Le climat politique est tendu en RDC à l’approche de la date du 19 décembre sanctionnant la fin du deuxième et dernier mandat du président Kabila au pouvoir depuis 2001.

    Les élections n’ont pas pu être organisées à la date prévue par la Constitution qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels et empêche ainsi à M. Kabila de se représenter.

    Les autorités congolaises justifient leur refus d’autoriser les manifestations par les dérapages enregistrés il y a quelques mois.

    Près de 50 personnes ont été tuées les 19 et 20 septembre dernier dans des heurts entre forces de l’ordre et manifestants qui exigeaient le départ de M. Kabila au 20 décembre 2016.

    VOA

  • Samy Badibanga nommé Premier ministre en RDC

    Samy Badibanga nommé Premier ministre en RDC

    samy-badibanga-2-Le président congolais Joseph Kabila a nommé jeudi le député de l’opposition Samy Badibanga au poste du Premier ministre dans le cadre d’un accord politique signé en octobre entre la majorité et une frange minoritaire de l’opposition en République démocratique du Congo.

    Samy Badibanga, président du groupe parlementaire de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) de l’opposant historique Etienne Tshisekdi, remplace Augustin Matata Ponyo suite à l’accord conclu au dialogue national.

    M. Badibanga est le président du groupe parlementaire UDPS à la chambre basse du parlement, dont les 42 membres ont été radiés de ce parti en février 2012 par M. Tshisekedi, arrivé deuxième à la présidentielle de novembre 2011 remporté par M.Kabila.

    Ecouter Jean Marc Kabund :Jean Marc Kabund, secrétaire général de l’UDPS joint par Eddy ISango (0:00:58) 

    L’UDPS indique aussi que la personne nommée ne représente ni elle ni la plate-forme le Rassemblement, regroupant le plus grand nombre de forces vives opposées au prolongement du mandat de Joseph Kabila.

    “Pour nous à l’UDPS et au Rassemblement, cette nomination est un non-événement. Le président Kabila est encore dans ses prérogatives de nommer qui il veut jusqu’au 19 décembre. Nous, nous voyons ce que nous allons faire après cette date et pour cela, il faut un dialogue inclusif”, a affirmé dans une interview avec VOA Afrique le secrétaire général du parti d’Etienne Tshisekedi, Jean Marc Kabund.

    En septembre, l’UDPS avait dénoncé le débauchage par M. Kabila et annoncé l’auto-exclusion de ses membres qui avaient rejoint le dialogue politique avec la majorité. Samy Badibanga, à la tête du groupe parlementaire, était de leur nombre.

    Pour sa part, le Mouvement pour la libération du Congo (MLC), parti de Jean-Pierre Bemba et ses alliés estiment que cette nomination relève d’un stratagème de détournement d’attention de la part du pouvoir.

    “Ils veulent nous amener tous à oublier le vrai problème qui est la fin du mandat de Joseph Kabila comme président de la République”, déclare Eve Bazaiba, secrétaire général du MLC.

    Selon elle, M. Badibanga ne peut plus se prévaloir d’être le président du groupe parlementaire de l’UDPS car il avait déjà été éjecté.

    Ecouter Eve Bazaiba: Eve Bazaiba, secrétaire générale du MLC jointe par Eddy Isango (0:02:29) 

    Annoncée sur les chaînes télévisées et les ondes radio, la nouvelle a entraîné de nombreuses les réactions sur Twitter :

     La RDC traverse une crise politique profonde depuis cette réélection dont les résultats ont été contestés. La crise a été aggravée par le report à une date indéterminée de la présidentielle qui devait avoir lieu avant la fin 2016.

    La nomination de M. Badibanga intervient 48 heures après un discours de M. Kabila devant le congrès au cours duquel il avait dit avoir assigné au gouvernement qui sera dirigé par le nouveau Premier ministre la mission principale d’organiser les prochaines élections.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001, son mandat prend fin le 20 décembre et la constitution lui interdit de se représenter.

