Author: Don Kayembe

  • Donald a gagné son pari et Hillary a perdu son rêve…

    Donald a gagné son pari et Hillary a perdu son rêve…

    trumpclinton2-Les dessous du scrutin présidentiel US 2016

    Spectrographie d’une élection énigmatique

    ‘‘Le Peuple américain entre l’incertitude d’une révolution trompe-l’œil et la peur d’un avenir sombre’’

    ‘‘On ne ment jamais tant qu’avant les élections, pendant la guerre et après la chasse’’ Georges Clémenceau, Président du Conseil, France, 25 octobre 1906 – 20 juillet 1909

    Par Joël Asher Lévy-Cohen *

    Le mardi 8 novembre 2016, – démocratie oblige ! –, le Peuple américain a tout à fait naturellement jeté son dévolu sur le Magnat de l’immobilier et, de surcroît, acteur de téléréalité Donald John Trump Sr. Cette élection du milliardaire new-yorkais qui défendait les couleurs du Grand Old Party, s’est réalisée aux dépens de la Démocrate Hillary Diane Rodham Clinton dont la campagne présidentielle a été sérieusement assombrie et bousculée par la ‘‘saga des emails’’. Force est cependant de reconnaître que cette victoire du Magnat de l’immobilier sur l’ex-première dame et ex-secrétaire d’État, – pourtant favorite en raison de son expérience politique et administrative avérée –, a été manifestement le résultat non pas d’un coup de pouce du Destin mais le fruit d’une féroce et intense bataille souterraine au sein de l’oligarchie américaine.

    Chose sûre et certaine, la victoire électorale du Républicain Donald John Trump Sr résulte d’une escroquerie politique savamment orchestrée consistant à le présenter aux yeux de l’Opinion publique nationale et internationale comme un ‘‘personnage nouveau’’ et, surtout, un ‘‘personnage antisystème’’. Ce qui est, en réalité, totalement faux. En effet, le nouveau président élu est, en fait, un habitué de la sphère politique. Il a toujours gravité autour de l’univers politique en tant que contributeur financier. Il présente, assurément, cette particularité et cette singularité d’avoir même financé les deux partis politiques dominants des États-Unis d’Amérique. À savoir : le ‘‘Parti républicain’’, autrement désigné ‘‘Grand Old Party’’ (GOP), ou parti de l’Éléphant et le ‘‘Parti démocrate’’ ou parti de l’Âne.

    Au cours de la campagne présidentielle l’opposant à Hillary Diane Rodham Clinton, le Magnat de l’immobilier et non moins milliardaire new-yorkais Donald John Trump Sr s’est affiché comme un ‘‘candidat anti-Wall Street’’. Cependant, importe-t-il de noter, celui-ci a, toujours, fait ‘‘la promotion de 500 plus grandes entreprises américaines cotées sur les parquets boursiers ou la place financière de New York (S & P 500)’’. À cet égard, fait largement foi sa fameuse publicité en vue de mousser la compagnie de télécommunication ACN et, par conséquent, saluer les performances économiques et financières de ladite société. À cette époque, celle-ci connaissait, sur le terrain, une expansion fort fulgurante.

    Ce qui est sûr et certain, au cours de cette campagne électorale pourtant décisive, l’homme d’affaires Donald John Trump Sr est devenu subitement économe. Pour ne pas dire pingre. Celui-ci s’est, à vrai dire, réservé de dépenser beaucoup d’argent qui est, en principe, le nerf de la guerre lors d’un scrutin électoral. En revanche, c’est là le hic, il a curieusement bénéficié d’une publicité gratuite de la part des entreprises de presse qu’il a pourtant accusées de comploter contre sa campagne et, surtout, son élection à la tête des États-Unis d’Amérique. Il convient de souligner que cette part d’économie, c’est-à-dire des dépenses non engagées, est chiffrée, selon des sources autorisées et, de surcroît, dignes de bonne foi, à hauteur de ‘‘cent millions de dollars US’’.

    Ce qui est absolument clair, les élections présidentielles américaines de 2016 sont l’œuvre du mensonge. Ceci est vrai des primaires dans les deux camps que du choix du président des États-Unis le mardi 8 novembre dernier. Il sied de mentionner que les gagnants des primaires tant démocrates que républicaines ont été primés sur la base des idées politiques subtilisées à leurs concurrents les plus redoutables.

    Ainsi en est-il de Donald John Trump Sr. Ce milliardaire s’est largement imposé en piquant pratiquement le discours antisystème du Sénateur du Texas Ted Cruz qui bénéficiait pourtant de l’appui considérable de l’establishment républicain. Ainsi en est-il de l’ex-première dame et ex-secrétaire d’État Hillary Diane Rodham Clinton. Il y a lieu de rappeler que cette candidate démocrate a arnaqué le programme politique et électoral du Sénateur de Vermont Bernie Sanders fondé sur le rejet de l’élite aussi bien politique qu’économique et financière du pays. Sans compter que celle-ci a, de toute évidence, conspiré avec l’appareil administratif de son parti pour écarter son concurrent le plus sérieux.

    Ce qui est clair, les élections présidentielles américaines de 2016 auront sans doute prouvé cette pensée politique de l’illustrissime prince italien Niccolò di Bernardo dei Macchiavelli, dit ‘‘Nicolas Machiavel’’ : ‘‘La fin justifie les moyens’’. Elles auront au moins démontré cette pensée politique chère au sénateur romain du 1er siècle, Gaius Sallustius Crispus, dit Salluste : ‘‘En politique, il n’y a pas de morale, mais la politique a sa propre morale’’.

    Certes, le Peuple américain a parlé. Certes, la démocratie a dit le dernier mot. Donald John Trump Sr a été sacré champion de la présidentielle. Il a été couronné vainqueur d’une bataille aux multiples rebondissements. Mais, le plus grand perdant demeure, à toutes fins pratiques et utiles, le Peuple américain. Celui-ci est, en réalité, le dindon de la farce. Il s’est fait duper par son élite politique et économico-financière.

