Author: Don Kayembe

  • L’ONU appelle Ă  une “transition pacifique” vers des Ă©lections en RDC

    L’ONU appelle Ă  une “transition pacifique” vers des Ă©lections en RDC

    kabila-kamerhe-kodjo-Une dĂ©lĂ©gation du Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations unies en visite en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo a appelĂ© samedi Ă  Kinshasa Ă  “une transition pacifique” vers une “Ă©lection apaisĂ©e” dans ce pays divisĂ© sur le report de la prochaine prĂ©sidentielle.

    Les représentants des 15 pays membres du Conseil de sécurité ont rencontré samedi, au deuxiÚme jour de leur visite de trois jours, le président congolais Joseph Kabila, entouré de membres du gouvernement.

    “Nous avons rappelĂ© que la RDC est Ă  un moment charniĂšre de son histoire, une transition pacifique doit conduire Ă  des Ă©lections apaisĂ©es”, a dĂ©clarĂ© Ă  la presse l’ambassadeur de France auprĂšs des Nations unies, François Delattre, Ă  l’issue de cet entretien de plus d’une heure et demie.

    M. Delattre a Ă©galement lancĂ© un appel Ă  la responsabilitĂ© de tous les acteurs politiques congolais: “Il revient aux forces vives de maintenir le pays sur le chemin de la paix”, a-t-il dit.

    Vendredi, l’ONG Human Rights Watch (HRW) avait appelĂ© cette dĂ©lĂ©gation Ă  dĂ©noncer “la rĂ©pression politique” en RDC “pour Ă©viter une crise de large envergure”.

    La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection du prĂ©sident Kabila en 2011 au terme d’un scrutin contestĂ©. La crise a Ă©tĂ© aggravĂ©e par le report Ă  avril 2018 de la prĂ©sidentielle qui devait se tenir avant la fin 2016.

    Ce renvoi a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© en octobre dernier par la majoritĂ© prĂ©sidentielle et une frange minoritaire de l’opposition. La majeure partie de l’opposition a rejetĂ© cet accord issu d’un “dialogue national” et plaide pour la tenue du scrutin en 2017.

    Le prĂ©sident Kabila a invitĂ© la dĂ©lĂ©gation Ă  “Ă©couter les Congolais et Ă  les aider Ă  trouver une solution telle que les Congolais le conçoivent”, “parce que la situation est trĂšs complexe”, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP le porte-parole du gouvernement Lambert Mende.

    “L’accord du 18 octobre doit ĂȘtre considĂ©rĂ© comme le socle, le point de dĂ©part, la pierre angulaire vers laquelle la communautĂ© internationale doit agir pour ramener tout le monde” a un compromis, a-t-il ajoutĂ©.

    Les membres du Conseil de sĂ©curitĂ© doivent rencontrer plusieurs acteurs de la sociĂ©tĂ© congolaise Ă  Kinshasa et dans l’est du pays.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et son mandat expire le 20 dĂ©cembre. La Constitution lui interdit de se reprĂ©senter mais le chef de l’État est restĂ© silencieux sur ses intentions et son avenir politique. Ses dĂ©tracteurs craignent qu’il ne cherche Ă  s’accrocher au pouvoir ou brigue un nouveau mandat.

    Depuis janvier 2015, l’opposition et les mouvements citoyens congolais ont multipliĂ© les manifestations contre M. Kabila pour exiger son dĂ©part Ă  la fin de son mandat, le 20 dĂ©cembre, et la tenue de la prĂ©sidentielle avant cette date, ce qui est aujourd’hui impossible.

    Avec AFP

  • Kabila Ă©voque une possible modification de la Constitution

    Kabila évoque une possible modification de la Constitution

    kabila-Le prĂ©sident de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo a, selon des diplomates, indiquĂ© qu’il ne pourrait pas briguer un troisiĂšme mandat mais que la Constitution congolaise pourrait ĂȘtre rĂ©visĂ©e. Il l’a mentionnĂ© pendant qu’il discutait avec les membres du Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations unies

    “Le Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations Unies a demandĂ© au prĂ©sident Kabila de confirmer qu’il ne se prĂ©sentera pas Ă  l’Ă©lection. Il a dit que la Constitution Ă©tait claire sur le troisiĂšme mandat mais elle (Ndlr, la Consitution) pourrait ĂȘtre amendĂ©e”, indique dans un message postĂ© sur Twitter le Conseiller politique Ă  la Maison du Royaume-Uni auprĂšs de l’ONU, M. Stephen Hickey qui a pris part aux discussions entre le Chef de l’Etat congolais et la dĂ©lĂ©gation des Nations unies.

    UNSC asked Pres. Kabila to confirm he would not run in election. He said Constitution clear on no 3rd mandate but could be amended.

    Very concerning that Pres. Kabila mentions possibility of amending constitution when asked straight question on standing for 3rd term.

    Le porte-parole du gouvernement congolais, M. Lambert Mende, indique de son cĂŽtĂ© que M. Kabila a rappelĂ© dans des termes “percutants et simples
 qu’il est un homme qui n’a jamais violĂ© un engagement et souhaiterait que les membres du Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations Uniesaient plus un esprit ouverts avant de se prononcer sur la question congolaise
 et considĂšrent ce qui convient aux Congolais”.

    Poliment congédiés

    Selon M. Mende, le prĂ©sident Kabila a souhaitĂ© que “cette 13e visite du Conseil de sĂ©curitĂ© soit la derniĂšre. DĂšs il y a vraiment un problĂšme, ils peuvent visiter”, a rapportĂ© Mende dans un entretien tĂ©lĂ©phonique avec le Site d’Information AtualitĂ©.CD.

    Le prĂ©sident Kabila a rappelĂ© aux membres du Conseil de sĂ©curitĂ© que Patrice Emery Lumumba, le premier Premier ministre congolais dĂ©mocratiquement Ă©lu, Ă©tait enlevĂ© Ă  Kinshasa en 1960 en prĂ©sence d’une mission des Nations unies et a Ă©tĂ© tuĂ© plus tard Ă  Lubumbashi. Il y a donc un problĂšme, a soulevĂ© M. Kabila, selon le porte-parole du gouvernement.

    Le diplomate anglais, Stephen Hickey, rĂ©vĂšle, de son cĂŽtĂ© dans un autre tweet que le Chef de l’Etat congolais s’est Ă©tonnĂ© de l’intĂ©rĂȘt du Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations unies sur les violations de la Constitution en RDC alors que beaucoup d’autres violations sont perpĂ©trĂ©es dans la rĂ©gion.

    President Kabila tells the UNSC it’s curious we’re focused on violations of constitution, when so many other violations in the region.

    “Nous avons rappelĂ© que la RDC est Ă  un moment charniĂšre de son histoire, une transition pacifique doit conduire Ă  des Ă©lections apaisĂ©es”, a dĂ©clarĂ© Ă  la presse l’ambassadeur de France auprĂšs des Nations unies, François Delattre, Ă  l’issue de l’entretien de plus d’une heure et demie que les 15 membres du Conseil de sĂ©curitĂ© ont eu avec M. Kabila.

    M. Delattre a Ă©galement lancĂ© un appel Ă  la responsabilitĂ© de tous les acteurs politiques congolais: “Il revient aux forces vives de maintenir le pays sur le chemin de la paix”, a-t-il dit.

    Vendredi, l’ONG Human Rights Watch (HRW) avait appelĂ© cette dĂ©lĂ©gation Ă  dĂ©noncer “la rĂ©pression politique” en RDC “pour Ă©viter une crise de large envergure”.

    La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection du prĂ©sident Kabila en 2011 au terme d’un scrutin contestĂ©. La crise a Ă©tĂ© aggravĂ©e par le report Ă  avril 2018 de la prĂ©sidentielle qui devait se tenir avant la fin 2016.

    Ce renvoi a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© en octobre dernier par la majoritĂ© prĂ©sidentielle et une frange minoritaire de l’opposition. La majeure partie de l’opposition a rejetĂ© cet accord issu d’un “dialogue national” et plaide pour la tenue du scrutin en 2017.