    VOA

  • Réactions à la nomination de Samy Badibanga à la Primature

    Réactions à la nomination de Samy Badibanga à la Primature

    Samy Badibanga- Depute National
    Samy Badibanga- Depute National

    -Le président congolais Joseph Kabila a créé la surprise en nommant jeudi Samy Badibanga comme Premier ministre, un député issu de l’opposition mais radié depuis plusieurs années par son parti, ce qui pourrait diviser encore un peu plus l’opposition.

    Âgé de 54 ans et élu de Kinshasa, M. Badibanga était l’adjoint de Vital Kamerhe, modérateur de l’opposition au “dialogue national” et initialement donné favori à ce poste de Premier ministre.

    A l’issue du dialogue, un accord politique a été signé le 18 octobre entre la majorité et une frange minoritaire de l’opposition en République démocratique du Congo. Les signataires ont convenu du report des élections à une date indéterminée et de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale dirigé par un Premier ministre de l’opposition.

    Mais cet accord est rejeté par le “Rassemblement”, qui représente la majeure partie de l’opposition réunie autour du parti de l’opposant historique Étienne Tshisekedi, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), qui avait boycotté ce forum.

    M. Badibanga est originaire de la province du Kasaï-Oriental (centre) comme M. Tshisekedi.

    Réactions de la classe politique et de la société civile :Reportage de Dominique Dinanga, de ToP Congo FM, notre station partenaire à Kinshasa (0:02:54) 

  • Mise au point sur les propos de Kabila à la délégation de l’ONU

    Mise au point sur les propos de Kabila à la délégation de l’ONU

    kabila-On attend la nomination d’un nouveau chef de gouvernement que l’on pourrait connaître dans la soirée. Le président Joseph Kabila à reçu dans la journée Aubin Minaku, secrétaire général de la majorité et président de l’Assemblée nationale, et Vital Kamerhe, le chef de la délégation de l’opposition au dialogue national. L’autre temps fort du jour : l’explication de texte de Lambert Mendé… Le désormais ex-ministre de la Communication a fait une mise au point sur les propos du chef de l’Etat au Conseil de sécurité.

    Ce sont des tweets des représentants du Conseil, après leur rencontre le 12 novembre avec le président Kabila, citant ses propos qui ont jeté le trouble depuis samedi.

    Sur son compte Twitter, le Britannique Stephen Hickey, membre de la délégation du Conseil de sécurité, a notamment écrit : « Quand le Conseil de séurité à demandé confirmation au président Kabila qu’il ne se présenterait pas à la présidentielle, il a dit que la Constitution ne prévoyait pas de 3e mandat, mais qu’elle pourrait être amendée ».

    Tweet du Britannique Stephen Hickey, membre de la délégation du Conseil de sécurité

    Le président Kabila leur aurait dit de « mieux écouter les Congolais pour apprendre au lieu de s’amener en donneurs de leçon » et de « s’abstenir de faire des déclarations tapageuses ».

    Quand le Conseil lui a demandé de préciser la date des élections, Lambert Mendé explique que Joseph Kabila s’est dit surpris que la question ne soit pas adressée à la commission électorale.

    Sur un éventuel 3e mandat, la question a été posée. Voilà ce qu’a répondu le chef de l’Etat : « Il est curieux que c’est au seul président de la RDC, pays où nul n’a jamais envisagé de modifier la Constitution, contrairement à plusieurs autres pays d’Afrique, que l’on pose des questions tendancieuses, alors que le Constitution, que je n’ai jamais cessé de dire qu’elle sera respectée, exclut la possibilité d’un troisième mandat consécutif », et le président aurait ajouté : « ce qui – soit dit en passant – n’enlève en rien le droit qu’a le peuple congolais comme tous les autres peuples souverains de modifier sa constitution dans 3 / 4 ou 5 ans ».

