Author: Don Kayembe

  • La République Restera Monarchie : l’espoir biffé des Gabonais

    La République Restera Monarchie : l’espoir biffé des Gabonais

    République gabonaise, monarchie tu resteras! Le président sorti par le peuple est ainsi ramené par une Cour constitutionnelle sous les airs émouvants d’une famille dysfonctionnelle. C’est le drame des présidentielles Africaines : la vérité des urnes et la transparence attendront. Immergeons puis émergeons, la magie des urnes nous va mieux à 50,66%. La honte aussi!

    monarchie-confirme-au-gabonMonarchie, tu ne quémanderas point la République

     

     

    Cette ère nouvelle d’instabilité a commencé par des jours de négociations sur le mode d’évaluation à adopter, face à la plainte déposée par le candidat Jean Ping dans des circonstances bien particulières : les votes dans la province du Haut-Ogooué, là où Ali Bongo Ondimba a obtenu 95 % des voix pour 99 % de participation, selon les résultats très discutables de la Commission électorale nationale permanente (Cénap). Recomptage ou validation? La question est là.

     

    Décodées pour le commun des mortels, les données miraculeuses du Haut-Ogooué signifient que seulement 50 capricieux électeurs sur les 71 786 inscrits sur la liste électorale ne sont pas allés voter.En somme, les 95,46 % des voix ainsi attribuées au candidat Ali Bongo lui permettaient de combler son retard accumulé dans les huit autres provinces pour finalement dépasser Jean Ping de quelque 6 000 voix au niveau national. Statistiquement, une telle performancedouteuse de « 95 % des voix pour 99 % de participation et seulement 50 électeurs absents » ne s’était jamais vue au Gabon pas plus que dans la défunte Union soviétique. Personne ne croyait donc à un tel exploit d’Ali Bongo Ondimba dans la province où la zizanie et la dissidence se sont installées depuis bien longtemps.

     

    À la suite d’une singulière messe, en vérité le contrôle de la régularité des procès-verbaux de l’élection du 27 août 2016, la Cour constitutionnelle saisie depuis le jeudi 8 septembre 2016 s’est mise en conclave véritable le jeudi 22 septembre dans l’après-midi, à charge de livrer verdict le lendemain, échéance légale. Vendredi noir : l’armée se déploie, le plus-que-frère d’Ali Bongo qu’est Léon-Paul Ngoulakia neutralisé, le blocus définitif des deux grands pôles urbains  Libreville et Port-Gentil exécuté, Internet maintenu coupé, les nombreux quartiers Akébé et Lalala cernés.

     

    Monarchie, tu ne demanderas point à devenir République

     

    Finalement, la longue marche des Gabonais vers la démocratie et qui n’est rien d’autre que la volonté profonde de mettre fin au règne de la dynastie Bongo sur le Gabon, depuis 1965, va se poursuivre. Une fois de plus, la Cour constitutionnelle n’a pas restitué la force du droit en considérant toutes les évidences de l’invraisemblance contenue dans la victoire orchestrée dans la province du Haut-Ogooué.

     

    La Cour constitutionnelle a même délité le droit à l’espoir chez une population jeune, la première richesse du Gabon, qui a su dépasser les clivages provinciaux ainsi que tous les pièges du vote ethnique depuis que le candidat Jean Ping avait réussi à rassembler les ténors de l’opposition jusqu’à certains membres de la famille présidentielle.

     

    L’évidente anomalie de la victoire du président sorti, Ali Bongo Ondimba, va être confirmée par une Cour constitutionnelle manifestement peu courageuse, pour entrer dans la grande Histoire du Gabon qui s’écrivait sous les yeux du monde entier. Le refuge souverainiste de la Cour n’a pu s’allier à la nécessaire transparence républicaine attendue de l’institution. La fameuse tour de Pise gabonaise est restée penchée du même côté, celui du pouvoir : le recours de Jean Ping a été rejeté et, en pleine nuit, le résultat balancé.

     

    République, levez-vous! Monarchie vous êtes, monarchie vous resterez! La fébrilité de l’attente s’est transformée en désespoir, en consternation, en colère, en brusquerie et en inhumanité. Trois familles de choix essentiels étaient possibles face au litige électoral dans toute sa gravité : l’annulation, la confirmation et l’inversion des résultats électoraux. La pire de toutes les options a été choisie : l’incertitude de l’iniquité par la reconduction du statu quo.

     

    La présidente de la Cour constitutionnelle, Marie-Madeleine Mborantsuo, n’est ni Salomon encore moins Aristote pour exemplifier, devant tout le monde, la médiété recommandable dans tous les cas aussi extrêmes. Déjà, dans la session plénière de la messe plénière du jeudi 22 septembre, après avoir entendu les dernières représentations des avocats des deux parties, Marie-Madeleine Mborantsuo n’a pas su jouer la transparence même sur la date et l’heure de communication de la décision capitale attendue depuis si longtemps. À sa guise, tout devrait venir plus tard, selon sa manière et sur sa convocation.