    À preuve, une fois élu par le Peuple américain, Donald John Trump Sr a commencé à ‘‘nettoyer’’ progressivement ses promesses électorales de son site de campagne. Cet acteur de téléréalité a commencé pratiquer le Tango argentin. Il maîtrise tellement bien sa chorégraphie qu’il a commencé à revenir petit à petit sur ses engagements électoraux.

    Parmi ses promesses les plus en vue, il n’est d’ailleurs plus question de refuser aux Croyants musulmans l’entrée sur le territoire des États-Unis d’Amérique. En fait, il n’est maintenant plus question que d’exercer sur eux un contrôle poussé. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Personne n’est en mesure d’y répondre avec clarté.

    À preuve, il n’est plus question du tout d’abolir complètement ‘‘Obamacare’’. Donc, il n’est dorénavant plus question que d’amender certaines de ses dispositions. Force est d’admettre que cette loi sociale permet, en réalité, aux plus démunis de la société américaine de bénéficier d’une couverture médicale.

    Une chose est sûre et certaine, Donald John Trump Sr a visiblement trop promis. En avait-il réellement conscience ? Il n’y a que lui que pour répondre à cette question. En effet, jouant cette fois-ci son propre rôle comme dans une série de téléréalité à saveur politique et démocratique, le candidat républicain est pratiquement allé au-delà de toute promesse raisonnable. Il a, certes, suscité des espoirs qu’il ne peut pas se permettre de décevoir sous quelque motif que ce soit.

    En d’autres termes, le président élu Donald John Trump Sr a-t-il fait des promesses qui sont, par nature, difficilement réalisables ?

    Ce qui est clair, le candidat républicain Donald John Trump Sr a promis le retour des emplois délocalisés aux États-Unis d’Amérique. Et, tout le monde sait parfaitement bien que le coût de production manufacturière est très élevé au pays de l’Oncle Sam. Ceci a pour corollaire immédiat la cherté des prix liés aux biens de consommation. Par conséquent, comment procédera-t-il au retour de ces emplois d’ailleurs au cœur de la grogne populaire tout en garantissant des prix très bas et une consommation toujours en expansion ?

    Ce qui est clair, le candidat républicain Donald John Trump Sr a, tout à fait, promis le retour inéluctable des emplois, notamment dans bon nombre de régions laminées par la crise économique et sociale en raison de la fermeture des sites industriels essentiellement basés sur le modèle économique du XIXe et du début du XXe siècle. Par exemple : ‘‘les mines d’extraction du charbon’’. En d’autres termes, toutes ces régions subiront-elles une reconversion industrielle ? Connaîtront-elles la relance de leurs activités d’antan ?

    Ce qui est clair, le champion républicain a nettement promis la baisse d’impôts aussi bien des entreprises que des particuliers. Ceci constitue une baisse de recettes pour l’administration fédérale. Toute la question est de savoir par quoi il compensera ce manque à gagner dans la mesure où cette opération budgétaire consistera à creuser les déficits publics.

    Aussi le vainqueur des élections présidentielles américaines de 2016 a-t-il promis de relancer l’économie par les grands travaux d’infrastructures. Ce qui constitue en réalité une augmentation substantielle des dépenses. Toute la question est de savoir avec quels types de financements ces opérations seront réalisées. À cet égard, l’État fédéral tournera-t-il à fond la planche à billets ? Sera-t-il vraiment porté à s’endetter davantage auprès des banques ?

    Chose certaine, avec le Républicain Donald John Trump Sr aux manettes, les États-Unis d’Amérique amorcent, sans l’ombre d’un seul doute, un retour au [Reaganisme] très cher au feu Ronald Wilson Reagan. Cette idéologie économique, très en vogue dans les années quatre-vingts, repose essentiellement sur l’endettement sans limite du pays auprès des banques de crédit et d’investissement, sur la force du dollar sur les marchés de change. Force est d’ailleurs de constater que l’équipe de ce champion républicain est, certes, composée d’anciens conseillers de Ronald Wilson Reagan.

    Chose certaine, les Républicains sont, par nature, libre-échangistes. Or le prochain Congrès, tout comme l’actuel, est dominé par des Républicains libre-échangistes. Le président élu Donald John Trump Sr ira-t-il à l’encontre de cette idéologie imprimée dans leur ADN au risque de s’aliéner des soutiens politiques importants au sein des institutions publiques du pays ? Qui vivra verra !

    Par ailleurs, depuis la proclamation réelle des résultats électoraux, la contestation du scrutin présidentiel ayant consacré la victoire du milliardaire Donald John Trump Sr a visiblement pris des proportions sans précédent. Ce mouvement est, tout à fait, perceptible dans les grandes villes. Cette vague qui ne faiblit point pour l’instant, est animée par des jeunes, de surcroît élèves du lycée et étudiants du cursus collégial et universitaire.

    Ce mouvement juvénile anti-Trump dénonce très ouvertement les incongruités d’un système politique qui a laissé passer à travers les mailles du filet un individu dont le discours est manifestement raciste et xénophobe. Il ne cesse de fustiger un système démocratique qui a couronné un individu dont l’idéologie est profondément fasciste, sexiste. Donc, un discours qui constitue concrètement une rupture de digue donnant indéniablement libre cours à l’extrémisme le plus abject.

    Joël Asher Lévy-Cohen

    Journaliste indépendant

  • Donald John Trump Jr gagne haut la main la présidentielle US 2016

    Donald John Trump Jr gagne haut la main la présidentielle US 2016

    Une très grande victoire contre l’establishment républicain et washingtonien

    donald_trump-Natif de Queens, dans l’État de New York, le magnat de l’immobilier Donald John Trump Jr a remporté la présidentielle américaine. Il devient, ainsi, le 45e président des États-Unis d’Amérique. Il a acquis avec panache cette victoire électorale au détriment de la Sénatrice de New York Hillary Diane Rodham Clinton.