    Lambert Mendé explique également que le président Kabila leur aurait fait une leçon d’histoire du Congo, de la mort de Patrice Lumumba à la prise de Goma par le M23. Et ce commentaire sans appel du désormais ex-ministre : « autant de faits qui ne constituent pas l’indication d’une coopération (…) considérée comme utile ou positive ».

    rfi

  • Raphaël Soriano Katebe Katoto, le puissant homme d’affaires congolais qui garde un œil sur la politique

    Raphaël Soriano Katebe Katoto, le puissant homme d’affaires congolais qui garde un œil sur la politique

    katebe-katoto-En RDC, le nom de Raphaël Soriano Katebe Katoto est associé au mot « fortune », même s’il est difficile aujourd’hui d’en évaluer la hauteur. Une de ses entreprises, Inprode Angola, a récemment signé trois contrats pour la construction de 595 000 maisons en Angola, laissant imaginer un investissement et des gains faramineux qui pourraient en découler. Pas toujours très connu, ce puissant homme d’affaires s’invite de temps en temps dans l’arène politique, où il connaît et est connu de chaque notable du microcosme politique congolais.

    Raphaël Soriano Katebe Katoto est considéré comme l’un des hommes d’affaires congolais les plus prospères et les plus riches. Mais le concerné se refuse à toute évaluation de sa fortune. « Il faut poser la question à mon comptable, moi je ne sais pas vous le dire. On me donne juste une carte de crédit avec laquelle je fais mes dépenses », se contente-t-il de dire avec humour. Le businessman congolais, né d’un père italien (Soriano étant le nom de son père), a bâti l’essentiel de sa fortune en RDC, entre 1969 et 1996, année au cours de laquelle il s’est exilé en Belgique. Il est l’aîné d’une fratrie de neuf enfants, au nombre desquels figure un certain Moïse Katumbi, ancien gouverneur du Katanga et candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle en RDC. Raphaël Soriano est ainsi considéré comme le mentor de son jeune frère, à qui il a notamment cédé les rênes du club de football « Tout-puissant Mazembe » (qui vien de ganger le coupe africaine des Conférations), qu’il a dirigé pendant trente ans, avec plusieurs titres nationaux et continentaux à la clé, dont la coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe. « Aujourd’hui l’équipe est encore mieux qu’avant. Quand j’ai quitté le pays, j’ai cédé l’équipe à mon petit frère Moïse Katumbi en a fait une équipe professionnelle alors qu’à mon époque l’équipe était dans la catégorie amateur », fait-il savoir.

     

    Des débuts précoces dans les affaires
    Raphaël Soriano Katebe Katoto, le puissant homme d’affaires congolais qui garde un œil sur la politique

    Raphaël Soriano Katebe Katoto a été professeur de mathématiques pendant deux ans, avant de débuter dans les affaires à l’âge de 20 ans. Il débute dans le secteur de la pêche   en faisant de la production industrielle locale dans les lacs Tanganyika et Moero ainsi que dans l’axe Luapula. Le jeune businessman devient rapidement le grand fournisseur de la Gécamines, l’entreprise minière étatique qui avait besoin de protéines animales pour son personnel. « Par mois, je fournissais à la Gécamines plus de 500 tonnes de poissons et plus de 250 tonnes de viande », se rappelle-t-il. Les établissements Katebe Katoto, qu’il a créés et qu’il dirige, se développent et intègrent le volet transport dans les activités du groupe jusque-là consacrées à la pêche et à l’élevage. La société de Raphaël Soriano Katebe Katoto devient ainsi le plus grand transporteur des minerais de la Gécamines. « Je transportais presque 80% des minerais de la Gécamines dont le Cuivre, le Zinc et le Cobalt en provenance du Katanga jusqu’au port de Dar-es-Salam, sur une distance longue de 5000km soit 2500km à l’aller et 2500 km au retour. Je transportais 5000 tonnes de minerais par mois », déclare l’homme d’affaires congolais dont l’entreprise employait alors 3400 personnes. En 1996, la RDC est en proie à la rébellion de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) de Laurent-Désiré Kabila, qui prendra le pouvoir en 1997. Raphaël Soriano Katebe Katoto, qui ne se sent pas en phase avec les pratiques du nouveau régime a préféré quitter la RDC en 1996 pour s’installer en Belgique.