     

    Deux semaines durant, la Cour constitutionnelle gabonaise ne s’était imposé aucun calendrier rigoureux. En pareille circonstance d’urgence républicaine, l’imprécision est la marque de l’irrésolution. C’est la lecture faite par les Gabonais. Et la désolation, l’inquiétude, a gagné les cœurs et les esprits, à l’intérieur comme à l’extérieur du Gabon.

     

    Les rues, les quartiers et les matiti de Libreville et Port-Gentil, surtout, sont mis sous surveillance. Une fois de plus, les lieux de rencontre de l’état-major du candidat Jean Ping sont pris en étaux par les forces de sécurité. Les appels et les communications toujours sous un contrôle serré. La démocratie vite immolée, la monarchie Bongo est réinstallée. Ali Bongo Ondimba se précipite encore pour appeler à un dialogue avec Jean Ping. Le jeu!

     

    Comme pour faire un poing levé, les cinq doigts du désespoir, de la consternation, de la colère, de la brusquerie et de l’inhumanité se sont refermés chez la majorité des Gabonaises et des Gabonais. L’innocent Gabon vert-jaune-bleu, désormais souillé du rouge sang, ne serait plus le même après tant de déchirures. Ici et là, des larmes de blessure pour mieux  le dire… Continuez, fils à papa; la honte vous va si bien. Mais, la démocratie aura le dernier mot sur vous!