    Il s’agit là d’une victoire personnelle de Donald John Trump Jr contre l’establishment du parti républicain. Force est de souligner que celui-ci avait refusé de l’appuyer lors de la Convention de Cleveland du 18 au 21 juillet 2016, consacrant son investiture par les délégués. C’est, aussi, une victoire personnelle contre le parti démocrate pour n’avoir pas engagé de sommes d’argent considérables dans le domaine de la publicité en vue d’accrocher le vote du public dans chaque Collectivité fédérée. C’est, à vrai dire, une victoire éclatante contre la majorité des entreprises de presse et des instituts de sondage. Chargés de façonner l’opinion publique, ceux-ci avaient gavé les Américains d’une victoire irrévocable de la Candidate démocrate.

    Ce qui est clair, trois facteurs clés expliquent pertinemment la défaite de la Sénatrice Hillary Diane Rodham Clinton. Il y a, d’abord, la désaffection du vote des minorités hispaniques et africaines-américaines normalement acquises au parti démocrate. En effet, ces deux communautés courtisées lors de scrutins n’ont pas réellement apporté toutes leurs voix électorales à l’ex-première dame et ex-secrétaire d’État.

    Ensuite, les partisans du Sénateur de Vermont, le Socialiste Bernie Sanders, ne se sont point massivement mobilisés en faveur de la Sénatrice de l’État de New York. Ceux-ci ont bel et bien refusé d’appuyer l’ex-première dame et ex-secrétaire d’État en raison de ses liens visiblement rapprochés avec Wall Street. En effet, la candidate démocrate symbolise le statu quo. Elle incarne, en réalité, cette élite politique qui entretient des accointances étroites, des relations de copinage avec le monde très feutré des affaires qui l’a soutenue envers et contre tout.

    Enfin, la défaite d’Hillary Diane Rodham Clinton pourtant pressentie première femme à la tête des États-Unis d’Amérique s’explique par le fait qu’elle a mené une campagne électorale on ne peut plus défaillante. À preuve, elle a été obligée de faire rapidement appel à nul autre que le populaire couple présidentiel Obama au cours de la dernière semaine de campagne. Ce qui prouve que son message politique et électoral ne passait pratiquement plus auprès de l’Opinion.

    Sur le terrain, Hillary Diane Rodham Clinton a été incapable de canaliser le ras-le-bol de la communauté blanche caucasienne. Il sied de relever que celle-ci est traumatisée par l’idée de voir les minorités – entre autres les communautés latino-américaines et africaines-américaines – prendre réellement trop de place, a fortiori rafler les grands postes de décision, dans la société américaine, d’une part. Et, d’autre part, la Sénatrice de New York a été manifestement incapable d’incarner les aspirations du petit peuple qui veut, à toutes fins pratiques et utiles, le changement.

    Il importe de mentionner que le changement appelé de ses vœux par la population passe, inéluctablement, par la remise en cause complète de l’élite washingtonienne. En effet, cette classe politique a, sans aucun doute, pactisé avec le monde la finance et de l’industrie. Celle-ci est littéralement favorable au libre-échange, à la délocalisation des emplois et à la financiarisation spéculative de l’économie mue par l’idée du profit pour le profit, laquelle exclut drastiquement l’Homme.

    Chose sûre et certaine, la victoire électorale du milliardaire Donald John Trump Jr est une très grande victoire politique autant personnelle que partisane. Cela est d’autant plus vrai que le parti de l’éléphant conserve le Congrès US. Cette formation politique garde hautement la main aussi bien sur la chambre des Représentants que le Sénat. Surtout, cette famille politique qui se réclame de l’héritage d’Abraham Lincoln, a raflé des États traditionnellement dévolus au parti de l’âne dans la ceinture économique de Rust Belt (région du Nord-Est). Donc une défaite très amère pour les Démocrates.

    Chose bizarroïde qui entache cette victoire à l’élection présidentielle, le magnat de l’immobilier Donald John Trump Jr, natif de Queens, dans l’État de New York, devient, à l’image de Thomas Woodrow Wilson, natif de Staunton (Virginie), l’un des présidents élus des États-Unis d’Amérique qui n’aura pas reçu les faveurs de son État d’origine. Comme quoi ‘‘nul n’est jamais prophète chez soi’’. D’une part. Et, d’autre part, la Sénatrice de l’État de New York, Hillary Diane Rodham Clinton, quand bien même elle a perdu au niveau des Grands Électeurs qui élisent le président des États-Unis d’Amérique, a au moins gagné au niveau du vote populaire. Elle a surclassé son adversaire à ce niveau.

    Joël Asher Lévy-Cohen

    Journaliste indépendant

     

  • Coupe de la Confédération: le TP Mazembe remporte son 10e titre continental

    Coupe de la Confédération: le TP Mazembe remporte son 10e titre continental

    tp-Déjà quintuple vainqueur de la Ligue des champions de la CAF, détenteur de trois Supercoupes de la CAF et d’une Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe, le club congolais a décroché ce dimanche 6 novembre sa première Coupe de la Confédération en battant les Algériens du MO Béjaïa 4-1 lors de la finale retour à Lubumbashi.

    Hubert Velud, le coach de Mazembe, avait prévenu : après le match nul favorable 1-1 obtenu par les Corbeaux à Blida en Algérie face au MO Béjaïa, il ne voulait pas que son équipe reste sur la défensive malgré ce maigre avantage, et l’on peut dire qu’il a été entendu.

    Dans un stade rempli de 18 000 supporters acquis à la cause de Mazembe, où s’imposer relève le plus souvent de l’exploit, les joueurs du club congolais ont maîtrisé leur sujet de bout en bout en s’imposant 4-1 face à des Algériens qui ont dû se contenter de miettes.

    Un premier but dès la 7e minute

    Mazembe a allumé la première mèche dès la 7e minute de jeu sur un coup de tête de Merveille Bokadi qui se trouvait à la retombée d’un coup franc excentré. Les Congolais ont ensuite confirmé leur emprise sur le match en inscrivant un deuxième but deux minutes avant la pause par Rainford Kalaba. Le Zambien de 30 ans a envoyé une somptueuse demi-volée dans le petit filet du gardien béjaoui, Chamseddine Rahmani, qui n’a rien pu faire que de rester scotché sur sa ligne.