    Le prĂ©sident Kabila a invitĂ© la dĂ©lĂ©gation Ă  “Ă©couter les Congolais et Ă  les aider Ă  trouver une solution telle que les Congolais le conçoivent”, “parce que la situation est trĂšs complexe”, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP le porte-parole du gouvernement Lambert Mende.

    “L’accord du 18 octobre doit ĂȘtre considĂ©rĂ© comme le socle, le point de dĂ©part, la pierre angulaire vers laquelle la communautĂ© internationale doit agir pour ramener tout le monde” a un compromis, a-t-il ajoutĂ©.

    Les membres du Conseil de sĂ©curitĂ© doivent rencontrer plusieurs acteurs de la sociĂ©tĂ© congolaise Ă  Kinshasa et dans l’est du pays.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et son mandat expire le 20 dĂ©cembre. La Constitution lui interdit de se reprĂ©senter mais le chef de l’État est restĂ© silencieux sur ses intentions et son avenir politique. Ses dĂ©tracteurs craignent qu’il ne cherche Ă  s’accrocher au pouvoir ou brigue un nouveau mandat.

    Depuis janvier 2015, l’opposition et les mouvements citoyens congolais ont multipliĂ© les manifestations contre M. Kabila pour exiger son dĂ©part Ă  la fin de son mandat, le 20 dĂ©cembre, et la tenue de la prĂ©sidentielle avant cette date, ce qui est aujourd’hui impossible.

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  • Mondial 2018 : fin de la 2e journĂ©e des Ă©liminatoires dans la zone Afrique

    Mondial 2018 : fin de la 2e journée des éliminatoires dans la zone Afrique

    Léopards 6-GROUPE A : la RDC se place premiÚre du groupe

    La RD Congo et la Tunisie se partagent la 1Ăšre place. Les 2 sĂ©lections doivent cette performance À leur succĂšs en dĂ©placement. La Tunisie en AlgĂ©rie face Ă  la Libye 1-0 et les lĂ©opards 2-1 Ă  Conakry devant la GuinĂ©e.

    GROUPE B : Le NigĂ©ria au top, l’AlgĂ©rie en grand danger.

    Le NigĂ©ria a poussĂ© un peu plus l’AlgĂ©rie dans la crise en la dominant 3-1 samedi et est en bonne voie pour la qualification pour le Mondial-2018, tandis que l’autre choc de la soirĂ©e Maroc-CĂŽte d’Ivoire a accouchĂ© d’un petit nul (0-0) qui arrange les Ivoiriens.

    AprĂšs leur succĂšs en Zambie, les NigĂ©rians se sont imposĂ©s Ă  domicile 3-1 face Ă  l’AlgĂ©rie sur un doublĂ© de Victor Moses et un but de John Obi Mikel (42e). Avec six points, le NigĂ©ria est idĂ©alement placĂ© pour aller dĂ©crocher l’unique billet qualificatif pour le Mondial russe. Chez les Fennecs, l’arrivĂ©e du Belge Georges Leekens en remplacement du prĂ©cĂ©dent sĂ©lectionneur Milovan Rajevac n’a pas servi de dĂ©clic. DĂ©jĂ  tenus en Ă©chec lors de la rĂ©ception du Cameroun (1-1), les AlgĂ©riens ont toujours les mĂȘmes difficultĂ©s en dĂ©fense et sont en grand danger avec un seul petit point, Ă  Ă©galitĂ© avec la Zambie.

    Le Cameroun est 2e, avec 2 points et des regrets, aprÚs le nul à domicile face aux Zambiens (1-1). Les Lions indomptables ont poussé pour arracher la victoire en fin de match, sans y parvenir.

    GROUPE C : La CĂŽte d’Ivoire se place !

    On attendait beaucoup des retrouvailles des Ivoiriens avec HervĂ© Renard, l’ancien sĂ©lectionneur des ÉlĂ©phants dĂ©sormais Ă  la tĂȘte du Maroc. Finalement, le match s’est conclu sur un petit 0-0 Ă  Marrakech. Un nul Ă  l’extĂ©rieur qui arrange la CĂŽte d’Ivoire, privĂ©e samedi d’un joueur majeur dans chaque ligne: Bailly en dĂ©fense, Seri au milieu, et le capitaine Gervinho en attaque. Avec quatre points, les ElĂ©phants sont toujours seuls en tĂȘte de leur groupe C, puisque le Mali (1 point) et le Gabon (2e, 2 pts) de Pierre-Emerick Aubameyang ont fait match nul eux aussi 0-0.

    Rien n’est fait dans ce groupe resserrĂ© mais dĂ©cevant, oĂč ni les Marocains (2 pts) ni les Gabonais n’ont rĂ©ussi Ă  marquer depuis le dĂ©but des Éliminatoires.

    GROUPE D : Coup d’arrĂȘt pour le SĂ©nĂ©gal

    Le SĂ©nĂ©gal, qui restait sur une sĂ©rie de six victoires internationales de rang, a connu une dĂ©sillusion en Afrique du Sud. Les Lions de la Teranga Ă©taient bien entrĂ©s dans la partie, mais ne se sont pas remis d’un penalty contestable accordĂ© par l’arbitre pour l’ouverture du score des Bafana Bafana (43e). Ils ont encaissĂ© dans la foulĂ©e un deuxiĂšme but (45e+1) et se sont finalement inclinĂ©s 2-1. Les voilĂ  troisiĂšmes de leur groupe D avec leurs trois unitĂ©s.

    L’Afrique du Sud (4 pts) est en tĂȘte, a Ă©galitĂ© avec le Burkina qui a rĂ©ussi le bon coup de la soirĂ©e en s’imposant 2-0 sur le terrain du Cap-Vert, lanterne rouge. La double confrontation entre le Burkina et le SĂ©nĂ©gal fin aoĂ»t et dĂ©but septembre s’annonce cruciale.

    GROUPE E : L’Egypte est en tĂȘte.

    Les pharaons n’ont pas tremblĂ© devant les black stars en s’imposant 2-0 grĂące Ă  Mohamed Salah sur penalty et Abdallah El Said, une victoire qui les placent en tĂȘte de ce groupe E avec 6 points. L’Ouganda a rĂ©alisĂ© une belle opĂ©ration Ă  domicile en battant le Congo 1-0 sur un but de Farouk Miya. Les Ougandais qui avaient créé la surprise en tenant tĂȘte au Ghana lors de la premiĂšre journĂ©e (0-0) sont Ă  la 2Ăšme place avec 4 points.

    Elisée Hounkpatin- VOA

  • DĂ©mission du Premier ministre dans le cadre d’un accord politique en RDC

    DĂ©mission du Premier ministre dans le cadre d’un accord politique en RDC

    Matata-Augustin Matata Ponyo a annoncĂ© sa dĂ©mission pour permettre la nomination d’un chef de gouvernement issu de l’opposition en application d’un accord sur le report de la prochaine prĂ©sidentielle en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo.

    “J’ai dĂ©posĂ© ma dĂ©mission du Premier ministre ainsi que des membres de mon gouvernement (…) pour rĂ©pondre Ă  l’esprit et Ă  la lettre de l’accord” passĂ© le mois dernier avec une frange minoritaire de l’opposition, a dĂ©clare Augustin Matata, Ă  la sortie d’une audience auprĂšs du prĂ©sident Joseph Kabila.

    La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection du prĂ©sident Kabila en 2011 au terme d’un scrutin contestĂ©. La crise a Ă©tĂ© aggravĂ©e par le report de la prĂ©sidentielle qui devait se tenir avant la fin 2016. Le mandat du prĂ©sident Kabila, au pouvoir depuis 2001, expire le 20 dĂ©cembre et la Constitution lui interdit de se reprĂ©senter.