    Pierre S. Adjété – Québec, Canada

    • 24 septembre 2016●
  • Des crapules au pouvoir en Afrique francophone

    Des crapules au pouvoir en Afrique francophone

    francophonie_dakar-Ne laissons pas ces vaincus de l’Histoire, porter atteinte à l’audace du nécessaire changement en Afrique
    francophone! Les récents évènements en République démocratique du Congo (RDC) prouvent à suffisance
    comment certains pouvoirs africains sont de véritables bandes organisées, sans scrupules, d’une période que
    l’on croyait révolue. Un gouvernement qui organise une expédition punitive, avec des corps habillés munis
    d’accélérant incendiaire et de fusils mitrailleurs, avec pour mission de mettre le feu au siège du principal parti
    politique adverse, c’est encore et toujours du ressort de l’inimaginable dans le monde imparfait d’aujourd’hui.
    Voyons voir! Le siège de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), principal parti d’opposition
    congolais, incendié à Kinshasa au petit matin avec plusieurs morts à la clé et les mêmes destructions au siège de
    deux autres partis politiques : les Forces novatrices pour l’union et la solidarité (Fonus) et le Mouvement lumumbiste
    progressiste (MLP). Le choc vaut bien l’arrêt de tout effort de dialogue politique au Congo. C’est à croire que l’ombre
    et les pratiques des anciens dictateurs planent toujours sur certains pays africains francophones.
    Le quartier général du candidat Jean Ping à Libreville bombardé en pleine nuit et pris d’assaut par des hommes
    cagoulés y faisant un indescriptible bain de sang comme jamais le Gabon n’en a connu. Le grand marché de Lomé
    incendié et les coupables identifiés comme responsable –seulement quelques heures après, et tous des adversaires
    de l’opposition au pouvoir togolais, le tout générant des vies brisées, des familles dévastées, des accusations
    fantaisistes, et toujours une impunité récurrente machiavélique. C’est du n’importe quoi politique qui perdure en
    un véritable « concentré électrisant de l’histoire et de la tragédie africaines » comme le dit le Vieux, GodwinTété.
    Tout cela n’honore pas ces gouvernants qui ne veulent pas de l’alternance politique en Afrique, et jouent la brutalité
    inconcevable pour confisquer les pouvoirs. Comme dans une Francophonie africaine, clairement « Il s’est produit
    des violences en République démocratique du Congo qui sont inadmissibles, insupportables » rend compte et en
    témoigne, sans détour, le président François Hollande au pied des Nations unies, à New York, ce 20 septembre
    2016.
    Ce jour-là n’est pas seulement historique parce que le premier président de race noire des États-Unis d’Amérique,
    Barack Obama, prononce son dernier discours à la tribune de l’ONU alors que le jeune Premier ministre canadien,
    Justin Trudeau, y livre sa toute première allocution. Ce jour du 20 septembre 2016 est mémorable parce que
    l’enivrement par le pouvoir ainsi que la démesure et l’insatiabilité de deux mandats présidentiels ont fait perdre
    pied à Joseph Kabila, présent lui-même à New York à l’Assemblée générale de l’ONU, et ses hommes de main restés
    à Kinshasa pour veiller au grain et accomplir les basses besognes autant que toutes les vilenies et obscénités
    politiques.
    #OnDitQuoi : Rien qu’un chef d’oeuvre de la bêtise humaine
    Aucune malédiction ne pèse sur la race noire. Insupportables et incapables sont devenus certains individus qui, par
    le pur des hasards, se sont retrouvés à la tête de certains États en Afrique francophone pour mieux servir des
    intérêts aussi obscurs que personne ne s’en réclame avec fierté .
    Vestiges de ce qui est connu sous le nom de « Françafrique » et que l’essayiste camerounais Paul Heutching raffine
    encore par le vocable « Françafricophonie », dans sa « Françafricophonie : la décolonisation par la recolonisation
    perpétuelle », les agissements de ces chefs d’État africain « n’ont absolument rien à voir ni avec les gènes ou la
    mélanine ni avec le ciel (les balivernes bibliques imbéciles écrites d’une diabolique main quelque part il y a des
    milliers d’années –naissance de la Bible ou de ce qui est devenu la Bible- dans la région qui est devenue le Proche-
    Orient). »
    Avec de tels présidents africains, il est donc difficile de ne pas admettre que « l’interminable drame africain a
    fonctionné et fonctionne comme un cancer [dont il faut se débarrasser]. Un chef d’oeuvre de la bêtise, de la
    méchanceté et de la bestialité humaines sur lesquelles même le temps ne produit aucun effet correctif ».
    Le défi est grand, dans tous ces cas particuliers. Il est bien africain, largement. Le défi est surtout celui de la
    Francophonie, elle-même est devenue un vivier propice à toutes les monstruosités. Les photos que ces présidents
    africains, francophones et bourreaux de leur peuple aiment afficher avec les chefs d’État et de gouvernement de la
    Belgique, du Canada, de la France de la Suisse et autres, et même les douteux contrats et opportunités d’affaires
    dont bénéficient certains malfrats de tous poils ont prouvé dorénavant l’insuffisance des seules images largement
    diffusées des salutations protocolaires, à Montréal, New York, Paris ou ailleurs.
    #EnFinirPourDeBon avec les trompeuses apparences
    La Francophonie ne peut plus se contenter des apparences. Invariablement, les apparences sont toujours
    trompeuses; et nous savons tous qu’elles ne révèlent pas la profondeur des crimes qui sont perpétrés pour
    confisquer les pouvoirs au seul nom de la stabilité des relations ou encore sous le couvert de la sécurité en mers et
    aux frontières.
    Faute de démocratie, faute de gouvernants élus par les peuples et pour les peuples, les pays africains francophones
    ne pourront qu’être des partenaires fragiles minant dangereusement leur rôle bilatéral et multilatéral à l’échelle
    du monde, et partout sur le passage des dirigeants qui ne possèdent aucune légitimité. Que vaut un contrat ou un
    accord signé avec un dictateur ou un président non élu par son peuple? Pas grand-chose! Il faut donc en finir avec
    la complaisance entourant la non-démocratie institutionnalisée dans certains pays.
    Aussi, dans la Francophonie d’ailleurs, l’Histoire joue en faveur de la démocratie; et la démocratie y aura le dernier
    mot, pour en finir avec l’imposture qui semble s’éterniser au point de confisquer le bon sens et décrédibiliser les
    autres dirigeants qui s’associent à l’indignité de la non-démocratie.
    Comment alors ne pas convenir avec Kwame Nkrumah que : « Aucune race, aucun peuple, aucune nation ne peut
    vivre et se faire respecter chez lui et à l’extérieur, sans la liberté politique. » C’est bien ce que les peuples
    francophones africains attendent aussi de leur dirigeant et de leurs amis et partenaires. C’est bien pourquoi les
    peuples africains francophones sont en éveil pour recouvrer leur dignité et en finir pour de bon, là où « les pratiques
    politiques dans cette région sont des plus archaïques et parmi les plus dictatoriales de l’histoire du Continent noir »
    selon les termes d’Alain Mabanckou.
    On comprend bien pourquoi, sur les réseaux sociaux les mots-clics #BolloréAmiDesDictateurs #FreeGabon
    #FreeKongo #FreeTogo sont devenus les cris de ralliement de toute une génération de révoltés et d’indignés
    africains, désireux d’autre chose que la non-démocratie persistante. L’avenir de l’Afrique ne peut tout de même
    pas être défini par de jeunes apprentis dictateurs, fils de leurs pères déjà rompus à la tâche de la diversion et de
    l’invouloir. Ne laissons donc pas ces conservateurs, des vaincus de l’Histoire, porter atteinte à l’audace du
    nécessaire changement au Togo, au Gabon, au Congo et partout ailleurs où besoin urgent de dignité nous attend
    comme devoir commun de solidarité.
    ●22 septembre 2016●
    Mots clé : Francophonie, Démocratie, Afrique
    Pays : R. D. Congo, Gabon, Togo,

    Pierre S. Adjété
    Québec, Canada

     

     

  • Joseph Kabila, l’homme qui gagne du temps

    Joseph Kabila, l’homme qui gagne du temps

    joseph-kabila-L’impénétrable président de la république démocratique du Congo s’accroche à son poste. Lundi, une marche d’opposants contestant son maintien au pouvoir a été réprimée dans le sang à Kinshasa.