     A la pause, le titre semblait difficilement pouvoir échapper aux Congolais même si tout était encore possible pour les Crabes du MOB, qui pouvaient encore espérer l’emporter en égalisant à 2-2. Malheureusement pour les hommes de Nasser Sandjak, Rainford Kabala en a décidé autrement en inscrivant à la 62e minute de jeu un doublé et le troisième but de son équipe sur une mauvaise relance des Béjaouis.

    10e sacre continental

    L’égalisation du MOB par Sofiane Khadir à la 75e minute n’y changera rien. Jonathan Bolingi, déjà auteur de deux passes décisives enfoncera même le clou en inscrivant un quatrième but pour Mazembe deux minutes plus tard.

    Avec cette victoire, les Corbeaux décrochent leur 10e sacre continental et Mazembe devient ainsi le deuxième club à remporter successivement la Ligue des champions CAF et Coupe de la Confédération, après ce doublé déjà réalisé par le National du Caire en 2013 et 2014. Le TP Mazembe avait été reversé en Coupe de la Confédération après son élimination surprise par le WAC Casablanca en huitième de finale.

    Ce nouveau titre continental devrait en tout cas largement consoler les Congolais de ne pas avoir réussi à remporter une deuxième Ligue des champions consécutive après leur titre de 2015.
    RFI

  • Sur les traces du Grand Pavarotti

    Sur les traces du Grand Pavarotti

    kuku-Frédéric Kuku est un artiste-musicien d’origine congolaise. Il vit au Canada, plus précisément au Québec, depuis de très nombreuses années.

    Ce vendredi 4 novembre 2016, au Théâtre Plaza de Montréal, le très “affable” Frédéric Kuku a pris rendez-vous avec l’histoire. En fait, au cours de cette soirée rehaussée par la présence de très nombreux amoureux de la musique classique, il lançait un album au titre somme toute évocateur : “Ma Place est ici“.

    Cet opus d’une qualité acoustique indéniable, lequel a séduit plus d’un, se veut, à vrai dire, un clin d’œil à l’intégration des communautés ethnoculturelles – [étrangères] – dont le Canada en général et le Québec en particulier sont les chantres incontestables et incontestés.

    Chose certaine, Frédéric Kuku qui fêtait le jour même du lancement de cet album son anniversaire de naissance, a réussi son entrée dans la cour des Grands. La soirée qu’il a animée avec ses deux “Complices” du soir – [Andrée Aimée Tremblay au violon et Dominic Boulianne au piano] -, a été une très grande réussite.

    Cela est d’autant plus vrai que Frédéric Kuku dont le répertoire vocal ne laisse point indifférents les dieux de l’Olympe, n’a pas manqué de rappeler à toutes et à tous les envolées lyriques aussi bien de José Carreras et Placido Domingo que du très grand Luciano Pavarotti.

    D’ailleurs, le public qui a, à maintes reprises, ovationné ce trio, est bel et bien reparti avec un sourire d’émerveillement, après s’être astreint à la séance d’autographes.

    Joël Asher Lévy-Cohen

    Journaliste indépendant

  • Memo à la CENCO & Désobéissance civile au Congo Kinshasa. Rendez-vous ce 19 décembre 2016 ! Yebela : jour J – 48 !

    Memo à la CENCO & Désobéissance civile au Congo Kinshasa. Rendez-vous ce 19 décembre 2016 ! Yebela : jour J – 48 !