    Mais le pouvoir et une minoritĂ© de l’opposition ont conclu, le 18 octobre dans le cadre d’un “dialogue national”, un accord prĂ©voyant le report de l’Ă©lection Ă  une date indĂ©terminĂ©e, au plus tĂŽt fin 2017. Le document prĂ©voit aussi la formation d’un gouvernement d’unitĂ© nationale dirigĂ© par une personnalitĂ© issue de l’opposition.

    Vital Kamerhe, chef de la dĂ©lĂ©gation de l’opposition au dialogue national, est donnĂ© favori pour succĂ©der Ă  M. Matata dans ce cadre.

    AprĂšs avoir Ă©tĂ© reçu par le prĂ©sident Kabila, M. Kamerhe a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP que la nomination du Premier ministre Ă©tait “imminente” et que la formation du nouveau gouvernement interviendrait “dans six ou sept jours maximum”.

    InterrogĂ© pour savoir quelle personnalitĂ© de l’opposition serait dĂ©signĂ©e, il a rĂ©pondu que “cette tĂąche relevait du prĂ©sident Kabila”.

    ‘Etat de la nation’

    Ce dernier s’adressera Ă  la nation mardi devant le CongrĂšs, a dĂ©clarĂ© pour sa part Aubin Minaku, chef de la majoritĂ© et prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale. Un communiquĂ© de la prĂ©sidence lu Ă  la radio-tĂ©lĂ©vision nationale a prĂ©cisĂ© que l’adresse du chef de l’État porterait “sur l’Ă©tat de la nation”.

    “Le Rassemblement peut rejoindre le train Ă  tout moment. Nous restons ouverts”, a ajoutĂ© M. Kamerhe en rĂ©fĂ©rence Ă  la coalition regroupant la majeure partie de l’opposition autour de l’opposant historique Étienne Tshisekedi.

    Le Rassemblement rejette l’accord du 18 octobre, soutenant que M. Kabila doit quitter son poste Ă  la fin de son mandat pour respecter la Constitution.

    La coalition d’opposition a organisĂ© des manifestations les 19 et 20 septembre oĂč 53 personnes ont perdu la vie, selon l’ONU.

    Lors d’une visite ce weekend Ă  Kinshasa, une dĂ©lĂ©gation du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU a exhortĂ© les acteurs congolais Ă  oeuvrer pour “une transition pacifique en vue d’Ă©lections apaisĂ©es”.

    Enfin, M. Matata a estimĂ© qu’au terme de quatre ans et demi Ă  la tĂȘte du gouvernement congolais, “le travail que nous avons abattu est trĂšs apprĂ©ciable et nous pouvons dire que le bilan est globalement positif”.

    “Du point de vu macro-Ă©conomique nous avons enregistrĂ© des performances inĂ©dites en termes de stabilitĂ© de taux de change, mĂȘme si au cours des derniers mois il y a eu [des] soubresauts liĂ©s notamment Ă  la crise internationale”, a-t-il dit.

    En une annĂ©e, le taux de change du franc congolais a dĂ©crochĂ© de 30% par rapport au dollar entrainant une poussĂ©e d’inflation pĂ©nalisant davantage une population vivant largement dans une grande pauvretĂ©.

    Avec AFP

  • Donald a gagnĂ© son pari et Hillary a perdu son rĂȘve


    Donald a gagnĂ© son pari et Hillary a perdu son rĂȘve


    trumpclinton2-Les dessous du scrutin présidentiel US 2016

    Spectrographie d’une Ă©lection Ă©nigmatique

    ‘‘Le Peuple amĂ©ricain entre l’incertitude d’une rĂ©volution trompe-l’Ɠil et la peur d’un avenir sombre’’

    ‘‘On ne ment jamais tant qu’avant les Ă©lections, pendant la guerre et aprĂšs la chasse’’ Georges ClĂ©menceau, PrĂ©sident du Conseil, France, 25 octobre 1906 – 20 juillet 1909

    Par Joël Asher Lévy-Cohen *

    Le mardi 8 novembre 2016, – dĂ©mocratie oblige ! –, le Peuple amĂ©ricain a tout Ă  fait naturellement jetĂ© son dĂ©volu sur le Magnat de l’immobilier et, de surcroĂźt, acteur de tĂ©lĂ©rĂ©alitĂ© Donald John Trump Sr. Cette Ă©lection du milliardaire new-yorkais qui dĂ©fendait les couleurs du Grand Old Party, s’est rĂ©alisĂ©e aux dĂ©pens de la DĂ©mocrate Hillary Diane Rodham Clinton dont la campagne prĂ©sidentielle a Ă©tĂ© sĂ©rieusement assombrie et bousculĂ©e par la ‘‘saga des emails’’. Force est cependant de reconnaĂźtre que cette victoire du Magnat de l’immobilier sur l’ex-premiĂšre dame et ex-secrĂ©taire d’État, – pourtant favorite en raison de son expĂ©rience politique et administrative avĂ©rĂ©e –, a Ă©tĂ© manifestement le rĂ©sultat non pas d’un coup de pouce du Destin mais le fruit d’une fĂ©roce et intense bataille souterraine au sein de l’oligarchie amĂ©ricaine.

    Chose sĂ»re et certaine, la victoire Ă©lectorale du RĂ©publicain Donald John Trump Sr rĂ©sulte d’une escroquerie politique savamment orchestrĂ©e consistant Ă  le prĂ©senter aux yeux de l’Opinion publique nationale et internationale comme un ‘‘personnage nouveau’’ et, surtout, un ‘‘personnage antisystĂšme’’. Ce qui est, en rĂ©alitĂ©, totalement faux. En effet, le nouveau prĂ©sident Ă©lu est, en fait, un habituĂ© de la sphĂšre politique. Il a toujours gravitĂ© autour de l’univers politique en tant que contributeur financier. Il prĂ©sente, assurĂ©ment, cette particularitĂ© et cette singularitĂ© d’avoir mĂȘme financĂ© les deux partis politiques dominants des États-Unis d’AmĂ©rique. À savoir : le ‘‘Parti rĂ©publicain’’, autrement dĂ©signĂ© ‘‘Grand Old Party’’ (GOP), ou parti de l’ÉlĂ©phant et le ‘‘Parti dĂ©mocrate’’ ou parti de l’Âne.

    Au cours de la campagne prĂ©sidentielle l’opposant Ă  Hillary Diane Rodham Clinton, le Magnat de l’immobilier et non moins milliardaire new-yorkais Donald John Trump Sr s’est affichĂ© comme un ‘‘candidat anti-Wall Street’’. Cependant, importe-t-il de noter, celui-ci a, toujours, fait ‘‘la promotion de 500 plus grandes entreprises amĂ©ricaines cotĂ©es sur les parquets boursiers ou la place financiĂšre de New York (S & P 500)’’. À cet Ă©gard, fait largement foi sa fameuse publicitĂ© en vue de mousser la compagnie de tĂ©lĂ©communication ACN et, par consĂ©quent, saluer les performances Ă©conomiques et financiĂšres de ladite sociĂ©tĂ©. À cette Ă©poque, celle-ci connaissait, sur le terrain, une expansion fort fulgurante.

    Ce qui est sĂ»r et certain, au cours de cette campagne Ă©lectorale pourtant dĂ©cisive, l’homme d’affaires Donald John Trump Sr est devenu subitement Ă©conome. Pour ne pas dire pingre. Celui-ci s’est, Ă  vrai dire, rĂ©servĂ© de dĂ©penser beaucoup d’argent qui est, en principe, le nerf de la guerre lors d’un scrutin Ă©lectoral. En revanche, c’est lĂ  le hic, il a curieusement bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une publicitĂ© gratuite de la part des entreprises de presse qu’il a pourtant accusĂ©es de comploter contre sa campagne et, surtout, son Ă©lection Ă  la tĂȘte des États-Unis d’AmĂ©rique. Il convient de souligner que cette part d’économie, c’est-Ă -dire des dĂ©penses non engagĂ©es, est chiffrĂ©e, selon des sources autorisĂ©es et, de surcroĂźt, dignes de bonne foi, Ă  hauteur de ‘‘cent millions de dollars US’’.