    A 29 ans, il était le plus jeune chef d’Etat au monde quand il a été catapulté à la tête de la république démocratique du Congo, après l’assassinat de son père, en 2001. Quinze ans plus tard, Joseph Kabila a utilisé l’ensemble des moyens à sa disposition pour garder sa place. C’est-à-dire toutes les manettes possibles de cet Etat immense et ruiné. L’essentiel de son temps et de son activité a été consacré à ce seul objectif : durer. L’espoir d’une révolution générationnelle s’est vite fracassé sur la réalité des deux mandats (presque trois puisque de 2001 à 2006, il a gouverné sans être élu) de ce président qui aura mis fin à la «première guerre mondiale africaine» sans pour autant relever son pays. Lundi, une marche d’opposants contestant son maintien au pouvoir après l’expiration de son second mandat, en décembre, a été réprimée dans le sang à Kinshasa.

    Officier sans éclat

    Joseph Kabila est surtout resté une énigme, un personnage illisible. A la différence de son volubile paternel, Laurent-Désiré Kabila, Joseph est un taiseux. «Personne ne sait ce qu’il pense, décrit Christophe Rigaud, responsable d’Afrikarabia, un site d’information consacré à la RDC. Sa parole est distillée au compte-gouttes. C’est sa stratégie : il attend le plus possible avant de prendre une décision, pour pouvoir s’adapter, naviguer à vue.» Dans un entretien accordé au Soir, en 2006, sa mère le décrivait déjà ainsi : «Il réfléchit avant d’agir et n’a jamais été un enfant turbulent. Calme, il ne parlait pas beaucoup ; s’il était fâché, il ne le montrait pas.» Car, paradoxalement pour un chef d’Etat de cet âge, bombardé à la présidence alors qu’il était un officier sans éclat de l’armée de son père, l’arme la plus redoutable de Joseph Kabila est la patience. «En réalité, il joue la montre depuis quinze ans, poursuit le journaliste. Et le pire, c’est que ça lui réussit. C’est le roi du pourrissement.»

    Les incessantes rébellions dans l’Est, en particulier, l’ont aidé à s’imposer. En se présentant comme le seul rempart contre le chaos dans un pays qui l’a trop connu, Kabila a sans cesse gagné du temps. De fait, il a mis fin à plusieurs conflits armés (en intégrant systématiquement les milices et leurs chefs dans la fragile armée nationale) et a longtemps capitalisé sur cette image d’«artisan de la paix», notamment dans l’est du pays.

    «La récréation est finie»

    Le premier président démocratiquement élu du Congo depuis Joseph Kasa-Vubu, en 1960, année de l’indépendance, était considéré à ses débuts comme «le candidat du monde occidental», rappelle David Van Reybrouck dans Congo, une histoire (1) : «Avec sa voix timide et sa jeunesse, il donnait l’impression d’être un personnage falot. Les Congolais le connaissaient peu, l’Occident le considérait comme une marionnette.» Ses adversaires, notamment son principal rival aux élections de 2006, l’ancien chef de guerre Jean-Pierre Bemba (2), l’ont souvent attaqué sur son prétendu manque de «congolité» – une rumeur infondée lui prêtant une origine rwandaise (tutsie) par sa mère. «En sa qualité de président, Kabila essayait de dominer le tumulte, en déclarant “celui qui porte les œufs ne se dispute pas” – une expression qui allait le poursuivre pendant des mois, écrit l’historien belge. Elle renvoyait aux enfants des rues qui allaient d’un bar à l’autre en portant sur la tête un carton d’œufs durs. Tout Kinshasa trouvait à l’époque [en 2006] que le Président n’était qu’un va-nu-pieds.»

    Né dans le maquis, Joseph Kabila le mutique, qu’on prenait pour un pantin, va pourtant se révéler un impitoyable stratège. En quelques années, il va parvenir à éliminer un à un tous les vieux caciques du régime de son père qui pensaient, eux aussi, le manipuler. «La récréation est finie», avait-il prévenu lors de son discours d’investiture, en 2006. A l’époque, il avait fait de ses «cinq chantiers» nationaux (infrastructures, eau, électricité, enseignement, travail, santé) un emblème de la renaissance du Congo. Ils n’auront quasiment pas avancé depuis sa première élection. En revanche, Joseph Kabila va s’illustrer dans un domaine : la répression brutale de toute voix dissidente. Sous sa présidence, des centaines d’opposants ont été tués par sa zélée garde républicaine, une sorte d’armée d’élite personnelle entièrement dévouée composée de 15 000 hommes.