    TshisekediCe document de 6 pages appelle l’Eglise catholique à mettre autour d’une table les signataires de l’Accord politique de la Cité de l’Union africaine d’une part ainsi que le Rassemblement et ceux qui partagent sa position d’autre part pour harmoniser leurs divergences  
    C’est depuis le 2 octobre 2016 qu’Etienne Tshisekedi wa Mulumba, président du comité des sages du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, a transmis son nouveau cahier de charges de six pages à la Conférence épiscopale nationale du Congo -CENCO-, chargée de rapprocher les deux camps. Motif: il y a des points de divergence entre le groupe des signataires de l’Accord politique issu du dialogue présidé par le facilitateur togolais Edem Kodjo à la Cité de l’Union africaine et le rapport final du conclave du Rassemblement tenu à Kinshasa début octobre. Selon Tshisekedi, ces points de désaccord doivent faire l’objet d’un nouveau round des discussions en vue de dégager un compromis politique inclusif entre les deux camps. Ci-dessous l’intégralité de ce memo.
    VOICI LE MEMO DE TSHISEKEDI À LA CENCO
    Memo du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement sur ses divergences avec les signataires de l’Accord politique de la Cité de l’Union Africaine
    A la meilleure attention de la Conférence Episcopale Nationale du Congo -CENCO-
    Le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement soutient la mission de bons offices de la Conférence Episcopale Nationale du Congo -CENCO. Il réaffirme sa volonté de s’y impliquer activement dans le seul but d’obtenir le respect de la Constitution de la République par tous et de débloquer pacifiquement le processus électoral par l’organisation des élections transparentes, libres et crédibles en vue de l’alternance démocratique conformément à cette Constitution.
    A cet effet, le Rassemblement souscrit à l’idée que le rapport final de son conclave du 04 octobre 2016, d’une part, et l’Accord politique signé le 18 octobre à la Cité de l’Union Africaine, à Kinshasa, par les participants au dialogue non inclusif organisé sous la facilitation de Monsieur Edem Kodjo, de l’autre, constituent les documents de travail de base dont les contenus respectifs feront l’objet d’un rapprochement en vue d’un compromis politique inclusif.
    Pour le Rassemblement, les parties prenantes sont, par conséquent, les suivantes:
    Les signataires de l’Accord de la Cité de l’UALe Rassemblement et ceux avec lesquels il partage les positions
    De la lecture des positions de deux parties exprimées dans leurs documents respectifs évoqués ci-dessus, il ressort des divergences profondes sur les questions fondamentales ci-après:
    Constitution de la république et Pacte républicain de Sun City
    Le Rassemblement considère qu’il est de la plus haute importance que les parties prenantes prennent, sans équivoque, les 3 engagements suivants:
    respecter l’intangibilité du Pacte républicain issu du dialogue inter congolais de Sun City et de la Constitution du 18 février 2006, notamment en ce qui concerne la limitation du nombre et de la durée des mandats du Président de la République. Cet engagement majeur implique non seulement qu’aucune des parties prenantes ne prendre l’initiative de révision ou de changement de Constitution par voie législative ou par référendum, mais aussi que le Président de la République actuellement en fonction dont le second mandat présidentiel expire le 19 décembre à 23 heures 59, ne présentera pas sa candidature à la prochaine élection présidentielle;respecter la primauté de l’Etat de droit, les droits humains, les libertés fondamentales, individuelles et collectives;respecter la Résolution 2277 -2016- du Conseil de sécurité des Nations Unies, plus spécialement dans ses dispositions concernant le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales ainsi que la libération de l’espace politique.
    Le document d’accord politique contiendra impérativement des clauses claires et précises sur les 3 engagements ci-dessous.
    Processus électoral
    Pour le Rassemblement, le processus électoral doit être conforme à la Constitution, transparent et crédible. Les élections présidentielle et législatives doivent être organisées dans les plus brefs délais et, en tous cas, dans le courant de l’année 2017.
    Cadre institutionnel
    Le Rassemblement exige que toutes les institutions impliquées dans le processus électoral, plus spécifiquement la Commission électorale nationale indépendante, CENI, la Cour constitutionnelle et le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la Communication, CSAC, jouissent pleinement de leur indépendance et soient véritablement neutres et impartiales.  En effet, la CENI et la Cour constitutionnelle dans leur configuration actuelle, sont partisanes et partiales en faveur de la mouvance kabiliste. Quant au CSAC, il est incapable de garantir l’accès aux medias publics à tous les courants d’opinion et l’impartialité des medias en général.
    Aussi, le Rassemblement exige-t-il la restructuration de ces trois institutions instrumentalisées par le pouvoir. Dans ce cadre, la composition actuelle de la CENI doit être revue totalement.
    Dans le même ordre d’idées, le  Rassemblement préconise qu’une équipe d’experts de l’Organisation des Nations Unies, ONU, et de l’Organisation Internationale de la Francophonie, OIF, soit commise auprès de la CENI pour renforcer ses capacités et garantir aux compétiteurs son impartialité. Le Rassemblement rappelle que la neutralité et l’impartialité sont un devoir imposé également par la Constitution aux Forces armées, à la Police nationale, aux services de renseignement, à la territoriale et à l’administration publique en général.
    Les deux parties prenantes devront convenir des dispositions pratiques à cet effet.
    Enrôlement des électeurs
    Le Rassemblement considère que le processus e cours est un recensement déguisé de la population et sert à retarder l’élection présidentielle pour permettre à Monsieur Kabila de demeurer au pouvoir au mépris de la Constitution et contre la volonté du Peuple congolais.
    Pour cette raison, le Rassemblement demande l’évaluation minutieuse d l’opération d’enrôlement des électeurs en cours en vue d’en assurer la régularité et de l’accélérer.
    Séquence des scrutins
    Compte tenu de l’importance de chaque scrutin et du prescrit de la Constitution, d’une part, et afin de ne pas troubler le choix des électeurs, d’autre part, pour le Rassemblement:
    1) dans le délai de 30 jours maximum, à compter de la proclamation des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives, les élections provinciales et sénatoriales devront être organisées;
    2) les élections locales, communales et urbaines se tiendront après l’installation des institutions nationales et provinciales.
    Calendrier électoral
    Le  calendrier électoral doit l’objet du consensus des deux parties prenantes et figurer dans le document final.
    Ce calendrier intégrera rationnellement toutes les opérations préélectorales et électorales pour les élections présidentielles et législatives, comme ce fut le cas en 2006 et 2011.
    Les élections présidentielle et législatives seront organisées avant la fin de l’année 2017
    Financement des élections
    Pour affronter le défi du financement du processus électoral, le Rassemblement préconise la mobilisation combinée des ressources internes et externes ainsi que l’appui logistique de la MONUSCO.
    Au plan interne, la priorité devra être effectivement accordée à l’allocation des ressources conséquentes et à leur exécution suivant le plan de décaissement préalablement arrêté par le Gouvernement pour l’organisation des élections dans le délai convenu.
    En outre, le Rassemblement souligne la nécessité de:
    5.1. Elaborer un budget électoral réel et réaliste;
    5.2.  Procéder  à l’audit financier de la CENI;
    5.3. Assurer la transparence dans la passation des marchés et de réactiver la coopération avec le PNUD notamment dans le cadre du projet d’appui au processus électoral.
    Sur le plan externe, il sied de solliciter d’obtenir l’accompagnement financier des partenaires bilatéraux et multilatéraux de la République Démocratique du Congo.
    Sécurité des élections
    Le Rassemblement propose la mise en place d’une plate-forme d’alerte et de traitement des cas défis sécuritaires liés à l’organisation des élections sur l’ensemble du territoire national
    III. Légitimité des animateurs et membres des Institutions politiques et exercice du pouvoir après le 19 décembre 2016
    Depuis 2012, les mandats des députés provinciaux, des gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces et des sénateurs ont expiré.
    Le 19 décembre prochain, le mandat présidentiel de Joseph Kabila sera échu tandis qu’en février 2017, celui des députés arrivera à son terme. Ainsi, dans quelques mois, la République Démocratique du Congo, par la seule volonté de Joseph Kabila, se trouvera dans la situation atypique d’un Etat dont les institutions nationales et provinciales à mandat électif auront toutes perdu leur légitimité. Il en résultera, par conséquent, un vide du pouvoir qui, dans un régime démocratique, ne peut émaner que du peuple souverain comme le prescrit, d’ailleurs, l’article 5 l’alinéa 1er de la Constitution de la République.
    Pour être résolue, cette question de légitimité requiert, un large consensus politique national en tenant compte aussi bien de l’économie générale de la Constitution que des responsabilités d’un chacun dans l’impasse électorale actuelle.
    C’est pourquoi, le Rassemblement préconise la mise en place d’un régime spécial devant assurer la gestion du pays de manière à organiser sans tarder les élections dans le respect de la Constitution et des normes démocratiques.
    Décrispation politique et mesures de confiance
    Pour une véritable décrispation politique et l’instauration de la confiance mutuelle entre les parties prenantes, le Rassemblement réaffirme qu’il est impérieux que le pouvoir en place pose les actes ci-après:
    La libération sans condition de tous les prisonniers politiques et d’opinion tant à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays;l’abandon des poursuites judiciaires injustes et inspirées par des motivations politiques contre les leaders de l’Opposition;le retour en toute sécurité et sans ennuis des exilés politiques congolais;l’arrêt de toutes formes d’harcèlement, d’intimidations et de menaces contre les membres de l’Opposition tant à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays;l’arrêt et l’abandon des tracasseries fiscales, administratives et policières contre les membres de l’opposition et de la Société civile;la suppression et l’interdiction des dédoublements des partis politiques de l’Opposition;la levée de toutes entraves à la liberté de presse et de manifestation;le libre accès des médias publics à tous les courants de pensée et d’opinion;la réouverture de tous les médias proches de l’Opposition fermés;
    10.. la liberté de mouvement des membres de l’Opposition.
    Mécanisme de suivi du compromis politique et garanties de bonne fin
    En vue de garantir le respect des engagements pris et la bonne fin du processus électoral, le Rassemblement préconise la mise en place des mécanismes internes et externes appropriés de suivi et à convenir entre les parties.
    Fait à Kinshasa, le 02 octobre 2016
    Pour le Rassemblement
    Le Président du Comité des sages
    Etienne Tshiskedi wa Mulumba
  • Coupe de la Confédération: Le TP Mazembe à l’attaque à Lubumbashi