    Ce qui est absolument clair, les Ă©lections prĂ©sidentielles amĂ©ricaines de 2016 sont l’Ɠuvre du mensonge. Ceci est vrai des primaires dans les deux camps que du choix du prĂ©sident des États-Unis le mardi 8 novembre dernier. Il sied de mentionner que les gagnants des primaires tant dĂ©mocrates que rĂ©publicaines ont Ă©tĂ© primĂ©s sur la base des idĂ©es politiques subtilisĂ©es Ă  leurs concurrents les plus redoutables.

    Ainsi en est-il de Donald John Trump Sr. Ce milliardaire s’est largement imposĂ© en piquant pratiquement le discours antisystĂšme du SĂ©nateur du Texas Ted Cruz qui bĂ©nĂ©ficiait pourtant de l’appui considĂ©rable de l’establishment rĂ©publicain. Ainsi en est-il de l’ex-premiĂšre dame et ex-secrĂ©taire d’État Hillary Diane Rodham Clinton. Il y a lieu de rappeler que cette candidate dĂ©mocrate a arnaquĂ© le programme politique et Ă©lectoral du SĂ©nateur de Vermont Bernie Sanders fondĂ© sur le rejet de l’élite aussi bien politique qu’économique et financiĂšre du pays. Sans compter que celle-ci a, de toute Ă©vidence, conspirĂ© avec l’appareil administratif de son parti pour Ă©carter son concurrent le plus sĂ©rieux.

    Ce qui est clair, les Ă©lections prĂ©sidentielles amĂ©ricaines de 2016 auront sans doute prouvĂ© cette pensĂ©e politique de l’illustrissime prince italien NiccolĂČ di Bernardo dei Macchiavelli, dit ‘‘Nicolas Machiavel’’ : ‘‘La fin justifie les moyens’’. Elles auront au moins dĂ©montrĂ© cette pensĂ©e politique chĂšre au sĂ©nateur romain du 1er siĂšcle, Gaius Sallustius Crispus, dit Salluste : ‘‘En politique, il n’y a pas de morale, mais la politique a sa propre morale’’.

    Certes, le Peuple amĂ©ricain a parlĂ©. Certes, la dĂ©mocratie a dit le dernier mot. Donald John Trump Sr a Ă©tĂ© sacrĂ© champion de la prĂ©sidentielle. Il a Ă©tĂ© couronnĂ© vainqueur d’une bataille aux multiples rebondissements. Mais, le plus grand perdant demeure, Ă  toutes fins pratiques et utiles, le Peuple amĂ©ricain. Celui-ci est, en rĂ©alitĂ©, le dindon de la farce. Il s’est fait duper par son Ă©lite politique et Ă©conomico-financiĂšre.

    À preuve, une fois Ă©lu par le Peuple amĂ©ricain, Donald John Trump Sr a commencĂ© Ă  ‘‘nettoyer’’ progressivement ses promesses Ă©lectorales de son site de campagne. Cet acteur de tĂ©lĂ©rĂ©alitĂ© a commencĂ© pratiquer le Tango argentin. Il maĂźtrise tellement bien sa chorĂ©graphie qu’il a commencĂ© Ă  revenir petit Ă  petit sur ses engagements Ă©lectoraux.

    Parmi ses promesses les plus en vue, il n’est d’ailleurs plus question de refuser aux Croyants musulmans l’entrĂ©e sur le territoire des États-Unis d’AmĂ©rique. En fait, il n’est maintenant plus question que d’exercer sur eux un contrĂŽle poussĂ©. Qu’est-ce que cela signifie concrĂštement ? Personne n’est en mesure d’y rĂ©pondre avec clartĂ©.

    À preuve, il n’est plus question du tout d’abolir complĂštement ‘‘Obamacare’’. Donc, il n’est dorĂ©navant plus question que d’amender certaines de ses dispositions. Force est d’admettre que cette loi sociale permet, en rĂ©alitĂ©, aux plus dĂ©munis de la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine de bĂ©nĂ©ficier d’une couverture mĂ©dicale.

    Une chose est sĂ»re et certaine, Donald John Trump Sr a visiblement trop promis. En avait-il rĂ©ellement conscience ? Il n’y a que lui que pour rĂ©pondre Ă  cette question. En effet, jouant cette fois-ci son propre rĂŽle comme dans une sĂ©rie de tĂ©lĂ©rĂ©alitĂ© Ă  saveur politique et dĂ©mocratique, le candidat rĂ©publicain est pratiquement allĂ© au-delĂ  de toute promesse raisonnable. Il a, certes, suscitĂ© des espoirs qu’il ne peut pas se permettre de dĂ©cevoir sous quelque motif que ce soit.

    En d’autres termes, le prĂ©sident Ă©lu Donald John Trump Sr a-t-il fait des promesses qui sont, par nature, difficilement rĂ©alisables ?

    Ce qui est clair, le candidat rĂ©publicain Donald John Trump Sr a promis le retour des emplois dĂ©localisĂ©s aux États-Unis d’AmĂ©rique. Et, tout le monde sait parfaitement bien que le coĂ»t de production manufacturiĂšre est trĂšs Ă©levĂ© au pays de l’Oncle Sam. Ceci a pour corollaire immĂ©diat la chertĂ© des prix liĂ©s aux biens de consommation. Par consĂ©quent, comment procĂ©dera-t-il au retour de ces emplois d’ailleurs au cƓur de la grogne populaire tout en garantissant des prix trĂšs bas et une consommation toujours en expansion ?

    Ce qui est clair, le candidat rĂ©publicain Donald John Trump Sr a, tout Ă  fait, promis le retour inĂ©luctable des emplois, notamment dans bon nombre de rĂ©gions laminĂ©es par la crise Ă©conomique et sociale en raison de la fermeture des sites industriels essentiellement basĂ©s sur le modĂšle Ă©conomique du XIXe et du dĂ©but du XXe siĂšcle. Par exemple : ‘‘les mines d’extraction du charbon’’. En d’autres termes, toutes ces rĂ©gions subiront-elles une reconversion industrielle ? ConnaĂźtront-elles la relance de leurs activitĂ©s d’antan ?

    Ce qui est clair, le champion rĂ©publicain a nettement promis la baisse d’impĂŽts aussi bien des entreprises que des particuliers. Ceci constitue une baisse de recettes pour l’administration fĂ©dĂ©rale. Toute la question est de savoir par quoi il compensera ce manque Ă  gagner dans la mesure oĂč cette opĂ©ration budgĂ©taire consistera Ă  creuser les dĂ©ficits publics.

    Aussi le vainqueur des Ă©lections prĂ©sidentielles amĂ©ricaines de 2016 a-t-il promis de relancer l’économie par les grands travaux d’infrastructures. Ce qui constitue en rĂ©alitĂ© une augmentation substantielle des dĂ©penses. Toute la question est de savoir avec quels types de financements ces opĂ©rations seront rĂ©alisĂ©es. À cet Ă©gard, l’État fĂ©dĂ©ral tournera-t-il Ă  fond la planche Ă  billets ? Sera-t-il vraiment portĂ© Ă  s’endetter davantage auprĂšs des banques ?

    Chose certaine, avec le RĂ©publicain Donald John Trump Sr aux manettes, les États-Unis d’AmĂ©rique amorcent, sans l’ombre d’un seul doute, un retour au [Reaganisme] trĂšs cher au feu Ronald Wilson Reagan. Cette idĂ©ologie Ă©conomique, trĂšs en vogue dans les annĂ©es quatre-vingts, repose essentiellement sur l’endettement sans limite du pays auprĂšs des banques de crĂ©dit et d’investissement, sur la force du dollar sur les marchĂ©s de change. Force est d’ailleurs de constater que l’équipe de ce champion rĂ©publicain est, certes, composĂ©e d’anciens conseillers de Ronald Wilson Reagan.