    Gilet pare-balles sous la veste

    Impopulaire depuis toujours à Kinshasa, Kabila, qui s’exprime avec difficulté en lingala, la langue de la capitale, a développé une «paranoïa» du coup d’Etat, note Christophe Rigaud : «Pendant un moment, il portait un gilet pare-balles sous sa veste en permanence, tout le monde trouvait qu’il avait beaucoup grossi.» Le meurtre de son père lui a aussi appris à se méfier de son entourage. Si sa sœur jumelle, Jaynet, conserve toute sa confiance, rares sont les proches qu’il a gardés auprès de lui tout au long de sa présidence. Mais, selon les observateurs, ceux-là se sont considérablement enrichis depuis son arrivée au pouvoir (les Panama Papers ont récemment révélé l’existence d’une lucrative société offshore enregistrée au nom de Jaynet).

    «Sur ce plan, il n’y a aucune rupture. Tout comme Mobutu avant lui, Joseph Kabila ne fait pas de différence entre les coffres de l’Etat et ses propres poches, poursuit le journaliste. Sa province d’origine [le riche Katanga] est un tiroir-caisse dans lequel il puise allègrement.» Le budget du Congo, plus vaste pays d’Afrique noire, est de 7 milliards d’euros, l’équivalent de celui de la ville de Paris. En 2016, il pointe au 184e rang (sur 189) dans le classement Doing Business de la Banque mondiale. L’espérance de vie y est de 49 ans, l’une des trois plus basses de la planète.

    LA Libre

  • Violences en RDC: les évêques suspendent leur participation au dialogue national

    Violences en RDC: les évêques suspendent leur participation au dialogue national

    eveques-De nouveaux affrontements ont éclaté ce mardi 20 septembre en RDC, des bâtiments ont été attaqués et un imposant dispositif sécuritaire a été mis en place. On décompte encore plusieurs morts et blessés. Conséquence des violences de ces deux derniers jours, l’Eglise catholique suspend sa participation au dialogue national.

    Le retrait de l’Eglise catholique est un coup dur pour le dialogue, car cela réduit encore le champ d’ouverture de ce processus toujours boycotté par deux des principales forces de l’opposition.

    Interrogé par RFI, l’abbé Donatien Nshole, le délégué de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) au dialogue national, explique que les évêques ont été « interpellés par le sang de nos frères et soeurs qui a été versé pour le respect de la Constitution ». « Les évêques ont jugé bon de suspendre leur participation au dialogue pour faire le deuil, mais aussi pour chercher un consensus plus large », indique-t-il.

    Pour lui, les événements de ces derniers jours constituent « un message fort pour dire qu’une bonne partie de la population ne se sent pas concernée par le dialogue actuel. Cela amène les évêques à se mettre de nouveau en route et de prendre leur bâton de pèlerin pour pouvoir inviter les autres à se mettre autour d’une même table ».

    Et l’abbé Donatien Nshole de conclure : « Ils ne sont pas ennemis, mais des frères, des compatriotes d’un Etat qu’ils doivent construire ensemble et non pas détruire ».

    Cette décision intervient alors que la RDC a été marquée ce mardi par une nouvelle journée de violence. Si le rassemblement appelé par l’opposition n’a finalement pas eu lieu, des affrontements ont éclaté dans plusieurs quartiers périphériques de la capitale de Kinshasa. A Ndjili, un tribunal et des voitures ont été brûlés. Les policiers de faction n’ont rien pu faire et ont dû appeler des renforts.

    Dans l’après-midi, Kinshasa avait encore des allures de ville morte. Les artères habituellement embouteillées par les voitures étaient quasi désertes. On pouvait voir ça et là des barricades en feu et des colonnes de policiers aux visages peints en noir. La police militaire, mais aussi – fait rare – la garde républicaine dans les quartiers les plus sensibles.

  • L’ONU exige une enquête sur les violence en RDC

    L’ONU exige une enquête sur les violence en RDC

    siege-de-ludps-Le HCDCH exige “une enquête crédible et impartiale”, a indiqué le porte-parole du Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Rupert Colville, lors d’un point presse à Genève.

    Pour l’ONU, cette enquête permettra que les responsables de violations des droits de l’homme et d’actes criminels soient traduits en justice.

    “Nous sommes prêts à soutenir une telle enquête”, a souligné M. Colville.

     Selon lui, les violences qui ont présentement lieu dans le pays, mettent en évidence le besoin urgent d’un dialogue constructif et inclusif sur le processus électoral. “Nous continueront de suivre et documenter de près la situatio”, a-t-il affirmé.

    De violents affrontements entre manifestants et forces de police ont eu lieu lundi à Kinshasa, la capitale de la RDC.