    Coupe de la Confédération: Le TP Mazembe à l’attaque à Lubumbashi

    Trésor Mputu, le capitaine et buteur du TP Mazembe, s'envole vers les sommets. REUTERS/Fadi Al-Assaad
    Trésor Mputu, le capitaine et buteur du TP Mazembe, s’envole vers les sommets. REUTERS/Fadi Al-Assaad

    -Le match retour de la Coupe de la Confédération se déroule ce dimanche 6 novembre à Lubumbashi en République Démocratique du Congo. Le TP Mazembe part avec un court avantage après son nul en Algérie, 1-1, face au MO Bejaïa. Hubert Velud, l’entraîneur des Congolais, malgré une certaine prudence, ne pense qu’à la victoire.

    Le TP Mazembe part favori ce dimanche 6 novembre pour le match retour de la Coupe de la Confédération et pourra remporter son 7e titre en compétitions africaines face au MO Bejaïa.

    Le TP Mazembe sera offensif

    Le match nul, 1-1, a permis aux Congolais de prendre une option sur le titre, car un match nul sans buts ou une victoire, assure le titre de champion au TP Mazembe.

    Toutefois l’entraîneur français des Corbeaux, Hubert Velud, en conférence de presse, ne veut pas entendre parler d’une tactique… défensive. « Je ne pense pas qu’on ait déjà vu le TP Mazembe jouer défensivement à domicile. Je serais prudent sur le déroulement de la rencontre à Lumbumbashi, car ce ne sera pas le même match qu’à Blida. En tout cas on ne sera pas prudent dans le jeu, car nous, on voudra faire la différence et gagner. »

     D’ailleurs Hubert Velud n’y va pas par quatre chemins, la recette pour remporter le titre, il nous la donne. « Il faudra qu’on marque rapidement pour se mettre à l’abri, car le MOB reste une très belle équipe. Je les trouve en progrès par rapport à la phase de groupes. »

    Du côté des joueurs, c’est le même son de cloche. Pour Christian Kouamé Koffi, milieu de terrain ivoirien du TP Mazembe, âgé de 26 ans, il faudra être sérieux pour le match retour. « On a réussi un bon résultat en Algérie, mais on doit travailler durement pour faire le nécessaire à domicile pour gagner. »

    Un match aller satisfaisant en Algérie

    Lors du match aller, disputé le 29 octobre au stade Mustapha Tchaker à Blida en Algérie, les deux équipes s’étaient quittées sur un score nul, 1-1. Hubert Velud est revenu sur cette rencontre. « On a réalisé une bonne opération mais je note qu’on a souffert en deuxième mi-temps. On a fait des erreurs défensives inhabituelles. Sur le match aller, le MOB a fait une très belle prestation. On a pris à Blida une option. Je suis très satisfait de la première rencontre. »

    Pour l’entraîneur français des Corbeaux, l’équipe algérienne ne manque pas de qualités, et c’est pour cela que le TP Mazembe doit s’en méfier. « Le MOB a des attaquants très mobiles avec des joueurs, qui permutent sans arrêt et qui lors de la récupération des ballons vont très vite vers l’avant. Ils sont très bons en contres. Ce n’est pas évident de gérer les remontées de balles rapides des joueurs algériens. Sur le premier match, ils ont manqué d’efficacité. »

    Rappelons que les Crabes participent à leur première finale lors de leur première participation aux compétitions africaines. Pour le TP Mazembe, l’historique est bien plus fourni, car le club congolais dispute sa 10e finale. Toutefois rien n’est encore joué. On notera tout de même que lors de la phase de groupes, les Corbeaux avaient battu les Crabes sur le score de 1-0 à Lubumbashi.

    RFI

  • Audio:La BGFI Bank et la CENI dément les allégations de malversations financières

    Audio:La BGFI Bank et la CENI dément les allégations de malversations financières

    kabila-En RDC, la direction générale de la BGFI Bank a démenti les révélations du journal belge « Le Soir » sur l’opacité de la gestion des fonds des élections ou des allégations de malversations financières.

    Ce démenti est en réaction à ces révélations fondées sur des documents transmis au journal par Jean-Jacques Lumumba, cadre démissionnaire de la banque.