    Chose certaine, les RĂ©publicains sont, par nature, libre-Ă©changistes. Or le prochain CongrĂšs, tout comme l’actuel, est dominĂ© par des RĂ©publicains libre-Ă©changistes. Le prĂ©sident Ă©lu Donald John Trump Sr ira-t-il Ă  l’encontre de cette idĂ©ologie imprimĂ©e dans leur ADN au risque de s’aliĂ©ner des soutiens politiques importants au sein des institutions publiques du pays ? Qui vivra verra !

    Par ailleurs, depuis la proclamation rĂ©elle des rĂ©sultats Ă©lectoraux, la contestation du scrutin prĂ©sidentiel ayant consacrĂ© la victoire du milliardaire Donald John Trump Sr a visiblement pris des proportions sans prĂ©cĂ©dent. Ce mouvement est, tout Ă  fait, perceptible dans les grandes villes. Cette vague qui ne faiblit point pour l’instant, est animĂ©e par des jeunes, de surcroĂźt Ă©lĂšves du lycĂ©e et Ă©tudiants du cursus collĂ©gial et universitaire.

    Ce mouvement juvĂ©nile anti-Trump dĂ©nonce trĂšs ouvertement les incongruitĂ©s d’un systĂšme politique qui a laissĂ© passer Ă  travers les mailles du filet un individu dont le discours est manifestement raciste et xĂ©nophobe. Il ne cesse de fustiger un systĂšme dĂ©mocratique qui a couronnĂ© un individu dont l’idĂ©ologie est profondĂ©ment fasciste, sexiste. Donc, un discours qui constitue concrĂštement une rupture de digue donnant indĂ©niablement libre cours Ă  l’extrĂ©misme le plus abject.

    Joël Asher Lévy-Cohen

    Journaliste indépendant

  • Donald John Trump Jr gagne haut la main la prĂ©sidentielle US 2016

    Donald John Trump Jr gagne haut la main la présidentielle US 2016

    Une trĂšs grande victoire contre l’establishment rĂ©publicain et washingtonien

    donald_trump-Natif de Queens, dans l’État de New York, le magnat de l’immobilier Donald John Trump Jr a remportĂ© la prĂ©sidentielle amĂ©ricaine. Il devient, ainsi, le 45e prĂ©sident des États-Unis d’AmĂ©rique. Il a acquis avec panache cette victoire Ă©lectorale au dĂ©triment de la SĂ©natrice de New York Hillary Diane Rodham Clinton.

    Il s’agit lĂ  d’une victoire personnelle de Donald John Trump Jr contre l’establishment du parti rĂ©publicain. Force est de souligner que celui-ci avait refusĂ© de l’appuyer lors de la Convention de Cleveland du 18 au 21 juillet 2016, consacrant son investiture par les dĂ©lĂ©guĂ©s. C’est, aussi, une victoire personnelle contre le parti dĂ©mocrate pour n’avoir pas engagĂ© de sommes d’argent considĂ©rables dans le domaine de la publicitĂ© en vue d’accrocher le vote du public dans chaque CollectivitĂ© fĂ©dĂ©rĂ©e. C’est, Ă  vrai dire, une victoire Ă©clatante contre la majoritĂ© des entreprises de presse et des instituts de sondage. ChargĂ©s de façonner l’opinion publique, ceux-ci avaient gavĂ© les AmĂ©ricains d’une victoire irrĂ©vocable de la Candidate dĂ©mocrate.

    Ce qui est clair, trois facteurs clĂ©s expliquent pertinemment la dĂ©faite de la SĂ©natrice Hillary Diane Rodham Clinton. Il y a, d’abord, la dĂ©saffection du vote des minoritĂ©s hispaniques et africaines-amĂ©ricaines normalement acquises au parti dĂ©mocrate. En effet, ces deux communautĂ©s courtisĂ©es lors de scrutins n’ont pas rĂ©ellement apportĂ© toutes leurs voix Ă©lectorales Ă  l’ex-premiĂšre dame et ex-secrĂ©taire d’État.

    Ensuite, les partisans du SĂ©nateur de Vermont, le Socialiste Bernie Sanders, ne se sont point massivement mobilisĂ©s en faveur de la SĂ©natrice de l’État de New York. Ceux-ci ont bel et bien refusĂ© d’appuyer l’ex-premiĂšre dame et ex-secrĂ©taire d’État en raison de ses liens visiblement rapprochĂ©s avec Wall Street. En effet, la candidate dĂ©mocrate symbolise le statu quo. Elle incarne, en rĂ©alitĂ©, cette Ă©lite politique qui entretient des accointances Ă©troites, des relations de copinage avec le monde trĂšs feutrĂ© des affaires qui l’a soutenue envers et contre tout.

    Enfin, la dĂ©faite d’Hillary Diane Rodham Clinton pourtant pressentie premiĂšre femme Ă  la tĂȘte des États-Unis d’AmĂ©rique s’explique par le fait qu’elle a menĂ© une campagne Ă©lectorale on ne peut plus dĂ©faillante. À preuve, elle a Ă©tĂ© obligĂ©e de faire rapidement appel Ă  nul autre que le populaire couple prĂ©sidentiel Obama au cours de la derniĂšre semaine de campagne. Ce qui prouve que son message politique et Ă©lectoral ne passait pratiquement plus auprĂšs de l’Opinion.

    Sur le terrain, Hillary Diane Rodham Clinton a Ă©tĂ© incapable de canaliser le ras-le-bol de la communautĂ© blanche caucasienne. Il sied de relever que celle-ci est traumatisĂ©e par l’idĂ©e de voir les minoritĂ©s – entre autres les communautĂ©s latino-amĂ©ricaines et africaines-amĂ©ricaines – prendre rĂ©ellement trop de place, a fortiori rafler les grands postes de dĂ©cision, dans la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine, d’une part. Et, d’autre part, la SĂ©natrice de New York a Ă©tĂ© manifestement incapable d’incarner les aspirations du petit peuple qui veut, Ă  toutes fins pratiques et utiles, le changement.

    Il importe de mentionner que le changement appelĂ© de ses vƓux par la population passe, inĂ©luctablement, par la remise en cause complĂšte de l’élite washingtonienne. En effet, cette classe politique a, sans aucun doute, pactisĂ© avec le monde la finance et de l’industrie. Celle-ci est littĂ©ralement favorable au libre-Ă©change, Ă  la dĂ©localisation des emplois et Ă  la financiarisation spĂ©culative de l’économie mue par l’idĂ©e du profit pour le profit, laquelle exclut drastiquement l’Homme.

    Chose sĂ»re et certaine, la victoire Ă©lectorale du milliardaire Donald John Trump Jr est une trĂšs grande victoire politique autant personnelle que partisane. Cela est d’autant plus vrai que le parti de l’élĂ©phant conserve le CongrĂšs US. Cette formation politique garde hautement la main aussi bien sur la chambre des ReprĂ©sentants que le SĂ©nat. Surtout, cette famille politique qui se rĂ©clame de l’hĂ©ritage d’Abraham Lincoln, a raflĂ© des États traditionnellement dĂ©volus au parti de l’ñne dans la ceinture Ă©conomique de Rust Belt (rĂ©gion du Nord-Est). Donc une dĂ©faite trĂšs amĂšre pour les DĂ©mocrates.

    Chose bizarroĂŻde qui entache cette victoire Ă  l’élection prĂ©sidentielle, le magnat de l’immobilier Donald John Trump Jr, natif de Queens, dans l’État de New York, devient, Ă  l’image de Thomas Woodrow Wilson, natif de Staunton (Virginie), l’un des prĂ©sidents Ă©lus des États-Unis d’AmĂ©rique qui n’aura pas reçu les faveurs de son État d’origine. Comme quoi ‘‘nul n’est jamais prophĂšte chez soi’’. D’une part. Et, d’autre part, la SĂ©natrice de l’État de New York, Hillary Diane Rodham Clinton, quand bien mĂȘme elle a perdu au niveau des Grands Électeurs qui Ă©lisent le prĂ©sident des États-Unis d’AmĂ©rique, a au moins gagnĂ© au niveau du vote populaire. Elle a surclassĂ© son adversaire Ă  ce niveau.