    Selon les chiffres du gouvernement, 17 personnes, dont trois policiers, ont été tués et un nombre inconnu de personnes ont été blessées. D’autres sources signalent des chiffres beaucoup plus élevés, qui sont encore en cours de vérification. Près de 200 personnes auraient été arrêtées.

    voa

  • Heurts à Kinshasa avant une manifestation anti-Kabila

    Heurts à Kinshasa avant une manifestation anti-Kabila

    manif-kin-9-19-Des heurts épars ont opposé lundi matin de jeunes manifestants d’opposition à la police anti-émeute à Kinshasa avant une manifestation hostile au président congolais Joseph Kabila.

    Vers 11h00 (10h00 GMT), les policiers dispersaient à coup de grenades lacrymogènes plusieurs centaines de personnes qui leur lançaient des pierres et tentaient d’avancer vers le Palais du Peuple (Parlement), selon des journalistes de l’AFP sur place.

    Un peu plus tôt, sur une grande artère du centre de la capitale de la République démocratique du Congo, des affrontements similaires avaient mis aux prises les forces de l’ordre et quelques dizaines de manifestants lançant en français ou en lingala des “Kabila akende !” et “Kabila dégage !”.

    Au milieu des effluves roses des gaz tirés par les forces de l’ordre, émergeaient des drapeaux blanc et bleu de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti d’Étienne Tshisekedi, figure historique de l’opposition congolaise.

    Avant les affrontements, des journalistes de l’AFP ont vu un minibus et une voiture incendiés à Limete, le quartier du siège de l’UDPS, dans le centre-ouest de Kinshasa.

    A l’échangeur de Limete, point de départ de la manifestation censée commencer à 13h00 (12h00 GMT), des manifestants ont mis le feu à une affiche montrant un portrait géant du président appelant au “dialogue” pour surmonter la crise politique que traverse le pays depuis sa réélection contestée en novembre 2011.

    Sur le boulevard Lumumba, la grande artère de Limete, plusieurs pneus ont été incendiés sur la chaussée en divers endroits et des jeunes filtraient les rares voitures qui circulaient, ne laissant passer que les journalistes.

    De source diplomatique, on signalait aussi des échauffourées plus au sud en “divers endroits” sur la route menant à l’aéroport.

    “Préavis”

    Réuni autour de M. Tshisekedi, un “Rassemblement” des principaux partis d’opposition a appelé à manifester lundi dans tout le Congo pour signifier à M. Kabila son “préavis”, trois mois avant l’expiration de son mandat, le 20 décembre, et exiger la convocation de la présidentielle censée avoir lieu avant cette date.

    Arrivé au pouvoir en 2001 après l’assassinat de son père Laurent-Désiré Kabila, M. Kabila est âgé de 45 ans. La Constitution congolaise lui interdit de se représenter mais il ne donne aucun signe de vouloir quitter le pouvoir.

    Alors que la présidentielle apparaît impossible à tenir dans les temps, le “Rassemblement” constitué autour de M. Tshisekedi refuse le “dialogue national” en cours à Kinshasa entre la majorité et une partie de l’opposition.

    Ce forum est censé déboucher sur un “accord politique” de sortie de crise et ouvrir la voie à des élections “apaisées” mais retardées.

    Il devait s’achever samedi, mais les négociateurs ne sont pas encore parvenus à s’entendre sur tous les points à l’ordre du jour, et le travail sur le calendrier des élections devait reprendre lundi à Kinshasa.

    Mégapole de 10 millions d’habitants habitués aux violences à caractère politique, Kinshasa avait des airs de ville morte lundi.

    Dans plusieurs quartiers, les écoles étaient désertées par les élèves, les parents préférant les garder à la maison. De nombreuses boutiques étaient fermées, la circulation était presque inexistante. Faute de clients, quelques taxis (peu nombreux) cassaient leur prix.

    Une atmosphère semblable régnait à Lubumbashi, la deuxième ville du pays, dans le sud-est, où des soldats sont venus renforcer en masse la police autour des principaux bâtiments publics et dans les quartiers réputés acquis à l’opposition.

    Alors que toute manifestation était interdite, le gouverneur provincial, Jean-Claude Kasembe, a appelé la population a vaquer “librement” à ses occupations habituelles, mais les habitants semblent avoir fait majoritairement le choix de rester chez eux.

    A Bukavu, dans l’est du pays, quelque 300 personnes manifestaient à la mi-journée pour demander le “respect de la Constitution” avec des urnes en toile pour dire que la tenue de la présidentielle dans le délai est encore possible, selon le correspondant local de l’AFP.