    La direction générale de BGFI Bank précise que le président Joseph Kabila n’est pas client de la BGFI Bank et encore moins actionnaire. C’est la déclaration faite mardi à Kinshasa par le directeur adjoint de cette banque, Abdel Kader Diop.Par ailleurs, le président de la Céni dénonce l’exploitation qu’on fait des retraits de fonds alloués pour les élections.

    La Céni reçoit essentiellement du gouvernement congolais des approvisionnements en francs congolais. Ses besoins d’exploitation s’exprimant en dollars américains, la BGFI Bank RDC a consenti à la Céni une ligne de crédit en dollars américains en constituant en sûrêté de cette autorisation de découvert l’équivalent en francs congolais disponible sur les comptes du client.

    VOA

  • Crise politique en RD Congo : le sommet de Luanda a-t-il servi à quelque chose ?

    Crise politique en RD Congo : le sommet de Luanda a-t-il servi à quelque chose ?

    luanda_sommet-Le sommet international organisé dans la capitale angolaise s’est achevé mercredi soir sans permettre de trouver une issue à la crise politique en RD Congo. Alors qu’une frange de l’opposition réclame une plus large ouverture au dialogue et conteste le report de l’organisation du scrutin présidentiel, Joseph Kabila a reçu le soutien de ses homologues africains de la sous-région des Grands Lacs et des membres de la SADC.

    Bien que la décision de reporter le scrutin présidentiel en 2018 soit largement contestée au niveau national, Joseph Kabila est sorti vainqueur du sommet de Luanda mercredi soir, félicité « d’avoir convoqué le dialogue national », et salué pour « la signature, le 18 octobre 2016, de l’Accord politique global relatif à l’organisation d’élections apaisées, crédibles et transparentes en République démocratique du Congo », peut-on notamment lire dans le communiqué final.

    Pour rappel, cet accord politique acté entre le gouvernement, une frange minoritaire de l’opposition et des représentants de la société civile entérine le report des élections – initialement prévues en novembre Déception attendue ? 

    Si le texte condamne les violences intervenues les 19 et 20 septembre à Kinshasa en RD Congo, il ne comporte aucun passage sur la nécessité d’engager un dialogue plus inclusif – une condition pourtant réclamée par l’opposition et la société civile – et l’organisation du prochain scrutin.

    Pour Christophe Lutundula, vice-président du mouvement d’opposition G7, interrogé ce jeudi sur l’antenne de RFI, le contenu du communiqué est certes très flou – « Nous aurions souhaité que ce communiqué soit plus clair », a-t-il dit -, mais il est loin de manifester un soutien sans faille au président de la RD Congo : « Je ne vois nulle part la mention faite aux élections (sic) en 2018, aux mandats… Toutes ces questions ne sont pas abordées. Ça signifie qu’il n’y a pas un appui explicite et que dans tous les cas le dernier mot revient au peuple congolais. »

    En revanche, pour les mouvements citoyens congolais, cette réunion internationale a tout simplement accouché d’une souris. Rien de bien surprenant pour Godefroy Mwanabwato, militant de la Lutte pour le changement (Lucha), dont les propos sont rapportés par RFI : « Quelles sont les personnes qui sont autour de la table ? Des chefs d’État qui ont soit modifié la Constitution dans leurs pays respectifs, soit qui sont là au pouvoir depuis 25, 30 ans, 32 ans pour certains. Alors il n’y a rien de bon qui pouvait sortir de ces chefs d’État-là. »

    La critique est directement adressée au président angolais Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis 1979, qui, dans son discours d’ouverture du Sommet, a appelé l’opposition à se montrer patiente.

    « Il est important de savoir qu’ils peuvent le faire démocratiquement (prendre le pouvoir, ndlr), en respectant la loi et la volonté souveraine des électeurs, et qu’il vaudra mieux prendre la peine d’attendre quelques mois de plus pour le faire en toute sécurité et tranquillité, plutôt que de suivre les voies incertaines de la violence, où l’on sait toujours comment et pourquoi elles commencent, mais jamais quand elles se terminent »,

    Soutien régional face aux pressions internationales

    Malgré ces critiques, ce soutien régional permet à Joseph Kabila de marquer des points face aux pressions exercées par les États-Unis et l’Union européenne, qui exigent de sa part plus de clarté sur ses intentions.

    Le 17 octobre, l’Union européenne a réitéré sa demande d’organiser des élections présidentielles au plus tard en 2017, brandissant la menace de sanctions. « Si l’actuel mandat présidentiel vient à son terme sans qu’il y ait eu un accord préalable sur le calendrier électoral, l’UE devra considérer l’impact d’une telle situation sur ses relations avec le gouvernement de la RDC », peut-on lire dans un communiqué du Conseil européen.

  • L’opposition enterre ses morts et dénonce « la barbarie de Kabila »

    L’opposition enterre ses morts et dénonce « la barbarie de Kabila »

    Supporters of Congolese opposition leader Etienne Tshisekedi gather to receive him upon his arrival at the airport in the Democratic Republic of Congo's capital Kinshasa, July 27, 2016, after nearly two-year stay overseas for medical treatment. REUTERS/Kenny Katombe
    Supporters of Congolese opposition leader Etienne Tshisekedi

    -Six corps de militants de l’opposition, tués les 19 et 20 septembre lors des manifestations contre le président congolais Joseph Kabila, ont été exposés publiquement lundi à Kinshasa, ont constaté des journalistes de l’AFP.

    Les dépouilles ont été exposées au siège de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti de l’opposant historique Étienne Tshisekedi. Environ 2 000 militants de la formation politique se sont rassemblés sur le lieu des funérailles où les six cercueils de couleur blanche couverts du drapeau blanc-bleu-rouge-jaune de l’UDPS sont exposés.

    Les membres des familles des défunts et d’autres militants du parti, la plupart en larmes, ont entonné des slogans contre le pouvoir alors qu’ils rapportaient les corps depuis la morgue de l’hôpital Bondeko, dans la commune de Limete (centre de Kinshasa) où les corps avaient été gardés depuis plus d’un mois.