     

    Promoteur immobilier
    Dans son pays d’adoption, le businessman s’est reconverti dans la promotion immobilière. « Quand j’ai quitté le Congo, j’ai créé ma société comme promoteur immobilier. J’ai des contrats de construction de maisons, d’appartements, de villas, de buildings. Je fais également de la promotion d’investissement », fait savoir l’homme d’affaires. Ce dernier a notamment créé la société Inprode Angola LDA / Investissements, Promotion et Développement, une société de droits angolais, ayant son siège à Luanda. L’entreprise de Raphaël Soriano Katebe Katoto a ainsi récemment signé trois contrats juteux de construction de 595.000 maisons sociales, avec les organes de l’Etat angolais pour une période de 20 ans. Le premier contrat a été signé avec « Forças Armadas Angolanas » pour la construction de 100.000 maisons sociales et infrastructures, dans toutes les provinces angolaises. Le deuxième contrat a été conclu avec « Consorcio Comandante LOY – S.A. » pour construire 490.000 maisons sociales avec infrastructures, dans toutes les provinces de l’Angola. Le dernier contrat, pour sa part, a été signé entre Inprode Angola et « Cofre de Previdencie do Pessoal da policia Nacional » pour la construction de 5.000 maisons avec infrastructures.
    (Afrique Forbes)
  • L’ONU appelle à une “transition pacifique” vers des élections en RDC

    L’ONU appelle à une “transition pacifique” vers des élections en RDC

    kabila-kamerhe-kodjo-Une délégation du Conseil de sécurité des Nations unies en visite en République démocratique du Congo a appelé samedi à Kinshasa à “une transition pacifique” vers une “élection apaisée” dans ce pays divisé sur le report de la prochaine présidentielle.

    Les représentants des 15 pays membres du Conseil de sécurité ont rencontré samedi, au deuxième jour de leur visite de trois jours, le président congolais Joseph Kabila, entouré de membres du gouvernement.

    “Nous avons rappelé que la RDC est à un moment charnière de son histoire, une transition pacifique doit conduire à des élections apaisées”, a déclaré à la presse l’ambassadeur de France auprès des Nations unies, François Delattre, à l’issue de cet entretien de plus d’une heure et demie.

    M. Delattre a également lancé un appel à la responsabilité de tous les acteurs politiques congolais: “Il revient aux forces vives de maintenir le pays sur le chemin de la paix”, a-t-il dit.

    Vendredi, l’ONG Human Rights Watch (HRW) avait appelé cette délégation à dénoncer “la répression politique” en RDC “pour éviter une crise de large envergure”.

    La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection du président Kabila en 2011 au terme d’un scrutin contesté. La crise a été aggravée par le report à avril 2018 de la présidentielle qui devait se tenir avant la fin 2016.

    Ce renvoi a été décidé en octobre dernier par la majorité présidentielle et une frange minoritaire de l’opposition. La majeure partie de l’opposition a rejeté cet accord issu d’un “dialogue national” et plaide pour la tenue du scrutin en 2017.

    Le président Kabila a invité la délégation à “écouter les Congolais et à les aider à trouver une solution telle que les Congolais le conçoivent”, “parce que la situation est très complexe”, a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement Lambert Mende.

    “L’accord du 18 octobre doit être considéré comme le socle, le point de départ, la pierre angulaire vers laquelle la communauté internationale doit agir pour ramener tout le monde” a un compromis, a-t-il ajouté.

    Les membres du Conseil de sécurité doivent rencontrer plusieurs acteurs de la société congolaise à Kinshasa et dans l’est du pays.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et son mandat expire le 20 décembre. La Constitution lui interdit de se représenter mais le chef de l’État est resté silencieux sur ses intentions et son avenir politique. Ses détracteurs craignent qu’il ne cherche à s’accrocher au pouvoir ou brigue un nouveau mandat.

    Depuis janvier 2015, l’opposition et les mouvements citoyens congolais ont multiplié les manifestations contre M. Kabila pour exiger son départ à la fin de son mandat, le 20 décembre, et la tenue de la présidentielle avant cette date, ce qui est aujourd’hui impossible.