    Avec AFP

  • RDC- USA : Tom Perriello agressé à l’aéroport de Kinshasa par un élu proche de Kabila

    RDC- USA : Tom Perriello agressé à l’aéroport de Kinshasa par un élu proche de Kabila

    tom-La tension monte d’un cran en RDC. Depuis ces derniers jours, de nombreuses manifestations de jeunes qui réclament le départ du Président Kabila ont eu lieu dans certaines des principales villes du pays (à Lubumbashi – La Kenya, Kasumbalesa, Matshipisha –, à Kinshasa ou encore à Goma). Mais l’événement, particulièrement grave, qui s’est déroulé ce soir à l’aéroport international de Ndjili de Kinshasa, témoigne d’une escalade de la violence dans ce pays-continent.
    Alors qu’il patientait « tranquillement » dans le salon officiel, Tom Perriello, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour la région des Grands Lacs, a été violemment pris à parti par Déo Engulu, un député du PPRD, le parti du chef de l’Etat Joseph Kabila, accompagné pour l’occasion par le président de la Ligue des jeunes du parti de Lambert Mende, le ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement. Ces derniers, après s’être introduits dans le salon d’honneur de l’aéroport, ont verbalement – et très violemment, selon des témoins directs de la scène – pris à partie Tom Perriello, proférant insultes et menaces à son encontre et voulant même manifestement en venir aux mains. « Ce n’est pas aux Etats-Unis de nous dire quoi faire au Congo », a crié, furieux, le député du PPRD, le parti au pouvoir. Les services du protocole, surpris par une telle scène, ainsi que le personnel de l’Ambassade, sont alors rapidement intervenus. Tom Perriello a été exfiltré sur le tarmac de l’aéroport où l’avion de ligne régulière Air France, qu’il devait prendre, attendait ses passagers pour l’embarquement en direction de Paris, où l’envoyé spécial américain devait se rendre en transit avant de regagner les Etats-Unis, sa destination finale. Mais manifestement très remonté, Déo Engulu a suivi Tom Perriello jusqu’au pied de l’avion, continuant à insulter l’envoyé spécial des Etats-Unis sous l’œil médusé des autres passagers. Finalement, ce dernier sera invité à prendre place à l’intérieur de l’appareil, mettant ainsi un terme à cette agression verbale « qui était à deux doigts de se muer en agression physique », selon des témoins présents sur place.

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    Cet incident s’inscrit dans une séquence qui a vu ces derniers jours les autorités congolaises mettre en garde les Etats-Unis contre toute « tentative d’ingérence », alors que Joseph Kabila cherche à se maintenir au pouvoir en violation de la Constitution. Dans un communiqué publié ce soir, André-Alain Atundu, le porte-parole de la majorité présidentielle au Congo-Kinshasa, dénonçait « l’activisme débordant de Tom Perriello ». Un avertissement qui connaîtra son épilogue quelques heures plus tard à l’aéroport de Ndjili. « Cet incident est très grave. C’est insensé de s’en prendre ainsi à l’envoyé du Gouvernement des Etats-Unis. Cela témoigne de la fébrilité actuelle des autorités de Kinshasa, très tendues à l’idée que les conclusions du dialogue ne soient pas acceptées comme un fait accompli tant par l’opinion publique que par la communauté internationale », nous indique un Professeur en sciences politique de l’UniKin. Selon la Constitution de RDC, demain 19 septembre, le corps électoral aurait dû être convoqué en vue de la tenue prochaine de l’élection présidentielle…
  • Dernière ligne droite pour le dialogue politique

    Dernière ligne droite pour le dialogue politique

    dialogue-Le dialogue national est censé s’achever ce samedi. C’est le souhait du facilitateur Edem Kodjo. Ce vendredi 16 septembre, le travail en commissions a pris du retard, ne permettant pas de clore les débats. Deux commissions, « sécurité » et « confiance et équité » ont terminé leurs travaux et leurs recommandations ont été adoptées en plénière comme par exemple veiller au caractère apolitique des services de sécurité ou faire un comité de suivi du dialogue national. Mais ça coince au niveau du calendrier.

    En rentrant dans la salle de conférence où s’est tenue la séance plénière, le facilitateur a promis que « la fumée est grise mais elle deviendra blanche ». Le chef de la délégation de l’opposition, Vital Kamerhe, a lui lancé avant d’entrer : « On veut un débat radiotélévisé et contradictoire sur la proposition de calendrier de la Céni, vous pouvez dire que c’est une ligne rouge ».

    Alors que la plupart des délégués travaillaient en commission, un petit groupe a été invité par le facilitateur à écouter la proposition de calendrier de la Commission électorale. Etaient présents des délégués de la majorité comme de l’opposition, le représentant de la CENCO, les experts étrangers et bien sûr la facilitation.

    Et à la sortie, visages fermées, du moins pour la moitié des participants, sourires radieux pour d’autres. On est bien loin des délais les plus proches possibles des délais constitutionnels souhaités par les envoyés spéciaux, qui ont d’ailleurs pour la plupart quitté le pays. Mais les discussions se poursuivent.