    L’UDPS, qui prévoit d’enterrer les six militants mardi au cimetière de Kinkole – situé à plus de 20 km dans l’est de Kinshasa – a directement accusé le président d’être responsable de cette situation : « Nos combattants ont été tués par la barbarie de M. Kabila », a déclaré Jean-Marc Kabund, secrétaire général du parti.

    Rassemblements interdits par les autorités

    Dans le même temps, le vice-gouverneur de la capitale congolaise Clément Bafiba a rappelé la mesure consistant à différer jusqu’à nouvel ordre tout rassemblement, toute manifestation à caractère politique, à Kinshasa. « Les organisateurs ne donnent aucune garantie quant à leur capacité de conduire sans débordement une manifestation sur la place publique », s’est-il justifié dans un communiqué daté du lundi 31 octobre.

    « Il s’agit d’un enterrement, il y a six corps, donc six familles et leurs connaissances. Il doit éviter d’avoir la peur bleue », a réagi le secrétaire général de l’UDPS suite à cette déclaration.

    Au moins 53 personnes tuées en septembre

    Les 19 et 20 septembre, au moins 53 personnes – 49 civils et 4 policiers – ont été tuées, selon l’ONU, lors d’une manifestation à l’appel du Rassemblement constitué autour d’Étienne Tshisekedi. Les manifestants exigeaient le départ de Joseph Kabila le 20 décembre, la date légale de la fin de son mandat.

    Depuis, les autorités et les principaux leaders de l’opposition se renvoient mutuellement la responsabilité de ces violences.

    J.A

  • Les caisses de la Commission électorale congolaise siphonnées en douceur

    Les caisses de la Commission électorale congolaise siphonnées en douceur

    Bureau d'election-Le dossier le plus explosif qu’a étalé sur la table Jean-Jacques Lumumba, c’est celui de la CENI. Au Congo, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est chargée d’organiser les élections. A l’échelle de ce pays-continent, cette tâche est gigantesque. Pour le prochain scrutin, on parle d’un coût supérieur au milliard, financé par la communauté internationale et par les autorités congolaises.

    Les dirigeants de la CENI assurent depuis des mois que les financements font défaut, entre autres parce que la communauté internationale, faute de calendrier clair, n’a pas payé les sommes promises. Et il est désormais confirmé qu’il sera impossible d’organiser les scrutins aux dates prévues (avant le 19 décembre 2016).

    Or il apparaît que le gouvernement congolais a déjà versé des fonds destinés à financer l’achat de matériel électoral. Depuis janvier 2016, la CENI a reçu six versements du Trésor public, pour un total de 55 millions de dollars, sur l’un de ses comptes logés à la BGFI Bank. Si ce n’est un chèque d’un peu plus de 900.000 dollars retiré le 10 mai, rien n’a été dépensé sur ce compte. Fin septembre, au moment où s’arrêtent nos informations, il reste donc à la CENI plus de 54 millions de dollars sur ce livret.

    Sauf que la CENI joue un double jeu, avec un deuxième compte, également logé à la BGFI. Début mai 2016, il n’y avait pas un euro sur ce compte. Démarre alors une drôle de combine. La CENI, qui dispose pourtant de capitaux importants sur son autre compte, décide de s’endetter. Elle ouvre un crédit de 25 millions de dollars, toujours chez BGFI.

    « Il est pour le moins imprudent dans le chef de la BGFI d’avoir prêté une somme aussi élevée. Au Congo, il est interdit aux banques de prêter des sommes dépassant 25 % de leurs fonds propres. Or avec 36 millions de fonds propres, la BGFI ne pouvait pas prêter plus de 9 millions. C’est une infraction à la règle prudentielle », commente un expert consulté par nos soins.

    Autre curiosité : alors qu’elle thésaurise sur son premier compte, ici, la CENI liquide tout. Une partie via des virements identifiés, vers la société française Gemalto par exemple (lire ci-contre). Mais on observe également de nombreux chèques inexpliqués : 350.000 dollars par-ci, 750.000 dollars par-là, 1,5 million de dollar la fois suivante. Entre mai et septembre 2016, la CENI a procédé à des retraits par chèque pour un montant total de 7,5 millions de dollars ! A quoi ont servi ces chèques ? Aucune idée. Mais il flotte un parfum de corruption.

    « Ces retraits ont été faits alors que le client était blacklisté, ce qui aurait dû l’empêcher de bénéficier de tout service bancaire. La procédure a été outrepassée sciemment », dénonce Jean-Jacques Lumumba. Pour le prouver, il livre des mails, où un cadre de la BGFI demande systématiquement de lever ces blocages au moment des retraits… pour les remettre juste après.
    Le patron de la CENI, Corneille Nangaa, réfute : la CENI n’est pas blacklistée. Mais Lumumba persiste. Et il fournit des preuves.
    Mais ce n’est pas tout. BGFI Bank se sert aussi allègrement. Sur le compte à découvert de la CENI, la banque prélève en effet de généreux intérêts et commissions. Entre mai et septembre, ce sont près de 3 millions de dollars qui ont été prélevés par la banque. Or il aurait suffi à la CENI d’éviter ce découvert, en utilisant les millions de dollars qui sommeillent sur son autre compte, pour éviter ces frais inutiles. « C’est du détournement de fonds », gronde Lumumba, qui accuse le patron de la BGFI Bank, Francis Selemani, de s’en mettre plein les poches au passage.
    Appelée à s’expliquer, la BGFI n’a pas répondu à nos sollicitations. Le patron de la CENI, Corneille Nangaa, s’est limité à un commentaire général. « Nous essayons de gérer au mieux le peu de ressources dont nous disposons. En outre, les opérations normales que nous pratiquons font l’objet d’un rapport qui est présenté au Parlement ». Et d’ajouter : « Un aspect qui échappe souvent à ceux qui ne connaissent pas le Congo, c’est qu’en dehors de Kinshasa et des grandes villes, les circuits bancaires sont inexistants. Nous sommes donc obligés d’effectuer les transactions en cash ». Mais sur les questions plus précises, tout ce petit monde reste muet.

    Par colette braeckman