    Avec AFP

  • Kabila évoque une possible modification de la Constitution

    Kabila évoque une possible modification de la Constitution

    kabila-Le président de la République démocratique du Congo a, selon des diplomates, indiqué qu’il ne pourrait pas briguer un troisième mandat mais que la Constitution congolaise pourrait être révisée. Il l’a mentionné pendant qu’il discutait avec les membres du Conseil de sécurité des Nations unies

    “Le Conseil de sécurité des Nations Unies a demandé au président Kabila de confirmer qu’il ne se présentera pas à l’élection. Il a dit que la Constitution était claire sur le troisième mandat mais elle (Ndlr, la Consitution) pourrait être amendée”, indique dans un message posté sur Twitter le Conseiller politique à la Maison du Royaume-Uni auprès de l’ONU, M. Stephen Hickey qui a pris part aux discussions entre le Chef de l’Etat congolais et la délégation des Nations unies.

    UNSC asked Pres. Kabila to confirm he would not run in election. He said Constitution clear on no 3rd mandate but could be amended.

    Very concerning that Pres. Kabila mentions possibility of amending constitution when asked straight question on standing for 3rd term.

    Le porte-parole du gouvernement congolais, M. Lambert Mende, indique de son côté que M. Kabila a rappelé dans des termes “percutants et simples… qu’il est un homme qui n’a jamais violé un engagement et souhaiterait que les membres du Conseil de sécurité des Nations Uniesaient plus un esprit ouverts avant de se prononcer sur la question congolaise… et considèrent ce qui convient aux Congolais”.

    Poliment congédiés

    Selon M. Mende, le président Kabila a souhaité que “cette 13e visite du Conseil de sécurité soit la dernière. Dès il y a vraiment un problème, ils peuvent visiter”, a rapporté Mende dans un entretien téléphonique avec le Site d’Information Atualité.CD.

    Le président Kabila a rappelé aux membres du Conseil de sécurité que Patrice Emery Lumumba, le premier Premier ministre congolais démocratiquement élu, était enlevé à Kinshasa en 1960 en présence d’une mission des Nations unies et a été tué plus tard à Lubumbashi. Il y a donc un problème, a soulevé M. Kabila, selon le porte-parole du gouvernement.

    Le diplomate anglais, Stephen Hickey, révèle, de son côté dans un autre tweet que le Chef de l’Etat congolais s’est étonné de l’intérêt du Conseil de sécurité des Nations unies sur les violations de la Constitution en RDC alors que beaucoup d’autres violations sont perpétrées dans la région.

    President Kabila tells the UNSC it’s curious we’re focused on violations of constitution, when so many other violations in the region.

    “Nous avons rappelé que la RDC est à un moment charnière de son histoire, une transition pacifique doit conduire à des élections apaisées”, a déclaré à la presse l’ambassadeur de France auprès des Nations unies, François Delattre, à l’issue de l’entretien de plus d’une heure et demie que les 15 membres du Conseil de sécurité ont eu avec M. Kabila.

    M. Delattre a également lancé un appel à la responsabilité de tous les acteurs politiques congolais: “Il revient aux forces vives de maintenir le pays sur le chemin de la paix”, a-t-il dit.

    Vendredi, l’ONG Human Rights Watch (HRW) avait appelé cette délégation à dénoncer “la répression politique” en RDC “pour éviter une crise de large envergure”.

    La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection du président Kabila en 2011 au terme d’un scrutin contesté. La crise a été aggravée par le report à avril 2018 de la présidentielle qui devait se tenir avant la fin 2016.

    Ce renvoi a été décidé en octobre dernier par la majorité présidentielle et une frange minoritaire de l’opposition. La majeure partie de l’opposition a rejeté cet accord issu d’un “dialogue national” et plaide pour la tenue du scrutin en 2017.

    Le président Kabila a invité la délégation à “écouter les Congolais et à les aider à trouver une solution telle que les Congolais le conçoivent”, “parce que la situation est très complexe”, a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement Lambert Mende.

    “L’accord du 18 octobre doit être considéré comme le socle, le point de départ, la pierre angulaire vers laquelle la communauté internationale doit agir pour ramener tout le monde” a un compromis, a-t-il ajouté.