    D’autres séances de travail sont prévues ce vendredi soir et ce samedi. « La Commission électorale élabore le calendrier mais on a harmonisé nos vues avec les experts étrangers », dit-on du côté de la Céni. « Les experts étrangers ont émis des avis mais c’est tout », rétorque un participant à la réunion.

    La Céni et la majorité parlent de « contraintes techniques », la délégation de l’opposition de « délais politiques ». On semble très loin ce vendredi soir de pouvoir finir le dialogue comme prévu samedi après-midi. Surtout que l’accord politique n’a, lui, toujours pas été discuté.

    Le problème de l’accord politique

    Si l’opposition représentée au dialogue pourrait accepter le maintien au pouvoir de Joseph Kabila au-delà de la fin de son deuxième et dernier mandat constitutionnel, elle dit vouloir des garanties de son départ et de l’application de l’accord. Remaniement de la Céni, gouvernement d’union national, cela semble acquis.

    Mais pour le reste, primature à l’opposition et comité de suivi international des travaux de la commission électorale : la majorité refuse, parlant de respect de la Constitution et de souveraineté nationale

    Pour rappel, les deux principales forces de l’opposition boycottent ce dialogue, accusant ses participants d’offrir un troisième mandat à Joseph Kabila, en violant la Constitution.

    RFI

  • Washington met Kinshasa en garde contre le recours à la violence lors des manifestations

    Washington met Kinshasa en garde contre le recours à la violence lors des manifestations

    police-51-Le gouvernement américain lance une mise en garde au pouvoir et à l’opposition congolaise contre le recours à la violence alors que la tension monte dans le pays. L’opposition et le pouvoir ont, en effet, appelé à des manifestations lundi 19 septembre. Les opposants donnent un préavis à la Commission nationale électorale indépendante (CENI) qu’ils accusent de refuser délibérément et sous l’instigation du pouvoir d’organiser l’élection présidentielle avant le 19 décembre. La majorité, elle, soutient “les efforts de la CENI”.

    “Le Gouvernement de la République démocratique du Congo est tenu, en vertu du droit international et de sa propre Constitution, de respecter et de garantir les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique pour son peuple”, indique le Département d’Etat américain dans un communiqué.

    Sur le terrain la tension monte. Le dialogue national auquel refuse de prendre part la majeure partie de l’opposition bute sur la fixation d’un calendrier électoral. Les parties ne s’étant pas mises d’accord, la clôture prévue samedi a été renvoyée au même lundi 19 septembre.

    Entre-temps, la CENI a saisi la Cour constitutionnelle pour solliciter le report de l’élection présidentielle, n’étant pas capable de convoquer l’électorat au 19 septembre, 90 jours avant la tenue du scrutin.

    Pour l’opposition qui tient au respect du délai de la Constitution, la CENI a délibérément violé le texte de la loi fondamentale.

    Le climat est tendu. La majorité au pouvoir promet, elle aussi, de manifester le même 19 septembre pour soutenir la CENI.

    “Nous avons des informations faisant état des groupes des délinquants recrutés par le pouvoir et à qui des armes blanches ont été distribuées pour semer du désordre au nom de l’opposition lors de notre marche. Nous le disons pour prévenir”, a déclaré Felix Tshisekedi de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) sur radio TopCongo à Kinshasa.

    Depuis jeudi, des cas d’arrestations des opposants sont quotidiennement signalés. Vendredi, des échauffourées ont éclaté à Lubumbashi, dans le sud-est, entre opposants et forces de l’ordre.

    “Nous sommes préoccupés par les récentes arrestations et le harcèlement des militants de la jeunesse, et soulignons la responsabilité du Gouvernement de la République démocratique du Congo pour s’assurer que ces droits sont protégés”, affirme dans le communiqué John Kerby, porte-parole du Département d’Etat américain.

    Au dialogue national, la majorité présidentielle tient à ce que la fixation de la date des élections soit laissée à la CENI alors que l’opposition exige que le jour du scrutin président soit connu avant la fin de ces assises.

    “Les Etats-Unis appellent toutes les parties à rejeter la violence et la rhétorique inflammatoire au cours de cette transition et estiment que toutes les personnes responsables de la violence ou de la répression, ou d’incitation à la violence imminente, devraient en rendre comptes”, précise le Département d’Etat américain. “Nous restons prêts à imposer des sanctions ciblées supplémentaires sur les auteurs”, souligne le document.

    Washington soutient, selon le texte, la poursuite du dialogue et inclusif. Mais il souligne que le dialogue doit se faire “dans la poursuite d’un plan de consensus qui priorise l’élection présidentielle dès que techniquement possible pour assurer une transition pacifique du pouvoir politique”.

    VOA