    Joël Asher Lévy-Cohen

    Journaliste indépendant

     

  • Coupe de la ConfĂ©dĂ©ration: le TP Mazembe remporte son 10e titre continental

    Coupe de la Confédération: le TP Mazembe remporte son 10e titre continental

    tp-DĂ©jĂ  quintuple vainqueur de la Ligue des champions de la CAF, dĂ©tenteur de trois Supercoupes de la CAF et d’une Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe, le club congolais a dĂ©crochĂ© ce dimanche 6 novembre sa premiĂšre Coupe de la ConfĂ©dĂ©ration en battant les AlgĂ©riens du MO BĂ©jaĂŻa 4-1 lors de la finale retour Ă  Lubumbashi.

    Hubert Velud, le coach de Mazembe, avait prĂ©venu : aprĂšs le match nul favorable 1-1 obtenu par les Corbeaux Ă  Blida en AlgĂ©rie face au MO BĂ©jaĂŻa, il ne voulait pas que son Ă©quipe reste sur la dĂ©fensive malgrĂ© ce maigre avantage, et l’on peut dire qu’il a Ă©tĂ© entendu.

    Dans un stade rempli de 18 000 supporters acquis Ă  la cause de Mazembe, oĂč s’imposer relĂšve le plus souvent de l’exploit, les joueurs du club congolais ont maĂźtrisĂ© leur sujet de bout en bout en s’imposant 4-1 face Ă  des AlgĂ©riens qui ont dĂ» se contenter de miettes.

    Un premier but dĂšs la 7e minute

    Mazembe a allumĂ© la premiĂšre mĂšche dĂšs la 7e minute de jeu sur un coup de tĂȘte de Merveille Bokadi qui se trouvait Ă  la retombĂ©e d’un coup franc excentrĂ©. Les Congolais ont ensuite confirmĂ© leur emprise sur le match en inscrivant un deuxiĂšme but deux minutes avant la pause par Rainford Kalaba. Le Zambien de 30 ans a envoyĂ© une somptueuse demi-volĂ©e dans le petit filet du gardien bĂ©jaoui, Chamseddine Rahmani, qui n’a rien pu faire que de rester scotchĂ© sur sa ligne.

     A la pause, le titre semblait difficilement pouvoir Ă©chapper aux Congolais mĂȘme si tout Ă©tait encore possible pour les Crabes du MOB, qui pouvaient encore espĂ©rer l’emporter en Ă©galisant Ă  2-2. Malheureusement pour les hommes de Nasser Sandjak, Rainford Kabala en a dĂ©cidĂ© autrement en inscrivant Ă  la 62e minute de jeu un doublĂ© et le troisiĂšme but de son Ă©quipe sur une mauvaise relance des BĂ©jaouis.

    10e sacre continental

    L’égalisation du MOB par Sofiane Khadir Ă  la 75e minute n’y changera rien. Jonathan Bolingi, dĂ©jĂ  auteur de deux passes dĂ©cisives enfoncera mĂȘme le clou en inscrivant un quatriĂšme but pour Mazembe deux minutes plus tard.

    Avec cette victoire, les Corbeaux décrochent leur 10e sacre continental et Mazembe devient ainsi le deuxiÚme club à remporter successivement la Ligue des champions CAF et Coupe de la Confédération, aprÚs ce doublé déjà réalisé par le National du Caire en 2013 et 2014. Le TP Mazembe avait été reversé en Coupe de la Confédération aprÚs son élimination surprise par le WAC Casablanca en huitiÚme de finale.

    Ce nouveau titre continental devrait en tout cas largement consoler les Congolais de ne pas avoir réussi à remporter une deuxiÚme Ligue des champions consécutive aprÚs leur titre de 2015.
    RFI

  • Sur les traces du Grand Pavarotti

    Sur les traces du Grand Pavarotti

    kuku-FrĂ©dĂ©ric Kuku est un artiste-musicien d’origine congolaise. Il vit au Canada, plus prĂ©cisĂ©ment au QuĂ©bec, depuis de trĂšs nombreuses annĂ©es.

    Ce vendredi 4 novembre 2016, au Théùtre Plaza de MontrĂ©al, le trĂšs “affable” FrĂ©dĂ©ric Kuku a pris rendez-vous avec l’histoire. En fait, au cours de cette soirĂ©e rehaussĂ©e par la prĂ©sence de trĂšs nombreux amoureux de la musique classique, il lançait un album au titre somme toute Ă©vocateur : “Ma Place est ici“.

    Cet opus d’une qualitĂ© acoustique indĂ©niable, lequel a sĂ©duit plus d’un, se veut, Ă  vrai dire, un clin d’Ɠil Ă  l’intĂ©gration des communautĂ©s ethnoculturelles – [Ă©trangĂšres] – dont le Canada en gĂ©nĂ©ral et le QuĂ©bec en particulier sont les chantres incontestables et incontestĂ©s.

    Chose certaine, FrĂ©dĂ©ric Kuku qui fĂȘtait le jour mĂȘme du lancement de cet album son anniversaire de naissance, a rĂ©ussi son entrĂ©e dans la cour des Grands. La soirĂ©e qu’il a animĂ©e avec ses deux “Complices” du soir – [AndrĂ©e AimĂ©e Tremblay au violon et Dominic Boulianne au piano] -, a Ă©tĂ© une trĂšs grande rĂ©ussite.

    Cela est d’autant plus vrai que FrĂ©dĂ©ric Kuku dont le rĂ©pertoire vocal ne laisse point indiffĂ©rents les dieux de l’Olympe, n’a pas manquĂ© de rappeler Ă  toutes et Ă  tous les envolĂ©es lyriques aussi bien de JosĂ© Carreras et Placido Domingo que du trĂšs grand Luciano Pavarotti.

    D’ailleurs, le public qui a, Ă  maintes reprises, ovationnĂ© ce trio, est bel et bien reparti avec un sourire d’Ă©merveillement, aprĂšs s’ĂȘtre astreint Ă  la sĂ©ance d’autographes.

    Joël Asher Lévy-Cohen

    Journaliste indépendant

  • Memo Ă  la CENCO & DĂ©sobĂ©issance civile au Congo Kinshasa. Rendez-vous ce 19 dĂ©cembre 2016 ! Yebela : jour J – 48 !

    Memo Ă  la CENCO & DĂ©sobĂ©issance civile au Congo Kinshasa. Rendez-vous ce 19 dĂ©cembre 2016 ! Yebela : jour J – 48 !