    Les membres du Conseil de sécurité doivent rencontrer plusieurs acteurs de la société congolaise à Kinshasa et dans l’est du pays.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et son mandat expire le 20 décembre. La Constitution lui interdit de se représenter mais le chef de l’État est resté silencieux sur ses intentions et son avenir politique. Ses détracteurs craignent qu’il ne cherche à s’accrocher au pouvoir ou brigue un nouveau mandat.

    Depuis janvier 2015, l’opposition et les mouvements citoyens congolais ont multiplié les manifestations contre M. Kabila pour exiger son départ à la fin de son mandat, le 20 décembre, et la tenue de la présidentielle avant cette date, ce qui est aujourd’hui impossible.

    voa

  • Mondial 2018 : fin de la 2e journée des éliminatoires dans la zone Afrique

    Mondial 2018 : fin de la 2e journée des éliminatoires dans la zone Afrique

    Léopards 6-GROUPE A : la RDC se place première du groupe

    La RD Congo et la Tunisie se partagent la 1ère place. Les 2 sélections doivent cette performance À leur succès en déplacement. La Tunisie en Algérie face à la Libye 1-0 et les léopards 2-1 à Conakry devant la Guinée.

    GROUPE B : Le Nigéria au top, l’Algérie en grand danger.

    Le Nigéria a poussé un peu plus l’Algérie dans la crise en la dominant 3-1 samedi et est en bonne voie pour la qualification pour le Mondial-2018, tandis que l’autre choc de la soirée Maroc-Côte d’Ivoire a accouché d’un petit nul (0-0) qui arrange les Ivoiriens.

    Après leur succès en Zambie, les Nigérians se sont imposés à domicile 3-1 face à l’Algérie sur un doublé de Victor Moses et un but de John Obi Mikel (42e). Avec six points, le Nigéria est idéalement placé pour aller décrocher l’unique billet qualificatif pour le Mondial russe. Chez les Fennecs, l’arrivée du Belge Georges Leekens en remplacement du précédent sélectionneur Milovan Rajevac n’a pas servi de déclic. Déjà tenus en échec lors de la réception du Cameroun (1-1), les Algériens ont toujours les mêmes difficultés en défense et sont en grand danger avec un seul petit point, à égalité avec la Zambie.

    Le Cameroun est 2e, avec 2 points et des regrets, après le nul à domicile face aux Zambiens (1-1). Les Lions indomptables ont poussé pour arracher la victoire en fin de match, sans y parvenir.

    GROUPE C : La Côte d’Ivoire se place !

    On attendait beaucoup des retrouvailles des Ivoiriens avec Hervé Renard, l’ancien sélectionneur des Éléphants désormais à la tête du Maroc. Finalement, le match s’est conclu sur un petit 0-0 à Marrakech. Un nul à l’extérieur qui arrange la Côte d’Ivoire, privée samedi d’un joueur majeur dans chaque ligne: Bailly en défense, Seri au milieu, et le capitaine Gervinho en attaque. Avec quatre points, les Eléphants sont toujours seuls en tête de leur groupe C, puisque le Mali (1 point) et le Gabon (2e, 2 pts) de Pierre-Emerick Aubameyang ont fait match nul eux aussi 0-0.

    Rien n’est fait dans ce groupe resserré mais décevant, où ni les Marocains (2 pts) ni les Gabonais n’ont réussi à marquer depuis le début des Éliminatoires.

    GROUPE D : Coup d’arrêt pour le Sénégal

    Le Sénégal, qui restait sur une série de six victoires internationales de rang, a connu une désillusion en Afrique du Sud. Les Lions de la Teranga étaient bien entrés dans la partie, mais ne se sont pas remis d’un penalty contestable accordé par l’arbitre pour l’ouverture du score des Bafana Bafana (43e). Ils ont encaissé dans la foulée un deuxième but (45e+1) et se sont finalement inclinés 2-1. Les voilà troisièmes de leur groupe D avec leurs trois unités.

    L’Afrique du Sud (4 pts) est en tête, a égalité avec le Burkina qui a réussi le bon coup de la soirée en s’imposant 2-0 sur le terrain du Cap-Vert, lanterne rouge. La double confrontation entre le Burkina et le Sénégal fin août et début septembre s’annonce cruciale.