    Tshisekedi–Ce document de 6 pages appelle l’Eglise catholique Ă  mettre autour d’une table les signataires de l’Accord politique de la CitĂ© de l’Union africaine d’une part ainsi que le Rassemblement et ceux qui partagent sa position d’autre part pour harmoniser leurs divergences  
    C’est depuis le 2 octobre 2016 qu’Etienne Tshisekedi wa Mulumba, prĂ©sident du comitĂ© des sages du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, a transmis son nouveau cahier de charges de six pages Ă  la ConfĂ©rence Ă©piscopale nationale du Congo -CENCO-, chargĂ©e de rapprocher les deux camps. Motif: il y a des points de divergence entre le groupe des signataires de l’Accord politique issu du dialogue prĂ©sidĂ© par le facilitateur togolais Edem Kodjo Ă  la CitĂ© de l’Union africaine et le rapport final du conclave du Rassemblement tenu Ă  Kinshasa dĂ©but octobre. Selon Tshisekedi, ces points de dĂ©saccord doivent faire l’objet d’un nouveau round des discussions en vue de dĂ©gager un compromis politique inclusif entre les deux camps. Ci-dessous l’intĂ©gralitĂ© de ce memo.
    VOICI LE MEMO DE TSHISEKEDI À LA CENCO
    Memo du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement sur ses divergences avec les signataires de l’Accord politique de la CitĂ© de l’Union Africaine
    A la meilleure attention de la Conférence Episcopale Nationale du Congo -CENCO-
    Le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement soutient la mission de bons offices de la ConfĂ©rence Episcopale Nationale du Congo -CENCO. Il rĂ©affirme sa volontĂ© de s’y impliquer activement dans le seul but d’obtenir le respect de la Constitution de la RĂ©publique par tous et de dĂ©bloquer pacifiquement le processus Ă©lectoral par l’organisation des Ă©lections transparentes, libres et crĂ©dibles en vue de l’alternance dĂ©mocratique conformĂ©ment Ă  cette Constitution.
    A cet effet, le Rassemblement souscrit Ă  l’idĂ©e que le rapport final de son conclave du 04 octobre 2016, d’une part, et l’Accord politique signĂ© le 18 octobre Ă  la CitĂ© de l’Union Africaine, Ă  Kinshasa, par les participants au dialogue non inclusif organisĂ© sous la facilitation de Monsieur Edem Kodjo, de l’autre, constituent les documents de travail de base dont les contenus respectifs feront l’objet d’un rapprochement en vue d’un compromis politique inclusif.
    Pour le Rassemblement, les parties prenantes sont, par conséquent, les suivantes:
    Les signataires de l’Accord de la CitĂ© de l’UALe Rassemblement et ceux avec lesquels il partage les positions
    De la lecture des positions de deux parties exprimées dans leurs documents respectifs évoqués ci-dessus, il ressort des divergences profondes sur les questions fondamentales ci-aprÚs:
    Constitution de la république et Pacte républicain de Sun City
    Le Rassemblement considĂšre qu’il est de la plus haute importance que les parties prenantes prennent, sans Ă©quivoque, les 3 engagements suivants:
    respecter l’intangibilitĂ© du Pacte rĂ©publicain issu du dialogue inter congolais de Sun City et de la Constitution du 18 fĂ©vrier 2006, notamment en ce qui concerne la limitation du nombre et de la durĂ©e des mandats du PrĂ©sident de la RĂ©publique. Cet engagement majeur implique non seulement qu’aucune des parties prenantes ne prendre l’initiative de rĂ©vision ou de changement de Constitution par voie lĂ©gislative ou par rĂ©fĂ©rendum, mais aussi que le PrĂ©sident de la RĂ©publique actuellement en fonction dont le second mandat prĂ©sidentiel expire le 19 dĂ©cembre Ă  23 heures 59, ne prĂ©sentera pas sa candidature Ă  la prochaine Ă©lection prĂ©sidentielle;respecter la primautĂ© de l’Etat de droit, les droits humains, les libertĂ©s fondamentales, individuelles et collectives;respecter la RĂ©solution 2277 -2016- du Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations Unies, plus spĂ©cialement dans ses dispositions concernant le respect des droits de l’Homme et des libertĂ©s fondamentales ainsi que la libĂ©ration de l’espace politique.
    Le document d’accord politique contiendra impĂ©rativement des clauses claires et prĂ©cises sur les 3 engagements ci-dessous.
    Processus électoral
    Pour le Rassemblement, le processus Ă©lectoral doit ĂȘtre conforme Ă  la Constitution, transparent et crĂ©dible. Les Ă©lections prĂ©sidentielle et lĂ©gislatives doivent ĂȘtre organisĂ©es dans les plus brefs dĂ©lais et, en tous cas, dans le courant de l’annĂ©e 2017.
    Cadre institutionnel
    Le Rassemblement exige que toutes les institutions impliquĂ©es dans le processus Ă©lectoral, plus spĂ©cifiquement la Commission Ă©lectorale nationale indĂ©pendante, CENI, la Cour constitutionnelle et le Conseil supĂ©rieur de l’audiovisuel et de la Communication, CSAC, jouissent pleinement de leur indĂ©pendance et soient vĂ©ritablement neutres et impartiales.  En effet, la CENI et la Cour constitutionnelle dans leur configuration actuelle, sont partisanes et partiales en faveur de la mouvance kabiliste. Quant au CSAC, il est incapable de garantir l’accĂšs aux medias publics Ă  tous les courants d’opinion et l’impartialitĂ© des medias en gĂ©nĂ©ral.
    Aussi, le Rassemblement exige-t-il la restructuration de ces trois institutions instrumentalisĂ©es par le pouvoir. Dans ce cadre, la composition actuelle de la CENI doit ĂȘtre revue totalement.
    Dans le mĂȘme ordre d’idĂ©es, le  Rassemblement prĂ©conise qu’une Ă©quipe d’experts de l’Organisation des Nations Unies, ONU, et de l’Organisation Internationale de la Francophonie, OIF, soit commise auprĂšs de la CENI pour renforcer ses capacitĂ©s et garantir aux compĂ©titeurs son impartialitĂ©. Le Rassemblement rappelle que la neutralitĂ© et l’impartialitĂ© sont un devoir imposĂ© Ă©galement par la Constitution aux Forces armĂ©es, Ă  la Police nationale, aux services de renseignement, Ă  la territoriale et Ă  l’administration publique en gĂ©nĂ©ral.
    Les deux parties prenantes devront convenir des dispositions pratiques Ă  cet effet.
    EnrÎlement des électeurs
    Le Rassemblement considĂšre que le processus e cours est un recensement dĂ©guisĂ© de la population et sert Ă  retarder l’élection prĂ©sidentielle pour permettre Ă  Monsieur Kabila de demeurer au pouvoir au mĂ©pris de la Constitution et contre la volontĂ© du Peuple congolais.
    Pour cette raison, le Rassemblement demande l’évaluation minutieuse d l’opĂ©ration d’enrĂŽlement des Ă©lecteurs en cours en vue d’en assurer la rĂ©gularitĂ© et de l’accĂ©lĂ©rer.
    Séquence des scrutins
    Compte tenu de l’importance de chaque scrutin et du prescrit de la Constitution, d’une part, et afin de ne pas troubler le choix des Ă©lecteurs, d’autre part, pour le Rassemblement:
    1) dans le dĂ©lai de 30 jours maximum, Ă  compter de la proclamation des rĂ©sultats provisoires des Ă©lections prĂ©sidentielle et lĂ©gislatives, les Ă©lections provinciales et sĂ©natoriales devront ĂȘtre organisĂ©es;
    2) les Ă©lections locales, communales et urbaines se tiendront aprĂšs l’installation des institutions nationales et provinciales.
    Calendrier électoral
    Le  calendrier Ă©lectoral doit l’objet du consensus des deux parties prenantes et figurer dans le document final.
    Ce calendrier intégrera rationnellement toutes les opérations préélectorales et électorales pour les élections présidentielles et législatives, comme ce fut le cas en 2006 et 2011.
    Les Ă©lections prĂ©sidentielle et lĂ©gislatives seront organisĂ©es avant la fin de l’annĂ©e 2017
    Financement des élections
    Pour affronter le dĂ©fi du financement du processus Ă©lectoral, le Rassemblement prĂ©conise la mobilisation combinĂ©e des ressources internes et externes ainsi que l’appui logistique de la MONUSCO.
    Au plan interne, la prioritĂ© devra ĂȘtre effectivement accordĂ©e Ă  l’allocation des ressources consĂ©quentes et Ă  leur exĂ©cution suivant le plan de dĂ©caissement prĂ©alablement arrĂȘtĂ© par le Gouvernement pour l’organisation des Ă©lections dans le dĂ©lai convenu.
    En outre, le Rassemblement souligne la nécessité de:
    5.1. Elaborer un budget électoral réel et réaliste;
    5.2.  ProcĂ©der  à l’audit financier de la CENI;
    5.3. Assurer la transparence dans la passation des marchĂ©s et de rĂ©activer la coopĂ©ration avec le PNUD notamment dans le cadre du projet d’appui au processus Ă©lectoral.
    Sur le plan externe, il sied de solliciter d’obtenir l’accompagnement financier des partenaires bilatĂ©raux et multilatĂ©raux de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo.
    Sécurité des élections
    Le Rassemblement propose la mise en place d’une plate-forme d’alerte et de traitement des cas dĂ©fis sĂ©curitaires liĂ©s Ă  l’organisation des Ă©lections sur l’ensemble du territoire national
    III. Légitimité des animateurs et membres des Institutions politiques et exercice du pouvoir aprÚs le 19 décembre 2016
    Depuis 2012, les mandats des députés provinciaux, des gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces et des sénateurs ont expiré.
    Le 19 dĂ©cembre prochain, le mandat prĂ©sidentiel de Joseph Kabila sera Ă©chu tandis qu’en fĂ©vrier 2017, celui des dĂ©putĂ©s arrivera Ă  son terme. Ainsi, dans quelques mois, la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, par la seule volontĂ© de Joseph Kabila, se trouvera dans la situation atypique d’un Etat dont les institutions nationales et provinciales Ă  mandat Ă©lectif auront toutes perdu leur lĂ©gitimitĂ©. Il en rĂ©sultera, par consĂ©quent, un vide du pouvoir qui, dans un rĂ©gime dĂ©mocratique, ne peut Ă©maner que du peuple souverain comme le prescrit, d’ailleurs, l’article 5 l’alinĂ©a 1er de la Constitution de la RĂ©publique.
    Pour ĂȘtre rĂ©solue, cette question de lĂ©gitimitĂ© requiert, un large consensus politique national en tenant compte aussi bien de l’économie gĂ©nĂ©rale de la Constitution que des responsabilitĂ©s d’un chacun dans l’impasse Ă©lectorale actuelle.
    C’est pourquoi, le Rassemblement prĂ©conise la mise en place d’un rĂ©gime spĂ©cial devant assurer la gestion du pays de maniĂšre Ă  organiser sans tarder les Ă©lections dans le respect de la Constitution et des normes dĂ©mocratiques.
    Décrispation politique et mesures de confiance
    Pour une vĂ©ritable dĂ©crispation politique et l’instauration de la confiance mutuelle entre les parties prenantes, le Rassemblement rĂ©affirme qu’il est impĂ©rieux que le pouvoir en place pose les actes ci-aprĂšs:
    La libĂ©ration sans condition de tous les prisonniers politiques et d’opinion tant Ă  Kinshasa qu’à l’intĂ©rieur du pays;l’abandon des poursuites judiciaires injustes et inspirĂ©es par des motivations politiques contre les leaders de l’Opposition;le retour en toute sĂ©curitĂ© et sans ennuis des exilĂ©s politiques congolais;l’arrĂȘt de toutes formes d’harcĂšlement, d’intimidations et de menaces contre les membres de l’Opposition tant Ă  Kinshasa qu’à l’intĂ©rieur du pays;l’arrĂȘt et l’abandon des tracasseries fiscales, administratives et policiĂšres contre les membres de l’opposition et de la SociĂ©tĂ© civile;la suppression et l’interdiction des dĂ©doublements des partis politiques de l’Opposition;la levĂ©e de toutes entraves Ă  la libertĂ© de presse et de manifestation;le libre accĂšs des mĂ©dias publics Ă  tous les courants de pensĂ©e et d’opinion;la rĂ©ouverture de tous les mĂ©dias proches de l’Opposition fermĂ©s;
    10.. la libertĂ© de mouvement des membres de l’Opposition.
    Mécanisme de suivi du compromis politique et garanties de bonne fin
    En vue de garantir le respect des engagements pris et la bonne fin du processus électoral, le Rassemblement préconise la mise en place des mécanismes internes et externes appropriés de suivi et à convenir entre les parties.
    Fait Ă  Kinshasa, le 02 octobre 2016
    Pour le Rassemblement
    Le Président du Comité des sages
    Etienne Tshiskedi wa Mulumba
  • Coupe de la ConfĂ©dĂ©ration: Le TP Mazembe Ă  l’attaque Ă  Lubumbashi

    Coupe de la ConfĂ©dĂ©ration: Le TP Mazembe Ă  l’attaque Ă  Lubumbashi

    Trésor Mputu, le capitaine et buteur du TP Mazembe, s'envole vers les sommets. REUTERS/Fadi Al-Assaad
    TrĂ©sor Mputu, le capitaine et buteur du TP Mazembe, s’envole vers les sommets. REUTERS/Fadi Al-Assaad

    -Le match retour de la Coupe de la ConfĂ©dĂ©ration se dĂ©roule ce dimanche 6 novembre Ă  Lubumbashi en RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo. Le TP Mazembe part avec un court avantage aprĂšs son nul en AlgĂ©rie, 1-1, face au MO BejaĂŻa. Hubert Velud, l’entraĂźneur des Congolais, malgrĂ© une certaine prudence, ne pense qu’à la victoire.

    Le TP Mazembe part favori ce dimanche 6 novembre pour le match retour de la Coupe de la Confédération et pourra remporter son 7e titre en compétitions africaines face au MO Bejaïa.

    Le TP Mazembe sera offensif

    Le match nul, 1-1, a permis aux Congolais de prendre une option sur le titre, car un match nul sans buts ou une victoire, assure le titre de champion au TP Mazembe.

    Toutefois l’entraĂźneur français des Corbeaux, Hubert Velud, en confĂ©rence de presse, ne veut pas entendre parler d’une tactique
 dĂ©fensive. « Je ne pense pas qu’on ait dĂ©jĂ  vu le TP Mazembe jouer dĂ©fensivement Ă  domicile. Je serais prudent sur le dĂ©roulement de la rencontre Ă  Lumbumbashi, car ce ne sera pas le mĂȘme match qu’à Blida. En tout cas on ne sera pas prudent dans le jeu, car nous, on voudra faire la diffĂ©rence et gagner. »

     D’ailleurs Hubert Velud n’y va pas par quatre chemins, la recette pour remporter le titre, il nous la donne. « Il faudra qu’on marque rapidement pour se mettre Ă  l’abri, car le MOB reste une trĂšs belle Ă©quipe. Je les trouve en progrĂšs par rapport Ă  la phase de groupes. »

    Du cĂŽtĂ© des joueurs, c’est le mĂȘme son de cloche. Pour Christian KouamĂ© Koffi, milieu de terrain ivoirien du TP Mazembe, ĂągĂ© de 26 ans, il faudra ĂȘtre sĂ©rieux pour le match retour. « On a rĂ©ussi un bon rĂ©sultat en AlgĂ©rie, mais on doit travailler durement pour faire le nĂ©cessaire Ă  domicile pour gagner. »

    Un match aller satisfaisant en Algérie

    Lors du match aller, disputĂ© le 29 octobre au stade Mustapha Tchaker Ă  Blida en AlgĂ©rie, les deux Ă©quipes s’étaient quittĂ©es sur un score nul, 1-1. Hubert Velud est revenu sur cette rencontre. « On a rĂ©alisĂ© une bonne opĂ©ration mais je note qu’on a souffert en deuxiĂšme mi-temps. On a fait des erreurs dĂ©fensives inhabituelles. Sur le match aller, le MOB a fait une trĂšs belle prestation. On a pris Ă  Blida une option. Je suis trĂšs satisfait de la premiĂšre rencontre. »

    Pour l’entraĂźneur français des Corbeaux, l’équipe algĂ©rienne ne manque pas de qualitĂ©s, et c’est pour cela que le TP Mazembe doit s’en mĂ©fier. « Le MOB a des attaquants trĂšs mobiles avec des joueurs, qui permutent sans arrĂȘt et qui lors de la rĂ©cupĂ©ration des ballons vont trĂšs vite vers l’avant. Ils sont trĂšs bons en contres. Ce n’est pas Ă©vident de gĂ©rer les remontĂ©es de balles rapides des joueurs algĂ©riens. Sur le premier match, ils ont manquĂ© d’efficacitĂ©. »

    Rappelons que les Crabes participent Ă  leur premiĂšre finale lors de leur premiĂšre participation aux compĂ©titions africaines. Pour le TP Mazembe, l’historique est bien plus fourni, car le club congolais dispute sa 10e finale. Toutefois rien n’est encore jouĂ©. On notera tout de mĂȘme que lors de la phase de groupes, les Corbeaux avaient battu les Crabes sur le score de 1-0 Ă  Lubumbashi.

    RFI