    GROUPE E : L’Egypte est en tête.

    Les pharaons n’ont pas tremblé devant les black stars en s’imposant 2-0 grâce à Mohamed Salah sur penalty et Abdallah El Said, une victoire qui les placent en tête de ce groupe E avec 6 points. L’Ouganda a réalisé une belle opération à domicile en battant le Congo 1-0 sur un but de Farouk Miya. Les Ougandais qui avaient créé la surprise en tenant tête au Ghana lors de la première journée (0-0) sont à la 2ème place avec 4 points.

    Elisée Hounkpatin- VOA

  • Démission du Premier ministre dans le cadre d’un accord politique en RDC

    Démission du Premier ministre dans le cadre d’un accord politique en RDC

    Matata-Augustin Matata Ponyo a annoncé sa démission pour permettre la nomination d’un chef de gouvernement issu de l’opposition en application d’un accord sur le report de la prochaine présidentielle en République démocratique du Congo.

    “J’ai déposé ma démission du Premier ministre ainsi que des membres de mon gouvernement (…) pour répondre à l’esprit et à la lettre de l’accord” passé le mois dernier avec une frange minoritaire de l’opposition, a déclare Augustin Matata, à la sortie d’une audience auprès du président Joseph Kabila.

    La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection du président Kabila en 2011 au terme d’un scrutin contesté. La crise a été aggravée par le report de la présidentielle qui devait se tenir avant la fin 2016. Le mandat du président Kabila, au pouvoir depuis 2001, expire le 20 décembre et la Constitution lui interdit de se représenter.

    Mais le pouvoir et une minorité de l’opposition ont conclu, le 18 octobre dans le cadre d’un “dialogue national”, un accord prévoyant le report de l’élection à une date indéterminée, au plus tôt fin 2017. Le document prévoit aussi la formation d’un gouvernement d’unité nationale dirigé par une personnalité issue de l’opposition.

    Vital Kamerhe, chef de la délégation de l’opposition au dialogue national, est donné favori pour succéder à M. Matata dans ce cadre.

    Après avoir été reçu par le président Kabila, M. Kamerhe a déclaré à l’AFP que la nomination du Premier ministre était “imminente” et que la formation du nouveau gouvernement interviendrait “dans six ou sept jours maximum”.

    Interrogé pour savoir quelle personnalité de l’opposition serait désignée, il a répondu que “cette tâche relevait du président Kabila”.

    ‘Etat de la nation’

    Ce dernier s’adressera à la nation mardi devant le Congrès, a déclaré pour sa part Aubin Minaku, chef de la majorité et président de l’Assemblée nationale. Un communiqué de la présidence lu à la radio-télévision nationale a précisé que l’adresse du chef de l’État porterait “sur l’état de la nation”.

    “Le Rassemblement peut rejoindre le train à tout moment. Nous restons ouverts”, a ajouté M. Kamerhe en référence à la coalition regroupant la majeure partie de l’opposition autour de l’opposant historique Étienne Tshisekedi.

    Le Rassemblement rejette l’accord du 18 octobre, soutenant que M. Kabila doit quitter son poste à la fin de son mandat pour respecter la Constitution.

    La coalition d’opposition a organisé des manifestations les 19 et 20 septembre où 53 personnes ont perdu la vie, selon l’ONU.

    Lors d’une visite ce weekend à Kinshasa, une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU a exhorté les acteurs congolais à oeuvrer pour “une transition pacifique en vue d’élections apaisées”.

    Enfin, M. Matata a estimé qu’au terme de quatre ans et demi à la tête du gouvernement congolais, “le travail que nous avons abattu est très appréciable et nous pouvons dire que le bilan est globalement positif”.

    “Du point de vu macro-économique nous avons enregistré des performances inédites en termes de stabilité de taux de change, même si au cours des derniers mois il y a eu [des] soubresauts liés notamment à la crise internationale”, a-t-il dit.

    En une année, le taux de change du franc congolais a décroché de 30% par rapport au dollar entrainant une poussée d’inflation pénalisant davantage une population vivant largement dans une grande pauvreté.

    Avec AFP